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Full text of "Revue suisse de zoologie"

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REVUE  SUISSE 


DE 


ZOOLOGIE 


REVIE  SUISSE  DE  ZOOLOGIE 

-A.3Srisrj^ILjES 

DE    LA 

SOCIÉTÉ     ZOOLOGIQUE    SUISSE 

ET    DD 

MISÉE  DHISTOIRE  ^ATIRELLE  DE  GENÈVE 

PUBLIÉES    SOUS    LA    DIRECTION     DE 

Maurice  BEDOT 

DIRECTEUR    DU    MUSEE    d' HISTOIRE    NATURELLE 
PROFESSEUR   EXTRAORDINAIRE   A   l'uMVERSITÉ 

AVEC   LA   COLLABORATION   DE 

MM.  les  Professeurs  E.    Béraneck  (Neuchàtel),   H.   Blanc  (Lausanne), 

A.  Lang  (Zurich),  Th.  Studer  (Berne),  E.  Yung  (Genève) 

et  F.  ZscHûKKE  (Bâle) 

ET  DE 

MM.  V.  Fatio,  p.  de  Loriol,  A.   Pictet  et   H.    de   Saussure 

Membres  de  la  Commission  du  Musée  d'Histoire  naturelle  de  Genève. 

TOME  6 

Avec    14   planches. 


GENÈVE 

IMPRIMERIE    W.    KUNDIG    &    FILS,    RUK    DU    VIEUX-COLLÈGE.    4. 

1899 


TABLE    DES    MATIÈRES 


xV»  1.  Sorti  de  presse  le  i*""  février  1899. 

Pages. 

M.  Juge.  Recherches  sur  les  nerfs  cérébraux  et  la  musculature  cépha- 

hque  de  Silurus  glanis,  avec  les  planches  1,  2  et  3 1 

R.  KoKHLER.  Sur  les  Echinocardiutn  de  la  Méditerranée  et  principa- 
lement sur  les  Ech.  flavescens  et  Méditer raneum,  avec  la 
planche  4 173 

\V.  VoLZ.   Statistischer  Beitrag  zur  Kenntnis  des  Vorkommens  von 

Nematoden  in  Vôgeln 189 

iV"  2.  Sorti  de  presse  le'24  mai  1899. 

H.  Rothenbi'hler.  Ein  Beitrag  zur  Kenntnis  der  Myriapoden-F'auna  der 

Schweiz,  mit  Tafel  5,  6  u.  7 199 

J.  Cahl.  Ueber  Schweizerische  Gollembola,  mit  ïafel  8  u.  9 273 

A.  Ghaeter.  Les  Harpacticides  du  val  Piora,  avec  la  planche  10  ... .  363 
K.    Bretscher.    Beitrag  zur  Kenntnis   des  Oligochaeten-Fauna   der 

Schweiz,  mit  Textllguren 369 

E.  André.  Anomalie  de  l'appareil  génital  mâle  chez  la  Sanirsue 427 

N^  3.  Sorti  de  presse  le  12  juillet  1899. 

G.  SuRBECK.   Die  Molluskenfauna  des  Viervvaldstattersees,  mit  Tafel 

H  u.  12 429 

J.  Roux.  Observations  sur  quchpies  infusoires  ciliés  des  environs  de 
(ienève  avec  la  description  de  nouvelles  espèces,  avec  les 
planches  13  et  14 557 


2  S  74 


TABLE    DES    AUTEURS 


ORDRE  ALPHABÉTIQUE 


Pages. 

André,  E.  Anomalie  de  l'appareil  génital  mâle  chez  la  Sangsue  427 

Bretscher,  K.  Oligochaeten-Fauna  der  Schvveiz 369 

Carl,  J.  Ueber  Schweizerische  Collembola 273 

Graeter,  a.  Les  Harpacticides  du  val  Piora 363 

Juge,  M.  Silurus  glanis 1 

Koehler,  R.  Echinocardium i63 

Rothenbuhler,  h.  Myriapoden-P'auna  der  Sehweiz 199 

Roux,  J.  Infusoires  ciliés  des  environs  de  Genève 557 

Surbeck,  g.  Die  Molluskenfauna  des  Viervvaldstattersees 429 

VoLZ,  W.  Vorkommen  von  Nematoden  in  Vogel 189 


■^=^ 


SUR  LES 

NERFS  CÉRÉBRAUX  ET  LA  MUSCULATURE  CÉPHALIQUE 

DE 

SILURUS  GLANIS 

PAR 

Marc  JUGE 

Avec  les  planches    1    à  5 


Introduction 


Ce  travail  a  été  fait  dans  le  Laboratoire  de  Zoologie  et 
d'Anatomie  comparée  de  l'Université  de  Genève.  Qu'il  me  soit 
permis  d'adresser  à  M.  le  professeur  YuNG  l'expression  de  ma 
reconnaissance  pour  la  bienveillance  qu'il  a  manifestée  à  mon 
égard  et  tout  particulièrement  pour  la  libéralité  avec  laquelle 
il  m'a  procuré  nombre  d'ouvrages  importants.  J'ai  aussi  à  re- 
mercier vivement  M.  le  professeur  Bedot,  directeur  du  Musée 
d'histoire  naturelle,  auquel  je  dois  une  partie  du  matériel  em- 
ployé et  la  connaissance  de  plusieurs  mémoires. 

Au  début,  ces  recherches  devaient  porter  sur  les  nerfs  céré- 
braux d'un  grand  nombre  de  Téléostéens,  mais,  après  avoir 
poussé  assez  loin  l'étude  de  quelques-uns,  entre  autres  Esox, 
Coregonus,  Perça,  Lota,  etc.,  la  connaissance  plus  approfondie 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.   1898.  1 


2  MARC    JUGE. 

de  la  littérature  et  l'apparition  de  nouveaux  ouvrages,  me  don- 
nèrent la  conviction  qu'il  serait  plus  utile  d'examiner  d'abord 
un  seul  type,  mais  plus  en  détail  et  en  y  joignant  l'étude  de  la 
musculature,  laissée  généralement  de  côté  par  les  nombreux 
auteurs  qui  ont  écrit  sur  les  nerfs  des  Poissons.  Cette  restriction 
du  sujet  éloignait  naturellement  la  possibilité  de  toute  conclu- 
sion générale,  mais,  dans  notre  pensée,  elle  devait  faire  de  ce 
travail  un  document  plus  profitable  pour  des  recherches  ulté- 
rieures. 

Sur  les  six  exemplaires  de  Silure  employés,  l'un  a  été  pré- 
paré frais,  deux  avaient  été  conservés  dans  la  formaldéhyde, 
les  trois  autres  ont  été  traités  par  l'acide  nitrique.  Cette  der- 
nière méthode  a  donné  de  bons  résultats  et  a  permis  de  pour- 
suivre des  ramifications  très  fines.  Appliquée  à  des  têtes  entières, 
elle  cause  souvent  des  gonflements  considérables  qui  amènent 
des  déformations  et  des  dislocations  très  fâcheuses.  On  atténue 
ou  l'on  supprime  même  cet  inconvénient  en  laissant  séjourner  les 
pièces  douze  à  vingt-quatre  heures,  suivant  leur  grosseur,  dans 
une  solution  de  formol  à  0,5  "/»  '■>  ^^  l^ve  ensuite  à  l'eau  courante 
pendant  un  temps  égal,  puis  on  fait  agir  l'acide  d'abord  très 
dilué  (4  7o)  6t  on  augmente  de  jour  en  jour  de  2  7„  jusqu'à  la 
dose  de  12  à  16  7„-  J'ai  obtenu  ainsi  des  têtes  de  Brochets,  de 
Truites  et  de  Lottes  sans  aucune  déformation. 

MUSCULATURE  DE  LA  TÈTE 

Il  existe  peu  de  travaux  concernant  la  musculature  de  la  tête 
des  Poissons  osseux  ou,  tout  au  moins,  de  travaux  qui  traitent 
de  l'ensemble  de  cette  musculature.  En  outre,  les  auteurs  qui 
ont  étudié  le  système  nerveux  ont  très  rarement  donné  des  indi- 
cations sur  la  musculature,  ou  ces  indications  sont  tout  à  fait 
isolées  et  peu  comparables.  L'exposé  des  muscles  de  la  tête  du 
Silure  a  donc  sa  place  ici,  des  renseignements  sur  ceux-ci  étant 


RECHERCHES   Sl'R   LE   SILURUS    GLANIS.  3 

d'ailleurs  indispensables  pour  parler  avec  quelque  exactitude 
du  trajet  et  surtout  de  la  distribution  des  nerfs  crâniens.  Les 
choses  déjà  connues  ne  seront  brièvement  rappelées  que  pour 
rendre  plus  facile  la  lecture  de  ce  travail  et  permettre  la  com- 
paraison avec  les  indications  de  la  littérature;  pour  les  détails 
on  devra  recourir  aux  mémoires  et  aux  traités  généraux  cités 
dans  l'index  bibliographique. 

A  ma  connaissance,  l'ouvrage  le  plus  important  sur  la  mus- 
culature céphalique  des  Poissons  est  celui  de  B.  Vettee 
{Untersuchungen  zur  vergleichenden  Anatomie  der  Kiemen-und 
Kiefermushulatur  der  FiscJie.  Jenaische  Zeitschr.  1874etl878), 
dont  les  recherches  ont  porté  sur  Esox  luc'ms,  Perça  fluviatiUs, 
Cyprinus  carpio  et  Barbus  vulgarïs.  Je  suivrai  autant  que  pos- 
sible l'ordre  et  la  nomenclature  adoptés  par  cet  auteur. 

On  peut  distinguer  les  six  catégories  suivantes  : 

I.  Muscles  oculaires. 
II.  Muscles  de  la  mâchoire  et  du  barbillon  maxillaire. 

III.  Muscles  des  extrémités  dorsales  des  arcs  viscéraux. 

IV.  Muscles  des  extrémités  ventrales  des  arcs  viscéraux. 
V.  Musculature  longitudinale  ventrale. 

VI    Musculature  céphalo-scapulaire. 

I.  Muscles  oculaires 

L'œil  du  Silure  est  excessivement  petit  relativement  au 
volume  de  la  tête,  aussi  les  muscles  qui  le  meuvent  sont-ils  très 
faibles.  Il  y  en  a  quatre  droits  et  deux  obliques. 

Les  quatre  muscles,  droit  supérieur  (fig.  6,  Ds),  droit  infé- 
rieur, droit  interne  (Di)  et  droit  externe  (De)  sont  minces  et 
très  allongés.  Leur  origine  se  trouve  sur  la  face  externe  de 
l'alisphénoïde  (Al)  '  autour  du  trou  de  l'optique,  qui  est  situé 

'  Sauf  indication  spéciale,  les  désiànations  d'os  se  rapportent  aux  lii^ures  1  et  2 
(Pl.l).  ■  \ 


4  MARC   JUGE. 

à  la  partie  antérieure  de  cet  os.  Ils  commencent  par  quatre  ban- 
delettes tendineuses  translucides,  formant  une  gaine  autour  du 
nerf  optique,  déjà  muni  d'une  enveloppe  résistante  propre 
depuis  sa  sortie  du  crâne.  Ils  ne  deviennent  plus  épais  qu'un 
peu  avant  la  moitié  de  la  distance  entre  leur  origine  et  l'œil, 
c'est-à-dire  que  c'est  à  partir  de  là  que  commence  la  partie 
contractile,  laquelle  reste  peu  considérable  et  dépasse  de  peu  le 
volume  du  nerf  optique.  Ce  n'est  qu'à  leur  insertion  sur  le 
pourtour  du  globe  oculaire  que  leurs  extrémités  antérieures 
sont  un  peu  élargies. 

Les  deux  muscles  obliques  supérieur  et  inférieur  (lig.  5,  6, 
Os,  Oi  )  sont  beaucoup  moins  longs  que  les  droits  ;  ils  naissent 
au-dessous  de  l'élévateur  palatin  sur  la  face  inférieure  du  pré- 
frontal (Prf  ),  près  de  son  bord  latéral  ou,  plus  exactement,  sur  la 
face  postérieure  de  la  saillie  antéro-latérale  de  cet  os,  sur 
laquelle  vient  se  fixer  la  pièce  antérieure  des  sous- orbitaux  (So). 
Ils  ont  la  forme  de  petits  cônes  allongés, réunis  par  leur  sommet, 
soit  par  leur  origine  qui  ne  montre  pas  de  portion  tendineuse  ; 
ils  sont  dirigés  obliquement  en  arrière,  latéralement  et  en  bas 
et  ne  s'écartent  l'un  de  l'autre  que  pour  s'attacher  sur  l'œil, 
l'un  au-dessus,  l'autre  au-dessous  de  l'insertion  du  droit  interne. 

L'innervation  des  muscles  oculaires  a  lieu  par  un  oculo- 
moteur  commun,  un  frocMéaire  qui  semble  être  un  rameau  de 
l'oculo-moteur  commun,  mais  ne  lui  est  accolé  que  temporai- 
rement et  par  un  abducteur  (voir  p.  47  à  50). 

IL  Muscles  de  la  mâchoire  et  du  barbillon  maxillaire 
A.  Adducteur  mandibtdaire  (PI.  3,  fig.  5,  6,  Am). 

C'est  une  masse  musculaire  très  puissante,  étendue  entre 
l'angle  de  la  mâchoire  et  le  bord  antérieur  de  l'opercule,  limitée 
en  haut  par  le  bord  latéral  du  post-frontal  (Psf)  et  du  frontal 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  5 

principal  (Fp),  par  la  pièce  postérieure  de  l'anneau  orbitaire,  en 
bas  par  le  préopercule  (Pop)  et  le  carré  (Qd).  Il  est  divisé  en 
deux  portions  superposées. 

La.  2)ortion  superficielle  (fig.  5,  côté  gauche,  Am^)  a  son 
origine  sur  la  face  externe  du  liyomandibulaire  (Hm)  dans  la 
région  postérieure  et  inférieure,  sur  le  préopercule,  sur  la  partie 
inférieure  du  carré,  sur  la  partie  latérale  de  la  face  inférieure 
du  post-frontal  (Psf)  et  du  squameux  (Sq).  En  arrière,  la  por- 
tion superficielle  ne  forme  bien  qu'un  seul  ventre,  mais^  en 
avant,  elle  montre  une  division  en  une  partie  médiate  et  une 
partie  latérale  qui  se  terminent  chacune  par  une  masse  ten- 
dineuse distincte.  C'est  entre  ces  deux  tendons  que  passe  la 
branche  mandibulaire  interne  du  nerf  maxillaire  inférieur.  La 
partie  latérale  {a)  du  muscle  s'insère,  par  son  tendon  qui  est 
très  court  (a/i,  sur  le  bord  supérieur  de  l'articulaire  (Art),  à 
une  petite  distance  de  l'articulation  de  cet  os  avec  le  carré,  et 
plutôt  sur  sa  face  médiale.  En  outre,  le  fascia  (fAmJ  qui  la 
recouvre  du  côté  externe,  s'étale  en  bas  et  en  avant  sur  la  face 
externe  de  l'articulaire  et  se  prolonge  en  haut  sous  forme  d'une 
bande  étroite  qui  se  fixe  à  la  base  du  maxillaire  (Mx),  réduit 
à  un  petit  os  servant  de  pièce  basale  au  barbillon.  Le  tendon 
de  la  partie  médiale  (fig.  5,  côté  droit,  6,),  descend  obliquement 
en  avant,  contre  la  face  interne  de  l'articulaire  dont  il  est  sé- 
paré par  la  branche  mandibulaire  interne  du  trijumeau,  et  se 
fusionne  avec  le  prolongement  de  la  portion  profonde  qui  s'in- 
sère sur  le  cartilage  de  Meckel  (PI.  3,  fig.  9,  C.  Mk)  et  sur 
le  dental  (Dt).  La  portion  superficielle  ne  devient  pas  tendineuse 
jusqu'à  sa  face  externe  ;  ses  deux  tendons  apparaissent  dans 
l'intérieur  du  muscle,  ils  ne  sont  visibles  que  de  la  face  interne 
ou  sur  une  section. 

La  portion  profonde  de  Tadducteur  mandibulaire  (PI.  3, 
fig.  5,  6,  Am.,)  prend  naissance  à  la  face  externe  du  hyoman- 
dibulaire,  sur  la  partie  antérieure  de  cet  os,  laquelle  est  se- 


H  MARC   JUGE. 

parée  de  la  partie  postérieure,  plus  considérable,  par  une  crête 
osseuse  (CHm,Pl.  l,fig.2)  dirigée  en  avant  et  produite  très  pro- 
bablement par  ossification  de  l'origine  du  fascia  de  la  portion 
profonde.  Une  plus  faible  partie  de  ses  fibres  prend  naissance 
sur  la  région  supérieure  et  postérieure  du  carré.  La  face  interne 
du  muscle  repose  sur  le  métaptérygoïde  (Mpt)  et  sur  le  carré  ;  la 
face  externe  est  séparée  de  la  portion  superficielle  (Am^)  par  les 
muscles  élévateur  palatin  et  dilatateur  operculaire.  Le  bord  infé- 
rieur (latéral)  est  longé  par  la  branche  mandibulaire  externe  du 
facial  (fig.  5,6,  mde);  le  bord  supérieur  par  le  nerf  maxillaire 
inférieur  qui  le  sépare  en  avant  de  l'origine  du  muscle  rétrac- 
teur du  barbillon.  Les  fibres  musculaires  sont  dirigées,  comme 
celles  de  la  portion  superficielle,  de  haut  en  bas,  d'arrière  en 
avant  et  de  dedans  en  dehors,  et  convergent  vers  l'angle  de  la 
bouche.  En  arrière  de  ce  point,  le  muscle  montre  déjà  une  bande 
moyenne  devenue  tendineuse  (AmJ).  La  partie  du  muscle  située 
latéralement  par  rapport  à  cette  bande  moyenne,  s'insère  entiè- 
rement sur  l'articulaire,  de  la  façon  suivante  :  les  fibres  muscu- 
laires du  bord  latéral  se  fixent  sans  former  de  tendon  distinct 
sur  le  bord  supérieur  de  l'articulaire,  entre  son  articulation  avec 
le  carré  et  l'insertion  de  la  partie  latérale  de  la  portion  superfi- 
cielle (Am^),  tandis  que  le  reste  se  prolonge  en  un  tendon  (c^) 
qui  longe  la  face  interne  de  l'articulaire  et  s'insère  en  avant 
sur  celle-ci.  La   partie   médiale  du   muscle,  laquelle  possède 
presque  entièrement  la  bande  moyenne  tendineuse,  s'unit  au 
tendon  formé  par  la  partie  médiale  de  la  portion  superficielle. 
Il  en  résulte  la  formation  d'une  sorte  de  lame  tendineuse  {bf  -j-  c/^, 
fig.  6,  9)  dirigée  obliquement  en  avant  et  en  bas  et  appliquée 
contre  la  face  interne  de  l'articulaire.  La  partie  inférieure  (pos- 
térieure) de  cette  lame  se  détache  bientôt  jiour  constituer  un 
tendon  qui  s'attache  à  l'extrémité  postérieure  du  cartilage  de 
Meckel  (fig.  9,  CMk);  le  reste,  la  plus  forte  partie,  va  plus 
en  avant  et  redevient  presque  complètement  musculeux  en  arri- 


RECH PERCHES   SUR  LE   SILURUS   GLANIS.  7 

vaut  dans  la  rigole  du  dental  (Dt)  qui  loge  le  cartilage  de 
xMeckel.  Ce  prolongement  musculaire  (fig.  9,  Amp)  s'étend 
sur  le  bord  supérieur  de  ce  dernier,  à  peu  près  jusqu'au  milieu 
de  sa  longueur  et  s'insère  ainsi  sur  lui  jusqu'à  la  face  interne 
du  dental. 

Le  muscle  adducteur  mandibulaire  est  innervé  par  un  fort 
rameau  qui  part  du  commencement  du  tronc  maxillaire  commun, 
traverse  d'abord  la  [lortion  profonde  en  lui  donnant  quelques 
filets,  en  sort  devant  le  bord  antérieur  de  l'élévateur  palatin 
et  se  divise.  Plusieurs  de  ses  ramifications  se  replient  en  arrière, 
au-dessus  de  ce  dernier  muscle,  les  autres  continuent  à  aller 
en  avant  et  en  bas,  toutes  pénètrent  dans  la  portion  superfi- 
cielle de  l'adducteur  mandibulaire.  Il  serait  très  possible  que,  lors 
de  son  passage  sur  la  face  interne  du  dental,  la  branche  man- 
dibulaire interne  du  trijumeau  émît  des  filets  destinés  au  pro- 
longement de  l'adducteur  mandibulaire  inséré  en  grande  partie 
sur  le  cartilage  de  Meckel,  mais,  malgré  une  recherche  minu- 
tieuse, je  n'ai  pu  m'assurer  de  leur  existence.  C'est  pourtant 
dans  cette  région  que  le  rameau  alvéolaire  (ra,)  prend  nais- 
sance, mais  ce  dernier  court  à  la  surface  du  muscle  et  n'a  pas 
d'autres  relations  avec  lui.  Il  semble,  néanmoins,  très  probable 
que  la  branche  ou  son  rameau  livre  des  filets  au  prolongement 
musculaire. 

L'action  de  ce  muscle  est  d'attirer  la  mandibule  contre  la 
mâchoire  supérieure. 

Vetter  (^48)  a  trouvé,  chez  les  quatre  Téléostéens  qu'il  a  étu- 
diés, des  états  assez  différents  pour  le  muscle  appelé  souvent 
masseter.  Il  l'a  toujours  vu  différencié  en  deux,  trois  et  même 
quatre  portions,  et  a  regardé  la  portion  la  plus  profonde,  insérée 
sur  le  cartilage  de  Meckel,  comme  étant  la  plus  ancienne  et 
la  seule  correspondant  exactement  à  l'adducteur  des  Sélaciens. 
Le  Brochet  offrait,  parmi  les  états  décrits  par  Vetter,  un  état 
moins  différencié.  Il  semble  que  le  Silure  se  rapproche,  sous 


8  MARC   JUGE. 

ce  rapport,  du  Brochet  et  qu'il  lui  soit  même  inférieur  en  ce  que 
la  portion  superticielle  a  la  plus  forte  partie  de  sa  masse  tendi- 
neuse encore  fusionnée  avec  celle  de  la  portion  profonde  qui 
se  fixe  sur  le  cartilage  de  Meckel.  La  division  très  nette  des 
deux  ventres  est  probablement  due  à  l'intercalation  de  l'élé- 
vateur de  l'arc  palatin. 

B.  Muscles  du  harhillon  maxillaire. 

Le  barbillon  est  formé  d'un  axe  cartilagineux  recouvert  par 
la  peau  et  fixé  sur  le  petit  os  qui  représente  un  os  maxillaire 
rudimentaire.  Ses  mouvements  sont  variés;  au  repos,  i!  est 
ordinairement  dirigé  en  arrière,  parallèlement  et  à  une  petite 
distance  du  bord  latéral  de  la  tète.  L'animal  peut  l'amener  en 
avant  par  un  mouvement  horizontal  très  rapide  et  le  laisse 
quelquefois  assez  longtemps  dans  cette  position.  Enfin,  il  peut 
s'en  servir  également  pour  explorer  aussi  bien  au-dessus  de  sa 
tête  que  latéralement,  en  arrière  ou  en  avant;  il  l'agite  alors 
comme  un  fouet. 

Les  deux  paires  de  barbillons  de  la  face  ventrale,  désignés 
par  H.-B.  Pollard  (95)  comme  tentacules  mentonniers  et  sub- 
mandibulaires,  sont  toujours  courts  et  ne  possèdent  pas  de  mus- 
cles spéciaux.  La  petite  pièce  cartilagineuse  qui  leur  sert  de 
base  est  attachée  au  fascia  du  muscle  génio-hyoïdien,  et  ce  sont 
les  fibres  environnantes  de  ce  muscle  qui  agissent  pour  déter- 
miner le  petit  tremblement  caractéristique  de  ces  appendices 
tactiles  qui  se  produit  lorsque  le  poisson  circule.  Les  nerfs 
sensibles  de  ces  barbillons  dépendent  du  nerf  mandibulaire 
interne  du  trijumeau,  de  même  que  les  quelques  filets  moteurs 
qui  pénètrent  autour  de  leur  base  dans  le  muscle  génio-hyoï- 
dien. 

Les  mouvements  variés  du  tentacule  maxillaire  (appelé  par 
H.-B.  Pollard  tentacule  maxillo-coronoïdal)  sont  produits  par 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    GLANIS.  9 

un  groupe  de  trois  muscles  dirigés  presque  longitudinalement. 
Ceux-ci  sont  aidés  par  des  ligaments  dont  le  plus  important 
(fig.  5,  LmxX  cité  par  Jobert  (36),  va  du  bord  antérieur  de 
la  partie  proximale  du  barbillon,  à  l'extrémité  latérale  de  l'etli- 
moïde  et  à  la  partie  voisine  du  prémaxillaire.  Un  autre  liga- 
ment, beaucoup  moins  fort,  part  de  l'os  maxillaire  et  va  médiale- 
meut  et  en  arrière  s'attacher  au  palatin;  enfin,  il  y  a  encore  la 
faible  bande  aponévrotique  fixée  latéralement  au  maxillaire  et 
venant  de  l'adducteur  mandibulaire.  On  trouvera,  dans  l'ou- 
vrage de  Jobert  (p.  68-75),  des  renseignements  sur  l'articula- 
tion du  barbillon  avec  sa  pièce  basale,  sur  sa  musculature  et  le 
mécanisme  de  ses  mouvements.  Les  indications  qui  viennent 
d'être  données  ne  font  que  compléter  ces  renseignements.  Je 
me  bornerai  maintenant  à  indiquer  la  situation  et  l'innervation 
des  muscles  tentaculaires  que  j'ai  trouvés  au  nombre  de  trois  ', 
deux  extenseurs  et  un  rétracteur. 

Extenseurs  supérieur  et  inférieur  (PI.  3,  fig.  5,  6,  Esh,Eih). 
Ces  deux  muscles  tendent  à  amener  le  barbillon  d'arrière  en 
avant  ;  ils  s'étendent  de  la  paroi  latérale  du  crâne  jusqu'à  la 
pièce  basale  du  barbillon,  presque  horizontalement,  et  médio- 
latéralement  d'arrière  en  avant. 

L'extenseur  supérieur  est  le  moins  long  et  le  moins  épais; 
c'est  un  muscle  en  forme  de  cône  mince,  dont  la  base  est  fixée 
sur  la  partie  postérieure  de  l'orbito-sphénoïde  (Ors),  un  peu  en 
avant  et  au-dessus  du  trou  de  l'optique  situé  près  de  la  limite 
entre  l'orbito-sphénoïde  et  l'alisphénoïde  (Al).  Son  origine  (Estjg) 
est  recouverte  par  la  partie  antérieure  du  dilatateur  operculaire 
(Do^)  ;  il  n'est  séparé  de  ce  muscle  que  par  une  petite  masse 
adipeuse  renfermant  les  deux  rameaux  (^ri,  rs)  de  la  branche 
ophtalmique   superficielle.    En    avant,    il   passe  sous   l'angle 

'  JijBERT  parle  de  ijuatre  inuscles  leiitaciilaires,  mais  pour  Silnrus  glanis 
(pi.  III,  fiLT.  o"}).  il  n'en  figure  que  trois  :  uu  rétractenr,  un  pretracteur  et  un 
adducteur. 


10  MARC    JUGE. 

antéro-latéral  du  préfrontal  (Prf)  et  s'insère  par  un  tendon 
étroit  sur  une  petite  apophyse  du  maxillaire,  dirigée  en  haut 
et  latéralement. 

L'extenseur  inférieur  est  plus  long  et  plus  large  que  le  pré- 
cédent. Il  a  la  forme  d'une  lame  triangulaire  dont  la  longue  base 
est  attachée  à  la  paroi  crânienne;  le  long  côté  postérieur  (latéral) 
est  longé  par  les  branches  maxillaire  supérieure  et  ophtalmi- 
que profonde  (mxs,  opr),  tandis  que  le  côté  antérieur  est  très 
court  et  presque  perpendiculaire  à  l'axe  longitudinal  du  corps. 
Son  épaisseur  est  peu  considérable  ;  elle  est  plus  forte  vers  la 
base  et  le  côté  postérieur  du  triangle.  Son  origine  (Mbo)  com- 
mence au  niveau  et  immédiatement  devant  l'orifice  de  l'optique 
et  se  prolonge  en  descendant  faiblement  sur  la  partie  inférieure 
de  l'orbito-sphénoïde,  puis  en  avant  sur  la  partie  latérale  du 
palatin  (fig.  6,  Pal),  toujours  à  une  petite  distance  du  bord 
latéral  du  parasphénoïde.  L'origine  de  ce  muscle  est  limitée 
médialement  par  celle  de  l'adducteur  palatin,  et  c'est  latéralement 
par  rapport  à  cette  limite  que  passe  le  nerf  sphéno-palatin  (sp) 
avant  d'arriver  dans  le  vomer.  Les  fibres  ont  la  même  direction 
à  peu  près  que  celles  de  l'extenseur  supérieur^  leur  trajet  est 
seulement  plus  horizontal  ;  elles  se  prolongent  en  avant  en  une 
bande  tendineuse  qui  s'insère  sur  la  partie  supérieure  et  infé- 
rieure du  maxillaire  et  dont  le  bord  latéral  vient  se  confondre 
avec  le  tendon  du  muscle  supérieur,  près  de  son  insertion. 

Bétracteur  du  barbillon.  Il  est  situé  plus  en  dehors  et  dans 
un  plan  un  peu  inférieur  aux  précédents  ;  il  est  moins  long,  mais 
plus  épais  que  ceux-ci.  Il  est  dirigé  d'arrière  en  avant,  presque 
horizontalement  et  tend  à  s'élever  faiblement  du  côté  du  bar- 
billon. Sa  forme  est  celle  d'un  triangle  dont  la  base  serait  fixée 
sur  la  face  externe  du  métaptérygoïde  (Mpt),  soit  sur  la  moitié 
antérieure  de  cet  os.  Son  bord  médial  vient  toucher  le  bord 
latéral  de  l'extenseur  inférieur,  et  c'est  le  long  de  leur  ligne  de 
contact  supérieure  que  passent  les  branches  maxillaire  supé- 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANI8.  11 

rieure  et  ophtalmique  profonde.  En  arrière,  il  est  croisé  dorsa- 
lement  par  l'optique  et  le  nerf  maxillaire  inférieur,  à  une  petite 
distance  de  son  origine,  qui  est  recouverte  par  le  bord  médial 
de  la  portion  profonde  de  l'adducteur  mandibulaire.  En  avant, 
il  devient  étroit,  mais  conserve  une  forte  épaisseur,  de  sorte 
qu'il  se  termine  par  une  lame  verticale  passant  sous  le  sous- 
oi-bitaire  antérieur,  près  de  son  articulation  avec  le  préfrontal 
el  s'insère,  par  un  court  tendon,  sur  le  bord  postérieur  du  bar- 
billon, non  loin  de  sa  base. 

Les  deux  extenseurs  sont  innervés  par  un  rameau  du  tronc 
hyoïdeo-mandibuiaire  qui  actionne  aussi  l'adducteur  palatin 
(v.  p.  82).  Le  muscle  rétracteur  reçoit  un  nerf  venant  du  tronc 
maxillaire  commun  par  la  voie  du  rameau  destiné  à  l'adducteur 
mandibulaire  (v.  p.  69). 

Stannius  (16,  p.  74)  admet  que  les  muscles  extenseur  et 
rétracteur  sont  innervés  par  deux  rameaux  distincts  venant  du 
tronc  maxillaire  commun;  il  doit  y  avoir  une  inexactitude  dans 
ces  observations,  comme  il  y  en  a  une  dans  son  indication  d'un 
seul  extenseur. 

Bien  que  l'innervation,  telle  qu'elle  a  été  mentionnée  ici  et 
telle  qu'elle  sera  décrite  plus  loin  (p.  69  et  82),  ait  été  cons- 
tatée d'une  manière  absolument  certaine,  il  ne  peut  être  émis 
d'opinion  définitive  sur  la  provenance  de  la  musculature  du 
barbillon  maxillaire.  En  effet,  d'après  les  branches  qui  livrent 
les  nerfs  de  ces  muscles,  les  deux  extenseurs  semblent  appar- 
tenir au  domaine  du  «  facial  »  et  auraient  alors  la  même  ori- 
gine que  l'adducteur  de  Tare  palatin,  c'est-à-dire  qu'ils  pro- 
viendraient de  la  musculature  de  l'arc  hyoïdien,  tandis  que  le 
rétracteur  semble  appartenir  à  l'arc  précédent  comme  l'ad- 
ducteur mandibulaire.  Mais,  il  se  peut  aussi  que  le  rameau 
du  muscle  rétracteur  soit  formé  d'éléments  du  facial  joints  au 
tronc  maxillaire  et  dont  une  partie  passerait  dans  le  rameau 
de  l'adducteur  mandibulaire;  dans  ce  cas,  toute  la  muscula- 


12  MARC   JUGE. 

ture  du  bai'billon  serait  parente  de  l'adducteur  palatin.  Une 
alternative  opposée  est  encore  possible,  quoique  beaucoup  moins 
probable  :  le  nerf  des  muscles  extenseurs,  qui  semble  sortir  du 
facial,  dépendrait  en  réalité  du  trijumeau,  et  alors  les  trois 
muscles  seraient  de  même  origine  que  l'adducteur  mandibulaire. 
Cependant,  des  caractères  tirés  de  la  situation  des  muscles  ren- 
dent ces  deux  dernières  alternatives  très  peu  probables.  En 
eiïet,  les  deux  extenseurs  ont  leur  origine  en  connexion  avec 
celle  de  l'adducteur  palatin;  la  divergence  de  direction  est  peu 
considérable  et  n'a,  du  reste,  pas  grande  importance.  Pour  le 
rétracteur,  sa  position  et  son  origine  montrent  avec  une  plus 
grande  évidence  sa  parenté  avec  l'adducteur  mandibulaire. 
Enfin,  l'hypothèse  de  la  parenté  des  deux  extenseurs  avec  la 
musculature  de  l'arc  hyoïdien  et  du  rétracteur  avec  la  muscu- 
lature de  l'arc  maxillaire  est  encore  appuyée  par  le  fait  que  le 
nerf  destiné  aux  deux  premiers  est  une  ramification  du  rameau 
de  l'adducteur  palatin,  et  que  le  nerf  destiné  au  dernier  est 
une  ramification  du  rameau  adducteur  mandibulaire. 

III.  Muscles  des  extrémités  dorsales  des 

ARCS    viscéraux 

A.  Muscles  des  arcs  maxillaire  et  hyoïdien. 

1.  Élévateur  de  l'arc  palatin. 

2.  Adducteur  de  l'arc  palatin. 

3.  Adducteur  hyomandibulaire. 

4.  Muscles  de  l'opercule  :  dilatateur,  élévateur,  adducteur. 

B.  Muscles  des  arcs  branchiaux. 

5.  Élévateurs. 

6.  Obliques  dorsaux. 

7.  Tranverse  dorsal. 

8.  Rétracteur  des  deux  premiers  arcs  branchiaux. 

9.  Dilatateur  branchial  ou  rétracteur  postérieur. 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANIS.  13 

A    3Iusdes  des  arcs  maxillaire  et  hyoïdien-. 

1.  Élévateur  de  l'arc  palatin  (PI.  3,  fig.  5,  E})). 

Ce  muscle  est  très  étalé  ;  il  rappelle  assez  la  forme  d'un  tra- 
pèze dont  la  grande  base  représenterait  l'origine  du  muscle. 
Cette  origine  s'étend  sur  le  préfrontal,  le  frontal  principal  et  le 
post-frontal.  En  arrière,  sur  ces  deux  derniers  os,  elle  est  res- 
serrée entre  l'origine  de  l'adducteur  mandibulaire  (portion  su- 
perficielle) et  le  bord  latéral  du  dilatateur  operculaire  (fig.  6, 
Dop)  et  prend  la  forme  d'une  lame,  en  grande  partie  tendineuse. 
En  avant  elle  est  élargie, charnue;  c'est  la  partie  prenant  nais- 
sance sur  la  face  inférieure  du  préfrontal  et  qui  n'est  pas  recou- 
verte par  l'adducteur  mandibulaire  (fig.  5,  côté  gauche).  Ses 
fibres  ont  une  direction  perpendiculaire  à  celles  de  ce  dernier 
muscle  dont  il  sépare  les  deux  portions.  Il  constitue  une  lame 
qui  est  charnue  seulement  dans  sa  région  moyenne  et  ten- 
dineuse dans  la  partie  antérieure,  postérieure  et  sur  toute  la 
surface  interne.  Ce  muscle  s'insère  sur  le  hyomandibulaire,  sui- 
vant une  ligne  oblique  d'avant  en  arrière  et  de  bas  en  haut^ 
allant  de  l'extrémité  inférieure  de  l'arête  servant  à  l'insertion 
de  la  portion  superficielle  de  l'adducteur  mandibulaire,  jusqu'à 
l'angle  antérieur  et  supérieur  de  l'opercule,  en  passant  sur  le 
tronc  hyoïdeo-mandibulaire  au  moment  où  il  vient  de  sortir  de 
l'os  hyomandibulaire  et  se  bifurque  en  branches  mandibulaire  et 
hyoïdienne. 

Ce  muscle  soulève  le  hyomandibulaire  en  le  tirant  en  avant, 
ce  qui  revient  à  écarter  la  partie  inférieure  de  l'arcade  pté- 
r3'go-palatine  de  la  ligne  médiane. 

L'innervation  a  lieu  au  moyen  d'un  rameau  venant  du  tronc 
maxillaire  commun  et  qui  pourvoit  aussi  le  dilatateur  opercu- 
laire (voir  p.  69). 


14  MARC   JUGE. 

Ce  muscle  ne  semble  pas  pi'ésenter  d'autre  particularité  que 
d'être  inséré  exclusivement  sur  le  hyomandibulaire,  bien  que 
son  origine  paraisse  être  beaucoup  plus  étendue  que  chez  les 
Téléostéens  examinés  par  Vetter. 

2.  Adducteur  de  Varc  i)alatin. 

L'origine  de  ce  muscle  s'étend  sur  le  bord  latéral  du  long 
parasphénoïde  (Ps),  de  la  limite  entre  l'os  pétreux  et  l'alis- 
phénoïde  (Al)  jusqu'à  son  extrémité  antérieure.  Elle  atteint 
donc  une  grande  longueur,  mais,  par  contre,  son  épaisseur  est 
très  faible  ;  elle  est  longée  supérieurement  par  le  nerf  spliéno- 
palatin.  Les  fibres  ont  une  direction  transversale,  un  peu 
inclinée  d'avant  en  arrière  et  de  haut  en  bas.  Le  muscle  devient 
plus  épais  dans  sa  région  latérale,  par  laquelle  il  s'insère  sur 
la  face  interne  du  métaptérygoïde  en  avant,  et  du  hyomandibu- 
laire en  arrière,  sans  former  de  tendon.  En  avant,  il  est  limité 
par  la  partie  latérale  du  vomer,  en  arrière  par  les  élévateurs 
branchiaux  dont  il  est  séparé  par  le  tronc  hyoïdeo-mandibulaire 
qui  sort  du  crâne  et  va  traverser  plus  bas  le  hyomandibulaire  ; 
intérieurement  il  est  recouvert  par  la  muqueuse  du  plafond  de 
la  cavité  buccale.  Sa  partie  médiate  antérieure  se  trouve  sous 
l'extenseur  inférieur  du  barbillon  et  sa  partie  médiale  posté- 
rieure sous  la  branche  maxillaire  inférieure.  La  contraction  de 
ce  muscle  produit  donc  le  rapprochement  de  l'arc  ptérygo-palatin 
vers  la  ligne  médiane. 

Il  est  innervé  par  un  rameau  venant  du  tronc  hyoïdeo-man- 
dibulaire, destiné  également  aux  deux  extenseurs  du  barbillon 
maxillaire  (voir  p.  82). 

On  voit  que,  d'après  la  situation  respective  des  deux  exten- 
seurs du  barbillon  et  de  l'adducteur  palatin,  il  n'y  a  pas  de  diffi- 
culté à  admettre  la  communauté  d'origine  de  ces  muscles,  telle 
qu'elle  a  été  exi)osée  précédemment  (p.  11). 


RECHERCHKS   SUR    LE    SILURUS  GLANI8.  15 

3.  Adducteur  liyomandïbulaïre  (PI.  3,  fig.  5,  Ahn). 

L'adducteur  hyomandibulaire  du  Silure  est  un  muscle  très  peu 
considérable  qui  présente  plusieurs  particularités  intéressantes 
par  rapport  à  celui  des  autres  Téléostéens.  En  eifet^  d'après 
Vetter,  son  origine  se  trouverait  généralement  sur  l'os  pé- 
treux  (chez  les  Cyprins,  sur  le  pétreux  et  une  partie  du  para- 
sphénoïde).  Chez  le  Silure,  elle  se  trouve  complètement  sur  la  face 
inférieure  du  squameux  (Sq),  médialement  par  rapport  à  celle 
de  l'élévateur  operculaire  qui  occupe  le  bord  latéral  de  cet  os  ; 
elle  est  repoussée  en  arrière  probablement  par  les  élévateurs 
branchiaux  qui  prennent  ici  une  extension  particulière.  Aussi,  le 
muscle  n'est-il  pas  du  tout  situé  sous  le  hyomandibulaire,  mais 
immédiatement  en  arrièie de  cet  os.  Il  est  de  forme  triangulaire 
(plus  exactement  trapézoïde).  Son  sommet  est  fixé  sur  le  processus 
operculaire  du  hyomandibulaire  et  son  bord  antérieur  sur  le 
bord  postérieur  du  même  os  ;  il  est  limité  en  arrière  par  l'adduc- 
teur operculaire  et  sa  face  médiale  est  recouverte  par  la  mu- 
queuse de  la  cavité  branchiale.  Il  pourrait  facilement  être  pris 
pour  un  muscle  de  l'opercule,  mais  son  insertion  sur  la  face  in- 
terne du  hyomandibulaire  ne  laisse  aucun  doute  sur  sa  fonction. 

Ce  muscle  est  innervé  par  un  rameau  du  tronc  hyoïdeo-man- 
dibulaire  allant  aussi  dans  l'élévateur  et  l'adducteur  de  l'oper- 
cule. 

4.  Muscles  de  Vopercide. 

Dilatateur  operculaire  (PI.  3,  fig.  5,6,  Do).  Il  est  complè- 
tement distinct  de  l'élévateur  palatin,  bien  que  sa  région  pos- 
térieure et  latérale  située  immédiatement  derrière  ce  muscle 
paraisse  au  premier  abord  en  faire  partie.  Cette  région  posté- 
rieure est  la  seule  visible  sur  la  figure  5  (DOj,);  mais  si  on 
enlève  cette  sorte  de  grand  avant-toit  formé  par  le  frontal  en 


16  MARC   JUGE. 

dehors  de  la  paroi  latérale  de  la  cavité  crânienne,  on  découvre 
une  région  antérieure  beaucoup  plus  étendue  que  l'autre  et 
dont  l'origine  se  trouve  sur  la  face  inférieure  du  frontal  prin- 
cipal, entre  sa  suture  avec  l'orbito-sphénoïde  et  l'origine  de 
l'élévateur  palatin  (fig.  6,I)0a)-  En  arrière,  l'origine  se  continue 
sur  la  saillie  d'articulation  du  post-frontal  avec  le  hyomandibu- 
laire^  puis  sur  la  face  inférieure  du  petit  avant-toit  formé  par 
le  squameux  au-dessus  de  son  articulation  avec  le  hyomandibu- 
laire.  La  région  postérieure  est  une  lame  peu  épaisse,  la  région 
antérieure  est  un  peu  plus  forte.  Cette  dernière  a  ses  fibres 
fortement  dirigées  en  anière,  et  son  bord  antérieur  devient 
bientôt  tendineux.  En  arrière,  elle  est  en  parfaite  continuité 
avec  la  région  postérieure.  Toutes  les  fibres  du  muscle  conver- 
gent vers  la  tète  d'articulation  de  l'opercule,  où  l'insertion  a  lieu 
par  un  tendon  en  forme  de  ruban . 

Le  dilatateur  tend  à  tirer  l'opercule  eu  avant  et  en  haut,  ce 
(|ui  revient  à  faire  tourner  ce  dernier  et  le  subopercule  comme 
un  battant  de  porte  autour  du  préopercule  et,  par  conséquent, 
à  ouvrir  la  fente  operculaire. 

Il  reçoit  une  ou  deux  ramifications  d'un  rameau  sortant  du 
tronc  maxillaire  commun  et  se  rendant  à  l'élévateur  palatin 
(voir  p.  69). 

Élévateur  operculaire  (PI.  3,  fig.  5,  Eo).  Les  fibres  de  ce 
muscle  ont  une  direction  presque  verticale .  L'origine  se  trouve 
en  haut  sur  la  face  inférieure,  au  bord  latéral  du  squameux,  sur 
la  partie  comprise  entre  le  hyomandibulaire  et  le  supra-clavicu- 
laire  (Se).  Par  sa  face  interne,  il  repose  sur  les  adducteurs  hyo- 
mandibulaire et  operculaire;  sa  face  externe  est  recouverte  par 
la  peau,  et  il  s'insère  en  bas  sur  le  bord  supérieur  de  l'oper- 
cule (Op). 

Il  agit  simultanément  avec  le  suivant  pour  produire  l'occlu- 
sion de  la  fente  operculaire. 

Adducteur  operculaire  (PI.    3,    fig.  5,  Ao).   Il  prend  aussi 


RECHERCHES   SUR   LE  SILURUS    GLANI8.  17 

naissance  sur  la  face  inférieure  du  squameux,  médialement  par 
rapport  à  l'élévateur.  En  avant,  il  est  limité  par  l'adducteur 
hyomandibulaire  qui  recouvre  même  un  peu  sa  partie  anté- 
rieure ;  sa  face  médiale  est  recouverte  par  la  muqueuse  de  la 
cavité  branchiale.  Il  s'insère  sur  la  face  interne  de  l'opercule, 
dans  la  région  supérieure  et  postérieure  de  cet  os. 

L'innervation  se  fait  par  un  filet  d'un  rameau  du  tronc  hyoïdeo- 
mandibulaire  qui  actionne  aussi  l'adducteur  hyomandibulaire  et 
l'élévateur  operculaire.  Le  plus  souvent,  les  Téléostéens  possé- 
deraient, semble-t-il,  d'après  Vetter  (48)  et  Goronowitsch 
(100),  un  rameau  commun  pour  les  deux  muscles  operculaires,et 
un  autre  pour  l'adducteur  hyomandibulaire.  Chez  le  Silure,  un 
état  plus  simple  s'est  conservé  par  le  fait  que  le  dernier  muscle 
est  assez  loin  en  arrière  du  tronc  hyoideo-mandibulaire,  et  qu'il 
reste  en  contact  avec  les  deux  muscles  operculaires. 

B.  Muscles  des  arcs  branchiaux. 

La  musculature  des  arcs  branchiaux  présente  des  différences 
assez  considérables  avec  celle  des  autres  Poissons  osseux  et 
c'est  surtout  à  cause  de  cela  qu'il  m'a  paru  nécessaire  de  faire 
précéder  ce  travail  sur  les  nerfs  crâniens  d'indications  précises 
sur  les  muscles  de  la  tête. 

Chacun  des  quatre  arcs  branchiaux,  depuis  le  coude  jusqu'à 
l'extrémité  dorsale,  est  formé  de  deux  pièces,  l'épibranchial  et 
le  pharyngo-branchial  (PL  3,  fig.  7  et  8,  Ebr  I-IV,  Pbr  I-IV). 
Dans  les  deux  premiers  arcs,  les  deux  pièces  sont  à  peu  près  de 
même  longueur  et  ne  présentent  rien  de  particulier,  si  ce  n'est 
que  les  deux  pharyngo-branchiaux  sont  appliqués  l'un  contre 
l'autre  et  se  soudent  médialement  en  une  pièce  commune  (Pbr 
I-f-II).  Dans  les  deux  arcs  postérieurs^  les  épibranchiaux  s'inflé- 
chissent plus  fortement  vers  la  ligne  médiane  que  ceux  des  arcs 
précédents,  aussi  existe-t-il  entre  répibranchiallll  et  le  pha- 

Rev.  Suisse  pe  Zool.,  T.  6.  1898.  2 


18  MARC   JUGE. 

ryngo-brancliial  II  un  espace  assez  grand,  qui  va  en  augmentant 
dans  la  direction  latéro-médiale.  Près  de  leur  extrémité  proxi- 
male,  ils  possèdent  chacun  une  apophyse,  dont  l'une,  la  posté- 
rieure, est  plus  grande  et  entre  en  contact  avec  l'autre. 

Les  pharyngo-branchiaux  III  et  IV  sont  deux  pièces  courtes, 
entièrement  ou  en  partie  cartilagineuses.  Ils  présentent  une  dis- 
position particulière  :  le  dernier  est  dirigé  obliquement  d'arrière 
en  avant  et  de  dehors  en  dedans,  l'épibranchial  IV  s'appuie 
contre  son  extrémité  postérieure  et  l'épibranchial  III  contre 
son  bord  latéral,  près  de  son  extrémité  antérieure;  enfin  le  pha- 
ryngo-branchial  III  n'est  plus  en  relation  directe  avec  l'épibran- 
chial III,  il  est  devenu  à  peu  près  parallèle  à  l'axe  du  corps  et 
relie  l'extrémité  commune  des  pharyngo-branchiaux  I  et  II  avec 
l'extrémité  antérieure  du  pharyngo-branchial  IV. 

La  plaque  pharyngienne  munie  de  dents  (fig.  8.  Pph,  sup- 
posée transparente)  est  simplement  appliquée  contre  la  face 
inférieure  des  deux  derniers  arcs,  dont  elle  recouvre  l'extrémité 
des  épibranchiaux,  la  partie  postérieure  du  pharyngo-branchial 
III  et  le  pharyngo-branchial  IV. 

5.  Élévateurs  branchiaux  (PI.  3,  fig.  7,  Elhi.^). 

Ils  offrent,  chez  le  Silure,  un  état  assez  différent  de  celui 
décrit  pour  quelques  autres  Poissons  par  différents  auteurs.  Ils 
sont  au  nombre  de  quatre,  un  pour  chaque  arc.  Leurs  origines 
sont  distinctes,  mais  rapprochées  les  unes  des  autres  sur  le 
pétreux,  au-dessous  de  l'articulation  du  hyomandibulaire. 

Les  deux  premiers  ont  leur  origine  l'une  à  côté  de  l'autre,  de 
telle  façon  que  le  second  est  situé  médialement  par  rapport  au 
premier.  Ils  sont  formés  chacun  d'un  seul  faisceau  aplati,  dirigé 
en  bas,  en  arrière  et  un  peu  latéralement;  leur  extrémité  infé- 
rieure, plus  large,  s'insère,  respectivement  à  l'extrémité  médiale 
des  épibranchiaux  I  et  II,  sur  une  faible  saillie  du  bord  dorsal 
postérieur. 


RECHERCHES   SUR   LE   8ILURUS   GLANI8.  19 

Les  élévateurs  des  deux  derniers  arcs  sont  plus  forts  et 
montrent  une  disposition  particulière.  L'origine  du  troisième 
(fig.  7,  Elh^)  est  située  derrière  celle  du  quatrième  {Elh,).  Les 
deux  muscles  sont  dirigés  en  arrière,  en  bas  et  plutôt  média- 
lement  et  descendent  dans  l'espace  entre  le  pharyngo-branchial  II 
et  l'épibranchial  III.  Ils  se  croisent  comme  les  deux  branches 
d'un  X  et  de  telle  façon  que  l'élévateur  du  quatrième  arc  passe 
latéralement  par  rapport  à  l'élévateur  du  troisième  arc  (fig.  8). 
Ce  dernier  muscle,  toujours  dirigé  en  arrière,  s'insère  sur  l'ex- 
trémité médiale  de  l'épibranchial  III,  à  son  bord  antérieur.  Enfin 
le  quatrième  muscle  (fig.  8,  Eïb,),  le  plus  long,  croise  inférieu- 
rement  l'épibranchial  III;  il  passe  donc  entre  cet  os  et  la  plaque 
pharyngienne  dentée  et  vient  s'attacher  sur  Textréraité  médiale 
de  l'épibranchial  IV,  à  son  bord  antérieur.  L'insertion  de  ces 
deux  élévateurs  postérieurs  se  trouve  donc  sur  la  face  inférieure 
des  pièces,  en  grande  partie  cartilagineuses,  servant  d'appui  à 
la  plaque  pharyngienne  dentée  (Pph).  De  plus,  une  bonne  partie 
des  fibres  situées  du  côté  ventral  de  ces  deux  muscles  se  fixe  sur 
la  face  supérieure  de  la  plaque  pharyngienne  dentée,  soit  sur 
une  partie  de  sa  moitié  latérale.  En  résumé,  l'extrémité  infé- 
rieure des  deux  muscles  est  engagée  entre  l'extrémité  des  épi- 
branchiaux  III  et  IV  d'une  part  et  la  plaque  pharyngienne  d'autre 
part;  ils  s'insèrent  principalement  en  haut  et  en  arrière  sur  les 
deux  premières  pièces,  puis  en  bas,  et  sans  doute  secondaire- 
ment, sur  la  dernière  pièce. 

Ces  muscles  sont  innervés  par  les  rameaux  branchiaux  du 
glosso-pharyngien  et  du  vague.  Le  glosso-pharyngien,  au  mo- 
ment où  il  passe  derrière  le  muscle  antérieur,  lui  envoie  un  filet. 
Le  premier  tronc  branchial  livre  un  filet  pour  le  second  muscle 
lorsqu'il  est  parvenu  près  du  bord  médial  de  son  insertion.  Il  se 
divise  ensuite  en  un  rameau  passant  devant  le  muscle  (r.  pos- 
térieur du  premier  arc)  et  un  autre,  plus  fort,  passant  derrière 
(r.  antérieur  du  deuxième  arc).  Ij'alternance   entre  les  deux 


20  MARC    JUGE. 

muscles  postérieurs  et  les  autres  rameaux  branchiaux  du  vague 
n'existe  plus  ;  le  rameau  antérieur  du  deuxième  tronc,  qui  de- 
vrait, dans  la  règle,  passer  devant  le  troisième  élévateur,  passe 
en  arrière  des  deux  muscles.  D'après  ceci,  on  pourrait  penser 
que  les  deux  élévateurs  branchiaux  postérieurs  ne  sont  que  des 
parties  du  deuxième  muscle,  qui  se  sont  séparées  de  celui-ci  et 
se  sont  insérées  secondairement  sur  les  troisième  et  quatrième 
arcs.  Mais  le  mode  d'innervation  ne   permet  pas  d'admettre 
cette  opinion,  les  deux  muscles  étant  actionnés  par  le  deuxième 
et  le  troisième  tronc  branchial.  L'élévateur  du  troisième  arc 
reçoit  très  probablement  un  filet  de  la  branche  antérieure  du 
deuxième  tronc  lorsque  celle-ci  passe   à  une  petite   distance 
de  son  bord  postérieur;  j'ai  du   moins  observé  la  naissance 
d'un  filet  qui  prenait  cette  direction,  mais  je  n'ai  pas  vu  s'il 
entrait  réellement  dans  le  muscle.  Quant  à  l'innervation  de  l'élé- 
vateur du  quatrième  arc,  elle  a  été  constatée  plus  exactement. 
Elle  a  lieu  par  un  filet  qui  sort  de  la  branche  antérieure  du  troi- 
sième tronc  branchial,  descend  entre  l'extrémité  médiale  des 
deux  derniers  épibranchiaux  et  pénètre  dans  l'extrémité  infé- 
rieure du  muscle. 

En  résumé,  on  aurait  donc  chez  le  Silure  quatre  élévateurs 
branchiaux  qui  appartiendraient,  non-seulement  par  leur  inser- 
tion, mais  aussi  par  leur  provenance,  à  chacun  des  arcs,  l'inner- 
vation devant  être  regardée  comme  un  caractère  plus  impor- 
tant que  le  trajet  des  nerfs  par  rapport  aux  muscles.  Cependant, 
tout  en  admettant  que  les  rapports  de  situation  exposés  plus  haut 
n'ont  qu'une  importance  secondaire,  il  faut  reconnaître  qu'ils 
sont  inexplicables  pour  le  moment. 

Maintenant^  il  faut  ajouter  que  le  Silure  ne  possède  pas  d'au- 
tres élévateurs  que  les  quatre  qui  viennent  d'être  décrits,  tandis 
que  les  autres  Téléostéens  ont  ordinairement,  autant  que  nous 
le  savons,  des  élévateurs  externes,  des  élévateurs  internes  et 
quelquefois  des  élévateurs  postérieurs  (Cuvier,Vetter,Vogt  et 


RECHERCIIE8   SUR  LE   SILURU8   GLANIS.  21 

YuNG,  etc.)  Mais  Vetter  (48,  p.  533)  a  montré  que  dans  ces 
cas,  les  externes  seuls  ont  conservé  leur  situation  primitive  et 
que  les  autres  en  sont  dérivés  secondairement.  Le  Silure  pré- 
senterait donc  un  état  moins  différencié,  qu'il  faut  peut-être  rap- 
procher de  l'état  trouvé  par  C.  Bruch  (p.  11)  chez  le  Saumon. 
Ceci  ne  signifie  cependant  pas  que  les  élévateurs  branchiaux 
du  Silure  soient  restés  dans  leur  situation  primitive,  ce  qui  n'est 
vrai  que  pour  les  deux  premiers.  Les  deux  suivants  ont  éprouvé 
des  modifications  notables  qui  pourraient  les  faire  passer  facile- 
ment pour  des  muscles  d'une  autre  provenance.  Leur  extension 
sur  la  face  inférieure  de  l'extrémité  dorsale  des  arcs  et  le  dépla- 
cement de  leurs  origines  montrent  à  la  fois  une  adaptation  des 
deux  muscles  afin  d'élever  et  de  tirer  plus  facilement  en  avant 
la  pièce  pharyngienne  dentée,  et  une  spécialisation  du  quatrième 
muscle  comme  contracteur  branchial.  Le  rôle  des  deux  muscles 
postérieurs  n'est  donc  plus  simplement  d'élever  les  arcs,  mais 
aussi  de  les  rapprocher  les  uns  des  autres  et  de  plus,  de  faci- 
liter l'acte  de  la  déglutition  ;  en  conséquence,  ils  sont  plus  forts 
que  les  deux  antérieurs. 

6.   Obliques  dorsaux  (PI.  3,  fig.  7,  8,  Od).  ■ 

Il  paraît  exister,  parmi  les  Téléostéens,  des  différences  nom- 
breuses dans  la  disposition  de  ces  muscles.  Vetter  (p.  508-510) 
en  a  trouvé  entre  les  Cyprins,  le  Brochet  et  la  Perche.  Le  Silure 
semble  offrir  un  état  intermédiaire  entre  celui  du  Brochet  et 
celui  de  la  Perche. 

Les  obliques  dorsaux  du  Silure  constituent  une  masse  muscu- 
laire assez  épaisse,  étendue  sur  la  face  supérieure  de  l'extrémité 
dorsale  des  arcs.  Ils  comprennent  deux  couches  dont  l'antérieure 
(Od„)  recouvre  presque  complètement  la  postérieure  (Od^). 
La  première  prend  naissance  sur  le  bord  postérieur  du  premier 


22  MARC   JUGE. 

pharyngo-branchial,  immédiatement  avant  la  formation  de  la 
pièce  commune  aux  deux  premiers  pharyngo-branchiaux,  sur  le 
bord  postérieur  de  cette  dernière  pièce,  puis  sur  le  pharyngo- 
branchial  III  ;  ses  fibres  sont  dirigées  latéralement  et  en  arrière 
et  s'insèrent  sur  l'apophyse  de  l'épibranchial  III  et  sur  la  partie 
voisine  de  l'apophyse  de  l'épibranchial  IV.  Près  de  son  origine, 
ce  premier  muscle  semble  être  formé  de  trois  faisceaux.  En 
arrière,  il  devient  fusiforme  et  la  séparation  des  faisceaux  ne 
peut  pas  être  poursuivie,  sauf  pour  celui  (fig.  8,  Odl)  qui  prend 
naissance  sur  le  pharyngo-branchial  I,  mais  dont  le  sommet  est 
pourtant  fusionné  avec  celui  de  l'oblique  dorsal  antérieur.  La 
deuxième  couche  a  son  origine  sur  une  petite  partie  du  pharyngo- 
branchial  III  et  sur  le  pharyngo-branchial  IV.  Elle  s'insère  en 
arrière  sur  l'apophyse  de  l'épibranchial  IV,  mais  une  partie  de 
ses  fibres  se  perd  dans  le  constricteur  du  pharynx  (Cph). 

Ces  deux  muscles  sont  innervés  par  des  rameaux  des  trois 
troncs  branchiaux  du  vague  (v.  p.  109).  Leur  action  est  de  com- 
primer la  cage  branchiale  d'arrière  en  avant. 

Les  obliques  dorsaux  du  Silure  montrent  donc  une  dispo- 
sition qui  rappelle  parfaitement  celle  des  obliques  dorsaux 
supérieurs  du  Brochet  ;  quant  aux  obliques  dorsaux  inférieurs 
de  ce  dernier  Poisson,  ils  manquent  complètement,  comme  chez 
la  Perche.  De  plus,  il  existe  chez  le  Silure  un  muscle  (fig.  7,  8, 
MpM)  excessivement  court  reliant  le  coude  du  quatrième  arc,  ou 
plus  exactement  l'extrémité  supérieure  du  cérato-branchiallV,  à 
l'extrémité  postérieure  libre  de  l'os  pharyngien  inférieur  (Phi).  Ce 
muscle  reçoit  un  filet  de  la  branche  pharyngienne  inférieure  du 
vague.  Vetter  a  trouvé  un  muscle  analogue,  seulement  chez  le 
Brochet  (48  p.  509)  et  le  rattache  aux  obliques  dorsaux,  sous 
le  nom  d'oblique  dorsal  postérieur.  Chez  le  Silure  il  est  aussi 
en  rapport  immédiat  avec  le  constricteur  pharyngien  (Cph). 

Comme  il  a  été  dit  plus  haut,  le  constricteur  pharyngien  est 
également  en  continuité  avec  l'oblique  dorsal  postérieur  et  il 


RECHERCHES   SUR  LE   8ILURU8   GLANIS.  23 

faut  encore  ajouter  ici  qu'une  partie  du  même  muscle  tend  à  se 
spécialiser  comme  muscle  de  l'appareil  branchial.  Il  s'agit  d'un 
contingent  de  fibres  assez  considérable  occupant  l'angle  interne  du 
coude  du  quatrième  arc,  c'est-à-dire  attaché  en  bas  à  l'extrémité 
latérale  du  cérato-branchial  IV  et  en  haut  sur  l'extrémité  laté- 
rale de  l'épibranchial  IV.  C'est  donc  un  prolongement  du 
constricteur  pharyngien  en  avant  de  la  charnière  du  quatrième 
arc,  servant  à  rapprocher  la  moitié  ventrale  de  l'arc,  de  la 
moitié  dorsale  et  à  tirer  en  même  temps  l'os  pharyngien  infé- 
rieur, garni  de  petites  dents,  contre  l'os  pharyngien  supérieur. 
Il  est  désigné  dans  les  figures  7  et  8  comme  constricteur  du  qua- 
trième arc  {Cons  lY),  de  même  que  la  partie  du  constricteur 
pharyngien  dont  il  est  le  prolongement. 

7.  Transverse  dorsal  (fig.  8,  Td). 

C'est  une  plaque  musculaire  peu  épaisse,  étendue  à  la  face 
inférieure  du  parasphénoïde  et  reliant  ensemble  les  arcs  des 
deux  côtés.  Sa  surface  inférieure  est  recouverte  par  la  muqueuse 
de  la  cavité  pharyngienne  ;  il  naît  donc  sur  la  face  interne  (infé- 
rieure) des  extrémités  dorsales  des  arcs.  Il  est  fixé  de  chaque 
côté  sur  la  pièce  osseuse  provenant  de  l'union  des  pharyngo- 
branchiaux  I  et  II  et  sur  la  face  inférieure  du  pharyngo -bran- 
chial III.  P]n  arrière,  il  touche  à  la  musculature  pharyngienne, 
mais  s'en  distingue  nettement  par  les  prolongements  latéraux 
qu'il  forme  pour  se  fixer  sur  les  arcs,  ainsi  que  par  la  direction 
de  ses  fibres  qui  est  franchement  transversale,  tandis  que  celle 
des  fibres  du  pharynx  tend  à  être  longitudinale  eL  n'est  trans- 
versale que  près  de  la  ligne  médiane.  L'innervation  a  lieu  par 
des  rameaux  des  deuxième  et  troisième  troncs  branchiaux  du 
vague.  ^Ils  sortent  de  la  branche  antérieure  des  troncs,  non 
loin  de  sa  naissance,  vont  en  avant  en  passant  à  la  face  infé- 


-4  MARC   JUGE. 

rieure  des  obliques  dorsaux  et  pénètrent  dans  le  transverse  par 
sa  face  supérieure. 

Vetter  a  trouvé,  comme  muscle  commun  aux  quatre  espèces 
examinées,  un  transverse  reliant  les  quatrièmes  arcs  et  quelque- 
fois aussi  les  troisièmes  arcs  ;  seule,  la  Perche  avait  en  outre  un 
muscle  antérieur  distinct  entre  les  épibranchiaux  II.  Le  Silure 
présenterait  donc  un  état  plus  indifférent,  puisque  les  trois  arcs 
antérieurs  sont  réunis  avec  ceux  de  l'autre  côté  par  une  seule 
masse  musculaire  et  que  le  quatrième  arc  ne  possède  pas  encore 
de  trans verse,  mais  donne  seulement  insertion  à  des  fibres  du 
constricteur  pharyngien.  Ces  fibres,  dirigées  obliquement  en 
avant  et  médialement,  sont  situées  immédiatement  derrière  le 
transverse  dorsal  et  sont  innervées  par  des  filets  de  la  branche 
pharyngienne  inférieure. 

8.  Rétracteur  des  deux  premiers  arcs  branchiaux  ou  rétracteur 
antérieur  (fig.  7,  Bha). 

Je  désigne  ainsi  un  muscle  qui  ne  semble  avoir  de  commun 
avec  les  rétracteurs  observés  chez  les  autres  Téléostéens,  que  la 
fonction  ;  l'origine,  l'insertion  et  l'innervation  en  sont  complète- 
ment différentes. 

L'origine  se  trouve  sur  la  face  inférieure  de  l'exoccipital,  près 
de  l'arête  inféro-postérieure  du  crâne,  médialement  par  rapport 
à  l'origine  de  l'adducteur  operculaire,  qui  est  située  sur  le 
squameux.  C'est  un  long  muscle,  ayant  la  forme  d'un  ruban,  di- 
rigé d'arrière  en  avant,  de  haut  en  bas  et  de  dehors  en  dedans. 
Sa  face  supérieure  est  tournée  médialement  et  appliquée  contre 
la  paroi  du  crâne,  en  arrière  contre  l'exoccipital,  en  avant 
contre  l'os  pétreux  où  elle  est  croisée  par  le  glosso-pharyngien, 
qui  va  s'infléchir  latéralement  pour  passer  entre  les  élévateurs 
brancliiaux.  A  sa  face  inférieure  (en  même  temps  latérale) 
le  muscle  est  croisé  en  arrière  par  les  troncs  branchiaux  qui 


RECHERCHES   SUR  LE   SH.URUS   GLANIS.  25 

viennent  de  se  diviser  et  le  séparent  de  l'insertion  des  obliques 
dorsaux  ;  plus  en  avant,  il  repose  sur  le  faisceau  antérieur  du 
premier  oblique  dorsal,  passe  médialement  par  rapport  aux 
élévateurs  et  s'insère  enfin  sur  le  bord  supérieur  et  latéral 
de  la  pièce  formée  par  la  réunion  des  extrémités  des  deux  pre- 
miers pharyngo- branchiaux  (^Pbr  I  -f  H) . 

Il  est  innervé  par  le  glosso-pliaryngien  (voir  p.  102). 

Son  action  consiste  à  tirer  en  arrière  les  deux  premiers  arcs, 
mouvement  qui  est,  du  reste,  transmis  aux  arcs  postérieurs  par 
l'intermédiaire  des  pharyngo-branchiaux  disposés  comme  il  a  été 
dit  plus  haut.  Agissant  seul,  c'est  un  antagoniste  des  élévateurs 
et  surtout  des  deux  élévateurs  postérieurs;  s'il  agit  en  même 
temps  que  ces  derniers,  les  arcs  sont  alors  comprimés  les  uns 
contre  les  autres. 

Enfin,  j'ajouterai  que,  par  son  insertion  et  par  la  direction  de 
ses  fibres,  ce  rétracteur  de  l'appareil  branchial  fait  penser  à  un 
oblique  dorsal  dont  l'origine  ne  se  trouverait  plus  sur  les  arcs 
branchiaux,  mais  se  serait  déplacée  vers  le  haut  et  en  arrière, 
et  serait  parvenue  sur  le  crâne. 

9.  Dilatateur  branchial  ou  rétracteur  postérieur  (fig.  7,  Bbp). 

Ce  muscle  ne  paraît  pas  non  plus  pouvoir  être  homologué 
aux  rétracteurs  branchiaux  indiqués  par  les  auteurs  chez  d'au- 
tres Téléostéens;  cependant,  par  son  insertion,  il  se  rapproche- 
rait de  celui  de  la  Perche  (Cuvier,  7,  p.  303 ,  Vetter,  48,  p.  5 1 1). 

L'origine  est  sur  la  face  ventrale  du  crâne,  dans  le  voisinage 
de  l'angle  postérieur  et  latéral  de  celui-ci  ou,  plus  exactement, 
sur  l'arête  inférieure  de  l'exoccipital,  près  de  l'articulation  de 
cet  os  avec  le  supra-claviculaire  (Scl)^  un  peu  en  arrière  et 
latéralement  par  rapport  à  l'origine  du  rétracteur  antérieur. 
C'est  un  muscle  moins  long,  mais  plus  épais  et  plus  large  que  le 
rétracteur  antérieur,  plus  fortement  incliné  vers   le  bas.  Il 


26  MARC   JUGE. 

descend  parallèlement  à  Farête  postérieure  et  inférieure  du 
crâne,  de  telle  façon  que  les  branches  du  vague  proprement  dit 
arrivent  contre  sa  face  médiale  et  qu'elles  sont  séparées  par  lui 
en  deux  groupes,  les  unes  allant  en  avant,  les  autres  le  croisant 
en  arrière.  Plus  bas,  il  est  parallèle  au  bord  postérieur  du  der- 
nier oblique  dorsal  et  s'insère  sur  la  partie  postérieure  et  mé- 
diale du  quatrième  pharyngo-branchial,  par  conséquent  sur  l'une 
des  pièces  cartilagineuses  servant  d'appui  à  la  plaque  pharyn- 
gienne supérieure. 

L'innervation  a  très  probablement  lieu  par  un  rameau  du 
troisième  tronc  branchial  (p.  112). 

L'action  de  ce  muscle  peut  s'ajouter  à  celle  du  précédent 
pour  tirer  l'appareil  branchial  en  arrière,  mais  son  rôle  le  plus 
important  doit  être,  quand  il  agit  seul,  d'élever  et  de  tirer  en 
arrière  l'os  pharyngien  supérieur;  il  fonctionne  alors  comme 
antagoniste  principal  des  deux  élévateurs  postérieurs.  Enfin, 
lorsque  sa  contraction  est  combinée  avec  celle  des  élévateurs,  il 
dilate  l'appareil  branchial. 

Quant  à  la  provenance,  on  peut  également  appliquer  à  ce 
muscle  ce  qui  a  été  dit  pour  le  rétracteur  antérieur;  son  inser- 
tion et  la  direction  de  ses  fibres  semblent  indiquer  qu'il  est 
parent  des  obliques  dorsaux  et,  par  conséquent,  du  constric- 
teur pharyngien,  avec  lequel  ces  derniers  sont,  comme  on  l'a  vu 
plus  haut,  en  continuité.  La  direction  plus  ou  moins  longitu- 
dinale des  fibres  du  rétracteur  ne  peut  pas  nous  empêcher 
d'admettre  cette  opinion.  En  effet,  chez  le  Silure,  la  région  du 
constricteur  pharyngien  avoisinant  l'insertion  du  muscle  qui  nous 
occupe  a  ses  fibres  dirigées  obliquement  en  arrière,  presque 
parallèlement  à  l'os  pharyngien  inférieur,  soit  dans  un  sens 
plus  longitudinal  que  transversal. 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  27 

IV.  Muscles  des  extrémités  ventrales  des 

ARCS  VISCÉRAUX 

A.  Muscles  des  arcs  maxillaire  et  hyoïdien. 

1.  Intermandibulaire. 

2.  Genio-hyoïdien. 

3.  H3'o-hyoïdien. 

B.  Muscles  des  arcs  branchiaux  et  de  l'arc  pharyngien, 

4.  Pharyngo-arcuo-hyoïdien. 

5.  Transverse  ventral. 

6.  Pharyngien  trans verse. 

7.  Pharyngo-claviculaires  [externe  et  interne]. 

A.  Muscles  des  arcs  maxillaire  et  hyoïdien. 
1.  Intermandibulaire  (PI.  3,  fig.  9,  Im). 

Muscle  reliant  les  extrémités  antérieures  des  deux  dentaux 
et  fixé  sur  leur  face  interne.  Il  semble  être  plus  fort,  toutes 
proportions  gardées,  que  celui  des  autres  Téléostéens.  Ce  qui  le 
distingue  encore,  c'est  qu'il  n'est  pas  complètement  indépendant; 
toute  sa  partie  postérieure,  la  plus  considérable,  est  enchâssée 
dans  le  génio-hyoïdien,  et  la  limite  entre  les  deux  muscles  n'est 
marquée  .que  par  une  étroite  inscription  tendineuse,  visible  aussi 
bien  sur  la  face  supérieure  que  sur  la  face  inférieure.  Vu  ven- 
tralement,  le  muscle  a  ainsi  la  forme  d'un  losange,  dont  les  côtés 
antérieurs  sont  formés  par  l'échancrure  des  os  dentaux  et  les 
côtés  postérieurs  par  l'inscription  tendineuse.  Chez  les  autres 
Poissons  osseux,  le  muscle  intermandibulaire  est  séparé  com- 
plètement du  génio-hyoïdien;  les  insertions  de  ce  dernier  ne 
font  que  passer  au-dessus  et  au-dessous  des  siennes. 


28  MARC   JUGE. 

L'innervation  a  lieu  par  un  rameau  (fig.  9,  rim)  de  la 
branche  niandibulaire  interne  du  trijumeau;  les  rameaux  du 
tronc  hyoïdeo-mandibulaire  (facial)  y  restent  sûrement  étran- 
gers (voir  p.  77  et  78). 

2.  Génio-hyoïdien  (fig.  9,  Gh). 

Il  présente  également  des  particularités  intéressantes.  C'est 
une  masse  musculaire  considérable  remplissant  l'espace  entre 
l'arc  hyoïdien  et  la  mâchoire  inférieure  et  recouverte  inférieu- 
rement  par  la  peau.  Les  muscles  des  deux  côtés  viennent  se  ren- 
contrer médialement  en  avant. 

Le  génio-hyoïdien  prend  naissance  sur  la  région  inférieure 
et  postérieure  de  la  face  latérale  du  cérato-hyal  (Chy)  et  sur 
une  petite  partie  de  l'épihyal  (  Ehy),  soit  sur  la  région  située  en 
avant  de  la  base  des  rayons  branchiostèges  9  à  14.  A  son  ori- 
gine, le  muscle  est  assez  épais,  mais  en  avant,  il  devient  en 
même  temps  plus  mince  et  plus  large  ;  il  se  réunit  sur  la  ligne 
médiane  avec  son  congénère  de  l'autre  côté,  et  cette  place  est 
indiquée  par  une  étroite  inscription  tendineuse,  visible  sur  les 
deux  faces. 

Le  muscle  conserve  sa  plus  grande  épaisseur  à  son  bord 
latéral,  par  lequel  il  s'insère  en  avant,  sans  former  de  tendon, 
contre  le  bord  inférieur  du  dental.  Il  s'amincit  rapidement  dans 
la  direction  latéro-médiale  et  constitue  alors  une  lame  mince 
recouvrant  ventralement  le  muscle  hyo-hyoïdien  inférieur.  Son 
bord  médial  est  libre  et,  se  continuant  avec  celui  de  son  con- 
génère, donne  lieu  à  une  courbe  en  forme  de  cintre.  Celle-ci  est 
visible  de  l'extérieur,  parce  que  la  peau  se  replie  autour  du 
bord  médial  pour  former  au-dessus  du  muscle  un  cul-de-sac 
assez  profond.  Ce  dernier  est  relié  en  avant,  par  une  membrane 
fibreuse,  avec  le  fond  du  repli  membraneux  qui  forme  un  sillon 
du  plancher  buccal  contre  la  face  interne  du  dental. 


RECHERCHES   SUR  LE   SILURUS   GLANIS.  29 

Le  génio-hyoïdien  du  Silure  est  innervé  par  un  fort  rameau 
de  la  branche  mandibulaire  interne  du  trijumeau  (fig.  9,  c;  voir 
p.  77,  78,  89). 

Voici,  d'après  Vetter  (48,  p.  515),  l'action  de  ce  muscle  : 
«  Lorsque  l'extrémité  inférieure  de  l'arc  hyoïdien  est  fixée,  soit 
tirée  en  arrière  par  contraction  du  coraco-hyoïdien,  le  génio- 
hyoïdien  transmet  ce  mouvement  en  l'amplifiant  à  la  mâchoire 
inférieure,  il  agira  donc  essentiellement  comme  rétracteur  de 
celle-ci...  Mais  si  la  mâchoire  est  fixée  par  l'adducteur  mandi- 
bulaire, le  génio-hyoïdien  tirera  en  avant  les  extrémités  ven- 
trales de  l'arc  hyoïdien  et  de  tous  les  arcs  branchiaux,  étendra 
la  langue  et  élargira  la  fente  branchiale  par  en  bas.  » 

3.  Hyo-liyoïdien  (fig.  9,  Rh). 

Ce  muscle  comprend  deux  parties  bien  distinctes,  quoique 
incomplètement  indépendantes  l'une  de  l'autre.  L'une,  le  hyo- 
hyoïdien  supérieur,  est  le  muscle  de  la  membrane  branchio- 
stège,  l'autre,  le  hyo-hyoïdien  inférieur,  ou  hyo-hyoïdien  pro- 
prement dit,  offre,  chez  le  Silure,  une  extension  et  une  situation 
particulières. 

Le  hyo-hyoïdien  supérieur  (Hhs)  a  son  origine  (fig.  5,  Hhso) 
sur  la  face  interne  de  l'opercule  (Op) ,  où  elle  s'avance  assez  haut, 
jusqu'à  quelque  distance  de  l'insertion  de  l'adducteur  opercu- 
laire,  puis  sur  la  région  postérieure  de  l'interopercule  (lop).  Il 
forme  alors  une  couche  mince,  très  étalée,  dirigée  en  avant  et 
en  bas  sur  les  rayons  branchiostèges.  Ses  fibres  cessent  d'être 
continues,  elles  sont  divisées  par  ceux-ci  en  segments,  qui  s'at- 
tachent au  bord  antérieur  d'un  rayon  et  au  bord  postérieur  du 
précédent.  Le  muscle  est  cependant  étendu  sur  toute  la  largeur 
de  la  membrane  (fig.  9,  Hhs).  Du  côté  médial,  il  devient  un 
peu  plus  épais  ;  en  avant  du  premier  rayon,  les  fibres  ont  une 
direction  longitudinale  et  constituent  un  prolongement  trian- 


30  MARC    JUGE. 

gulaire  qui  va  s'insérer  sur  la  partie  antérieure  du  cérato-hyal, 
au  moyen  d'une  lan\e  tendineuse  formée  par  sa  couche  supé- 
rieure. Les  fibres  périphériques,  soit  la  couche  inférieure  de 
ce  prolongement  triangulaire,  arrivent  contre  le  hyo-hyoïdien 
inférieur,  à  peu  près  au  niveau  du  tiers  antérieur  du  premier 
rayon,  s'infléchissent  médialement  et  ne  peuvent  plus  être  dis- 
tinguées de  ce  dernier  muscle;  elles  se  réunissent  médialement 
avec  celles  de  l'autre  côté  par  l'intermédiaire  d'une  mince 
inscription  tendineuse. 

Le  hyo-hyoïdien  inférieur  (Hhi)  n'est  pas  une  simple  conti- 
nuation du  précédent,  comme  Vetter  l'a  indiqué  pour  d'autres 
Poissons.  Il  est  beaucoup  plus  considérable  que  chez  ceux-ci,  a 
une  origine  parfaitement  distincte,  et  s'étend  sur  la  face  infé- 
rieure (externe)  de  l'arc  hyoïdien. 

Son  origine  est  très  étendue  ;  elle  commence  en  arrière  sur 
l'extrémité  antérieure  et  le  bord  supérieur  de  l'épihyal,  se  pro- 
longe en  avant,  d'une  part,  sur  le  bord  supérieur  du  long  céra- 
to-hyal, d'autre  part,  en  bas  sur  la  face  externe  de  répihyal,le 
long  de  la  suture  de  cet  os  avec  le  cérato-hyal;  elle  n'atteint 
pas  la  base  des  rayons  branchiostèges  postérieurs  ',  mais  en  est 
séparée  par  l'origine  du  génio-hyoïdien.  Elle  se  continue  donc 
en  avant  de  cette  dernière,  sur  la  partie  postérieure  du  cérato- 
hyal,  et  parvient  à  la  base  du  neuvième  rayon  à  côté  de  l'ori- 
gine du  génio-hyoïdien,  de  laquelle  on  ne  peut  la  séparer  exac- 
tement ;  elle  s'étend,  plus  en  avant  encore,  sur  la  face  inférieure 
des  huit  premiers  rayons  branchiostèges,  dont  elle  recouvre  la 
base  et  une  partie  qui  va  en  augmentant  des  rayons  posté- 
rieurs vers  les  antérieurs.  Elle  atteint  entin  le  premier  rayon 
dont  elle  recouvre  tout  le  tiers  antérieur. 

Toutes  les  fibres  naissant  sur  le  bord  supérieur  de  Tépiliyal 


^  Les  deux  derniers  rayons  sont  fixés  sur  l'épihyal;  tous  les  autres,  au  nombre 
de  treize,  sur  les  deux  tiers  postérieurs  du  cérato-hyal. 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  31 

et  du  cérato-hyal  descendent  sur  la  face  externe  de  ces  os,  mais 
elles  vont  moins  en  avant  que  ceux-ci  et  croisent  par  conséquent 
leur  direction  sous  un  angle  aigu.  Celles  qui  naissent  sur  la  face 
externe  de  Tare  hyoïdien  et  sur  la  base  des  rayons  brancliio- 
stèges  ont  une  direction  parallèle  aux  autres  ;  en  avant  du  pre- 
mier rayon  vient  s'ajouter  à  elles  le  faible  contingent  des  fibres 
superticielles  du  hyo-hyoïdien  supérieur. 

Eu  résumé,  tout  le  bord  inférieur  (médial)  du  muscle  est 
attaché  soit  sur  la  face  externe  de  l'arc,  soit  sur  la  base  des 
rayons  branchiostèges,  et  tout  le  bord  supérieur  (latéral)  sur  le 
bord  supérieur  du  cérato-hyal,  sauf  une  petite  partie  antérieure 
située  sur  riiypobranchial  et  dont  nous  allons  parler  bientôt  au 
sujet  de  l'insertion. 

En  avant,  le  muscle  devient  un  peu  moins  large,  mais  conserve 
la  même  épaisseur  ;  ses  fibres  prennent  une  direction  transver- 
sale et  il  se  réunit  alors  sur  la  ligne  médiane  avec  son  congénère 
de  l'autre  côté.  Une  inscription  tendineuse  mince  se  trouve  seu- 
lement dans  la  région  postérieure  de  la  ligne  de  réunion,  dans 
celle  où  le  contingent  d'éléments  du  muscle  hyo-hyoïdien  supé- 
rieur vient  se  joindre  au  hyo-hyoïdien  inférieur;  en  avant,  il  y  a 
passage  complet  des  fibres  d'un  côté  à  l'autre. 

Pour  l'insertion  sur  des  parties  osseuses,  il  y  a  un  tendon 
rubané  (Hliit),  que  l'on  voit  sortir  du  bord  antérieur  du  muscle. 
Il  se  dirige  eu  avant  et  descend  sur  le  bord  antérieur  de  l'hypo- 
hyal  inférieur  sur  lequel  il  s'attache,  très  près  de  la  ligne 
médiane. 

Ce  tendon  ne  peut  pas  être  le  prolongement  de  la  partie  du 
muscle  dont  il  sort,  car  la  direction  des  fibres  lui  est  alors  pres- 
que perpendiculaire.  Lorsqu'on  coupe  ces  fibres,  on  voit  que  le 
tendon  traverse  toute  la  partie  antérieure  du  muscle  et  que,  en 
arrière,  il  forme  une  lame  tendineuse  médiane,  d'où  part  aussi 
le  tendon  destiné  à  l'autre  côté.  La  lame  tendineuse  médiane  est 
horizontale;  elle  commence  à  l'intérieur  de  la  masse  muscu- 


32  MARC    JUGE. 

laire  même,  sur  l'inscription  tendineuse  dont  on  vient  de  parler 
et  qui  représente  une  mince  lame  verticale,  peu  élevée. 

D'après  ce  qui  a  été  dit  plus  haut,  il  est  facile  de  voir  que 
rinscription  tendineuse  est  surtout  formée  par  le  contingent  de 
fibres  du  hyo-hyoïdien  supérieur  qui  vient  s'adjoindre  au  hyo- 
hyoïdien  inférieur  et  que,  par  conséquent,  la  lame  tendineuse 
appartient  en  partie  au  muscle  hyo-hyoïdien  supérieur.  Mais  il 
est  certain  qu'elle  dépend  aussi  du  muscle  liyo-hyoïdien  infé- 
rieur, car,  dans  la  masse  de  celui-ci,  dans  sa  région  médiale^ 
apparaissent  des  filets  tendineux  qui  viennent  s'unir  à  l'inscrip- 
tion tendineuse  médiane,  en  produisant  une  sorte  de  nœud.  C'est 
de  ce  nœud  que  part  la  lame  tendineuse  médiane,  divisée  bientôt 
après  en  deux  tendons,  et  dont  l'insertion  a  été  déjà  expliquée. 

On  peut  ajouter  qu'il  se  sépare  de  chacun  de  ces  tendons  un 
faible  cordon  médial  {Hhit),  qui  va  s'insérer  de  l'autre  côté, 
quelquefois  au  même  point  que  le  tendon  symétrique,  d'autre 
fois,  un  peu  médialement  par  rapport  à  celui-ci.  Cette  dispo- 
sition rappelle  tout  à  fait,  en  petit,  celle  décrite  et  figurée  par 
Vetter  pour  le  muscle  hyo-hyoïdien  inférieur  chez  le  Brochet 
(48,  p.  516,  PI.  3,  fig.  10,  Hhi,  et  HhiJ.  Enfin,  par  son  apo- 
névrose, le  muscle  est  encore  attaché  an  bord  antérieur  de  l'hy- 
pohyal  et  à  la  membrane  formant  le  plancher  buccal  antérieur. 

L'innervation  des  deux  muscles  a  lieu  par  le  nerf  hyoïdien 
(hy)  ou  branche  postérieure  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire 
(facial).  Le  muscle  supérieur  reçoit  un  grand  nombre  de  rameaux 
latéraux  fournis  par  le  nerf  alors  qu'il  passe  sur  la  face  supérieure 
de  la  membrane  branchiostège,  tandis  que  le  hyo-hyoïdien  in- 
férieur reçoit  la  branche  terminale  du  nerf,  qui  traverse  entre 
le  sixième  et  le  septième  rayon  et  pénètre  donc  immédiatement 
dans  le  muscle  (v.  page  87  et  88). 

L'action  du  premier  muscle  est  de  rapprocher  les  rayons 
branchiostèges  les  uns  des  autres  et  de  l'opercule  et,  par  consé- 
quent, de  contribuer  à  l'ouverture  de  la  fente  branchiale;  le 


RECHERCHES    SUR   LE   SILURUS   GLANIS.  33 

second,  comme  l'indique  Vetter,  est  toujours  antagoniste, 
il  écarte  les  rayons  les  uns  des  autres  et  tend  à  rapprocher  l'arc 
hyoïdien  de  la  ligne  médiane,  ce  qui  a  pour  résultat  l'occlu- 
sion par  en  bas  de  la  fente  branchiale. 

Comme  on  le  voit,  le  muscle  hyo-hyoïdien  inférieur  du  Silure 
n'est  pas  un  simple  prolongement  du  muscle  hyo-hyoïdien  supé- 
rieur, «  inclus  dans  la  partie  médiane  de  la  membrane  bran- 
chiostège  »  (Vetter,  p.  516).  Il  a  même  une  origine  très 
étendue  sur  des  parties  osseuses,  et  ne  reçoit  du  hyo-hyoïdien 
qu'un  contingent  de  fibres  insignifiant  auprès  de  sa  masse.  En 
outre,  une  partie  de  son  origine  entoure  celle  du  génio-hyoïdien, 
de  sorte  qu'il  est  difficile  de  dire  où  est  la  limite  des  deux 
muscles.  Au  premier  abord,  il  semble  que  le  génio-hyoïdien 
soit  une  portion  superficielle  d'un  muscle  dont  le  hyo-hyoïdien 
inférieur  serait  la  portion  profonde.  Mais  la  connexion  des  ori- 
gines ne  signifie  rien  par  elle-même,  car  elle  peut  être  secon- 
daire. En  tout  cas,  elle  n'a  lieu  que  du  côté  médial  du  génio- 
hyoïdien  ;  en  avant  et  latéralement,  les  deux  origines  ne  peuvent 
pas  être  confondues.  Enfin,  le  muscle  profond  n'entre  aucune- 
ment en  relation  avec  la  mandibule  ;  son  insertion  est  stricte- 
ment limitée  à  la  pièce  inférieure  de  l'arc  hyoïdien,  ce  qui  le 
caractérise  donc  bien  comme  muscle  hyo-hyoïdien. 

Vetter  a  montré  que  chez  les  Téléostéens  examinés  par  lui, 
une  forte  portion  du  muscle  génio-hyoïdien  (la  partie  posté- 
rieure) serait  innervée  par  le  rameau  terminal  du  nerf  hyoïdien, 
ce  qui  n'a  pas  lieu  chez  le  Silure  (v.  précédemment  et  p.  89). 
Il  est  donc  probable  que  chez  d'autres  Téléostéens  la  connexion 
entre  le  hyo-hyoïdien  inférieur  et  le  génio-hyoïdien  est  plus 
étroite  que  chez  le  Silure,  ou  encore  qu'une  partie  importante 
du  hyo-hyoïdien  inférieur  s'est  adjointe  au  génio-hyoïdien,  et 
alors  le  hyo-hyoïdien  inférieur  de  ces  Téléostéens  ne  serait 
plus  que  le  prolongement  du  supérieur.  Dans  ce  cas,  le  Silure 
aurait  conservé  un  état  plus  primitif. 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1898.  3 


34  MAKC   JUGE. 

Enfin,  on  peut  encore  insister  sur  les  points  suivants  :  le  liyo- 
hyoïdien  du  Silure,  par  son  origine  sur  le  cérato-hyal,  semble 
avoir  conservé  un  état  plus  inférieur  que  celui  des  quatre  Pois- 
sons osseux  étudiés  par  Vetter.  Par  sa  réunion  médiane  avec 
celui  de  l'autre  côté,  il  se  rapproche  de  l'état  de  Barbus,  tandis 
que  par  la  division  du  tendon  médian,  telle  qu'elle  a  été  décrite, 
il  rappelle  l'état  de  Esox,  avec  cette  différence  que  chez  ce  der- 
nier c'est  toute  la  partie  musculeuse  qui  se  divise,  tandis  que 
chez  Silurus,  ce  n'est  qu'une  faible  partie  tendineuse. 

B.  Muscles  des  arcs  branchiaux  et  de  Varc  pharyngien. 
4.  Pharyngo-arcuO'liydidien  (fig.  40,  Pali). 

Le  muscle  que  je  désigne  ainsi  ne  correspond  exactement 
à  aucun  de  ceux  décrits  par  les  auteurs  chez  d'autres  Téléos- 
téens.  Ce  n'est  pas  non  plus  une  formation  nouvelle,  mais  bien 
un  muscle  qui  a  des  liaisons  avec  les  extrémités  ventrales  de 
tous  les  arcs,  depuis  le  pharyngien  inférieur  jusqu'à  l'arc  hyoï- 
dien et  qui  réunit  aussi  chaque  cérato-branchial  (Cbr)  à  l'hypo- 
brauchial  (Hbr)  du  même  arc.  Il  cumule  donc  les  propriétés  des 
obliques  ventraux,  que  Vetter  a  trouvés  sous  des  états  assez 
différents  suivant  les  espèces,  d'un  pharyngo-hyoïdien ,  connu 
jusqu'à  présent  seulement  chez  la  Perche,  et  d'un  pharyngo- 
arcual  qui  présente  un  aspect  très  différent  chez  le  Brochet 
d'une  part,  et  les  Cyprins  d'autre  part,  et  manque  complètement 
chez  la  Perche  (voir  48,  p.  517-521). 

Ce  muscle  est  très  allongé;  il  atteint  sa  plus  forte  épaisseur 
dans  sa  moitié  antérieure  et  il  est  constamment  situé  à  quelque 
distance  de  la  ligne  médiane.  C'est  en  arrière  qu'il  est  le  plus 
éloigné  de  cette  dernière;  il  s'en  rapproche  peu  à  peu  jusqu'au 
niveau  du  cérato-branchial  II,  à  partir  de  là  il  lui  est  presque 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  35 

parallèle.  Sa  face  inférieure  est  recouverte  par  la  muqueuse 
des  arcs,  qui,  dans  cette  région,  porte  encore  des  lamelles 
branchiales. 

En  arrière,  il  commence  par  un  fort  faisceau  semi-tendineux, 
sur  la  partie  horizontale  de  l'os  pharyngien  inférieur,  latérale- 
ment par  rapport  à  l'insertion  du  pharyngo-claviculaire  externe. 
La  partie  latérale  de  ce  faisceau  va  s'insérer  sur  la  région 
voisine  du  cérato-branchial  IV,  à  son  bord  postérieur;  cette 
partie  est  assez  nettement  délimitée  à  la  surface  du  muscle 
(fig.  10),  mais  on  ne  peut  cependant  la  séparer  que  d'une 
manière  incomplète.  L'autre  partie  du  même  faisceau,  la  plus 
forte,  passe  au-dessous  de  l'origine  du  transverse  pharyngien 
et  se  prolonge  jusqu'à  l'extrémité  antérieure  du  muscle  dont  elle 
constitue  le  bord  médial. 

De  l'extrémité  antérieure  du  cérato-branchial  IV,  part  un 
nouveau  faisceau,  moins  considérable  que  celui  qui  a  son  origine 
sur  le  pharyngien  inférieur.  Il  envoie  une  petite  partie  de  ses 
fibres  à  la  face  postérieure  de  l'apophyse  ventrale  de  l'hypo- 
branchial  III,  tandis  que  le  reste  se  prolonge  jusqu'à  l'extrémité 
antérieure  du  muscle.  Entre  la  crête  ventrale  de  l'hypobran- 
chial  III  et  celle  de  l'hypobranchial  II,  il  y  a  un  court  faisceau, 
étendu  dans  le  prolongement  de  la  partie  insérée  sur  la  face 
postérieure  de  l'hypobranchial  III. 

La  même  disposition  se  répète  pour  les  arcs  situés  en  avant, 
avec  cette  différence  que  le  faisceau  naissant  sur  le  cérato-bran- 
chial envoie  une  partie  de  ses  éléments  s'insérei'  sur  la  crête 
inférieure  de  l'hypobranchial  correspondant.  Les  deux  autres 
parties  correspondent  à  celles  du  faisceau  naissant  sur  le  cérato- 
branchial  IV;  la  plus  faible  va  à  l'hypobranchial  de  l'arc  pré- 
cédent, la  plus  forte  se  prolonge  jusqu'à  l'extrémité  antérieure 
du  muscle.  Enfin,  dans  le  prolongement  des  deux  parties  insérées 
respectivement  sur  l'hypobranchial  d'un  arc  et  sur  l'hypobran- 
chial de  l'arc  précédent  se  trouvent  aussi  des  fibres  qui  vont  se 
fixer  sur  l'hypobranchial  situé  en  avant. 


36  MARC   JUGE. 

Du  cérato-brancllial  I  part  aussi  un  faisceau.  Celui-ci  envoie 
toutes  ses  fibres  au  prolongement  commun  à  tous  les  faisceaux 
d'origine,  qui  forme  alors  un  fort  muscle  s'attachant  en  avant 
par  un  tendon  cylindrique  {Palit)  sur  le  bord  supérieur  et  posté- 
rieur (interne)  de  l'hypohyalj  près  de  la  suture  entre  ce  dernier 
et  le  cérato-hyal. 

Si  nous  comparons  les  diverses  parties  de  ce  muscle  à  des 
muscles  d'autres  Téléostéens,  nous  voyons  que  les  faisceaux 
naissant  sur  les  cérato-branchiaux  correspondent  parfaitement 
aux  obliques  ventraux.  La  partie  de  ces  faisceaux  insérée  sur 
Thypobranchial  du  même  arc  correspond,  chez  le  Brochet, 
à  la  partie  que  Vetter  désigne  par  les  lettres  Ov,  (48,  PI.  13, 
fig.  9)  et  la  partie  insérée  sur  la  pièce  inférieure  de  l'arc 
précédent  à  Ov,.  Il  n'y  a  que  des  différences  peu  importantes; 
ainsi  chez  le  Silure,  le  faisceau  du  cérato- branchial  IV  n'envoie 
pas  de  fibres  à  l'hypobranchial  IV  (ce  qui  s'explique  par  le 
fait  que  le  faisceau  est  séparé  de  ce  dernier  par  le  trans- 
verse pharyngien)  ;  toutes  les  fractions  représentant  les  Ov^ 
sont  charnues  et  non  pas  en  partie  tendineuses  comme  chez 
le  Brochet.  Le  fort  faisceau  naissant  sur  l'os  pharyngien 
inférieur  correspond  au  pharyngo-arcual  du  Brochet  et  des 
Cyprins,  qui  se  divise  aussi  en  deux  parties,  l'une  s'insérant 
sur  le  cérato-branchial  IV,  l'autre  se  réunissant  à  l'oblique 
ventral  du  quatrième  arc  pour  se  fixer  à  l'hypobranchial  III. 
La  seule  différence  est  que,  chez  le  Silure,  cette  dernière  partie 
se  prolonge  plus  en  avant,  jusqu'à  l'insertion  de  l'arc  hyoïdien 
et  rappelle  parfaitement  le  pharyngo-hyoïdien  de  la  Perche 
(v.  CuviER,  PI.  5,n°35). 

La  comparaison  avec  le  Brochet  peut  être  poussée  plus  loin 
encore  en  remarquant,  avec  Vetter,  (p.  518),  que  chez  ce 
Poisson,  les  parties  Ov,  sont  recouvertes  immédiatement  par  la 
couche  relativement  bien  développée  des  muscles  interbran- 
çhiaux,  et  qu'en  avant  elles  passent  même  directement  dans 


RECHERCHES   SUR   LE   8ILURUS   GLANIS.  37 

ceux-ci.  Chez  le  Silure,  ces  muscles  interbranchiaux  sont  évi- 
demment représentés  par  les  faisceaux  étendus  entre  les  liypo- 
branchiaux  consécutifs,  et  que  j'ai  considérés  comme  des  pro- 
longements de  ce  qui  correspond  aux  obliques  ventraux.  En 
outre,  le  Brochet  possède  une  couche  musculaire  médiane 
étendue  au-dessous  de  la  deuxième  et  de  la  troisième  copule 
(Vetter,  ûg.  9,  x).  Vetter  en  trouvait  la  signification  énig- 
matique,  mais  il  pensait  que  ce  pouvait  être  une  différenciation 
des  obliques  voisins.  Chez  le  Silure,  cette  couche  n'est  pas  mé- 
diane, elle  est  moins  étalée,  mais  plus  épaisse  et  unie  au  pro- 
longement du  faisceau  naissant  sur  l'os  pharyngien  inférieur 
pour  constituer  la  plus  forte  partie  du  muscle  pharyngo-arcuo- 
hyoïdien,  insérée  sur  l'hypohyal. 

La  comparaison  avec  trois  catégories  de  muscles  est  donc 
bien  justifiée.  Les  différences  qui  se  présentent  n'ont  qu'une 
faible  valeur;  ce  sont  des  variations  secondaires  dans  le  nombre 
et  le  volume,  comme  celles  qui  ont  été  indiquées  plus  haut,  ou 
dans  l'insertion  :  par  exemple  le  pharyngo-hyoïdien  très  volumi- 
neux de  la  Perche  est  fixé  sur  Turo-hyal,  tandis  que  le  faisceau 
correspondant  du  Silure  a  son  insertion  avec  les  autres  faisceaux 
sur  riiypohyal.  Les  différentes  parties  du  muscle,  si  elles  peu- 
vent être  ainsi  comparées  à  des  muscles  distincts  chez  d'autres 
Poissons,  n'en  sont  pas  moins  en  étroite  connexion  les  unes 
avec  les  autres,  et  jamais  la  séparation  complète  ne  peut  s'effec- 
tuer naturellement.  Même  les  faisceaux  d'origine  sont  très  vite 
fusionnés  d'une  manière  complète  avec  la  masse  commune. 

L'innervation  se  fait  par  les  prolongements  des  rameaux 
branchiaux  du  glosso-pharyngien  et  du  vague  (fig.  10,  rbg,  rbv). 
L'introduction  de  filets  de  la  branche  pharyngienne  inférieure 
dans  le  faisceau  pharyngo-arcual  naissant  sur  l'os  pharyngien 
inférieur  n'a  pu  être  constatée  d'une  manière  absolument  cer- 
taine, à  cause  de  la  proximité  des  deux  pharyngo-claviculaires 
et   du  transverse  pharyngien.   Elle    est  cependant  très  pro- 


38  MARC   JUGE. 

bable  ;  plusieurs  filets  traversant  ces  derniers  ou  passant  à  leur 
surface  ont  pu  être  suivis  jusque  sur  le  muscle. 

Ce  muscle  tire  l'appareil  branchial  en  avant,  en  compri- 
mant les  uns  contre  les  autres  tous  les  arcs,  y  compris  l'arc 
pharyngien  incomplet. 

5.  Transverse  ventral  (fig.  10,  Tv). 

Muscle  court,  épais,  naissant  sur  l'extrémité  ventrale  du 
cérato-branchialIV,sur  sa  face  inférieure  et  médiale,mais  rece- 
vant aussi  un  faisceau  postérieur  de  la  partie  du  pharyngo- 
arcuo-hyoïdien  qui  naît  sur  l'os  pharyngien  inférieur.  Les  fibres 
sont  parfaitement  transversales  et  se  fixent  sur  le  cérato-bran- 
chial  IV  de  l'autre  côté.  Seul,  le  faisceau  venant  de  l'os  pha- 
ryngien va  d'abord  d'arrière  en  avant  contre  la  face  latérale 
du  pharyngo-claviculaire  externe,  puis  s'infléchit  médialement 
devant  le  bord  antérieur  de  celui-ci;  à  partir  de  là,  il  est  tout 
à  fait  transversal.  Ce  faisceau  ne  représente  qu'une  très  faible 
partie  du  transverse  ventral  dont  on  peut,  du  reste,  le  séparer 
facilement.  Je  dois  ajouter  qu'il  a  été  observé  sur  un  gros 
exemplaire,  et  qu'il  n'a  pas  été  trouvé  sur  un  individu  plus  petit 
(fig.  10). 

L'innervation  a  lieu  par  un  filet  terminal  de  la  branche  pos- 
térieure du  troisième  tronc  branchial  ou  nerf  antérieur  du  qua- 
trième arc. 

Ce  muscle  rapproche  de  la  médiane  les  deux  cérato-bran- 
chiaux  IV.  Il  dilate  les  interstices  entre  les  arcs  ;  c'est  donc  un 
antagoniste  du  muscle  précédent. 

6.  Pharyngien  transverse  (fig.  10,  Pht). 

Il  naît  sur  la  face  inférieure  de  l'arc  pharyngien  incomplet, 
à  peu  près  sur   son  tiers  antérieur.   Ses  fibres  sont   dirigées 


RECHERCHES   SUR  LE   SILURUS   GLANI8.  39 

obliquement  en  avant  et  médialement,  et  se  réunissent  avec 
celles  de  l'autre  côté  sur  la  ligne  médiane  en  formant,  au 
moins  en  avant,  une  inscription  tendineuse.  C'est  donc  une  couche 
musculaire  étendue.  Elle  est  plus  épaisse  dans  la  partie  anté- 
rieure que  dans  la  partie  postérieure  ;  sa  face  inférieure  forme  le 
plafond  de  la  cavité  oii  est  logé  le  cœur  et  son  bord  latéral  est 
longé  ventralement  par  le  pharyngo-claviculaire  interne. 
En  arrière,  le  pharyngien  transverse  touche  au  constricteur  du 
pharynx  (Qj/i),  qui  ne  s'en  distingue  que  par  la  direction  moins 
oblique  de  ses  fibres. 

Le  pharyngien  transverse  est  innervé  pai  un  rameau  de  la 
branche  pharyngienne  inférieure  du  vague  ;  ce  rameau  envoie 
probablement  aussi  quelques  filets  dans  la  partie  postérieure 
(pharyngo-arcuale)  du  pharyngo-arcuo-hyoidien. 

L'action  de  ce  muscle,  renforcée  par  celle  du  transverse  ventral 
et  des  muscles  dorsaux  dont  il  a  été  question  plus  haut,  consiste 
à  écarter  les  arcs  branchiaux  les  uns  des  autres  en  tirant  média- 
lement l'os  pharyngien  inférieur. 

7.  Pharijyigo-daviculaires  (tig.  10,  Pce  et  Pcï). 

Le  'pliaryngo-claviculaire  externe  prerd  naissance  sur  la 
face  supérieure  de  la  clavicule,  du  côté  latéral,  à  peu  près  au 
tiers  antérieur  de  la  partie  ventrale  de  cet  os.  Son  origine  {Pceo) 
est  enchâssée  entre  les  fibres  du  sterno-hyoïdien,  qui  naissent 
aussi  sur  la  face  supérieure  de  la  clavicule.  Il  se  dirige  en 
haut,  un  peu  médialement  et  en  avant  ;  sa  face  médiale  forme 
une  partie  de  la  paroi  latérale  de  la  cavité  logeant  le  cœur. 
L'insertion  (Pcei),  par  un  tendon  court,  mais  épais,  a  lieu  sur 
la  face  inférieure  de  l'os  pharyngien  inférieur,  vers  le  bord 
latéral,  entre  l'origine  du  transverse  pharyngien  et  celle  du 
pharyngo-arcuo-hyoidien. 

Ce  muscle  tire  l'arc  pharyngien  en  bas  et  légèrement  en  arrière. 


40  MARC   JUGE. 

luQ phari/ngo-claviculaire  interne  est  aussi  un  muscle  puissant  ; 
il  est  moins  épais  et  plus  long  que  l'externe.  Son  origine  est 
aussi  sur  la  face  supérieure  de  l'os  claviculaire,  mais  plutôt  du 
côté  du  bord  médial,  plus  en  arrière  et  plus  haut  que  celle  du 
muscle  précédent,  soit  environ  au  tiers  postérieur  de  la  partie 
ventrale  de  l'os.  Il  commence  par  un  mince  ruban  tendineux 
occupant  à  peu  près  le  quart  de  la  longueur  totale  du  muscle  ; 
il  va  en  avant  et  un  peu  médialement,  en  s'éievant  faiblement. 
Sa  face  supérieure  recouvre  ventralement  le  bord  latéral,  c'est- 
à-dire  l'insertion  du  trans verse  pharyngien;  sa  face  inférieure 
forme,  en  partie,  le  plafond  de  la  cavité  logeant  le  cœur.  En 
avant,  il  croise  médialement  l'extrémité  supérieure  du  pharyngo- 
claviculaire  interne  et  passe  alors  au-dessous  du  bord  antérieur 
du  transverse  pharyngien  et  au-dessus  du  bord  postérieur  du 
transverse  ventral  et,  se  prolongeant  un  peu  sur  la  face  dorsale 
de  ce  dernier,  il  s'insère  sur  l'extrémité  antérieure  de  l'os  pha- 
ryngien inférieur.  L'insertion  semi-tendineuse  {Pcii)  se  trouve 
devant  celle  du  muscle  externe  et  plus  médialement;  elle  est 
très  rapprochée  de  celle  du  congénère  symétrique^  mais  n'entre 
pas  en  contact  avec  elle. 

Ce  muscle  tire  l'arc  pharyngien,  et  par  conséquent  les  arcs 
branchiaux,  en  arrière  et  un  peu  en  bas,  aidé  dans  cette  action 
par  des  muscles  dorsaux  qui  tirent  l'appareil  en  arrière  en 
l'élevant  un  peu.  Il  fonctionne  donc  comme  antagoniste  princi- 
pal du  pharyngo-arcuo-hyoïdien. 

Les  pharyngo-claviculaires  du  Silure  ne  sont  sûrement  pas 
innervés  par  la  branche  antérieure  du  nerf  occipital  comme 
M.  FuRBRiNGER  (99)  et  Mac  Murrich  (72)  l'indiquent  pour 
d'autres  Poissons  osseux,  mais  bien  comme  Vetter  l'a  trouvé 
pour  Esox  et  Perça,  par  la  branche  pharyngienne  inférieure 
(fig.  3,4,10,  phi).  Dans  l'exemplaire  que  j'ai  sous  les  yeux,  le 
rameau  principal  de  la  branche,  après  émission  des  rameaux  pour 
la  muqueuse  du  pharynx,  pour  le  transverse  pharyngien  et  pro- 


RECHERCHES   SUR   LE   8ILURUS   GLANIS.  41 

bablemeiit  aussi  pour  la  partie  postérieure  du  pharyngo-arcuo- 
hyoïdien,  pénètre  dans  le  muscle  interne,  vers  le  milieu  de  sa 
longueur,  à  son  bord  médial  (supérieur).  Il  s'avance  horizontale- 
ment dans  le  muscle  en  lui  abandonnant  des  filets,  en  sort  plus 
loin,  à  son  bord  latéral  (inférieur),  un  peu  en  avant  du  point  où 
ce  dernier  croise  le  bord  postérieur  du  pharyngo-claviculaire 
externe,  pénètre  dans  ce  muscle  par  sa  face  médiale  et  s'y  ra- 
mifie. Le  rameau  décrit  ici  ne  semble  pas  avoir  de  relations 
assez  étroites  et  nombreuses  avec  des  rameaux  dépendant  du 
nerf  occipital  ou  des  premiers  nerfs  spinaux,  pour  que  l'on 
puisse  douter  de  son  origine. 

Il  reste  inexpliqué  que  ces  deux  muscles,  qui  semblent  pré- 
senter une  grande  constance  parmi  les  Téléostéens,  soient 
innervés  tantôt  par  la  branche  antérieure  du  dernier  nerf  crâ- 
nien, tantôt  par  la  branche  pharyngienne  inférieure  du  nerf 
vague  ;  mais  l'existence  de  ces  deux  modes  d'innervation  sem- 
ble d'autant  plus  probable  que,  si  Vetter  a  trouvé  le  premier 
chez  Esox  et  Perça,  il  a  trouvé  le  second  chez  Ct/prinus,  au 
moins  pour  une  partie  du  muscle  interne  (48,  p.  524). 

V.  Musculature  longitudinale  ventrale 
1.  Sterno-hyoïdien   (PI.  3,  fig.  10,  Sth). 

C'est,  chez  les  Téléostéens,  le  seul  représentant  de  la  muscu- 
lature longitudinale  ventrale.  Chez  le  Silure,  il  est  très  épais  en 
arrière  et  naît  presque  exclusivement  sur  la  face  supérieure  de 
la  partie  ventrale  de  la  clavicule.  L'origine  (Stho)  commence  un 
peu  plus  en  avant  que  celle  du  pharyngo-claviculaire  interne, 
mais  vers  le  bord  latéral,  et  occupe,  jusqu'à  l'extrémité  anté- 
rieure, la  surface  de  l'os  tournée  latéralement.  Le  muscle  ven- 
tro-latéral  du  tronc  se  fixe  sur  la  face  inférieure  de  la  partie 
ventrale  de  Tos  claviculaire,  et  il  n'y  a  qu'une  mince  couche 


42  MARC   JUGE. 

superficielle  de  ses  fibres  qui  passe  sous  le  bord  inférieur  de 
l'os  pour  s'ajouter  au  sterno-liyoïdien. 

Le  muscle  a  la  forme  d'une  pyramide  à  trois  faces,  une  des 
faces  est  couverte  par  la  muqueuse  de  la  cavité  branchiale,  une 
autre  par  la  peau  de  la  face  ventrale,  et  la  troisième  est  appliquée 
contre  le  muscle  congénère  symétrique  dont  elle  n'est  séparée 
que  par  son  fascia.  En  avant,  la  face  médiale  forme  une  lame 
tendineuse  qui  s'insère  sur  la  crête  sagittale  de  la  face  supé- 
rieure de  l'uro-hyal  (os  hyoïde);  en  outre,  le  muscle,  sans  for- 
mer de  tendon  distinct,  s'attache  par  sa  pointe  sur  l'uro-hyal 
(Uhy)  dans  l'angle  formé  par  la  face  supérieure  et  la  crête 
verticale  de  cet  os.  En  avant,  l'os  lui-même  est  solidement  réuni 
à  l'hypohyal  par  deux  forts  ligaments  cylindriques  (LUhy)  qui 
se  touchent  médialement. 

Le  sterno-hyoïdien  est  pourvu  par  le  rameau  hypoglosse 
frhpg)  ou  branche  antérieure  d'un  nerf  formé  par  le  nerf  occi- 
pital et  une  partie  du  premier  nerf  spinal  et  qui  se  bifurque 
vers  le  bord  latéral  inférieur  du  pharynx.  Il  tire  l'os  hyoïde  et 
la  mandibule  en  arrière  et  fonctionne  donc  comme  antagoniste 
de  l'adducteur  mandibulaire. 

VL  Musculature  céphalo-scapulaire 

Il  n'y  a  pas  de  muscle  spécial  indépendant,  reliant  le  crâne  à 
la  ceinture  scapulaire  ou  à  l'épine  dorsale. 

Jaquet  mentionne  et  représente,  dans  sa  monographie  de  la 
Perche  (90,  p.  507,  fig.  208,  oc)  un  occipito-claviculaire 
«  entre  l'occiput,  le  pharyngien  supérieur  et  la  ceinture  scapu- 
laire ».  Ce  muscle  doit  correspondre  à  ce  que  Cuvier(7,  p.  288, 
PL  V,  y)  a  indiqué  comme  «  lambeau  »  du  muscle  latéral  du  tronc, 
partant  de  la  première  côte  et  allant  jusqu'à  l'os  mastoïdien. 

Chez  le  Silure,  nous  trouvons  un  muscle  indépendant 
dans  la  même  situation,   semble-t-il,  que  ce  muscle  occipito- 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANIS.  43 

claviculaire,  mais  sans  relation  avec  le  pharyngien  supérieur, 
ni  avec  la  région  occipitale  proprement  dite.  Son  origine  s'étend 
sur  la  face  inférieure  du  supra-claviculaire  (fig.  1,  2,  5,  Se),  os 
qui  s'appuie,  en  avant  et  en  haut,  sur  l'angle  postéro-latéral  du 
crâne,  soit  sur  l'exoccipital  (Exo)  et  s'articule  en  arrière  avec  l'ex- 
trémité supérieure  de  la  clavicule  (Cl)  ;  quelques  fibres  sont  par- 
fois repoussées  jusque  sur  la  partie  voisine  de  l'exoccipital,  mais 
cette  extension  n'est  probablement  que  secondaire. 

L'insertion  se  trouve  sur  la  partie  supérieure  de  la  clavicule, 
à  sa  face  antérieure,  et  va  environ  jusqu'à  la  moitié  delà  distance 
entre  l'extrémité  dorsale  de  cet  os  et  son  articulation  avec  la 
pectorale. 

Ce  muscle  doit  élever  l'os  claviculaire  en  le  tirant  en 
avant  et  médialement.  Il  n'a  pas  son  origine  sur  le  crâne  et  ne 
peut  être  compté  comme  partie  de  la  musculature  céphahque; 
il  appartient  exclusivement  à  la  musculature  scapulaire  et  mé- 
riterait mieuxle  nom  d'élévateur  claviculaire.  Cependant,  il  nous 
à  semblé  utile  de  le  mentionner  ici,  car  il  est  innervé  par  un 
rameau  sortant  du  tronc  pharyngo-intestinal  du  vague.  Il  est 
partiellement  visible  dans  la  figure  5  (PI.  3,  £Jc). 

l.  Prolongement  du  muscle  dorso-latéral  (fig.  5,  Mdl). 

La  seule  partie  musculaire  reliant  le  tronc  au  crâne  est  le 
prolongement  antérieur  du  muscle  latéral.  Ce  prolongement  est 
constitué,  en  majeure  partie,  par  la  portion  dorsale,  mais  il  s'y 
ajoute  un  faisceau  venant  de  la  partie  ventrale.  Des  explica- 
tions précises  seront  données  plus  tard  sur  cette  musculature, 
à  propos  du  trajet  des  nerfs. 

Il  suffira  de  remarquer,  pour  le  moment,  que  cette  masse 
musculaire  est  très  considérable,  qu'elle  est  paire  jusqu'à  sa 
partie  antérieure,  c'est-à-dire  que  les  deux  parties  symétriques 
se  touchent  par  leur  fascia,  sans  se   fusionner.  Elle  recouvre 


44  MARC    JUOE. 

toute  la  moitié  postérieure  du  couvercle  crânien,  où  elle  s'avance 
sur  le  commencement  du  frontal  principal  jusqu'à  une  ligne  en 
relief  indiquée  dans  la  figure  2  comme  ligne  nucale  (  Ln). 

Ce  muscle  tire  la  tête  à  droite  ou  à  gauche  et  un  peu  en 
haut,  mais  ce  dernier  mouvement  ne  peut  être  qu^ excessivement 
faible,  vu  la  connexion  entre  les  premières  vertèbres  et  entre  la 
crête  occipitale  et  l'arc  supérieur  des  deuxième  et  troisième  ver- 
tèbres réunies. 

L'innervation  a  lieu  par  les  premiers  nerfs  spinaux. 

NERFS  CÉRÉBRAUX 

La  bibliographie  concernant  les  nerfs  cérébraux  des  Poissons 
€st  très  vaste;  nous  n'en  donnerons  pas  ici  un  aperçu  général, 
c  e  serait  un  long  exposé  dont  on  ne  pourrait  retirer  qu'un  faible 
profit.  Nous  traiterons  les  nerfs  crâniens  du  Silure  dans  l'ordre 
suivant  et  nous  donnerons  les  indications  de  la  littérature  au 
fur  et  à  mesure,  dans  tous  les  cas  où  elles  pourront  être  utiles. 

L  —  Nerf  olfactif. 

IL  —  Nerf  optique. 
IIL  —  Nerfs  oculo-moteurs. 
IV.  —  Nerfs  trijumeau  et  facial. 

V.  —  Nerf  acoustique. 
VI.  —  Nerfs  glosso-pharyngien  et  vague. 
VII.  —  Nerf  occipital. 

I.  Nerf  olfactif 

(PI.  2,  fig.  4,  iiol.) 

On  sait  depuis  longtemps  que  le  nerf  olfactif  des  Poissons  se 
présente  sous  deux  formes.  Tantôt  il  sort  d'un  lobe  ou  bulbe 
olfactif  situé  en  avant  du  prosencéphale  et  traverse  la  cavité 
orbitaire,  tantôt  il  sort  d'un  bulbe  olfactif  placé  à  l'entrée  de 
la  fosse  nasale  et  relié  au  cerveau  par  un  pédoncule  plus  ou 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS   GLANIS.  45 

moins  long,  que  Gegenbaur  (35)  et  Sagemehl  (63)  ont  appelé 
tractus  olfactif.  Ce  dernier  auteur  a  montré  que  c'est  le  second 
état  que  l'on  doit  considérer  comme  primitif. 

Le  nerf  olfactif  de  Silurus  glanis  appartient  à  la  deuxième 
forme.  Le  tractus  olfactif  (t  o)  sort  du  prosencéphale  par  un 
faisceau  cylindrique  peu  épais.  D'abord  rapproché  de  la  ligne 
médiane  du  cerveau,  il  s'en  éloigne  bientôt  et  vient  côtoyer  la 
paroi  de  cette  sorte  d'étui  osseux  qui  prolonge  la  cavité  crâ- 
nienne jusqu'à  la  région  rostrale.  Il  parvient  dans  la  partie 
antérieure  de  cet  étui,  laquelle  est  divisée  en  deux  par  une 
cloison  cartilagineuse  médiane  dépendant  de  l'ethmoïde  (vue 
en  section  horizontale  dans  la  fig.  6,  Ceth),  puis  traverse  la 
paroi  pour  pénétrer  dans  la  fosse  nasale  (fig.  3,  4,  6,  N).  A  cet 
endroit,  il  forme  un  renflement  dont  le  diamètre  est  trois  à 
quatre  fois  plus  fort  que  le  sien  et  qui  correspond  au  bulbe 
olfactif  (Stannius,  16,  p.  3  et  4,  Baudelot,  38,  p.  83).  De 
ce  renflement  part  le  nerf  olfactif  proprement  dit,  lequel  est 
excessivement  court  et  se  partage  bientôt  en  deux  ramifications 
placées  l'une  à  côté  de  l'autre,  dans  le  prolongement  du  tractus 
et  dans  l'axe  longitudinal  de  la  fosse  nasale.  De  chacune  des  par- 
ties sortent  de  nombreux  et  courts  filets  destinés  aux  lamelles 
olfactives. 

Le  long  prolongement  de  la  cavité  crânienne  qui  loge  le 
tractus  olfactif  est  limité  en  bas  parle  parasphénoïde  (fig.  1 ,  Ps)^ 
en  haut  par  le  frontal  principal  (Fr)  et  l'ethmoïde  (Eth),  latéra- 
lement par  l'alisphénoïde  (Al)  et  le  préfrontal  (Prf).  Le  tractus 
n'est  qu'une  partie  de  l'organe  central. 

IL  Nerf  optique 

(PI.  2,  fig.  .3,  4,  op.) 

De  même  que  le  tractus  olfactif,  le  tractus  optique  est  très  long. 
Sa  faible  épaisseur  est  en  rapport,  d'une  part  avec  les  dimen- 


46  MARC   JUGE. 

sions  de  l'œil,  placé  en  avant  et  au  bord  latéral  de  la  face  fron- 
tale, d'autre  part  avec  la  grosseur  des  lobes  optiques,  qui  sont 
presque  entièrement  recouverts  par  le  cervelet. 

Les  deux  nerfs  sortent  de  la  face  inférieure  des  lobes  opti- 
ques, à  peu  près  à  la  limite  entre  ceux-ci  et  les  lobes  inférieurs. 
Ils  apparaissent  de  chaque  côté  du  trigonum  fissum  sous  la  forme 
de  deux  petites  saillies  qui  deviennent  bientôt  indépendantes  de 
la  base  du  cerveau.  Les  deux  nerfs  viennent  converger  en  avant 
du  court  pédoncule  de  l'hypophyse  et  se  croisent  en  ce  point, 
de  telle  manière  que  le  nerf  issu  du  lobe  optique  gauche  et  se 
rendant  à  l'œil  droit  passe  sous  le  nerf  issu  du  lobe  optique 
droit.  En  arrière  de  ce  croisement  dans  lequel  il  n'y  a  aucun 
échange  de  fibres,  se  trouve  une  commissure  entre  les  deux 
nerfs,  la  commissure  de  Haller. 

Après  le  croisement,  chaque  nerf  est  d'abord  légèrement  plus 
rapproché  de  la  ligne  médiane  que  le  tractus  olfactif,  mais 
croise  bientôt  celui-ci  pour  venir  longer  la  paroi  de  la  cavité 
crânienne.  Il  sort  du  crâne  par  un  trou  de  la  partie  antérieure 
de  l'alisphénoïde  (PI.  1,  fig.  1,  op).  Son  trajet,  à  partir  de  ce 
point  jusqu'à  l'œil ,  représente  encore  plus  de  la  moitié  du 
trajet  total;  il  est  alors  entouré  d'un  névrilemme  résistant, 
puis,  comme  d'une  seconde  gaîne,  par  les  quatre  muscles  ocu- 
laires droits  prenant  naissance  en  arrière  autour  de  l'orifice  de 
sortie  du  nerf. 

Le  Silure  n'a  pas  de  cavité  orbitaire  proprement  dite.  Depuis 
sa  sortie  du  crâne,  l'optique  est  englobé  dans  une  masse  de 
graisse  qui  enveloppe  aussi  de  nombreux  nerfs  plus  faibles,  des- 
tinés soit  aux  muscles  oculaires,  soit  au  globe  de  l'œil,  soit  à  la 
peau,  et  se  trouve  placé  au-dessus  du  nerf  maxillaire  inférieur, 
entre  le  bord,  médial  de  l'adducteur  mandibulaire  profond  et  la 
face  interne  de  l'élévateur  palatin  (fig.  5,  6).  Il  pénètre  dans  le 
globe  de  l'œil,  un  peu  au-dessus  de  l'axe  de  celui-ci  et  un  peu  de 
côté,  dans  la  direction  du  muscle  droit  interne. 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  47 

III.  Nerfs  oculo-moteurs 

(PI.  2,  fig.  4,  en  rouge.) 

Les  nerfs  de  la  111%  IV^  et  VP  paires  sont  représentés  chez 
le  Silure  par  des  filets  excessivement  ténus. 

Ils  sortent  séparément  du  cerveau.  Le  premier,  VOculo- 
moteur  commun ,  émerge  de  la  moelle  allongée  par  un  seul  fais- 
ceau, immédiatement  derrière  le  lobe  inférieur,  s'infléchit  latéra- 
lement pour  contourner  ce  dernier,  puis  se  dirigeant  en  avant, 
vient  se  placer  contre  le  bord  interne  et  inférieur  du  tronc  du 
trijumeau-facial.  Le  suivant,  le  trochléaire,  est  le  plus  grêle  des 
oculo-moteurs.  Il  sort,  comme  chez  les  autres  Poissons  osseux, 
de  la  partie  postérieure  du  lobe  optique,  c'est-à-dire  du  sillon 
qui  sépare  ce  derniei'  du  cervelet.  Il  se  dirige  obliquement  en 
avant  et  descend  contre  la  face  interne  du  complexe  trijumeau- 
facial  et  là,  il  m'a  paru  s'appliquer  contre  le  nerf  de  la  IIP  paire. 
Il  est  très  fin  et  s'est  brisé  au  moment  où  je  voulais  m'assurer 
de  ce  fait  sur  une  préparation  où  les  deux  autres  nerfs  et  leurs 
ramifications  avaient  été  obtenus  en  entier.  Enfin  VabcUicteur 
ou  nerf  de  la  VP  paire  sort,  également  par  un  faisceau  unique, 
de  la  face  ventrale  de  la  moelle  allongée,  non  loin  de  la  ligne 
médiane,  donc  près  de  son  congénère  de  l'autre  côté.  Il  se  dirige 
en  avant  et  se  place  aussi  contre  le  tronc  du  trijumeau-facial, 
au-dessous  de  l'oculo-moteur  commun. 

Donc,  à  la  face  interne  de  la  partie  intra-cranienne  du  triju- 
meau, on  peut  voir  deux  filets  nerveux  superposés  et  appliqués 
contre  ce  tronc  nerveux,  jusqu'à  une  petite  distance  de  sa  sortie 
du  crâne.  Ils  s'en  séparent  alors,  continuent  à  aller  en  avant  en 
s'éloignant  un  peu  l'un  de  l'autre,  le  plus  faible  étant  placé  légè- 
rement plus  bas  et  plus  médialement.  Ces  deux  filets  quittent 
la  boite  crânienne  par  ^deux  orifices  distincts,  situés  dans  l'ali- 
sphénoïde  (Al)  entre  ceux  du  trijumeau  et  de  l'optique,  plus  bas 


48  MARC    JUGE. 

que  ceux-ci.  Le  trou  antérieur  (fig.  1 ,  om  -|-  tri)  donne  passage 
au  filet  supérieur  formé  très  probablement  par  l'oculo-moteur 
commun  et  le  trochléaire  réunis,  le  postérieur  au  filet  inférieur. 
Les  deux  filets  sont  accompagnés  à  leur  sortie  d'une  gaîne 
résistante  qui  les  rend  difficiles  à  préparer. 

Le  filet  inférieur,  le  plus  mince,  se  rapproche  beaucoup  du 
nerf  optique  et  vient  cheminer  contre  le  bord  latéral  de  celui-ci. 
Il  se  divise  en  deux  parties  d'inégale  grosseur,  qui  pénètrent 
toutes  deux  dans  la  région  moyenne  du  muscle  droit  externe, 
soit  dans  celle  qui  fait  suite  à  la  portion  effilée  et  tendineuse 
fixée  sur  le  crâne.  D'après  sa  distribution,  ce  nerf  est  donc  bien 
l'abducteur  ou  nerf  de  la  IV'^  paire  (fig.  4,  abd). 

Le  filet  supérieur,  quoique  faible,  est  plus  fort  que  le  filet 
inférieur.  A  environ  1  cm.  de  sa  sortie  du  crâne,  il  se  bifurque 
en  un  rameau  supérieur  et  en  un  rameau  inférieur,  qui  vont  se 
diviser  à  leur  tour.  Le  premier  donne  deux  filets  excessivement 
fins,  dont  l'un  se  rend  au  muscle  oblique  supérieur,  près  de  son 
insertion  sur  le  globe  oculaire  et  représente  le  nerf  trochléaire 
(fig.  4,  tri)  l'autre  entre  dans  la  partie  postérieure  du  muscle 
droit  supérieur  et  n'est  qu'une  branche  de  l'oculo-moteur  com- 
mun (omds).  Le  second  rameau  constitue  la  plus  grande  partie 
du  nerf  ocido-moteur  commun  (fig.  4,  om).  Il  est  d'abord  placé 
au-dessus  du  nerf  abducteur,  puis  il  descend  entre  le  nerf  opti- 
que et  le  muscle  abducteur  (c'est  jusqu'à  cet  endroit  qu'il  est 
représenté  dans  la  fig.  4)  et  parvient  ainsi  au-dessus  du  nerf 
optique.  Il  se  divise  alors  en  deux  parties  :  l'une  se  termine 
par  deux  filets  allant  dans  le  muscle  oblique  inférieur  et  le 
muscle  droit  interne,  l'autre  pénètre  dans  la  région  posté- 
rieure du  muscle  droit  inférieur. 

Stannius,  dans  son  ouvrage  fondamental  sur  le  système  ner- 
veux périphérique  des  Poissons  (16),  dit  qu'il  y  a  généralement 
un  nerf  oculo-moteur  pour  les  muscles  droit  supérieur,  droit 
inférieur,  droit  interne  et  oblique  inférieur,  un  trochléaire  pour 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURU8   GLANIS.  49 

l'oblique  supérieur  et  un  abducteur  pour  le  muscle  droit  externe. 
Puis  il  ajoute  quelques  remarques  au  sujet  de  différences  par- 
ticulières à  certaines  espèces,  et  spécialement  au  Silure.  Chez 
ce  Poisson,  il  voit  le  nerf  oculo-moteur  quitter  la  cavité  crâ- 
nienne par  une  ouverture  qui  lui  est  propre  «  tandis  que  les 
fines  racines  des  nerfs  trochléaire  et  abducteur  s'appliquent 
immédiatement  contre  le  nerf  trijumeau,  de  sorte  que  si  l'on  n'a 
pas  recherché  leurs  racines  et  les  points  d'origine  de  celles-ci, 
on  doit  regarder  les  nerfs  se  rendant  aux  muscles  oblique  supé- 
rieur et  droit  externe  comme  des  rameaux  du  R.  primus 
N.  trigemini  »  (branche  ophtalmique). 

Le  résultat  de  nos  observations  diffère  notablement  de  ces 
indications,  mais  tout  porte  à  croire  que  les  rameaux  décrits 
par  Stannius  comme  nerfs  oculo-moteurs  ayant  passé  dans  la 
voie  de  l'ophtalmique  (16,  p.  35)  ne  sont  autre  chose  que  des 
rameaux  de  l'ophtalmique,  qui  se  détachent  déjà  lors  de  son 
passage  à  travers  la  paroi  du  crâne  et  qui  seront  étudiés  plus 
loin  comme  filets  du  rameau  oculo-nasal.  Plusieurs  de  ces  filets 
sont  en  effet  très  fins,  mais  cependant  plus  forts  que  les  moteurs 
oculaires  ;  ils  passent  à  la  surface  des  muscles  de  l'œil  et  sem- 
blent même  parfois  pénétrer  dans  leur  épaisseur.  En  réalité, 
ils  ne  font  qu'adhérer  très  fortement  à  la  périphérie  de  ces 
muscles  et,  arrivés  à  leur  partie  antérieure,  ils  se  replient  en 
arrière  ou  se  prolongent  en  avant  pour  se  distribuer  dans  le 
tégument  situé  autour  de  l'œil  ou  dans  l'enveloppe  de  l'œil.  La 
probabilité  de  cette  erreur  est  rendue  encore  plus  grande  lors- 
qu'on remarque  que  Stannius  n'indique  pas  précisément  s'il  a  pu 
suivre  les  filets  qu'il  appelle  trochléaire  et  abducteur  de  leur 
naissance  jusqu'à  leur  sortie  du  crâne.  En  outre,  il  ne  parle  pas 
des  filets  dépendant  de  l'ophtalmique,  qui  s'appliquent  contre  les 
muscles  oculaires  et  se  perdent  dans  le  tégument  qui  environne 
l'œil. 

La  recherche  des  nerfs  oculo-moteurs  vers  leur  sortie  du 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1898.  4 


50  MARC   JUGE. 

crâne  est,  en  effet,  rendue  très  difficile  par  leur  extrême  finesse 
et  leur  proximité  du  trijumeau.  Une  préparation  heureuse  m'a 
cependant  donné  la  certitude  qu'il  existe  un  nerf  abducteur  très 
grêle,  complètement  indépendant,  placé  au-dessous  d'un  nerf 
qui  se  ramifie  et  envoie  des  filets  à  tous  les  muscles  de  l'œil  sauf 
au  muscle  droit  externe.  Je  n'ai  pu  découvrir  de  nerf  complète- 
ment indépendant  pour  le  muscle  oblique  supérieur;  ce  muscle 
est  actionné  par  un  rameau  qui  semble  sortir  de  l'oculo-moteur 
commun  et  qui  n'est  sans  doute  que  le  nerf  trocliléaire  uni  à 
l'oculo-moteur  dans  la  cavité  crânienne.  Enfin,  l'oculo-moteur 
commun  fournit  un  filet  qui  pénètre  dans  le  globe  oculaire  au- 
dessous  du  nerf  optique.  Je  n'ai  pu  trouver  aucune  communica- 
tion entre  ce  filet  et  le  rameau  de  l'ophtalmique  qui  entre  aussi 
dans  l'œil,  pas  plus  qu'un  ganglion  ciliaire.  Des  recherches 
spéciales  comme  celles  de  Schwalbe  (54)  et  Schneider  (60) 
pourraient  seules  élucider  complètement  ce  point. 

IV.  Nerfs  trijumeau  et  facial 

Sortie  du  cerveau  et  ganglion  de  Gasser.  Sous  le  rapport  de 
leurs  origines,  ces  deux  nerfs  doivent  être  traités  ensemble. 
Ceci  se  trouve  déjà  indiqué  par  le  fait  que  d'anciens  auteurs 
comme  Desmoulins  (1825),  Cuvier  et  Valenciennes  (1828), 
BucHNER  (1835)  ont  regardé  comme  une  simple  branche  du  tri- 
jumeau, appelée  par  eux  tjranche  operculaire,  le  tronc  nerveux 
qui,  d'après  les  recherches  récentes,  doit  contenir  la  majorité 
des  éléments  du  facial.  Du  reste,  en  1845,  Cuvier  admettait 
que  la  branche  operculaire  est  constituée  par  le  facial. 

Stannius  (1849),  s'appuyant  sur  des  recherches  microscopi- 
ques, étabht  que  les  deux  nerfs  sont  formés  de  cinq  racines 
(moins  souvent  de  quatre,  rarement  de  trois  par  juxtaposition  ou 
réduction)  très  rapprochées  les  unes  des  autres.  De  ces  cinq 
racines,  les  unes  envoient  tous  leurs  éléments  à  l'un  des  deux 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS   GLANI8.  51 

nerfs,  les  autres  les  envoient  aux  deux  nerfs.  Enfin,  les  ganglions 
qu'elles  forment  sont  souvent  reliés  entre  eux  et  peuvent  même 
se  fusionner. 

Baudelot  (1883,  œuvre  posthume),  voit  le  trijumeau  naître 
de  la  moelle  allongée  par  une  racine  antérieure  formée  de 
deux  faisceaux  et  une  racine  postérieure  formée  de  trois  fais- 
ceaux. Parmi  ces  trois  derniers^  le  faible  faisceau  postérieur  est 
un  filet  moteur  «  et  nous  devons  le  considérer  ou  comme  le 
représentant  du  facial,  ou  comme  l'équivalent  de  la  racine  mo- 
trice du  trijumeau  chez  les  Mammifères  »  (p.  53).  Les  éléments 
de  ce  faisceau  vont  dans  une  branche  que  l'auteur  n'appelle  pas 
branche  operculaire,  ni  même  facial,  parce  qu'une  portion  de 
cette  branche  seulement  se  rend  à  l'opercule  et  qu'elle  tire 
presque  en  totahté  son  origine  du  trijumeau  (p.  125);  il  la 
désigne  comme  branche  descendante  postérieure  du  trijumeau. 

Le  «  groupe  du  trijumeau  »,  d'après  Gegenbauk  (31;  1874) 
comprend  des  nerfs  distincts,  les  nerfs  moteurs  oculaires^,  et  une 
masse  volumineuse  formée  de  quatre  (rarement  trois  ou  cinq) 
racines  réunies  en  un  plexus  ganglionnaire.  La  partie  antérieure 
de  cette  masse  constitue  le  trijumeau  proprement  dit;  la  partie 
postérieure  appartient  au  facial,  lequel  représente  la  racine 
motrice  d'un  nerf  ayant  le  type  des  nerfs  spinaux  et  dont  la 
racine  sensible  serait  le  nerf  acoustique.  Une  partie  du  facial 
forme,  avec  une  branche  venue  du  trijumeau,  le  rameau  oper- 
culaire^ tandis  que  le  reste  du  facial  se  continue  comme  rameau 
hyo-mandïbulaire. 

Friant  (1879)  comme  Baudelot,  voit  le  trijumeau  constitué 
par  deux  racines,  mais  il  attribue  à  celles-ci  une  valeur  mor- 
phologique différente.  La  racine  antérieure  est  faible  et  formée 
d'un  faisceau  unique  ;  la  racine  postérieure  se  décompose  géné- 
ralement en  deux  faisceaux  (ce  nombre  augmente  ou  diminue 
par  disjonction  d'un  des  faisceaux  ou  par  fusion  des  deux),  les- 
quels correspondent  aux  deux  faisceaux  postérieurs  de  Bau- 


52  MARC   JUGE. 

DELOT,  taudis  que,  du  faisceau  anlérieur  du  même  auteui\ 
Friant  fait  naître  le  nerf  facial.  Pour  lui,  la  branche  descen- 
dante postérieure  du  trijumeau  (Baudelot)  est  complètement 
indépendante  du  facial  ;  elle  ne  dépend  absolument  que  du  tri- 
jumeau dont  elle  est  la  branche  mandibulo-hyoïdienm. 

WiEDERSHEiM  (1893,  p.  286),  indique  que  le  facial  a  primi- 
tivement une  origine  commune  avec  l'acoustique,  mais  qu'il  s'en 
sépare  secondainement  et  que,  chez  les  Téléostéens  en  particu- 
lier, ses  racines  forment,  avec  celles  du  trijumeau,  une  masse 
commune  non  séparable  dans  les  préparations. 

GORONOWITSCH  (1888,  1897)  publie  deux  travaux  qui  éten- 
dent aux  Ganoïdes  cartilagineux  et  aux  Poissons  osseux  la 
théorie  développée  par  Gegenbaur  sur  la  métamérie  des  nerfs 
crâniens  des  Sélaciens.  Ses  recherches  portent  principalement 
sur  les  centres  d'origine  et  l'histologie  des  racines;  le  trajet 
périphérique  est  traité  d'une  manière  plus  succincte.  D'après 
ces  recherches,  soit  chez  Âcipenser  ruthenus  (81)  soit  chez  Lola 
vulgaris  (100),  le  trijumeau  est  formé  de  deux  nerfs  homody- 
names  de  nerfs  spinaux,  naissant  chacun  par  une  racine  dorsale 
à  fibres  fines,  portant  un  ganglion,  et  par  une  racine  ventrale  à 
fibres  épaisses.  Le  facial  est  homodyname  d'un  seul  nerf  spinal 
et  possède  donc  une  racine  sensible  et  une  racine  motrice. 

Chez  Acipenser,  chacun  des  trois  nerfs  (trijumeau  1,  triju- 
meau II  et  facial)  sort  de  la  moelle  allongée  par  deux  racines 
distinctes  qui  se  rendent  dans  une  masse  ganglionnaire  où 
chaque  nerf  conserve  cependant  son  individualité;  il  n'y  a,  entre 
ces  nerfs,  que  quelques  communications  peu  importantes.  Chez 
les  Poissons  osseux  {Lota  et  Esox),  il  se  produit  des  réunions 
de  racines  à  l'intérieur  même  du  cerveau,  non  loin  des  centres 
d'origine;  de  plus,  il  arrive,  entre  autres  particularités,  que 
la  racine  motrice  d'un  nerf  peut  arriver  dans  le  tronc  du 
nerf  suivant.  Il  en  résulte  que  ces  nerfs  sortent  de  la  moelle 
allongée,  non  plus  sous  la  forme  de  «  racines  »,  dans  le  sens 


RECHERCHES   SUR  LE   SILURUS   GLANIS.  53 

strict  du  mot,  mais  sous  la  forme  de  troncs  senso-moteurs.  Des 
trois  nerfs,  le  facial  seul  montre  encore  deux  racines  distinctes 
à  sa  sortie  du  cerveau.  Enfin,  dans  le  renflement  ganglionnaire, 
ou  immédiatement  après,  les  troncs  se  divisent  et  se  répartis- 
sent de  telle  manière  dans  les  voies  périphériques,  que  chacune 
d'elles  renferme  des  fibres  de  deux  ou  même  de  trois  nerfs 
segmentaux. 

Dans  le  tableau  suivant,  j'essayerai  de  résumer,  d'après  les 
résultats  de  Goronowitsch,  la  répartition  des  trois  nerfs  pri- 
mitifs (trijumeau  I,  trijumeau  II  et  facial)  dans  les  branches  du 
complexe  de  Lota  vulgaris  : 

Trijumeau  antérieur 
Racine  dorsale.  Raciste  ventrale. 

1.  Ophtalmique   profond.  Ophtalmique  profond. 

2.  Maxillaire  super'  proprement  dit.       Maxillaire  supérieur  proprement  dit. 

3 '. 

4.   Maxillaire  inférieur.  Maxillaire  inférieur. 

5 

6 .  Tronc  hj-oïdeo-mandibulaire.  ? 

7 .  Nerf  de  Weber  .  Nerf  de  Weber  . 

Trijumeau  postérieur 
Racine  dorsale.                                           Racine  ventrale. 
1.   Ophtalmique  superficiel.                       Ophtalmique  superficiel . 
2 

3 .  Nerf  rostral  '.  


4 

5 

€.   Tronc  hyoïdeo-mandibulaire.  Tronc  hyoïdeo-mandibulaire. 

7 Nerf  de  Weber. 

Facial 

Eacine  dorsale.  Bacine  ventrale. 

1 .   Ophtalmique  profond .  

2 

3 

4 .  Maxillaire  inférieur .  

5.  Palatin.  

6.  Tronc  hyoïdeo-mandibulaire.  Tronc  hyoïdeo-mandibulaire. 

7 .  Nerf  de  Weber.  Nerf  de  Weber 


'  Ce  nerf  rostral  forme,  avec  le  nerf  maxillaire  supérieur  proprement  dit,  le 
nerf  maxillaire  supérieur  de  Stanmus. 


54  MARC   JUGE. 

Si  j'ai  donné  un  compte  rendu  un  peu  étendu  des  recher- 
ches importantes  de  Goronoavitsch,  c'est  qu'elles  confirment 
l'idée  que  chez  les  Poissons  osseux,  les  branches  nerveuses 
périphériques  portant  le  même  nom  que  chez  des  Poissons  infé- 
rieurs ou  les  Vertébrés  supérieurs  ne  leur  sont  pas  parfaitement 
homologues.  Par  leur  distribution  périphérique,  ces  branches 
le  font  souvent  prévoir,  car,  au  lieu  d'être  purement  sensorielles 
ou  motrices  comme  leurs  homonymes,  elles  se  montrent  mixtes 
à  des  degrés  divers.  Maintenant,  nous  savons  exactement  que 
l'échange  des  fibres  se  fait  non  seulement  entre  la  racine  dor- 
sale et  la  racine  ventrale  de  chacun  des  nerfs,  mais  d'une 
manière  compliquée  entre  les  troncs  des  trois  nerfs  segmentaux 
formant  le  complexe. 

Le  trijumeau-facial  du  Silure  sort  de  la  face  latérale  de  la 
moelle  allongée  apparemment  par  un  tronc  unique.  Ce  tronc  est 
d'abord  relativement  mince;  sur  un  grand  exemplaire,  il  mesu- 
rait environ  3  millimètres  dans  le  sens  dorso-ventral,  ce  qui 
représente  son  plus  grand  diamètre.  Cette  partie  mince  est 
courte.  Bientôt  le  tronc  s'épaissit  beaucoup  et  son  diamètre 
dépasse  le  double  de  ce  qu'il  était  auparavant  ;  il  va,  du  reste,  en 
augmentant  légèrement  durant  tout  le  trajet  intra-cranien.  Une 
section  faite  dans  cette  région,  qui  est  la  masse  ganglionnaire 
du  complexe,  serait  de  forme  à  peu  près  triangulaire,  la  base 
du  triangle  étant  appu3^ée  sur  le  plancher  du  crâne. 

Malgré  son  apparence  compacte,  le  tronc  du  trijumeau-facial 
peut  être  assez  facilement  décomposé  en  trois  portions,  surtout 
si  on  l'a  laissé  séjourner  suffisamment  dans  une  solution  à  10  "  '^ 
d'acide  nitrique.  Jamais  l'une  quelconque  de  ces  parties  ne  peut 
être  complètement  isolée  des  autres  depuis  la  sortie  du  cerveau 
jusqu'à  l'extrémité  distale  du  renflement  ganglionnaire.  C'est 
dans  l'intérieur  de  ce  dernier  que  les  parties,  d'ailleurs  très 
étroitement  unies  par  du  tissu  conjonctif,  font  de  nombreux 
échanges  de  fibres,  d'où  l'impossibilité  de  séparer  exactement 
les  divers  composants. 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS   GLANIS.  55 

On  peut  constater  que  la  partie  inférieure  et  externe  du  tronc, 
celle  située  contre  l'angle  formé  par  le  plancher  et  la  paroi  de 
la  cavité  crânienne,  est  occupée  par  une  très  forte  portion  dont 
la  délimitation  est  quelquefois  rendue  plus  ou  moins  visible  par 
une  strie  sur  la  face  latérale  du  tronc.  Ce  groupe  d'éléments 
entre  presque  entièrement  dans  le  tronc  hyoïdeo-mandibulaire, 
mais  il  ne  le  constitue  pas  exclusivement;  il  forme  aussi,  en 
grande  partie,  le  nerf  dorsal  ou  nerf  de  Weber.  A  sa  face 
inférieure,  cette  portion  comprend  un  faible  faisceau  que  l'on 
peut  voir  émerger  de  la  moelle  allongée  immédiatement  en  avant 
de  la  portion  antérieure  de  l'acoustique.  C'est  certainement  la 
racine  motrice  du  facial,  laquelle  conserve,  comme  chez  la 
Lotte  (100),  une  certaine  indépendance. 

La  région  inférieure  et  interne  du  plexus  est  occupée  par  une 
portion  volumineuse,  qui  forme  principalement  la  partie  infé- 
rieure des  deux  nerfs  maxillaires  et  ne  peut  être  isolée  que  sur 
un  court  trajet,  dans  la  partie  proximale  du  ganglion  commun. 

La  troisième  portion,  la  plus  considérable,  est  située  au-dessus 
de  la  ligne  de  contact  des  deux  autres  portions.  Elle  renferme 
des  éléments  pour  la  partie  supérieure  des  deux  nerfs  maxil- 
laires, ainsi  qu'une  quantité  plus  faible  pour  le  tronc  hyoïdeo- 
mandibulaire  et  pour  le  nerf  dorsal. 

Enfin,  il  y  a  apparemment  une  quatrième  portion,  moins 
forte,  placée  dorsalement  par  rapport  à  la  précédente  et  for- 
mant l'arête  supérieure  du  tronc.  Elle  contient  les  éléments 
allant  dans  les  branches  ophtalmiijues.  Ses  rapports  avec  les 
autres  portions  montrent  que  ce  n'est  pas  une  véritable  portion 
du  complexe,  mais  le  produit  d'union  de  faisceaux  des  deux  por- 
tions précédentes,  déjà  distinct  du  reste  des  éléments  avant  la 
sortie  du  crâne. 

Chacune  des  parties  qui  viennent  d'être  décrites  participe  plus 
ou  moins  au  renflement  ganglionnaire.  La  première,  celle  qui 
fournit  au  tronc  hyoïdeo-mandibulaire  la  majorité  de  ses  fibres, 


56  MARC    .TUGE. 

ne  présente  qu'un  faible  renflement  ;  son  épaisseur,  assez  consi- 
dérable, reste  à  peu  près  la  même  dans  toute  sa  longueur.  La 
racine  ventrale  du  facial,  qui  lui  est  intimement  liée,  n'y  prend 
en  effet  aucune  part  (v.  Stannius,  p.  33).  Les  autres  parties 
montrent  un  épaississement  assez  considérable,  mais  elles  n'at- 
teignent pas  leur  dimension  maximum  à  la  même  distance  du 
cerveau;  c'est  pour  cela  que  le  ganglion  de  Gasser  s'étend 
depuis  le  voisinage  de  la  moelle  allongée  jusqu'à  la  sortie  du 
crâne  et  qu'il  n'augmente  qu'insensiblement  d'épaisseur  d'ar- 
rière en  avant. 

Division  en  branches  et  sortie  du  crâne.  —  Immédiatement 
après  la  formation  du  ganglion  de  Gasser,  le  tronc  du  triju- 
meau-facial se  résout  en  plusieurs  branches.  L'une  d'elles,  cepen- 
dant, quitte  le  plexus  ganglionnaire  à  sa  partie  postérieure,  non 
loin  du  cerveau.  On  la  voit  s'élever  verticalement  contre  la  face 
médiale  (interne)  du  tronc,  puis  se  diriger  en  arrière  sous  le 
plafond  du  crâne  qu'elle  traverse  dans  la  région  occipitale.  Elle 
sera  désignée  plus  loin  comme  nerf  dorsal  ou  nerf  de  Weber 
(PI.  2,  fig.  3,  4,  nWb).  En  avant  de  ce  dernier  partent  plu- 
sieurs petits  nerfs  qui  seront  décrits  comme  rameaux  ascendants 
antérieurs  (i-asc). 

Plus  distalement,  se  détache  de  la  face  latérale  du  plexus  le 
tronc  volumineux,  nommé  tronc  kyoïdeo-mandihulaire  ou  facial 
(Stannius)  (hmd).  Il  quitte  la  cavité  crânienne  par  un  canal  de 
l'os  pétreux  (  Pe),  dirigé  en  avant  et  un  peu  latéralement. 

Les  autres  branches  du  complexe  restent  plus  ou  moins  dans 
la  même  direction  que  le  tronc  du  trijumeau-facial.  La  plus  im- 
portante sort  de  la  ])artie  inférieure  et  antérieure  de  la  masse 
ganglionnaire;  elle  constitue  le  tronc  maxillaire  commun,  et 
traverse  la  paroi  du  crâne  par  un  orifice  situé  dans  l'os  pétreux, 
près  de  l'alisphénoïde.  La  partie  supérieure  du  ganglion  donne 
naissance  à  deux  branches,  dont  l'une,  la  branche  opMalmiqiie 
profonde  (opr),  descend  un  peu  et  s'applique  sur  le  bord  dorsal 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    GLANI8.  57 

du  tronc  maxillaire  pour  sortir  du  crâne  par  le  même  orifice.  La 
branche  ophtalmique  superficielle  (os)  travei'se  l'alispliénoïde  par 
un  trou  situé  entre  ceux  de  l'optique  et  du  tronc  maxillaire* 
et  un  peu  plus  haut  que  ces  derniers. 

1.  Branches  ophtalmiques  (PI.  2,  fig.  3,  4,  en  jaune). 

Nous  comprenons  sous  ce  nom  un  certain  nombre  de  branches 
nerveuses,  formant  un  système  compliqué  qu'il  n'est  pas  facile 
de  comparer  au  nerf  ophtalmique  décrit  chez  d'autres  espèces 
par  différents  auteurs. 

La  branche  la  plus  élevée  sort  du  plexus  ganglionnaire  du  tri- 
jumeau-facial sous  forme  d'un  tronc  (os),  qui  est  très  court.  Ce 
tronc  s'engage  dans  un  orifice  de  l'alisphénoïde  et  se  divise  déjà 
en  deux  branches  durant  son  passage  à  travers  l'os  ou  immé- 
diatement après.  De  la  partie  supérieure  du  ganglion  sort  éga- 
lement une  autre  branche  (opr),  presque  aussi  forte  que  la  pre- 
mière ;  elle  se  trouve  d'abord  accolée  au  bord  externe  de  celle-ci 
et  lui  est  inférieure  dans  le  reste  de  son  parcours.  Il  semble 
que  cette  branche  n'ait  pas  toujours  été  prise  en  considération 
ou  qu'elle  ait  été  objet  d'intei-prétations  différentes.  Afin  de 
faciliter  l'exposé  de  la  comparaison  avec  les  indications  des 
auteurs  il  ne  sera  d'abord  question  que  de  la  première  branche, 
qui  seule  semble  concorder  avec  ce  que  Stannius  et  d'autres 
appellent  branche  ophtalmique. 

Branche  ophtalmique  superficielle  (fig.  3  et  4,  os).  Cette  bran- 
che est  divisée  en  deux  rameaux  dès  sa  sortie  de  la  boîte  crâ- 
nienne. Le  rameau  supérieur  (rs),  le  moins  fort,  se  ramifie  peu 
et  doit  correspondre  à  la  branche  ophtalmique  supérieure  de 
Stannius.  Le  rameau  inférieur  (ri),  branche  ophtalmique  infé- 
rieure de  Stannius,  a  un  domaine  plus  étendu.  Très  près  de  sa 
sortie  du  tronc,  le  rameau  inférieur  émet  une  ramification,  qui 
semble  quelquefois  naître  directement  du  tronc  et  envoie  des 


58  MARC   JUGE. 

filets  nerveux  soit  dans  les  enveloppes  de  l'œil,  soit  dans  les 
téguments  qui  l'entourent,  soit  encore  aux  orifices  nasaux.  Vu 
*  son  importance,  je  la  désignerai  comme  rameau  oculo-nasal. 

Le  rameau  supérieur  (rs)  se  dirige  en  avant,  à  peu  de  dis- 
tance de  l'alisphénoïde  (Al)  et  de  l'orbitosphénoïde  (Ors),  qui 
limitent  latéralement  le  prolongement  antérieur  de  la  cavité 
crânienne.  Il  s'avance  entre  l'origine  des  muscles  extenseurs  du 
barbillon  et  le  dilatateur  operculaire  (fig.  6),  et,  arrivé  devant 
le  bord  extérieur  de  ce  dernier,  il  continue  à  aller  en  avant,  en 
s'élevant  dans  l'épaisseur  du  frontal  principal.  Il  passe  alors  près 
de  la  paroi  médiale  de  la  fosse  nasale  à  laquelle  il  envoie  plu- 
sieurs filets.  Enfin,  il  parvient,  comme  l'indique  Stannius,  sur 
le  prémaxillaire  (Pmx)  ;  ses  ramifications  terminales  se  répan- 
dent dans  la  peau. 

Pendant  ce  trajet,  le  rameau  supérieur  a  émis  plusieurs  ra- 
mifications. Ce  sont,  d'abord,  avant  son  passage  à  travers  le 
frontal,  quelques  filets  peu  importants,  se  perdant  dans  la 
graisse  qui  enveloppe  le  nerf  optique  ou  dans  la  peau  qui  entoure 
l'œil.  Le  plus  fort  de  ces  filets  est  émis  près  de  la  sortie  du  crâne 
et  contourne  le  bord  postérieur  du  dilatateur  operculaire,  pour 
se  rendre  dans  la  peau,  sur  le  frontal.  Pendant  qu'il  traverse  le 
frontal,  le  rameau  supérieur  envoie  plusieurs  ramifications  aux 
canaux  muqueux  de  la  partie  antérieure  de  cet  os  et  à  la  peau 
qui  le  recouvre  (fig.  5,  rros). 

Le  rameau  inférieur  (ri)  (branche  ophtalmique  inférieure 
de  Stannius  ),  se  rend  dans  la  même  région  que  le  précédent. 
D'abord  placé  juste  au-dessous  de  celui-ci,  il  s'en  écarte  un  peu 
pendant  le  parcours  entre  le  dilatateur  operculaire  et  les 
extenseurs  du  barbillon,  puis  s'en  rapproche  et  le  croise  par 
dessous  durant  le  passage  à  travers  le  frontal.  Il  parvient  ainsi 
dans  la  région  médiane  du  prémaxillaire  et  se  divise  à  la  surface 
externe  de  cet  os.  Les  ramifications  terminales,  dans  cette  partie^ 
sont  moins  nombreuses  que  celles  du  rameau  supérieur  et  occu- 
pent surtout  le  bord  supérieur  de  la  lèvre. 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANI8.  59 

Non  loin  de  la  sortie  du  crâne,  un  rameau  grêle  (PL  2,  fig.  3, 
4;  n°  1)  est  émis  ventralement  par  le  rameau  inférieur.  Ce 
rameau  va  longer  le  muscle  oculaire  droit  externe,  à  la  surface 
duquel  il  est  étroitement  appliqué.  Arrivé  à  l'extrémité  anté- 
rieure du  muscle,  il  se  bifurque  :  une  partie  va  dans  la  peau  au 
voisinage  latéral  de  l'œil,  l'autre  dans  l'enveloppe  de  l'œil.  A  peu 
près  au  premier  tiers  de  sa  longueur,  le  rameau  inférieur  envoie 
encore  de  son  bord  latéral  un  filet  mince  destiné  aussi  à  l'enve- 
loppe du  bulbe  oculaire.  Enfin  se  détache  un  rameau  assez  fort 
qui  passe  sous  le  frontal  et  se  bifurque.  Ses  deux  filets  parvien- 
nent à  la  surface  externe  de  l'os;  l'un  se  rend  au  bord  de  l'orifice 
nasal  postérieur,  l'autre  se  prolonge  en  avant  et  se  ramifie  aux 
environs  de  l'orifice  nasal  antérieur.  Ce  rameau  est  indiqué  dans 
les  fig.  3  et  4,  comme  nerf  de  la  narine  (PI.  2,  fig.  3,  4,  un). 

Il  reste  à  parler  du  fort  rameau  oculo-nasal  (on)  qui  se  détache 
du  rameau  inférieur  de  la  branche  ophtalmique  superficielle,  au 
moment  où  celle-ci  sort  du  crâne.  11  est  d'abord  situé  un  peu 
au-dessus  du  rameau  ophtalmique  inférieur  et  ne  tarde  pas  à  se 
diviser.  Il  serait  inutile  de  décrire  le  trajet  de  ses  diverses  rami- 
fications, car  elles  présentent  des  variations  d'un  individu  à 
l'autre  ou  même  entre  les  deux  côtés  de  la  tête  chez  un  même 
♦  individu,  aussi  bien  sous  le  rapport  du  nombre  que  de  la  position. 

Ce  qui  est  constant,  c'est  le  fait  que  la  plus  forte  des  rami- 
fications, la  plus  rapprochée  de  la  ligne  médiane,  après  avoir 
passé  par-dessus  le  nerf  fourni  à  la  narine  par  le  rameau  infé- 
rieur, longe  le  bord  médial  de  l'orifice  nasal  postérieur  auquel 
il  envoie  de  fins  filets  et  se  perd  dans  la  peau  près  de  la 
paroi  médiale  de  la  fosse  nasale.  Cette  ramification,  donne  elle- 
même  un  filet  très  faible  allant  vers  le  globe  de  l'œil  (fig.  3,  4, 
n°  2);  de  plus,  elle  peut  communiquer  avec  le  nerf  de  la  narine 
(nn)  par  un  filet  anastomotique  ou  bien  être  fusionnée  sur  un 
certain  parcours  avec  un  filet  provenant  du  rameau  inférieur 
(ri),  comme  le  montre  la  figure  4. 


60  MARC   JUOE. 

Les  autres  ramifications  du  rameau  oculo-nasal  sont  tou- 
jours au  moins  au  nombre  de  trois.  Elles  passent  au-dessus  du 
nerf  optique  et  se  rendent  vers  le  globe  oculaire  ;  là,  elles  s'anas- 
tomosent et  se  répartissent  dans  la  peau  autour  de  l'œil.  L'une 
d'elles  (rc)  a  une  destination  différente  ;  elle  perce  la  sclérotique 
près  du  muscle  droit  supérieur  et  se  divise  en  deux  filets  qui 
semblent  aller  tous  deux  dans  l'iris.  Cette  dernière  ramification 
doit  avoir  la  même  fonction  que  le  rameau  auquel  on  a  donné 
le  nom  de  rameau  ciUaire.  Chez  d'autres  Poissons,  ce  rameau 
est  parfois  indépendant  et  provient  de  la  racine  du  trijumeau^ 
ou  bien  sort  du  ganglion  de  Casser,  ou  encore  de  la  branche 
ophtalmique. 

11  est  à  peine  douteux  que  c'est  de  quelques  ramifications  du 
rameau  inférieur  (ri)  et  de  son  rameau  oculo-nasal  qu'il  s'agit 
lorsque  Stannius  dit  (p.  37)  :  «  bei  Sïlurus  endet  der  dtlnne 
unbetrâchtliche,  in  zwei  Aeste  gespaltene  R.  ophtalmicus,  nacJi 
Ahgahe  der  ihm  angescMossen  geivesenen  Ziveige  fur  den  Musc. 
obliquus  superior  und  reclus  externus  und  anderer  Zweige  fiir 
die  Stirnhaut,  in  den  Umgebungen  der  Nasengrube  und  am 
aufsteigenden  Aste  des  Zwischenkiefers  ».  Je  n'ai  jamais  pu 
voir  un  des  filets  de  ce  rameau  pénétrer  dans  les  muscles  ocu- 
laires nommés.  Il  en  est  qui  viennent  s'accoler  à  leur  face  externe  • 
d'une  manière  très  étroite,  mais  ils  ne  s'introduisent  pas  entre 
leurs  fibres  :  ils  se  replient  généralement  en  arrière  pour  se 
rendre  dans  les  téguments  qui  environnent  l'œil  (iig.  5,  rrp)  ou 
bien  ils  percent  la  sclérotique.  D'ailleurs,  j'ai  trouvé  des  filets 
nerveux  d'une  tout  autre  origine  se  rendant  aux  muscles  ocu- 
laires. 11  est  donc  permis  de  supposer  que  c'est  par  erreur 
que  Stannius  voit  dans  les  rameaux  en  question  des  éléments 
des  nerfs  moteurs  oculaires  qui  auraient  passé  dans  la  voie  de 
l'ophtalmique'.  Cette  supposition  étant  admise^  il  devient  très 

'  p.  35  :  «  Es  ist  hervorzuheben,  dass  bei  iiiaiicheu  Fischen  Elemeiite  der 
Augeiimuskeliiej'ven  in  der  Bahn  des  R.  ophllialmicus  verlaufen,  wio  bei 
Sihtriis.  » 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  61 

certain  que  ce  sont  seulement  les  deux  rameaux  de  la  branche 
ophtalmique  superficielle  que  l'auteur  a  considérés  comme  un 
nerf  ophtalmique  à  deux  branches. 

Branche  ophtalmique  profonde  (fig.  3,  4,  6,  opr).  En  sortant 
du  ganglion  de  Gasser,  cette  branche  importante  est  appli- 
quée contre  la  face  latérale  du  petit  tronc  qui  représente  la 
branche  ophtalmique  superficielle  avant  sa  division  en  deux 
rameaux.  Il  semble,  au  premier  abord,  que  les  deux  branches 
ophtalmiques  soient  indépendantes  l'une  de  l'autre  ;  on  peut,  en 
effet,  suivre  d'avant  en  arrière,  sur  la  face  dorsale  du  plexus 
ganglionnaire,  une  strie  suivant  laquelle  il  est  facile  de  les  sé- 
parer sur  une  certaine  distance.  A  partir  de  la  moitié  de  la 
longueur  du  plexus,  il  est  impossible  de  les  isoler  complète- 
ment l'une  de  l'autre  et  du  renflement  ganglionnaire  ;  mais  en 
arrière  de  ce  point,  on  voit  encore  les  deux  branches  réunies 
former  une  petite  éminence  allongée  sur  le  tronc  du  trijumeau- 
facial.  Cette  éminence  ressemble  donc  à  un  tronc  commun  qui 
ne  serait  pas  distinct  du  plexus  ganglionnaire. 

Seul^  Friant  (49)  parle  d'une  branche  nerveuse  analogue  à 
celle  désignée  ici  comme  branche  ophtalmique  profonde.  Il  l'a 
trouvée  plus  ou  moins  développée  chez  les  espèces  qu'il  a  étu- 
diées, mais  elle  serait  complètement  indépendante  ;  elle  aurait  son 
origine  propre  dans  la  moelle  allongée  et  ne  serait  que  juxta- 
posée au  trijumeau.  Il  la  désigne  comme  nerf  facial.  Sur  ce  point, 
Friant  diffère  de  tous  ses  prédécesseurs  qui,  eux,  regardaient 
comme  facial  la  branche  qui  suit  dans  son  trajet  le  deuxième  arc 
viscéral  (Cuvier:  branche  operculaire  du  trijumeau;  Friant: 
branche  mandibulo-hyoïdienne  du  trijumeau).  Voici  les  raisons 
qu'il  donne  :  «  La  branche  mandibulo-hyoïdienne  du  trijumeau 
a  été  regardée  comme  l'analogue  du  facial  par  les  anatomistes 
qui  n'ont  considéré  que  son  trajet  à  travers  l'os  temporal  et  la 
distribution  de  ses  filets  dans  les  muscles  de  l'appareil  respira- 
toire.—  Ce  n'est  pas  par  la  simple  analogie  qu'il  fallait  la  déter- 


62  MARC   JUGE. 

miner,  c'est  par  les  usages.  S'il  y  a  des  analogies  entre  les 
organes,  cela  n'est  qu'autant  qu'il  y  en  a  entre  leurs  fonctions. 
Le  nerf  facial  des  Vertébrés  supérieurs  a  été  appelé  nerf  res- 
piratoire de  la  tête  par  Charles  Bell,  parce  qu'il  préside  à  la 
dilatation  des  ailes  du  nez  et,  par  conséquent,  au  passage  de 
l'air  à  travers  les  fosses  nasales;  mais,  chez  les  Poissons,  les  fonc- 
tions respiratoires  s'accomplissent  dans  des  conditions  diffé- 
rentes .  Les  narines  sont  complètement  étrangères  à  la  respira- 
tion ;  cette  fonction  s'opère  par  un  acte  de  déglutition  de  l'eau 
intimement  lié  aux  mouvements  d'ampliation  et  de  resserrement 
de  la  cavité  buccale.  Ce  sont  les  muscles  des  appareils  ptérygo- 
maxillaire  et  operculaire  qui  sont  ici  les  agents  de  la  respiration, 
et  ils  sont  tous  animés  par  le  trijumeau.  —  Le  nerf  facial  prési- 
dant à  l'expression  de  la  physionomie,  et  cette  expression  et  ce 
nerf  offrant  dans  l'échelle  animale  un  développement  propor- 
tionnel, nous  devions,  chez  les  Poissons,  rencontrer  un  facial  peu 
développé.  Comme  chez  les  autres  Vertébrés,  nous  trouvons 
encore  placés  sous  l'influence  du  facial  les  muscles  qui  tiennent 
sous  leur  domination  l'orifice  des  narines,  seulement  ici  les  cons- 
tricteurs et  les  dilatateurs  de  l'ouverture  nasale  n'ont  plus  pour 
fonction  de  faire  passer  le  courant  d'air  affecté  aux  voies  respi- 
ratoires, mais  seulement  de  faire  parvenir  les  émanations  au  nerf 
olfactif  -  (p.  85-86). 

Dans  les  traits  essentiels,  la  description  que  Priant  donne 
de  son  facial,  en  particulier  chez  Esox  et  chez  Lota,  concorde 
avec  ce  qui  se  voit  chez  le  Silure.  Les  fibres  de  cette  branche  se 
trouvent  bien  au-dessus  de  ce  qu'il  appelle  «  racine  antérieure 
du  trijumeau  »  et  elle  se  bifurque,  comme  chez  la  Lotte,  un  peu 
après  la  sortie  du  crâne. 

Le  rameau  supérieur  (fig.  4,  n"4)  est  aussi  le  moins  fort.  Il  se 
trouve  au-dessus  du  muscle  droit  supérieur  (dans  la  figure,  il  est 
un  peu  déplacé  vers  la  gauche)  et  se  partage  en  deux  parties 
inégales  :  la  plus  grêle,  l'interne,  s'unit  à  un  filet  provenant  du 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANIS.  63 

rameau  inférieur  de  la  branche  ophtalmique  superficielle,  et 
le  filet  ainsi  constitué  se  replie  en  arrière  et  vient  se  terminer 
dans  le  tégument,  près  de  l'orifice  nasal  postérieur;  l'autre  par- 
tie, plus  forte,  envoie  quelques  filets  à  l'enveloppe  de  l'œil,  puis 
s'infléchit  aussi  un  peu  en  arrière  et  se  ramifie  dans  la  peau  à  la 
face  latérale  de  la  tête. 

Le  rameau  inférieur  semble  être  la  continuation  de  la  bran- 
che qui  est  sortie  du  crâne  au-dessus  du  tronc  maxillaire 
commun  et  par  le  même  orifice.  Il  chemine  appliqué  étroitement 
à  la  branche  maxillaire  supérieure  et  envoie  dorsalement  un  filet 
dans  l'enveloppe  de  l'œil,  à  la  partie  inférieure  de  celui-ci  (fig.  3, 
n»  4). 

Du  bord  dorsal  du  nerf  maxillaire  supérieur  se  détache  un 
cordon  assez  fort  qui  se  fusionne  avec  le  rameau  inférieur  de 
l'ophtalmique  profond.  A  part  cette  communication,  le  maxil- 
laire supérieur  et  la  branche  de  l'ophtalmique  profond,  quoique 
unis  par  du  tissu  conjonctif,  restent  distincts  l'un  de  l'autre.  Les 
deux  branches  superposées  passent  contre  la  face  externe  de 
l'extenseur  inférieur  du  barbillon  (fig.  6)  et,  descendant  un  peu, 
se  trouvent  à  la  limite  inférieure  de  ce  muscle  et  à  la  limite 
supérieure  du  muscle  rétracteur.  C'est  alors  que  les  deux  bran- 
ches se  séparent,  le  maxillaire  supérieur  descend  en  s'appli- 
quant  contre  la  face  interne  du  muscle  rétracteur,  tandis  que  la 
branche  de  l'ophtalmique  passe  au-dessus  des  muscles  exten- 
seurs du  barbillon,  en  croisant  les  muscles  oculaires  obliques 
au-dessous  de  leur  origine. 

Cette  dernière  branche  se  divise  déjà  en  cinq  ou  six  ramifica- 
tions qui  restent  unies  jusqu'au  niveau  de  l'orifice  nasal  posté- 
rieur; à  partir  de  là,  elles  s'étalent  en  éventail,  les  unes  vont 
au  pourtour  de  la  fosse  nasale,  d'autres  vers  l'orifice  nasal  an- 
térieur et  sur  l'os  prémaxillaire.  L'une  d'elles  se  dirige  vers 
la  base  du  barbillon  auquel  elle  envoie  un  filet  peaucier  très 
court,  s'infléchit  latéralement  en  passant  devant  l'os  maxillaire 


64  MARC   JUGE. 

et  va  jusqu'à  l'angle  de  la  bouche.  Enfin,  une  autre  ramification 
assez  forte  s'enfonce  dans  l'os  prémaxillaire  et  s'infléchit  mé- 
dialement.  Elle  se  trouve  alors  à  la  base  des  dents  qui  garnis- 
sent la  face  inférieure  de  cet  os  et  se  résout  en  plusieurs  filets, 
dont  Fun  s'anastomose  avec  l'un  des  rameaux  terminaux  du 
nerf  palatin.  Par  sa  distribution  et  son  anastomose  avec  le  nerf 
palatin^  cette  ramification  laisse  supposer  qu'elle  est  une  déri- 
vation du  nerf  maxillaire  supérieur.  En  effet,  si  l'on  suit  vers  la 
périphérie  les  éléments  du  cordon  qui  a  passé  du  nerf  maxil- 
laire supérieur  dans  la  branche  ophtalmique  profonde,  on  voit 
qu'ils  restent  à  la  face  inférieure  de  cette  dernière  et  qu'ils  pas- 
sent dans  la  ramification  destinée  à  la  face  alvéolaire  du  pré- 
maxillaire. Malgré  l'apparence,  cette  ramification  doit  donc  être 
attribuée  à  la  branche  maxillaire  supérieure. 

La  branche  qui  vient  d'être  décrite  comme  ophtalmique  pro- 
fond semble  donc  correspondre  au  facial  de  Friant.  Mais  la 
dénomination  de  facial  est  à  rejeter  puisque  cette  branche, 
forme,  avec  la  branche  ophtalmique  superficielle,  un  tronc 
commun,  non  séparé  du  plexus  et  alimenté  par  des  éléments  des 
portions  sous-jacentes  du  plexus  ganglionnaire  (v.  p.  55).  En 
outre,  dans  cette  comparaison  des  Poissons  avec  les  Vertébrés 
supérieurs,  Friant  met  en  parallèle  les  faibles  muscles  peau- 
ciers  de  la  narine  des  uns  avec  toute  la  musculature  qui  préside 
à  l'expression  de  la  physionomie  chez  les  autres,  sans  tenir 
compte  de  la  provenance  de  cette  dernière  ' .  On  peut  cepen- 
dant dire  que  l'auteur  a  eu  partiellement  raison  si,  avec  GoRO- 
NOWITSCH,  on  admet  que  l'ophtalmique  profond  contient  des 
éléments  du  facial  segmentai  ;  ce  seraient  alors  ces  éléments  qui 
actionneraient  les  muscles  peauciers  de  la  narine.  Mais,  ceci  ne 
justifie  nullement  l'idée  de  regarder  cette  branche  comme  repré- 

^  RuGK  (102,  p. 204)  :  «  So  lange  eine  raimische  Muskulatur  besteht,  gelit  auch 
der  Facialis  zu  ihr.  Derselbe  war  ihr  niemals  freind;  wohi  batte  sie  als  moto- 
risches  Facialis-Ei)dgebiet  urspriiiigHcb  mit  dem  Gcskhte  nichts  zu  thuii  ». 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANI8.  65 

sentant  exclusivement  le  facial,  puisque  d'autres  branches  du 
complexe  reçoivent  aussi  des  éléments  du  facial  segmentai. 

On  pourrait  être  tenté  de  comparer  la  branche  en  question 
au  nerf  rostral  du  trijumeau  postérieur  de  la  Lotte  (Gorono- 
witsch).  Celui-ci  est  intimement  réuni  sur  un  certain  trajet 
au  nerf  maxillaire  supérieur  (^homologue  du  nerf  rostral  du  tri- 
jumeau antérieur  de  Acipenser);  il  s'en  détache  distalement 
pour  se  rendre  aux  os  antérieurs  de  la  série  sous-orbitaire  et  aux 
canaux  muqueux  de  cette  région.  Une  telle  comparaison  doit 
être  immédiatement  abandonnée,  parce  que  cette  branche  au- 
rait, chez  le  Silure,  un  développement  hors  de  proportion  avec 
l'état  des  os  sous-orbitaires.  En  outre,  son  domaine  d'innerva- 
tion est  beaucoup  plus  étendu  que  ne  l'indiquent  les  observations 
de  Goronowitsch;  elle  semble  partager  celui  de  la  branche 
décrite  comme  branche  ophtalmique  superficielle. 

Il  parait  donc,  aussi  bien  d'après  l'origine  que  d'après  la  dis- 
tribution, qu'il  soit  juste  de  regarder  cette  branche  comme 
un  ophtalmique  profond . 

En  résumé,  l'ophtalmique  du  Silure  se  compose  de  deux 
branches  importantes  dont  la  superficielle  est  divisée  dès  la 
sortie  du  crâne  en  deux  forts  rameaux.  Il  est  à  remarquer 
que  ces  trois  parties  principales  sont  toujours  parfaite- 
ment distinctes  les  unes  des  autres  et  n'ont  de  communications 
entre  elles  que  par  leurs  ramifications.  Mais,  l'éloignement  des 
deux  branches  et  la  grande  extension  de  leurs  rameaux  termi- 
naux apparaissent  comme  une  conséquence  toute  naturelle  si  l'on 
remarque  que  l'étendue  considérable  de  la  tête  du  Silure  dans  le 
sens  latéral  correspond  surtout  à  un  fort  développement  des 
pièces  squelettiques  de  la  région  médiane. 

2.  Branches  maxillaires  (PI.  2,  fig.  3,  4,  en  bleu). 

Les  branches  maxillaires,  chez  le  Silure,  sortent  de  la  partie 
antérieure  et  inférieure  du  plexus  du  trijumeau-facial  par  un 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T,  6.  1898.  5 


66  MARC    JUGE. 

tronc  commun  court,  mais  très  volumineux.  Celui-ci  quitte  le 
crâne  neural  par  un  orifice  situé  dans  la  partie  antérieure  du 
pétreux,  près  de  la  limite  de  cet  os  et  de  l'alisphénoïde.  L'ori- 
fice est  ordinairement  simple  du  côté  interne,  tandis  que  du 
côté  externe,  il  est  toujours  divisé  en  deux  parties  par  une  petite 
lamelle  horizontale,  conjonctive,  quelquefois  ossifiée,  laquelle 
partage  le  tronc  maxillaire  en  deux  portions  superposées. 

La  division  du  troue  maxillaire  se  continue  en  arrière  et  en 
avant  de  l'orifice  de  sortie;  elle  est,  du  reste,  rendue  visible, 
surtout  sur  la  face  médiale  du  tronc,  par  une  strie  longitudi- 
nale souvent  très  accentuée.  En  avant,  la  séparation  des  deux 
parties  n'aboutit  jamais,  comme  on  pourrait  d^abord  le  penser, 
à  la  bifurcation  du  tronc  en  branches  maxillaire  supérieure  et 
maxillaire  inférieure,  mais  se  prolonge  sur  les  deux  branches 
maxillaires.  Tant  que  les  deux  branches  maxillaires  restent 
rapprochées,  elles  ne  sont  exactement  ni  superposées,  ni  juxta- 
posées, mais  la  branche  inférieure  est  située  un  peu  plus  en 
dehors  (latéralement)  que  l'autre.  Ainsi,  le  plan  de  sépara- 
tion des  deux  portions^  d'horizontal  qu'il  était  dans  le  tronc 
commun,  devient  oblique  de  haut  en  bas  et  de  dedans  en 
dehors,  et  le  plan  de  bifurcation  lui  reste  perpendiculaire 
(v.  le  schéma,  p.  68).  En  arrière  de  la  lamelle  osseuse,  on  ne 
peut  séparer  les  deux  parties  que  sur  une  faible  distance,  car 
on  arrive  bientôt  dans  la  région  du  plexus  où  les  nombreux 
échanges  de  fibres  rendent  impossible  la  délimitation  exacte  des 
portions. 

On  peut  donc  dire  que  cette  sorte  de  boutonnière  s'étend  sur 
le  tronc  maxillaire  commun,  sur  la  partie  antérieure  du  ganglion 
de  Gasser  et  sur  les  deux  branches  maxillaires.  Sur  ces  der- 
nières, elle  s'avance  assez  loin  et,  il  est  vrai,  davantage  sur  la 
branche  inférieure  que  sur  la  supérieure.  Les  deux  couches  sont 
intimement  accolées,  sauf  au  passage  de  la  lamelle  osseuse^  et 
sont  unies  par  du  tissu  conjonctif.  Bien  que  la  séparation  exacte 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURU8   GLANIS.  67 

ne  puisse  pas  être  effectuée  aussi  loin  en  arrière,  il  est  facile  de 
voir  que  la  deuxième  portion  du  plexus  (v.  p.  55)  forme  princi- 
palement la  partie  du  tronc  maxillaire  située  au-dessous  de  la 
lamelle  osseuse  et  que  la  troisième  portion  va  surtout  dans  la 
partie  supérieure  du  tronc. 

D'après  les  connexions  de  ces  portions  du  plexus  avec  les 
autres  portions,  on  peut,  en  admettant  que  le  trijumeau-facial 
est  formé  de  trois  nerfs  segmentaux,  évaluer  approximative- 
ment la  part  prise  par  chacun  d'eux  à  la  formation  des  deux 
parties  du  tronc  maxillaire.  La  deuxième  portion,  qui  sort  de 
la  moelle  allongée  inférieurement  et  antérieurement,  doit  con- 
tenir surtout  des  fibres  du  trijumeau  antérieur  (I);  quand  à  la 
troisième  portion,  la  plus  forte,  elle  doit  contenir  la  majorité 
des  éléments  du  trijumeau  postérieur  (II).  Cette  troisième  por- 
tion est  en  relation  très  étroite  avec  celle  qui  va  principale- 
ment dans  le  tronc  liyoïdeo-mandibulaire,  et  il  se  fait  entre  elles 
un  échange  réciproque  de  fibres.  Elle  doit  donc  contenir,  à  côté 
des  éléments  du  trijumeau  postérieur,  des  éléments  du  facial; 
mais  ces  deux  sortes  d'éléments  ne  peuvent  être  distinguées. 
Tout  ce  qu'on  peut  dire,  c'est  que  la  partie  faciale  de  la  portion 
se  trouve  du  côté  latéral  et  ne  peut  aller  que  dans  la  branche 
maxillaire  inférieure. 

Il  résulte  de  tout  cela  que  le  maxillaire  supérieur  est  formé 
d'une  couche  inférieure  provenant  du  trijumeau  antérieur  et 
d'une  couche  supérieure  fournie  par  le  trijumeau  postérieur; 
le  maxillaire  inférieur  est  constitué  inférieurement  par  le  tri- 
jumeau antérieur  et  supérieurement  par  le  facial. 

Les  figures  schématiques  ci-dessous  peuvent  donner  une  idée 
de  la  disposition  des  éléments  dans  le  tronc  maxillaire  et  de  leur 
répartition  dans  les  deux  branches,  mais  elles  ne  tiennent  pas 
compte  des  relations  existant  d'une  part  entre  les  deux  portions 
du  plexus  qui  alimentent  le  tronc  maxillaire  et,  d'autre  part, 
entre  ces  deux  portions  et  les  autres.  Par  exemple,  toutes  les 


68  MARC    JUGE. 

fibres  du  trijumeau  postérieur  ne  vont  pas  dans  le  maxillaire 
supérieur,  une  bonne  partie  de  celles-ci  se  rendent  dans  la 
portion  du  plexus  d'où  dérive  l'ophtalmique. 


 


a--m^--^ 


a' 


Sections  transversales  schématiques,  A,  du  tronc  maxillaire  commun  de  gauche,  B,  des 
branches  maxillaire  supérieure  (1)  et  inférieure  (2)  à  leur  sortie  de  ce  dernier, 
ab,  plan  de  séparation  en  denx  portions  superposées. 
cd,  plan  suivant  lequel  le  tronc  commun  se  divise  en  deux  branches. 
Partie  ponctuée  =  éléments  du  trijumeau  segmentai  antérieur  (trij.  I) . 
Partie  blanche  ■=   éléments  du  trijumeau  segmentai  postérieur  (trij.  II). 
Partie  noire  =  éléments  du  facial  segmentai. 

Il  semble  que  l'on  puisse  expliquer  ainsi  la  présence  de  ces 
portions  qui  sont  parfois  si  nettement  délimitées,  et  particuliè- 
rement cette  division  très  constante  du  tronc  maxillaire  et  des 
deux  branches  qui  en  sortent,  en  deux  portions  superposées.  Ces 
observations  acquièrent  une  plus  grande  valeur  si  on  les  compare 
aux  résultats  beaucoup  plus  précis  que  Goronowitsch  a  obte- 
nus par  des  coupes  en  séries  (v.  p.  53  du  présent  travail).  D'après 
cet  auteur,  le  maxillaire  supérieur  de  la  Lotte  est  constitué  éga- 
lement par  des  éléments  du  trijumeau  antérieur  et  du  trijumeau 
postérieur,  le  maxillaire  inférieur  par  des  éléments  du  triju- 
meau antérieur  et  du  facial.  Je  dois  cependant  ajouter  qu'il 
paraîtrait  étonnant  que,  chez  le  Silure,  une  partie  des  fibres  du 
trijumeau  postérieur  ne  soient  pas  réunies  à  celles  du  facial  pour 
former  le  nerf  maxillaire  inférieur. 

Avant  de  se  diviser  en  deux  branches,  le  tronc  maxillaire 
commun  donne  naissance  à  plusieurs  rameaux  destinés  à  la 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  69 

muqueuse  buccale,  à  la  musculature  de  la  mâchoire,  de  l'arc 
palatin  et  du  barbillon.  Ce  sont  les  suivants  : 

1°  Rameau  de  la  muqueuse  buccale.  Ce  rameau  sort,  en  réa- 
lité, de  la  face  inférieure  du  ganglion  de  Gasser,  mais  il  peut 
être  compté  au  nombre  des  rameaux  du  tronc  maxillaire,  car 
il  provient  de  la  portion  ganglionnaire  qui  fournit  la  partie  infé- 
rieure de  ce  tronc.  Recouvert  par  ce  dernier,  il  se  dirige  éga- 
lement en  avant  et  sort  du  crâne  avec  lui  ou  un  peu  au-dessous. 
Tantôt  il  va  encore  dans  la  même  direction  en  i)assant  entre 
l'os  pétreux  et  le  muscle  adducteur  hyomandibulaire,  se  replie 
en  arrière  à  la  face  inférieure  du  muscle  pour  arriver  un  peu  en 
avant  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire,  tantôt  il  arrive  directe- 
ment à  la  même  place  en  suivant  le  bord  postérieur  du  même 
muscle.  Il  se  ramifie  dans  la  nmqueuse  de  la  région  postérieure 
et  latérale  de  la  cavité  buccale. 

2°  Hameau  du  muscle  élévateur  de  l'arc  palatin  et  du  muscle 
dilatateur  operculaire.  Il  est  émis  par  le  tronc  maxillaire  du- 
rant son  passage  dans  le  canal  osseux,  et  en  sort  avec  lui, 
accolé  à  son  bord  latéral.  Son  origine  se  trouve  dans  la  portion 
inférieure  du  tronc;  il  est  donc  probable  qu'il  dépend  du  triju- 
meau antérieur.  Il  va  en  avant  en  passant  près  du  bord  supé- 
r-eur  de  la  portion  profonde  du  muscle  adducteur  mandibulaire 
et,  s'élevant  un  peu,  il  atteint  la  face  inférieure  du  muscle  élé- 
vateur de  l'arc  palatin.  Il  se  ramifie  dans  ce  muscle  après  avoir 
donné  une  ou  deux  ramifications  qui  s'avancent  médialement  et 
pénètrent  dans  le  muscle  dilatateur  operculaire,  non  loin  de  son 
origine. 

3°  Rameau  de  Vadducteur  mandibulaire  et  du  rétracteur  du 
barbillon.  Ce  rameau  est  beaucoup  plus  fort  que  les  deux  pré- 
cédents. Il  parait  sortir  de  la  face  latérale  de  la  branche  maxil- 
laire inférieure,  près  de  sa  naissance,  mais,  en  réalité,  il  arrive 
jusqu'à  ce  point  en  étant  appliqué  contre  le  tronc  maxillaire, 
puis  contre  le  maxillaire  inférieur.  Il  sort  du  bord  inférieur  et 


70  MARC   JUGE. 

latéral  du  tronc  au  moment  où  celui-ci  quitte  le  canal  de  l'os 
pétreux.  Son  origine  est  donc  analogue  à  celle  du  rameau  pré- 
cédent. Le  rameau  se  dirige  latéralement,  pénètre  dans  la  por- 
tion profonde  de  l'adducteur  mandibulaire,  traverse  oblique- 
ment la  masse  de  ce  muscle  en  lui  abandonnant  quelques  filets, 
et  en  sort  à  peu  près  au  centre  de  la  face  externe.  Il  se  trouve 
alors  devant  le  bord  antérieur  de  l'élévateur  palatin  et  se  replie 
en  arrière  et  en  haut  pour  entrer  dans  la  portion  superficielle 
de  l'adducteur  mandibulaire.  Ce  rameau  se  divise  beaucoup  et 
envoie  ses  filets  terminaux  dans  la  masse  musculaire  de  la 
mâchoire  (fi g.  3,  4,  5,  6,  ram). 

Enfin,  le  rameau  adducteur  mandibulaire  émet  un  nerf  assez 
fort  (fig.  3,  4,  Q,  rrb),  destiné  au  muscle  rétracteur  du  bar- 
billon. Sur  un  même  exemplaire,  nous  avons  observé  que,  du 
côté  droit  de  la  tête,  ce  nerf  se  séparait  du  rameau  de  l'ad- 
ducteur mandibulaire  très  près  de  son  origine,  tandis  que,  du 
côté  gauche,  il  s'en  séparait  plus  distalement,  c'est-à-dire  seu- 
lement à  l'endroit  où  le  rameau  va  pénétrer  dans  la  portion 
profonde  de  l'adducteur  mandibulaire.  Dans  les  deux  cas,  le 
nerf  chemine  vers  l'avant  à  la  face  externe  du  métaptérygoïde 
et  entre  dans  la  partie  postérieure  et  supérieure  du  muscle  ré- 
tracteur. 

Stannius  (16,  p.  41,  5°)  dit  que  le  muscle  rétracteur  du  bar- 
billon est  innervé  par  un  rameau  venant  directement  du  tronc 
maxillaire.  Il  est  probable  que  l'origine  de  ce  nerf,  que  j'ai  tou- 
jours constatée  sur  le  rameau  adducteur  mandibulaire,  mais  à 
des  places  variables,  peut  être  reculée  à  tel  point  qu'elle  se 
trouve  sur  le  tronc  commun  lui-même,  un  peu  en  arrière  du 
rameau  adducteur  mandibulaire.  Quant  au  rameau  venant 
également  du  tronc  commun  et  allant  au  muscle  «  qui  tire  le 
barbillon  vers  l'intérieur  »,  nous  ne  l'avons  trouvé  sur  aucun 
exemplaire  malgré  d'attentives  recherches.  Par  contre^  il  y 
avait  toujours,  pour  les  deux  muscles  superposés  qui  accomplis- 


RECHERCHES   SUR  LE   8ILURUS   GLANIS.  71 

sent  cette  fonction,  un  rameau  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire 
dont  il  sera  question  plus  tard  (v.  p.  82). 

4°  Bameau  spJié no-palatin  (PL  2,  fig.  4,  sp).  Il  correspond 
au  nerf  ptérygo-palatin  de  Cuvip:r  et  au  nerf  palatin  de  Stan- 
Nius;  son  trajet  et  sa  distribution  justifient  parfaitement  sa 
désignation  comme  sphéno-palatin  (Priant,  49). 

Stannius  (16,  p.  55)  a  vu  le  nerf  palatin  de  la  plupart  des 
Poissons  osseux  sortir  du  plexus  ganglionnaire  et  montrer  une 
certaine  indépendance  vis-à-vis  du  trijumeau  et  du  facial;  chez 
Sihmis  glanis,  il  se  détache  du  tronc  maxillaire  commun  et  n'a 
aucune  communication  avec  le  facial  ;  enfin  chez  Chimaera  et 
Baja,  il  sort  du  facial. 

Friant  (49,  p.  75-80)  a  trouvé,  sur  neuf  espèces  de  Poissons 
qu'il  a  examinées,  huit  espèces  où  le  sphéno-palatin  sortait  de 
la  partie  postérieure,  inférieure  et  interne  du  ganglion  du  tri- 
jumeau, et  une  seule  {Perça  fluviatilis)  où  il  naissait  aussi  bien 
du  tronc  mandibulo-hyoïdien  (facial  de  Stannius)  que  du  gan- 
glion du  trijumeau. 

Gegenbaur  (35,  p.  281)  a  trouvé  chez  les  Sélaciens  un  nerf 
palatin  venant  du  facial,  et  représentant  le  rameau  pharyngien 
d'un  nerf  homologue  d'un  nerf  spinal.  Chez  les  Poissons  osseux 
(31,  p.  701),  le  nerf  palatin  dépend  du  trijumeau,  mais  il  a  des 
rapports  avec  la  branche  représentant  le  facial.  Cette  dernière 
indication  ne  se  retrouve  pas  dans  l'ouvrage  paru  tout  récemment 
sous  le  titre  de  :  Vergleichende  Aiiatomie  der  WirbeWiiere  ;  il  y 
est  dit  simplement  (103,  p.  810)  que  le  nerf  palatin  est  un  ra- 
meau du  nerf  facial  et  qu'il  peut  posséder  une  racine  indépen- 
dante ayant  son  propre  ganglion. 

CORONOWITSCH  (100,  p.  27),  a  montré  que  chez  la  Lotte,  le 
rameau  palatin  qui  sort  apparemment  de  la  face  ventrale  du 
plexus  a  son  origine  dans  le  facial.  Ce  fait  est  d'une  grande 
importance  pour  la  théorie  de  la  segmentation  de  la  tête  des 
Vertébrés,  car  le  palatin  des  Poissons  osseux  doit  représenter 
le  rameau  pharyngien  du  facial  segmentai. 


72  MARC   JUGE. 

RuGE  (102,  p.  206),  pense  aussi  que  le  rameau  palatin  doit 
toujours  naître  du  facial,  même  lorsqu'il  est  i3lus  ou  moins  étroi- 
tement accolé  au  tronc  du  trijumeau.  Cet  auteur  ne  nous  dit 
pas  si  c'est  par  des  recherches  spéciales  qu'il  est  arrivé  à  cette 
conviction. 

Chez  le  Silure,  le  rameau  se  détache  du  tronc  maxillaire  à 
son  bord  médial  et  inférieur,  ordinairement  au  moment  où  le 
tronc  vient  de  traverser  la  paroi  crânienne.  En  essayant  d'isoler 
ses  éléments  en  arrière,  je  ne  suis  jamais  parvenu  à  les  voir 
s'éloigner  de  ceux  qui  représentent  très  probablement  le  triju- 
meau antérieur.  Mais  ce  procédé  est  trop  primitif  pour  m'auto- 
riser  à  penser  qu'il  ne  puisse  pas  exister  d'autre  origine. 

Une  particularité  que  je  n'ai  pu  constater  exactement  qu'une 
seule  fois  est  que  le  nerf  sphéno-palatin  émet,  à  une  petite  dis- 
tance de  sa  naissance,  un  iilet  grêle  qui  s'unit  sur  un  long  par- 
cours à  un  filet  du  rameau  adducteur  palatin,  qui  dépend  lui- 
même  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire.  Ce  fait  semblerait  indi- 
quer que  le  nerf  palatin  dépend  du  nerf  facial,  mais  malheureu- 
sement, il  ne  s'agit  pas  là  d'une  vraie  anastomose;  le  filet  du 
sphéno-palatin  se  sépare  distalement  et  traverse  l'os  palatin 
pour  se  perdre  dans  la  muqueuse. 

Dans  le  reste  de  son  trajet,  le  nerf  (fig.  6)  suit  le  bord  latéral 
du  parasphénoïde  en  passant  entre  l'origine  de  l'extenseur  infé- 
rieur du  barbillon  et  celle  de  l'adducteur  palatin,  puis  il  s'en- 
fonce dans  le  vomer  et  dans  le  prémaxillaire  en  s'approchant 
de  leur  face  inférieure.  Pendant  son  passage  sur  le  premier  de 
ces  os,  il  émet  un  filet  latéral  et  un  filet  médial  qui  vont  dans  la 
muqueuse  alvéolaire  de  cette  région  ;  puis,  sur  le  préniaxillaire, 
il  forme  deux  filets  terminaux,  l'un  latéral,  l'autre  médial.  Ce 
dernier  s'unit  à  un  filet  provenant  du  rameau  du  maxillaire 
supérieur  momentanément  accolé  à  la  branche  ophtalmique  pro- 
fonde (v.  p.  61).  Le  rameau  ainsi  constitué  se  rend,  de  même 
que  le  rameau  médial,  dans  la  muqueuse  alvéolaire  du  pré- 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANI8.  73 

maxillaire  ;  une  seule  de  ses  ramifications  s'élève  un  peu  et  suit 
le  bord  de  la  lèvre  où  elle  se  perd  dans  la  peau. 

Nerf  maxillaire  supérieur  (PI.  2,  fig.  3  et  4,  mxs). 

Le  tronc  maxillaire  commun,  après  avoir  émis  les  ramifica- 
tions qui  viennent  d'être  mentionnées,  se  divise  en  deux  bran- 
ches d'inégal  volume.  La  branche  supérieure  est  la  moins  forte; 
elle  se  dirige  presque  horizontalement  en  avant  et  un  peu  obli- 
quement vers  l'extérieur.  La  branche  profonde  de  l'ophtalmique 
(opr)  vient  s'appliquer  contre  son  bord  supérieur  et  passe  avec 
elle  sous- le  nerf  optique,  puis  au-dessous  de  l'origine  des  deux 
muscles  oculaires  obliques  (fig.  6).  Les  deux  branches  s'éloi- 
gnent l'une  de  l'antre  après  s'être  engagées  entre  les  muscles 
extenseur  et  rétracteur  du  barbillon.  Le  nerf  maxillaire  supé- 
rieur descend  un  peu  et  longe  la  face  inférieure  du  muscle  rétrac- 
teur ;  il  pénètre  ensuite  dans  la  base  du  barbillon  et  le  suit 
jusqu'à  Textrémité.  Le  barbillon  est  soutenu,  dans  toute  sa 
longueur,  par  un  axe  cartilagineux,  aplati  dans  le  sens  dorso- 
ventral.  Le  nerf  est  situé  entre  la  peau  et  l'axe  cartilagineux,  le 
long  de  l'arête  antérieure  de  ce  dernier,  et  envoie  de  nombreux 
filets  à  toute  la  surface  de  l'appendice  tactile. 

A  quelque  distance  de  son  passage  sous  le  nerf  optique,  la 
branche  maxillaire  supérieure  émet  un  cordon  assez  fort,  qui 
s'unit  bientôt  à  la  branche  profonde  de  l'ophtalmique.  Comme 
il  a  été  dit  précédemment  (p.  64),  il  n'y  a  pas  là  une  anastomose 
proprement  dite,  quoique  distalement  toute  trace  extérieure  de 
séparation  ait  disparu. 

En  effet,  si  on  isole  les  éléments  venant  du  maxillaire  supé- 
rieur, de  ceux  de  l'ophtalmique  profond,  on  arrive  à  une  strie 
latérale  de  plus  en  plus  nette  qui  aboutit  à  la  séparation  des 
deux  parties.  La  partie  maxillaire  se  rend  à  la  face  inférieure 


74  MARC   JUGE. 

du  prémaxillaire  (Pmx),  dans  la  muqueuse  alvéolaire  qui  recou- 
vre cet  os;  on  peut  donc  l'appeler  rameau  prémaxillaire  (pmx, 
fig.  3  et  4).  L'un  de  ses  filets  s'anastomose  toujours  avec  Tun 
des  rameaux  terminaux  du  nerf  sphéno-palatin . 

Le  nei'f  maxillaire  supérieur  du  Silure  a  donc  ceci  de  remar- 
quable, que  la  plus  forte  partie  de  ses  éléments  constitue  le  nerf 
sensible  du  barbillon,  et  qu'un  contingent  beaucoup  moins  fort 
se  rend  à  la  face  inférieure  du  prémaxillaire,  oîi  sa  fonction  est 
également  purement  sensorielle. 

D'après  cela,  le  nerf  ne  recevrait  des  racines  du  trijumeau 
antérieur  et  du  trijumeau  postérieur  que  des  fibres  sensibles,  et 
ne  serait  pas  un  homologue  parfait  du  maxillaire  supérieur  de 
la  Lotte,  lequel  contient  des  éléments  destinés  au  muscle  adduc- 
teur mandibulaire.  De  plus,  la  portion  venant  du  trijumeau  pos- 
térieur ne  se  détache  pas,  comme  chez  ce  dernier  Poisson,  pour 
aller  innerver  les  canaux  muqueux  des  os  sous-orbitaires,  mais 
pénètre  dans  le  barbillon  avec  la  majeure  partie  de  celle  qui 
provient  du  trijumeau  antérieur. 

Nerf  maxillaire  inférieur  (PI.  2,  fig.  3  et  4,  mxi). 

En  sortant  du  tronc  maxillaire  commun,  la  branche  maxillaire 
inférieure  est  formée  dés  deux  parties  superposées  dont  il  a  déjà 
été  question  plus  haut  (p.  66).  Ces  deux  parties  peuvent  être 
facilement  isolées  l'une  de  l'autre  sur  une  assez  grande  lon- 
gueur, mais  elles  finissent  par  se  fusionner  si  intimement  qu'il 
est  difficile  d'indiquer  exactement  quelle  part  chacune  d'elles 
prend  à  la  formation  des  diverses  ramifications  du  maxillaire 
inférieur. 

Le  nerf  suit  d'abord  la  branche  maxillaire  supérieure  contre 
son  bord  latéral  inférieur,  puis  s'en  éloigne  bientôt  en  se  diri- 
geant plus  latéralement  et  en  bas.  Il  passe  ainsi  obliquement 


RECHERCHES   SUR   LE   8ILURITS   GLANIS.  75 

sur  l'arc  ptérygo-palatin  et  sous  la  portion  profonde  du  muscle 
adducteur  mandibulaire.  Durant  cette  partie  de  son  trajet,  il 
est  inférieur  et  parallèle  au  nerf  optique. 

Des  rameaux  destinés  à  la  musculature  de  la  mâchoire,  de 
l'arc  palatin,  du  barbillon  et  de  l'opercule  sont  livrés  par  le  tronc 
maxillaire  commun  et  ont  été  décrits  précédemment.  D'autres 
rameaux  moins  importants  dépendent  directement  du  nerf  maxil- 
laire inférieur.  Une  première  ramification  sort  dorsalement  du 
nerf  qu'elle  accompagne  jusqu'au-dessous  du  globe  oculaire 
(fig.  3).  Là,  elle  se  bifurque  ;  une  partie  va  en  avant  et  se  perd 
dans  la  peau  située  au-devant  de  l'œil,  l'autre  se  replie  en 
arrière  et  va  assez  loin  à  la  périphérie  du  muscle  adducteur 
mandibulaire  (fig.  5,  rrp).  Avant  de  passer  au-dessous  du  globe 
oculaire,  le  maxillaire  inférieur  émet  encore  dorsalement  un 
rameau  mince,  qui  traverse  la  membrane  reliant  l'anneau  sous- 
orbitaire  au  plafond  de  la  cavité  buccale  et  entre  dans  le  revê- 
tement cutané  du  barbillon,  où  il  s'étend  le  long  de  l'arête  pos- 
térieure, sur  une  certaine  longueur;  c'est  le  nerf  postérieur  du 
barbillon  (fig.  3  et  4,  upb). 

Ensuite,  la  branche  maxillaire  inférieure  s'infléchit  vers  l'exté- 
rieur et  en  bas,  en  passant  devant  le  bord  antérieur  et  supérieur 
de  la  portion  profonde  du  muscle  adducteur  mandibulaire.  En 
ce  point,  elle  est  déjà  divisée  en  deux  parties  qui  restent  super- 
posées et  accolées  jusqu'à  ce  qu'elles  arrivent  sur  la  masse 
tendineuse  de  la  portion  superficielle  du  muscle  adducteur  man- 
dibulaire. Là,  un  peu  en  arrière  de  l'angle  de  la  bouche,  ces 
deux  parties  se  séparent.  La  supérieure  contourne  extérieure- 
ment la  masse  tendineuse  et  se  place  contre  la  face  externe  de 
l'articulaire  oi^i  elle  est  recouverte  par  le  fascia  du  muscle  adduc- 
teur mandibulaire  ;  l'autre  partie  s'infléchit  vers  l'intérieur  et  en 
avant,  en  passant  entre  les  deux  portions  que  forme  la  masse 
tendineuse  de  l'adducteur  mandibulaire  et  arrive  à  la  face  jn- 
terne  de  l'articulaire.  La  première  constitue  la  hranche  man- 


76  MARC   JUGE. 

dihuïaire  externe  (fig.  3,  4,  5  et  9,  me),  la  deuxième  la  branche 
mandibulaire  interne  (mi). 

La  branche  mandibulaire  externe,  pendant  son  passage  sur 
l'articulaire,  envoie  plusieurs  filets  dans  la  peau  de  cette  région. 
Ensuite,  elle  se  prolonge  à  la  face  externe  du  dental,  au-dessus 
de  la  branche  mandibulaire  du  tronc  liyoïdeo-mandibulaire.  Ces 
deux  branches  cheminent  ainsi,  très  rapprochées,  sans  se  fu- 
sionner, mais  réunies  simplement  par  plusieurs  filets  anastomo- 
tiques,  puis,  arrivées  dans  la  partie  moyenne  de  la  mandibule, 
elles  s'éloignent  l'une  de  l'autre.  La  branche  du  maxillaire  infé- 
rieur s'élève  un  peu  et  se  bifurque.  L'un  des  filets  vient  suivre 
le  bord  de  la  lèvre,  je  l'appellerai  rameau  labial  (ri)  ;  l'autre  se 
trouve  plus  en  arrière  et  se  ramifie  dans  la  muqueuse  traversée 
par  les  nombreuses  petites  dents,  c'est  le  rameau  alvéolaire 
antérieur  (fig.  4  et  9,  ra,).  Ces  deux  rameaux  terminaux  vont 
jusqu'à  la  symphyse  de  la  mâchoire  inférieure.  Le  premier 
contracte  plusieurs  unions  avec  des  filets  de  la  branche  mandi- 
bulaire du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire. 

La  branche  mandibulaire  interne  est  plus  importante  par  son 
volume  et  le  nombre  de  ses  ramifications.  Elle  passe  entre  l'ar- 
ticulaire et  la  partie  de  la  portion  profonde  du  muscle  adduc- 
teur mandibulaire  qui  s'insère  à  la  face  interne  du  dental  et  sur 
le  cartilage  de  Meckel.  Elle  émet  alors  un  rameau  alvéolaire 
(fig.  3,  4,  9,  ra,)  qui  longe  le  bord  supérieur  et  interne  du  car- 
tilage de  Meckel  en  se  plaçant  sur  le  prolongement  du  muscle 
adducteur  mandibulaire,  puis  s'élève  à  la  face  interne  de  l'os 
dental.  Ce  rameau  se  termine  par  deux  filets  destinés  à  la  mu- 
queuse du  dental  et  à  la  lamelle  qui  s'étend  un  peu  en  arrière  ;  il 
a  donc  la  même  fonction  que  le  rameau  alvéolaire  de  la  branche 
externe,  mais  il  est  situé  postérieurement  par  rapport  à  celui-ci. 

La  branche  continuant  à  aller  obliquement  en  avant  et  en 
bas,  entre  dans  la  rainure  du  dental  qui  loge  le  cartilage  de 
Meckel,  circule  autour  de  ce  dernier  et  se  bifurque  avant 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    Gf-ANIS.  77 

de  réapparaître  au  bord  inférieur  de  la  rainure.  Les  deux 
rameaux  ainsi  formés  descendent  sur  la  face  interne  du  dental, 
l'un  dirigé  en  avant,  l'autre  en  arrière,  et  viennent  émerger  à 
la  face  inférieure  de  la  mandibule,  à  la  limite  du  muscle  génio- 
hyoïdien  (fi g.  9). 

Le  rameau  antérieur  s'avance  à  la  face  inférieure  de  ce 
muscle  et  ne  tarde  pas  à  se  trifurquer.  La  plus  forte  ramification 
(a)  entre  dans  le  barbillon  antérieur  (Ba)  dont  elle  suit  l'axe 
cartilagineux  jusqu'à  l'extrémité.  Une  autre  (b),  va  médiale- 
ment  jusqu'à  la  symphyse  de  la  mandibule  et  se  rend  en  partie 
dans  le  muscle  intermandibulaire  {Imd),  en  partie  dans  la  peau 
environnante  où  ses  filets  entrent  fréquemment  en  connexion 
avec  ceux  de  la  branche  mandibulaire  externe  et  de  la  branche 
mandibulaire  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire.  Enfin,  la  troi-  * 
sième  ramification  (c)  va  en  arrière  et  s'enfonce  dans  le  muscle 
génio-liyoïdien^  de  même  que  d'autres  rameaux  moins  impor- 
tants dépendant  des  deux  ramifications  précédentes. 

Le  rameau  postérieur  suit  aussi  la  face  inférieure  de  ce  muscle  ; 
il  fournit  le  nerf  (d)  du  barbillon  postérieur  (Bp),  se  prolonge 
en  arrière  (e)  jusqu'à  la  base  des  rayons  branchiostèges,  puis 
se  replie  en  avant  et  médialement.  Ses  ramifications  nombreuses 
et  très  étendues  se  distribuent  toutes  dans  la  peau  qui  revêt  le 
muscle  génio-hyoïdien  et  la  membrane  branchiostège. 

Les  deux  branches  du  maxillaire  inférieur  du  Silure,  compa- 
rées avec  celles  des  autres  Poissons,  présentent  quelques  parti- 
cularités de  détail  sur  lesquelles  il  serait  inutile  d'insister.  Il 
suffira  de  faire  ressortir  ici  deux  points  importants. 

En  premier  lieu,  la  force  et  l'extension  de  la  branche  externe, 
qui  n'est  généralement  représentée  chez  les  autres  Poissons 
osseux  que  par  une  faible  ramification  plus  ou  moins  étendue  et 
n'est  alors  regardée  que  comme  un  filet  latéral  du  nerf  maxil- 
laire inférieur  (v.  Friant,  p.  41  et  suiv.).  Cette  branche  est 
puissamment  renforcée  dans  son  action  par  une  branche  à  peu 


78  MARC   JUGE. 

près  de  même  volume,  venue  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire, 
et  qui  doit  manquer  aux  autres  Téléostéens  (v.  Stannius, 
Priant,  Goronowitsch).  Une  si  riche  innervation  du  tégu- 
ment de  la  mandibule  s'explique  facilement  comme  adaptation 
au  genre  de  vie  du  Silure.  En  effet,  celui-ci  ne  peut  être  que 
faiblement  secouru  dans  la  recherche  de  sa  nourriture  par 
son  organe  visuel,  fort  peu  développé.  Comme  compensation  à 
cette  incapacité  de  l'œil,  nous  voyons  le  sens  tactile  devenir 
plus  intense  ;  les  deux  branches  en  question  étalent  leurs  nom- 
breuses ramifications  à  la  surface  de  la  mandibule,  laquelle  est 
d'une  largeur  considérable.  Cette  explication  devient  plus  plau- 
sible si  l'on  prend  en  considération  le  vaste  réseau  peaucier 
formé  par  l'ophtalmique  sur  la  face  frontale  (voir  fig.  5  ),  le  fort 
développement  des  barbillons  et,  enfin,  la  présence  d'une  bran- 
che mandibulaire  externe  du  maxillaire  inférieur,  chez  la  Lotte, 
qui  chasse  ordinairement  sur  le  fond  des  lacs. 

Le  deuxième  point  concerne  l'innervation  des  muscles  in- 
termandibulaire  et  génio-hyoïdien  par  la  branche  interne. 
B.  Vetter  (48,  p.  513.  PI.  XIII,  fig.  8)  a  indiqué  que  chez  le 
Brochet,  cette  branche,  après  avoir  émis  un  rameau  analogue 
au  rameau  alvéolaire  postérieur  (raj,  se  fusionnerait  avec 
une  branche  du  facial  (notre  branche  mandibulaire  interne  du 
tronc  hyoïdeo-mandibulaire)  et  que  le  nerf  ainsi  constitué  irait 
dans  les  muscles  intermandibulaire  et  génio-hyoïdien,  ainsi 
que  dans  la  peau.  L'auteur  suppose  cependant  que  les  filets 
moteurs  doivent  provenir  seulement  du  maxillaire  inférieur, 
car  le  muscle  intermandibulaire  et  la  portion  du  génio-hyoïdien 
innei'vée  par  eux  doivent  appartenir  au  premier  arc  viscéral. 
Chez  le  Silure,  les  deux  muscles  ne  sont  sûrement  innervés  que 
par  la  branche  venant  du  maxillaire  inférieur,  parce  que  la 
branche  mandibulaire  interne  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire 
ne  fait  que  la  croiser,  sans  entrer  en  communication  avec  elle. 
Il  est  probable  qu'il  en  est  de   même  chez  le    Bi-ochet,   car 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  79 

Friant  (49)  '  nous  donne  sur  ce  Poisson  des  renseignements 
qui  concordent  avec  ce  que  j'ai  observé  chez  le  Silure, 

Une  raison  plus  forte  peut  pourtant  faire  admettre  que  les 
muscles  en  question  reçoivent  par  la  voie  du  maxillaire  inférieur 
des  éléments  du  trijumeau  et  du  facial  :  c'est  la  composition 
du  maxillaire  inférieur  par  ces  deux  derniers  (p.  67).  Mais,  mal- 
gré l'impossibilité  de  suivre  les  deux  sortes  d'éléments  jusque 
dans  les  dernières  ramifications,  il  est  à  peine  douteux  que  les 
fibres  du  facial,  par  le  fait  qu'elles  occupent  dans  le  tronc  du 
maxillaire  inférieur  la  région  dorso-latérale,  doivent,  avant  tout, 
passer  dans  les  deux  rameaux  dorsaux  du  tronc  et  dans  la 
branche  mandibulaire  externe.  Ces  éléments  du  facial  seraient 
donc  tous  sensibles  ;  ceux  qui  pourraient  passer  dans  la  branche 
interne  se  rendraient  également  dans  la  peau,  et  le  muscle  in- 
termandibulaire  ainsi  que  le  génio-hyoïdien  seraient  innervés 
exclusivement  par  le  trijumeau  antérieur. 

3.  Branche  hyoïdeo-mandihulaire  ou  facial.  (PI.  2,  3,  fig.  3,  4, 
5,  6,hmd;  fig.  3  et  4,  en  vert). 

Comme  nous  l'avons  déjà  dit,  le  tronc  hyoïdeo-mandibulaire 
des  Poissons  osseux  a  reçu  des  appellations  fort  différentes  et  a 
été  regardé  tantôt  comme  un  simple  rameau  du  trijumeau 
(CuYiER  et  Yalenciennes,  Friant)  ,  tantôt  comme  un  facial 
dépendant  plus  ou  moins  du  trijumeau  (Stannius,  Baudelot, 
Gegenbaur).  En  réalité,  c'est,  au  même  titre  que  les  branches 
ophtalmiques  et  maxillaires,  une  branche  du  complexe  triju- 
meau-facial, car  il  ne  contient  pas  uniquement  des  éléments  du 


'  p.  42  :  «  Le  rameau  inférieur  terminal  du  maxillaire  inférieur,  descend 
(l'abord  obliquement  le  long  de  la  face  interne  de  la  mâchoire,  se  porle  sous  le 
cartilage  de  Mkckel,  puis  se  dirigeant  presque  horizontalement  en  avant  et  en 
dedans,  se  place  au-dessus  du  nerf  mandibulaire  (du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire) 
au  bord  supérieur  duquel  il  s'accole,  jiuis  le  croise.  . .  » 


80  MARC   JUGE. 

facial  et  tous  les  éléments  du  facial  n'entrent  pas  dans  sa  voie. 
Nous  allons  d'abord  chercher  de  quelle  partie  du  plexus  gan- 
glionnaire la  branche  provient  et  reconnaître  si  celle-ci  est 
indépendante  ou  non  des  autres  parties. 

La  branche  hyoïdeo-mandibulaire  sort  latéralement  et  plutôt 
ventralement  du  ganglion  de  Gasser.  Elle  tire  principalement 
son  origine  de  la  partie  du  plexus  que  j'ai  désignée  comme  pre- 
mière portion  (p.  55),  soit  celle  qui  naît  de  la  moelle  allongée 
le  plus  en  arrière  ;  dans  la  masse  ganglionnaire,  elle  est  située 
ventro- latéralement  par  rapport  aux  autres.  Sans  exclure  la 
possibilité  d'échanges  d'éléments  dans  l'intérieur  de  l'encéphale, 
on  peut  donc  admettre  que  cette  portion  contient  la  majeure 
partie  des  éléments  du  facial.  En  tout  cas,  elle  renferme  toute 
la  racine  ventrale  du  facial,  car  celle-ci  peut  être  isolée  de  la 
portion  dès  la  sortie  du  cerveau.  Ainsi,  le  reste  de  la  portion  est 
surtout  formé  par  la  racine  dorsale  du  facial  ;  il  présente,  du 
reste,  un  renflement  très  sensible. 

La  première  portion  du  plexus  est  en  relation  très  étroite 
avec  la  troisième  (v.  p.  67)  ;  immédiatement  après  la  sortie 
de  la  moelle  allongée  commence  un  échange  réciproque  de 
fibres.  La  première  portion  envoie  d'abord  un  fort  contingent 
de  fibres  à  la  troisième,  puis  elle  reçoit  de  cette  dernière  une 
quantité  moins  considérable  d'éléments  du  trijumeau  postérieur, 
sous  la  forme  d'un  cordon  court,  mais  assez  facilement  visible. 
Je  n'ai  jamais  observé  de  passage  direct  d'éléments  entre  la 
première  et  la  deuxième  portion. 

GoRONOWiTSCH  (100  p.  28)  dit  que  le  tronc  hyoïdeo-man- 
dibulaire de  la  Lotte,  est  formé  d'éléments  des  trois  nerfs  seg- 
mentaux  du  complexe.  Il  se  pourrait  qu'il  en  fût  de  même  chez 
le  Silure,  mais,  pour  s'en  assurer,  il  serait  absolument  nécessaire 
de  connaître  très  exactement  l'origine  centrale  de  tous  les  com- 
posants de  chaque  portion  du  plexus  ainsi  que  leurs  relations  à 
l'intérieur  de  la  masse  cérébrale,  recherche  que  je  ne  puis 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    QLANIS.  81 

entreprendre.  Nous  savons  par  Stannius  (16,  p.  26)  que  chez 
le  Silui'e  de  tels  échanges  intra-cérébraux  doivent  avoir  lieu.  Par 
conséquent,  les  portions  plus  ou  moins  bien  délimitées  que  l'on 
reconnaît  dans  le  plexus  ne  représentent  certainement  pas  des 
troncs  de  nerfs  segmentaux.  Il  est  donc  bien  possible  que  des 
éléments  du  trijumeau  antérieur  se  trouvent  déjà  dans  la  pre- 
mière portion,  avant  qu'elle  sorte  du  cerveau  ou  encore  qu'elle 
en  reçoive  par  la  voie  du  cordon  qui  lui  vient  de  la  troisième 
portion. 

Ce  que  l'on  peut  affirmer,  c'est  que  le  tronc  hyoïdeo-mandi- 
bulaire  comprend  une  grande  partie  du  facial,  mais  qu'il  reçoit 
aussi  une  certaine  partie  de  ses  éléments  du  trijumeau. 

Le  tronc  en  question  ne  peut  donc  être  mieux  désigné  que 
comme  branche  hyoïdeo-mandibulaire  du  trijumeau-facial  '.Si, 
pour  ne  pas  compliquer  la  nomenclature,  on  laisse  subsister  le 
terme  de  facial,  il  faut  se  souvenir  que  l'homonymie  des  nerfs 
chez  les  Téléostéens  et  les  Sélaciens  par  exemple,  n'implique 
nullement  lïdée  d'homologie. 

Stannius  (16  p.  47)  a  montré  que  chez  la  plupart  des 
Téléostéens,  le  tronc  hyoïdeo-mandibulaire  est  renforcé  par  une 
branche  courte,  issue  du  plexus  du  trijumeau  et  sortant  de  la 
cavité  crânienne  avec  le  tronc  maxillaire.  Cette  branche  qu'il 
ap))elle  rameau  communicant  du  trijumeau  au  facial  manque- 
rait chez  Sïlurus  ainsi  que  chez  les  Poissons  oîi  le  facial  ne 
sort-pas  du  crâne  par  un  orifice  distinct  (Gadoïdes,  Lopli'ms). 
Chez  le  Silure,  le  court  faisceau  (PI.  2,  fig.  4,  f)  fourni  au  tronc 
hyoïdeo-mandibulaire  par  la  troisième  portion  du  plexus,  cor- 
respond probablement  à  ce  rameau  communicant;  ici,  il  est 
simplement  beaucoup  plus  court  et  se  réunit  au  tronc  dans  Finté- 

'  Stannius  a  donné  le  nom  de  tronc  hyoïdeo-mandibulaire  à  la  continuation 
du  «  facial  »  après  qu'il  a  donné  les  rameaux  opeiculaire  et  adducteur  palatin,  et 
reçu  le  rameau  communicant  du  trijumeau.  Goroxowitsch  (100)  a  appliqué  ce 
nom  k  la  branche  tout  entière.  C'est  dans  le  dernier  sens  qu'il  est  employé  ici. 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1898.  6 


82  MARC   JUGE. 

rieur  du  crâne.  La  même  explication  doit  peut-être  s'appliquer 
aux  cas  où  les  branches  du  complexe  ne  se  séparent  qu'après 
avoir  traversé  la  paroi  du  crâne  par  un  orifice  commun. 

Le  tronc  liyoideo-mandibulaire,  ainsi  constitué,  se  sépare  de 
la  région  moyenne  et  ventro-latérale  du  plexus  ganglionnaire 
en  se  dirigeant  en  avant  et  un  peu  vers  l'extérieur.  Il  s'engage 
dans  un  long  canal  oblique  qui  traverse  l'os  pétreux  et  débouche 
contre  la  face  médiale  (interne)  des  muscles  élévateurs  bran- 
chiaux. Tout  en  descendant  légèrement,  il  s'avance  entre  la 
paroi  crânienne  et  ces  muscles,  puis  contourne  le  bord  antérieur 
de  ces  derniers.  Il  prend  alors  une  direction  presque  perpendi- 
culaire à  l'axe  principal  du  corps  et  s'étend  à  la  face  inférieure 
de  l'os  hyomandibulaire  (Hm)  en  longeant  le  bord  postérieur  de 
l'adducteur  palatin.  Entin,  il  traverse  l'os  hyomandibulaire 
(fig.  6)  et  vient  émerger  à  sa  face  externe,  par  un  orifice  situé 
un  peu  en  arrière  de  la  crête  (CHm)  que  forme  cet  os  pour  l'ori- 
gine de  l'adducteur  mandibulaire  profond. 

Avant  ce  point,  le  tronc  hyoideo-mandibulaire  a  émis  les  deux 
rameaux  suivants  : 

P  Hameau  des  muscles  adducteur  palatin  et  extenseurs  du 
barbillon  (PI.  2,  fig.  3,  4,  rap).  Il  se  détache  du  tronc  un  peu 
après  que  ce  dernier  a  quitté  le  canal  de  l'os  pétreux.  Il  est  très 
facilement  visible,  tout  au  moins  à  son  origine,  où  il  est  relative- 
ment fort.  On  peut  déjà  l'apercevoir  par  transparence,  sous 
l'aponévrose  qui  recouvre  dorsalement  l'adducteur  palatin.  Il 
chemine,  en  efifet,  vers  l'avant,  plutôt  médialement,  entre  ce 
muscle  et  son  aponévrose,  parallèlement  au  bord  supérieur  de 
l'os  hyomandibulaire.  Il  diminue  rapidement  de  volume,  car  il 
abandonne  plusieurs  filets  qui  s'enfoncent  dans  la  masse  mus- 
culaire. 

Parmi  les  ramifications  livrées  au  muscle  adducteur  palatin, 
la  plus  importante  sort  du  rameau  très  près  de  son  origine  et 
se  divise  beaucoup;  les  autres  sortent  plus  distalement,  l'une 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    GLANIS.  83 

d'elles  atteint  généralement  aussi  une  grande  longueur  et  montre 
une  fausse  anastomose  avec  le  nerf  sphéno-palatin. 

Le  rameau  se  prolonge  à  la  surface  de  l'adducteur  palatin  en 
un  filet  de  plus  en  plus  mince,  qui,  se  rapprochant  davantage  de 
la  ligne  médiane,  traverse  l'aponévrose  et  atteint  le  bord  latéral 
du  muscle  extenseur  profond  du  barbillon.  (PI.  2,  fig.  5,  6^  reib). 
A  cet  endroit,  il  s'en  détache  une  ramification  grêle  (resb),  allant 
obliquement  en  avant  et  en  haut  pour  entrer  dans  le  muscle 
extenseur  supérieur  à  sa  face  dorsale.  Ces  deux  nerfs  terminaux 
se  ramifient  chacun  dans  l'un  des  muscles. 

Stannius  dit  que  le  rameau  destiné  au  muscle  adducteur  pala- 
tin a  été  observé  chez  huit  genres  de  Poissons  osseux  ',  mais  il 
ne  parle  pas  du  Silure.  En  revanche,  il  attribue  l'innervation  du 
muscle  qui  tire  le  barbillon  vers  l'extérieur,  à  un  rameau  fourni 
par  le  tronc  maxillaire  commun'.  Cette  indication  me  parait 
erronée  ;  il  n'est  pas  douteux  que  les  deux  muscles  extenseurs 
soient  actionnés  par  un  rameau  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire, 
qui  innerve  auparavant  le  muscle  adducteur  palatin. 

2°  Piameau  des  muscles  adducteur  hyomandihîdaire,  élévateur 
et  adducteur  de  V opercule  (fig.  3,4,  5,  rof).  Ce  rameau  impor- 
tant sort  aussi  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire  lorsque  celui-ci 
commence  à  descendre  contre  la  face  interne  de  l'os  hyoman- 
dibulaire,  mais  il  est  émis  par  le  bord  postérieur  du  tronc  et  à 
quelque  distance  de  la  naissance  du  premier  rameau.  Il  se 
dirige  directement  en  arrière,  en  passant  à  la  face  interne  de 
l'hyomandibulaire,  entre  cet  os  et  la  membrane  qui  va  du  muscle 
adducteur  palatin,  en  avant,  à  l'adducteur  hyomandibulaire,  en 
arrière.  Il  s'étend  ensuite  à  la  face  externe  des  adducteurs  hyo- 
mandibulaire et  operculaire  situés  l'un  derrière  l'autre,  et  à  la 
face  interne  de  l'élévateur  operculaire,  qui  recouvre  ces  deux 

'P.    (31    :    Lîicioperca,    Cottiis,    Trigla.  Scomber,    Caranx.    Belone.     Esox, 
Cypri7ius . 
^  P.  41 . 


84  MARC   JUGE. 

muscles.  Il  émet  tout  d'abord  un  filet  pour  le  premier  de  ces 
muscles,  et  quelquefois  un  second  un  peu  plus  en  arrière.  Enfin ^ 
après  s'être  accolé  momentanément  au  rameau  operculaire  du 
vague  (rov),  il  se  partage  en  trois  ou  quatre  filets  principaux 
allant  dans  l'élévateur  et  l'adducteur  de  l'opercule. 

L'  «  anastomose  >^  entre  le  rameau  operculaire  du  tronc 
liyoïdeo-mandibulaire  et  celui  du  vague  avait  été  trouvée  par 
Stannius  (16)  chez  Diodon,  et  par  Buchner  (9),  puis  Stan- 
Nius  chez  les  Cyprins.  Vetter  l'indique  chez  la  Perche. 

Remarquons,  enfin,  le  fait  que  les  deux  muscles  antagonistes 
de  l'opercule  sont  pourvus  par  le  même  rameau.  Vetter  (48, 
p.  502)  et  GORONOWITSCH  ont  trouvé  un  rameau  destiné  aux 
adducteurs  hyomandibulaire  et  operculaire,  et  un  ou  plusieurs 
filets  allant  directement  du  tronc  à  l'élévateur  operculaire. 
Chez  Sihmis,  je  n'ai  pas  pu  découvrir  de  filet  indépendant  pour 
ce  dernier  muscle. 

Parvenu  à  la  face  externe  de  l'os  hyomandibulaire,  le  tronc 
hyoïdeo-mandibulaire  se  divise  bientôt  en  deux  fortes  branches, 
l'une,  dirigée  en  avant  et  en  bas,  se  bifurque  un  peu  plus 
loin,  c'est  le  nerf  mandïbiilaire  (PI.  2,  fig.  3,  4.  md),  l'au- 
tre, dirigée  en  bas  et  en  arrière  et  traversant  l'os  hyomandi- 
bulaire pour  venir  à  sa  face  interne,  constitue  le  nerf  hyoï- 
dien (hy). 

Nerf  mcmdïbulcdre. 

Le  nerf  mandibulaire,  en  descendant  sur  l'os  hyomandibu- 
laire, ne  tarde  pas  à  se  diviser  en  deux  branches  très  inégales 
en  volume.  La  branche  supérieure  ou  branche  mandibulaire 
externe  (fig.  5, 4, 5, 6,  9,  mde)  est  de  beaucoup  la  plus  forte.  Elle 
va  en  avant  et  en  bas,  en  reposant  sur  le  bord  inférieur  de  la 
portion  profonde  de  l'adducteur  mandibulaire  et  arrive  sur  la 
face  latérale  de  l'articulaire,  oii  elle  se  place  sous  la  branche 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANIS.  85 

mandibulaire  externe  du  nerf  maxillaire  inférieur.  Les  deux 
branches,  accolées  l'une  contre  l'autre,  cheminent  vers  l'avant 
en  étant  recouvertes  par  le  fascia  de  l'adducteur  mandibulaire 
et  échangent  quelques  filets  anastomotiques.  Enfin,  distalement, 
elles  se  séparent  ;  la  supérieure  se  rapproche  du  bord  labial, 
tandis  que  la  branche  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire  s'en  éloi- 
gne, mais  reste  également  superficielle.  Ses  ramifications  termi- 
nales s'avancent  sous  la  peau  jusqu'à  la  symphyse  de  la  mandi- 
bule, quelques-unes  d'entre  elles  s'unissent  avec  celles  du  rameau 
labial  du  nerf  maxillaire  inférieur. 

La  branche  inférieure,  beaucoup  moins  volumineuse,  repré- 
sente la  branche  mandibulaire  interne  (fig.  3,  4,  5,  9,  mdi), 
l'unique  prolongement  de  la  branche  mandibulaire  des  autres 
Téléostéens  (d'après  Stannius).  Elle  parvient  contre  la  face 
interne  de  l'os  carré  (Qd)  en  passant  dans  un  canal  dont  l'orifice 
externe  se  trouve  à  la  limite  entre  cet  os  et  le  préopercule 
(fig.  1,  2,  6;  n"  2),  descend  contre  le  stylo-hyal,  et  traverse 
le  ligament  très  fort  qui  relie  la  région  angulaire  de  l'articulaire 
avec  l'interopercule  (PL  3,  fig.  9,  LIop).  Pour  traverser  ce  liga- 
ment, elle  s'aplatit  et  se  divise  au  moins  en  trois  parties  situées 
à  quelque  distance  les  unes  derrière  les  autres  ;  celles-ci  viennent 
converger  en  un  même  point  sous  l'articulaire,  et  reconstituent  la 
branche  unique.  Ces  ditterentes  parties  sont  très  fines  et  diffi- 
ciles à  suivre;  parfois,  on  ne  voit  que  l'une  ou  l'autre  d'entre 
elles,  et  il  semble  alors  très  étrange  que  le  nerf  diminue  subi- 
tement d'épaisseur,  sans  émettre  de  ramifications  un  peu  impor- 
tantes, et  augmente  plus  loin  d'une  manière  très  sensible. 

Arrivé  sur  l'articulaire,  le  nerf  s'infléchit  médialement  et  en 
haut,  et  longe  la  face  interne  de  la  mâchoire  inférieure,  légère- 
ment plus  bas  que  le  bord  inférieur  du  cartilage  de  Meckel. 
Avant  de  se  bifurquer,  il  croise  extérieurement  la  branche 
interne  du  maxillaire  inférieur,  laquelle  sort,  divisée  en  deux 
parties,  de  la  rainure  du  dental  (p.  76  et  fig.  3,  9).  Ses  deux 


80  MARC    JUGE. 

rameaux  terminaux  restent  rapprochés  et  se  ramifient  principa- 
lement dans  le  tégument  de  la  région  médiane  de  la  mandibule. 
J'ai  déjà  insisté  (p.  78)  sur  le  fait  que  les  branches  internes  du 
tronc  hyoïdeo-mandibulaire  et  du  maxillaire  inférieur  se  croi- 
sent simplement  et  qu'en  ce  point  elles  n'entrent  nullement  en 
communication.  Plus  distalement,  cependant,  les  derniers  filets 
des  deux  nerfs  présentent  plusieurs  liaisons,  mais  les  filets  qui 
en  résultent  paraissent  se  rendre  tous  dans  la  peau.  L'inner- 
vation du  muscle  intermandibulaire  est  donc  dévolue  entière- 
ment au  maxillaire  inférieur. 

Le  nerf  mandibulaire  émet,  avant  de  se  diviser  en  branches 
interne  et  externe,  deux  rameaux  assez  forts  (fig.  3)  qui,  pas- 
sant entre  le  muscle  adducteur  mandibulaire  et  l'os  hyomandi- 
bulaire,  atteignent  le  bord  du  préopercule,  se  replient  vers  le 
haut  et  se  répandent  dans  la  peau  de  la  région  latérale  de  la 
tête,  où  leurs  ramifications  forment  un  réseau  compliqué. 

Une  particularité  que  Stannius  (16,  p.  64)  mentionne  aussi 
pour  l'Anguille,  est  la  division  du  nerf  mandibulaire  en  deux 
branches,  analogues  quant  à  leur  trajet  aux  deux  branches 
interne  et  externe  du  maxillaire  inférieur.  Ces  deux  branches  ne 
semblent  contenir  que  des  éléments  sensibles,  puisqu'elles  ne 
prennent  pas  paît  à  l'innervation  des  muscles  intermandibulaire 
et  génio-hyoïdien.  Leur  domaine  terminal  est  franchement  limité 
à  la  mandibule  ;  les  deux  ensemble  forment  donc  un  tout  com- 
parable à  la  branche  principale  unique  des  autres  Téléostéens. 
La  nécessité  d'une  innervation  abondante  de  la  face  externe  de 
la  mandibule  (p.  77)  rend  parfaitement  compréhensible  la  for- 
mation d'une  branche  mandibulaire  complètement  superficielle 
(externe).  Elle  explique  aussi  pourquoi  cette  formation  nouvelle 
acquiert  un  développement  beaucoup  plus  considérable  que  la 
branche  interne  qui  conserve  assez  bien  la  situation  de  la  bran- 
che mandibulaire  des  autres  Poissons  osseux. 

Friant(49,  p.  62  à  71)  a  trouvé  que  la  branche  antérieure  du 


RECHERCHES   SUR    LE   SILURUS   GLANI8.  87 

tronc  hyoïdeo-manclibulaire  donne  généralement  naissance  à 
deux  nerfs:  le  nerf  mandibulaire  et  le  nerf  dentaire,  dont  l'un  ou 
l'autre  est  le  plus  fort.  Le  nerf  dentaire  semble  avoir  reçu  une 
désignation  peu  appropriée  et  n'être  qu'un  rameau  destiné  au 
plancher  de  la  cavité  buccale,  peu  constant  chez  les  Téléos- 
téens.  En  tout  cas,  ces  nerfs  mandibulaire  et  dentaire  ne  peu- 
vent pas  être  envisagés  comme  étant  ce  que  nous  avons  appelé 
les  branches  externe  et  interne  ;  seul,  le  trajet  du  nerf  mandibu- 
laire de  Friant  peut  être  assimilé  au  trajet  de  la  branche 
interne  chez  le  Silure. 

Nerf  liymdien  (PL  2,  3,  lig.  3,4,  9,  hyj. 

C'est  la  branche  postérieure  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire. 
Elle  va  obliquement  en  arrière  et  en  bas,  sur  l'os  hyomandibu- 
laire  qu'elle  traverse  par  un  orifice  situé  au  bord  inférieur  de 
cet  os  et  limité  latéralement  parle  préopercule  (fig.  1,  2, 6  ;  n"*  3). 
Puis  elle  croise,  à  leur  face  interne,  le  préopercule  et  l'intero- 
percule;  elle  repose  alors  sur  la  membrane  qui  tapisse  intérieu- 
rement la  cavité  branchiale  (fig.  9,  y).  Arrivée  derrière  l'extré- 
mité supérieure  de  l'épiliyal  (fig.  1,  9,  Ehy),  elle  s'infléchit  obli- 
quement en  avant  et  en  bas,  en  suivant  k  une  petite  distance  le 
bord  supérieur  de  cet  os  et  parvient  sur  la  membrane  branchio- 
stège.  Là,  elle  chemine  en  croisant  les  rayons  non  loin  de  leur 
base  et  en  abandonnant  de  nombreuses  l'amifications  (fig.  9). 
Son  prolongement,  considérablement  réduit  de  volume,  prend 
une  direction  plus  longitudinale^  descend  légèrement  pour  passer 
entre  les  sixième  et  septième  rayons  branchiostèges  et  pénétrer 
dans  le  muscle  hyo-hyoïdien  inférieur  (fig.  9,  HM)  dans  la 
masse  duquel  ses  dernières  ramifications  se  répartissent. 

Pendant  ce  parcours,  le  nerf  hyoïdien  fournit  de  nombreux 
rameaux  qui  sont  : 


88  MARC   JUGE. 

1°  Un  rameau  sortant  du  bord  postérieur  du  nerf,  près  de 
la  place  où  celui-ci  sort  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire.  Il  se 
dirige  en  arrière  sur  le  revêtement  cutané  de  la  face  interne  de 
l'opercule  (fig.  3  et  4). 

2"  Un  rameau  (fig.  3)  naissant  plus  loin  et  destiné  soit  à  la 
partie  du  muscle  hyo-hyoïdien  fixée  sur  l'opercule,  soit  à  la 
membrane  qui  recouvre  du  côté  interne  l'interopercule  et  le 
rayon  branchiostège  remplaçant  le  subopercule. 

3°  Plusieurs  petits  rameaux  dirigés  en  avant  et  se  distri- 
buant dans  la  peau,  au-dessous  et  autour  de  l'épihyal. 

4'^  De  nombreux  rameaux  destinés  à  la  membrane  bran- 
chiostège. Ces  derniers,  plus  ou  moins  forts,  sortent  au  niveau 
des  espaces  situés  entre  les  rayons.  Dans  le  reste  de  leur  par- 
cours, ils  ne  sont  pas  parallèles  à  ceux-ci,  mais  ils  se  dirigent 
obliquement  en  arrière  et  vers  la  ligne  médiane.  Ceux  destinés 
à  la  partie  antérieure  de  l'appareil  branchiostège  s'avancent 
médialement,  sur  un  certain  trajet,  du  côté  de  la  face  interne. 
Ils  se  divisent  tantôt  en  deux,  tantôt  en  plusieurs  filets  allant 
dans  la  musculature  qui  relie  les  rayons  entre  eux,  ainsi  qu'à 
l'opercule  d'une  part,  et  à  l'os  hyoïde  d'autre  part  ;  enfin,  ils 
innervent  aussi  le  revêtement  cutané  tant  interne  qu'externe  de 
la  membrane. 

Stannius  (16,  p.  62)  ne  parle  pas  de  l'nmervation  du  muscle 
génio-hyoïdien  par  un  rameau  terminal  du  nerf  hyoïdien.  GoRO- 
NOWITSCH  (100)  dit  seulement  que  ce  nerf  émet,  outre  un  rameau 
operculaire,  des  branches  destinées  à  la  musculature  de  la  mem- 
brane branchiostège.  Friant  (49)  et  Vetter  (48)  admettent 
tous  deux  que  le  muscle  génio-hyoïdien  est  partiellement  innervé 
par  une  branche  du  nerf  hyoïdien. 

Le  dernier  auteur  a  pu  se  convaincre  que,  notamment  chez 
Esox,  le  nerf  hyoïdien  innerve  la  partie  supérieure,  la  plus 
grande,  du  muscle  en  question  (p.  515).  La  partie  inférieure  du 
même  muscle  serait  actionnée  par  une  branche  issue  de  la  réu- 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  89 

nioii  d'un  rameau  du  trijumeau  et  d'un  rameau  du  «  facial  »  \ 
laquelle  livrerait  aussi  des  filets  au  muscle  intermandibulaire 
Admettant  que  les  éléments  du  facial,  ainsi  réunis  à  des  éléments 
du  maxillaire  inférieur,  pouvaient  bien  n'être  que  des  fibres  sen- 
sibles, il  supposa  que  la  faible  partie  antérieure  (inférieure)  du 
muscle  génio-hyoïdien  pourrait  dériver  d'un  autre  segment  mus- 
culaire que  la  portion  postérieure  innervée  par  le  nerf  hyoï- 
dien'.  RuGE  (102,  p.  283),  trouve  cette  opinion  peu  satisfai- 
sante, mais  il  ne  la  considère  pas  encore  comme  réfutée. 

Le  Silure  présente,  sous  ce  rapport,  une  disposition  intéres- 
sante. L'innervation  de  son  génio-hyoïdien  dépend  de  la  bran- 
che externe  du  maxillaire  inférieur  et  non  pas  de  parties  réu- 
nies de  la  branche  interne  et  du  «  facial»  (v.  p.  78).  Donc  ici, 
le  génio-hyoïdien  appartient  franchement  au  domaine  du  maxil- 
laire inférieur,  comme  l'intermandibulaire.  Le  nerf  hyoïdien, 
après  avoir  passé  de  la  face  interne  à  la  face  externe  de  la  mem- 
brane branchiostège,  arrive  très  près  de  l'origine  du  génio-hyoï- 
dien, mais  cependant  médialement  par  rapport  à  celle-ci.  Les 
fibres  musculaires  dans  lesquels  il  pénètre  alors  appartiennent 
au  muscle  hyo-hyoïdien,  dont  une  partie  de  l'origine  est  peu  dis- 
tincte de  celle  du  génio-hyoïdien. 

L'hypothèse  de  Vetter  ne  peut  donc  pas  être  soutenue  après 
l'examen  de  Sihirus  glanïs.  Il  est  probable  que  la  prétendue 
région  du  génio-hyoïdien  innervée^  chez  certains  Poissons,  par 
le  nerf  hyoïdien  n'est  qu'une  partie  du  hyo-hyoïdien  inférieur, 
dont  l'origine  est  difficile  à  distinguer  de  celle  du  génio-hyoï- 
dien, comme  c'est  le  cas  chez  le  Silure;  ou  bien  il  s'agit  d'une 

'  Vetter  appelle  facial  le  nerf  que  nous  (lésiirnons  comnie  braiiL-he  liyoïdeo- 
maudibulaire  du  trijumeau- facial. 

'^  Vetter  p.  537  ;  «  Dagegeu  spric'it  die  Iniiervirung  der  untern  (vordern) 
Halfte  des  lelzteni  (Geniohyoideus)  diirch  deu  MaxHlaris  inf. dniur,  diesen  Tlieil 
uoch  als  Dilferenciruiig  von  Gsvi,  aiitldn  als  zum  Intermandïbularis  gehorig  zu 
betracliten.  DoL:h  lasst  sich  in  Erniangelung  von  erlauternden  Zwisclienformen 
dieso  Frago  nichi  hestimint  beantworlen.  « 


90  MARC    JUGE. 

partie  de  ce  premier  muscle  qui  se  serait  adjointe  secondaire- 
ment au  deuxième,  phénomène  qui  n'a  pas  eu  lieu  chez  le  Silure. 

4.  Branches  ascendantes  du  trijumeau- facial. 

Du  plexus  du  trijumeau-facial,  naissent  une  forte  branche  et 
plusieurs  rameaux  beaucoup  moins  importants,  que  l'analogie 
de  leur  naissance  et  leur  trajet  dorsal  permettent  de  ranger 
sous  le  titre  indiqué.  La  forte  branche  naît  le  plus  postérieure- 
ment et  constitue  la  branche  dorsale  du  trijumeau-facial  ou  nerf 
de  Weher;  les  rameaux  qui  sortent  plus  en  avant  peuvent  être 
réunis  sous  le  nom  de  rameaux  ascendants  antérieurs. 

Bameaux  ascendants  antérieurs  (fig.  3,  rase). 

Ces  rameaux  partent  de  la  région  proximale  du  ganglion  de 
Gasser,  généralement  sous  forme  de  quatre  cordons  grêles, 
situés  les  uns  derrière  les  autres  et  parfois  très  rapprochés. 

Leur  origine  dépend  des  différentes  parties  du  plexus  (v. 
p.  55),  en  tout  cas  de  trois  d'entre  elles.  Le  filet  antérieur,  très 
faible,  sort  du  bord  dorsal  du  ganglion,  soit  de  la  partie  qui 
forme  principalement  les  branches  ophtalmiques.  Les  deux  filets 
suivants  viennent  de  la  face  médiale  de  la  masse  ganglionnaire, 
soit  des  deuxième  et  troisième  portions,  lesquelles  alimentent 
surtout  les  branches  maxillaires.  Enfin,  le  quatrième  filet,  plus 
fort  que  les  précédents,  tire  son  origine,  en  partie  de  la  deuxième 
portion,  en  partie  du  nerf  de  Weber  contre  le  bord  antérieur 
duquel  il  est  appliqué  dans  la  première  partie  de  son  trajet.  De 
cette  manière,  il  se  peut  que  le  quatrième  filet  reçoive  des  élé- 
ments de  la  première  portion,  puisque  c'est  surtout  de  celle-ci 
que  le  nerf  dorsal  provient. 

Ces  quatre  filets  se  rapprochent  pour  former  deux  rameaux  ; 
tantôt  ils  se  fusionnent  deux  à  deux,  tantôt  ce  sont  les  trois 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    r4LAMIS.  91 

antérieurs  qui  se  réunissent,  tandis  que  le  postérieur  constitue 
un  rameau  à  lui  seul.  Les  deux  rameaux  se  dirigent  en  haut  et 
en  avant,  contre  la  paroi  du  crâne,  en  émettant  plusieurs  filets 
qui  se  prolongent  antérieurement  et  se  perdent  dans  le  tissu 
graisseux  de  la  cavité  crânienne.  Ils  pénètrent  ensemble  dans  la 
partie  supérieure  de  l'os  pétreux,  parviennent  dans  le  squa- 
meux, à  l'intérieur  duquel  ils  divergent,  puis  viennent  se  re- 
joindre et  se  fusionner  complètement  à  la  face  externe  de  cet 
os.  Le  rameau  qu'ils  constituent  s'infléchit  en  arrière,  pour 
descendre  entre  la  peau  et  la  partie  postérieure  de  l'adducteur 
mandibulaire  et  se  perdre  dans  la  peau  qui  recouvre  le  pré- 
opercule et  l'opercule.  En  passant  sur  la  face  supérieure  du 
muscle  adducteur  mandibulaire,  il  envoie  quatre  ou  cinq  filets 
qui  descendent  dans  le  revêtement  cutané  de  la  partie  latérale 
de  la  tête. 

Les  rameaux  ascendants  peuvent  présenter  des  modifications 
nombreuses,  aussi  les  cas  d'asymétrie  sont-ils  très  fréquents. 
Les  dispositions  décrites  ici  m'ont  paru  être  les  plus  constantes. 
Il  est  certain  que  ces  rameaux  ne  contiennent  que  des  éléments 
sensibles  et  que  ceux-ci  sont  fournis  par  les  divers  composants 
du  plexus. 

Nerf  de  TFeôer  (fig.  3,  4,  nWb). 

Ce  nerf  a  été  découvert  par  E.-H.  Weber  (1820),  chez  Silii- 
rus  glanis.  Il  a  été  trouvé  par  Desmoulins  chez  les  Gadoïdes 
et  les  Siluroïdes.  Stannius(16,  p.  49)  l'a  rencontré  chez  envi- 
ron vingt-cinq  espèces.  Il  le  décrit  sous  le  nom  de  rameau  laté- 
ral du  trijumemi  et  dit  qu'il  sort  du  plexus  des  racines  du  tri- 
jumeau et  du  facial  par  deux  branches  distinctes.  Cet  auteur  ne 
précise  pas  davantage  ses  indications  sur  la  provenance  des 
deux  composants.  Il  mentionne  le  fait  que,  particulièrement 
chez  le   Silure,  leurs  éléments  constitutifs  sont  exclusivement 


92  MARC    JUGE. 

des  «  tubes  primitifs  fins  »  et  que  l'excitation  galvanique  ne  pro- 
voque aucune  contraction  musculaire.  Chez  la  plupart  des  Pois- 
sons, le  nerf  reçoit,  encore  à  l'intérieur  de  la  cavité  crânienne, 
un  filet  venant  des  racines  du  vague  ;  Sihinis  glams  ne  montre 
aucune  trace  de  ce  rameau  communicant  (Weber  et  Cuyier 
nient  également  son  existence). 

Friant  (49,  p.  98)  dit  que,  généralement,  son  «nerf  facial  » 
(probablement  une  branche  de  l'ophtalmique)  «  fournit  un  ra- 
meau qui  s'élève  dans  la  cavité  crânienne  et  en  ressort  pour  se 
répandre  dans  les  canaux  muqueux  de  la  tête  ou  dans  la  peau 
et  les  muscles  du  tronc.  Ce  rameau  fait  défaut  chez  la  Lotte,  et 
il  est  remplacé  par  un  tronc  qui  naU  du  ganglion  du  Triju- 
meau ...»  et  qu'il  décrit  sous  le  nom  de  rameau  latéral. 

H.-B.  PoLLARD  (86,  p.  529),  en  traitant  de  l'innervation  du 
système  de  la  ligne  latérale,  attribue  le  nerf  de  Weber  entiè- 
rement au  facial  :  «  From  a  posterior  dorsaliy  placed  gangliouic 
extension  arises  the  great  Ramus  dorsalis  rectirrens  facialis 
(often  wrongly  called  trigemini).  »  Ses  recherches,  qui  n'ont 
porté  généralement  que  sur  de  jeunes  spécimens,  ont  montré 
l'existence  d'un  rameau  communicant  entre  la  première  ramifi- 
cation du  rameau  latéral  du  vague  et  le  neif  récurrent  du  facial, 
chez  Clarias,  AitchenaspAs  bisciitattts,  CallicJithgs  imleatus, 
Cliaetostomusguairensis.  Cette  ramification,  nommée  rameau  su- 
pra-temporal, manque  à  Trichomycterus  tenuis. 

D'après  Goronowitsch  (100,  p.  27)  le  nerf  de  Weber,  chez 
la  Lotte,  sort  du  ganglion  du  facial,  mais  il  reçoit  deux  branches 
connectives  formées,  l'une  d'éléments  du  trijumeau  postérieur 
et  de  la  racine  ventrale  du  facial,  l'autre,  d'éléments  du  triju- 
meau antérieur.  «  Le  nerf  de  Weber  est  donc  constitué  par  des 
fibres  de  tous  les  nerfs  segmentaux  du  complexe.  » 

Les  indications  de  la  littérature  nous  laissent,  par  conséquent, 
dans  l'embarras,  soit  par  leur  insuffisance,  soit  par  leurs  diver- 
gences et  leur  manque  de  coordination. 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS   GLANIS.  93 

Chez  le  Silure,  le  nerf  de  Weber  doit  certainement  être 
regardé  comme  une  branche  du  trijumeau-facial.  Il  s'élève  contre 
la  face  médiale  et  contre  la  partie  postérieure  du  plexus  gan- 
glionnaire, et  là,  on  peut  reconnaître  qu'il  est  formé  de  la  réu- 
nion de  deux  composants^  très  inégaux  en  volume. 

Le  composant  postérieur  est  de  beaucoup  le  plus  fort.  A  la 
sortie  de  la  moelle  allongée,  il  forme  un  ruban  aplati,  enchâssé 
entre  les  deux  premières  portions  du  complexe  qui  sont  situées 
au-dessous  et  la  troisième  portion  située  au-dessus  (v.  p.  55). 
Un  peu  en  arrière  de  la  sortie,  on  peut  voir  que  ce  compo- 
sant est  alimenté  en  grande  partie  par  la  première  portion, 
mais  reçoit  aussi  un  contingent  d'éléments  assez  considérable 
de  la  deuxième.  La  première  portion  renferme  la  majorité  des 
éléments  du  facial  et  constitue  en  grande  partie  le  tronc  liyoï- 
deo-niandibulaire,  tandis  que  la  deuxième  portion  doit  contenir 
des  éléments  du  trijumeau  antérieur  et  s'en  va  principalement 
dans  le  tronc  maxillaire  commun  (p.  67).  Le  composant  vient 
bientôt  émerger  entre  la  deuxième  et  la  troisième  portion  à  la 
face  médiale  du  plexus,  tout  près  de  la  moelle  allongée.  Il  se 
dirige  en  haut  et  un  peu  en  avant  et  reçoit  le  composant  anté- 
rieur, beaucoup  moins  volumineux. 

Ce  dernier  représente  un  faible  ruban,  formé  de  deux  ou  trois 
filets  accolés,  situés  les  uns  derrière  les  autres  et  sortant  de  la 
face  médiale  de  la  troisième  portion.  Cette  portion  doit  contenir 
des  éléments  du  trijumeau  postérieur  et  du  facial  ;  ceux  qu'elle 
fournit  au  nerf  de  Weber  ne  dépendent  très  probablement  que 
du  trijumeau  postérieur.  Le  composant  antérieur  s'élève  en 
s'intléchissant  un  peu  en  arrière  et  se  joint  au  fort  composant 
postérieur  à  une  petite  distance  du  bord  supérieur  du  plexus. 

Comme  pour  l'origine  des  autres  branches  du  complexe, 
on  doit  admettre  la  possibilité  d'échanges  d'éléments  à  l'inté- 
rieur du  cerveau.  Je  n'indique  la  répartition  probable  des  tri- 
jumeaux  antérieur  et  postérieur  que  d'après  la  position  des 


94  MARC    JU(4E. 

portions  à  leur  sortie  de  la  moelle  allongée  et  d'après  les  rela- 
tions qu'elles  montrent  ensuite  les  unes  avec  les  autres.  Ce  qui 
est  certain,  c'est  que  le  nerf  de  Weber  ne  reçoit  pas  ses  fibres 
d'une  seule  région  du  plexus,  mais  au  contraire  de  trois  régions 
différentes,  et  que  ces  dernières  appartiennent  au  facial  et  au 
trijumeau.  De  plus,  il  est  très  vraisemblable  que  le  nerf  de 
Weber,  chez  le  Silure,  tire  son  origine  des  trois  nerfs  segmen- 
taux  du  complexe.  Comme  qu'il  en  soit,  c'est  le  facial  qui  lui 
fournit  le  plus  fort  contingent;  le  trijumeau  antérieur  vient  en- 
ensuite;  le  trijumeau  postérieur  n'envoie  probablement  que  le 
faible  composant  antérieur. 

De  même  que  Stannius,  je  n'ai  pas  trouvé  de  rameau  com- 
municant entre  le  nerf  latéral  du  vague  et  le  nerf  de  Weber. 
On  sait,  d'après  Pollard,  que  ce  rameau  manque  aussi  chez 
TricJiomycterus  temâs. 

Le  nerf  de  Weber  s'élève  au-dessus  du  plexus,  sous  l'aspect 
d'un  tronc  très  volumineux.  D'après  Stannius  (p.  50), il  forme- 
rait, en  devenant  indépendant,  un  ganglion  assez  distinct.  Mes 
recherches  ne  me  permettent  pas  de  confirmer  cette  indication  ; 
le  nerf,  d'abord  aplati,  devient  cylindrique,  mais  ne  présente  pas 
de  renflement  appréciable  en  cet  endroit.  Appliqué  contre  la 
paroi  latérale  de  la  cavité  crânienne,  il  se  dirige  en  haut,  puis 
un  peu  en  arrière  et  médialement,  et  traverse  le  plafond  du 
crâne  par  un  canal  de  l'occipital  supérieur'.  L'orifice  externe 
de  ce  dernier  est  une  fente  longitudinale,  étroite  (PL  I,  fig.  1, 
nWb),  située  à  la  base  de  la  crête  sagittale  de  l'occiimt.  En 
arrière  de  l'orifice,  la  crête  occipitale  présente  une  dépression 
bien  visible,  ovale,  ayant  son  plus  grand  diamètre  dans  le  sens 
antéro-postérieur.  Là,  le  nerf  dorsal  reçoit  les  rameaux  dorsaux 
des  nerfs  spinaux  II  et  III,  et  montre  un  élargissement  consi- 


'  PoLi.ARD  (80)  a  trouvé,  chez  les  espèces  qu'il  a  étudiées,  que  le  canal  de  sortie 
était  dans  le  pariétal. 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    GLANI8.  95 

dérable  ayant  un  peu  l'aspect  d'un  ganglion  (PI.  2,  fig.  3).  Ce- 
pendant, le  volume  de  la  branche  ne  paraissant  pas  s'accroître, 
il  semblerait  qu'il  y  ait  plutôt  aplatissement  du  nerf  dans  le 
sens  transversal.  Le  renflement  commence  quelquefois  déjà  <à 
l'intérieur  de  l'occipital  supérieur,  donc  avant  l'arrivée  du 
rameau  venant  du  deuxième  nerf  spinal,  d'autres  fois,  il  corn 
mence  plus  en  arrière,  vers  l'arrivée  du  rameau  dorsal  du  qua- 
trième nerf  spinal.  Il  n'est  jamais  large,  mais  il  est  très  étendu  ; 
dans  le  sens  dorso-ventral,  il  offre  ses  dimensions  maximales 
aux  points  oii  il  reçoit  les  éléments  venant  des  nerfs  spinaux .  La 
figure  3  représente  un  cas  où  la  plus  forte  dimension  est  atteinte 
au  point  d'arrivée  d'un  rameau  formé  par  des  parties  des  deux 
premiers  nerfs  spinaux  qu'il  reçoit  (Ild  et  Illd),  tandis  que  le 
renflement  est  insignifiant  à  la  place  où  aboutissent  des  filets 
plus  forts  venant  des  rameaux  dorsaux  des  nerfs  spinaux  II I 
et  IV. 

Les  rameaux  dorsaux  des  nerfs  spinaux  II  et  III  sortent  res- 
pectivement des  deuxième  et  troisième  ganglions  spinaux  les- 
quels sont  formés  par  la  racine  dorsale  de  chacun  des  nerfs. 
Ils  s'élèvent  le  long  de  la  crête  occipitale  en  se  dirigeant  un  peu 
en  avant.  Avant  d'atteindre  le  nerf  de  Weber,  ils  se  divisent 
généralement,  mais,  sous  ce  rapport,  on  n'observe  pas  plus  de 
constance  d'un  individu  à  un  autre  que  de  symétrie  chez  un 
même  exemplaire.  Tantôt,  la  plus  forte  partie  du  rameau  posté- 
rieur vient  se  fusionner  au  premier  rameau,  immédiatement 
avant  que  celui-ci  se  joigne  au  nerf  de  Weber,  tantôt,  ce  sont 
les  deux  rameaux  qui  se  bifurquent  (fig.  3)  et  alors  les  deux 
ramifications  extrêmes  se  rendent  indépendamment  dans  le  nerf 
de  Weber  tandis  que  les  deux  ramifications  intermédiaires  se 
réunissent  avant  d'y  pénétrer,  tantôt  enfin  il  y  a  formation  de 
ramifications  plus  nombreuses  s'anastomosant  d'une  manière 
variable.  Souvent,  le  rameau  postérieur  est  plus  volumineux 
que  le  premier,  mais  ce  fait  n'est  pas  général.  La  seule  chose 


96  MARC   JUGE. 

constante  est  que  tous  deux  pénètrent  entièrement  dans  le  nerf 
de  Weber. 

De  la  partie  renflée  du  nerf  partent  plusieurs  filets  allant  en 
haut  et  en  avant  et  qui  peuvent  être  suivis  dans  les  récrions 
occipitale,  pariétale  et  frontale  où  ils  se  perdent  dans  la  peau. 

Ensuite,  la  branche  dorsale  du  trijumeau-facial  se  prolonge 
en  arrière,  en  passant  entre  le  muscle  latéral  du  tronc  et  la  mem- 
brane fibreuse  qui,  partant  de  la  crête  occipitale,  relie  entre 
elles  les  apophyses  épineuses  des  vertèbres;  elle  n'est  alors  sé- 
parée de  sa  congénère  de  l'autre  côté  que  par  cette  dernière 
membrane.  Contrairement  à  l'opinion  de  Stannius  (p.  51),  le 
nerf  de  Weber  ne  se  trouve  pas  directement  sous  la  peau,  mais 
à  une  distance  qui  diminue  d'avant  en  arrière.  Il  passe  au  ni- 
veau des  extrémités  supérieures  des  apoJ)hyses  épineuses,  dans 
l'angle  formé  par  le  fascia  sagittal  du  muscle  latéral  et  le  fascia 
latéral  du  muscle  grêle  supérieur  '  (schéma,  p.  133,  x).  Ce  der- 
nier fascia  est  presque  vertical  en  avant  et  devient  peu  à  peu 
horizontal  en  arrière. 

Durant  son  long  trajet,  le  nerf  de  Weber,  est  le  collecteur 
des  rameaux  dorsaux  de  tous  les  nerfs  spinaux  à  l'exception  du 
premier.  Celui-ci  est  très  faible  et  s'élève  sur  le  supra-occipital 
un  peu  en  avant  de  l'orifice  de  sortie  du  nerf  de  Weber.  Quel- 
quefois, pourtant,  des  filets  du  premier  rameau  dorsal  s'unissent 
aux  rameaux  dorsaux  suivants  et  pénètrent  avec  ceux-ci  dans  le 
nerf  de  Weber,  Les  deux  premiers  rameaux  dorsaux  qui  se 
jettent  dans  le  nerf  (PI.  2,  fig.  5,  Ild,  Illd)  sont  inclinés  en 
avant  ;  le  troisième  monte  presque  verticalement  ou  se  dirige 


'  CuviER  et  Valenciennes  d».  291  et  -92)  ont  appelé  ainsi  la  bande  muscu- 
laire paire  intercalée  du  côté  dorsal  entre  les  deux  muscles  latéraux.  Gliez  Si/unjs 
glanis,  |'ai  trouvé  que  cette  bande  comprend  deux  parties.  L'une,  en  forme  de 
lame  verticale,  est  mince  et  haute,  et  s'étend  de  la  crête»  occipitale  à  la  faible 
nageoire  dorsale;  l'aulre.  moins  haute  et  plus  large,  va  de  la  nageoire  dorsale  à 
la  nageoire  caudale. 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  97 

légèrement  en  arrière  ;  les  suivants  sont  de  plus  en  plus  inclinés 
en  arrière.  En  général,  chacun  de  ces  rameaux  se  partage 
non  loin  du  ganglion  spinal,  en  une  partie  antérieure  et  une 
partie  postérieure  plus  faible.  La  partie  postérieure  entre  quel- 
quefois directement  dans  le  nerf  de  WEBER;le  plus  souvent,  elle 
s'unit  à  la  partie  antérieure  du  rameau  dorsal  suivant,  là  où 
celle-ci  atteint  le  nerf  de  Weber  ou  au-dessous.  Très  fréquem- 
ment, les  rameaux  dorsaux,  au  moment  d'arriver  dans  la  bran- 
che collectrice,  forment  un  système  de  fines  ramifications,  plus 
ou  moins  compliqué.  Dans  tous  les  cas,  les  ramifications  passent 
entièrement  dans  le  nerf  de  Weber  et  il  ne  se  forme  pas  de 
nœuds  aux  points  de  jonction. 

De  son  bord  supérieur,  le  nerf  de  Weber  livre  des  rameaux 
(PI.  2,  fig.  5),  qui,  dirigés  en  arrière  et  en  haut,  passent  entre 
les  deux  moitiés  du  muscle  grêle  supérieur  ou  entre  le  muscle 
grêle  et  le  grand  muscle  latéral  (schéma,  p.  133,  rnWb),  pour 
venir  innerver  la  peau  de  la  région  dorsale.  Ces  rameaux  ne 
sont  ordinairement  pas  dans  le  prolongement  des  rameaux  dor- 
saux des  nerfs  spinaux.  Leurs  terminaisons  sont  souvent  enche- 
vêtrées. 

Dans  la  région  voisine  de  la  nageoire  dorsale,  le  nerf  émet 
deux  rameaux  un  peu  plus  forts  que  les  autres  ;  ils  pourvoient 
aussi  bien  les  muscles  de  cette  nageoire  que  son  revêtement 
cutané. 

En  arrière,  le  nerf  de  Weber  diminue  graduellement  de 
volume  ;  il  va  jusqu'à  la  nageoire  caudale,  oi^i  son  filet  terminal 
et  ses  dernières  ramifications  forment  un  réseau  simple. 

L'origine  du  nerf  de  Weber  et  son  renforcement  par  les 
rameaux  dorsaux  des  nerfs  spinaux  justifient  parfaitement 
l'opinion  avancée  par  Stannius  (p.  72),  que  les  «  SchedelhôJilen- 
dste  »  et  le  «  Bamus  lateralis  »  des  Poissons  osseux  correspon- 
dent aux  rameaux  dorsaux  des  nerfs  spinaux.  Chez  le  Silure, 
on  peut  voir,  d'après  la  description  détaillée  donnée  plus  haut, 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1898.  7 


98  MARC    JUGE. 

que  le  nerf  de  Weber  doit  contenir  des  éléments  des  rameaux 
dorsaux  de  tous  les  nerfs  segmentaux  prenant  part  au  complexe 
trijumeau-facial.  Quant  aux  rameaux  ascendants  antérieurs,  il 
faut  probablement  les  considérer,  en  partie  comme  des  ramifica- 
tions secondaires  des  rameaux  dorsaux  du  trijumeau- facial,  en 
partie  comme  des  ramifications  intra-craniennes  des  branches 
du  complexe. 

V.  Nerf  acoustique. 

(PI.  -2.  lit.'.  3,  4.  ac.) 

Le  nerf  acoustique  sort  de  la  moelle  allongée,  à  son  bord 
latéral  et  inférieur^  en  arrière  du  trijumeau-facial  et  en  avant 
du  glosso-pharyngien.  C'est  un  large  ruban  aplati,  divisé  aus- 
sitôt en  une  partie  antérieure  et  une  partie  postérieure. 

La  partie  antérieure  (fig.  4  ac,)  émerge  immédiatement  der- 
rière la  racine  ventrale  du  facial,  mais  elle  en  est  complètement 
indépendante.  Elle  constitue  un  ruban  aplati,  dirigé  latérale- 
ment et  un  peu  en  avant  sur  le  plancher  de  la  cavité  crânienne 
et  donne  naissance  à  deux  cordons  qui  se  bifurquent  à  leur 
tour.  Le  premier  de  ces  cordons,  le  plus  faible,  donne  un  ra- 
meau antérieur  se  repliant  un  peu  en  haut  pour  entrer  dans  Tam- 
poule  du  canal  semi-circulaire  antérieur  et  un  rameau  posté- 
rieur destiné  à  la  région  antérieure  de  l'utricule.  Le  deuxième 
cordon,  plus  large,  envoie  son  faible  rameau  antérieur  égale- 
ment dans  la  région  antérieure  de  l'utricule  et  son  rameau  pos- 
térieur dans  l'ampoule  du  canal  externe. 

La  partie  postérieure  (ac,)  du  nerf  acoustique  sort  de  la 
moelle  allongée  en  avant  du  composant  antérieur  du  nerf  glosso- 
pharyngien  ;  elle  est  beaucoup  moins  considérable  que  la  partie 
antérieure,  mais  son  trajet  est  plus  long.  Elle  va  d'abord  en  ar- 
rière, le  long  du  bord  inférieur  de  la  moelle  allongée,  puis  s'in- 
riéchit  latéralement  et  se  place  au-dessus  du  composant  anté- 


RECHERCHES   SUR   LE  SILURUS    GLANIS.  99 

rieur  du  glosso-pliaryngien  (fig.  4).  Elle  se  divise  en  deux 
rameaux  recourbés  en  avant;  l'antérieur  va  dans  le  saccule, 
l'autre  dans  l'ampoule  du  canal  semi-circulaire  postérieur. 

En  résumé,  la  partie  antérieure  de  l'acoustique  se  distribue  à 
l'ampoule  antérieure,  à  l'ampoule  externe  et  à  l'utricule,  tandis 
que  la  partie  postérieure  innerve  le  saccule  et  l'ampoule  posté- 
rieure. 

Je  n'ai  jamais  trouvé  de  communication  entre  l'acoustique  et 
le  trijumeau,  comme  Weber  (2)  en  a  indiqué  une  pour  Sikirus 
glanis.  A  leur  sortie  du  cerveau,  le  trijumeau-facial  et  l'acous- 
tique sont  très  rapprochés,  mais  il  n'y  a  pas  de  faisceau  distinct 
passant  d'un  nerf  à  l'autre. 

En  outre,  ce  qui  vient  d'être  décrit  comme  partie  postérieure 
de  l'acoustique  correspond,  sans  doute,  à  V auditif  accessoire  de 
Weber.  La  distribution  répond  bien  à  celle  indiquée  par -cet 
auteur  ;  quant  à  l'origine,  elle  n'est  pas  différente  de  celle  de  la 
partie  antérieure,  les  deux  cordons  nerveux  sont  en  contact  à  la 
sortie  de  la  moelle  allongée,  le  postérieur  se  dirige  en  arrière 
jusque  vers  le  glosso-pharyngien,  mais  il  n'a  aucune  relation  ni 
avec  ce  dernier,  ni  avec  le  vague. 

VI.  Nerfs  glosso-pharyngien  et  vague 

Les  nerfs  glosso-pharyngien  et  vague  du  Silure  sont  parfaite- 
ment indépendants  l'un  de  l'autre  dès  leur  sortie  du  cerveau. 
Cependant,  il  semble  préférable  de  ne  pas  les  traiter  séparé- 
ment, soit  parce  qu'ils  se  partagent  l'innervation  d'un  même 
domaine  :  les  arcs  branchiaux  et  leur  musculature,  soit  parce 
que  nombre  de  travaux  antérieurs  établissent,  par  d'autres 
voies,  leur  communauté  d'origine. 

Desmoulins  (3j  prétendait,  en  1822,  que  le  glosso-pharyn- 
gien manquait  aux  Poissons,  car  il  regardait  comme  branche 


100  MARC   JUGE. 

antérieure  du  vague,  le  nerf  définitivement  reconnu  plus  tard 
comme  l'homologue  du  glosso-pharyngien. 

De  même,  Longet  (1 2,  t.  II,  p.  235)  admettait,  en  1842,  que 
«  dans  les  Poissons  il  n'existe  point  de  nerf  glosso-pliaryngien 
proprement  dit  ». 

Néanmoins,  la  plupart  des  auteurs  reconnaissent  l'existence 
du  glosso-pliaryngien  chez  les  Poissons,  ainsi  que  sa  parenté  plus 
ou  moins  étroite  avec  le  vague. 

BiiCHNER  (9)  dit,  en  1835,  que  chez  le  Barbeau,  le  glosso- 
pliaryngien  naît  immédiatement  devant  le  lobe  du  vague  et  qu'il 
est  presque  contigu  à  la  racine  supérieure  de  ce  nerf. 

D'après  Stannius  (16,  p.  74),  le  glosso-pharyngien  est  indé- 
pendant du  vague  chez  la  plupart  des  Poissons  osseux,  mais, 
chez  quelques-uns  d'entre  eux,  il  y  a  encore  entre  leurs  racines 
des  rapports  très  étroits. 

Pour  Gegenbaur  (31,  p.  704)  :  «  Le  premier  rameau  bran- 
chial du  nerf  vague  prend,  peu  à  peu,  chez  les  Sélaciens,  les 
Ganoïdes  et  Téléostéens  la  signification  d'un  nerf  indépendant. . . 
Il  constitue  le  nerf  glosso-pharyngien.  » 

D'après  Beauregard  (56),  le  glosso-pharyngien,  chez  le 
Geratodus  Forsteri,  n'est  encore  que  la  branche  antérieure  du 
vague. 

D'après  GoRONOWiTSCH  (81),  les  deux  nerfs  naissent  séparé- 
ment chez  Achpenser  ruthenus. 

Enfin,  rappelons  encore  une  indication  récente  et  très  précise 
de  B.  Haller  (101,  p.  95  et  96)  :  «  Der  Glossopharyngeus  ist 
ein  stets  vor  dem  Vagus  und  in  gleicher  Hohe  mit  diesem  aus 
der  Oblongata  abgehender  Nerv,  der  auch  durch  seinen  aus- 
seren  Abgang  als  ein  der  Vagusgruppe  angehorender  Nerv  sich 
zu  erkennen  giebt.  Auch  was  seinen  Ursprung  anbelangt,  so  ist 
er  als  ein  Abkommling  der  Vagusgruppe  zu  betrachten.  »  Cet 
auteur  ajoute  que  le  lobe  sensible  du  glosso-pharyngien  est 
détaché  secondairement,  aussi  bien  chez  les  Cyprins  que  chez 
la  Lotte,  du  lobe  sensible  du  vague. 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    C4LANIS.  101 

Cet  aperçu  historique,  très  abrégé,  donne  cependant  une  idée 
des  diverses  opinions  qui  ont  été  émises  sur  la  question  et 
montre  que  toutes  ces  opinions  tendent  cà  prouver  la  co-dépen- 
dance  du  glosso-pliaryngien  et  du  vague. 

Ces  deux  nerfs  présentent  un  état  beaucoup  moins  compliqué 
que  le  trijumeau-facial,  aussi  les  indications  des  auteurs  présen- 
tent-elles moins  de  divergences  que  lorsqu'il  s'agit  de  ce  dernier 
complexe. 

1.  Nerf  glosso-pharyngien 

(PI.  2.3,  fig.  3.  4,  7,  gp). 

Le  glosso-pharyngien  sort  de  la  partie  latérale  et  postérieure 
du  bulbe  rachidien  par  deux  composants  distincts  de  ceux  du 
vague. 

Le  composant  antérieur  est  faible  et  sort  juste  au-dessus  de 
la  partie  postérieure  du  nerf  acoustique;  il  se  dirige  en  arrière 
en  suivant  le  bord  inférieur  et  externe  du  bulbe  et  se  joint  au 
composant  postérieur.  Celui-ci  quitte  la  moelle  allongée  au- 
dessous  de  la  portion  antérieure  du  vague,  avec  laquelle  il  est 
d'abord  si  étroitement  accolé  qu'à  première  vue  il  semble  en 
dépendre.  En  le  suivant  attentivement,  on  reconnaît  qu'il  longe 
inférieurement  la  portion  radicale  du  vague  et  qu'il  émerge  du 
cerveau  au-dessous  de  celle-ci,  soit  plutôt  de  la  face  ventrale 
que  de  la  face  latérale.  Au  point  où  les  deux  composants  du 
glosso-pharyngien  s'unissent,  un  faisceau  peu  volumineux  et  très 
court,  provenant  du  composant  antérieur  du  vague,  s'adjoint  à 
eux  (fig.  3  et  4). 

Le  nerf^  ainsi  constitué,  n'a  qu'un  court  trajet  dans  la  cavité 
du  crâne.  Il  chemine  sur  le  plancher  de  cette  dernière,  à  peu 
près  perpendiculairement  à  la  direction  longitudinale.  Après 
avoir  passé  sous  l'ampoule  du  canal  semi-circulaire  postérieur,  il 
s'engage  dans  un  canal  particulier,  qui  traverse  l'occipital  la- 


102  MARC   JUGE. 

téral  en  obliquant  fortement  vers  l'avant.  L'orifice  externe  du 
canal  se  trouve  à  environ  0,75  cm.  en  avant  de  celui  du  vague. 

Immédiatement  à  sa  sortie  du  conduit  osseux,  le  nerf,  conti- 
nuant à  aller  en  avant,  forme  un  ganglion  (ggp)  aplati  et  appliqué 
contre  la  face  externe  de  l'occipital  latéral. 

On  doit  remarquer  qu'avant  le  renflement,  le  nerf  se  partage 
en  deux  parties,  dont  la  supérieure  seule,  un  peu  plus  forte  que 
l'autre,  prend  part  à  la  formation  ganglionnaire.  La  partie  infé- 
rieure forme  une  sorte  d'anse  au-dessous  du  ganglion,  sans 
cependant  s'éloigner  de  son  bord  inférieur  et  rejoint  la  première 
immédiatement  après  le  renflement  (fig.  3).  Ce  dernier  est  en 
communication  avec  le  cordon  sympathique  situé  au-dessous  par 
des  filets  très  minces,  au  moins  au  nombre  de  deux. 

Le  glosso-pliaryngien  est  sensiblement  plus  volumineux  après 
le  ganglion  qu'avant.  Il  continue  sa  marche  en  avant,  en  passant 
entre  la  face  externe  de  l'os  pétreux  et  le  muscle  rétracteur 
branchial  antérieur  (fig.  7,  Bba),  puis,  s'infléchissant  latérale- 
ment, s'introduit  entre  les  muscles  élévateurs  des  deux  arcs 
branchiaux  antérieurs. 

Jusque-là,  le  nerf  fournit  quelques  petits  filets  musculaires. 
Le  premier  part  immédiatement  à  la  sortie  du  crâne  et  entre 
probablement  dans  le  rétracteur  branchial  antérieur  ;  mais  je 
n'ai  pu  m'assurer  de  ce  fait,  le  nerf  ayant  été  cassé.  Le  suivant 
sort  de  l'anse  formée  par  la  portion  du  nerf  qui  ne  prend  pas 
part  à  la  formation  du  ganglion;  il  se  dirige  latéralement  et 
vient  se  perdre  dans  le  même  muscle,  ainsi  que  un  ou  deux  filets 
qui  naissent  un  peu  plus  en  avant.  Un  filet  moteur  est  encore 
livré  par  le  nerf  au  naoment  oii  il  s'engage  entre  les  deux  éléva- 
teurs branchiaux;  il  s'élève  un  peu  et  pénètre  dans  l'élévateur 
du  premier  arc.  Enfin,  un  autre  rameau  est  émis  un  peu  avant 
le  dernier,  mais  il  n'est  pas  moteur;  il  contourne  par  devant 
l'insertion  de  l'élévateur  du  premier  arc,  se  replie  en  arrière, 
envoie  un  filet  mince  à  la  peau  qui  tapisse  la  cavité  branchiale 


RECHERCHES   SUR    LE   SILURUS   GLANIS.  103 

et  pénètre  dans  le  premier  arc  branchial.  Il  s'étend  à  la  face 
antérieure  de  celui-ci,  dans  la  muqueuse  qui  le  recouvre,  puis 
passe  par-dessus  le  nerf  qui  lui  a  donné  naissance  et  se  perd  sur 
le  bord  supérieur  de  l'arc  (fig.  3  et  4). 

Le  glosso-pliaryngien  du  Silure  ne  fournit  pas  de  branche 
antérieure  allant  dans  la  muqueuse  du  palais  et  suivant  l'arc 
hyoïdien,  comme  c'est  le  cas  chez  la  plupart  des  Poissons  osseux. 
Stannius  (16,  p.  76  et  77)  a  également  remarqué  que  cette 
branche  hyoïdienne  manque  chez  le  Silure  et  le  Brochet,  et  Ta 
trouvée  dans  un  état  très  rudimentaire  chez  Belone.  Pour  le 
moment,  il  semble  impossible  de  pouvoir  avancer  une  explica- 
tion ou  une  conjecture  quelconque  sur  ces  curieuses  exceptions 
à  la  disposition  métamérique,  rien  d'anormal  dans  l'arc  hyoï- 
dien, ni  dans  le  premier  arc  branchial  ne  paraissant  les  motiver. 

Après  avoir  passé  entre  les  deux  élévateurs  branchiaux,  le 
glosso-pharyngien  s'infléchit  latéralement  et  en  arrière  et  entre 
dans  la  rigole  creusée  le  long  du  bord  périphérique  du  premier 
arc  branchial.  11  est  alors  situé  au-dessus  de  la  veine  branchiale. 
Avant  le  coude  de  l'arc,  il  sort  de  la  rainure  et  fournit  un  filet 
descendant  le  long  de  la  courbure  interne.  Ce  filet  va  dans  la 
muqueuse  qui  recouvre  la  face  antérieure  de  l'arc  et  dans  celle 
qui  revêt  les  saillies  dentiformes  dont  le  premier  arceau,  de  même 
que  les  suivants,  est  pourvu  du  côté  de  la  cavité  buccale. 

Le  nerf  descend  ensuite  sur  la  face  antérieure  de  l'arc,  non 
loin  du  bord  convexe,  et  vient  se  loger  dans  la  rigole  du  long 
cérato-branchial.  Là,  il  se  divise  en  trois  filets  principaux  qui 
courent  parallèlement  les  uns  aux  autres,  envoient  des  filets  à  la 
muqueuse  de  l'arc,  à  la  double  rangée  de  lamelles  branchiales, 
aux  vaisseaux  sanguins  qu'ils  accompagnent,  et  s'atténuent  de 
plus  en  plus  à  mesure  qu'ils  se  rapprochent  de  l'hypobrancliial. 
Deux  de  ces  filets  situés  près  des  lamelles  branchiales,  semblent 
pourvoir  plus  particulièrement  à  leur  innervation  ;  ils  se  termi- 
nent avec  le  cérato-branchial.  L'autre  filet  (fig.  2,  gp)  plus  fort , 


104  MARC   JUGE. 

fournit  très  peu  de  rameaux  durant  le  même  trajet,  aussi  est-il 
encore  assez  volumineux  lorsqu'il  pénètre  dans  le  muscle  pha- 
ryngo-arcuo-hyoïdien.  Il  se  prolonge  à  la  face  inférieure  de 
rhypobranchial  et  s'élève  devant  le  bord  antérieur  de  cet  os 
pour  parvenir  dans  la  muqueuse  qui  revêt  la  face  supérieure  de 
la  copule  antérieure  et  de  l'hypohyal. 

2.  Nerf  vague. 

La  littérature  concernant  le  nerf  vague  des  Poissons  est  exces- 
sivement volumineuse.  La  distribution  nettement  métamérique 
d'une  partie  de  ce  nerf,  après  avoir  été  mise  en  relief  par 
Gegenbaur  dans  sa  théorie  de  la  polymérie  du  vague,  a  sus- 
cité un  grand  nombre  de  recherches  sur  les  centres  d'origine. 
Mais,  si  la  répartition  du  vague  dans  les  arcs  branchiaux  et 
dans  les  viscères,  ainsi  que  la  question  de  son  origine,  ont  été 
très  travaillées,  il  n'en  a  pas  été  de  même  de  l'innervation  des 
muscles  branchiaux.  Enfin,  il  existe  de  fréquentes  contradictions 
dans  les  indications  des  auteurs  au  sujet  des  rapports  du  vague 
avec  les  autres  nerfs. 

Sortie  du  cerveau.  —  Le  nerf  vague  sort  du  bord  latéral  et 
supérieur  de  la  moelle  allongée  par  deux  composants  situés  l'un 
derrière  l'autre  (fig.  3  et  4). 

Le  composant  antérieur  (fig.  4  cav)  est  moins  considérable 
que  le  composant  postérieur  (cpv),  il  est  compact  et  sort  du 
bord  inférieur  et  postérieur  du  lobe  de  la  moelle  allongée,  au- 
dessus  du  composant  postérieur  du  glosso-pharyngien. 

Le  composant  postérieur,  un  peu  plus  volumineux,  quitte  la 
moelle  allongée  légèrement  plus  haut,  c'est-à-dire  plus  près  de 
la  face  dorsale,  mais  passablement  en  arrière  (au  moins  3  mm.). 
Il  sort  d'une  place  présentant  un  renflement  à  peine  sensible, 
correspondant  peut-être  au  lobe  du  vague  que  Baudelot  (38)  a 
trouvé  chez  quelques  Poissons  osseux.   Ce  point  de  sortie  se 


RECHERCHES    SUR   LE    SILURUS    GLANI8.  105 

trouve  dans  le  même  plan  vertical  que  le  bord  postérieur  de 
l'ouverture  du  quatrième  ventricule.  A  sa  sortie  du  cerveau,  le 
composant  postérieur  n'est  pas  constitué  d'une  seule  masse 
d'éléments,  mais  d'un  fort  faisceau  supérieur  et  de  deux  fais- 
ceaux inférieurs.  Ces  derniers  sont  très  grêles,  ils  naissent  un 
peu  au-dessous  et  en  avant  du  faisceau  supérieur  auquel  ils 
s'unissent  bientôt. 

E.-H.  Weber  (2)  a  vu  le  vague  du  Silure  naître  par  trois 
racines.  Stannius  (16)  parle  de  deux  portions  de  racines  :  une 
antérieure  comprenant  un  seul  faisceau  et  une  postérieure  for- 
mée de  deux  cordons  épais  qui  correspondent  évidemment  aux 
deux  dernières  racines  de  Weber.  Le  même  auteur  montre  que, 
chez  les  Poissons  osseux,  la  racine  antérieure  contient  exclusi- 
vement des  éléments  sensibles,  mais  il  ajoute  (p. 82)  :  «  Zweil'el- 
haft  blieb  mir  das  Verhalten  der  Primitivrôhren  nur  bei  Silurus  >■> , 
car  il  semble  que,  chez  ce  Poisson,  des  éléments  fins  soient 
mêlés  aux  éléments  larges,  à  double  contour  ;  la  portion  pos- 
térieure renferme  des  éléments  des  deux  sortes,  les  éléments 
moteurs  y  dominent. 

Nous  devons  admettre  que  des  différences  individuelles  assez 
fréquentes  peuvent  se  rencontrer  dans  les  parties  centrales  du 
vague.  Le  composant  antérieur  présente  le  moins  de  vai'iations, 
taudis  que  le  composant  postérieur  est  formé  de  deux  ou  trois 
groupes  d'éléments  qui  tendent  à  se  fusionner  en  un  seul.  Ainsi, 
dans  le  dessin  de  Weber  (PI.  V,  fig.  30),  les  deux  racines  posté- 
rieures sont  situées  l'une  derrière  l'autre;  je  ne  les  ai  jamais 
vues  dans  cette  situation.  Généralement,  elles  sont  superposées 
et  se  fusionnent  avant  de  s'unir  au  composant  antérieur,  ce  qui 
justifie  parfaitement  l'idée  de  Stannius  de  les  regarder  connue 
parties  d'un  même  composant.  C'est  donc  par  l'examen  d'un  cas 
exceptionnel  que  Weber  a  été  conduit  à  dire  que  le  vague  naît 
par  trois  racines.  Enfin,  le  composant  postérieur  peut  être  plus 
compliqué,  son  cordon  inférieur  (ou  postérieur)  pouvant  être 


106  MARC    JUGE. 

représenté  par  deux  faisceaux  grêles,  très  rapprochés,  ce  que 
je  n'ai  constaté  exactement  qu'une  seule  fois. 

Les  observations  précédentes  et  l'indication  de  Stannius 
(confirmée  d'ailleurs  par  la  répartition  périphérique)^  que  la 
portion  postérieure  du  vague  est  formée  aussi  bien  d'éléments 
sensibles  que  d'éléments  moteurs,  montrent  bien  que  les  parties 
dont  la  réunion  constitue  le  vague  ne  sont  pas  de  véritables  raci- 
nes, comme  celles  que  l'on  distingue  gL'néralement  dans  les  nerfs 
spinaux,  et  qu'il  est  préférable  de  les  désigner  sous  le  nom  de 
composants.  Le  composant  antérieur,  formé  exclusivement  de 
fibres  sensibles,  ne  peut  être  considéré  que  comme  une  partie  de 
la  racine  dorsale  du  vague,  racine  qui,  d'après  Gegenbaur,  est 
elle-même  le  produit  de  la  concrescence  d'un  certain  nombre 
de  racines  dorsales  homologues  à  des  racines  dorsales  de  nerfs 
spinaux.  Le  composant  postérieur  comprend  la  racine  ventrale 
du  vague,  c'est-à-dire  l'ensemble  des  racines  motrices  des  nerfs 
segmentaux  qui  ont  formé  le  vague,  plus  une  partie  de  la  racine 
dorsale  de  ce  nerf.  Cette  manière  de  voir  est  d'ailleurs  confirmée 
par  la  présence  d'un  rameau  dorsal  partant  du  composant  pos- 
térieur et  dont  nous  allons  parler. 

Trajet  intra-cramen. —  Bameau  dorsal.  —  Le  composant  pos- 
térieur du  vague  est  dirigé  obliquement  en  arrière  et  latérale- 
ment. De  §on  bord  supérieur,  à  une  petite  distance  du  cerveau, 
part  un  filet  nerveux  très  mince  (fig,  3,  rdv)  qui  s'élève  dans  la 
cavité  crânienne,  en  allant  en  avant,  au-dessous  du  plafond  du 
crâne.  Il  chemine  dans  le  tissu  cellulo-adipeux  qui  entoure  le 
cerveau,  et  plusieurs  de  ses  ramifications  s'anastomosent  avec 
des  filets  dépendant  du  nerf  dorsal  du  trijumeau-facial. 

Stannius  (16)  pensait  que  le  Silure,  comme  beaucoup  d'au- 
tres Poissons  qu'il  cite,  n'a  pas  de  rameau  dorsal  du  vague. 
Celui-ci  existe  bien,  mais  dans  un  état  tout-à-fait  rudimentaire, 
tandis  que  le  rameau  dorsal  du  trijumeau-facial  a  acquis  une 
très  grande  importance.  Le  rameau  intra-cranien  du  vague,  qui, 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    GLANIS.  107 

cà  défaut  d'autres  preuves,  suffirait  à  montrer  que  le  composant 
postérieur  contient  des  éléments  sensibles  à  coté  des  éléments 
moteurs,  est  donc  un  dernier  vestige  des  rameaux  dorsaux  des 
nerfs  segmentaux  qui  ont  pris  part  à  la  formation  du  vague. 
E.-H.  Webér  (2  ;  PI.  Y,  fig.  30)  a  représenté  une  ramification 
intra-cranienne  de  ce  nerf,  mais  sans  lui  mettre  une  désignation 
quelconque.  On  remarquera  qu'elle  est  plus  forte  que  je  ne  l'ai 
indiqué  et  qu'en  outre,  elle  prend  naissance  à  une  plus  grande 
distance  du  cerveau,  passablement  plus  distalement  que  la  réu- 
nion des  «  trois  racines  ».  Il  n'y  aurait  rien  détonnantà  ce  que 
ce  filet  nerveux,  en  voie  de  rétrogradation,  fût  soumis  à  des 
variations  de  position  et  de  volume. 

Je  dois  rappeler  ici  que  le  rameau  de  renforcement  envoyé, 
d'après  E.-H.  Weber,  par  la  racine  antérieure  du  vague  au  nerf 
auditif  accessoire  (cordon  postérieur  de  l'acoustique  v.  p.  99) 
n'existe  probablement  pas.  Par  contre,  il  y  a  un  faisceau  com- 
municant entre  le  composant  antérieur  du  vague  et  le  compo- 
sant postérieur  du  glosso-pharyngien  (fig.  3,  4). 

Le  composant  antérieur, après  un  trajet  d'environ  4  mm.,  et  le 
composant  postérieur,  après  un  trajet  d'environ  2  mm.,  s'appli- 
quent l'un  contre  l'autre  et  sont  accolés  par  du  tissu  conjonctif. 
Ainsi  réunis,  ils  passent  derrière  l'ampoule  du  canal  semi-cir- 
culaire postérieur  et  arrivent  bientôt  contre  la  paroi  de  la  cavité 
crânienne.  Pendant  ce  parcours  commun,  les  deux  composants 
sont  d'aboi'd  situés  l'un  à  côté  de  l'autre,  puis^  peu  à  peu,  le 
composant  antérieur  se  place  dorsalement.  On  voit  alors  partir 
du  composant  postérieur  un  faisceau  d'éléments  peu  considé- 
rable qui  s'élève  légèrement  et  pénètre  dans  le  composant  anté- 
rieur, à  son  bord  inférieur.  Ce  fait  avait  été  mentionné  déjà  par 
Stannius,  mais  cet  auteur  ajoute  que  le  cordon  de  renforce- 
ment possède  un  ganglion  distinct,  ce  que  je  ne  puis  pas  confir- 
mer. Il  est  très  possible  que  ce  cordon  contienne  des  cellules 
ganglionnaires,  mais  il  paraît  conserver  le  même  diamètre 
(3-4  mm.)  dans  toute  sa  longueur. 


108  MARC    JUGE. 

Les  composants  du  vague  augmentant  graduellement  de  vo- 
lume en  allant  du  cerveau  vers  la  paroi  du  crâne,  doivent  cer- 
tainement contenir  tous  deux  des  cellules  ganglionnaires. 

Sortie  du  crâne  et  division  en  branches.  —  Le  vague  passe  donc 
sur  le  plancher  de  la  partie  auditive  de  la  cavité  crânienne  et 
arrive  dans  l'angle  postéro-latéral  de  celle-ci.  Le  canal  de  l'oc- 
cipital latéral,  qui  doit  le  conduire  au  dehors,  débouche  exté- 
rieurement par  une  ouverture  largement  évasée,  qui  occupe 
presque  entièrement  l'arête  postérieure  et  inférieure  du  crâne. 
C'est  pendant  le  passage  à  travers  l'os  que  le  cordon  de  ren- 
forcement partant  du  composant  postérieur  vient  rejoindre  le 
composant  antérieur.  Les  deux  composants  continuent  à  aug- 
menter de  volume  —  l'antérieur  (le  supérieur  dans  le  canal) 
moins  que  le  postérieur  —  et  ils  remplissent  l'évasement  qui 
termine  le  canal.  Immédiatement  après,  ils  se  séparent;  l'an- 
térieur se  prolonge  en  arrière  et  forme  le  nerf  latéral  du  vag^ue, 
le  postérieur  s'infléchit  latéralement  et  constitue  le  nerf  vague 
proprement  dit  ou  nerf  branchio-intesfinul. 

A .   Nerf  vague  proprement  dit. 

Le  nerf  branchio-intestinal  se  divise  immédiatement  en  un 
système  de  branches  antérieures  formant  les  troncs  branchiaux 
et  une  forte  branche  postérieure,  le  tronc pharyngo-intestinal. 

Troncs  branchiaux  (PI.  2,  3,  fig.  3,  4,  7). 

Les  troncs  branchiaux  qui  sortent  du  renflement  ganglion- 
naire foi-mé  par  le  composant  postérieur  du  vague  sont  au 
nombre  de  trois.  Ils  se  dirigent  d'abord  en  avant,  le  long  de  la 
partie  horizontale  de  l'occipital  latéral  et  se  séparent  bientôt  : 
le  premier  s'éloigne  des  autres  dès  sa  sortie  du  tronc  commun, 
les  deux  derniers  restent  unis  sur  un  court  trajet.  Ces  trois 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    GLANIS.  109 

troncs  possèdent  chacun  un  «'anglion  distinct  situé  plus  ou  moins 
distalement.  Le  plus  éloigné  est  le  ganglion  du  tronc  antérieur; 
ensuite,  vient  celui  du  deuxième  et  enfin  celui  du  troisième  qui  se 
trouve  à  sa  base  même  (fig.  3,4,  g  ,.3).  Ces  ganglions  ne  sont  pas 
très  gros,  mais  ils  sont  très  nettement  délimités  en  avant  et  en 
arrière  et  leur  forme  est  oblongue  ;  le  deuxième  est  un  peu  plus 
fort  que  les  deux  autres,  ce  qui  correspond  au  volume  plus 
considérable  du  deuxième  tronc. 

Les  trois  troncs  s'infléchissent  en  avant  en  passant  entre  le 
rétracteur  branchial  antérieur  et  la  partie  supérieure  (latérale) 
des  obliques  dorsaux  situés  au-dessous  (PL  3,  fig.  7). 

En  cet  endroit,  chacun  d'eux  émet,  de  son  bord  inférieur,  un 
rameau  (rod)  dirigé  médialement  et  en  avant  et  qui  pénètre 
dans  les  muscles  obliques  dorsaux  par  leur  face  supérieure.  Ces 
rameaux  appartiennent  à  ceux  que  Stannius  a  désignés  comme 
rameaux  pharyngiens  supérieurs  (p.  90).  Le  premier  est  fin  et 
se  rend  au  muscle  antérieur.  Le  troisième  est  également  faible; 
je  ne  puis  dire  s'il  sort  bien  du  troisième  tronc  branchial  ou 
si  c'est  une  ramification  émise  par  le  deuxième  rameau,  car 
dans  la  préparation  il  a  été  cassé  près  de  sa  naissance.  Il  va 
dans  le  muscle  oblique  inséré  sur  le  quatrième  arc  branchial.  Le 
deuxième  est  le  plus  fort  des  trois  ;  il  se  divise  en  plusieurs  filets 
avant  d'entrer  dans  les  muscles  obliques  insérés  sur  le  deuxième 
et  troisième  arc.  Quelques-uns  de  ses  filets  (fig.  8,  rtd),  se  pro- 
longent, passent  entre  les  os  pharyngo-branchiaux  et  parvien- 
nent dans  le  transverse  dorsal.  Il  serait  très  possible  que  la 
partie  du  transverse  dorsal  qui  relie  l'extrémité  supérieure  du 
premier  arc  avec  celle  de  son  congénère,  reçut  un  filet  du 
premier  rameau,  mais  je  n'ai  jamais  pu  en  constater  l'exis- 
tence. 

Le  premier  tronc  branchial  est  celui  qui  a  le  plus  long  trajet 
entre  le  rétracteur  du  premier  arc  et  les  obliques  dorsaux.  Par- 
venu contre  la  face  médiale  des  élévateurs  brp'ichiaux,  il  envoie 


110  MARC   JUGE. 

un  filet  à  celui  de  ces  muscles  qui  s'insère  sur  le  deuxième  arc, 
et  il  se  divise  en  une  branche  antérieure  plus  faible  et  une 
branche  postérieure,  plus  forte. 

La  branche  antérieure  (PL  2,  3,  fig.  4,  7,  baT,)  continue  à 
longer  la  face  médiale  des  élévateurs,  puis  s'infléchissant  laté- 
ralement, passe,  en  compagnie  du  glosso-pharyngien,  entre  les 
élévateurs  des  deux  premiers  arcs  branchiaux.  Elle  arrive  sur 
le  premier  arc  dont  elle  constitue  le  nerf  postérieur,  tandis  que 
le  nerf  antérieur  est  formé  par  le  glosso-pharyngien.  Notable- 
ment moins  forte  que  ce  dernier,  elle  suit  le  bord  supérieur  et 
postérieur  de  l'épibranchial  ;  à  partir  du  coude  de  Tare,  elle  se 
place  dans  la  rigole  du  cérato-branchial,  au-dessous  des  ra- 
meaux du  glosso-pharyngien,  c'est-à-dire  plus  près  de  la  péri- 
phérie. Elle  va  jusqu'à  l'extrémité  de  l'arc,  en  longeant  à  sa 
base  la  rangée  postérieure  de  lamelles  branchiales.  Les  filets 
qui  en  sortent  sont  destinés,  comme  ceux  du  glosso-pharyngien, 
aux  lamelles  branchiales,  aux  vaisseaux  sanguins  qui  courent 
dans  le  sillon  médian  et  enfin  à  la  muqueuse  de  l'arc. 

La  branche  postérieure  du  premier  tronc  branchial  (PI.  2,  3, 
fig.  4,  7,  bp  T,)  est  aussi  volumineuse  que  le  glosso-pharyngien. 
Elle  s'infléchit  latéralement  pour  passer  entre  l'élévateur  du 
deuxième  arc  et  l'élévateur  du  quatrième  arc  (fig.  7,  Elb^,Elh^) 
ou  bien,  comme  je  l'ai  observé  une  fois,  à  travers  le  premier 
de  ces  muscles,  séparant  ainsi  un  petit  faisceau  postérieur  du 
reste  du  muscle.  Ensuite,  se  repliant  un  peu  en  arrière,  elle 
vient  longer  la  rainure  médiane  du  second  arc.  Arrivée  à  l'en- 
droit où  cet  arc  forme  un  coude,  elle  descend  sur  sa  face  anté- 
rieure et  se  rapproche  du  bord  concave.  Là,  elle  se  bifurque  ; 
l'un  des  rameaux  suit  la  courbure  interne  de  l'arc  jusqu'à  son 
extrémité  ventrale;  il  innerve  les  saillies  dentiformes  et  la  mu- 
queuse environnante.  L'autre  rameau  descend  davantage  et  vient 
se  loger  dans  la  rigole  du  bord  convexe  de  l'arc  où  il  se  com- 
porte comme  le  glosso-pharyngien  dans  le  premier  arc  :  il  s'y 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  111 

divise,  et  l'un  de  ses  filets  va  jusqu'à  la  copule  du  deuxième  arc. 
A  l'endroit  où  la  branche  postérieure  parvient  sur  répibrancliial. 
elle  émet  un  filet  dont  les  ramirtcations  s'étendent  dans  la  mu- 
queuse de  la  face  antérieure,  jusqu'au  coude  de  l'arc. 

Le  premier  tronc  branchial  se  divise  donc  en  une  branche 
antérieure,  qui  devient  le  nerf  postérieur  du  premier  arc  bran- 
chial, et  en  une  branche  postérieure  plus  forte,  qui  va  dans  l'arc 
suivant  dont  elle  forme  le  nerf  antérieur.  Les  troncs  suivants  se 
comportent  de  même  vis-à-vis  des  autres  arcs. 

Le  deuxième  tronc  branchial  est  un  peu  plus  volumineux  que 
les  autres.  Il  se  divise  tout  près  de  son  ganglion,  et  les  deux 
branches  vont  en  avant  sur  une  courte  distance,  puis  s'infléchis- 
sent bientôt  vers  les  arcs.  La  branche  antérieure  (ba  T,)  passe 
en  arrière  des  élévateurs  branchiaux  et  constitue  le  nerf  posté- 
rieur du  deuxième  arc.  Son  trajet  y  est  analogue  à  celui  du  nerf 
postérieur  du  premier  arc,  mais,  avant  d'y  pénétrer,  elle  émet 
un  filet  qui  va  jusqu'au  coude  de  l'arc  suivant  et  innerve  la 
muqueuse  de  la  face  antérieure.  La  branche  postérieure  (bp  T  J 
du  deuxième  tronc  se  dirige  tout  de  suite  latéralement.  Elle 
atteint  le  troisième  arc  dont  elle  représente  le  nerf  antérieur 
et  au  coude  duquel  elle  se  divise  en  un  rameau  supérieur  et  un 
rameau  inférieur.  Elle  présente  une  particularité  :  à  son  entrée 
dans  l'arc,  elle  n'émet  pas  de  filet  pour  la  face  antérieure,  celui- 
ci  étant  fourni,  comme  on  vient  de  le  dire,  par  la  branche  anté- 
rieure du  même  tronc. 

Le  troisième  tronc  branchial,  dont  le  ganglion  tient  par  la 
base  au  renflement  ganglionnaire  du  tronc  branchio-intestinal, 
est  immédiatement  divisé  en  deux  branches  qui  s'éloignent 
aussitôt  l'une  de  l'autre,  ce  qui  peut  les  faire  prendre  pour  deux 
troncs  indépendants.  La  branche  antérieure  (ba  T  J  croise  par 
devant  le  dilatateui-  branchial  (ou  rétracteur  branchial  posté- 
rieur, Rhp^  fig.  7),  passe  entre  les  extrémités  latérales  et  posté- 
rieures des  deux  masses  superposées  des  obliques  dorsaux  et 


112  MARC   JUGE. 

livre  alors  un  filet.  Celui-ci  descend  sous  la  muqueuse,  entre  le 
troisième  et  le  quatrième  arc,  se  replie  médialement  vers  la 
pièce  pharyngienne  supérieure  et  pénètre  dans  le  muscle  élé- 
vateur du  quatrième  arc.  La  branche  envoie,  en  outre^  un 
rameau  dirigé  en  arrière,  destiné  à  la  muqueuse  du  quatrième 
arc.  Elle  forme  le  nerf  postérieur  du  troisième  arc  et  se  com- 
porte normalement  durant  son  trajet.  La  branche  postérieure 
(bp  T3)  se  dirige  en  arrière  et  latéralement  pour  contourner  par 
derrière  le  dilatateur  branchial,  puis  elle  s'élève  à  la  face  pos- 
térieure du  quatrième  arc  contre  le  constricteur  du  pharynx 
(fig.  7,  Cph)  et  le  prolongement  de  l'oblique  dorsal  (Cons  IV). 
Elle  ne  parvient  sur  le  bord  convexe  de  l'arc  que  dans  la 
deuxième  moitié  de  lepibranchial.  A  partir  de  ce  point  et  jus- 
qu'au coude,  elle  n'est  pas  située  comme  la  branche  postérieure 
des  autres  arcs  sur  le  bord  antérieur,  mais  sur  le  bord  posté- 
rieur. Ce  n'est  qu'à  partir  de  cette  place  qu'elle  se  rapproche 
de  la  rangée  antérieure  de  lamelles  et  qu'elle  prend  un  trajet 
normal.  Cette  branche  m'a  paru  fournir  un  rameau  au  dilata- 
teur branchial,  au  moment  oîi  elle  passe  contre  sa  face  médiale, 
et  un  autre  rameau  assez  fort  à  la  partie  du  constricteur  du  pha- 
rynx qui  s'insère  sur  le  quatrième  arc. 

Le  quatrième  arc  branchial  reçoit  un  nerf  postérieur  (fig.  4, 
7,  nbp  IV)  qui  ne  provient  pas  de  l'un  des  trois  troncs  bran- 
chiaux dont  il  a  été  question  jusqu'ici,  mais  sort  de  la  forte 
branche  pharyngienne  inférieure  (phi)  à  l'endroit  où  celle-ci 
s'éloigne  des  autres  branches  du  tronc  pharyngo-intestinal.  Ce 
nerf  se  dirige  latéralement  et  un  peu  en  avant,  atteint  le  coude 
du  quatrième  arc,  à  sa  face  médiale  (postérieure),  en  passant 
au-dessus  de  l'insertion  du  petit  muscle  qui  relie  l'extrémité  pos- 
térieure de  l'os  pharyngien  inférieur  ta  l'extrémité  distale  du 
quatrième  et  dernier  épibranchial.  En  ce  point,  il  fournit  dorsa- 
lement  un  rameau  qui  se  replie  dans  la  direction  inverse  de  celle 
du  nerf  et  se  rapproche  donc  de  l'extrémité  médiale  de  l'épi- 


RECHERCHES   SUR   LE  SILURUS   GLANIS.  113 

branchial,  en  suivant  la  rangée  postérieure  de  lamelles  bran- 
chiales. Entin,  le  nerf  parvient  sur  le  quatrième  cérato-bran- 
chial  oi^i  il  longe  la  rangée  postérieure  de  lamelles. 

On  peut  voir,  d'après  cet  exposé,  que  les  nerfs  branchiaux  se 
répartissent  bien  métamériquement  selon  le  schéma  indiqué  par 
GrEGENBAUR  (31,  32,  35).  Remarquons  que,  chez  le  Silure,  les 
deux  troncs  branchiaux  postérieurs  tendent  à  se  diviser  chacun 
en  deux  branches,  dès  leur  naissance,  autrement  dit  qu'ils  ten- 
dent à  former  chacun  deux  nerfs  indépendants. 

Gegenbaur  a  montré  (35,  p.  276)  que  la  bifurcation  des  nerfs 
segmentaux  en  une  branche  destinée  à  un  arc  et  une  autre  bran- 
che destinée  à  l'arc  suivant  s'explique  par  le  fait  qu'un  arc  se 
forme  à  la  limite  de  deux  métamères  et  que  l'apparition  de 
fentes  branchiales  sur  ces  métamères  entraîne  la  division  du  nerf 
en  deux  branches,  dont  l'une  va  à  la  cloison  antérieure,  l'autre 
à  la  cloison  postérieure.  Quant  à  l'individualisation  des  deux 
branches  ainsi  formées,  elle  s'explique  évidemment  par  des  rap- 
ports topographiques  particuliers,  tels  que  la  faible  distance 
entre  le  tronc  branchial  et  les  arcs  qu'il  doit  innerver  et  le  déve- 
loppement de  la  musculature.  En  effet,  chez  le  Silure,  le  pre- 
mier tronc  branchial  est  très  long  et  ne  se  divise  que  lorsqu'il 
est  parvenu  en  face  des  deux  premiers  arcs  branchiaux.  Le  troi- 
sième tronc^  au  contraire,  n'est  représenté  que  par  le  ganglion, 
qui  n'est  pas  même  complètement  distinct  de  la  masse  ganglion- 
naire du  vague  proprement  dit.  Des  deux  branches  qu'il  forme, 
la  première  peut  pénétrer  immédiatement  dans  le  quatrième  arc, 
tandis  que  la  deuxième  est  fortement  déviée  vers  l'arrière  pour 
passer  derrière  le  dilatateur  branchial. 

Des  détails  sur  les  rameaux  livrés  à  la  musculature  des  arcs 
par  les  troncs  branchiaux  ont  déjà  été  donnés  à  propos  des 
muscles  de  l'appareil  branchial. 


Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1898. 


114  MARC   JUGE. 

Tronc  pJiaryngo-intestinal. 

Ce  tronc  est  formé  de  la  partie  postérieure  du  vague  propre- 
ment dit.  En  sortant  de  la  masse  gangliomiaire  de  ce  dernier, 
il  présente  un  renflement  moins  distinct,  quoique  plus  volumi- 
neux, que  ceux  des  troncs  branchiaux.  Il  se  divise  immédiate- 
ment en  branches  de  grosseur  différente  qui  restent  étroitement 
accolées  sur  un  trajet  assez  long. 

Ces  branches  descendent  contre  la  face  médiale  du  dilatateur 
branchial,  à  peu  près  jusqu'au  milieu  de  sa  longueur  et  le  croi- 
sent inférieurement  pour  se  diriger  latéralement.  Jusqu'ici,  elles 
sont  placées  les  unes  derrière  les  autres,  de  manière  à  former 
une  sorte  de  ruban  aplati,  large,  avec  des  stries  longitudinales. 
La  plus  forte  de  ces  branches  est  celle  qui  occupe  le  bord  pos- 
térieur et  plutôt  médial  du  ruban;  elle  devient  la  branche  intes- 
tinale. Celle  du  bord  antérieur  et  plutôt  latéral  est  environ  de 
la  grosseur  du  premier  tronc  branchial  ;  sa  partie  la  plus  impor- 
tante constitue  la  brandie  pharyngienne  inférieure.  Enfin,  la 
branche  intermédiaire,  peu  volumineuse,  donne  naissance  au  ra- 
meau cardiaque  et  se  distribue  principalement  à  la  musculature 
et  à  la  muqueuse  des  os  pharyngiens  supérieurs  ;  je  la  désigne 
comme  branche  pharyngo- cardiaque. 

Avant  de  se  diviser,  le  tronc  pharyngo-intestinal  envoie  un 
rameau  à  l'élévateur  claviculaire  (v.  p.  43).  En  poursuivant 
dans  le  tronc  les  fibres  des  trois  branches,  on  reconnaît  que  ce 
rameau  sort,  en  réalité,  de  la  base  de  la  branche  pharyngienne 
inférieure.  Il  va  latéralement  et  en  arrière,  et  se  place  sous  le 
nerf  latéral  ou  bien  entre  ce  dernier  et  le  nerf  occipital  situé  un 
peu  en  arrière.  Il  est  alors  accolé  étroitement  à  l'aponévrose  du 
muscle  latéral  et  son  trajet  est  difficile  à  suivre;  souvent,  on 
serait  tenté  de  le  prendre  pour  un  rameau  du  nerf  latéral  ou 
encore  pour  un  nerf  indépendant  qui  naîtrait  entre  le  vague  et 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    C4LANIS.  115 

l'occipital.  Arrivé  vers  la  région  moyenne  de  la  barre  osseuse 
allant  du  supra-claviculaire  à  la  base  du  crâne,  le  rameau  se 
dirige  un  peu  en  avant,  traverse  l'aponévrose  du  muscle  latéral 
et  arrive  contre  le  bord  médial  de  l'os  claviculaire,  à  une  petite 
distance  de  l'articulation  avec  le  supra-claviculaire.  Il  pénètre, 
déjà  divisé  en  deux  ou  trois  filets,  dans  le  muscle  élévateur  cla- 
viculaire par  la  face  postérieure  appliquée  contre  la  clavicule. 

Branche phar y mjïenne  inférieure  {V\.  2,  3,  fig.  3,  4,  10,  phi). 
Cette  branche  a  de  nombreuses  ramifications  dirigées,  comme 
la  branche  elle-même,  en  avant  et  en  bas,  parallèlement  aux 
arcs  branchiaux.  Il  y  a  pourtant  deux  fins  rameaux  qui  font 
exception;  ils  naissent,  très  rapprochés  l'un  de  l'autre,  du 
bord  interne  delà  branche,  alors  que  celle-ci  est  encore  accolée 
aux  deux  autres  branches  du  tronc  pharyngo-intestinal.  Ces 
deux  rameaux  accompagnent  la  branche  pharyngienne  inférieure 
jusqu'au  bord  latéral  supérieur  du  pharynx  ;  là,  ils  s'infléchissent 
médialement  et  en  avant  pour  se  rendre  dans  la  partie  dorsale 
du  constricteur  du  pharynx.  Ils  fonctionnent  donc  comme  des 
rameaux  pharyngiens  supérieurs. 

Un  peu  plus  loin  que  l'origine  de  ces  deux  rameaux,  naît 
un  rameau  plus  important,  qui  descend  d'abord  le  long  de  la 
branche,  puis  va  horizontalement  vers  l'extérieur  et  atteint  le 
coude  du  quatrième  arc  branchial  dont  il  devient  le  nerf  posté- 
rieur (v.  p.  112). 

Enfin,  un  autre  rameau  est  émis  par  la  branche  pharyngienne 
intérieure.  Il  se  dirige  latéralement  et  passe  derrière  le  petit 
muscle  qui  réunit  l'extrémité  postérieure  de  l'os  pharyngien 
inférieur  au  coude  du  quatrième  arc  branchial.  Le  rameau 
envoie  un  filet  à  ce  muscle  et,  de  l'autre  côté,  un  filet  au  cons- 
tricteur pharyngien;  puis  il  continue  son  parcours  sur  la  face 
antérieure  de  l'arc  pharyngien,  dans  la  muqueuse  duquel  il  se 
ramifie  (fig.  3). 

Après  l'émission  de  ces  différents  rameaux,  la  branche  pha- 


116  MARC    JUGE. 

ryngienne,  restée  encore  assez  forte,  s'avance  à  la  face  ventrale 
du  pharynx,  à  une  petite  distance  et  médialement  par  rapport 
à  l'os  pharyngien  inférieur.  Elle  se  rapproche  de  cet  os  et  se 
divise  en  deux  rameaux  destinés  aux  muscles  pharyngo-clavi- 
culaires  interne  et  externe  (PI.  3,  fig.  10).  Quelquefois,  elle 
pénètre  dans  le  muscle  interne  par  son  bord  médial  et  vers  le 
milieu  de  sa  longueur;  elle  lui  abandonne  des  filets  en  le  traver- 
sant et  entre  ensuite  dans  le  muscle  externe  (v.  p.  40). 

Pendant  la  partie  ventrale  de  son  parcours,  la  branche  fournit 
encore  plusieurs  rameaux.  Le  premier  est  dirigé  latéralement  ; 
il  innerve  la  muqueuse  qui  recouvre  l'arc  pharyngien  du  côté 
alvéolaire.  Les  autres  sont  dirigés  médialement  eu  avant.  Il  y 
en  a  toujours  au  moins  trois,  mais  deux  sont  plus  forts;  ils  se 
ramifient  beaucoup,  pénètrent  dans  le  trans verse  pharyngien 
(fig.  10,  Pht)  et  là^  leurs  extrémités  ténues  forment  un  réseau 
compliqué,  dont  quelques  filets  peuvent  être  suivis  jusque  dans 
la  muqueuse  du  pharynx. 

La  branche  pharyngienne  inférieure  pourrait  être  comptée 
comme  un  quatrième  tronc  branchial.  Elle  présente  certains 
caractères  qui  permettent  de  lui  attribuer  cette  valeur  mor- 
phologique. En  premier  lieu,  elle  contient  aussi  bien  des  élé- 
ments sensibles  que  des  éléments  moteurs,  puis  son  rameau 
antérieur  devient  le  nerf  postérieur  du  quatrième  arc  branchial, 
tandis  qu'un  autre  de  ses  rameaux  va  dans  l'arc  pharyngien 
incomplet.  Les  différences,  si  évidentes  soient-elles,  qui  existent 
entre  le  parcours  dorsal  des  nerfs  branchiaux  antérieurs  et  celui 
des  deux  rameaux  qui  viennent  d'être  nommés,  n'ont  aucune 
importance;  elles  sont  la  conséquence  de  modifications  secon- 
daires, telles  que  le  développement  de  la  musculature  dorsale  des 
arcs  branchiaux  et  la  réduction  de  toute  la  partie  supérieure 
de  l'arc  pharyngien.  Des  différences  beaucoup  plus  importantes 
se  montrent  dans  le  trajet  ventral,  mais  elles  ne  concernent 
que  le  rameau  postérieur,  l'antérieur  se  comportant  tout  à  fait 
normalement  comme  nerf  postérieur  du  quatrième  arc. 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANI8.  117 

En  effet,  pour  être  conforme  au  schéma  général  des  troncs 
branchiaux  du  vague,  la  branche  pharyngienne  inférieure,  après 
avoir  émis  ses  rameaux  pharyngiens  supérieurs  et,  plus  loin,  le 
nerf  postérieur  du  quatrième  arc,  devrait  constituer  le  fort  nerf 
antérieur  de  l'arc  suivant.  Il  n'en  est  pas  ainsi;  elle  n'envoie  à 
ce  dernier  qu'un  faible  rameau,  tandis  que  la  plus  grande  partie 
de  ses  éléments  se  continue  comme  branche  presque  exclusive- 
ment motrice  destinée  aux  deux  pharyngo-claviculaires  et.  au 
transverse  pharyngien.  Cette  anomalie  n'est  encore  qu'une  modi- 
fication secondaire.  L'arc  pharyngien  ayant  perdu  toute  fonction 
respiratoire,  son  nerf  branchial  ne  peut  contenir  des  fibres  ner- 
veuses destinées  aux  lamelles  branchiales  et  doit  se  réduire  con- 
sidérablement. Mais,  l'arc  réduit  a  reçu  d'autres  attributions; 
il  a  un  rôle  actif  dans  l'acte  de  la  déglutition.  Son  extrémité 
inférieure  est  tirée  en  bas,  en  arrière  et  latéralement  par  deux 
muscles  puissants,  les  pharyngo-claviculaires,  tandis  que  le 
trans verse  pharyngien  le  ramène  en  avant  et  médialement.  Il 
n'est  donc  pas  étonnant  que  la  partie  motrice  de  la  branche 
soit  assez  considérable  et  qu'elle  se  soit  séparée  du  petit  contin- 
gent d'éléments  sensibles  destiné  à  la  muqueuse  de  Tare.  Nous 
ne  pouvons  voir  autre  chose  dans  la  branche  pharyngienne 
inférieure,  qu'un  tronc  branchial  adapté  très  étroitement  aux 
fonctions  actuelles  de  l'arc  pharyngien,  lesquelles  fonctions  ont 
certainement  été  acquises  très  anciennement. 

Brandie  pliaryngo-cardiaque.  —  Cette  branche  est,  de  beau- 
coup, la  moins  volumineuse  de  celles  qui  sortent  du  tronc  plia- 
ryngo-intestinal.  Elle  envoie  une  partie  de  ses  éléments  à  la  mu- 
queuse des  os  pharyngiens  supérieurs  et  à  la  musculature  dorsale 
du  pharynx.  D'après  cela,  on  pourrait  l'appeler  branche  pharyn- 
gienne supérieure,  mais  cette  désignation  aurait  l'inconvénient 
de  lui  prêter  une  valeur  morphologique  autre  et  plus  importante 
que  celle  qu'elle  semble  avoir.  En  effet,  elle  n'est  pas  seule  à 
innerver  la  région  dorsale  du  pharynx  ;  elle  partage  ce  domaine 


118  MARC   JUGE. 

avec  des  nerfs  provenant  des  troncs  branchiaux  et  de  la  branche 
pharyngienne  inférieure.  En  outre,  la  branche  pharyngo-car- 
diaque  n'est  pas  exclusivement  destinée  au  pharynx,  elle  émet 
un  rameau  assez  foit  destiné  au  cœur.  Les  filets  qu'elle  envoie 
au  pharynx  ne  sont  probablement  réunis  que  secondairement  à 
la  branche  cardiaque  et  ont  la  même  signification  par  rapport 
au  tronc  pharyngo-intestinal  que  les  rameaux  pharyngiens  supé- 
rieurs précédents  par  rapport  aux  troncs  branchiaux. 

La  branche  pharyngo-cardiaque  se  divise  en  trois  parties 
avant  d'atteindre  le  pharynx,  c'est-à-dire  pendant  son  trajet 
commun  avec  les  deux  autres  branches  du  tronc  pharyngo-intes- 
tinal. Deux  des  rameaux  s'infléchissent  médialement  et  en  avant, 
pénètrent  dans  la  région  dorsale  du  constricteur  pharyngien 
auquel  ils  abandonnent  plusieurs  ramifications.  Le  second  de 
ces  rameaux  est  le  plus  fort  ;  il  peut  être  suivi  jusqu'à  la  face 
inférieure  des  os  pharyngiens  supérieurs  dans  la  muqueuse 
desquels  il  se  résout  en  de  nombreux  filets. 

Le  troisième  rameau  de  la  branche  pharyngo-cardiaque  est 
\e  rameau  cardiaque  (P\.  2,  fig.  3,  4,  rcd).  D'après  Stannius, 
AYeber  {Anatom.  comp.  N.  symp.  p.  63)  n'aurait  vu  qu'une 
partie  de  ce  rameau  chez  Lttcioperca.  G.  BiiCHNER  (9)  a  trouvé 
que  chez  Cyprinus  harbus,  il  est  émis  par  la  branche  intestinale 
et  qu'il  est  très  fin  ;  il  l'a  suivi  jusque  dans  l'oreillette.  Stan- 
nius (16,  p.  91)  l'a  observé  chez  Perça,  Gotfus,  Gyclopterus, 
Belone,  Gadiis,  Esox,  Salmo,  Cyjmnus,  Alosa,  Acipenser,  Spi- 
nax.  Voici  ce  qu'il  en  dit  :  «  Dieser  bemerkenswerthe  Zweig  ist 
sehr  fein,  tritt  von  einem  B.  p)hari/ngeus  oder  B  œsopliagus  ab 
und  begleitet  den  Biictus  Cuvieri  seiner  Seite  zum  Vorhofe  des 
Herzens.  »  C.-E.-E,  Hoffmann  (21,  pp.  8  à  10)  dans  sa  courte 
recherche  anatomique  sur  le  vague  des  Poissons,  donne  une  des- 
cription détaillée  du  rameau  cardiaque  chez  Cyprinus  car- 
pio,  Perça  fltiviatUls,  Barbus  fluviatUis,  Leuciscus  vulgaris  et 
rutikcs,  Esox  luciiis,  Gadus  Iota  et  morrliua.  Il  indique  le  trajet 


RECHERCHES   SUR  LE   SILURUS   GLANIS.  119 

et  l'endroit  précis  oîî  se  terminent  la  plupart  des  rameaux  et 
constate  la  présence  de  corps  ganglionnaires  bipolaires  dans 
plusieurs  de  ces  rameaux.  Cette  recherche  minutieuse  était 
faite  dans  le  but  d'étudier  les  mouvements  du  cœur. 

Chez  le  Silure,  le  rameau  cardiaque  semble  être  une  ramifi- 
cation d'un  «  rameau  pharyngien  »,  ce  qui  correspond  aux 
indications  de  Stannius  rappelées  ci-dessus.  Il  nous  semble 
plus  juste  de  le  considérer,  avec  Buchner,  comme  un  rameau 
de  la  branche  intestinale,  qui  se  serait  séparé  de  celle-ci  dès  sa 
naissance  et  se  serait  uni,  sur  un  court  trajet,  avec  les  rameaux 
que  le  tronc  pharyngo-intestinal  livre  au  pharynx.  Le  rameau 
descend  sur  la  face  laté^'ale  du  tube  digestif,  dans  l'angle  formé 
par  la  branche  intestinale  et  la  branche  pharyngienne  infé- 
rieure, parallèlement  à  cette  dernière.  Il  atteint  la  partie 
postérieure  et  ventrale  du  sinus  veineux,  passe  près  de  la  base 
du  canal  de  Cuvier  et  arrive  sur  la  face  dorsale  de  l'oreillette 
dans  laquelle  il  se  termine. 

Branche  intestinale  (PI,  2,  3,  fig.  3,  4,  10,  bi).  C'est  la  plus 
forte  des  branches  du  tronc  pharyngo-intestinal.  Lorsqu'elle 
est  parvenue  au  niveau  supérieur  du  pharynx,  elle  se  dirige 
en  arrière,  le  long  de  l'œsophage,  en  se  plaçant  dans  le  repli 
mésentérique  latéral.  Il  faut  indiquer  ici  que  l'œsophage  n'est 
pas  soutenu  par  un  mésentère  dorsal  médian,  mais  par  deux 
replis  latéraux  du  péritoine,  qui  atteignent  l'œsophage  de  chaque 
côté,  plutôt  doi'salement.  La  présence  de  ces  deux  replis  laté- 
raux au  lieu  d'un  repli  sagittal  est  probablement  une  consé- 
quence de  l'extension  de  la  vessie  natatoire  vers  l'avant,  carac- 
tère commun  aux  Ostariophyses.  Ce  double  mésentère  ne  s'étend 
que  le  long  de  l'œsophage;  le  reste  du  tube  digestif  est  maintenu 
par  un  mésentère  dorsal  médian. 

La  branche  intestinale  longe  donc  latéralement  l'œsophage 
et  parvient  sur  la  paroi  de  l'estomac  dans  laquelle  elle  s'épanouit 
en  de  nombreuses  et  fortes  ramifications.  Pendant  son  trajet  le 


120  MARC   JUGE. 

long  de  l'œsophage,  elle  émet  de  nombreux  rameaux.  La 
plupart  de  ceux-ci  se  dirigent  ventralement  et  médialement 
sur  la  paroi  du  canal;  seuls,  les  antérieurs  vont  en  avant,  vers 
le  pharynx.  Leurs  ramifications  sont  très  nombreuses  et  sont 
enchevêtrées  dans  la  couche  musculaire,  mais  des  filets  termi- 
naux vont  également  dans  la  muqueuse.  En  outre,  la  branche 
intestinale  émet  de  son  bord  dorsal  un  rameau  qui  va  en  arrière 
et  en  haut  et  se  répand  dans  la  paroi  de  la  vessie  natatoire. 
Les  rapports  entre  la  branche  intestinale  et  le  nerf  splanch- 
nique  ont  été  exactement  décrits  par  Stannius  :  les  deux  nerfs 
se  côtoient  sans  se  confondre,  mais  de  fréquentes  unions  ont 
lieu  entre  leurs  ramifications. 

B.  Neef  latéral  du  yague. 

(PI.  2,  fig.  3,  4,  nlv) 

Le  nerf  latéral  du  vague,  chez  les  Poissons,  a  été  l'objet  d'un 
nombre  considérable  de  recherches  anatomiques  et  physiolo- 
giques. D'après  celles-ci,  le  nerf  latéral  présente  plusieurs 
types,  soit  sous  le  rapport  de  sa  composition  et  de  ses  relations 
avec  les  autres  nerfs,  soit  sous  le  rapport  du  nombre  et  du 
trajet  de  ses  rameaux,  soit  encore  sous  le  rapport  de  sa  situa- 
tion et  de  ses  relations  avec  la  ligne  latérale.  Il  ne  sera 
rappelé  ici  que  les  indications  des  auteurs  ayant  un  intérêt 
général,  puis  nous  examinerons  le  trajet  et  la  division  en  bran- 
ches du  nerf  latéral  du  Silure. 

CuviERet  Valenciennes  (7,  p.  527)  disent  :  «  Dans  beau- 
coup de  Poissons,  notamment  dans  la  Perche,  après  avoir  donné 
un  filet  superficiel  qui  suit  le  commencement  de  la  ligne  latérale, 
ce  nerf  marche  en  ligne  droite  dans  l'épaisseur  des  muscles 
latéraux,  entre  les  côtes  et  leurs  appendices,  i-ecevant  de  tous 
les  nerfs  de  l'épine  des  filets  particuliers  différents  des  intercos- 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    C4LANIS.  121 

taux,  et  en  donnant  à  la  peau,  au  travers  de  tous  les  interstices 
des  couches  musculaires.  » 

BùCHNER  (9,  p.  27)  confirme  l'indication  de  l'union  du  nerf 
latéral  avec  les  nerf  spinaux.  «L'anastomose  est  fine  et  a  lieu 
avec  la  branche  superficielle  des  nerfs  spinaux  ». 

ScHLEMM  et  d'Alton  (10)  décrivent  le  nerf  latéral  des  Pétro- 
myzons.  Ce  nerf  est  formé  par  des  éléments  des  deux  racines 
du  vague  et  par  une  branche  du  facial.  Il  s'unit  avec  le  rameau 
supérieur  du  premier  nerf  cervical  et  touche  les  rameaux  supé- 
rieurs des  autres  nerfs  cervicaux  sans  se  fusionner  avec  eux. 

D'après  Prévost  (14),  le  nerf  latéral  du  Congre  est  divisé 
en  deux  faisceaux  parallèles  qui  ne  s'unissent  que  rarement 
par  une  ou  deux  anastomoses.  Le  faisceau  interne  envoie  quel- 
ques petits  filets  nerveux  vers  la  ligne  médiane  et  la  colonne  ver- 
tébrale. Le  faisceau  externe  émet  des  filets  destinés  aux  pores 
de  la  ligne  latérale  ;  «ils  se  subdivisent  souvent  sur  leur  chemin 
et  s'anastomosent  probablement  quelquefois  avec  les  nerfs  rachi- 
diens.  » 

Stannius  (16,  p.  92  à  110)  a  montré  différents  états  sous 
lesquels  le  nerf  latéral  des  Poissons  peut  se  présenter.  Un  certain 
nombre  de  ses  indications,  dont  quelques-unes  concernent  spécia- 
lement le  Silure,  ne  sont  pas  d'accord  avec  ce  que  j'ai  pu  obser- 
ver ;  aussi  la  description  qui  va  suivre  insistera-t-elle  surtout 
sur  ces  points.  Cet  auteur  nie  le  passage  d'éléments  des  nerfs 
spinaux  dans  le  tronc  même  du  nerf  latéral. 

Dans  ses  «  Eecherches  sur  le  système  latéral  du  nerf  pneumo- 
gastrique des  Poissons  »,  Félix  FÉE  (29)  reconnaît  trois  types 
principaux  qui  se  rattachent  aux  différentes  positions  que  le 
canal  latéral  peut  occuper  par  rapport  au  plan  de  séparation  des 
deux  masses  musculaires  des  flancs.  Il  n'admet  pas  non  plus  le 
renforcement  du  tronc  latéral  par  les  nerfs  spinaux  et  n'affirme 
même  pas  qu'il  y  ait  de  véritables  anastomoses  entre  ces  der- 
niers et  les  rameaux  ventraux  de  ce  tronc. 


122  MARC    JUGE. 

C.  Gegenbaur  (35)  regarde  le  nerf  latéral  comme  un  ou  plu- 
sieurs rameaux  dorsaux  ayant  acquis  une  grande  extension  dans 
un  domaine  étranger  à  la  partie  céplialique  du  corps. 

Suivant  Beauregard  (56),  le  nerf  latéral  du  Ceratodus 
est  formé  d'une  partie  du  vague  renforcée  par  un  rameau  du 
facial. 

Dans  «  The  Latéral  Lïne  System  in  Siluroids  » ,  Pollard 
(86)  ne  s'occupe  que  de  la  partie  céplialique  ' .  Pour  ce  qui  con- 
cerne le  nerf  latéral  du  vague,  il  ne  parle  donc  que  du  premier 
rameau  «muqueux»,  le  rameau  surtemporal,  qui  innerve  le 
dernier  organe  sensitif  crânien  du  système  latéral.  Une  com- 
missure part  de  ce  rameau  pour  rejoindre  dans  le  pariétal  le 
«  grand  rameau  récurrent  dorsal  du  facial  »  (nerf  de  Weber). 
Disons  tout  de  suite  que  cette  commissure  n'a  été  trouvée  ni 
par  Stannius,  ni  par  moi  chez  Sllunis  glanis  et  que  sur  les 
cinq  Siluroïdes  qu'il  a  examinés  (*S'.  glanis  n'en  fait  pas 
partie),  Pollard  l'a  vue  chez  tous,  sauf  chez  Tricliomycterus 
te  nuis.  * 

Le  nerf  latéral  du  Silure  sort  de  la  moelle  allongée  par  un 
unique  faisceau  désigné  plus  haut  comme  composant  antérieur 
du  vague.  Il  se  dirige  latéralement  en  arrière  et  vient  s'appli- 
quer contre  le  bord  antérieur  du  composant  postérieur  du  vague. 
Il  commence  à  former  un  ganglion  qui  est  alors  assez  consi- 
dérable en  diamètre  dorso-ventral,  mais  très  peu  en  diamètre 
transversal.  Le  composant  du  nerf  latéral  s'élevant  un  peu, 
se  place  alors  sur  le  composant  du  vague  proprement  dit,  et 
reçoit  de  ce  dernier  un  petit  faisceau  d'éléments  (v.  p.  107). 
Ensuite,  il  atteint  la  paroi  du  crâne,  passe  à  travers  l'occipital 
latéral  par  le  même  orifice  que  l'autre  composant.  Le  volume 
continue  à  augmenter  considérablement  et  cela  provient  sûre- 


»  Il  a  déjà  été  question  de  ce  travail  à  |)ropos  du  nerf  de  W'kbeh.  Voir  pour 
plus  de  détails  au\  p.  .56,  o7  et  58. 


RECHERCHES    SUR   LE   SILURUS    GLANI8.  123 

ment  davantage  de  la  grande  accumulation  de  cellules  gan- 
glionnaires que  de  la  réception  du  faisceau  de  renforcement.  Ce 
dernier  ne  peut  être  qu'une  petite  fraction  des  éléments  sen- 
sibles (dorsaux)  réunis  à  la  racine  ventrale  du  nerf  vague 
pour  constituer  le  composant  postérieur. 

En  sortant  du  crâne,  le  nerf  latéral  se  place  sur  l'aponévrose 
qui  relie  la  portion  dorsale  du  muscle  latéral  du  tronc  à  l'arête 
inféro-postérieure  du  crâne  neural.  Il  continue  à  aller  latérale- 
ment et  en  arrière,  en  passant  d'abord  derrière  l'extrémité 
supérieure  du  dilatateur  branchial,  puis  au-dessus  du  premier 
nerf  spinal  (PI.  2,  fig.  4).  Il  n'est  séparé  de  ce  muscle  et  de  ce 
nerf  que  par  l'aponévrose  dont  il  vient  d'être  ques.tion. 

A  une  très  petite  distance  du  trou  de  l'occipital  latéral,  le  nerf 
latéral  émet  dorsalement  un  rameau  qui  suit  l'arête  inféro- 
postérieure  du  crâne  dans  une  petite  rainure  de  l'exoccipital. 
Ce  rameau  s'infléchit  latéralement  pour  traverser  l'arête  osseuse 
non  loin  de  son  bord  et  se  poursuivre  à  la  face  inférieure  de 
l'exoccipital,  puis  du  squameux  au  bord  latéral  duquel  il  vient 
émerger.  Là,  il  se  divise  en  deux  parties.  L'une  va  en  bas  et  en 
avant  entre  les  muscles  élévateur  et  adducteur  de  l'opercule;  elle 
s'accole  temporairement  au  rameau  operculaire  du  tronc 
hyoïdeo-mandibulaire  et  se  rend  dans  la  muqueuse  de  la  face 
interne  de  l'opercule,  sans  avoir  livré  de  filets  aux  muscles 
operculaires  qu'elle  traverse.  Cette  partie  semble  être  la  seule 
que  Stannius  ait  observée.  L'autre  partie  descend  sur  la  face 
latérale  de  l'élévateur  operculaire  (PI.  3  fig.  5,  rov)  et  se  ra- 
mifie dans  la  peau  qui  recouvre  extérieurement  l'opercule  et  le 
rayon  branchiostège  élargi  remplaçant  un  sous-opercule. 

Ce  premier  rameau  est  donc  le  rameau  operculaire  du  vague 
(fig.  3,  4,  5,  rov).  Le  nerf  latéral  émet  un  peu  plus  loin  un  autre 
rameau  dorsal  qui  est  sans  doute  l'analogue  du  rameau  supra- 
scapulaire  de  Stannius  (16,  p.  97)  et  du  rameau  surtemporal 
de  Pollard;  mais  je  préfère  le  nommer  rameau  supra-clavi- 


124  MARC   JUGE. 

cuJaire  (fig.  3,4,  sel)  d'après  l'os  sur  lequel  il  se  rend  en  partie'. 
En  outre  il  faut  remarquer  que  Stannius  décrit  (i).  96)  les 
rameaux  operculaire  et  supra-scapulaire  comme  ramifications 
d'une  même  branche;  je  n'ai  jamais  observé  une  telle  disposition. 

En  effet,  lorsque  le  nerf  latéral  donne  naissance  à  son  second 
rameau  dorsal,  il  est  déjà  parvenu  dans  le  voisinage  delà  pointe 
postérieure  de  l'exoccipital.  Le  rameau  s'élève  sur  l'aponévrose 
du  muscle  latéral  (portion  dorsale\  puis  sur  la  partie  principale 
de  l'os  supra-claviculaire,  soit  celle  qui  se  fixe  sur  l'exoccipital. 
Là,  il  envoie  un  filet  au  canal  muqueux  qui  est  situé  dans  le  supra- 
claviculaire  et  qui  communique  en  arrière  avec  le  canal  de  la 
ligne  latérale  du  tronc.  Arrivé  sur  la  face  supérieure  de  l'os^ 
le  reste  du  rameau  s'y  résout  en  plusieurs  ramifications  destinées 
à  la  peau  de  cette  région,  sauf  Tune  d'elles  qui  va  un  peu  plus 
loin  en  arrière. 

Stannius  a  donné  { 16, p.  106  et  107),  pour  le  reste  du  trajet 
du  nerf  latéral  chez  le  Silure,  une  description,  qui,  à  part  plu- 
sieurs points  qu'elle  laisse  obscurs,  présente  des  divergences  évi- 
dentes avec  ce  que  j'ai  observé.  Par  exemple,  Stannius  dit  que 
le  tronc  latéral  «  traverse  sous  la  ceinture  scapulaire  »  et  cette 
indication  semble  avoir  été  répétée  par  d'autres  auteurs,  sans 
aucun  contrôle.  Pour  le  Poisson  qui  nous  occupe,  c'est  certaine- 
ment une  erreur  et  on  comprend  facilement  qu'elle  n'est  pas  sans 
importance,  par  exemple  pour  la  signification  de  la  branche 
nerveuse. 

Le  nerf  latéral,  après  avoir  donné  les  deux  rameaux  décrits, 
les  seuls  qui  se  distribuent  dans  la  région  céphalique,  continue 
à  aller  à  peu  près  horizontalement  en  arrière.  Il  est  toujours 
situé  sur  l'aponévrose  de  la  masse  dorsale  du  muscle  latéral  et 


'  Le  nom  de  supra-scapulaire  a  été  appliqué,  postérieurement  à  Stanmus,  à 
un  os  neltement  déterminé  chez  certains  Poissons  et  existant  à  côté  d'une  autre 
pièce,  le  supra-claviculaire.  C'est  l'homologue  de  ce  dernier  que  nous  trouvons 
chez  le  Silure  (voir  Sagemehl.  Craniiun  der  Cliaraciniden.  1885). 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS   GLANI8.  125 

croise  dorsalement  la  partie  antérieure  de  la  pièce  qui  doit  être 
regardée  comme  l'arc  inférieur  (apophyse  transverse)  de  la 
deuxième  vertèbre.  Cette  partie  antérieure  ne  paraît  être  qu'une 
apophyse  devenue  excessivement  puissante  en  raison  de  sa  fonc- 
tion comme  appui  de  la  ceinture  scapulaire;  elle  dépasse  de 
beaucoup,  en  volume,  la  partie  postérieure.  Cette  dernière  repré- 
sente l'arc  inférieur  proprement  dit,  c'est  une  simple  pointe 
osseuse  dirigée  en  arrière,  semblable  quant  à  la  forme  aux 
arcs  inférieurs  des  vertèbres  suivantes  (PI.  1,  tig.  2,  Ai  j. 
Le  nerf  croise  l'apophyse  antérieure  près  de  son  extrémité 
latérale  qui  est  réunie  à  la  partie  postérieure  du  supra- 
claviculaire  par  de  courts  ligaments.  Les  modifications  des 
pièces  squelettiques  de  cette  région  sont  très  nombreuses,  elles 
se  rapportent  toutes  à  l'appareil  de  Weber  et  compliquent 
beaucoup  l'explication  du  trajet  des  nerfs.  Malgré  cela,  on  ne 
peut  se  rendre  compte  de  l'erreur  de  Stannius  qu'en  supposant 
qu'il  n'a  pas  suivi  le  nerf  latéral  dans  toute  sa  longueur.  Ce  nerf 
reste  situé  médialement  par  rapport  à  la  ceinture  scapulaire.  Il 
croise  un  os  qui  se  relie  à  celle-ci,  mais  ne  lui  appartient  pas, 
car  c'est  une  dépendance  de  la  deuxième  vertèbre.  Enfin  il  passe 
au-dessus  et  non  au-dessous  de  cet  os. 

Pour  faciliter  l'exposé  du  trajet  dans  le  tronc  et  dans  la  queue, 
il  est  nécessaire  de  donner  quelques  renseignements  prélimi- 
naires sur  la  disposition  de  la  musculature  dans  ces  régions. 

On  sait  que  de  chaque  côté  du  corps  se  trouve  un  muscle 
latéral  divisé  en  métamères  par  des  myocommes  et  que  ce 
muscle  comprend  une  portion  supérieure  ou  dorsale  et  une  por- 
tion inférieure  ou  ventrale  (schéma,  p.  133  md,  mv).  Les  auteurs 
parlent  fréquemment  de  l'une  ou  de  l'autre  de  ces  portions, 
mais  il  est  rare  que  l'on  indique  exactement  ce  qui  leur  sert  de 
limite.  Chez  le  Silure,  tout  au  moins,  cela  n'est  pas  clair.  En 
efltet,  lorsqu'on  enlève  la  peau  sur  l'un  des  côtés  du  corps,  on 
peut  voir  une  ligne  légèrement  sinueuse,  mais  très  accentuée, 


12G  MARC   JUGE. 

commençant  au  point  de  jonction  du  claviculaire  et  du  supra- 
claviculaire.  Elle  longe  le  flanc,  d'abord  à  mi-hauteur,  exacte- 
ment en  face  de  l'extrémité  des  côtes,  puis  se  rapproche  de  la 
face  ventrale  vers  ia  région  anale.  Enfin,  dans  la  région  caudale 
qui  représente  à  peu  près  les  deux  tiers  de  la  longueur  totale, 
elle  se  trouve  au  niveau  de  l'extrémité  des  apophyses  infé- 
rieures, c'est-à-dire  au  niveau  de  l'union  de  celles-ci  avec  les 
osselets  interépineux  ou  raj^ons  porteurs  de  la  nageoire  anale. 
Cette  ligne  est  la  limite  extérieure  d'un  interstice  très  faible 
renfermant  les  côtes  et  la  mince  aponévrose  qui  les  relie 
(schéma,  p.  133,  ap)  ;  je  l'appellerai  ligne  des  côtes. 

Au-dessus  de  cette  première  ligne  s'en  trouve  une  autre,  dont 
le  commencement  s'observe  un  peu  en  arrière  de  la  tête  et  qui 
s'accentue  peu  à  peu  d'avant  en  arrière.  Elle  descend  légèrement 
et  se  relève  ensuite  sur  la  plus  grande  partie  du  tronc  et  sur  la 
région  caudale.  Sur  une  section  transversale  du  tronc,  on 
voit  que  cette  ligne  est  la  limite  d'un  interstice  (schéma, 
p.  133,  ii)  bien  distinct,  qui  commence  le  long  de  la  colonne  ver- 
tébrale, au-dessus  de  l'origine  des  côtes,  et  s'étend  latéralement 
en  présentant  une  courbure  à  concavité  supérieure.  C'est  cet 
interstice  que  je  regarde  comme  limite  des  masses  dorsale  et 
ventrale  du  muscle  latéral. 

En  considérant  seulement  la  partie  antérieure  du  tronc,  on 
serait  plutôt  tenté  de  considérer  la  ligne  des  côtes  comme  ligne 
de  séparation,  car  elle  est  beaucoup  mieux  marquée  extérieure- 
ment et  elle  commence  immédiatement  derrière  la  ceinture  sca- 
pulaire.  En  outre,  la  portion  musculaire  située  entre  ces  deux 
lignes  —  peu  considérable  en  avant,  mais  très  importante  en 
arrière  —  ne  peut  être  délimitée  en  avant  d'avec  la  portion 
dorsale;  elle  constitue  avec  elle  une  masse  qui  s'insère  sur  l'os 
supra-claviculaire  et  la  partie  postérieure  du  crâne.  Enfin,  la 
direction  des  fibres  dans  les  myomères  est  sensiblement  la  même 
dans  la  région  supérieure  à  la  ligne  de  séparation  et  dans  la 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS  GLANIS.  127 

région  située  entre  la  ligne  de  séparation  et  la  ligne  des  côtes  : 
cette  direction  tend  à  former  avec  celle  des  fibres  situées  au- 
dessous  des  côtes  un  V  couché  dont  la  pointe  serait  tournée 
en  arrière. 

La  forme  des  myocommes  ne  peut  être  invoquée  en  faveur  ni 
de  l'une,  ni  de  l'autre  des  alternatives.  En  effet,  au-dessus  de  la 
ligne  de  séparation,  leurs  limites  périphériques  sont  obliques  de 
haut  en  bas  et  d'avant  en  arrière:  au-dessous  de  la  ligne  des 
côtes,  elles  sont  obliques  dans  le  sens  inverse,  et  dans  la  partie 
comprise  entre  les  deux  lignes,  les  limites  se  raccordent  avec 
celles  de  dessus  et  de  dessous,  en  formant  une  ligne  sinueuse  rap- 
pelant une  sorte  de  V  à  pointe  tournée  en  arrière  et  à  branches 
très  écartées. 

Xous  avons  examiné  les  caractères  d'après  lesquels  il  sem- 
blerait juste  de  considérer  la  ligne  des  côtes  comme  ligne  de 
séparation  des  deux  masses  musculaires  du  tronc.  Quels  sont 
ceux  qui  militent  en  faveur  de  l'alternative  opposée?  En  premier 
lieu,  la  présence  d'un  gros  sinus  lymphatique,  tout  le  long  de 
la  ligne  de  séparation,  caractère  indiqué  par  F.  Fée  (29). 
Puis  le  fait  que  la  ligne  de  séparation  devient  très  accentuée 
en  arrière  et  prend  l'aspect  d'un  sillon  longitudinal.  Une  section 
transversale  dans  la  région  caudale  montre,  à  ce  niveau,  un 
espace  triangulaire,  rempli  par  une  bande  musculaire  de  cou- 
leur gris  brun,  non  divisée  en  segments  et  semblable  aux  bandes 
ventrale  et  dorsale  trouvées  par  Cua'IER  chez  la  Perche  et  pré- 
sentes aussi  chez  le  Silure.  Dans  cette  même  région,  enfin,  la 
ligne  reste  toujours  au  niveau  de  la  colonne  vertébrale,  ce  qui 
fait  que  les  deux  masses  musculaires  ont  à  peu  près  un  volume 
égal.  Si,  au  contraire,  la  ligne  des  côtes  devait  être  la  ligne  de 
séparation,  ce  serait  la  portion  dorsale  qui  formerait  la  muscu- 
lature presque  entièi'e  de  la  queue,  tandis  que  la  portion  ven- 
trale serait  réduite  aux  faisceaux  longeant  les  rayons  porteurs 
de  la  nageoire  anale. 


128  MARC   JUGE. 

Nous  reconnaissons' donc  la  ligne  supérieure  comme  ligne  de 
séparation  des  masses  dorsale  et  ventrale  du  muscle  latéral. 
Celle-ci  ne  commence  à  être  visible  qu'à  quelque  distance  de  la 
téte^  parce  qu'une  partie  de  la  masse  ventrale  se  joint  à  la  masse 
dorsale,  de  telle  manière  que  toute  trace  extérieure  de  sépa- 
ration disparaît.  La  masse  musculaire  commune  ainsi  formée 
passe  au-dessus  de  l'extrémité  supérieure  de  l'os  claviculaire  et 
se  fixe  sur  la  face  supérieure  de  la  tète.  La  portion  dorsale  pro- 
prement dite  s'attache,  par  une  large  aponévrose  et  par  divers 
cordons  tendineux,  à  la  crête  inféro-postérieure  du  crâne  for- 
mée par  l'occipital  latéral  et  l'exoccipital,  à  la  face  supérieure 
du  squameux,  du  pariétal,  de  la  partie  postérieure  du  frontal 
principal,  sur  le  supra-occipital  et  sa  crête  sagittale  ;  la  petite 
partie  de  la  masse  ventrale  qui  est  jointe  à  la  portion  dorsale 
se  fixe  à  la  face  dorsale  du  supra-claviculaire  et,  plus  en  avant, 
sur  la  région  latérale  du  squameux.  L'extension  de  cette  partie 
sur  la  face  supérieure  du  crâne  ne  peut  être  que  secondaire  ; 
elle  est  du  reste  très  peu  importante  si  on  regarde  le  supra- 
claviculaire  comme  une  pièce  de  la  ceinture  scapulaire.  On  n'est 
donc  pas  bien  loin  de  pouvoir  dire  que  la  portion  dorsale  du 
muscle  latéral  s'insère  en  avant  sur  le  crâne  et  la  portion  ven- 
trale sur  la  ceinture  scapulaire.  Mais  l'insertion  ne  peut  servir 
de  critère  pour  délimiter  les  deux  portions  l'une  de  l'autre,  et 
l'emploi  exclusif  de  ce  caractère  pourrait,  dans  des  cas  particu- 
liers, comme  celui  du  Silure,  conduire  à  de  grosses  erreurs. 

Il  est  nécessaire  de  donner  encore  quelques  explications  sur 
la  ligne  latérale  de  Silurm  glanis.  Extérieurement,  celle-ci  est 
fort  peu  visible,  car,  comme  on  le  sait,  les  écailles  manquent 
complètement.  Il  faut  même  avoir  soin  d'enlever  la  couche  de 
mucus  qui  recouvre  la  peau  pour  apercevoir  la  ligne  mince  et 
très  légèrement  en  relief.  Elle  correspond  à  un  canal  longitu- 
dinal (schéma,  p.  133,  cl)  logé  dans  le  derme  et  dontledia  nètre 
ne  semble  pas  dépasser  0,5  mm. 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    GLANI8.  129 

Ce  fin  canal  commence  à  l'extrémité  postérieure  du  supra- 
claviculaire  et  entre  en  communication,  par  le  canal  renfermé 
dans  cet  os,  avec  les  canaux  des  os  de  la  tête.  Il  est  alors  situé 
au  dessus  de  la  ligne  des  côtes  et  au-dessous  de  la  ligne  de  sépa- 
ration des  deux  masses  musculaires,  même  plus  près  de  la  pre- 
mière que  de  la  seconde.  Il  se  trouve  au  niveau  de  cette  der- 
nière, lorsqu'elle  devient  nettement  visible.  Ceci,  soit  dit  en 
passant,  permet  de  penser  que  la  ligne  de  séparation  devrait 
commencer  au  même  endroit  que  la  ligne  latérale  du  tronc, 
mais  qu'elle  disparaît  dans  cette  région  parce  que  la  masse  mus- 
culaire ventrale,  ayant  crû  davantage  à  la  périphérie  qu'à  l'in- 
térieur, a  redressé  un  peu  le  bord  de  la  masse  dorsale  et  a  même 
recouvert  latéralement  une  partie  de  cette  masse. 

Le  canal  latéral  reste  vis-à-vis  de  la  ligne  de  séparation,  donc 
à  peu  près  à  mi-hauteur  sur  le  flanc,  jusqu'à  la  nageoire  caudale. 
Un  peu  au-dessous  du  canal  latéral,  on  observe  de  petites  émi- 
nences  cylindriques  de  la  peau  (schéma,  p,  133,  e),  percées  d'un 
canahcule  qui  débouche  dans  le  canal  latéral.  Ces  éminences, 
très  courtes,  ressemblent  plutôt  à  de  petits  boutons  et  sont 
dirigées  obliquement  de  haut  en  bas  et  d'avant  en  arrière.  Dans 
la  partie  antérieure  du  tronc,  elles  sont  distantes  de  3  à  5  mm, 
du  canal  latéral,  mais  vers  l'arrière,  elles  s'en  rapprochent 
insensiblement  et  à  l'extrémité  de  la  queue,  elles  sont  au  même 
niveau  que  lui.  Enfin,  leur  disposition  est  nettement  segmentale, 
chacune  d'elles  se  trouvant  en  face  ou  près  d'un  myocomme  ; 
rarement  il  s'en  trouve  deux  très  rapprochées  et,  dans  ce  cas, 
on  peut  voir  qu'il  s'agit  de  la  division  d'une  éminence  primitive- 
ment unique. 

Après  cette  parenthèse,  nous  reprenons  l'examen  du  nerf 
latéral  à  partir  de  l'endroit  oii  il  arrive  sur  l'arc  inférieur  de  la 
deuxième  vertèbre. 

Le  nerf  latéral,  encore  très  volumineux,  s'infléchit  main- 
tenant en  arrière    et  s'introduit    dans   l'interstice    entre  les 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  G.   1898.  9 


130  MARC    JUGE. 

masses  dorsale  et  ventrale  du  muscle  latéral  (schéma,  p.  133, 
md,  mv).  Dans  le  commencement  du  tronc  proprement  dit,  il 
est  situé  plus  près  delà  colonne  vertébrale  que  de  la  périphérie, 
un  peu  au-dessus  des  côtes,  soit  dans  la  partie  horizontale  de 
l'interstice  (schéma,  nlv).  En  allant  en  arrière,  il  se  rapproche 
de  la  périphérie,  si  bien  que  dans  la  région  caudale,  il  est  logé 
au  fond  du  sillon  à  section  triangulaire  occupé  par  la  bande 
musculaire  non-segmentée.  Il  diminue  graduellement  d'avant 
en  arrière,  mais  on  peut  le  suivre  jusqu'à  l'extrémité  postérieure 
du  corps.  Là,  le  sillon  latéral  s'atténuant  jusqu'à  s'annuler,  le 
nerf  devient  tout  à  fait  superficiel  et  se  divise  en  deux  rameaux 
dont  les  ramifications  se  répandent  dans  la  peau  de  la  nageoire 
caudale. 

Durant  ce  trajet,  le  nerf  latéral  ne  se  trouve  pas  constamment 
sous  la  forme  d'un  faisceau  unique.  Un  peu  en  arrière  de  la 
ceinture  scapulaire,  il  est  régulièrement  divisé  en  deux  parties 
qui  restent  toutes  deux  dans  l'interstice,  mais  s'éloignent  l'une  de 
l'autre.  L'interne,  par  son  volume  et  par  sa  direction,  peut  être 
regardée  comme  le  prolongement  du  tronc.  L'externe  ne  devient 
jamais  superficielle  ;  en  arrière,  elle  se  rapproche  du  faisceau 
interne,  peut  même  quelquefois  le  rejoindre,  puis  s'en  éloigne 
de  nouveau  et  s'en  rapproche  encore;  elle  se  fusionne  définitive- 
ment avec  lui  dans  la  région  avoisinant  les  vertèbres  Vlll  à  X. 
Des  rameaux  communicants,  sortant  irrégulièrement  du  faisceau 
interne,  viennent  renforcer  le  faisceau  externe  et  forment  géné- 
ralement entre  les  deux  un  réseau  compliqué.  On  observe 
très  souvent  des  variations  individuelles  ou  même  des  différences 
entre  les  deux  côtés  d'un  même  animal,  soit  sous  le  rapport 
des  points  de  bifurcation  et  de  réunion  des  deux  faisceaux,  soit 
dans  leur  volume  et  leur  éloignement,  soit  encore  dans  le  nom- 
bre et  la  force  des  filets  anastomotiques.  (La  division  en  deux 
faisceaux  n'a  pas  été  représentée  dans  les  figures  2  et  3,  afin  de 
ne  pas  compliquer  davantage  les  dessins). 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURU8   GLANIS.  131 

Voyons  maintenant  quelles  sont  les  branches  livrées  par  le 
nerf  latéral  après  les  rameaux  operculaire  et  supra-claviculaire 
qui  ont  été  examinés  précédemment. 

Il  y  a  d'abord,  pendant  le  passage  au-dessus  de  l'arc  infé- 
rieur de  la  deuxième  vertèbre,  un  dernier  rameau  dorsal  qui 
contourne  l'extrémité  postérieure  de  l'os  supra-claviculaire  et  se 
rend  dans  la  peau  de  cette  région. 

La  ramification  suivante^  que  je  désigne  comme  hrancJie 
superficielle  du  nerf  latéral,  est  une  branche  assez  forte  (fig.  3, 
4,  bs),  dont  le  diamètre  peut  atteindre  1,5  mm.  ;  elle  naît  du 
bord  ventral  du  tronc,  un  peu  plus  en  arrière  que  le  rameau 
qui  vient  d'être  décrit.  Quelquefois  sa  naissance  se  trouve  beau- 
coup plus  en  avant  et  alors  la  branche  peut  avoir  un  trajet 
différent;  je  citerai  un  cas  exceptionnel  de  ce  genre,  après 
avoir  montré  l'état  qui  parait  être  le  plus  fréquent. 

La  branche  superficielle  se  dirige  d'abord  médialement  et 
parallèlement  au  supra-claviculaire  et  vient  se  placer  au  niveau 
des  côtes,  à  mi-distance  entre  leur  extrémité  distale  et  la  péri- 
phérie; puis,  obliquant  légèrement,  elle  vient  affleurer  au  niveau 
de  la  ligne  des  côtes,  exactement  à  la  limite  entre  le  deuxième 
et  le  troisième  myomère.  A  partir  de  ce  point,  la  branche 
(schéma,  p.  133,  bs)  court  entre  la  masse  ventrale  du  muscle 
latéral  et  la  peau,  à  une  petite  distance  de  la  ligne  des  côtes; 
elle  se  rapproche  donc  rapidement  de  la  face  ventrale  du  corps 
et  se  termine  toujours  avant  d'atteindre  la  région  caudale. 
Elle  fournit  elle-même  plusieurs  rameaux,  dont  le  premier 
(PI.  2,  fig.  3,  4,  r;),  livré  en  face  de  l'extrémité  posté- 
rieure du  supra-claviculaire,  descend  sous  la  peau  parallèlement 
au  bord  postérieur  de  l'os  claviculaire  et  se  perd  dans  le  tégu- 
ment vers  la  base  de  la  nageoire  pectorale.  Ce  premier  rameau 
arrive  à  la  périphérie  du  muscle  exactement  à  l'endroit  où 
commence  la  ligne  des  côtes  et  descend  le  long  du  premier 
segment  musculaire  du  tronc.  Le  second  rameau  (r„)  est  aussi 


132  MARC   JUGE. 

émis  pendant  le  trajet  à  travers  le  muscle  latéral;  il  vient 
affleurer  à  la  ligne  des  côtes,  dans  le  second  myomère  sur  le 
flanc  duquel  il  descend.  A  partir  de  là,  la  branche  devenue 
superficielle  livre  au  niveau  de  chaque  myomère  un  rameau  qui 
est  d'autant  plus  petit  qu'il  appartient  à  un  segment  plus  posté- 
rieur (schéma,  p.  133,  rbs).  La  branche  superficielle  du  nerf 
latéral  innerve  donc  la  peau  des  flancs  au-dessous  de  la  ligne 
des  côtes. 

Les  indications  de  Stannius  au  sujet  de  cette  branche  sont 
très  sommaires,  mais  je  pense  que  les  deux  rameaux  qu'il  a  vus 
sortir  du  tronc  latéral  et  se  rendre  à  la  peau  du  membre  anté- 
rieur et  à  la  peau  de  la  région  ventrale  ne  sont  que  les  deux 
premiers  rameaux  de  la  brandie  superficielle.  J'ai  toujours  vu 
ces  deux  rameaux  naître  de  la  branche  superficielle,  mais  Stan- 
nius a  peut-être  observé  un  cas  remarquable  de  variation  indi- 
viduelle, dans  lequel  le  point  oii  la  branche  superficielle  se 
détache  du  tronc  latéral  se  trouverait  repoussé  loin  en  arrière  ; 
les  deux  premiers  rameaux  de  la  branche  devraient  alors  se 
détacher  directement  du  tronc  pour  pouvoir  se  rendre  à  leurs 
domaines  respectifs,  la  région  du  premier  et  du  second  myo- 
mère. 

L'existence  d'une  telle  disposition  ne  paraît  pas  impossible 
si  l'on  sait  que  le  point  de  séparation  de  la  branche  superfi- 
cielle a  une  situation  assez  variable.  Ce  ne  serait  du  reste  qu'un 
cas  extrême,  opposé  à  celui  que  je  puis  relater  ici.  La  branche 
superficielle  se  séparait  du  nerf  latéral  à  une  petite  distance  du 
passage  de  celui-ci  à  travers  l'occipital  latéral,  presque  en  face 
de  l'origine  du  rameau  operculaire.  Elle  se  plaçait  sur  l'apo- 
névrose de  la  masse  musculaire  dorsale  et  s'élevait  un  peu  au- 
dessus  du  nerf  latéral,  en  suivant  de  près  l'arête  inféro-posté- 
rieure  du  crâne;  puis  elle  croisait  le  nerf  latéralement  cà  peu 
près  à  l'endroit  où  elle  naît  ordinairement.  Jusque  là,  il  y  avait 
entre  le  nerf  latéral  et  la  branche  superficielle  quelques  commu- 


RECHERCHES    SUR   LE.  SILURUS   GLANIS. 


133 


nications  par  de  petits  filets  qui,  suivant  leur  direction,  établis- 
saient un  passage  d'éléments  tantôt  dans  un  sens,  tantôt  dans 
l'autre.  Plus  distalement,  la  branche  se  comportait  d'une  ma- 
nière normale  en  émettant  ses  rameaux  ventraux,  y  compris 
les  deux  destinés  au  premier  et  au  second  métamère.  L'état  le 
plus  fréquent  serait  donc  intermédiaire  entre  ce  dernier  et  celui 
qui  a  été  décrit  par  Stannius. 


rv 


Schéma  représentant  une  section  trans- 
versale faite  dans  la  région  antérieure  du 
tronc  du  Silurus  glanis.  v,  vertèbre,  an,  arc 
neuial.  c,  côtes,  f,  tégument,  ce,  cavité  du  corps. 
p,  péritoine,  i,  intestin,  vn,  vessie  natatoire. 
ntd,  masse  dorsale  du  muscle  latéral,  mv,  masse 
ventrale,  x,  y,  buides  musculaires  dorsale  et 
ventrale,  ap,  aponévrose  intercostale,  vl,  vais- 
seau lymphatique,  ii,  interstice  iiitermusciilaire. 
cl,  canal  latéral,  e,  éminence  de   la  ligne  laté- 


rale, rv,  rameau  ventral  d'an  nerf  spinal,  rv', 
prolongement  principal  de  ?•«.  ri,  rameau  inter- 
médiaire issu  de  rv.  ris,  rii,  rameaux  supérieur 
et  intérieur  de  ri.  nlv,  nerf  latéral  du  vague, 
ri,  rameau  interstioiel  de  nlv.  bs,  branche 
superficielle  de  nlv.  rbs,  rameau  ventral  de  bs. 
rd,  rimeau  dorsal  d'un  nerf  spinal.  nWb,  nerf 
de  Weber.  rnWb,  rameau  de  7iWb  destiné  à  la 
peau  de  la  région  dorsale. 


Les  autres  ramifications  du  nerf  latéral  sortent  toutes  latéra- 
lement; ce  sont  des  rameaux  très  fins,  livrés  assez  régulièrement 
à  raison  de  un  par  métamère  (schéma,  p.  133,  ri).  Chacun  d'eux 
s'avance  dans  l'interstice  entre  les  deux  masses  musculaires,  en 


134  MARC   JUGE. 

suivant  de  près  le  myocomme  postérieur  du  segment  auquel  il 
appartient.  Dans  ce  trajet,  il  est  accompagné  par  un  rameau 
également  grêle  (ri)  qui  se  détache  de  la  branche  ventrale  de 
chaque  nerf  spinal  non  loin  du  canal  neural.  Le  rameau  ven- 
tral (rv)  du  nerf  spinal  traverse  le  fascia  qui  recouvre  les  côtes 
(rameau  intercostal)  et  se  prolonge  sur  la  face  interne  du  muscle 
ventro-latéral  tandis  que  le  rameau  (B.  médius  Stannius, 
R.  intermédiaire  F.  Fée)  qu'il  a  émis  reste  dans  l'interstice  des 
deux  masses  musculaires  et  se  divise  généralement  en  arrivant 
près  du  nerf  latéral  en  deux  filets  très  fins,  dont  le  supérieur 
(ris)  —  plus  rarement  l'inférieur  (rii)  —  envoie  un  petit  fais- 
ceau d'éléments  au  rameau  du  nerf  latéral  que  les  deux  filets 
accompagnent. 

Vers  la  périphérie  de  l'interstice,  le  rameau  issu  du  nerf 
latéral  (ou  rameau  latéral)  et  les  deux  filets  du  rameau  intermé- 
diaire commencent  à  se  diviser  en  ramifications  très  délicates 
qui  s'entre-croisent  et  se  fusionnent  souvent.  On  peut  toujours 
suivre  l'un  des  filets  du  rameau  latéral  jusque  dans  le  canal  de 
la  ligne  latérale  et,  généralement,  on  réussit  à  trouver  que  ce 
filet,  ou  plus  souvent  le  rameau  dont  il  dérive,  a  reçu  une 
anastomose  du  rameau  intermédiaire  du  nerf  spinal.  Les  autres 
filets  du  rameau  latéral,  parvenus  au  bord  de  l'interstice,  s'élè- 
vent et  forment  un  réseau  très  riche  et  très  compliqué  sous  la 
peau  qui  revêt  la  masse  dorsale  du  muscle  latéral.  Ils  partagent 
d'ailleurs  ce  domaine  d'innervation  avec  le  filet  supérieur  du 
rameau  intermédiaire,  tandis  que  le  filet  inférieur  du  même 
rameau  se  ramifie  dans  la  peau  recouvrant  la  masse  musculaire 
ventrale.  Dans  la  région  où  le  nerf  latéral  est  divisé  en  deux 
faisceaux,  c'est  le  faisceau  externe  (latéral)  qui  livre  les  rameaux 
de  l'interstice. 

Pour  ce  qui  concerne  la  question  du  renforcement  du  tronc 
latéral  par  des  éléments  des  nerfs  spinaux,  je  pense  que  les 
auteurs  qui  ne  l'admettent  pas  ont  raison  (voir  la  revue  de 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  135 

bibliographie,  p.  131  à  132).  L'erreur  de  Cuvier  et  de  BtlCHNER 
doit  être  surtout  attribuée,  comme  l'indique  Fée,  à  la  bifurcation 
du  rameau  intermédiaire  près  du  tronc  latéral.  Les  relations  qui 
existent  entre  le  nerf  latéral  et  les  nerfs  spinaux  n'ont  lieu  qu'à 
la  périphérie  et  seulement  entre  de  fines  ramifications. 

Xous  avons  constaté  que,  chez  Silunts  glan'is,  les  rameaux 
livrés  par  le  tronc  latéral  pendant  son  passage  dans  l'interstice 
intermusculaire  envoient  un  filet  au  canal  latéral,  puis  se  rami- 
fient dans  la  peau  qui  recouvre  les  métamères  correspondants. 
Cet  état  est,  sans  doute,  plus  primitif  que  celui  qui  a  été  inter- 
prété exactement  pour  la  première  fois  par  Baudelot  (38, 
p.  135)  et  dans  lequel  les  rameaux  s'infléchissent  en  arrière  et 
soudent  leurs  extrémités.  De  cette  manière,  il  se  forme  une 
«  branche  superficielle  »  qui  court  à  côté  du  canal  latéral  et  se 
trouve  l'eliée  au  tronc  latéral  par  des  rameaux  communicants 
(p.  ex.  chez  la  Perche). 

Stannius  ignorait  la  véritable  origine  d'une  telle  branche 
que  l'on  pourrait  très  bien  appeler  fausse  branche  superficielle. 
De  même,  il  semble  n'avoir  pas  connu  la  continuité  qui  existe 
entre  le  canal  latéral  du  tronc  et  le  système  de  canaux  contenu 
dans  le  couvercle  crânien,  l'opercule  et  la  mâchoire  inférieure. 
C'est  sans  doute  de  là  que  provient  «  la  confusion  dans  la  partie 
de  son  travail  concernant  le  système  latéral  du  vague  »  (Fée, 
p.  34). 

Pour  ce  qui  concerne  spécialement  le  Silure,  Stannius  dit  à 
la  page  99  :  «  les  plus  fortes  branches  du  nerf  latéral  sont 
dépourvues  de  relations  quelconques  avec  le  canal  latéral», 
puis  plus  loin  (p.  106)  :  «  il  se  sépare  (du  tronc  latéral)  une 
branche  longitudinale  superficielle,  qui  descend  d'avant  en 
arrière,  intérieurement  au  canal  latéral  ...»  tandis  que  le 
tronc  latéral  passant  entre  les  deux  masses  du  musiile  latéral 
«émet  des  filets  qui,  longeant  les  ligaments  intermusculaires, 
vont  de  la  profondeur  à  la  périphérie  ...  où  ils  se  répandent 
généralement  sous  la  peau  ». 


136  MARC   JUGE. 

D'après  ces  trois  passages,  il  est  facile  de  trouver  ce  qui  a 
causé  des  divergences  entre  les  indications  de  Stannius  et  la 
description  donnée  ci-dessus  :  1°  Stannius  a  considéré  comme 
canal  latéral  un  vaisseau  lymphatique  qui  court  à  la  superficie 
du  tronc,  le  long  de  l'aponévrose  reliant  les  côtes  à  la  peau,  soit 
le  long  de  la  ligne  des  côtes  (schéma,  p.  133,  vl);  c'est  en  effet 
un  peu  au-dessous  de  celle-ci  que  passe  la  branche  superficielle 
(bs)  du  nerf  latéral;  2°  il  n'a  pas  eu  connaissance  de  ces 
petites  éminences  (e)  en  forme  de  papilles,  rangées  en  une 
série  segmentale  le  long  de  la  ligne  de  séparation  des  masses 
musculaires  dorsale  et  ventrale  et  qui  ne  s'aperçoivent  que 
très  difficilement  sur  un  animal  mort,  si  on  ne  racle  pas  le 
mucus  blanchâtre  recouvrant  la  peau;  3°  il  semble  avoir 
regardé  la  ligne  des  côtes  comme  ligne  de  séparation  des  deux 
masses  musculaires.  Stannius  indique,  il  est  vrai,  que  le  tronc 
latéral  passe  entre  les  deux  masses  musculaires,  mais  ceci 
ne  diminue  pas  la  valeur  de  notre  supposition;  en  effet,  dans  la 
région  antérieure  du  corps,  le  tronc  latéral  se  trouve  situé  à 
l'intersection  de  l'aponévrose  intercostale  et  de  l'interstice  inter- 
musculaire (comme  dans  le  schéma,  p.  133)  ou  un  peu  plus  laté- 
ralement, soit  alors  dans  la  partie  médiale  de  l'interstice. 

Nous  comprenons  maintenant  pourquoi  Stannius  dit  que  les 
plus  fortes  branches  sont  sans  relation  avec  le  canal  latéral, 
tandis  que  réellement  le  tronc  latéral  lui-même  (la  plus  forte 
branche)  innerve  ce  canal  par  des  ramifications  de  ses  filets 
latéraux.  Quant  à  la  branche  superficielle,  il  serait  bien  éton- 
nant que,  passant  si  près  du  prétendu  canal  latéral,  elle  ne  lui 
envoyât  pas  de  nerfs,  surtout  si  elle  était  l'homologue  de  la 
branche  superficielle  de  la  Perche  par  exemple,  comme  Stan- 
nius l'a  pensé. 

Ceci  nous  amène  à  examiner  quelle  est  la  signification  de  la 
branche  superficielle  du  Silure.  Il  est  facile  de  reconnaître  qu'elle 
n'est  pas  compai'able  à  celle  qui  se  rencontre  chez  beaucoup 


RECHERCHES   SUR    LE    SILURUS    GLANIS.  137 

de  Poissons  (Percoïdes,  par  ex.)  et  que  l'on  pourrait  appeler 
fausse  hranche  superficielle.  En  effet,  une  fausse  branche  super- 
ficielle est  toujours  produite  par  la  réunion  des  rameaux  du  tronc 
latéral.  Au  contraire,  la  branche  superficielle  du  Silure  semble 
devoir  être  considérée  comme  formée  par  les  deux  premiers  de 
ces  rameaux  dont  la  séparation  d'avec  le  tronc  latéral  a  été 
reportée  du  côté  de  la  tête,  tandis  que  leurs  ramifications  ont 
gagné  une  grande  extension  dans  la  région  ventrale  située  au- 
dessous  de  la  ligne  des  côtes.  A  la  grandeur  du  domaine  d'in- 
nervation correspond  naturellement  un  énorme  développement 
des  rameaux.  Le  déplacement  du  point  de  séparation  vers  l'avant, 
de  telle  manière  que  les  deux  premiers  rameaux  semblent  être 
deux  ramifications  d'une  branche  issue  du  tronc  latéral,  offre 
évidemment  l'avantage  de  rapprocher  plus  rapidement  les  nerfs 
de  la  région  à  innerver.  Les  deux  rameaux  envoient  chacun  un 
filet  à  la  partie  du  canal  latéral  située  sur  les  deux  premiers 
segments  musculaires,  (on  se  souvient  que  dans  cette  région  le 
canal  latéral  est  voisin  de  la  ligne  des  côtes),  puis  quelques 
ramifications  à  la  peau  environnante.  Ce  filet  et  ces  ramifica- 
tions correspondent  donc  à  chacun  des  rameaux  suivants  du  nerf 
latéral.  Le  prolongement  commun  des  deux  rameaux  et  les 
branches  ventrales  émises  au  niveau  de  chaque  myomère  du 
tronc  proprement  dit  ne  sont  que  le  résultat  d'une  extension 
secondaire. 

La  conception  de  la  branche  superficielle  du  Silure  comme 
résultat  d'un  grand  développement  des  deux  premiers  rameaux 
latéraux  est  renforcée  par  l'observation  de  cas  exceptionnels 
tels  que  celui  décrit  comme  normal  par  Stannius,  cas  dans 
lequel  la  branche  superficielle  ne  livrerait  pas  les  rameaux 
destinés  aux  deux  premiers  segments,  ceux-ci  étant  fournis 
directement  par  le  tronc  latéral.  Un  tel  état  est  dû  simplement, 
comme  nous  l'avons  déjà  dit,  au  fait  que  la  branche  reste  plus 
longtemps  en  connexion  avec  le  tronc  latéral.  L'objection  qui  se 


138  MARG   JUGE. 

baserait  sur  le  fait  que  la  branche  naît  ventralement  tandis  que 
les  autres  rameaux  sortent  latéralement  du  nerf  latéral  ne 
semble  pas  avoir  de  valeur  si  on  remarque  que  la  branche 
superficielle  est  devenue  une  branche  destinée  surtout  à  la 
région  ventrale,  tandis  que  les  autres  rameaux  continuent  à 
innerver  un  domaine  situé  au  même  niveau  que  le  tronc  latéral 
et  même  plus  élevé. 

Le  système  latéral  du  Silure  qui,  d'après  les  auteurs,  sem- 
blait difficilement  réductible  à  un  type  général,  s'y  rattache 
donc  d'une  manière  facile  et  complète,  La  conséquence  de  ces 
considérations  est  que  le  nerf  latéral  possède  une  unité  de  plan 
beaucoup  plus  grande  que  les  anciens  auteurs  ne  le  laissent  sup- 
poser. Baudelot  (38),  Fée  (29)  et  d'autres  anatomistes  ont 
déjà  fait  la  lumière  sur  différents  points  et  les  recherches  futures 
pourront  peut-être  donner  des  résultats  analogues  pour  beau- 
coup d'autres  cas. 

On  sait  depuis  longtemps  que  le  nerf  latéral  ne  doit  avoir 
aucune  propriété  motrice(v.  Stannius,  J.  Mtjller,C.  E.  Hoff- 
mann, Fée,  etc).  L'idée  que  le  canal  latéral  serait  un  organe 
destiné  à  sécréter  une  mucosité  et  que  le  nerf  latéral  présiderait 
à  cette  fonction  a  été  combattue  avec  autorité  par  Leydig  (17) 
et  bien  d'autres  après  lui.  D'après  Fée  :  «  Si  le  nerf  latéral 
exerce  une  influence  quelconque  sur  la  sécrétion  du  mucus^  c'est 
par  ses  branches  cutanées  et  non  pas  par  celles  qui  se  distri- 
buent au  prétendu  canal  muqueux.  »  Son  action  sur  l'acte  respi- 
ratoire semble  encore  problématique. 

Ce  qui  paraît  certain  pour  le  moment,  c'est  que  le  nerf  latéral 
est  un  nerf  de  sensibilité  générale  en  relation  avec  des  organes 
des  sens  particuliers,  situés  dans  le  canal  latéral.  Cela  suffit 
pour  comprendre  comment  il  se  fait  que  le  Silure  possède  un 
tronc  latéral  très  volumineux,  tandis  que  le  canal  latéral  est 
très  faible,  et  pour  faire  repousser  l'idée  émise  par  Fée  (29) 
qu'il  y  ait  généralement  proportionnalité  entre  le  nerf  et  le 


RECHERCHES   SUR   LE    8ILURUS    (iLANIS.  139 

canal.  Si  le  canal  est  fortement  développé,  on  conçoit  que  le 
nerf  doive  être  plus  volumineux,  mais  la  réciproque  n'est  pas 
toujours  vraie.  Ainsi,  chez  le  Silure,  et  probablement  chez  les 
autres  Poissons  dont  la  peau  nue  peut  percevoir  facilement  les 
sensations,  un  fort  canal  latéral  n'est  pas  nécessaire.  Le  nerf 
envoie  la  majeure  partie  de  ses  éléments  dans  la  peau  elle- 
même  ;  il  conserve  donc  la  même  importance  et  peut  même  en 
acquérir  une  plus  grande,  tandis  que  le  canal  se  réduit. 

Quand  à  la  signification  morphologique  du  nerf  latéral,  l'in- 
terprétation avancée  par  Baudelot  (38)  et  appuyée  par  Fée, 
semble  satisfaire  le  mieux  aux  exigences  de  la  critique  et  des 
connaissances  actuelles.  Je  le  considère  donc  aussi  comme  homo- 
logue d'un  rameau  intermédiaire  de  nerf  spinal,  ou  peut-être 
plus  exactement,  d'une  réunion  de  rameaux  intermédiaires. 
Cette  opinion  est  basée  sur  les  observations  et  les  réflexions 
persuasives  des  deux  auteurs  nommés  et  sur  le  fait  que,  chez  le 
Silure,  les  rameaux  intersticiels  du  nerf  latéral  partagent  cer- 
tainement leur  domaine  d'innervation  (peau  du  flanc  et  canal 
latéral)  avec  les  rameaux  intermédiaires  des  nerfs  spinaux. 

VII.  Nerf  occipital. 

Le  dernier  nerf  crânien  des  Poissons,  appelé  souvent  hypo- 
glosse, di,  été  l'objet  d'interprétations  diverses .  Nous  passerons 
en  revue  les  principales  opinions,  non  pas  dans  l'ordre  chrono- 
logique, ce  qui  serait  très  long  et  fastidieux,  mais  en  groupant 
autant  que  possible  les  auteurs  d'après  l'affinité  de  leurs 
conceptions.  Ceci  permettra  d'examiner  de  plus  près  les 
travaux  récents  qui  ont  placé  la  question  sur  un  terrain  plus 
solide. 

Beaucoup  d'anciens  auteurs  disent  simplement  que  l'hypo- 
glosse manque  complètement  chez  les  Poissons,  par  exemple  : 
Desmoulins  (1822),  Longet  (1842)  et  Girgensohn  (1846). 


140  MARC   JUGE. 

Baudelot  (11875,  publication  posthume  1883),  ne  parle  pas 
non  plus  d'un  nerf  crânien  postérieur  au  vague,  et  rien  dans  ses 
observations  sur  les  premiers  nerfs  spinaux  ou  sur  le  vague  ne 
montre  qu'il  se  soit  préoccupé  de  chercher  si  une  branche  de 
ceux-ci  pouvait  en  tenir  lieu. 

D'autres  constatent  qu'il  y  a  encore  un  nerf  sortant  du  crâne 
après  le  vague  et  le  considèrent  comme  un  nerf  cérébral  parti- 
culier^ toutefois  sans  le  regarder  comme  hypoglosse  ;  de  ce  nom- 
bre sont  Weber  (1820),  Cuvier  et  Valenciennes  (1828), 
Prévost  (1846).  Leurs  indications  sur  le  trajet  périphérique 
sont,  comme  celles  de  beaucoup  d'autres  auteurs  du  reste,  ou 
complètement  nulles  ou  très  incomplètes. 

Parmi  les  anatomistes  qui  ont  accordé  un  hypoglosse  aux 
Poissons,  il  faut  citer  :  BiiCHXER  (1835),  Schlemm  et  d' Al- 
ton (1840),  Cuvier  {Anat.  comp.  T.  III,  1845),  Owen  (1866, 
d'ap.  FliRBRiNGER  1897),  Beauregard  (1881),  Jaquet  {Anat. 
comp.  de  Vogt  et  Yung,  T.  Il,  1894). 

BtiCHNER  est  parmi  ces  auteurs  celui  qui  donne  les  indications 
les  plus  exactes  sur  la  répartition  de  ce  nerf.  De  même  que 
Cuvier,  il  dit  qu'il  se  divise  en  deux  branches,  dont  l'antérieure 
innerve  les  muscles  des  os  pharyngiens  et  le  sterno-hyoïdien 
(Cuvier  :  muscles  coraco-hyoïdiens  et  muscles  de  l'hyoïde), 
tandis  que  la  postérieure,  unie  au  premier  nerf  spinal,  va  dans 
les  muscles  de  la  nageoire  pectorale. 

D'après  Stannius  (1849),  le  nerf  en  question  n'est  que  le  pre- 
mier spinal  naissant  par  deux  racines,  une  antérieure  et  une 
postérieure,  qui  sortent  souvent  ensemble  par  un  trou  de  Tocci- 
pilal  latéral.  Ce  nerf  pouvant  être  intervertébral  et  livrant 
régulièrement  des  éléments  au  plexus  brachial ,  Stannius 
ne  le  considère  pas  comme  hypoglosse,  et  ajoute  (p.  124)  : 
«  vielmehr  wird  letzterer  Xerv  bei  den  Fischen  nur  durch 
einen  Ast  des  ersten  Spinalnerven  reprâsentirt.  » 

L'hypoglosse    serait  représenté  chez  les  Poissons  par  le  ou 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURU8   GLANIS.  141 

les  premiers  nerfs  spinaux,  telle  est  l'opinion  de  GtEGEnbaur 
(Auat.  comp.  1870,  trad.  fr.  1874)  et  de  AViedersheim  {Anat. 
comp.  1895).  Yetter  (1878),  admet  que  Tinnervation  du  ster- 
no-hyoïdien  a  lieu  par  le  rameau  antérieur  des  deux  premiers 
nerfs  spinaux  réunis.  Chez  Acipenser  riithenus,  Goronowitsh 
(1888)  trouve  trois  nerfs  entre  le  premier  sjîinal  et  le  vague; 
ce  sont  des  parties  de  racines  ventrales  de  nerfs  spinaux.  Le 
premier  s'unit,  après  la  sortie  du  crâne,  avec  les  branches  ven- 
trales des  trois  premiers  nerfs  spinaux  ;  la  distribution  des  deux 
derniers  n'est  pas  connue. 

En  1871,  Gegenbaur  admet  que  les  racines  naissant  chez  les 
Sélaciens  au-dessous  et  en  arrière  du  vague  sont  des  «  racines 
ventrales  du  vague  ».  Chez  les  Poissons  osseux,  celles-ci  sont 
réduites,  rapprochées  et  unies  à  des  racines  dorsales  du  vague 
pour  former  l'accessoire  de-  Weber,  nerf  qui,  chez  les  Vertébrés 
supérieurs,  deviendrait  l'hypoglosse  et  l'accessoire  de  ^YILLIS. 
Schneider  (1878),  Wiedersheim  (1880),  Ahlbohrn  (1884), 
d'après  des  recherches  sur  Petromyzon  et  Amniocoetes,  admet- 
tent aussi  que  l'hypoglosse  est  une  partie  du  groupe  du  vague. 

Sagemehl  appelle  nerfs  occipitaux  des  nerfs  devenus  crâ- 
niens par  suite  de  l'adjonction  de  vertèbres  au  crâne  primor- 
dial, le  dernier  nerf  du  crâne  primordial  étant  le  vague.  Chez 
les  Sélaciens,  il  n'y  a  pas  de  nerfs  occipitaux;  ils  n'apparaissent 
que  chez  les  Poissons  à  squelette  ossifié,  car  c'est  chez  eux 
que  l'assimilation  de  vertèbres  au  crâne  commence  à  se  montrer. 
Chez  Amla  calva  (1883),  il  doit  y  avoir  au  moins  trois  vertè- 
bres ajoutées  au  crâne  primordial:  la  première  a  son  corps 
soudé  à  l'occipital  basilaire  et  son  arc  supérieur  à  l'occipital 
latéral  ;  le  nerf  qui  lui  correspond  sort  donc  par  un  trou  de 
l'occipital  latéral.  Les  corps  des  deux  autres  vertèbres  sont 
soudés  aussi  au  basilaire;  leurs  arcs  supérieurs  ne  se  sont  pas 
fusionnés  avec  le  crâne  et  sont  désignés  comme  arcs  occipitaux 
libres.  Le  second  nerf  occipital  sort  donc  entre  l'arc  soudé 


142  MARC  jugp:. 

au  crâne  et  le  premier  arc  libre,  et  le  troisième  nerf  occipal 
entre  les  deux  arcs  libres.  —  Chez  les  Characinides  (1885),  qui 
sont  des  Ostariophyses ,  il  y  a  un  seul  nerf  occipital  qui  naît  par 
une  forte  racine  ventrale  et  une  racine  dorsale  très  faible,  formant 
un  petit  ganglion  intra-cranien.  Ce  seul  nerf  occipital  corres- 
pond au  deuxième  de  Amia;  il  sort  de  l'occipital  latéral,  car 
chez  les  Téléostéens,  le  deuxième  arc  occipital  est  toujours  soudé 
au  crâne.  Les  Poissons  osseux  possèdent  souvent  un  deuxième 
nerf  correspondant  au  troisième  de  Amia,  mais  son  état  est 
variable  et  dépend  du  sort  du  dernier  arc  occipital  auquel  il 
correspond.  Ce  dernier,  chez  les  Ostariophyses,  est  transformé 
en  daustrum  et  la  mobilité  de  cet  osselet  de  l'appareil  de 
Weber  contre  l'occipital  latéral  motive  la  disparition  du  nerf. 
—  Dans  un  troisième  travail  (crâne  des  CyprhwlJes,  1891), 
Sagemehl  a  exposé,  en  passant,  les  différents  cas  qui  se  présen- 
tent chez  les  Poissons  osseux  sous  le  rapport  du  dernier  arc 
occipital 

En  1888,  Gegenbaur'  reconnaît  que  les  soi-disant  «ra- 
cines ventrales  du  vague  »  des  Sélaciens  n'appartiennent  réelle- 
ment pas  au  vague  et  qu'elles  ne  sont  parvenues  que  secondai- 
rement dans  le  domaine  de  la  tête.  Le  nerf  des  Téléostéens 
interprété  comme  hypoglosse  a  la  même  signification.  Ces  cor- 
dons nerveux  offrent  des  variations  dans  leur  origine  et  leur 
composition;  de  plus,  ils  s'unissent  avec  des  nerfs  spinaux  pour 
innerver  une  région  comprenant  le  domaine  de  l'hypoglosse  plus 
un  domaine  étranger  à  celui-ci  ;  donc  «  nous  ne  pouvons  attri- 
buer la  signification  d'un  hypoglosse  ni  à  ces  racines  inférieu- 
res du  vague,  ni  aux  nerfs  spinaux  qui  leur  sont  réunis  et 
encore  moins  aux  deux  ensemble.  On  ne  peut  dire  que  ceci  : 
l'hypoglosse  se  sépare  seulement  de  ces  nerfs  ». 

'  Gegenbaur  résume  les  indications  de  Ahi.uorx,  Schxeidkr,  NViedersheim  sur 
les  Cyclostomes,  de  Stannius,  Jackson  et  Clarke.  Vetïer,  O.xodi  sur  les  Séla- 
ciens. Voir  cet  ouvrage  pour  ces  indications  qui  ne  pouvaient  trouver  place  ici. 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS    GLANIS.  143 

M.  FiiRBRiXGER  (1897)'  admet  aussi  que  les  prétendues  ra- 
cines du  vague  des  Sélaciens  n'ont  rien  à  faire  avec  le  vague.  Ce 
sont  des  nerfs  spinaux  incorporés  depuis  longtemps  au  crâne  et 
il  les  appelle  nerfs  occipitaux.  Des  nerfs  spinaux  incorporés  plus 
récemment  leur  font  suite,  ce  sont  des  occipito-spinaux;  l'en- 
semble constitue  les  spino-occipitaux.  Chez  les  Poissons  osseux, 
il  n'y  a  que  des  occipito-spinaux  (nerfs  occipitaux  de  Sage- 
mehl),  les  occipitaux  ont  complètement  disparu.  Amia  a  trois 
nerfs  occipito-spinaux  a,  h,  c,  les  Téléostéens  n'en  ont  que  deux 
b,  c,  dont  le  sort  varie  avec  celui  des  arcs  occipitaux  auxquels 
ils  correspondent.  Hors  du  crâne,  ces  nerfs  forment  avec  le  pre- 
mier nerf  spinal  un  complexe  cervico-bracliial,  dont  la  faible 
partie  antérieure  (plexus  cervical)  innerve  la  musculature  spi- 
nale hypobranchiale,  et  la  partie  postérieure  (plexus  brachial 
ou  ptérygial),la  nageoire  pectorale.  Le  plexus  cervical  est  un 
rameau  formé  surtout  par  une  partie  de  b,  ou  quand  c  existe 
par  une  partie  de  b  plus  une  partie  de  c,  cette  dernière  étant 
toujours  la  moins  forte  ;  il  innerve  les  pharyngo-claviculaires 
interne  et  externe  (deido-brancMaUs  5  internus,  cleido-blan- 
chialis  5  extermis),  et  se  termine  dans  le  sterno- hyoïdien  (coraco- 
Jiyoideus  s.  cleido-liyokleiis). 

Mac  Murrich  (1885)  n'admet  pas  comme  Sagemehl  que 
des  vertèbres  se  sont  fusii)nnées  avec  le  crâne  chez  les  Poissons 
osseux,  mais  il  admet  simplement  que  des  corps  de  vertèbres  se 
seraient  soudés  au  basi-occipital,  tandis  que  leurs  arcs  auraient 
disparu;  les  nerfs  qui  leur  correspondaient  se  seraient  réunis  en 
un  premier  nerf  spinal.  C'est  seulement  chez  les  Amniotes  que 
deux  ou  trois  vertèbres  se  seraient  soudées  au  crâne  et  que 
leurs  nerfs  réunis  formeraient  un  véritable  nerf  crânien,  l'hypo- 
glosse. Cet  auteur  a  trouvé  que  les  deux  pharyngo-claviculaires 
sont  innervés  par  son  premier  nerf  spinal. 

'  Voir  dans  cet  ouvrage  la  récapitulation  des  résultats  de  Fritsch  (1878), 
Saxders{1887),  Mayser  (1881),  Me  Murrioh  (1884)  et  R.  ^YHHIGï  (1884). 


144  MARC   JUGE. 

D'après  Haller  (1897),  le  nombre  des  prétendues  racines 
ventrales  du  vague  peut  se  réduire  de  5  à  1.  Le  seul  nerf  qui 
persiste  chez  les  Ganoïdes,  les  Téléostéens  et  les  Dipnoïques  est 
désigné  comme  nerf  postvagàl.  Chez  Sahno,  £Jsox,  il  est  formé 
seulement  de  deux  racines  antérieures  et  s'unit  aux  deux  premiers 
nerfs  spinaux  pour  innerver  la  nageoire  pectorale  ;  la  région 
correspondant  au  domaine  de  rh3q)oglosse  ne  reçoit  pas  de  nerfs 
de  lui,  mais  bien  d'une  branche  du  vague.  Chez  Gyprinus  carp'io, 
le  postvagal,  uni  à  des  éléments  venant  du  trijumeau  et  du  vague, 
devient  un  accessoire  de  TFe5erquise  divise  en  deux  branches. 
La  postérieure  entre  en  relation  avec  le  premier  nerf  spinal  et 
actionne  la  musculature  de  la  nageoire  pectorale,  l'antérieure  va 
dans  la  région  innervée  chez  Sahno  par  la  branche  hypoglosse 
du  vague.  Cette  dernière  branche  manque  complètement  à 
Gyprinus  carpio.  On  peut  donc  dire  que  chez  Salmo,  ni  les 
deux  premiers  nerfs  spinaux,  ni  le  postvagal  n'ont  un  rapport 
quelconque  avec  l'hypoglosse  des  Vertébrés  supérieurs.  Chez 
Gyprinus,  le  postvagal  qui  tendait  à  s'avancer  vers  le  vague  et 
la  partie  hypoglosse  du  vague  qui  tendait  à  s'en  séparer  et  à 
s'éloigner  vers  l'arrière  se  sont  réunis  en  un  accessoire  de 
Weber.  Dans  son  recul,  la  partie  hypoglosse  a  entraîné  avec 
elle  la  portioa  du  ganglion  spinal  du  vague  lui  appartenant,  ce 
qui  explique  la  présence  d'une  racine  dorsale  dans  l'accessoire 
de  Weber.  L'étude  histologique  des  origines  confirme  cette 
manière  de  voir,  d'où  l'on  peut  conclure  que,  chez  les  Poissons, 
l'hypoglosse  provient  toujours  d'une  partie  du  vague. 

La  question  de  l'origine  de  l'hypoglosse  est  donc  encore  en 
controverse,  l'ingénieuse  explication  de  Haller  demandant  à 
être  confirmée  par  l'étude  d'un  plus  grand  nombre  d'espèces. 
Le  seul  résultat  définitif  de  toutes  ces  recherches  est  que,  chez 
les  Poissons,  il  n'existe  pas  de  nerf  crânien  indépendant  qui 
puisse  être  regardé  comme  hypoglosse. 

Chez  le  Silure,  le  dernier  nerf  crânien  sort  de  la  moelle 


RECHERCHES    SUR    LE   SILURUS    GLANIS.  145 

allongée  par  deux  racines,  l'une  supérieure  munie  d'un  ganglion, 
l'autre  inférieure,  située  ordinairement  un  peu  plus  en  avant  que 
la  supérieure.  La  distance  entre  ces  racines  et  celles  du  vague 
est  généralement  peu  considérable,  elle  présente  cependant  des 
variations  assez  importantes  qui  ne  sont  pas  toujours  propor- 
tionnelles à  la  taille  des  individus  et  sont  quelquefois  même  très 
sensibles  entre  les  deux  côtés  d'un  même  animal.  Voici  les  me- 
sures qui  ont  été  prises  sur  trois  exemplaires  dont  le  premier 
mesurait  60  cm.  environ,  le  second  90  cm.  et  le  troisième  l'"40. 
Toutes  les  longueurs  sont  des  distances  horizontales  et  longitu- 
dinales, elles  ont  été  mesurées  à  plusieurs  reprises  et  ce  sont 
les  moyennes  des  résultats  qui  figurent  dans  le  tableau.  La  lon- 
gueur du  cerveau  est  comptée  depuis  le  bord  antérieur  du  pros- 
encéphale  jusqu'au  bord  postérieur  de  la  fosse  rhomboïdale, 
soit  par  conséquent  jusqu'au  niveau  du  composant  postérieur  du 
vague  ;  les  distances  entre  ce  dernier  et  l'une  des  racines  du 
nerf  occipital  sont  prises  du  bord  postérieur  au  bord  antérieur. 


Distance  du  composant 

Distance  du  composant 

postérieur  du  vague 

postérieur  du  vague 

LONGUEUR 

à  la  raciue  dorsale  du 

à  la  racine  ventrale  du 

DU  CERVEAU 

nerf  occipital. 

nerf  occipital. 

Côté  gauche      Côté  droit 

Côté  gauche 

Côié  droit 

mm 

mm 

mm 

mm 

mm 

l»'"  exemplaire. 

io,o;» 

2,00 

-2.00 

1,25 

l,2o 

:2'"^  exemplaire. 

18,0!) 

l,7o 

3,o0 

2,00 

2,50 

.')'"«  exemplaire. 

20,o0 

1,00 

0,00 

l,2o 

4,50 

On  voit,  d'après  ce  tableau,  que  les  points  où  les  racines  du 
nerf  occipital  émergent  de  la  moelle  allongée  sont  assez  varia- 
bles. Cependant,  ces  chiffres,  malgré  le  soin  que  l'on  peut  mettre 
à  les  obtenir,  n'ont  qu'une  valeur  très  relative,  par  le  fait  que 
les  racines  sont  d'abord  dirigées  d'avant  en  arrière  et  qu'elles 

Rev.  Suisse  te  Zool.,  T.  (3.  1898.  10 


146  MARC    JUGE. 

sont  alors  appliquées  contre  la  moelle.  Il  est  donc  assez  difficile 
de  dire  à  quel  point  exact  elles  se  séparent  réellement  du  cer- 
veau, ceci  surtout  pour  la  racine  dorsale  qui  est  toujours  très 
grêle  et  que  l'on  voit  quelquefois  se  prolonger  dans  la  direction 
du  composant  postérieur  du  vague,  sans  pourtant  faire  saillie 
sur  la  moelle.  Mais,  même  en  tenant  compte  des  différences  pro- 
venant de  ce  fait^  on  peut  être  certain  qu'il  y  a  des  variations 
notables  et  réelles  d'un  individu  à  un  autre  et  entre  les  deux 
côtés  chez  un  même  individu. 

La  racine  ventrale,  dont  le  diamètre  ne  semble  pas  dépasser 

I  mm.,  sort  nettement  du  cordon  inférieur  de  la  moelle,  soit  sur 
sa  face  ventrale  près  du  bord  inféro-latéral.  La  racine  dorsale 
est  toujours  beaucoup  plus  faible  que  la  racine  ventrale  ;  elle 
est  généralement  plus  courte  puisqu'elle  naît  ordinairement 
plus  en  arrière  et  sort  de  la  face  latérale  de  la  moelle  à  mi- 
hauteur,  ou  légèrement  au-dessus.  Elle  longe  d'abord  le  bulbe 
d'avant  en  arrière,  puis  s'en  éloigne  bientôt  et  se  trouve  alors 
au-dessus  de  la  racine  ventrale  oii  elle  forme  un  ganglion 
ovoïde. 

Le  ganglion  (PI.  2,  fig.  3,4,  go)  a  un  diamètre  transversal 
plus  fort  que  la  racine  ventrale  ;  il  est  formé  à  une  petite  dis- 
tance du  cerveau,  puisque  son  bord  médial  touche  la  face  laté- 
rale de  la  moelle  (dans  la  fig.  4,  il  en  a  été  éloigné  un  peu,  à 
dessein).  Inférieurement,  il  repose  sur  la  racine  ventrale  et,  à 
son  extrémité  distale,  il  est  soudé  avec  elle.  Sur  le  côté  droit,  le 
ganglion  se  trouvait  à  3  mm.  en  arrière  du  composant  posté- 
rieur du  vague  chez  le  premier  exemplaire,  et  à  8  mm.  chez  le 
troisième. 

Le  nerf  constitué  par  la  réunion  des  deux  racines  se  dirige 
obliquement  en  arrière  et  latéralement  sur  le  plancher  de  la 
cavité  crânienne,  mais  son  trajet  y  est  toujours  court  (2  à  3  mm.) 

II  atteint  la  base  de  la  paroi  du  crâne  formée  par  l'occipital 
latéral  et  traverse  cet  os  par  un  canal  particulier  situé  en 


RECHERCHES    SUR  LE   SILURUS    GLANIS.  147 

arrière  et  légèrement  plus  bas  que  celui  du  vague.  La  distance 
entre  les  orifices  internes  des  canaux  du  vague  et  de  l'occipital 
varie  sensiblement  dans  les  mêmes  proportions  que  la  distance 
entre  le  vague  et  le  ganglion  du  nerf  occipital,  tandis  que  la 
distance  entre  les  orifices  externes  (en  moyenne  2  à  3  mm.)  ne 
varie  pas  au  delà  de  ce  que  la  taille  des  individus  permet 
d'admettre  comme  normal.  L'orifice  externe  (fig.  1,  oc)  se 
trouve  donc  un  peu  en  arrière  de  celui  du  vague,  soit  à  environ 
5  mm.  au-dessus  de  la  barre  osseuse  (B  Se)  qui  part  du  supra- 
claviculaire  et  se  fixe  sur  la  base  du  crâne. 

Après  la  sortie  du  crâne,  le  nerf  (fig.  3,  4,  oc)  placé  contre 
la  face  inférieure  de  l'aponévrose  du  muscle  dorso-latéral,  s'en 
va  latéralement  et  un  peu  en  arrière,  en  suivant  de  près  le 
bord  supérieur  de  la  barre  osseuse  qui  vient  d'être  mentionnée 
et  se  trouve  alors  très  rapproché,  souvent  même  en  contact 
avec  le  fin  rameau  que  le  vague  envoie  au  muscle  occipito- 
claviculaire.  Le  nerf  chemine  d'abord  horizontalement,  puis  il 
s'infléchit  vers  le  bas  et  croise  par  devant  la  barre  osseuse  du 
supra-claviculaire,  à  peu  près  à  son  tiers  médial,  soit  plus  près 
du  crâne  que  le  point  oii  le  nerf  latéral  passe  au-dessus  de  la 
même  barre.  Jusque  là,  le  nerf  occipital  n'émet  qu'un  fin  filet 
ventral  qui  sort  non  loin  de  l'orifice  de  Toccipital  latéral  ;  ce 
filet  est  peut-être  en  communication  avec  le  système  sympathi- 
que, mais  je  n'ai  pas  pu  m'en  assurer  exactement.  Je  n'ai  pas 
trouvé  de  rameau  dorsal. 

Au  moment  où  il  descend  devant  la  barre  osseuse  du  supra- 
claviculaire,  le  nerf  occipital  entre  en  connexion  avec  le  premier 
nerf  spinal.  Celui-ci  est  très  faible  ;  sa  branche  ventrale  (Iv) 
vient  descendre  aussi  sur  la  face  antérieure  de  la  barre  osseuse 
et  s'applique  contre  le  bord  supérieur  du  nerf  occipital.  Les  deux 
nerfs  sont  réunis  par  du  tissu  conjonctif  sur  une  longueur  de 
plus  d'un  centimètre  et,  au  premier  abord,  il  semble  que  la 
fusion  soit  complète.  Mais,  du  bord  dorsal  du  ruban  aplati  résul- 


148  MARC   JUGE. 

tant  de  cette  union,  part  un  filet  nerveux  qui  longe  inférieure - 
ment  la  barre  osseuse  et  va  se  jeter  dans  le  tronçon  principal 
de  la  branche  ventrale  du  deuxième  nerf  spinal.  Si  on  débar- 
rasse le  ruban  nerveux  du  tissu  conjonctif,  on  voit  qu'en  réalité, 
le  premier  nerf  spinal  se  divise  en  deux  parties  :  l'inférieure, 
très  courte,  s'unit  au  nerf  occipital  ;  l'autre,  accolée  encore  à  ce 
dernier  pendant  un  court  trajet,  s'en  sépare  et  se  joint  au 
deuxième  nerf  spinal  (fig.  3).  Les  deux  parties  semblent  être 
de  même  force;  s'il  y  a  une  différence,  c'est  plutôt  à  l'avan- 
tage de  la  première.  Continuant  à  descendre  tout  en  se  dirigeant 
latéralement,  le  nerf  occipital  quitte  la  barre  osseuse  et  se  place 
sur  la  partie  de  la  membrane  péritonéale  s'étendant  plus  en 
avant  que  la  vessie  natatoire.  Il  émet  alors  un  rameau  assez 
fort  qui  s'en  va  horizontalement  et  latéralement  et  passe  entre 
le  claviculaire  et  l'élévateur  de  cet  os  ;  parvenu  au  bord  latéral 
de  la  clavicule,  ce  rameau  s'infléchit  en  arrière  et  se  ramifie 
dans  la  peau,  près  de  l'articulation  de  la  nageoire  pectorale 
(fig.  3,  4). 

Le  nerf  occipital,  toujours  situé  sur  la  membrane  péritonéale, 
descend  maintenant  verticalement,  à  peu  près  à  égale  distance 
entre  la  paroi  latérale  de  l'œsophage  et  le  bord  médial  de  la  cla- 
vicule. Au  moment  de  s'infléchir  pour  prendre  un  cours  ven- 
tral par  rapport  au  pharynx,  il  se  bifurque. 

La  partie  postérieure  est  quelquefois  un  peu  moins  forte  que 
l'autre;  elle  descend  sur  la  paroi  de  la  cavité  du  corps,  en  obli- 
quant en  arrière,  s'engage  entre  le  muscle  ventro-latéral  et  la 
clavicule  et  s'unit  avec  le  fort  tronçon  antérieur  du  deuxième 
nerf  spinal  (  branche  ventrale)  lequel  a  reçu  plus  haut  la  com- 
munication du  premier  nerf  spinal. 

La  partie  antérieure  (rameau  hypoglosse,  rhpg,  tig.  3,  4,  10) 
se  dirige  en  avant  et  en  bas  et  parvient  sur  la  face  ventrale  du 
pharynx.  Là,  elle  repose  directement  sur  l'enveloppe  péricar- 
diaque  et  s'avance  entre  le  bord  médial  de  l'os  pharyngien  infé- 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANIS.  149 

rieur  et  le  bord  latéral  du  cluctus  Cuvieri.  Plus  loin,  elle  s'in- 
fléchit latéralement  et  inférieurement,  passe  au-dessous  du 
pharyngo-claviculaire  interne,  puis  contre  la  face  médiale  du 
pharyngo-claviculaire  externe.  Elle  atteint  enfin  le  muscle  lon- 
gitudinal reliant  la  partie  inférieure  de  la  ceinture  scapulaire  à 
l'os  li3^oïdien,  le  muscle  sterno-hyoïdien  (PL  3,  fig.  10,  Sth). 

A  l'intérieur  du  sterno-hyoïdien,  la  branche  nerveuse  encore 
assez  forte  se  divise  en  plusieurs  [rameaux  et  quelques-uns  de 
ses  filets  se  prolongent  ventralement  jusque  dans  la  peau.  Sur 
tout  le  reste  de  son  parcours  ventral,  elle  ne  livre  aucun  rameau 
et,  par  conséquent,  n'actionne  pas  les  muscles  pharyngo-clavi- 
culaire comme  Fûrbringer  et  Mac  Murrich  l'ont  trouvé  chez 
d'autres  Poissons.  Ces  muscles  sont  d'ailleurs  sûrement  innervés 
par  un  rameau  provenant  de  la  branche  pharyngienne  inférieure 
du  vague. 

Si  maintenant  nous  comparons  ce  que  nous  avons  dit  du  nerf 
occipital  du  Silure  aux  indications  de  la  littérature,  nous  devons 
d'abord  examiner  le  fait  que  ce  nerf  possède  deux  racines,  une 
ventrale  plus  forte  et  une  dorsale  plus  faible,  munie  d'un  gan- 
glion. Une  telle  origine  fait  immédiatement  penser  à  un  nerf 
spinal  dont  la  racine  dorsale  a  subi  une  certaine  réduction. 
Cependant,  d'après  les  recherches  de  Haller  (101)  sur  la 
Carpe,  il  se  pourrait  que  nous  eussions  affaire  à  un  accessoire 
de  Weber.  Dans  ce  cas,  le  composant  ventral  serait  formé  par 
les  racines  ventrales  de  nerf  spinaux  réduits  et  incorporés  au 
crâne  et  par  la  portion  hypoglosse  du  vague  ;  le  composant 
dorsal  serait  la  partie  des  éléments  dorsaux  du  vague  jointe  à 
la  portion  hypoglosse  et  qui  aurait  suivi  celle-ci  dans  sa  migra- 
tion en  arrière.  Le  Silure  aurait  donc  un  accessoire  de  Weber 
qui  ne  se  distinguerait  de  celui  de  la  Carpe  que  par  Labsence 
de  rameaux  communicants  du  trijumeau  et  du  vague. 

La  recherche  des  centres  d'origine  éluciderait  peut-être  com- 
plètement la  question.  Sans  prétendre  la  trancher  par  d'autres 


150  MARC  JUGE. 

moyens,  il  me  semble  que  deux  faits  s'élèvent  contre  cette 
manière  de  voir.  En  premier  lieu,  la  distance  assez  considé- 
rable qui  peut  exister  entre  les  racines  du  vague  et  celles  du 
nerf  occipital;  en  deuxième  lieu,  le  fait  que  la  distance  entre  les 
orifices  de  sortie  du  vague  et  du  nerf  occipital  est  toujours  faible 
et  à  peu  près  la  même,  tandis  que  la  distance  entre  les  points 
oiî  ces  nerfs  sortent  de  la  moelle  peut  augmenter  considérable- 
ment. Il  semble  alors  plus  naturel  de  regarder  le  nerf  occipital 
comme  un  nerf  spinal  incorporé  au  crâne,  et  dont  la  racine 
dorsale  est  en  voie  d'atrophie. 

Pour  ce  qui  concerne  les  rapports  du  nerf  occipital  avec  le 
premier  nerf  spinal,  je  pense  que  l'union  d'une  partie  de  ce 
dernier  avec  le  premier  est  constante.  Je  ne  l'ai  pas  trouvée  sur 
un  exemplaire,  mais  il  s'agissait  probablement  d'une  détériora- 
tion due  à  la  recherche  des  autres  nerfs.  Différentes  variations 
peuvent  se  présenter,  notamment  le  premier  nerf  spinal  ne  vient 
pas  toujours  s'appliquer  contre  le  bord  dorsal  du  nerf  occipital, 
il  peut  même  en  rester  assez  éloigné  ;  sa  division  en  deux  filets 
est  alors  plus  nette  et  le  filet  antérieur  qui  se  fusionne  au  nerf 
occipital  est  plus  long.  L'état  décrit  plus  haut  était  celui  d'un 
exemplaire  disséqué  spécialement  pour  la  préparation  du  nerf 
occipital  et  des  premiers  nerfs  spinaux.  Il  est  donc  certain  qu'au 
moment  où  le  nerf  descend  devant  la  barre  osseuse  du  supra- 
claviculaire,  c'est  un  complexe  formé  des  éléments  ventraux  et 
des  éléments  dorsaux  de  ses  deux  racines  et  d'un  faible  con- 
tingent sensible  ou  moteur,  ou  peut-être  senso-moteur,  prove- 
nant du  premier  nerf  spinal.  En  tout  cas,  une  bonne  partie  des 
éléments  sensibles  ne  prend  pas  part  au  trajet  ventral  du  nerf; 
elle  se  détache  pour  constituer  le  rameau  peaucier  destiné  au 
coude  de  l'os  claviculaire. 

Le  complexe  du  nerf  occipital  et  du  premier  nerf  spinal, 
débarrassé  d'une  forte  fraction  de  ses  fibres  sensibles,  se  bifurque 
comme  nous  l'avons  vu.  ISa  partie  postérieure  prend  part  à  la 


RECHERCHES  SUR   LE   SILURUS   GLANIS.  151 

formation  du  plexus  brachial  ;  sa  partie  antérieure  devient  le 
nerf  de  la  région  située  entre  l'extrémité  inférieure  de  la  clavi- 
cule et  l'os  hyoïde.  Pour  connaître  exactement  la  provenance 
des  éléments  de  ce  nerf,    il  faudrait  savoir  d'où  proviennent 
ceux  du  rameau  peaucier  de  la  clavicule  et  comment  le  reste 
des  éléments  du  complexe  se  répartit  au  moment  de  sa  bifur- 
cati(m.  Cette  étude  n'étant  pas  faite,  on  doit  s'abstenir  de  con- 
clusions précises.  On  peut  cependant  affirmer  que  la  branche 
ventrale  du  complexe  est  constituée  en  majeure  partie  de  fibres 
motrices  fournies  par  la  racine  ventrale  du  nerf  occipital.  Elle 
peut  recevoir  aussi  des  éléments  moteurs  du  premier  neif  spi- 
nal ;  ceux-là  ne  pourraient  cependant  représenter  qu'une  fraction 
très  faible  de  la  partie  motrice.  En  outre,  la  branche  ventrale 
est  formée  d'une  partie  sensible  peu  importante,  comprenant 
quelques  filets  destinés  à  la  peau  qui  recouvre  la  face  inférieure 
du  muscle  sterno-hyoïdien;  cette  partie  sensible  peut  également 
dépendre  du  nerf  occipital,  du  nerf  spinal  ou  des  deux  à  la  fois. 
D'après  nos  observations  sur  le  Silure,  les  relations  du  nerf 
occipital  ne  seraient  pas  si  simples  que  BiiCHXER  et  Staxî^^ius 
l'ont  pensé.  En  effet,  le  nerf  occipital  ne  se  divise  pas  simple- 
ment en  une  partie  antérieure  qui  devient  la  branche  ventrale 
et  une  partie  postérieure  qui  s'unit  au  premier  nerf  spinal,  mais 
c'est  le  premier  nerf  spinal  qui  envoie  un  rameau  de  renforce- 
ment au  nerf  occipital  et  c'est  seulement  le  tronc  produit  par 
cette  union  qui  se  bifurque  en  une  brauche  ventrale  et  en  un 
tronçon  pour  le  plexus  branchial.  Il  ne  s'agit  pas  non  plus  du 
fusionnement  du  premier  spinal  avec  le  nerf  occipital,  comme 
FiiRBRiNGER  l'a  trouvé  et  représenté  chez  le  Brochet  (99,  PI.  8, 
fig.  5),  mais  d'un  état  ressemblant  à  celui  que  le  même  auteur 
a  rencontré  chez  Caranx  tracJmrics  i^Pl.  8,  fig.  7). 


Les  nerfs  qui  naissent  postérieurement  au  nerf  occipital  son 


152  MARC   JUGE. 

des  nerf  spinaux.  Je  dirai  quelques  mots  des  premiers,  pour 
autant  que  ces  renseignements  peuvent  faire  comprendre  ce 
qui  a  été  exposé  précédemment,  car  ils  présentent  des  modi- 
fications nombreuses  causées,  en  partie  par  le  voisinage  du 
membre  antérieur,  en  partie  par  la  présence  de  Tappareil  de 
Weber. 

Jusqu'au  niveau  de  la  première  apophyse  épineuse  indépen- 
dante (PL  1,  fig.  1,  A,),  c'est-à-dire  non  soudée  à  l'apophyse 
épineuse  d'une  autre  vertèbre  ou  avec  le  crâne,  on  compte 
quatre  nerfs  spinaux.  Le  quatrième  passe  devant  l'arc  supérieur 
qui  porte  cette  première  apophyse  épineuse  indépendante.  Il 
sort  par  une  racine  ventrale  et  une  racine  dorsale  qui  lon- 
gent la  moelle  épinière  d'avant  en  arrière  sur  un  petit  trajet, 
et  quittent  le  canal  neural  par  deux  trous  distincts.  Les  deux 
racines  se  rejoignent  à  l'extrémité  distale  du  ganglion  formé 
par  la  racine  dorsale.  Le  ganglion  est  logé  dans  l'angle  anté- 
rieur situé  entre  la  paroi  du  canal  rachidien  et  cette  forte  pièce 
osseuse  à  deux  prolongements  qui  doit  représenter  l'arc  inférieur 
(apophyse  transverse)  de  la  deuxième  vertèbre  (fig.  2,  Ai,).  Du 
ganglion,  part  le  rameau  dorsal  (PI.  3,  fig.  3,  TV  d),  qui  s'élève 
entre  les  deux  masses  dorsales  du  muscle  latéral  en  s'inclinant 
légèrement  en  arrière  et  se  divise  en  deux  à  quatre  filets  qui 
entrent  dans  le  nerf  de  AVeber.  La  branche  ventrale  (fig.  3,4 
IVv),  très  forte  par  rapport  aux  branches  ventrales  des  nerfs 
spinaux  postérieurs,  s'infléchit  latéralement  et  en  arrière  et 
passe  sous  la  forte  apophyse  du  deuxième  arc  inférieur  qui  sert 
d'appui  à  la  cehiture  scapulaire  ;  elle  réapparaît  dans  l'échan- 
crure  située  entre  la  pointe  postérieure  et  l'apophyse  du  deuxième 
arc  inférieur,  descend  entre  le  muscle  ventro-latôral  et  la  peau  et 
atteint  la  nageoire  pectorale  vers  la  pièce  basale  postérieure.  Le 
quatrième  nerf  spinal  est  le  dernier  qui  prenne  part  à  l'inner- 
vation du  membre  antérieur  ;  de  plus,  il  ne  contribue  pas  à  la 
formation  du  plexus  brachial,  ses  relations  avec  les  nerfs  pré- 


RECKERCHES   SUR  LE   SILURUS  GLANIS.  153 

cédents  n'ayant  lien  qu'entre  des  rameaux  tout  à  fait  périphé- 
riques. 

La  distance  entre  le  quatrième  et  le  troisième  nerf  spinal  est 
presque  normale,  elle  est  seulement  un  peu  plus  faible  que  la 
distance  entre  les  nerfs  postérieurs.  Par  contre,  la  distance 
entre  le  troisième  et  le  deuxième,  et  entre  le  deuxième  et  le 
premier,  est  beaucoup  moins  grande;  elle  est  réduite  environ  de 
moitié. 

Le  troisième  nerf  est  le  plus  volumineux  des  quatre.  Ses 
racines  se  comportent,  dans  le  canal  neural,  comme  celles  du 
quatrième,  mais  elles  ont  ceci  de  particulier  qu'elles  sortent 
en  même  temps  que  les  racines  du  deuxième  nerf  spinal,  par  un 
trou  assez  grand  recouvert  d'une  membrane  résistante.  Ce  trou 
est  limité  en  avant  par  l'un  des  osselets  de  l'appareil  de  Weber, 
le  stapes  (fig.  2,  S;  arc  inférieur  de  la  T'^  vertèbre)  et  il  est 
beaucoup  plus  grand  que  ne  le  demande  le  passage  des  racines. 
Il  s'agit  probablement  ici  d'une  modification  due  à  la  présence 
de  l'appareil  de  Weber,  la  partie  membraneuse  de  la  paroi 
du  canal  neural  facilitant  évidemment  beaucoup  les  mouve- 
ments du  stapes.  Enfin,  l'arc  vertébral  percé  de  ce  tmu  doit 
être  regardé  comme  produit  par  le  fusionnement  des  arcs  supé- 
rieurs des  deuxième  et  troisième  vertèbres,  dont  les  corps  sont 
également  soudés  sans  qu'il  reste  de  traces  de  leurs  limites. 

Le  troisième  nerf  spinal  a  également  son  ganglion  au  point 
de  réunion  des  deux  racines,  soit  immédiatement  à  la  sortie  du 
canal  neural  ;  pour  3^  parvenir,  celles-ci  s'infléchissent  un  peu 
en  avant.  Du  ganglion  part  un  fort  rameau  dorsal  (fig.  3 ,  III  d) 
qui  s'élève  dans  l'interstice  médian  en  s'inclinant  un  peu  en 
avant,  de  telle  façon  qu'il  passe  d'abord  au-dessus  de  la  racine 
dorsale  du  deuxième  nerf  spinal  ;  il  se  divise  et  se  rend  dans 
le  nerf  de  Weber,  comme  le  quatrième,  mais  auparavant,  sa 
plus  forte  partie  se  réunit  généralement  à  une  partie  du  rameau 
dorsal  du  deuxième  nerf  spinal.  La  branche  ventrale,  la  plus 


154  MARC   JUGE. 

forte  de  toutes,  passe  au-dessus  du  maUetis  {ûg.  2,  M;  arc 
inférieur  de  la  3"^  vertèbre)  et  reçoit  un  peu  plus  loin  un  fort 
faisceau  venant  du  deuxième  nerf  spinal.  Ensuite,  elle  longe 
inférieurement  l'apophyse  scapulaire  du  deuxième  arc  inférieur, 
arrive  contre  la  face  interne  de  la  clavicule  et  s'infléchit  en 
arrière  en  passant  contre  l'origine  du  fort  muscle  adducteur 
supérieur  de  la  nageoire  ;  elle  pénètre  donc  dans  la  muscula- 
ture de  la  face  postérieure  de  la  pectorale. 

Les  deux  racines  du  deuxième  nerf  spinal  ont  aussi  un  court 
trajet  d'avant  en  arrière  contre  la  moelle  épinière.  Elles  se 
replient  vers  l'avant,  une  fois  sorties  du  canal,  et  se  réunissent 
au  point  oîi  la  racine  dorsale  forme  son  renflement.  Le  rameau 
dorsal  (fig.  3,  II  d)  est  également  fort,  incliné  un  peu  vers 
l'avant  et  croise  aussi,  au  départ,  la  racine  dorsale  du  nerf 
précédent.  La  branche  ventrale  (II  v)  très  forte  encore,  quoique 
un  peu  moins  que  celle  du  troisième  nerf,  passe  au-dessus  du 
maliens  et  se  bifurque.  Le  faisceau  postérieur  s'unit  à  la  branche 
ventrale  du  troisième  nerf.  Le  faisceau  antérieur  descend  der- 
rière la  barre  osseuse  du  supra-claviculaire,   s'unit  avec  un 
rameau  du  premier  nerf  spinal,  puis  parvient  contre  la  face 
médiale  de  la  clavicule  oîi  il  reçoit  encore  un  faisceau  venant  du 
complexe  formé  par  le  nerf  occipital  et  le  premier  nerf  spinal. 
Le  tronc  ainsi  constitué  envoie  des  rameaux  à  la  musculature 
de  la  face  antérieure  de  la  nageoire  pectorale  et  se  prolonge 
dans  la  partie  du  muscle  ventro-latéral  insérée  sur  la  face 
inférieure  de  la  clavicule. 

Enfin,  le  premier  nerf  spinal  est  très  faible.  La  racine  ventrale 
est  grêle  et  la  racine  dorsale  l'est  encore  davantage  ;  elles  ont 
aussi  un  court  trajet  d'avant  en  arrière,  le  long  de  la  moelle, 
sont  immédiatement  accolées  l'une  contre  l'autre  et  sortent 
par  une  petite  fente  entre  le  sfapes  (S)  et  le  daustnim  (Clt).  Le 
filet  ainsi  formé  n'atteint  pas  1  mm.  de  diamètre.  En  sortant 
du  canal  rachidien,  il  n'est  séparé  du  deuxième  nerf  spinal  que 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS    GLANIS.  155 

par  l'étroite  branche  montante  du  stapes\  il  s'infléchit  en  avant 
et  latéralement  en  passant  au-dessous  du  deuxième  rameau 
dorsal  et  ne  forme  un  petit  renflement  qu'après  s'être  beaucoup 
rapproché  du  nerf  occipital.  De  ce  ganglion  part  un  faible 
rameau  dorsal  (I  d)  qui  s'élève  contre  l'occipital  latéral  et  l'oc- 
cipital supérieur  et  ne  s'unit  pas  au  nerf  de  Weber  comme  les 
rameaux  dorsaux  des  nerfs  suivants;  il  passe  contre  la  crête 
du  supra-occipital,  un  peu  en  avant  de  l'orifice  de  sortie  du  nerf 
de  Weber,  et  se  rend  dans  la  peau,  après  s'être  anastomosé  avec 
des  filets  sortant  du  nerf  de  Webeh.  La  branche  ventrale  va 
latéralement  et  un  peu  en  avant,  descend  devant  la  barre  osseuse 
du  supra-claviculaire,  se  divise,  comme  je  l'ai  déjà  expliqué,  en 
un  court  faisceau  antérieur  qui  se  joint  au  nerf  occipital  et  en 
un  faisceau  postérieur  qui  s'unit  à  la  branche  ventrale  du 
deuxième  nerf  spinal. 

L'espace  situé  entre  les  racines  du  premier  nerf  spinal  et 
celles  du  nerf  occipital  est  toujours  beaucoup  plus  considérable 
que  les  intervalles  séparant  les  quatre  premiers  nerfs  spinaux  ; 
elle  atteint  et  dépasse  1,5  cm.  Entre  deux,  il  n'y  a  aucune 
trace  du  nerf  qui  devrait  sortir  entre  le  bord  de  l'occipital 
latéral  et  le  daastrum  et  qui  correspondrait  au  troisième  nerf 
occipital  décrit  par  Sagemehl  chez  Amia.  On  sait  que,  d'après 
cet  auteur,  le  damtrum  est  probablement  un  arc  occipital  resté 
libre,  fonctionnant  comme  osselet  de  l'appareil  de  Weber^  et 
que  c'est  à  la  mobiUté  de  cet  osselet  contre  le  bord  de  l'occi- 
pital latéral  qu'il  faudrait  attribuer  la  disparition  du  nerf  cor- 
respondant . 

Résumé  et  Conclusions 

A.  Musculature. 

Chez  le  Silure,  les  six  muscles  oculaires  sont  présents,  les 
quatre  droits  sont  très  allongés  et  minces,  les  obliques  relative- 
ment courts. 


156  MARC   JUGE. 

L'adducteiii-  mandibiilaire  comprend  une  portion  superficielle 
et  une  portion  profonde  dont  les  ventres  sont  parfaitement  dis- 
tincts. Chacune  de  ces  portions  s'insère  en  partie  sur  l'articu- 
laire, mais  elles  ont  un  prolongement  tendineux  commun  qui 
redevient  musculeux  en  avant  et  s'insère  sur  le  cartilage  de 
Meckel  et  sur  la  face  interne  du  dental.  C'est  un  stade  moins 
différencié  que  celui  de  la  plupart  des  autres  Téléostéens  et  en 
particulier  du  Brochet. 

La  musculature  du  barbillon  maxillaire  se  compose  de  deux 
extenseurs  et  d'un  rétracteur.  D'après  leur  situation  et  leur 
innervation,  les  deux  extenseurs  semblent  provenir  de  la  mus- 
culature de  l'arc  hyoïdien  et  appartenir  au  domaine  du  facial, 
tandis  que  le  rétracteur  dérive  de  la  musculature  de  l'arc  maxil- 
laire et  appartient  au  domaine  du  trijumeau. 

La  musculature  dorsale  des  arcs  maxillaire  et  hyoïdien  pré- 
sente les  particularités  suivantes  :  l'élévateur  palatin  est,  en 
grande  partie,  intercalé  entre  les  deux  portions  de  l'adducteur 
mandibulaire  ;  d'autre  part,  sa  parenté  avec  le  dilatateur  oper- 
culaire  est  rendue  très  évidente  :  V  par  la  présence  chez  ce 
dernier  d'une  longue  portion  antérieure  contiguë  à  l'origine  de 
l'élévateur  palatin  et  d'une  portion  postérieure  (la  seule  qui 
existe  chez  les  autres  Téléostéens)  ;  2"  par  l'innervation  des 
deux  muscles  par  un  même  rameau  du  tronc  maxillaire  com- 
mun. L'adducteur  palatin  et  les  deux  extenseurs  du  barbillon 
sont  innervés  par  un  même  rameau  du  tronc  hyoïdeo-mandi- 
bulaire;  l'adducteur  hyomandibulaire,  l'élévateur  et  l'adducteur 
operculaires  par  un  autre  rameau  de  ce  tronc. 

La  musculature  dorsale  des  arcs  branchiaux  se  compose  : 

1"  De  quatre  élévateurs  offrant  un  état  moins  élevé  que  ceux 
des  autres  Téléostéens,  car  ils  ne  correspondent  qu'aux  éléva- 
teurs externes  de  ceux-ci;  de  plus,  les  deux  postérieurs,  des- 
tinés aux  acs  III  et  IV,  montrent  dans  leur  origine  et  leur  inser- 
tion une  disposition  tout  à  fait  spéciale,  qui  doit  résulter  de 


RECHERCHES   SUR    LE    SILURUS    GLANIS.  157 

l'adaptation  de  ces  deux  muscles  comme  élévateurs  de  la  plaque 
pharyngienne  dentée. 

2"  D'obliques  dorsaux  situés  seulement  sur  la  face  supérieure 
des  extrémités  dorsales  des  arcs.  Ils  ne  sont  pas  divisés  en  mus- 
cles distincts  pour  chaque  arc  et  leurs  fibres  postérieures  se 
prolongent,  en  partie,  dans  le  constricteur  pharyngien. 

3"  De  deux  parties  du  constricteur  pharyngien  qui  tendent  à 
se  spécialiser  comme  muscle  de  l'appareil  branchial.  L'une 
relie  le  coude  du  quatrième  arc  à  l'extrémité  voisine  de  l'os 
pharyngien  inférieur,  l'autre,  l'épibranchial .  du  quatrième  arc 
au  cérato-branchial  correspondant. 

4  '  Des  transverses  dorsaux  représentés  par  une  plaque  mus- 
culaire non  divisée,  étendue  d'un  côté  à  l'autre  à  la  face  infé- 
rieure des  trois  premiers  arcs,  et  touchant  en  arrière  au  cons- 
tricteur pharyngien.  L'innervation  par  les  deuxième  et  troisième 
troncs  branchiaux  montre  que  cette  plaque  est  bien  Thomologue 
d'au  moins  deux  des  traverses  dorsaux  d'autres  Poissons. 

5-  D'un  rétracteur  antérieur  et  d'un  rétracteur  postérieur, 
non  comparables  aux  rétracteurs  connus  chez  d'autres  Téléos- 
téens.  Leur  situation  et  leur  innervation  indiquent  qu'ils  pro- 
viennent probablement  d'obliques  dorsaux  modifiés. 

La  musculature  ventrale  des  arcs  maxillaire  et  hyoïdien 
comprend  : 

1'  Un  muscle  intermandibulaire  représenté  par  la  partie  anté- 
rieure du  génio-hyoidien  dont  il  n'est  rendu  distinct  que  par 
une  étroite  inscription  tendineuse. 

2  '  Un  muscle  génio-hyoïdien  appartenant  exclusivement  au 
domaine  du  trijumeau. 

3  "  Deux  hyo-hyoïdiens  dont  l'inférieur  n'est  pas  un  simple  pro- 
longement du  supérieur,  mais  possède  une  origine  très  étendue 
sur  Tare  hyoïdien.  Les  deux  muscles  ne  sont  pas  complètement 
indépendants  l'un  de  Tautre;  ils  ont  un  prolongement  tendineux 
commun  inséré  sur  l'hypohyal.  Chez  les  autres  Téléostéens,  une 


158  MARC   JUGE. 

partie  du  liyo-liyoïclien  inférieur  doit  s'adjoindre  au  génio-hyoï- 
dien,  ce  qui  explique  en  même  temps  pourquoi  ces  Téléostéens 
ont  une  région  postérieure  du  génio-hyoïdien  innervée  par  le 
nerf  hyoïdien  et  pourquoi  le  hyo-hyoïdien  du  Silure  a  un  si  grand 
développement. 

La  musculature  ventrale  des  arcs  branchiaux  comprend  : 

V  Un  pharyngo-arcuo-hyoïdien,  masse  musculaire  commune 
à  l'arc  pharyngien  incomplet,  aux  arcs  branchiaux  et  à  l'arc 
hyoïdien.  De  ce  muscle,  on  peut  faire  dériver  les  obliques  ven- 
traux présents  sous  des  états  variables  chez  la  plupart  des 
Poissons  osseux,  le  pharyngo-hyoïdien  que  l'on  ne  connaît  encore 
que  chez  la  Perche  et  le  pharyngo-arcual,  connu  sous  des  formes 
différentes  chez  le  Brochet  et  les  Cjqjrins. 

2°  et  3"  Un  transverse  ventral  et  un  pharyngien  transverse. 

4°  Deux  pharyngo-claviculaires  appartenant  au  domaine  du 
vague  et  non  à  celui  du  «  rameau  hypoglosse  »  dont  ils  dépen- 
dent chez  d'autres  Poissons,  d'après  des  ouvrages  récents. 

La  musculature  longitudinale  ventrale  est  représentée  seule- 
ment par  le  sterno-hyoïdien,  naissant  presque  exclusivement  sur 
la  face  interne  de  la  clavicule. 

La  musculature  céphalo-scapulaire  ne  possède  pas  de  muscle 
trapézoïde  différencié.  Le  fort  prolongement  du  muscle  dorso- 
latéral  qui  en  tient  lieu  s'avance  jusque  sur  l'os  frontal. 

B.  Nerfs. 

L'olfactif  appartient  au  type  primitif,  dans  lequel  le  bulbe 
olfactif,  situé  à  l'entrée  de  la  fosse  nasale,  est  relié  au  prosen- 
céphale  par  un  long  tractus  logé  dans  la  cavité  crânienne. 

L'optique  est  allongé  et  mince  ;  vu  l'absence  de  cavité  orbitaire 
proprement  dite,  il  passe  entre  les  muscles  de  la  mandibule  et 
de  la  voûte  palatine. 

Les  nerfs  moteurs  oculaires  sont  indépendants  de  l'ophtalmi- 


RECHERCHES    SUR   LE    SILURUS    GLANI8.  159 

que,  mais  le  trocliléaire  se  joint  à  l'oculo-moteur  commun  dans 
la  cavité  crânienne  et  en  sort  avec  lui,  de  telle  manière  que  le 
nerf  destiné  au  muscle  oblique  supérieur  semble  être  un  rameau 
de  l'oculo-moteur  commun.  L'abducteur  est  complètement  indé- 
pendant. Le  trocliléaire  et  l'abducteur  décrits  par  Stannius 
comme  sortant  de  l'ophtalmique  ne  peuvent  être  que  des  ramifi- 
cations de  celui-ci,  destinées  au  globe  de  l'œil  et  au  tégument 
environnant.  Pas  de  ganglion  ciliaire  visible.  Les  trois  nerfs  ont 
chacun  leur  origine  distincte  sur  la  moelle  allongée  comme  géné- 
ralement. 

Les  nerfs  trijumeau  et  lacial'forment  un  complexe  dans  le 
tronc  duquel  on  peut  reconnaître  trois  composants  senso-moteurs, 
mais  que  l'on  ne  peut  pas  séparer  complètement  à  cause  des 
passages  d'éléments  de  l'un  à  l'autre. 

L'existence  de  ces  composants  ne  peut  être  expliquée  qu'en 
admettant  la  formation  du  trijumeau  facial  par  trois  nerfs  seg- 
mentaux.  Le  composant  postérieur  entre  en  grande  partie  dans 
le  tronc  hyoïdeo-mandibulaire  et  dans  le  nerf  de  Weber,  le 
composant  antérieur  forme  la  région  supérieure  des  deux  nerfs 
maxillaires  et  une  partie  de  l'ophtalmique,  le  composant  moyen 
constitue  la  région  inférieure  des  deux  nerfs  maxillaires  et  une 
partie  de  l'ophtalmique. 

Branches  du  trijumeau- facial  : 

1"  Il  y  a  deux  branches  ophtalmiques.  La  branche  superfi- 
cielle comprend  deux  rameaux,  un  supérieur  et  un  inférieur, 
qui  se  distribuent  à  la  peau  et  aux  canaux  muqueux  des  régions 
frontale,  ethraoïde  et  prémaxillaire  ;  de  plus,  le  rameau  inférieur 
émet  un  rameau  oculo-nasal  comprenant  un  nerf  ciliaire  et 
d'autres  ramifications  destinées  aux  orifices  nasaux,  aux  envi- 
rons de  Toeil  et  aux  canaux  muqueux  des  os  sous-orbitaires.  Les 
deux  rameaux  de  la  branche  ophtalmique  superficielle  correspon- 
dent aux  ophtalmiques  supérieur  et  inférieur  de  Stannius.  La 
branche  ophtalmique  profonde  se  distribue  dans  la  peau  autour 


160  MARC   JUGE. 

de  la  fosse  nasale,  à  l'orifice  nasal  antérieur,  dans  la  région 
prémaxillaire  et  à  la  base  du  barbillon.  La  grande  extension 
du  nerf  ophtalmique  du  Silure  et  sa  division  en  nombreuses 
ramifications  correspondent  simplement  à  la  grande  largeur  que 
les  pièces  squelettiques  médianes  de  la  tête  acquièrent  chez  ce 
Poisson. 

2°  Les  branches  maxillaires  supérieure  et  inférieure  sortent 
d'un  tronc  commun  court.  Ce  dernier  et  la  base  des  deux  bran- 
ches sont  divisés  en  deux  parties  superposées,  alimentées  prin- 
cipalement par  les  composants  antérieur  et  moyen  du  complexe. 
La  situation  et  les  connexions  de  ces  composants  permettent 
d'admettre  que  le  maxillaire  supérieur  est  surtout  formé 
d'éléments  du  trijumeau  antérieur  et  du  trijumeau  postérieur, 
le  maxillaire  inférieur  du  trijumeau  antérieur  et  du  facial.  Le 
tronc  commun  émet  les  rameaux  suivants  avant  de  se  bifur- 
quer :  un  rameau  de  la  muqueuse  buccale,  un  rameau  de  l'éléva- 
teur palatin  et  du  dilatateur  operculaire,  un  rameau  de  l'adduc- 
teur mandibulaire  et  du  rétracteur  du  barbillon,  et  enfin  le 
rameau  sphéno-palatin  qui  parait  être  sans  relation  avec  le 
tronc  hyoïdeo-mandibulaire. 

La  branche  maxillaire  supérieure  devient  le  nerf  sensible  du 
barbillon  ;  elle  émet  un  seul  rameau  qui  se  fusionne  temporai- 
rement avec  l'ophtalmique  profond  et  constitue  un  rameau 
alvéolaire  prémaxillaire  anastomosé  avec  le  sphéno-palatin. 

La  branche  maxillaire  inférieure  fournit  le  nerf  postérieur  du 
barbillon  maxillaire  et  se  divise  en  deux  branches.  La  branche 
mandibulaire  externe,  très  forte  par  rapport  à  celle  des  autres 
Téléostéens,  se  termine  par  un  rameau  alvéolaire  et  un  rameau 
labial.  La  branche  mandibulaire  interne  ne  se  fusionne  nulle- 
ment avec  la  branche  mandibulaire  interne  du  troue  hyoïdeo- 
mandibulaire  ;  elle  innerve  donc  seule  les  muscles  intermandibu- 
laire  et  génio-hyoïdien;  en  outre,  elle  émet  un  rameau  alvéolaire, 
les  nerfs  sensibles  des  deux  barbillons  mandibulaires  et  de  nom- 
breux rameaux  destinés  à  la  région  environnante. 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURU8   GLANIS.  161 

3"  La  branche  hyoïdeo-mandibulaire  est  formée  principale- 
ment par  le  facial,  mais  elle  reçoit  aussi  des  éléments  du  triju- 
meau postérieur.  Il  existe  un  rameau  communicant  venant  du 
tronc  que  forme  le  reste  du  complexe  trijumeau-facial,  mais  il 
est  très  court.  La  branche  fournit  un  rameau  destiné  à  l'adduc- 
teur palatin  et  aux  deux  extenseurs  du  barbillon,  un  autre  ra- 
meau innervant  l'adducteur  hyomandibulaire,  l'élévateur  et 
l'adducteur  operculaires,  puis  elle  se  divise  en  un  nerf  mandi- 
bulaire  et  un  nerf  hyoïdien. 

Le  nerf  mandibulaire  comprend  deux  branches.  L'interne 
correspond  à  l'unique  branche  des  autres  Téléostéens  ;  l'externe 
destinée  complètement  à  la  peau  de  la  mandibule  acquiert,  comme 
la  branche  externe  issue  du  maxillaire  inférieur,  une  très  grande 
extension.  Une  innervation  aussi  riche  du  tégument  n'est  qu'une 
compensation  de  l'insuffisance  visuelle.  Les  deux  branches  man- 
dibulaires  interne  et  externe  ne  sont  pas  homologues  aux  rami- 
fications appelées  quelquefois  nerfs  mandibulaire  et  dentaire. 

Le  nerf  hyoïdien  innerve  les  deux  hyo-hyoïdiens  et  donne  des 
rameaux  peauciers  à  la  membrane  branchiostège  ;  il  reste  com- 
plètement étranger  à  l'innervation  du  génio-hyoïdien. 

4"  Le  nerf  de  Weber,  ou  branche  dorsale  du  trijumeau-facial, 
tire  son  origine  des  trois  composants  du  plexus;  il  peut  donc  être 
regardé  comme  le  rameau  dorsal  du  trijumeau  antérieur,  du  tri- 
jumeau postérieur  et  du  facial.  Il  n'est  pas  en  communication 
avec  le  nerf  latéral  du  vague  et  son  trajet  n'est  pas  superficiel. 
Il  est  le  collecteur  des  rameaux  dorsaux  de  tous  les  nerfs 
spinaux  et  envoie  des  ramifications  peaucières  à  toute  la  région 
dorsale. 

Le  nerf  acoustique  comprend  deux  rubans,  contigus  à  la  sortie 
de  la  moelle  allongée;  le  premier  innerve  les  ampoules  des 
canaux  antérieur  et  externe  et  l'utricule,  le  second  le  saccule  et 
l'ampoule  du  canal  postérieur.  L'acoustique  ne  reçoit  pas  de 
taisceau  du  facial.  En  outre,  il  n'existe  pas  d'auditif  accessoire 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1898.  11 


162  MARC   JUC4E. 

(Weber)  ;  c'est  probablement  le  cordon  postérieur  que  l'on  avait 
à  tort  désigné  ainsi. 

Le  nerf  glosso-pharyngien  sort  de  la  moelle  allongée  par  deux 
composants  distincts  de  ceux  du  vague,  mais  renforcés  par  un 
faisceau  provenant  de  ce  dernier  nerf.  Le  ganglion  se  forme 
à  la  sortie  du  crâne  ;  la  partie  motrice  du  nerf  se  sépare  alors 
de  la  partie  sensible  et  s'y  réunit  ensuite.  Le  nerf  envoie  des 
rameaux  au  rétracteur  branchial  antérieur  et  à  l'élévateur 
du  premier  arc,  puis  devient  le  nerf  antérieur  de  cet  arc;  ses 
rameaux  terminaux  vont  dans  la  partie  antérieure  du  pharyngo- 
arcuo-hyoïdien  et  dans  la  région  avoisinante  de  la  muqueuse 
buccale.  Une  branche  antérieure  longeant  l'arc  hyoïdien  man- 
que complètement. 

Le  nerf  vague  naît  par  deux  composants,  dont  l'antérieur, 
compact,  représente  une  partie  de  la  racine  dorsale  et  devient 
le  nerf  latéral,  et  dont  le  postérieur,  formé  de  trois  faisceaux 
très  rapprochés,  représente  la  racine  ventrale  plus  une  partie  de 
la  racine  dorsale  et  devient  le  vague  proprement  dit.  Le  com- 
posant postérieur  émet  un  faible  rameau  dorsal  qui  se  perd  dans 
la  cavité  crânienne  et  il  reçoit  du  composant  antérieur  un  fais- 
ceau de  renforcement. 

Le  vague  proprement  dit  comprend  : 

1°  Trois  troncs  branchiaux  munis  chacun  d'un  ganglion  à 
leur  base  et  répartis  dans  les  arcs  selon  le  schéma  général.  Ils 
innervent  les  obliques  dorsaux,  le  transverse  dorsal  (2^  tronc), 
tous  les  élévateurs  branchiaux  sauf  le  premier,  le  rétracteur 
postérieur  (3'  tronc),  le  constricteur  du  quatrième  arc  (S""  tronc), 
le  pharyngo-arcuo-hyoïdien  et  le  transverse  ventral. 

2"  La  branche  pharyngienne  inférieure  envoie  des  rameaux 
à  la  région  dorsale  du  constricteur  pharyngien,  d'autres  à  la 
région  latérale  et  ventrale  du  même  muscle,  à  la  muqueuse  de 
l'os  pharyngien  inférieur  et  du  pharynx.  La  branche  pharyn- 
gienne inférieure  peut  être  comparée  à  un  tronc  branchial  dont 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANIS.  163 

la  branche  antérieure  devient  le  nerf  postérieur  du  quatrième 
arc  et  dont  la  branche  postérieure  a  subi  des  modifications 
secondaires.  L'arc  pharyngien  ayant  perdu  sa  fonction  respi- 
ratoire et  acquis  un  rôle  actif  dans  l'acte  de  la  déglutition,  les 
éléments  sensibles  et  vaso-moteurs  de  la  branche  ont  été  soumis 
à  une  réduction  ;  au  contraire,  les  éléments  moteurs  ont  acquis 
un  développement  proportionnel  à  celui  de  la  musculature  spé- 
ciale de  l'arc  (transverse  pharyngien,  pharyngo-claviculaires, 
et  probablement  partie  postérieure  du  pharyngo-arcuo-hyoï- 
dien). 

3"  La  branche  pharyngo-cardiaque  envoie  à  la  région  dor- 
sale du  pharynx  des  filets  qui  ne  lui  sont  probablement  adjoints 
que  temporairement.  Le  rameau  cardiaque  va  dans  l'oreillette. 

4"  La  branche  intestinale  court  le  long  de  l'œsophage  et  de 
l'estomac  et  livre  de  nombreuses  ramifications  à  la  musculature 
et  à  la  muqueuse. 

Le  nerf  latéral  du  vague,  formé  exclusivement  d'éléments 
sensibles,  ne  livre  à  la  tête  qu'un  rameau  operculaire  entrant 
en  connexion  momentanée  avec  le  rameau  operculaire  du  tronc 
hyoïdeo-mandibulaire,  et  un  rameau  supra-claviculaire.  Dans  le 
tronc,  il  est  situé  entre  les  masses  dorsale  et  ventrale  du  muscle 
latéral.  En  avant,  il  émet  une  branche  superficielle  placée  bien 
au-dessous  de  la  ligne  latérale  ;  elle  innerve  seulement  les  deux 
premiers  pores  de  cette  dernière  et  livre  un  rameau  ventral  au 
niveau  de  chaque  myomère  du  tronc.  Dans  chaque  segment  du 
tronc  (à  part  les  deux  premiers)  et  de  la  région  caudale,  le  nerf 
latéral  envoie  un  filet  qui  s'avance  dans  l'interstice  intermuscu- 
laire, accompagné  du  rameau  intermédiaire  du  nerf  spinal  cor- 
respondant, se  ramifie  à  la  périphérie  et  innerve  le  canal  latéral 
(possédant  un  pore  par  myomère),  ainsi  que  la  peau  située  au- 
dessus.  Il  y  a  de  fréquentes  anastomoses,  à  la  périphérie,  entre 
les  filets  du  nerf  latéral  et  ceux  des  rameaux  intermédiaires, 
mais  il  n'y  a  pas  renforcement  du  nerf  latéral  par  des  éléments 
des  nerfs  spinaux . 


164  MARC   JUGE. 

La  branche  superficielle  du  nerf  latéral,  chez  le  Silure,  ne  doit 
pas  être  comparée  à  celle  de  la  plupart  des  Téléostéens  qui  se 
forme  par  juxtaposition  des  extrémités  périphériques  de  tous 
les  rameaux  de  l'interstice.  Elle  ne  peut,  au  contraire,  avoir 
été  produite  que  par  le  déplacement  vers  l'avant  du  point  où  les 
deux  premiers  rameaux  se  séparent  du  nerf.  Il  se  forme  ainsi 
une  branche  qui  fournit  alors  les  rameaux  des  deux  premiers 
myomères  et  acquiert  un  grand  développement  dans  la  région 
ventrale  des  autres  myomères  du  tronc,  domaine  qui  lui  est 
primitivement  étranger. 

Le  système  latéral  du  Silure  n'offre  donc  pas  un  état  anormal 
comme  d'anciens  auteurs  l'ont  pensé,  mais  peut  être  parfaite- 
ment rattaché  au  plan  général.  Enfin,  le  Silure  montre  que  le 
nerf  latéral  peut  être  très  volumineux,  même  lorsque  le  canal 
latéral  est  très  peu  développé.  C'est  un  nerf  de  sensibilité  géné- 
rale, en  relation  avec  les  organes  sensoriels  de  la  ligne  latérale  ; 
lorsque  la  peau  est  dépourvue  d'écaillés,  l'utilité  du  canal  latéral 
diminue,  celui-ci  est  soumis  à  une  réduction,  mais  les  ramifica- 
tions du  nerf  latéral  forment  un  réseau  peaucier  plus  riche  et  le 
nerf  conserve  toute  son  importance. 

Le  nerf  occipital  a  bien  conservé  les  caractères  d'un  nerf 
spinal.  Il  naît  par  deux  racines  distinctes,  dont  la  dorsale  a 
un  ganglion  situé  dans  la  cavité  crânienne,  mais  ne  donne  pas 
de  rameau  dorsal.  Le  nerf  sort,  en  arrière  du  vague,  par  un  ori- 
fice particulier  de  l'occipital  latéral.  Il  reçoit  un  court  rameau 
communicant  de  la  branche  ventrale  du  premier  nerf  spinal 
(très  faible),  envoie  un  rameau  peaucier  au  coude  de  la  cla- 
vicule et  se  bifurque.  La  partie  postérieure  s'unit  avec  une 
partie  du  deuxième  nerf  spinal,  déjà  renforcée  par  le  premier 
nerf  spinal;  la  partie  antérieure  se  rend  dans  le  sterno-hyoïdien 
et  dans  le  revêtement  cutané.  Il  n'y  a  donc  pas  d'hypoglosse 
proprement  dit,  mais  un  complexe  formé  du  nerf  occipital  et 
d'une  partie  du  premier  nerf  spinal  et  dont  la  branche  antérieure 


RECHERCHES   SUR   LE    SILURUS   GLANIS.  165 

innerve  la  région  située  entre  les  extrémités  ventrales  de  la 
clavicule  et  de  l'arc  hyoïdien,  laquelle  comprend  le  domaine  de 
l'hypoglosse. 

Enfin,  on  rencontre  chez  le  Silure  un  grand  nombre  de  varia- 
tions individuelles  et  de  cas  d'asymétrie,  par  exemple  dans  les 
ramifications  de  l'ophtalmique,  dans  le  rameau  adducteur  man- 
dibulaire,  dans  les  rameaux  ascendants  du  trijumeau-facial, 
dans  les  rameaux  dorsaux  des  nerfs  spinaux  se  jetant  dans  le 
nerf  de  Weber,  dans  la  branche  superficielle  du  nerf  latéral, 
et  dans  la  distance  entre  le  nerf  vague  et  le  nerf  occipital.  Ces 
variations  ont  une  grande  importance,  parce  que,  le  plus  sou- 
vent, elles  accompagnent  des  modifications  en  vue  d'adaptations 
spéciales  et  en  sont  ou  des  formes  de  passage^  ou  des  stades 
extrêmes. 

Addenda 

Le  mémoire  de  M.  Jaquet  :  Recherches  sur  Vanatomie  et 
r histologie  du  Silitras  glanis  (avec  13  pi.  Arch.  des  Sciences 
médicales  de  Bucarest,  n°*  3  et  4,  mai  et  juillet,  Paris  1898) 
m'est  parvenu  alors  que  l'impression  de  mon  travail  était  ache- 
vée. Bien  que  cet  ouvrage  ne  comporte  ni  l'étude  de  la  muscu- 
lature, ni  celle  des  nerfs,  je  regrette  de  n'avoir  pas  pu  tenir 
compte  de  ses  indications,  qui  diffèrent  des  miennes  au  sujet  de 
l'interprétation  de  quelques  pièces  squelettiques.  La  comparaison 
des  figures  suffira,  du  reste,  à  éclairer  le  lecteur. 


166  MARC   JUGE. 


INDEX  BIBLIOGRAPHIQUE. 

Les  ouvrages  que  l'auteur  n'a  pas  pu  consulter  sont  marqués  d'un  astérisque, 

1.  — Gall  et  Spurzheim.  Anatomie  et  physiologie  du  système  nerveux  en 
général  et  du  cerveau  en  particulier.  4  vol.  et  atlas.  Paris,  1810-1819. 

2.  —  E.-H.  Weber.  De  aure  et  auditu  hominis  et  animalium.  av.pl.  Leipzig-, 
1820. 

3.  — Desmoulins.  Rechercivs  anatomiques  et  physiologiques  sur  le  système 
7ierveux  des  poissons.  Magendie,  Journal  de  Physiologie.  Tome  2,  1822,  p.  127-135 
et  p.  348-353.  —  En  allemand,  dans  :  Meckel's  deutsch.  Archiv.  f.  Physiol.  Bd.  7. 
1822,  p.  566-571  ;  Bd.  8.  1823,  p.  185-190. 

4.  —  Flourens.  Recherches  expérimentales  sur  les  propriétés  et  les  fonctions 
du  système  nerveux  dans  les  animaux  vertébrés.  Paris,  1824. 

5.  —  Desmoulins  et  Magendie.  Anatomie  des  systèmes  nerveux  des  animaux 
à  vertèbres.  1  vol.  et  atlas.  Paris,  1825. 

6'.  —  E.-H.  Weber.  Uebcr  vier  Làngenyierven  bei  einigen  Fischen,  von  denen 
zwei  voti  dem  Trigeminus  und  ztvei  von  deni  Vagus  entspringen,  die  die  ganze 
Lange  der  Rumpfes  durchlaufen.  Mit  Abbildgn.  Meckel's  Arch.  f.  Anat.  u.  Phys. 
1827,  p.  303-308. 

7.  —  G.  CuviER  et  A.  Valenciennes.  Histoire  naturelle  des  Poisso^is.  Vol. 
1-18  et  cahiers  de  pi.  1-25,  in-8».  Paris,  1828-45. 

8'.  -—  BiscHOFF.  Nervi  accessorii  Willisii  anatomia  et  physiologia.  Heidelberg, 
1832. 

9.  —  G.  BiicHNER.  Mémoire  sur  le  systètne  nerveux  du  barbeau  Cyprinus 
barbus  L.,  av.  1  pi.  Mém.  de  la  Soc.  d'hist.  nat.  de  Strasbourg.  T.  II,  1835. 
57  p.  —Extrait  dans  l'Institut.  T.  IV,  1836,  N°  174,  p.  296-298. 

10.  —  ScHLEMM  und  E.  d'Alton.  Ueber  das  Nervensystem  der  Petromyson. 
Mûller's  Archiv.  f.  Anat.  1838,  p.  262-273.  Erklàrung  der  hierzu  gehoi-igen 
Kupfertafelû,  ibid.  1840,  p.  5-14. 

11.  — Leuret  etGRAïioLET.  Anatomie  comparée  du  système  nerveux.  Paris, 
1839-1857.  2  vol.  8»,  atlas  f». 

12.  —  LoNGET.  Anatomie  et  Physiologie  du  système  nerveux.  2  vol..  8  pi, 
Paris,  1842. 

13. —  G.  CuviER.  Leçons  d'anatomie  comparée.  Paris,  1845.  T.  I-llI. 

14.  —  A.  Prévost.  Recherches  sur  le  système  nerveux  de  la  tête  du  Congre 
(Conger  vulgaris).  1  pi.  Mém.  de  la  Soc.  de  Phys.  et  d'Hist.  nat.  de  Genève. 
T.  U.  1846,  p.  191-224.  —  A  part,  Genève.  1846,  4°. 

15.  —  GiRGENSOHN,  Anatomic  und  Physiologie  des  Fisch-Nervensystems. 
Mit  15  Taf.  Mém.  près.  Acad.  S'-Pétersbourg.  T    5.  1846,  p.  257-589. 

16. —  H.  Stannius.  Das  peripherische  Nervensystem.  der  Fische,  anat.  u. 
physiol.  untersucht.  Mit  5  Steiutafeln.  Rostock,  Stiller,  1849.  156  p. 

17.  — Leydig.  Ueber  die  Schleimhandle  der  Knochen fische.  Mit  Taf.  Miiller's 
Archiv.  1850,  p.  170-181. 

18.  —  Frantzius.  Beitrdge  zur  Entwicklungsgeschichte  des  peripherischen 
Nervensystems.Zehschv.  f.  wiss.  Zool.  Bd.  3.  1851,  p.  510-521. 


RECHERCHES   SUR  LE   SILURUS   GLANIS.  167 

19*.  —  H.  Stannius.  Zootomie  der  Fische.  Berlin,  1854. 

20.  —  C.  VoGT.  Ueber  die  Schleimhanàle  der  Fische.  Zeitschi-.  f.  wiss.  Zool» 
Bd.  VII,  1850.  p.  328-329. 

21.  —  CARL-EaNST-ExiiL  Hoffmann.  Beitrdge  zur  Anatomie  und  Physiologie 
des  NervHs  vagus  bei  Fischen.  Nebst  1  (lith.y  Taf.  Abbildg-.  Pr  venia  legendi 
Med.  Facult.  Giessen.  Giessen,  Druck  von  Wilh.  Keller,  1860.  4",  31  S.  — 
Auch  iniHandel  :  Giessen,  Ricker,  1860.  4°. 

22.  —  A.  MoREAU.  Recherches  anatomiques  et  physiologiques  sur  les  nerfs 
du  sentiment  et  du  inouvement  chez  les  poissons.  Ann.  Scienc.  nat.  4.  Sér.  Zool. 
T.  13,  1860,  p.  380-382. 

23.  —  L.  Beale.  Observations  générales  sur  la  distribution  périphérique  des 
nerfs.  (Tva.d.)  Journal  de  la  Physiol.  (Brown-Séquard).  T.  5.  1862.  p.  288-292. 

24.  —  A.  GuNTHER.  Catalogue  of  Fishes  iti  the  British  Muséum.  Vol.  V.  1864. 

25.  —  Ch.  Voug.a.  Sur  les  qualités  électriques  chez  notre  Silure  (Silurus 
glanis).  Actes  de  la  Soc.  helvét.  des  Se.  nat.  Neuchàtel,  50«  session,  1866. 
p.  98-99. 

2Q.  —  E.  Baudelot.  Considérations  sur  quelques  particularités  du  système 
/il use ulaire  chez  les  Poissons.  Paris,  Compt.    rend.    LXIV,   1867,   p.    1205-1208. 

27.  —  E.  Baudelot.  De  la  détertnination  des  pièces  osseuses  qui  se  trouvent 
en  rapport  avec  les  premières  vertèbres  chez  les  Cyprins,  les  Loches  et  les  Silures. 
Paris,  Compt.  rend.  Ac.  se.  LXVI,  1868,  p.  330-334. 

28.  — L.  Stieda.  Studien  uber  das  centrale  -Nervensystem  der  Knochen fische . 
Zeitschr.  f.  wiss.  Zool.  Bd.  18.  1868. 

29.  —  F.  Fée.  Recherches  sur  le  système  latéral  du  nerf  pneumo-gastrique 
des  poissons.  Av.  4  pi.  Méni.  Soc.  Se.  nat.  Strassbourg.  T.  6,  2'  livr,  1870.  p. 
129-201. 

30.  —  Adamuk.  Ueber  die  Innervation  der  Augenbeioegungen.  Medic.  Centralbl. 
8.  Jahrg.  1870,  p.  65-67.  —  Extrait  en  français  dans  Arch.  se.  phys.  et  nat, 
Genève.  Nouv.  pér.  T.  38,  1870,  p.  299-304. 

31.  —  Gegenbaur.  Grundzûge  der  vergleichenden  Anatomie.   Leipzig,   1870. 
Manuel  d'anatomie  comparée  Trad.  de  C.  Vogt,  Paris  1874. 

32.  —  Gegenbaur.  Ueber  die Knpfnerven  von  Hexanchus  und  ihr  Verhdltniss 
zur  a  Wirbeltheorie»  des  Schddels.  Mit  1  Taf.  — Jena.  Zeitschr.  6.  Bd.  1871, 
p.  497-559. 

33'.  —  HuMPHRY.  Muscles  a  Nerves  of  Lepidosiren.  Journ.  of  Anat.  and 
Physiol.  2=  sér.  Vol.  V.  1871-1872. 

34".  —  HuMPHRY.  Muscles  of  Ceratodus.  Journ.  of  Anat.  a.  Physiol.  Vol.  VI, 
1872,  p.  279-287. 

35.  —  Gegenbaur.  Unters uchungen  zur  vergleichenden  Anatomie  der  Wir- 
belthiere.  Leipzig,  1872.  III.  Heft. 

36.  —  JoBERT.  Etudes  d'anatomie  comparée  sur  les  organes  du  toucher  chez 
divers  Mammifères,  Oiseaux,  Poissons  et  Insectes.  Av.  pi.  Ann.  se.  nat.,  5« 
série,  T.  XVI,  1872,  162  pages. 

37.  —  B.  Vetter.  Untersuchungen  zur  vergl.  Anat.  der  Kiem.en  und 
Kiefermuskulatur  der  Fische.    Jen.   Zeitschr.  1.  Theil.  Bd.  VIII  (N.  F.),  1874. 

38.  —  E.  Baudelot.  (•fl875).  Recherches  sur  le  système  nerveux  des  poissons, 
av.   10 pi.  Paris,  Masson,  1883.  Fol.  178  pages. 

39.  —  C.  Bruch.  Vergleichende  Osteologie  des  Rheinlachses.  2.  Aufl.  Mainz, 
1875. 


168  MARC   JUGE, 

40.    —    P.   FuRBRiNGER.    Muskulutur  und   Nervensystem    der  Cyclosto/iieti, 
.  Jen.  Zeitschr.  Bd  IX.  1875,  p.  1-93,  3  pi. 

41'.  —  Jackson  and  Clarke.  Flie  Bi''i'in  and  Cranial  Nerves  of  Echynorhinus 
spinosus  toith  notes  on  fheother  viscera.  Witli  1  PI.  Journ.  of  Anat.  a.  Physiol. 
Vol.  10.  1876,  p.  75-107. 

42.  —  Bakowiecki.  Zar  Frage  vom  Verivachsen  der  peripherischen  Nerven, 
Vorlâutige  Mittheilung.  Mit  1  Taf.  Archiv.  f.  mikr.  Anat.  13.  Bd.  1877,  p  420-426. 

43*.  —  E.  Baudelot.  Note  sur  un  procédé  relatif  k  la  dissection  du  système 
nerveux  chez  les  poissons.  Rev.  Se.  nat.  T.  6,  1877,  p.   237-240. 

44.  — J.  V.  RoHON. —  Das  Centralorgan  des  Nertensystems  der  Selachier .  Mit  9 
Taf.  Wien,  1877. 

45'.  — Bridge.  The  Cranial  Osteology  of  Aniia  calva.  With  1  PI.  Journ.  of 
Anat.  a.  Physiology.  Vol.  XI,  1878,  p.  605-622. 

46.  —  C.  Gegenbaur.  Ueber  das  Kopfskelet  von  Alepocephalus  rostratiis  Risso, 
nebst  Bemerkungen  ilber  das  «  Kiemettorgan  »  von  Alausa  vulg.  C.  V.  Mit  2  Taf. 
u.  1  Holzschn.  Morphol.  Jahrbuch,  1878,  4  Bd.  suppl.  p.  1-42. 

47.  —  J.  V.  RoHON.  Ueber  deti  Ursprung  des  Nert^us  vagiis  bel  Selachiern  mit 
Berûcksichtigung  der  Lobi  electrici  von  Torpédo.  1  Taf.  Wien,  1878. 

48.  — B.  Vetter.  Untersîichungen  zur  vergleichenden  Anatomie  der  Kiemen 
tmd  Kiefermuskulatur  der  Fische.  2.  Theil.  Jen.  Ztschr.  Bd.  XII,  1878.  3. 
Heft,  p. 431 -550. 

4P.  —  A.  Fri.\nt.  Recherches  anatomiques  sur  les  nerfs  trijumeau  et  facial 
des  poissoiis  osseux.  Av.  6  pi.  Bull.  Soc.  Se.   Nancy.   2  Sér.  T.  IV,  Fasc.   IX, 

1879,  p.  1-108.  — Aussi  séparément  :  Nancy,  Berger-Levrault  et  C%  1879,  roy.  8°. 

50.  —  M.  FiiRBRiNGER.  Zur  Lehre  von  den  Umbildungen  des  Nervenplexus . 
Morphol.  Jahrb.  Bd.  V,  1879,  p.  324-394. 

51.  —  W.  His.  Ueber  die  Anfànge  des  pe^'ipherischen  Nervensy stems.  Arch. 
f.  Anat.  u.  Phys.,  anat.  Abth.  1879.  p.  455-482.  Taf.  XVII-XVIII. 

52.  —  A.  VON  Klein.  Beitrage  zur  Osteologie  des  ScJiadels  der  Knochen fische . 
Mit  1  Taf.  Jahreshefte  d.  Ver.  f.  vaterl.  Naturk.  ^^'iirttemb.  35.  Jahrg.  1879,  p.  (36- 
126. 

53.  —  A.  KoLLiKER.  Ueber  die  Entivicklung  des  peripherischen  Nervensystems. 
Verh,  d.  phys.  medic.  Ges.  Wiirzbourg.  N.  Folge,  13.  Bd.  1879,  Sitzungsber.  f. 
1878,  p.  XIX-XX. 

54.  —  G.  ScHWALBE.  Das  Ganglio7i  oculo-motorii.  Ein  lieitrag  zur  vergleichen- 
den Anatojnie  der  Kopf  nerven.  Jen.  Zeitshr.  f.  Nat.  wiss.  1879,  13.  Bd.  2.  Heft, 
p.  173-268,  Mit.   Taf.  XII-XIV. 

55.  —  R.  AViEDERSHEiM.  Morphologische  Stiulien.  1.  Heft.  3  Taf.  Jena,  Fischer, 

1880.  8°.    85  S. 

1.  Das  Gehirn  von  Arnmocœtes  und  Petroniyzon  Planeri  mit  besonderer 
Beriichsichtigung  der  spinalartigen  Hirnnerven.  Mit  Abbildgn.  p,  3-26.  — 
Aussi  dans  :  Jen.  Zeitschr.  14.  Bd.  1880,  p.  1-24.  —  V.  aussi:  Zool.  Anz. 
2.  Jahrg.  1879,  p.  589-592  et  3.  Jahrg.  1880,  p.  446-449. 

III.  Das  Shelet  U7id  Nervensystem  von  Lepidosiren  annectens  (Protopterus 
annectens) .  Mit  2  Taf.,  p.  43-82. —  Aussi  dans:  Jen.  Zeitschr.  14.  Bd,  1880,  p.  155 
192. 

56.  —  H.  Beauregard.  Encéphale  et  nerfs  crâniens  du  Ceratodus .  1  pi. 
Journal  de  l'Anat.  et  de  la  Physiol.,  par  Robin  et  Pouchet.  17<^  ann.  1881,  n°  3, 
p.  230-242. 


RECHERCHES   SUR  LE   SILURUS   GLANIS.  169 

57.  —  A.  VQN  Klein,  lieitràge  zur  Osteologie  der  Fische.  1  Tat'.  Jahreslieft 
d.  Ver.  f.  Natiirk.  Win-ttemb.  37.  Jahrg.  1881.  p.  325-360. 

58.  —  A.  M.  M.\RSHALL  and  W.  B.  Spencer.  Observations  07i  the  Cranial 
Nerves  of  ScylUum .  With  1  pi.  Quart.  Journal  Microsp.  Se.  Vol,  21,  1881,  July, 
p.  469-499.  V.  aussi:  Observations  on  the  Cranial  Nerves  of  ScylUum.  2  pi. 
Studies  Biol.  Labor.  Oweus  Coll.  Manchester  1886.  Vol.  1,  p.  87-123. 

59.  —  NussBAUM.  Ueber  das  anatomische  TerfÛiltnis  zicischen  dem  Gehoror- 
gane  und  der  Schvoinnnblase  bei  den  Cyprinoiden.  Zool.  Auz.  1881,  p.  552, 

60.  —  H.  Schneider.  Ueber  die  Augeninuskelnerven  der  Ganoiden.  Jen. 
Zeitschr.  Bd.  XV,  1881. 

61.  —  M.  Marshall,  The  segmentai  Value  of  the  Cranial  Nerves.  ]  pi.  Journ. 
of  Anat.  a.  Physiol.  Vol,  16,  1882,  p.  305-354. 

Q2,' .  —  W.  VAN  "^^'IJHE.  Ueber  das  Visceralskelet  und  die  Nerven  des  Kopfes 
der  Ganoiden  und  von  Ceratodus.  Niederlândisches  Aichiv  fiir  Zoologie.  Bd.  V. 
1882.  3.  Hit.  p.  307-320. 

63.  — M.  Sagemehl.  Beitràge  zur  vergleichenden  Anafomie  der  Fische. 

I.  Das  Cranium  von  Amia  calva.  Mit.  1  Taf.  Morphol.  Jahrb.  9.  Bd.  1884. 
2,  Heft,  p.  177-228. 

64.  —  F,  Ahlborn.  Ueber  den  Urspriing  und  Austritt  der  Hirnnerven  vo7i 
Petromyzon.  Mit  1  Taf.  Zeitshr.  t.  wiss.  Zool.  40.  Bd.  1884,  2.  Hft.  p.  286-308, 

65.  — E.-A.  Goldi.  Kopfskelet  und  Schitltergurtel  von  Loricaria  cataphracta, 
lialistes  capriscus  und  Accipenser  ruthenus .  Mit  3  Taf.  Jena.  Zeitschr.  17  Bd. 
1884,  V2  Hft.  p.  401-451.  V,  aussi:  Zool,  Anz.  VI.  Jahrgang.  1888.  N"  145. 

Q6.  —  A.  VON  Klein.  Beitràge  zur  Bildung  der  Schddels  der  Knochenfische. 
Mit  2  Taf.  Jaheslirefted,  Ver.  f,  Naturk.  Wurttemb.,  40.  Jahrg.  1884,  p.   129-257. 

67.  — R,  Ramsay  Wright,  J. -P.  Murrich,  A.-B.  Macallum,  T.-Mc  .  Kenzie. 
Contribution  to  the  anatomy  of  Amiurus .  \Vith8pI.  Toronto,  1884.  8".  From: 
Proc.  Canad.  Instit.  Toronto.  N.  S.  Vol.  2.  N°  3,  p.  251-457. 

68.  —  M,  Sagemehl,  (V.  N"  63).  III.  Bas  Cranium  der  Characiniden.  Mit  2  Taf. 
u.  1  Holzschn.  Morphol.  Jahrb.  1885.  10.  Bd.  1.  Heft.  p.  1-119. 

69.  —  J.  Beard,  The  System  of  branchial  sensé  organs  and  their  assoeiated 
ganglia  in  Ichthyopsida.  Qiiaterly  Journal  of  microscop.  science.  \o\.  26,  1885, 
p.  85-156. 

70.  —  A.  Froriep.  Ueber  Anlagen  vo>i  Sinnesorganen  am  Facialis, 
Glossopharyngeus  und  Vagus,  uber  die  genetische  Stellung  des  Vagus  ziini 
Hypoglossus  und  uber  die  Herkunft  der  Zungenniiiskulatur.  Archiv  fiir  Anat, 
u.  Entwicklungsgesch,  1885. 

71.  — A,  VON.  Klein.  (Même  titre  qu'au   u»  &6).  41.  Jahrg.   1885,  p.    107  261. 

72.  —  Mac  Murrich  a.  J.  Playfair.  The  Cranial  Muscles  of  Ania  calva  (L.) 
tvith  a  considération  of  the  Relations  of  the  Post-Occipital  and  Hypoglossal 
Nerves  in  the  Varions  Vertebrate  Groups.  1  pi.  Studies  Biolog.  Labor.  J.  Hopk. 
Univ.  Vol.  3,  1885,  N°3,  p.  121  153. 

73.  —  Mac  Murrich  and  J.  Playfair.  The  ontogeny  and  phylogeny  of  the 
hypoglossal  nerve.  Science,  1885.  Vol.  5,  p.  .374-375. 

74.  —  A,  VON  Klein.  (Même  titre  qu'au  n»  QQ).  42.  Jahi-g,  1886.  p.  205-300. 

75.  —  J.  Beard.  The  Ciliary  or  Motor-oculi  Ganglion  and  the  ganglion  of  the 
Ophthalmicus  profondus  in  Sharhs.  5  fig.  Anat.  Anz.  2.  Jahrg.  1887,  N"  18/19, 
p.  565-575. 


170  MARC   JUGE. 

'iô.  —  A.  Froriep.  Ueber  das  Homologon  der  Chorda  tympani  bel  niederen 
Wirbelthieren.  Anat.  Anz.  2.  Jahrg.  1887,  n"  15,  p.  486-493. 

77.  —  A.  FroPvIep.  Bemerkungen  sur  Frage  nach  der  Wirbeltheorie  des 
Kopfskelettes.  Anat,  Anz.  2.  Jahrg.  1887,  n»  27.  p.  815-835. 

78.  —  C.  Gegenbaur.  Die  Metamerie  des  Kopfes  und  die  Wirbeltheorie  des 
Kopfskelettes,  im  Lichte  der  neueren  Untersuchungen  betrachtet  und  geprûft. 
Morphol.  Jahrbuch.  13.  Bd.  1887. 

79.  —  K.  Rabl.  Ueber  das  Gebiet  des  Nerves  facialis.  Anat.  Auzeiger.  2. 
Jahrg.  1887,  u»  8,  p.  219-227. 

80.  —  Le  Roux.  Recherches  sur  le  système  nerveux  des  poissons.  Av.  4  pi. 
Caen,  1887.  8°  114p.  —  Extr.  delà  thèse  dans:  Revue  scientif.  T.  44.  1889, 
n»  9.  p.  278-279. 

81.  —  N.  GoRONOwiTscH.  Das  Gehirn  und  die  Cranialnerve^i  von  Acipenser 
ruthenus.  Morphol.  Jahrbuch,  30.  Bd.  1888,  p.  427-574. 

82.  —  R.  Chevrel.  Sur  le  système  nerveux  grand  sympathique  des  poissons 
osseux.  Compt.  rend.  Ac.  se.  Paris,  1889.  T.  107,  n»  12,  p.  530-531. 

83.  —  J.  C.  EwART.  The  Cranial  Nerves  of  Torpédo  (Prelini.  Note).  Froc. 
R.  Soc.  Loudon.  1890.  Vol.  47,  u"  289,  p.  290-292. 

84.  —  A.  Froriep.  Ueber  die  Entwicklung  des  Sehnerven.  Mit  12  Abbildgn. 
Anat.  Anz.  6.  Jahrg.  1891,  u°  6.  p.  155-161. 

85.  —  M.  Sagemehl.  (V.  n<'63).  IV.  Das  Cranium  der  Cyprinoiden.  Mit  2  Taf. 
Morphol.  Jahrb.  1891,  17.  Bd.  4  Heft.,  p.  489-595, 

86.  —  H.  B,  PoLLARD.  2'he  latéral  Line  System  in  Siluroids.  With  2  pi.  Zool. 
Jahrb.  f.  Anat.  u.  Ûntog,  1892,  5.  Bd.,  3-4 Heft.  p.  525-551. 

87.  —  P.  MiTROPHANOw.  Sur  la  formation  du  système  nerveux  périphérique 
des  Vertébrés.  Compt.  rend.  Ac.  se.  Paris,  1892.  T.  113,  n- 19,  p.  659-662. 

88.  —  R.  AViedersheim,  Grundriss  der  vergleichenden  Anatomie  der  Wirbel- 
thiere.3.  Auflage,  1893. 

89. —  F.  PiNKUs,  Ueber  einen  noch  nicht  beschriebenen  Hirnnerven  des  Pro- 
topterus  annectens.  Mit  4  Ahlildgn.  Anat.  Anz.  1894.  9.  Bd.  N"  18.  p.  562-566. 

89bis.  —  F.  PiNKUS.  Die  Hirnnerven  des  Protopterus  annectens.  Mit  1  Ts.U 
Morpliol.  Arb.  Schwalbe,  1895,  4.  Bd.  2.  Heft.  p.  275-335  et  336-346. 

90.  —  C.  VoGTetE.  YuNG.  Traité  d'anatomie  comparée  pratique.  T.  II.  Paris, 
1894. 

91'.  —  Edav.-Ph.  Allis.  The  Cranial  Muscles  and  Cranial  and  First  spinal 
Nerves  in  Amia  calva.  Journ.  of  Morphol.  Boston,  1895.  Vol.  11,  n"  2,  p.  485- 
491. 

92.  —  W.  Collinge.  The  Unsymmetrical  Distribution  of  the  Cranial  Nerves  of 
Fishes.  Journ.  of  Anat.  and  Physiol.  1895,  Vol.  29  (N.  S.  Vol.  9)  P.  III.  Apr.  p. 
352-354. 

93.  — J.  Deyl,  Ueber  den  Sehnerven  bei  Siluroiden  und  Acanthopsiden.  Mit  5 
[16j  Abbildgn.  Auat.  Anz.  1895,  11.  Bd.  N»  1,  p.  8-16. 

94'.  —  B.  Haller.  Ueber  den  Ursprung  des  Nervus  vagus  bei  dcn  Knochen- 
fischen.  Verhandlgn.  deutsch.  zool.  Ges.  5.  Vers,  Strassbg.  1895.  p.  55-61. 

95.  —  H.  B.  PoLLARD,  The  Oral  Cirri  of  Siluroids  and  the  Origin  of  the  Head 
in  Vertébrales.  With.  2  ^\.  Z.  Vol.  Jahrb.  Morph.  Abth.  1895,  8.  Bd.  3.  Hft. 
p.  379-424.  T.  24,25. 

96'.    —    B.  TiEsiNG.   Ein  Beitrag   zur  Kenntnis  der  Augen — ,  Kiefer  und 


RECHERCHES   SUR   LE   SILURUS   GLANIS.  171 

Kiemen-Muskulaticr  de r  Haie  und  Rochen.  3Taf.  Jena.  Zeitschr.  1895.  Bd.  XXX, 
N.  F.  XXIII.  1.  Heft,  p.  75-119,  120-126. 

97.  —  Frank-J.  Cole.  The  Cranial  Ncrves  of  Chimaera  monstrosa.  With  1  tig. 
Proc.  Roy.  Soc.  Edinbg.  Vol.  21.  March.  49-56. 

98*.  —  Fraak  J.  Cole.  On  the  Cranial  Nerves  of  Chimaera  monstrosa  ivitk 
a  discussion  of  the  Latéral  Line  System  and  of  the  Morphology  of  the  Chorda 
tympani.  With2pl.  Edinbg,  Rob.  Grant,  Williams  a.  Norgate,  1896,  4°.  —  Trans. 
Roy.  Soc.  Edinbg.  Vol.  38.  P.  III.  N»  19.,  p.  631-675,  676-680. 

99.  — M.  FuRBRiNGER.  Ueber  die  spino-occipitalen  Nerven  der  Selachier  und 
Holocephalen.  Feslschrift  f.  C.  Gegenbaur,  1897.  III.  Bd.  p.  349-788. 

100.  —  N.  GoRONOWiTSCH.  Ueber  Trigernino-Facialis-Komplex  von  Lota 
vulgaris.   Festschr.  f.  C.  Gegenbaur,  1897.  III.  Bd.  p.  1-44. 

101.  —  B.  Haller.  Der  Urspriing  der  Vagusgruppe  bei  Teleostiern,  Festschr. 
f.  C.  Gegenbaur.  1897.  III.  Bd.  p.  45  101. 

102.  —  G.  Ruge.  Ueber  das  peripherische  Gebiet  des  Nervus  facialis  bei 
Wirbelthieren.  Festschr.  f.G.  Gegenbaur.  III.  Bd.  p.  193-348. 

103.  —  C.  Gegenbaur.  Vergleichende  Anatomie  der  Wirbelthiere .  I.  Bd. 
Leipzig,  1898. 


SUR  LES 

ECHUSTOC^RDIUM 

DE    LA    MÉDITERRANÉE 

ET    PRINCIPALEMENT    SUR    LES 

Ech.    flavescens    et    mediterràneum 

PAR 

R.  KŒHLER 

à  Lyon. 

Avec    la    planche    -4. 


Ou  ne  connaissait,  jusqu'à  ces  derniers  temps,  que  trois 
espèces  à^ EcMnocardium  en  Méditerranée:  les  Ech.  cordafum, 
flavescens  et  mediterràneum.  Dans  une  note  publiée  récemment 
par  le  Zoologischer  Anzeiger',  j'ai  signalé  la  présence,  dans 
cette  mer,  d'une  quatrième  espèce,  VEcli.  pennatifidum.  Cette 
dernière  a  été  trouvée  à  Tamaris-sur-Mer  (Var)  par  le  pêcheur 
de  la  Station  biologique  fondée  dans  cette  localité  et  les  échan- 
tillons m'ont  été  communiqués  par  mon  collègue,  M.  le  profes- 
seur R.  Dubois,  directeur  de  cette  station.  Ces  échantillons,  au 
nombre  de  huit,  ont  été  capturés  dans  des  fonds  vaseux  de  la 
baie  de  Tamaris,  à  une  profondeur  de  deux  à  trois  mètres. 

De  toutes  les  espèces  vivantes  actuellement  connues  du  genre 

*  Sur  la  présence,  en  Méditerranée,  de  l' Aster ias  rubens  et  de  V Echinocardium 
pennalifidum.  Zoologischer  Aiizeiger,  n"  o67. 


174  R.    KŒHLER. 

EchinoccDxVnim,  YEch.  pennatifulum  se  rapproche  surtout  de 
VEch.  fJavescens.  Les  échantillons  adultes  de  la  première  espèce 
se  distingueront  toujours  facilement  par  leur  taille  de  VEdi. 
flavescens,  mais  il  n'en  sera  pas  toujours  de  même  pour  les 
exemplaires  jeunes.  La  découverte  de  VEch.  pennatifidum  sur 
nos  côtes  de  Provence  montre  que  cette  espèce  peut  se  rencon- 
trer dans  des  parages  où  vivent  également  YEcli.  cordatmn  et 
VEch.  flavescens  :  il  est  donc  indispensable  de  rechercher  les 
caractères  différentiels  des  Ech.  pennatifidum  et  flavescens  et 
de  les  indiquer  d'une  manière  précise. 

J'ai  pubhé  dernièrement  une  description  détaillée  et  accom- 
pagnée de  plusieurs  dessins  de  VEcli.  pennaUfdîim',  d'après 
des  exemplaires  provenant  de  la  Manche  et  de  l'Océan  Atlan- 
tique. Je  n'ai  rien  à  ajouter  à  cette  description,  à  laquelle  les 
exemplaires  de  Tamaris  se  rapportent  très  bien.  Mais  VEch. 
flavescens  n'a  été  jusqu'à  présent  décrit  que  d'une  manière  assez 
succincte,  et  surtout  il  a  été  représenté  d'une  manière  insuffi- 
sante. Je  crois  donc  utile  de  donner  ici  une  description  assez 
détaillée  de  cette  espèce,  avec  des  dessins  représentant  quel- 
ques exemplaires  de  différentes  dimensions,  et  qui  servira  de 
base  pour  la  comparaison  entre  VEch.  flavescens  et  VEcli.  pen- 
natifidîmi. 

On  peut  faire  une  remarque  analogue  au  sujet  de  VEch. 
mediterraneiim  dont  il  n'a  jamais  été  publié  de  dessins  d'en- 
semble :  c'est  sans  doute  la  raison  pour  laquelle  la  validité  de 
cette  espèce,  qui  me  paraît  cependant  l'une  des  mieux  caracté- 
risées du  genre,  a  été  contestée  par  Prouho  qui  n'a  pas  cru 
devoir  la  distinguer  de  VEch.  cordatum.  Il  m'a  donc  paru  oppor- 
tun de  décrire  avec  quelques  détails  VEch.  m  éditer  raneiim  et  de 


'  Résultats  des  campagnes  scientifiques  accomplies  sur  son  yacht  par  Albert  /ei', 
Prince  de  Monaco,  XII.  Echinides  et  0[)hiures  provenant  des  campagnes  du 
yacht  ['Hirondelle:  p.  24-28.  PI.  III,  tig.  7  :  pi.  IV,  lig.  9,  10  et  11  ;  pi.  VIII, 
iig.  40,  41  et  42. 


SUR  LES  ECHINOCARDIUM  DE  LA  MEDITERRANEE.        175 

donner  des  dessins  d'ensemble  de  cette  espèce  qui  ne  paraît  pas 
être  très  répandue  en  Méditerranée. 

Quant  à  VEcJi.  cordatum,  il  est  trop  connu  pour  qu'il  m'ait 
paru  nécessaire  de  le  décrire  ou  de  le  figurer  à  nouveau. 

Echinocardium  mediterraneum  Forbes. 

PI.  4,  fig.  l,  2.  3,  4  et  14. 

Voir  pour  la  bibliographie  :  Ludwig.  Die  Echinodermen  des  Mittelmeeres. 
Prodromus.  Mittli.  Zool.  St.  Neapel,  Bd.  I,  p.  S6i,  1879,  et  ajouter  les  travaux 
suivants  postérieurs  à  cette  publication  : 

Echinocardium  mediterraneum  Kœhler.    Recherches  sur  les  Echinides  des  côtes 

de  Provence.  Ann .  Mus.  Hist.   Nat.   Marseille, 
t.  I.  p.  132,  1883. 
n  »  Eïïmo.  Saggio  d'un  Cataïogo  metodico  dei  princi- 

pali  e  pin  comuni  Animali  Invertebrati  délie 
Sardegna.   Boll.   Soc.   Rom.  Zool.   I,   p.  233, 
1893.^ 
»  »  Kœhler.    Echinodermes   recueillis  à   La  Ciotat. 

Mém.    Soc.   Zool.    France,   vol.   VII.  p.   420^ 
1894. 
-)  ))  Kœhler.  Note  préliminaire  sur  les  Echinides  des 

premières  campagnes  de  la  «  Princesse  Alice.  » 
Bull.  Soc.  Zool.  France.  Vol.  XX,  p.  230, 
1893. 

Le  test,  à  peu  près  aussi  large  que  long,  est  élevé,  aplati  sur 
la  face  dorsale  avec  la  proéminence  interradiale  postérieure 
très  marquée.  Vu  par  en  haut,  le  contour  est  anguleux  et  ordi- 
nairement quelque  peu  asymétrique.  Les  deux  faces  antérieure 
et  postérieure  sont  tronquées  et  verticales,  les  faces  latérales 
tombent  presque  verticalement.  L'ambulacre  antérieur  impair 
est  marqué  par  un  sillon  étroit  et  peu  profond  qui  se  trouve 
limité  à  la  région  verticale  antérieure  et  s'arrête  exactement  au 
bord  antérieur  du  fasciole  interne,  sans  passer  à  la  face  dorsale 
du  test  ;  il  se  termine  donc  à  une  grande  distance  du  pôle  api- 
cal.  L'ambulacre  antérieur  qui  correspond  à  ce  sillon  est  formé 
de  deux  séries  alternantes  de  plaques,  portant  des  tubercules 
d'une  finesse  extrême  ;  les  pores  ambulacraires  alternes  sont 


176  K.    KŒHLER. 

très  écartés  les  uns  des  autres.  Les  ambulacres  pétaloïdes  sont 
assez  déprimés,  moins  triangulaires  que  dans  VEcJi.  cordatiun  ; 
les  deux  ambulacres  de  chaque  côté  se  réunissent  par  un  arc 
concave,  les  pores  postérieurs  de  l'ambulacre  antérieur  se 
continuent,  sans  interruption,  avec  les  pores  antérieurs  de 
l'ambulacre  postérieur.  La  plus  grande  partie  des  pétales  anté- 
rieurs se  trouve  située  sur  les  faces  latérales  presque  verticales 
du  test;  au  lieu  de  s'étendre  horizontalement  sur  la  face  dorsale. 
Voici  les  chiffres  de  pores  que  j'observe  sur  deux  échantillons 
de  St-Raphaël  ayant  respectivement  36  et  33  mm.  de  longueur  : 

Ambulacre  antérieur,  série  antérieure  :  7-8  pores. 

»  série  postérieure  :  11-12  pores. 

Ambulacre  postérieur,  série  antér.  ou  externe  :  11-12  pores. 

»  série  poster,  ou  interne:  9-10  pores. 

La  face  ventrale  est  presque  plane.  Son  contour  se  rapproche 
d'un  quadrilatère  offrant  deux  côtés  antérieurs  plus  petits  et 
deux  côtés  postérieurs  plus  grands  ;  ceux-ci  se  réunissent  sui- 
vant un  angle  très  aigu.  Au  point  de  réunion  du  côté  antérieur 
au  côté  postérieur  correspondant,  on  observe  également  un 
angle  très  marqué  situé  sur  la  ligne  transversale  de  la  bouche. 
Le  plastron  sternal  est  triangulaire^  assez  étroit.  Les  avenues 
ambulacraires  sont  très  larges  et  occupent  une  assez  grande 
partie  de  la  face  ventrale.  Les  avenues  postérieures  sont  allon- 
gées et  ont  les  bords  parallèles  ;  les  ambulacres  latéraux  ont  la 
forme  d'un  triangle  dont  le  sommet  atteint  l'ambitus  ;  l'ambu- 
lacre antérieur  est  très  court.  Les  pores  ambulacraires  qui  en- 
tourent le  péristome  sont  gros,  assez  nombreux  et  entourés 
d'une  large  dépression  ovalaire. 

Le  péristome  est  assez  grand,  allongé  transversalement.  Le 
périprocte  est  mince,  très  allongé  suivant  le  sens  vertical;  sa 
largeur  est  comprise  environ  deux  fois  dans  sa  hauteur. 

Le  fasciole  interne  est  très  apparent  et  la  dépression  qui  le 


SUR    LK8   ECHINOCARDIUM    UK    LA   MÉDITERRANÉE.  177 

forme  est  large  et  profonde;  il  limite  un  espace  étendu  et  trian- 
gulaire deux  fois  plus  long  que  large,  arrondi  en  avant,  élargi 
dans  la  région  située  en  avant  du  pôle  apical^  et  se  terminant 
en  une  pointe  allongée  postérieurement. 

Le  fasciole  sous-anal  est  triangulaire,  à  bord  dorsal  droit 
ou  déprimé  en  son  milieu  ;  il  est  aussi  large  que  long,  et  il  se 
termine  inférieurement  en  une  pointe  qui  se  réunit  à  Tangle 
très  saillant  formé  par  l'extrémité  postérieure  du  plastron  ster- 
nal.  La  région  qui  sépare  le  fasciole  sous-anal  du  périprocte  est 
toujours  plus  ou  moins  fortement  déprimée. 

Les  orifices  génitaux  occupent  à  peu  près  le  milieu  de  la  ligne 
antéro-postérieure  ;  ils  sont  plus  rapprochés  de  l'angle  posté- 
rieur du  fasciole  interne  que  du  bord  antérieur  de  celui-ci. 

Les  tubercules  de  la  face  ventrale  sont  notablement  plus  gros 
que  ceux  de  la  face  dorsale.  Dans  les  régions  interambulacraires 
de  la  face  ventrale,  ces  tubercules  sont  disposés  en  séries  régu- 
lières ;  ils  sont  assez  volumineux  au  voisinage  des  ambulacres, 
mais  leur  taille  diminue  rapidement  à  mesure  qu'on  s'approche 
de  l'ambitus.  Les  tubercules  qui  recouvrent  le  plastron  sternal 
deviennent  aussi  progressivement  très  petits  en  s'approchant  de 
la  ligne  médiane  et  de  l'angle  postérieur.  Dans  les  avenues  am- 
bulacraires,  les  tubercules  sont  excessivement  fins  et  à  peine 
visibles  ;  sur  la  lèvre  postérieure  ils  sont  un  peu  plus  gros. 

La  face  dorsale  est  uniformément  couverte  de  tubercules  fins 
et  serrés,  qui,  en  s'approchant  de  l'ambitus,  s'écartent  légère- 
ment les  uns  des  autres  tout  en  devenant  un  peu  plus  gros.  Sur 
les  côtés  du  sillon  ambulacraire  antérieur,  les  tubercules  sont 
aussi  un  peu  plus  gros.  La  région  triangulaire  limitée  par  le 
fasciole  interne  offre,  en  avant  des  orifices  génitaux  et  de 
chaque  côté  de  la  ligne  médiane,  quelques  tubercules  assez 
volumineux  et  serrés,  dont  la  taille  diminue  à  mesure  qu'on  se 
rapproche  du  contour  du  fasciole  ;  en  arrière  des  pores  géni- 
taux, les  tubercules  sont  très  fins. 

Rev.  SinssE  DE  Zuoi..,  T.  G.   189S  12 


178  R.    KŒHLER. 

Les  piquants  du  plastron  sternal  sont  larges  et  gros,  forte- 
ment élargis  en  spatule  et  même  plus  ou  moins  recourbés  ;  les 
autres  piquants  ventraux  sont  longs  et  forts,  plus  ou  moins 
recourbés,  non  élargis  à  l'extrémité.  Les  piquants  de  la  face 
dorsale  sont  très  fins,  pointus,  feutrés,  de  longueur  uniforme, 
sauf  dans  le  milieu  de  cette  face  où  l'on  observe  quelques 
piquants  longs  et  forts. 

Les  matériaux  que  j'ai  eus  jusqu'à  ce  jour  à  ma  disposition 
ne  m'ont  pas  permis  d'étudier  d'une  manière  satisfaisante  les 
pédicellaires  de  VEch.  mediterraneum.  Tous  les  exemplaires  que 
je  possède  de  la  Méditerranée  sont  secs  ;  le  seul  échantillon  en 
alcool  que  j'ai  pu  étudier  provient  des  côtes  du  Portugal  ;  il  est 
d'assez  petite  taille  et  la  face  ventrale,  brisée,  manque  en  partie. 
J'ai  rencontré  sur  cet  exemplaire  quelques  pédicellaires  à  valves 
charnues,  constitués  comme  ceux  que  j'ai  déjà  indiqués  chez 
VEch.  flavescens  et  que  j'ai  décrits  et  figurés  chez  VEch.  pen- 
natifidum  ':  ils  ne  s'en  distinguent  que  par  leurs  valves  calcaires 
un  peu  plus  longues.  Ces  pédicellaires  se  trouvaient  disséminés 
sur  les  ambulacres  ventraux  latéraux  et  sur  la  face  antérieure 
du  corps.  J'ai  également  trouvé  sur  ce  même  échantillon  un 
pédicellaire  gemmiforme  dont  les  caractères  me  paraissent  assez 
particuliers  (fig.  14).  Les  valves  ne  sont  pas  rétrécies  en  leur 
milieu  ;  elles  sont  seulement  un  peu  élargies  à  l'extrémité  où 
elles  sont  très  finement  denticulées,  tandis  qu'elles  offrent  sur  le 
reste  de  leur  longueur  trois  ou  quatre  grosses  dents,  très  sail- 
lantes et  très  fortes.  Je  ne  puis  pas  décrire  les  caractères  des 
pédicellaires  tridactyles  qu'il  m'a  été  impossible  de  rencontrer. 

VEch.  mediterraneum  ne  parait  pas  atteindre  les  grandes 
dimensions  que  peuvent  présenter  VEch.  cordatum  et  pennati- 
fidum.  Les  plus  gros  exemplaires  que  j'ai  observés  mesuraient 
37  X  37  mm.;  les  spécimens  de  35  x  35  sont  fréquents. 

'  Echinides  et  Ophinrca  dea  campagnes  de  «  l' Hirondelle  «.PI.  VIII,  fig.  42. 


SUR   LES   ECHINOCARDIUM    1)10    LA   MÉIMTERRANÉK.  179 

JJEch.  mediterraneum  a  été  signalé  en  différents  points  de  la 
Méditerranée.  Sur  nos  côtes  de  Provence^,  je  l'ai  trouvé  assez 
abondant  dans  deux  localités,  sur  la  plage  de  Foz  (Bouches-du- 
llhone)  et  à  !St-llapliaël  (Var),  mais  tous  les  échantillons 
recueillis  étaient  desséchés  et  avaient  été  rejetés  du  large  sur 
la  plage. 

Je  ne  crois  pas  qu'on  ait  eu  connaissance  d'un  exemplaire 
authentique  iVEch.  'mediterraneuiii  provenant  de  l'Atlantique 
avant  1895,  époque  à  laquelle  j'ai  signalé  un  EcU.  ntediterra- 
neunt  au  cap  Sagres  (Portugal)  où  il  avait  été  recueilli,  à  la 
côte,  par  la  «  Princesse  Alice  »  en  1893.  Dans  son  Prodromus, 
LuDWiG  indique  bien  comme  localité  de  cette  espèce  les  côtes 
occidentales  de  France  ;  cette  indication  est  évidemment  donnée 
sur  la  foi  de  Fischer  qui  a  signalé,  en  1869,  V Amphidetus  (jth- 
hosiis  (terme  ordinairement  synonyme  à^Ech.  mediterraneiim) 
sur  les  côtes  du  sud-ouest  de  la  France.  Or  je  me  demande  si 
l'oursin  appelé  par  Fischer  Aniph.  gihbosus  ne  serait  pas  un 
Ech.  pemiatifidum  plutôt  qu'un  Ech.  mediterranemn.  Il  faut 
remarquer,  en  eff"et,  que  ce  même  terme  spécifique  gihbosus  ou 
gibhosuni  est,  pour  certains  auteurs,  synonyme  de  înediterra- 
^/e^/m  (Agassiz  et  Desor,  Gray,  par  exemple)  tandis  que  pour 
d'autres  comme  Barrett,  il  est  synonyme  de  pemiatifidum. 

Quoiqu'il  en  soit,  la  découverte  faite  par  la  «  Princesse  Alice  » 
d'un  Ech.  mediterranemn  sur  les  côtes  du  Portugal  suffit  à 
prouver  que  cette  espèce  existe  dans  l'Atlantique  et  cette  dé- 
couverte est  très  intéressante.  Je  ne  doute  pas  que  d'autres 
exemplaires  (TEch.  mediterraneuni  ne  se  rencontrent  dans 
l'avenir  sur  les  côtes  de  la  péninsule  Ibérique,  soit  même,  plus 
au  sud,  sur  les  côtes  occidentales  du  Maroc  et  peut-être  aux 
Açores. 

Uapports  et  différences.  —  UEch.  mediterraneum  se  dis- 
tinguera facilement  des  autres  espèces  du  genre  qui  habitent 


180  11.    KŒIILER. 

nos  eûtes.  La  présence  d'un  sillon  ambulacraire  ne  permettra 
pas  de  le  confondre  avec  les  Ech.  fiavesœns  et  pannatifidum 
dont  il  s'écarte  d'ailleurs  par  la  plupart  des  caractères.  Il  offre 
plus  d'affinités  avec  VEch.  cordatum  qu'il  rappelle  par  la  pié- 
sence  d'un  sillon  ambulacraire  antérieur.  Il  se  distingue  de  cette 
espèce  par  la  forme  même  de  ce  sillon  ambulacraire  qui  est 
étroit,  peu  piofond,  ne  dépasse  pas  les  limites  de  la  face  verti- 
cale antérieure  et  s'arrête  au  bord  antérieur  du  fasciole  interne 
qui  marque  le  point  de  réunion  des  faces  antérieure  et  dorsale 
du  test.  Chez  VEch.  cordatum,  ce  sillon  est  profond,  très  large  et 
s'étend  sur  une  grande  partie  de  la  face  dorsale  du  test,  jus- 
qu'aux orifices  génitaux  ;  les  pores  qu'il  offre  sont  nombreux  et 
disposés  de  chaque  côté  de  la  ligne  médiane  en  une  file  régu- 
lière et  serrée,  tandis  que  chez  VEcli.  mediterraneum  ces  pores 
sont  moins  nombreux,  peu  distincts  et  alternent  largement  de 
chaque  côté  de  la  ligne  médiane.  Les  deux  ambulacres  latéraux 
antérieurs,  au  lieu  d'être  situés  sur  la  face  dorsale  du  test,  sont 
en  grande  partie  situés  sur  les  faces  latérales  du  test  et  par 
conséquent  s'étendent  en  direction  presque  verticale  chez  VEcli. 
mediterraneum.  Enfin  le  périprocte  très  allongé  verticalement, 
le  fasciole  interne  plus  petit,  très  pointu  à  l'extrémité  posté- 
rieure, et  la  forme  du  test  avec  ses  faces  antérieure  et  posté- 
rieure tronquées,  ses  faces  latérales  tombant  presque  verticale- 
ment, son  contour  anguleux  et  l'aplatissement  des  faces  dorsale 
et  ventrale,  ne  permettront  pas  de  confondre  VEcli.  mediterra- 
neum avec  VEch.  cordatum. 

Echinocardium  flavescens  O.-F.  Miiller. 

PI.  4,  fig.  oà  13. 

Voir  |)aiu'  la  bibliographie  :   Ludwig,    Prodvomtis.  [».  501   et  J.    I5i:ll,  Cata- 
logue of  Ihe  Brilish  Echinoderms  in  the  British  Muséum,  p.  171,  et  ajouter  : 
Echinocardium  omUum  Danielssen.  Norske  Nordhavs  Expédition,  XXI.  Zoologi. 

Echinida  p.  5,  1892. 
Echinocardium  llavescens  Kœhler.    Echinodermes  recueillis  à  La  Giotat.   Mém. 
Soc.  zoologique  Frinue,  t.  VII,  p.  421,  18î)4. 


SUR  LES   ECHINOCARDIUM   DE   LA   MEDITERRANEE. 


181 


Echinocardium  flaoescens  Meissiier  et  Colin.   Beitvàge  zur   Fauna  der  siidôst- 

lichen  nnd   ostlichen  Nordsee.    Wiss.   Meeresunter- 

suciiungen.  Echinodermen,  p.  342,  1894. 
»  »         Grieg.  Om  Echinoderm-faiimen  i  de  vestlandske  fjorde. 

Bergens  Muséum  Aarbog,  n°  12,  p.  11,  189o. 
»  »         Sluiter.    Die   Echiniden-Sammlung    des    Muséums    zu 

Amsterdam.  Bidjr.  Dierk.  vol.  XVII,  p.  74,  1895. 
»  »         Kœh]ei'.  Dragages  profonds  exécutés  à  bord  du  «  Caudan  » 

dans  le  golfe  de  Gascogne.  Rapport  préliminaire  sur 

les  Echinodermes.  Revue  biologique,  vol.  VII,  p. 39, 

189o. 
»  »         Kœhler.    Résultats   scientifiques   de   la   Campagne   du 

«  Caudan  »  dans  le  golfe  de  Gascogne.  Echinodermes, 

p.  97,  1896. 
»  0        Grieg.  Om  Bukkenfjordens  Echinodermer  og  Mollusker. 

Stavanger  Muséums  Aarberetning  for  1896,  p.   38, 

1897. 


Le  test  est  mince,  à  contour  régulièrement  ovalaire,  plus 
long  que  large;  la  face  dorsale  est  régulièrement  arrondie,  la 
face  postérieure  est  tronquée  et  verticale.  La  proéminence 
interradiale  postérieure  est  large,  mais  elle  n'est  pas  très  pro- 
éminente. L'ambulacre  antérieur  impair  reste  à  fleur  du  test  et 
présente  une  dépression  à  peine  sensible  au  niveau  de  Tambitus. 
Les  ambulacres  pétaloïdes  sont  peu  déprimés,  triangulaires  sur 
les  grands  exemplaires  ;  les  deux  ambulacres  de  chaque  côté  se 
réunissent  par  un  angle  très  obtus. 

Le  tableau  suivant  indique  le  nombre  de  pores  ambulacraires 
dans  chaque  rangée  chez  trois  Ech.  flavescens  de  taille  diffé- 
rente : 


<u 

^ 

a> 

^  s 

^    S 

■^  S 

s    S 

c    S 

c    S 

-2  h. 

g     / 

§  X 

§  X 

1 

■§    f- 

t  ^ 

■§  ^ 

1 

Uj    CN 

l4J     «T) 

ki   Vf 

Anibulacre  antérieur,  série  antérieure 

6 

10 

9 

7 

9-10 

9 

7 
11 
10 

»                 »          série  postérieure 

Anibulacre  postérieur,  série  antérieure  (ou  externe). 

»                  »          série  [ostérieure  (ou  interne). 

9 

9 

10 

12^ 


182  R.    KŒIILER. 

La  face  ventrale  offre  un  contour  régulièrement  ovalaire, 
très  légèrement  échancré  au  niveau  de  l'ambulacre  antérieur 
impair  ;  l'angle  postérieur  qui  termine  le  plastron  sterual  est 
très  marqué.  Ce  dernier  est  très  étroit.  Les  avenues  ambula- 
craires  sont  assez  étroites  ;  les  avenues  postérieures,  longues, 
ont  les  bords  parallèles  ;  elles  sont  à  peine  divergentes.  Les  pores 
ambulacraires  au  voisinage  de  la  bouche  sont  fins,  linéaires, 
sans  dépression  ovalaire  bien  apparente. 

Le  péristome  est  grand,  mais  très  peu  élargi  transversale- 
ment ;  il  est  presque  aussi  long  que  large.  Le  périprocte  est 
très,  grand,  à  peu  près  aussi  large  que  long^  plutôt  élargi  trans- 
versalement. 

Le  fasciole  interne  est  large,  mais  relativement  court  dans  le 
sens  antéro-postérieur.  Dans  les  exemplaires  de  grande  taille  et 
de  taille  moyenne  (30  mm.  de  longueur)  son  contour  est  penta- 
gonal  ;  le  côté  antérieur  est  transversal  ;  les  côtés  latéraux 
allongés  se  réunissent  aux  côtés  postérieurs,  qui  sont  courts,  par 
des  angles  très  obtus,  et  ces  derniers  côtés  forment  ensemble  un 
angle  arrondi  (fig.  6  et  10).  Chez  les  petits  exemplaires,  la 
largeur  relative  du  fasciole  est  moindre  que  dans  les  exem- 
plaires plus  grands,  et  l'angle  latéral  est  moins  marqué  (fig.  5); 
souvent  même  les  côtés  latéraux  s'infléchissent  simplement  vers 
l'extrémité  postérieure  du  fasciole  sans  former  d'angle  distinct. 

Voici  les  dimensions  en  longueur  et  en  largeur  du  fasciole 
interne  que  j'ai  relevées  sur  cinq  exemplaires  de  grandeur  diffé- 
rente : 


imensions  des 

exemplaires. 

Dimensions  du  fasciole 

21  X  17  ini 
24  X  21 
27  X  22 
30  X  27 
40  X  34 

illimètres. 

> 

» 
» 

7,5  X  5  milliiiièlres 
9X6 
10X6 
10,5  X  7 
17X11 

Le  fasciole  sous-anal  est  triangulaire  avec  le  bord  dorsal 


SUR  LES  ECHINOCARDIUM  DE  LA  MEDITERRANEE.        183 

très  convexe,  et  l'extrémité  inférieure  terminée  en  pointe  sail- 
lante. La  région  qui  sépare  le  périprocte  du  bord  dorsal  de  ce 
fasciole  est  peu  ou  pas  du  tout  déprimée. 

Les  quatre  orifices  génitaux,  disposés  suivant  les  quatre 
angles  d'un  trapèze,  occupent  à  peine  le  milieu  de  la  ligne 
antéro-postérieure. 

Les  tubercules  sont  comparativement  moins  serrés  sur  la  face 
ventrale  que  chez  les  autres  espèces  ;  ils  y  sont  aussi  un  peu 
plus  gros  et  moins  régulièrement  distribués  en  files  radiaires.  La 
face  dorsale  est  couverte  de  granules  fins  et  serrés,  répartis 
sur  toute  son  étendue  en  dehors  du  fasciole  interne.  On  trouve 
en  outre  de  chaque  côté  et  le  long  de  l'ambulacre  antérieur,  en 
dehors  du  fasciole,  une  rangée  simple  ou  double,  mais  irrégu- 
lière, de  gros  tubercules  qui  s'étendent  jusqu'à  l'ambitus  où 
ils  se  confondent  avec  les  tubercules  de  la  face  ventrale.  Cette 
rangée  est  très  apparente .  En  outre,  dans  Tinterradius  anté- 
rieur, on  rencontre  toujours,  au  milieu  des  tubercules  ordi- 
naires très  fins  qui  recouvrent  toute  la  face  dorsale  du  test, 
quelques  autres  tubercules  plus  gros,  qui  sont  plus  ou  moins 
nombreux  et  irrégulièrement  distribués  (fig.  5,  6,  10  et  11); 
ces  tubercules  se  montrent  aussi  dans  les  interradius  latéraux, 
mais  d'une  manière  moins  constante.  Il  me  semble  que  ces  gros 
tubercules  sont  plus  nombreux  dans  les  petits  exemplaires  (fig. 
5,  6  et  11  )  que  dans  les  gros  (fig.  10). 

En  dedans  du  fasciole  interne  on  observe  aussi,  en  avant  des 
orifices  génitaux,  quelques  tubercules  plus  gros  que  sur  le  reste 
de  la  face  dorsale. 

Les  piquants  du  plastron  sternal  sont  grands  et  élargis  en 
spatule  à  l'extrémité;  sur  le  reste  de  la  face  ventrale,  ils  sont 
plus  fins  et  pointus.  Les  piquants  de  la  face  dorsale  sont  très 
fins  et  plus  ou  moins  feutrés,  sauf  ceux  qui  s'insèrent  dans  la 
partie  entourée  par  le  fasciole,  qui  sont  longs  et  forts. 

Dans  mon  travail   sur    les  Echinides   des  côtes  de    Pro- 


184  R.    KŒHLER. 

vence',  où  j'ai  donné  une  courte  diagnose  de  VEch.  flavescenSy 
j'ai  indiqué  chez  cette  espèce  quatre  sortes  de  pédicellaires  : 

P  des  pédicellaires  gemmiformes,  gros,  à  hampe  courte,  à 
valves  légèrement  rétrécies  au  milieu,  dentées  à  l'extrémité  ; 

2°  des  pédicellaires  tridactylesà  valves  larges,  rapprochées, 
assez  allongées,  à  hampe  courte  ; 

3"  des  pédicellaires  à  tête  petite,  à  valves  triangulaires 
finement  dentées  sur  les  bords  et  dont  la  tige  calcaire  de  la 
hampe  est  séparée  de  la  tête  par  une  portion  membraneuse  très 
longue; 

4°  enfin  des  pédicellaires  plus  gros,  à  valves  charnues,  d'une 
couleur  pourpre  très  foncée  et  irrégulièrement  répartis  sur  la 
face  dorsale  du  test  seulement. 

Je  n"ai  rien  de  particulier  à  dire  sur  les  pédicellaires  de  la 
troisième  sorte  que  j'ai  représentés  dans  le  travail  cité  plus 
haut  (PL  VII,  fig.  57). 

Les  pédicellaires  à  valves  charnues  sont  conformés  comme 
les  pédicellaires  analogues  que  j'ai  décrits  et  figurés  récemment 
chez  VEch.  pennatifidum  '  et  comme  ceux  que  j'ai  mentionnés 
plus  haut  chez  VEch.  medUerraneiim  ;  ils  ne  s'en  distinguent 
que  par  leur  taille  plus  réduite  et  par  leurs  valves  calcaires  plus 
minces  et  plus  fines. 

Les  pédicellaires  des  deux  premières  sortes,  tout  en  rappe- 
lant les  pédicellaires  correspondants  de  VEch.  j^ennatifldum, 
offrent  néanmoins  des  formes  différentes.  Les  pédicellaires 
gemmiformes  ont  la  tête  arrondie  ;  les  valves  sont  rétrécies  en 
leur  milieu  puis  elles  s'élargissent  de  nouveau  en  une  extrémité 
en  forme  de  spatule.  Les  denticulations,  très  fines,  ne  se  ren- 
contrent guère  que  sur  cette  portion  élargie  ;  elles  sont  très 
rares  et  font  ordinairement  défaut  sur  la  partie  rétrécie  des 
valves. 

'  Anaales  du  Musée  d'histoire  naturelle  de  Marseille,  t.  I,  p.  129. 

^  Echinides  et  Ophiures  des  campagnes  de  «  f  Hirondelle  ».  PI.  VIII,  fig.  42. 


SUR  LES  ECHINOCARDIUM  DE  LA  MEDITERRANEE.        185 

Les  pédicellaires  tridactyles  (fig'.  13)  sont  grands  et  plus  déve- 
loppés; l'extrémité  des  valves  est  fortement  élargie  et  finement 
denticulée;  sur  le  reste  des  valves,  on  observe  des  dents  assez 
fortes,  pointues  et  écartées  les  unes  des  autres. 

UEch.  flavescem  paraît  conserver  habituellement  une  taille 
peu  élevée  et  ne  dépasser  que  rarement  une  longueur  de  3  cm. 
J'ai  observé  dans  le  golfe  de  Mai'seille  quelques  exemplaires 
atteignant  et  même  dépassant  4  cm.,  mais  cette  taille  parait 
tout  à  fait  exceptionnelle. 

l/Ech.  flavescem  possède  une  extension  géographique  très 
vaste.  J'ai  indiqué  en  1883  ses  stations  dans  le  golfe  de  Mar- 
seille. Depuis  cette  époque,  je  l'ai  dragué  à  La  Ciotat  et 
Prouiio  l'a  signalé  à  Banyuls. 

En  dehors  de  nos  côtes,  VEcli.  flavescens  a  aussi  été 
signalé,  en  Méditerranée,  à  Capri.  En  Méditerranée,  VEch. 
flavescens  vit  habituellement  à  une  profondeui-  comprise  entre 
30  et  60  m.;  il  est  probable  qu'il  peut  descendre  beaucoup  plus 
bas  dans  cette  mer,  car  on  sait  que  dans  l'Océan  Atlantique,  on 
le  capture  à  de  grandes  profondeurs. 

Bapports  et  différences.  —  UEch.  flavescens  se  distingue 
très  nettement  des  Ecli.  cordatum  et  mediterraneum,  mais  il 
est  assez  voisin  de  VEcli.  pennatifldîim,  dont  il  partage  le  con- 
tour assez  régulièrement  ovalaire,  l'ambulacre  antérieur  à  fleur 
du  test  et  les  pétales  peu  déprimés.  Il  se  distingue  facilement 
des  échantillons  adultes  de  cette  dernière  espèce  par  la  minceur 
du  test,  par  sa  taille  qui  reste  ordinairement  très  petite  et  sur- 
tout par  la  forme  et  les  dimensions  relatives  du  fasciole  interne. 
Ce  fasciole  est  large  et  court  chez  VEch.  flavescens.  Ce  carac- 
tère a  été  exactement  représenté  par  Danielssen  et  Koren 
dans  l'Echinide  appelé  par  eux  AmpJiidetus  ovatus  et  par 
Forp.es  dans  ses  dessins  de  VAniph.  roseus  ;  en  outre,  le  con- 
tour de  ce  fasciole  est  régulier  et  symétrique,  l'impression  est 


186  11.    KŒHLER. 

large  et  assez  j)rofoiide.  Chez  ÏEch.  pcnnatifidinK,  au  contraire, 
le  fasciole  interne  est  relativement  étroit  mais  très  allongé,  et 
son  bord  antérieur  est  beaucoup  plus  rapproché  de  Tambitus 
que  ciiez  V Ech.  flavescens;  de  plus,  le  contour  de  ce  fasciole  est 
un  peu  irrégulier,  sinueux  et  il  est  souvent  asymétrique,  le  bord 
antérieur  n'étant  ordinairement  pas  transversal  mais  très 
légèrement  oblique  par  rapport  à  l'axe  antéro-postérieur  ;  l'im- 
pression est  étroite  et  peu  profonde. 

Dans  la  description  de  VEch.  flavescens,  j'ai  indiqué  les 
dimensions  du  fasciole  interne  dans  des  échantillons  de  diffé- 
rente taille  ;  chez  un  Ecli.  pennatifldiim  de  38  mm.  de  longueur, 
et  voisin  par  conséquent  du  plus  gros  Ech.  flavescens  que  j'aie 
eu  à  ma  disposition,  le  fasciole  interne  mesure  21  mm.  de  lon- 
gueur sur  9,5  de  large,  tandis  que  dans  VEch.  flavescens  ayant 
40  mm.  de  long,  ce  fasciole  mesure  17  sur  11  mm.  On  se  rendra 
compte  facilement  de  cette  différence  en  comparant  les  deux 
dessins  (tîg.  10  et  15)  qui  représentent  ces  deux  Eclànocardium 
et  dont  les  contours  du  test,  du  fasciole,  des  pétales,  etc.  ont  été 
calqués  sur  des  photographies. 

Je  n'ai  pas  eu  à  ma  disposition  d'Ech.  liennatîfiduni  plus  petit 
que  l'échantillon  que  j'ai  figuré  ici  et  je  ne  sais  pas  si  les  dimen- 
sions relatives  du  fasciole  sont  exactement  conservées  sur  les 
exemplaires  plus  jeunes. 

Il  est  un  autre  caractère  qui  permettra  de  distinguer  les  EcJi. 
pennatifldum,  même  ti'ès  jeunes,  de  VEch.  flavescens  :  c'est  la 
forme  des  tubercules  de  la  face  dorsale  du  test.  Dans  la  pre- 
mière espèce,  ceux-ci  sont  très  régulièrement  distribués  et  d'une 
taille  uniforme  sur  toute  l'étendue  de  cette  face  (sauf  bien  en- 
tendu en  dedans  du  fasciole  interne).  Au  contraire,  chez  VEch. 
flavescens  on  observe  toujours,  de  chaque  côté  de  l'ambulacre 
antérieur,  une  rangée  plus  ou  moins  régulière  de  tubercules 
beaucoup  plus  gros  que  les  autres  et  tranchant  nettement  par 
leur  taille  sur  ces  derniers.  En  outre,  ces  mêmes  gros  tuber- 


SUR  LES  ECHINOCARDIUM  DE  LA  MEDITERRANEE.        187 

cules  se  retrouvent  plus  ou  moins  nombreux  dans  les  deux 
régions  interradiales  antérieures  et  parfois  môme  dans  les  inter- 
radius latéraux. 

Je  remarque  également  que  les  ambulacres  pétaloïdes  anté- 
rieurs et  postérieurs  forment  ensemble,  de  chaque  côté,  un  angle 
plus  ouvert  chez  VEclt.  flavescens  que  chez  VEcli.  pennatifiduni 
où  les  ambulacres  antérieurs  sont  plus  rapprochés  du  diamètre 
transversal  du  test.  Il  en  résulte  que  les  régions  interradiales 
antérieures  sont  plus  petites,  tandis  que  les  régions  interradiales 
latérales  sont  plus  allongées  chez  VEch.  flavescens  que  chez 
VEcJi.  pennatifldum. 

J'ajouterai  enfin  que  les  pédicellaires  pourront,  dans  certains 
cas,  fournir  un  élément  précieux  pour  la  distinction  des  deux 
espèces  ;  la  forme  des  pédicellaires  tridactyles  de  VEch.  flavescens 
notamment  est  très  caractéristique.  Malheureusement  ces  or- 
ganes ne  sont  pas  toujours  très  abondants,  sui'tout  dans  les 
petits  échantillons,  et  ils  ne  peuvent  être  étudiés  sur  les  spéci- 
mens desséchés. 

La  table  dichotomique  suivante  permettra  d'arriver  facile- 
ment à  la  détermination  des  Echinocardium  de  nos  côtes. 

ILe  sillon  ambulacraire  antérieur,  large,  se  continue  eu  s' at- 
ténuant jusqu'aux  pores   génitaux,    en   traversant  le  fasciole 
interne  ;  pétales  antérieurs  horizontaux Ech.  cordalum. 
,,,....,....-...,...     V         Le  sillon  ambulacraire  antérieur,  étroit  et  court,  est  limité 
antérieur      i    à  la  face  antérieure  verticale  tlu   test  et  s'arrête  brusquement 
1     au  bord  antérieur  du  fasciole  interne  ;  pétales  antérieurs  verli- 

\     eaux Ech.  méditer ranewn. 

Le  fasciole  interne  est  large  et  court;  le  sillon  ambulacraire 
antérieur  est  bordé  d'une  rangée  de  gros  tubercules  et  les 
régions  interradiales  de  la  face  dorsale  du  test  offrent  des 
tubercules   analogues    irrégulièrement  distribués  ;    espèce    de 

petite  taille Ech.  flavescens. 

Le  fasciole  interne  est  très  allongé  et  étroit  ;  la  face  dorsale 
est  uniformément  couverte  de  tubercules  égaux  ;  espèce  pou- 
vant atteindre  une  grande  taille Ech.  pennatifidum. 

Lyon-Monplaisir,  13  juillet  1898. 


Andiulacre 

antérieur  à 

lleur   du   test 


STATISTISCHER  BEITRAG 

ziir 

Kenntniss  des  Vorkommens  von  Nematoden 

in  Vogelu 

von 
Walter  VOLZ. 


Arheit  aiis  der  zoologischen  Anstalt  der  Universitdt  Basel 

Im  zoologischen  Institut  wurden  von  Herrn  K.  Wolff- 
HiiGEL  eine  grosse  Anzahl  von  Vôgeln  auf  Darmparasiten 
untersucht.  Die  Nematoden  liât  mir  derselbe  in  verdankens- 
werter  Weise  zur  Bestimmung  ûberlassen  ;  die  ubrigen  Wiirmer 
werden  von  anderer  Seite  untersucht.  Herrn  Prof.  Dr.  F. 
ZscHOKKE,  der  mich  bei  dieser  Arbeit  mit  Rat  und  Tat  unter- 
stûtzte,  spreche  ich  hiermit  meinen  Dank  aus.  Die  Arbeit  be- 
schaftigte  mich  von  Mitte  Dezember  1897  bis  Mitte  Marz 
1898.  Ich  werde  mich  begniigen,  die  Resultate  dazu  zu  ver- 
wenden,  eine  Uebersicht  liber  das  Vorkommen  und  die  Ver- 
breitung  der  gefundenen  Nematoden  zu  geben. 

In  den  Zusammenstellungen  werden  nur  die  vollkommen 
sicher  bestimmten  Arten  aufgetûhrt.  Es  fanden  sich  noch  ca. 
6  Arten,  deren  Bestimmung  einstweilen  unmôglich  war,  letztere 
stammen  aus  folgenden  Wirten  :  Corvus  cornix,  Corvus  corone, 
Garndus  gkmdarius,  Upupa  epops,  Chunga  Burmeisteri,  Ardea 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1898.  .  13 


190 


WALTER   VOLZ. 


cinerea,  Gallïmda  cJilorojms.  Icli  behalte  rair  vor,  eventuell 
spâter  darauf  zurtickzukommen  und  die  daruiiter  sicli  findenden 
neuen  Species  zu  besclireiben. 

Wo  keine  spezielle  Bemerkung  beigefiigt  ist,  stammt  der 
betreffende  Vogel  aus  der  nàheren  Umgebiing  von  Basel  oder 
Freiburg  i.  B. 

Es  wurde  fast  ausschliesslich  der  Verdauungstractiis  auf 
Parasite!!  ui!tersucht. 

Folgeiide  Tabelle  !ï!ag  zur  Orientierung  tiber  die  gefundei!ei! 
und  bestimmten  Nematoden  dienen  : 


Parasit 


Wirt 


Bewohntes  Organ 


1 .  Ascaris    spiralis  ,    Otus  vulcjaris. 


Rud. 

Ascaris  depressa 
Rud. 


3 .  Ascaris    spiculi- 
gera  Rud. 

4 .  Ascaris  ensicau- 
data  Rud. 


Heterakis  inflexa 
Rud. 

Heterakis  vesicti- 
laris  Frôl. 


7 .  Strongyluspapil- 
latus  V.  Linst. 

8.  Strongylus  dimi- 
diatus  Dies. 


Astur  palumbarius,  Accipiter  ni- 
sus,  Buteo  vulgaris,  Circns 
cyaneus . 

Podiceps  minor. 

Corvus  corone,  Corvus  frugile- 
gus,  Garrulus  glandarius, 
Alauda  spec,  Turdus  viscivo- 
rus. 

Tetrao  nrogallus,  Tetrao  tetrix, 
Tetrao  bonasius  (Russland). 

Tetrao  urogallus,  Perdix  saxa- 
tilis,  Starna  cinerea,  Gallus 
domesticus,  Phasianus  colchi- 
cus,  Phasianus  pictus,  Cros- 
soptilon  mantschuricus  (in  Ge- 
fangenschaft),  Polyplectron  bi- 
calcaratum  (in  Gefangensch.), 
Pavo  cristatus. 

Tetrao  tetrix. 

Bhea  americana  (zoologischo.r 
Garten). 


Intestinum . 

Intestinum,  Ventri- 
culus . 


Intestinum,   Cavum 
abdominale  (?) 


Intestinum,  Cœcum, 
Intestinum,  Cœcum. 


Co'cum. 


VORKOMMEN  VON  NEMATODEN  IN  VOGELN. 


191 


Parasit 

IV/rt 

Bewohntes  Organ 

9. 

IriehosoiitaPico- 
rum  M.  C.  V. 

Dryocopus  Martius. 

10. 

Tricliosoma  resec- 

Pyrrhocorax  alpinus  (Schweiz), 

Intestinum. 

tiim  Diij . 

Lycos  monedula, 
rone,  Gorvus  frug 
rulus   glandarius, 
data. 

Gorvus  co- 

legus,   Gar- 

Pica  cau- 

11. 

TricliOsoma  Ion- 

Tetrao   tirogallus,   Starna  cine- 

Iiitestinum,  Cœcum. 

(jicolle  Rud. 

rea,  Phasianus  colchiciis. 

12. 

Trichosoma  hre- 

Otis  tarda  (zool.  Garten). 

vicolle  Rud. 

13. 

Trichosoma  obtu- 
sum  Rud. 

Otus   vulgaris,   Bra 
Uistris. 

chyotus  pa- 

Intestinum . 

14. 

Trichosoma  Fal- 
conum  Rud. 

Accipiter  nisus. 

Intestinum . 

15. 

Trichosoma  cun- 

Gorvus  corone,  Gorvus  cornix. 

Oesopliagus. 

tortum  Crepl. 

1(3. 

Filaria  tricuspis 

Gorvus   coro7ie,   Cor 

vus    cornix, 

Cavum  abdominale. 

Fedtsch . 

Corvus  frugilegus, 
garis. 

Merula  vtil- 

17. 

Filaria    horrida 

Bhea    americana    (zoologischer 

Cavum  thoracale  u. 

Dies. 

Garten) . 

Musculat.  d.  hin- 
tern   Extremitât. 

18. 

Filaria  îeptopte- 
ra  Rud . 

Accipiter  nisus. 

Ventriculus,  Intes- 
tinum. 

19. 

Filaria  attenuata 
Rud. 

Garrulas  glandarius 

Cavum  abdominale. 

20. 

Dispharagus  an- 

Corvus  corone.    Cor 

vus   cornix, 

Unter    der    Tunica 

thiiris  Rud. 

Gorvus   frugilegus 
glandarius. 

,    Garrulus 

ventriculi . 

21. 

Dispharagus  la- 
ticeps  Rud. 

Accipiter  nisus. 

22. 

Spiroptera  trun- 
cata  Crej)!. 

Upupa  epops. 

23. 

Physaloptera 
alata  Rud. 

Accipiter  nisus. 

Oesophagus,'  Inglu- 
vies,  Ventriculus. 

24. 

Angiostomum 
sanguinolentum 
(?)  V.  Linst. 

Otus  vulgaris. 

Cavum  abdominale. 

192  WALTER   VOLZ. 

ûber  die  Nematodenfauua  jedes  einzelnen  Wirtes. 


I    Rhea  americana  Lam.  (zool.  Garten). 

Strongylus  dimidiatus  Dies.  çf  und  Ç  in  zahlreichen  Exem- 
plaren. 

Filaria  horrida  Dies.  çf  iind  Ç  iu  zahlreichen  Exemplaren. 

II.    ASTUR   PAUIMBARIUS   L. 

Ascaris  depressa  Rud. 

III.    ACCIPITER   NISUS    L. 

Von  16  untersuchten  Individuen  waren  12  mit  Nematoden 
besetzt.  Ascaris  depressa  Rud.  bewohnte  3,  Trichosoma  Fal- 
conum  Rud.  ebenfalls  3,  Filaria  leptoptera  Rud.  4,  Dispharagiis 
latïceps  Rud.  1,  Physaloptera  alata^uà..  5  Individuen. 

Maximalzahlen  :  Ascaris  depressa  7  (1  ç^ ,  6  Ç),  Trïclio- 
soma  Falconum  3,  Filaria  leptoptera  1,  Dispharagus  latïceps  1, 
Physaloptera  alata  9  (2  ç^ ,  7  Q). 

1  Accipiter  nisus  enthielt  2  Species  {Ascaris  depressa  und 
Dispharagus  latïceps).  2  enthielten  je  3  Species  (Trichosoma 
Falconum,  Filaria  leptoptera,  Physaloptera  alata  ;  Ascaris  de- 
pressa, Filaria  leptoptera,  Physaloptera  alata). 

IV.  BuTEO  VULGARIS  Bechst. 

Untersucht  wurden  16  Stiick,  von  diesen  enthielten  5  Rund- 
wurmer  und  zwar  nur  Ascaris  depressa  Rud.,  im  Maximum  5-7 
Stiick. 

V.    CiRCUS   CYANEUS    L. 

Ascaris  depressa  Rud.  (1  cf ,  1  9). 


VORKOMMKN    VOX    NKMArODKN    IN    VOGELN.  193 

VI.  Otus  vulgaris  Flemm. 

Ascaris  spiralis  Rud. 

Trichosoma  ohtusum  Rud. 

Angiostomum  sanguinolentum  (?)  v.  Linst. 

VII.  Brachyotus  palustris  Foi'St. 
Trichosoma  ohtusum  Rud. 

VIII.  Pyrrhocorax  alpinus  L.  (Schweiz). 
Trichosoma  resectum  Diij. 

IX.  Lycos  monedula  L. 
Trichosoma  resectum  Du j . 

X.  CORVUS    CORONE    L. 

Im  ganzen  wurden  155  Stiick  untersucht,  davon  waren  67 
frei  von  Nematoden. 

Von  Ascaris  ensicaudata  ivud.  wareu  5,  von  Trichosoma  re- 
sectum Duj>  7,  von  Filaria  tricuspis  Fedtscli.  5,  von  Disphara- 
gus  anthuris  Rud.  77  p]xemplare  bewohnt;  das  einzige,  dessen 
Oesophagus  untersucht  wurde,  enthielt  von  Trichosoma  contortum 
Crepl.  10  Ç. 

Maximalzahlen  :  Ascaris  ensicaudata  1,  Trichosoma  resec- 
tum ca.  40  {çj'  und  Q),  Trichosoma  contortum  10  Ç>,  Filaria 
tricuspis  8  {çf  und  Q),  Dispharagus  anthuris  12  (2  (^f ,  10  Q). 

12  Individuen  von  Gorvus  corone  beherbergten  2  Arten  von 
Nematoden  gleichzeitig  {Trichosoma  resectum,  Dispharagus 
anthuris;  Filaria  tricuspis,  Dispharagus  anthuris;  Ascaris 
ensicaudata,  Dispharagus  anthuris  ;  Trichosoma  contortum ,  Dis- 
pharagus anthuris). 

XI.  CORVUS   CORNIX   L. 

Von  den  6  untersuchten  waren  4  bewohnt  und  enthielten  : 
Trichosoma  contortum  Crepl.,  Filaria  tricuspis  Fedtsch.,  Dis- 
pharagus anthuris  Rud . 

13* 


194  WALTEll   VOLZ. 

XII.    CORVUS   FRUGILEGUS   L. 

16  von  47  untersuchten  Exemplaren  waren  von  Nematoden 
frei,  allerdings  wurde  der  Oesophagus  nie  berticksichtigt. 

Es  beherbergten  :  Ascaris  ensicaudata  Rud.  I,  Trichosoma 
resedum  Duj.  15,  Filaria  tricuspis  Fedtsch.  3,  Dispharagus 
anthîiris  21  Saatkràhen. 

Maximalzahlen  :  Ascaris  ensicaudata  1,  Trichosoma  resec- 
tum  43  (8  o*,  35  Ç),  Filaria  tricuspis  4  (1  çf,  3  Q),  Disj^ha- 
ragus  anthuri s  47  {18  (j' ,  29  Q). 

10  Individuen  von  Corvus  frugilegus  enthielten  2  Arten  von 
Rundwiirmern  {Trichosoma  resertum,  Dispharagus  anthuris; 
Filaria  tricuspis,  Dispharagus  anthuris).  1  Individuum  enthielt 
3  Species  zugleich  {Trichosoma  resectum,  Filaria  tricuspis  und 
Dispharagus  anthuris) . 

XIII.  PiCA  CAUDATA  Boie. 
Trichosoma  resectum  Duj . 

XIV.  Garrulus  glandarius  L. 

Es  wurden  im  ganzen  76  Exemplare  (9  ohne  Magen)  unter- 
sucht,  von  denen  18  Nematoden  enthielten. 

Bewohnt  von  Ascaris  ensicaudata  Rud.  waren  5,  von  Tri- 
chosoma resectum  Duj.  2,  von  Filaria  attenuata  Rud.  5,  von 
Dispharagus  anthuris  Rud.  6. 

Maximalzahlen  :  Ascaris  ensicaudata  ca.  20  {çf  und  Ç>), 
Trichosoma  resectum  1,  Filaria  attenuata  6  Ç,  Dispharagus 
anthuris  5  Ç . 

Von  2  Nematodenspecies  zugleich  bewohnt  waren  4  Indivi- 
duen {Ascaris  ensicaudata,  Filaria  attenuata;  Trichosoma  resec- 
tum, Filaria  attenuata  ;  Filaria  attenuata,  Dispharagus  anthu- 
ris). 

XV.  Dryocopus  Martius  L. 

Trichosoma  Plcorum  M.  C.  V. 


VORKOMMEN  VON  NEMATODEN  IN  VÔGELN.  195 

XVI.  Upupa  epops  L. 
Spiroptera  truncata  Crepl. 

XVII.  Merula  vulgaris  Leach. 
Filaria  tricuspis  Fedtsch. 

XVIII.    ÏURDUS   VISCIYORUS   L. 

Ascaris  ensicaudata  Rud. 

XIX.  Alauda  spec. 
Ascaris  ensicaudata  Rud. 

XX.  Tetrao  urogallus  L. 

Von  47  untersuchten  Exemplaren  beherbergten  19  keine 
Rundwurmer. 

Es  wurden  bewohnt  von  Heterakis  inflexa  Rud.  21,  von 
Heterakis  vesicularis  Fr6\.  \,  von  Trichosoma  longicoUe  Rud.  9. 

Maximalzahlen  :  Heterakis  inflexa  58  (27  (^f,  31  Ç),  Hete- 
rakis vesicularis  1,  Trichosoma  longicoUe  ca.  26  (1  q*,  ca. 
25  9). 

3  Auerhàhne  enthielten  je  2  Arten  (Heterakis  inflexa,  Tri- 
cJiosoma  longicoUe),  1  enthielt  3  Arten  zugleich  {Heterakis  in- 
flexa, Heterakis  vesicularis,  Trichosoma  longicoUe). 

XXI.  Tetrao  tetrix  L. 

Von  den  10  untersuchten  waren  6  frei  von  Rundwiirmern, 
die  andern  enthielten  Heterakis  inflexa  Rud.  (Maximum  2  çf , 
8  Ç)  und  Strongyliis papillatus  v.  Linst.  in  grosser  Zahl. 

XXII.  Tetrao  bonasia  L.  (Russland). 
Heterakis  inflexa  Rud.  (3  ç^,  5  Ç). 

XXIII.    PtRDIX   SAXATILIS   M.    W. 

Heterakis  vesicularis  Frôl.  (ca.  15  q*  und  Ç). 


196  WALTEK    VOLZ. 

XXIV.  Starna  cinerea  L. 

1 1  von  deu  IG  untersuchten  waren  von  Nematoden  unbe- 
wohnt,  4  enthielten  Heterakis  vesicularis  Frol.,  1  Trichosoma 
longicoUe  Rud. 

XXV.  Gallus  domesticus  Briss. 
Heterakis  vesicularis  Frol. 

XXVI.  Phasianus  colchicus  L. 

Im  ganzen  wurden  10  untersucht,  davon  waren  7  von  Nema- 
toden besetzt,  aile  dièse  enthielten  Heterakis  vesicularis  Frol. 
(Maximum  iiber  20)  und  1  ausseidern  Trichosoma  longicoUe  Rud. 

XXVII.  Phasianus  pictus  L. 
Heterakis  vesicularis  Frol.  in  grosser  Zabi. 

XXVIII.  Crossoptilon  mantschuricus  Swinhol. 
(in  Getangenschaft). 

Heterakis  vesicularis  Frol. 

XXIX.    POLYPLECTRON   BICALCARATUM   Gray. 

Heterakis  vesicularis  Frol.  (iiber  20). 

XXX.  Pavo  cristatus  L. 
Heterakis  vesicularis  Frol.  (ca.  15). 

XXXI.  Otis  tarda  L.  (zoolog.  Garten). 
Trichosoma  brevicolle  Rud. 

XXXII.   PODICEPS   MINOR   Gm. 
Ascaris spiculiger a  Rud.  (ll(2f,4  Q). 

Der  Reichtum  an  Nematodenspecies  ergîbt  fur  die  untersuch- 
ten Vôgel  folgende  Reihenfolge  :  Accipiter  nisush.  5  Species, 
Corvus  corone  L.  5,  Corviis  frugilegus  L.  4,  Garrulus  glan- 
darius  L.  4,   Otus  vulgaris  Flemm.  3,    Corvus  cornix  L.    3, 


VORKOMMEN  VON  NEMATODEN  IN  VÔGELN.  197 

Tetrao  iirogallus  L.  3,  Folgende  enthielten  2  Species  :  Bliea 
americana  Lam.,  Tetrao  tetrix  L.,  Starna  cinerea  L.,  Pha- 
sianus  cokhicus  L.,  die  ûbrigen  nur  eine  Species. 

Am  regelraâssigsten  scheinen  die  Bahenvôgel,  Rauhvogel  und 
HuJiner  von  Nematoden  besetzt  zu  sein^  gleichzeitig  treten  bei 
ihnen  die  Rundwûrmer  in  grôsster  Individuenzahl  auf. 
Sitz  der  Nematoden  : 

Intestinum  10  Species. 

Cœcum  4 

Cavum  abdominale  4  » 

Ventriculus  3 

Oesophagus  2 

Cavum  tlioracale  1  » 

Musculatur  1  » 

Tunica  ventriculi  1  » 

Ingluvies  1  » 

Fiir  folgende  Arten  wurden  neue  Wirte  gefunden  : 

Ascaris  ensicaudata  Rud.  in  Alaiida  spec. 

Heterakis  inflexa  iiud.  in  Tetrao  tetrix  und  Tetrao  honasia. 

Heterakis  vesicidarls  Frol.  in  Grossoptilon  mantschuricus  und 
Foli/plectron  hicalcaratum . 

Strongylus papiïlatus  v.  Linst.  in  Tetrao  tetrix. 

Trichosoma  Picorum  M.  C.  V.  in  Dryocopus  Martius. 

Trichosoma  resectum  Duj.  in  Pyrrhocorax  alpinus,  Corvus 
corone  und  Pica  caudata. 

Trichosoma  brevicoUe  Rud.  in  Otis  tarda. 

Trichosoma  o6^^/s^^m  Rud.  in  Brachyotus  palustris. 

Filaria  tricuspis  Fedtsch.  in  Menda  vulgaris. 


198  WALTER   VOLZ. 


Zur  Bestimmung  wurde  folgende  Litteratur  benutzt  : 

DiEsiNG,  C.  M.  —  Systema  Helminthum,  1851. 

DuJARDiN,  F.  —  Histoire  naturelle  des  Helminthes,  1845. 

Eberth,  J.  —  Untersuchungen  liber  Nematoden,  1863. 

V.  LiNSTOw,  0.  —  Compendium  der  Helminthologie,  1878  uiid  1889. 

—  Archiv  fur  NaturgeschiclUe,  XXXIX,  187;3. 

—  Ibidem,  XLI,  1875. 

—  [bidem,  XLJll,  1877. 

—  Ibidem,  XLV,  1879. 

—  Ibidem,  XL VI,  1880. 

—  Ibidem,  XLVIII,  1882. 

—  Ibidem,  XLIX,   1883. 

—  Ibidem,  IV,  1884. 

LiNTON,  E.  —  Notes  on  avian  entozoa.  Smithsonian  lustitulioii,  1892. 
MoLiN,  R.  —  Denkschrift  der  k.  Akademie,  XIX,  18(51. 
Schneider,  A.  —  Monographie  der  Nematoden,  1866. 

Stossigh,  m.  —  Bolletino  délia  Società  Adriatica  ^di  Scienze  Naturali  in  ïriesle, 
IX,  1887. 

—  Societas  Historico-Natiualis  Croatica,  IV,  1<S89. 

—  Il  Génère  Physaloptera  Rudolphi.  Lavoro  Monogralico,  1889. 

—  Societas  Historico-xXatm-alis  Croatica,  V,  1890. 

—  //  Génère  Trichosoma  Rudolphi.  Lavoro  Monografico,  1890. 

—  Societas  Historico-Naturalis  Croatica,  VI,  1891. 

—  Il  Génère  Dispharagus  Dnjiiniin.  Lavoro  Monotjralico,  1891. 

—  //  Génère  Angiostomum  Dujardin,  1893. 

—  Bolletino  délia  Società  Adriatica  di  Scienze  naturali  in   Trieste. 

XIV,  1893. 

—  //  Génère  Ascaris  Linné.  Lavoro  Monografico,  1896. 

—  Filaria  e  Spiroptere.  Lavoro  Monografico,  1897. 
Studer,  Th.  und  Fatio,  V.  — Katalug  der  schweizerischen  Vôgel,  1892. 

Anmerkung.  —  Warend  des  Druckes  erschien  : 
MiiHMNG,  p.    —  Die  Helminthen-Fauna  der   WirbcUiere  Ostpreussens.  Arch.  f. 
Naturgesch.  I.  1898. 


Ein  Beitrag 
ziir  Kenntnis  der  Myriapodenfauna  der  Scliweiz 


von 
Hans  ROTHENBÙHLER. 

Hiei'zu  Tafel  o,  6  und  7. 


EINLEITUNG 

Seit  dem  Ersclieinen  von  Prof.  Dr.  Latzels  Fundamentalwerk, 
welches  die  moderne  Myriapodenforschung  begriindete,  wird 
diesem  Zweige  der  Naturwissenschaft  stets  wachsende  Auf- 
merksamkeit  zugewendet.  Walirend  voii  den  âltern  Autoren 
zum  grossen  Tlieil  nielir  oder  weniger  iinklare,  aiif  Farbe  und 
anssern  Habitus  beziigbche  und  oft  vieldeutige  Beschreibungen 
geliefert  wurden,  treifen  wir  in  Latzels  Bucb  zum  ersten  Maie 
klare  und  scbarfe,  auf  bestimmte  morpbologische  Merkmale 
gegriindete  Diagnosen.  In  den  letzten  Jabren  baben  eine  Reibe 
von  Forscbern  auf  dieser  Basis  weiter  gearbeitet  und  einen 
ungeabnten  Reiobtum  von  Formen  bekannt  gegeben  :  die  Zalil 
derselben  vergrossert  sicb  stetig,  je  mebr  bis  dabin  unerforscbte 
Gebiete  in  die  Untersucliung  einbezogen  werden.  So  kennen  wir 
die  Mj'riapodenfauna  Steiermarks  durcb  Attems,  und  diejenige 
Rheinpreussens  durcli  Veiihœff,  von  diesem  Autor  ausserdem 

Rev.  Suisse  de  Zool.  T.  6.  1899.  14 


200  HANS   ROTHENBUHLER. 

eine  grosse  Zahl  neuer  Formen  aus  Osterreich  imd  aiidern  Lâii- 
dern;  ûber  die  ^fyriapodeii  Fraiikreichs  haben  wir  die  Arbeiten 
Brôlemanns  imd  Latzels,  liber  italieiiische  diejeiiigen  von 
Fanzago,  Berlese,  Fedrizzi  uiid  Silvestri. 

Die  Scliweiz  aber  war  trotz  ihrer  centralen  Lage  lange  Zeit 
eine  «  Terra  incognita.  »  Ausser  gelegentliclien,  kurzen  Bemer- 
kungen  besitzen  wir  aus  friihern  Jahren  nur  die  Arbeit  von 
Am  Stein(I)  ^  ûber  die  Myriapoden  (Traul)undens  aus  deui  Jahr 
1857,  in  welclier  22  Arten  von  I)ii)loi)()den  und  16  Arten  Cliilo- 
poden  aufgefiihrt  werden  ;  von  den  erstern  wurden  15  als  gute 
Arten  von  Verhœff  anerkannt  ;  von  den  letztern  diirften  5  Arten 
schwer  zu  identiticiren  sein.  Neuern  Datums  ist  die  Arbeit 
Yerhœffs  (57)  vom  Jahre  1894,  worin  17  teils  ganz,  teils  fur 
das  Gebiet  der  Scliweiz  neue  Arten  niitgeteilt  werden;  dazu 
kommen  noch  9  von  Am  Stein  nacligewiesene,  aber  von  Ver- 
hœff nicht  wiedergefundene  Arten.  t'ber  die  Myriapoden  der 
Umgebung  von  Clenf  publicierten  ini  Jahr  1 89  5  Henri  de  Saussure 
und  Dr.  Zehntner  eine  nacligelassene  Arbeit  des  fîir  die  Wissen- 
scliaft  leider  zu  frtih  verstorbenen  Aloïs  Humbert  (22),  in  welclier 
wir  21  Arten  genannt  tinden;  von  diesen  sind  15  als  unzweifel- 
haft  richtig  anzusehen,  wiihrend  die  Beschreibungen  der  Ubrigen 
nicht  zum  Abschluss  gelangen  konnten. 

Es  war  also  von  einer  Untersuchung  iiber  scliweizerische 
Myriapoden  zu  erwarten,  dass  sie  neue  Resultate  ergeben  wûrde. 
Wenn  sich  dièse  Yoraussetzung  auch  als  richtig  erwiesen  hat, 
so  macht  doch  die  nachstehende  Arbeit  nicht  Anspruch  darauf, 
nur  einigermassen  vollstandig  zu  sein;  dazu  gehort  ein  viel 
lângerer  Zeitraum  des  Sammelns,  als  er  mir  zur  Yerfiigung 
stand.  Sie  will  bloss  in  ihreui  Telle  beitragen  zur  Erweiterung 
unserer  Kenntnisse  ûber  die  MjTiapodenfauna  der  Scliweiz. 

Bei  der  topographisch  so  vielgestaltigen  Obertlachenbeschaf- 

^  Siehe  Litteraturverzeichnis. 


MYRIAPODENFAUNA   DER    SCH\\nEIZ.  201 

feiiheit  dièses  Landes  war  es  ni  dit  mrtgiich,  in  der  angegebenen 
Zeit  das  ganze  (lebiet  zii  beriicksichtigen  ;  es  miisste  eine  Aiiswalil 
getroiïen  werden.  die  ni()gliclist  viele  der  vorkominenden  Ober- 
flâchenfonnen  aiifwies  ;  daher  erstreckt  sich  das  Untersuchungs- 
gebiet  aiif  das  Berner-Oberland.  den  niittlern  Teil  des  Kantons 
Bern,  umfassend  das  Mittelland,  das  Emmenthal  und  den  Ober- 
aargau,  aiif  den  Jura  und  das  Rlionethal.  Dal)ei  sind  aile  H()ben- 
lagen  von  400  —  4000  m.  vertreten,  was  fiir  die  Beobachtung 
der  vertikalen  Verbreitung  der  Arten  von  Vorteil  war.  Geologiscli 
umfassen  die  genannten  Gebiete  folgende  Stufen  :  Alpine  Kalk- 
und  Kreideformation  im  Berner-Oberland  und  am  Genfersee, 
Juraformation  im  Jura,  Molasse  und  Diluvium  im  Emmenthal, 
Mittelland  und  Oberaargau,  krvstallinische  Schiefer  und  Dilu- 
vium im  AVallis. 

Das  bearbeitete  Material  habe  ich  selber  wâhrend  des 
Jahres  1897  und  im  Friihjahr  1898  gesammelt  ;  ausserdem 
ilberliess  mir  Herr  Dr.  Th.  Steck  eine  Anzahl  von  ihm  gesam- 
nielter  Tiere. 

Zur  Bestimmung  dièses  Materials  war  ich  auf  die  Litteratur 
a]]ein  angewiesen,  da  mir  keine  Vergleichstiere  zur  Verfiigung 
standen. 

Die  italienische  Litteratur  wurde  nur  insoweit  beriicksichtigt, 
als  sie  sich  auf  Grenzgebiete  der  Schweiz  bezieht,  und  soviel  zur 
Feststellung  der  neuen  Arten  erforderlich  war. 


202  HANS   ROTHENBÛHLER. 

I.   Ordiuing'  Chilopoda  Latreille. 

1.  Famille  SCUTIGERIDiE  Gervals. 
Gattiing  SCUTIGERA  Lamarck. 
lera  coJeoptrata  L. 


Paul  Godet  giebt  im  «  Rameau  de  sapin  »  (16  a)  ^  eine 
Besclireibung  dièses  Tieres,  iiach  welclier  dasselbe  am  Neueii- 
burgersee  keine  selteiie  Erscheinung  ist.  Am  Genfersee  bel 
Montreux  wurde  es  von  Herrn  Prof.  Dr.  Studer  beobachtet  und 
icli  fand  ein  Exemplar  auf  einem  Schuttplatze  bei  Sion  im  Wallis. 

2.  Famille  LITHOBIIDtî:  Newport. 

Gattung  LITHOBIUS  Leach. 

Lin.   3,   15,   17,   26.  ' 

In  der  Anordnung  der  einzelnen  Arten  dieser  ausserordentlich 
monotonen  Chilopodengattung  folge  icli  der  Gruppierung,  wie  sie 
von  Laïzel  (26,  p.  36)  vorgeschlagen  und  von  Atïems  (3)  durcli- 
gefûhrt  wurde. 

1.  Subgenus  Oligobothrus  Latzel. 
1.  Gruppe  Archilithobius  Stuxberg. 

LifJiobms  crassi2^es  L.  Koch. 

Lut.   •26,  p.  ll>8. 

Bern  und  Umgebung,  liremgartenwald,  Dalilhôlzli,  niclit 
bauiig. 

^  Dnrch  die  nnter  Lift,  ansfffuhrtcn  und  in  (  )  eingeschlossenen  Zahlen  wird 
auf  das  Litteraturverzeichnis  am  Schlusse  hingewiesen. 


MYRIAPODENFAUNA    DER    SCHWEIZ.  203 

Lith.  œruginosus  L.  Koch. 
Lut.   26,  p.  126. 

Bremgartenwald  uiid  Emmenthal,   unter  Moos   uiid  Laub, 
îiicht  liiiufig. 

Lith.  pusiUus  Latzel. 
Lia.  26,  p.  108. 
Wie  vorige,  an  bemoosten  Baumstâmmen. 

LifJi.  mutabUis  L.  Koch. 
Litt.  26,  p.  97. 

Wàlder,  unter  Laub  und  ^loos,  Umgebung  Berns,  Courtclary, 
Jura. 

Lith.  lucifugus  L.  Koch, 
Litt.  26,  p.  120. 
Im  Ennnenthal  an  einem  Waldrand  1  Mânnchen,  1  Weibchen. 

2.  Gruppe  Lithobms  s.  str.  Stuxberg. 

Lith.  forficatus  L. 
Litt.  26,  p.  57. 

In  der  westHchen  Schweiz  ist  er  der  gemeinste  LitJiohius  und 
tiberall  hâufig  anzutreffen  mit  Ausnahme  der  Wâlder,  wo  er 
Lithobius  piceus  und  andern  an  Zabi  entscliieden  nachsteht; 
tiefer  im  Walde  drimien  habe  ich  ihn  iiberhaupt  nicht  gefunden, 
wohl  aber  in  Hecken,  Gebiischen  und  an  Waldrandern,  Mit  Vor- 
liebe  bewohnt  er  die  Umgebung  der  Hâuser,  Hôfe  und  Dôrfer, 
Gebtische  in  offenem  Feld,  Weg-  und  Waldrânder,  Hecken  und 
Scbuttpbltze.  Im  Terrariuin  wurden  Gefangene  mit  Assebi  er- 
niihrt,  dereii  Ringe  sie  sauber  ausnagten.  Eine  Hâutung  konnte 
ich  an  denselben  nicht  beobachten.  Nach  mehr  als  halbjiihnger 
Gefangenschaft  benutzten  sie  eine  giinstige  Gelegenheit  und  ent- 
wichen.    An  keinem  der  von  mir  besucliten  Orte  vermisste  ich 


204  HANS   ROTHENBÛIILER. 

dièse  Art.  Im  Oberlaiid  geht  er  bis  auf  2 100  m.  Hôlie;  dièse 
ali)iiien  Tiere  zeichiieii  sicli  diirch  eine  auiï'alleiid  diinkle  Fârbung 
ans,  ebeiiso  diejeiiigen  ans  deiii  Wallis.  Es  wurdeii  imtersucht 
95  (5,  53  Ç  ;  die  Mânnchen  sind  also  bedeutend  in  Ueberzahl, 
was  im  Hinblick  aiit"  das  iiingekehrte  Verlialtnis  bei  den  Diplo- 
poden  ûberrasclit.  Beifiigeii  ^vill  ich  iiocb,  dass  sich  obige  Zahl 
imr  auf  reife  Tiere  Ijezieht. 

Lltli.  pi  cens  L.  Koch. 

Lin.  26,  p.  (34. 

In  Wâklern  und  Gebiiseben  sehr  verbreitet  und  zahlreich. 

Emmenthal,  MitteHand,  Oberaargau,  Jura,  am  Genfersee,  im 

Wallis,  im  Berner-Oberland  ;  hier  auch  liber  der  Waldgrenze  in 

2100  m.  Hohe;  dièse  letztern  Exemplare  sind  auffallend  dunkel. 

Llth.  (jlahratus  C.  Koch. 
Litt.  26,  p.  74. 
Bernisches  Mittelland,  selten. 

LifJi.  fricuspis  Meinert. 
Litt.  26,  p.  76. 
Findet  sich  mit  L.  piceiis  an  denselben  Orten  und  ni  ungefiihr 
gleicher  Anzahl. 

Lifh.  (lentatns  C.  Koch. 
Litt.  26,  p.  80. 
Verbreitung  wie  bei  L.  p)keus,  tritt  jedocli  lange  nicht  so 

zahlreich  auf. 

LltJi.  agilis  C.  Koch. 

Litt.  26,  p.  78. 

Villeneuve,  am  Genfersee,  zwei  Weibchen. 

LifJi.  auJcKXipus  Latzel. 
Litt.  26,  p.  84. 
Courtelary,  Jura,  im  Walde,  1  Mânnchen,  2  Weibchen. 


MYRIAPODENFAUXA   DER   SCHWEIZ.  205 

L'dli.  p^ifinKVds  Latzel. 
L'at.  26,  p.  86. 
Bex,  Rlioiiethal,  1  ^laiincheii. 

2.  Siibgt'iius  PoLYBOTHRUS  Latzel. 

Litli.  Jeptopus  Latzel. 
Lia.  26,  p.  o.i. 

Bremgartenwald,  Jura,  Urbaclitlial  (Berner-Oberland),  zu- 
sammen  6  Exeinplare. 

Von  Oswald  Heer  (20  '-")  wird  ein  Lifhohius  alpinus  ans  den 
Graiibundner  Alpeii  bekannt  gemacht,  gegen  welchen  vorlâufig 
niclits  einziiweiideii  ist,  bis  Tiere  von  denselben  Fimdorten 
untersiicht  worden  sind;  docli  vermiite  ich,  dass  es  sich  uni  Litli. 
forficatus  oder  Lith.  piceus  handeln  konnte. 

Ferner  weist  Am  Stein  (1)  aus  deni  Prâttigau  den  Lithohius 
erytlirocephalus  C.  Koch  nach.  Die  iibrigen  von  Am  Stein  aufge- 
fûhrten  Arten,  einschliesslich  einer  neueiiArt,  diirften  scliwer  zu 
erkennen  und  zu  deuten  sein  und  konnen  daher  hier  niclit  in 
Betracht  kommen. 

Ausser  den  vorstehend  angefilhrten  Arten  besitze  ich  noch 
eine  ziemhche  Anzahl  Tiere  von  zweifelhafter  Zugehôrigkeit, 
fur  deren  Bestinnnung  ieli  erst  in  den  Besitz  weitern  und  haupt- 
sâchHch  frischen  Materials  gelangen  niuss,  weil  zmn  Beispiel 
die  Farbenverhâltnisse  an  âltern  Alkoholexeniplaren  nicht  niehr 
mit  Sicherheit  nachgewiesen  werden  konnen.  Zweifellos  wird 
sich  noch  manche  fiir  das  Schweizergebiet  neue  Art  iinden  lassen 
und  filr  verschiedene  der  schon  nachgewiesenen  Arten  werden 
die  Angaben  in  Bezug  auf  Verbreitung  und  Hiiutigkeit  des  Vor- 
konnnens  noch  moditicirt  werden  miissen;  ich  lioffe,  in  einer 
spâtern  Arbeit  darauf  zurtickkommen  zu  konnen. 


206  HANS    ROTHENBÛHLER. 

3.  Familie  SCOLOPENDRIDiî:  Newport. 

Litt.  \,  3,  18,  26. 

Gattung  CRYPTOPS  Leach. 

Cryptops  anomolans  Newport. 

Syn.  Crfjpiojis  punclatxs  C.  Koch. 

Litf.  26,  p.  151. 

Von  meinen  Exemplaren  erreicht  keiiies  die  von  Latzel  ange- 
gebene  Grosse,  wâlirend  die  iibrigen  Merkmale  ubereinstimmen. 
Grôsste  Lange  22  mm. 

Vorkommen  :  In  der  Umgebung  von  Bern  an  alten  Baum- 
striinken,  an  Waklrandern  unter  liaub  und  Steinen,  Botan.  Gar- 
ten,  Bremgartenwakl.  Bei  Bex  an  aken  Kastanienbâumen. 

Cryptops  Jiorfensis  Leack. 
Litt.  26,  p.  im. 
Nickt  kâufig  ;  an  denselben  Orten,  wie  der  vorige. 

4.  Familie  GEOPHILIDiE  Leach. 

Litt.  1,  3,  18,  26,  47. 
Gattung  GEOPHILUS  Leach. 
GeophUus  Sfuderi  n.  sp. 

Dièse  neue,  zii  Ehren  von  Herrn  I*rof.  Dr.  Studer  benannte 
Art,  koïkmt  in  ikrem  âussern  Habitus  GeophUus  longicornis  am 
nâcksten,  iintersckeidet  sick  aber  von  diesem  leickt  durck  die 
stark  vortretenden  Pleuren  der  Analbeine  mit  zakh'eicken,  un- 
gleick  grossen  Poren  mid  durck  die  Kieferfusse,  deren  Piand  iniien 
giatt  und  nickt  wie  bei  longicornis  gekerbt  ist. 


MYRIAPODENFAUNA   DER   SCHWEIZ.  207 

Lange  des  Weibchens,  ich  besitze  5  solche,  aber  kein  Mann- 
chen,  29  bis  35  mm.  Kôrper  nach  vorn  kaum  merklich,  nacb 
hinteii  bedeiiteiid  verschmalert  ;  iiberall  sparlicli  kiirz  behaart. 
Kopfschikl  langer  als  breit,  Stirnschikl  nicht  abgesetzt.  Fiihler 
sehr  lang,  3,5 — 4,7  nnn, 

Mundwerkzeuge  denen  von  Jongicornis  âhnlich,  mit  dem  Unter- 
schiede  jedoch,  dass  die  beiden  Tasterkappenpaare  der  Unter- 
kiefer  statt  einer  mehv  rimdlich  langgezogenen  eine  breite,  drei- 
eckige  Form  zeigen. 

Hilften  des  Kieferfusspaares  seitlich  tiber  das  Kopfschild  vor- 
tretend  ;  ihre  Chitinlinien  abgekûrzt,  auf  der  Mitte  eine  schwache 
Lângsfiirche.  An  der  Basis  des  Klaiiengliedes  bemerkt  man  ein 
kk^ines,  stumpfes  Zahnchen.  Die  Kkiiien  iiberragen  geschlossen 
die  Kopfspitze  nur  wenig  ;  ihr  Innenrand  ist  nicht  wie  bei  Jongi- 
cornis gekerbt,  sondern  ganz  glatt. 

Die  Sculptur  der  Iliicken-  und  Bauchschikle  zeigt  Ueberein- 
stimmung  mit  longicornls;  auf  ersteren  bemerken  wir  also  zwei 
Lângsfiirchen,  auf  letzteren  im  Vorderteile  des  Kôrpers  ein  tiefes 
Griibchen,  das  auf  den  hintern  Schiklen  in  eine  Langsfurche 
iibergeht.  Die  Bauchporen  stehen  in  einem  bandformigen,  nacli 
beiden  Seiten  verschmalerten  Porenfelde  vor  dem  Hinterrand  der 
Bauchschikle. 

Der  Hinterrand  der  17  bis  18  ersten  Bauchschikle  ist  in  ein 
kurzes  Zâi)fchen  mit  abgerundeter  Spitze  und  nur  wenig  ver- 
breiteter  Basis  ausgezogen,  welches  die  Vorstreifen  des  nâclist- 
folgenden  Schildes  trennt.  Bei  G.  longicornis  sind  die  entspre- 
chenden  Bildungen  viel  weniger  differenziert,  indem  dort  die 
zâpfchenartigen  Vorsprtinge  allmâhlich  in  den  Hinterrand  der 
Schilde  sich  verflachen.  Letzter  Bauchschild  breit,  mit  geraden, 
nach  hinten  konvergierenden  Seitenkanten.  Zahl  der  Beinpaare 
53 — ^57  ;  das  vorletzte  derselben  nur  wenig  dûnner,  aber  bedeu- 
tend  ktirzer,  als  das  Analbeinpaar.  Das  letztere  lang,  mit  deut- 
lichen  Krallen  versehen  ;  die  Analpleuren  auffallend  verbreitert  ; 


208  HANS   ROTHENBÛHLER. 

aiif  (1er  Unterseite  befindeii  sich  je  1 5 — 2 1  ungleicligrosse  Poren 
in  iiiireiieliiiassi,i>er  Lai^ening;  jo-e\V()lmlich  sind  eiiiige  dersellien 
vom  Seiteiirand  des  Bauclischildes  lialb  verdeckt.  Die  zwei  Aiial- 
poren  sind  gut  sichtbar. 

Vorl^ommen  :  Unter  Steinen  und  totem  Laub  ini  Walde,  Breni- 
gartenwald,  Moosseedorl  Jura. 

Geoph.  Jinearis  C.  Koch. 

Liti.  26,  p.  189. 

In  der  westlichen  Schweiz  iiberall  gemein,  wenn  auch  infolge 
seiner  versteckten  Lebensweise  nirgends  bautig  anziitretïen.  In 
Inniiusreiclier  Gartenerde,  im  Walde  unter  Steinen,  in  faulen 
Baumstrtlnken,  in  den  tiefern  Laubschichten  sammelte  icli  an 
die  40  Exemplare. 

Geopli.  Ion  g}  corn  Is  Leacli. 
Litt.  26,  pag.  179. 

Findet  sich  mit  der  \  origen  Art  an  denselben  Orten  in  ziem- 
licher  Haufigkeit.  Ein  intéressantes  Vorkonmniis  will  ich  hier 
erwâhnen,  welches  unser  Tier  als  kûhnen  Eâuber  kennzeichnet. 

Im  Jura  fand  ich  nâmlich  unter  einem  Stein  ein  Exemplar 
dieser  Art  mit  einem  grossen  Piegenwurm  im  Kampfe.  Der 
Tausendfiissler  batte  seine  Giftkrallen  tief  in  den  Leib  des  Wur- 
mes  geschlagen,  welcher  augenscheinlich  von  langem  Kampfe 
schon  ganz  ermattet  war,  denn  seine  Bewegungen  und  Win- 
dungen  waren  langsam  und  trage  ;  sein  Angreifer  jedocli  sclilug 
immer  von  neuem  seine  Giftkrallen  in  den  Leib  seines  Opfers  ; 
plôtzlich  mochte  ihm  indes  die  verânderte  Situation  tiihlbar 
werden,  er  liess  los  und  suchte  zu  entHiehen;  meine  Pincette 
hinderte  ihn  daran.  Es  war  ein  grosses  Weibchen  von  37  nnn. 
Lange. 


MYRIAPODENFAUNA   DER    SCHAVEIZ.  209 

Geoph.  eJectrkus  L.  var.  alpesfris  Yerh. 
Litl.  '26,  pag-.  187  ;  o9,  pag-.  :\ï9. 

An  dem  iiacli  vorii  uiul  hiiiteii  bedeiitend  versclimalerten  Kor- 
per,  verbiinden  mit  seiner  ansehnlichen  Grosse,  ist  dièse  Geo- 
pliilide  leicht  von  andeni  Art  en  zu  uiitersclieiden.  Sehr  gut 
charakterisiert  ist  sie  feriier  durch  die  breit  niereiifOrmigen 
Vordergruben  der  Veiitrali)latten  auf  deii  vordeni  Bauclischildeii, 
wie  Verhœff  (59)  sie  abgebildet  bat. 

Ein  Weibcben  von  35  mm.  Lange  bat  65  Beinpaare.  Aiif  dem 
nicbt  vom  Bauchschild  bedeckten  ïeil  der  Analpleuren  stehen 
jederseits  7  Poren  in  folgender  Anordnimg:  2  grosse  am  Rande 
des  Bauchschildes,  4  kleinere  daneben  in  einer  gebogenen  Lângs- 
reihe,  1  Porus  entfernt  auf  dem  bintern  Teil  der  Pleure.  Anal- 
poren  gross. 

Vorkommen  :  Ein  Weibcben  fand  icb  im  Bremgartenwald  in 
einem  faulen  Baumstrunk.  Seitlier  erbielt  icb  durcb  Herrn  Se- 
minarlehrer  F.  Siegenthaler  zwei  ïiere  dieser  Art,  welcbe 
anfangs  November  1898  in  den  Anlagen  des  Seminars  auf  dem 
Muristalden  bei  Bern  gesammelt  worden  waren,  wo  sie  sich  durch 
ihr  starkes  Leucbten  in  der  Abenddjimmerung  bemerkbar  ge- 
maclit  batten. 

Amnerhung  :  Geopliihis  ferrugineus  wird  von  Am  Sïein  aus 
dem  Prâttigau  angegeben. 

GattLing  SC0L10PLANES  Bergsoe  und  Meinert. 
Litt.  1,  3,  18,  26,  47. 

Scolioplanes  acuminatus  Leacli. 
Litt.  26,  pag.  192. 

SâmmtbcbeMânncben,  welcbe  icb  von  dieser  Art  besitze,  haben 
39  Beinpaare,  die  Weibcben  41 — 43.  Die  Farbe  der  Tiere  ist 


210  HAN8   ROTHENBUHLER. 

am  i^anzen  Korper,  mit  Aiisnahme  der  etwas  hellern  Bauch- 
schilde,  ein  gleichmâssiges  Iiostrot. 

Vorkonunen:  Umgegend  von  Beni  an  verscliiedenen  Orten, 
Jura  ini  Walde  unter  Steinen,  Bex  in  alten  Kastanienstrûnken, 
Villeneuve  an  einer  feuchten  Kalksinterwand. 

y  Scol.  crassipes  C.  Koch. 

Lin.  26,  pag.  19i. 

In  der  Farbe  der  vorigen  Art  gleicli,  die  Baucliscliilde  jedoch 
etwas  melir  aufgeliellt  ;  weniger  hâufig,  als  die  vorige  Art. 

Icli  sammelte  liievon  inir  2  AVeibchen  und  1  Mânnclien.  Die 
erstern  besitzen  55,  das  letztere  51  Beinpaare. 

Anmerkung.  Verhœff  zielit  die  beiden  Arten  dieser  Gattung 
als  Subspecies  zu  einer  neiien  Art,  Scol.  varlahUis,  zusammen,  weil 
sich  zvvischen  beiden  vollstândige  Uebergânge  linden  sollen. 


II.   Ordnung  Symphyla  Ryder. 

Familie  SGOLOPENDRELLID^E  Newport. 

Gattung  SCOLOPENDRELLA  Gervais. 
Lut.  3,  19,  27. 

ScolopendreUa  notacardha  Gervais. 
Liit.  27,pag.  11. 
Dièse  Tierchen  fand  icli  mit  Scolopendr.  immaculafa  zns-àmmen 
auf  einem  alten  Schuttplatze  bei  Bern,  beide  Arten  in  ungefâhr 
gleicher  Anzahl,  an  andern  Orten  habe  icli  sie  nicht  beobaclitet. 
Aile  besasseu  nur  1 1  Beinpaare. 

Scol.  immacidcda  Xewport. 
Litt.  27,  pag.  15. 
Mit  der  vorigen  Art  zusammen,  alleTiere  mit  12  Beinpaaren. 


MYKIAPODENFAUNA   DER   SCHWEIZ.  211 

Die  (Iritte  Ordnuiiii:,  Pauropoda  Lubbock,  habe  icli  bis  jetzt 
nicht  iiefiiiideii,  docb  diirfte  sie  ebenfalls  ini  Gebiet  vorhaiiden 
sein. 


IV.  Orclmiiig  Diplopoda  IMainville-Gervais. 

I.  Unterordnung  PSELAPHOGNATHA  l.atzel. 
Famille  POLYXENIDiE  Gray  and  Jones. 

Gattung  POLYXENUS  Latreille. 

'  Litt.  3,  2-2,  27,  67. 

Polyxenus  lagurus  Latr. 

Vorkommen  :  Berner-Oberland,  Mittelland,  Emmentlial,  Jura, 
Villeneuve,  Wallis,  miter  der  Borke  von  Obst-  und  Waldbiimnen; 
im  Winter  schart  er  sich  zu  Kolonien  bis  zu  30  Stiick  zusannnen. 
Im  Engadin  unter  Steinen  von  Herrn  D^'  Carl  gefunden. 

II.  Unterordnung  GHILOGNATHA  Latreille. 

1.  Familie  GLOMERIDiE  Leach. 
Subfamilie  GLOMERIDIA  Brandt. 

Gattung  GLOMERIS  Latreille. 

Die  Glomeriden  sind  in  der  Schweiz,  soviel  bis  jetzt  bekamit 
ist,  durch  sechs  Arten  vertreten;  dieselben  linden  sich  mit  einer 
Ausnalime  liber  das  ganze  Untersuchungsgebiet  ziemlicli  gleich- 
mâssig  verbreitet,  wobei  aber  einige  Unterschiede  fur  die  ver- 
schiedenen  Arten  bemerkbar  sind.  Gl.  transalpina  ist  beinahe 
ausschliesslich  auf  dasWallis,  Graubtinden  und  Tessin  beschrânkt  ; 
zwei  andere  Arten,  nandich  connexa  und  ornata,  finden  sich  zwar 
auch  nordwârts  der  Alpen  und  ini  Jura  nicht  selten,  jedoch  lange 
nicht  so  zahlreich  wie  im  AVallis,  wo  sie  stellenweise  fast  aus- 
schliesslich anzutreffen  sind. 


212  HANS   ROTHENBÛHLER. 

Es  scheint,  dass  eiiiige  Arteii  mit  (li'rhoheiniKh'dlichenBreite 
an  Grosse  abnehnien  ;  fiir  coyispersa,  oriutfa  uiid  connexa  ist  dies 
erwiesen,  die  beideii  letzten  Arteii  zeigeii  schoii  ftir  nord-  und 
sûdwârts  der  Alpen  gelegene  und  raundich  niclit  weit  entfernte 
Orte  namliafte  Grôssenunterscliiede. 

Glomerif!  vonsperm  ('.  Kocli. 

Litt.  22,  27.  37.  42,  52,  57,  63. 

Keine  andere  Art  ist  in  der  ^littelschweiz  so  liaufig  anziitreffen 
Avie  dièse.  In  den  Wâldern  der  schweiz.  Hocliebene,  sowie  auf 
den  Hiigeln  des  Alpenvorlandes  ist  sie  die  gemeinste  Glomeris. 
Mit  Vorliebe  ein  Bewohner  der  feuchten  Laubschichten  des 
Waldbodens,  gebt  sie  jedocb  aiicb  liber  die  Baumgrenze  binauf. 
Im  Berner-Oberland  babe  icb  sie  noeh  in  2()()()  m.  HObe  auf 
sonnigen  Alpweiden  unter  Steinen  und  in  Gesellschaft  von  Gl. 
onuita  biiuiiggesannnelt.  Im  Jura  und  bei  Villeneuve  amGenfer- 
see  fand  icli  die  Art  ebenfalls  zablreicb.  Die  Tiere  von  letzterm 
Orte  zeiclmen  sicb  dadurcb  aus,  dass  sie  eine  viel  stattlichere 
Grosse  erreicben.  als  die  tibrigen,  und  teihveise  aucli  intensivere 
Fârbung  besitzen.  In  Bezug  auf  Grosse  und  Ocellen  stimmen  die 
Scbweizer  Tiere  durchaus  mit  Latzels  Bescbreibung  iiberein. 
Aucb  die  Furcbung  ist  meistens  typiscb,  docb  finden  sicb  niclit 
selten  Tiere  mit  nur  zwei  Brustscbildfurcben.  Die  selir  kurzen 
strichfôrmigen  Nebenfurcben  fehlen. 

Die  Fârbung  genau  zu  bescbreiben.  diirfte  scbwer  balten,  da 
man  kaum  zwei  Individuen  mit  annâbernd  gleicber  Zeicbnung 
findet.  Immerbin  lassen  sicb  folgende  Yarietâten  obne  Scbwie- 
rigkeit  von  einander  trennen  : 

a.  Glom.  cotfspersa  C.  Kocb  forma  tjipka. 

Dièse  Form  besitze  icb  nur  von  Villeneuve  am  Genfersee.  Die 
Cxrundfarbe  ist  ein  leucbtendes  Rot,  das  an  denFlanken  in  Gelb- 
rot  iibergebt  und  mit  scliwarzen  Flecken  bespritzt  ist.  Zudem 


MYRIAPODENFAUNA   DER    SCHWEIZ.  213 

zeiclmeii  sich  die  Tiere  (liii'ch  ilire  Grosse  augenfâllig  ans.  Ein 
Mâmicheii  inisst  15,7  mm.,  ein  Weibclien  18.8  nmi.  ;  viele  andere 
sind  niir  uiibedeuteiid  kleiner. 

Die  t'bereiiistimmuiig  in  Farbe  und  (livisse  mit  der  Diagnose, 
wie  sie  Verhœff  gibt  (42,  i)ag.  277),  veranlasst  micli,  dièse 
Tiere  der  typischen  Form  beizuzâblen. 

b.  GJoni.  (vi/spersa  C.  Kocli  r((i\  f/cnuai/ica  Verli. 

Dièse  Varietiit  bildet  iii  meinem  ^laterial  bei  weitem  die  Melir- 
zabl.  Die  Fiirbung  entspricht  der  Diagnose  Verhœffs.  Diirch- 
schnittlich  ist  ibre  Grosse  bedeutender,  als  die  der  Tiere  aus 
dem  Rheinland.  Die  Weibclien  messen  meistens  12—16  mm.; 
die  Mânnchen  8 — 12  mm. 

c.  Glom.  conspersa  C.  Koch  var.  grisea  Verh. 

Vereinzelt,  al)er  nicht  selten,  mit  f/ermanica  gemischt,  anzu- 
treiï'en;  Riicken  grau  oder  schwarzgrau  ;  die  bunte  Farbe  ist  nur 
am  liellen  Saume  des  Briistscbildes,  manchmal  in  einzebien  ganz 
schwachen  Andeutmigen  aiif  dem  Riicken  und  auf  dem  Anal- 
schikle  zu  erkennen. 

d.   Glom.  coNspersa  C.  Kocb  rar.  pentastidia  Latzel. 

Das  dunkle  Pigment  ist  vorlierrschend,  so  dass  von  der  bellen 
Grundfarbe  ausser  dem  Vorderrande  des  Brustschikles  und  der 
charakteristischen  Fârbung  des  Analschikles  nur  vier  gelbrote 
Lângsstreifen  vorbanden  sind  ;  in  ihrer  Anordnung  erinnern  die- 
selben  lebhaft  an  die  Fleckenzeicbnung  von  Gl.  connexa,  bei  der 
bekanntlich  die  Fleckenreihen  aucb  zu  Lângsbandernzusammen- 
treten  konnen.  Ûber  den  Seitenrand  der  Rtickenschilde  verlâuft 
je  ein  schmaler,  iiber  die  Oberflanken  je  ein  breiter,  diiukler, 
fast  schwarzer  Lângsstreifen,  liber  die  Riickenmitte  ein  breites, 
vorn  und  binten  verschmiilertes,  dunklesLiingsljand.  Dièse  dunk- 
len  Partien  lassen  von  der  Grundfarbe  nur  Spuren  erkennen. 


oô 

20  9 

6Ô 

17  9 

-ô 

13  9 

9Ô 

14  9 

OÔ 

17  9 

iÔ 

49 

2Ô 

119 

lÔ 

3  9 

214  HANS   ROTHENBÛHLER. 

Icli  faiid  dièse  Tiere  iiii  Berner  Oberlaiid  in  2000  m.  Hohe  in 
(Tesellschaft  der  typischen  P'orni  iind  mit  GL  ornata  zusammen 
unter  Steinen,  Auch  in  der  Elfenaii  bei  Bern  sammelte  ich  s(dche, 
nur  ist  ilire  Fârbung  niclit  so  ausgepragt  wie  bei  den  Oberlânder 
Tieren ,  weil  das  dunkle  Pigment  niclit  scliarf  von  den  liellen 
Partien  getrennt  erscheint. 

Vorkonmien  :  Filr  aile  Varietâten  gemeinsam. 

Bremgartenwald  bei  Bern  III.  und  lY.  97 
Diirrgraben,  Emmenthal  III.  und  IV.  97 
Oberland  (Faulliorn)  27.  VIL  und  1.  X.  97 
Elfenau  bei  Bern  29.  IX.  97 

Villeneuve  3.  X.  97 

Jura  13.  X.  97 

Bern,  div.  Orte  d.  Umgebung  IX.  und  X.  97 
Sion  14,  IV.  98 

Anmerkm/f/  :  In  folgendem  soll  die  Anzahl  der  untersuchten 
mannlichen  und  weibliclien  Individuen  nach  Standorten  genau 
angegeben  werden,  weil  sich  nur  auf  dièse  Weise  eine  sichere 
Einsiclit  in  das  Verliâltnis  der  Gesclilecliter  gewimien  lâsst. 

Gloni.  hexastkha  Brandt. 

Litt.  19,  27,  37,  32,  (32,  «3. 

Sie  gehôrt,  wie  die  vorige,  zu  den  in  der  Schweiz  liaufigem 
Formen  ;  an  mehr  trockenen  Standorten,  wie  Waldrandern  und 
somiigen  Gebiischlialden,  ist  sie  sogar  ausscliliesslich  anzutrelïen. 
Die  weitaus  grossie  Melirzahl  der  Schweizer  Tiere  zeigt  auch  die 
médiane  Iliickenlinie  gut  ausgebildet.  Im  t'brigen  variiert  dièse 
Art  in  Furchung  undFleckenzeichnungausserordentlich.  Latzel 
tremit  sie  in  verschiedene  Farhenvarietdten  und  in  eine  Ya- 
rietât  mtermedia  mit  zwei  durchlaufenden  Brustschildfurchen; 
dièse  wird  von  Verhœff  zur  Basse  inter média  erhoben,  weil 
sie  sich  wieder  in  einen  Varietâtencyklus  gespalten  hat  ;  ich  be- 


MYRIAPODENFAI'NA   DER   SCHWEIZ.  215 

zeiclme  dieselbe  der  Koiisequenz  wegeii  als  Subspecies  interme- 
dia  ;  gleiclizeitiii"  kami  ich  eine  zweite  Siibs])ecies  trisuJcata  bei- 
fiigen  mit  drei  durchlaiifeiiden  Brustschildfurcben,  welche  eben- 
falls  miteinemAnliang-  von  Farbenvarietâten  auftritt. 

In  der  Anzalil  der  Ocellen  und  in  der  Grosse  zeigen  die  ty- 
pische  Form  und  die  beiden  Siibspecies  intermedia  iind  trisulcata 
keine  Unterschiede.  Von  Latzels  Bescbreibung-  weichen  die 
Scliweizer  Tiere  niir  insofern  ab,  als  ich  nie  mehr  als  9  Ocellen 
gezahlt  habe;  die  Anzalil  schwankt  zwisclien  7  luid  9. 

Die  Mânnchen  haben  7 — 9  mm.  Lange  imd  3 — 4  mm.  Breite; 
die  Weibchen  entsprechend  8 — 13  und  3,5 — 6  mm. 

Zur  Untersuchung  lagen  nahezu  100  Individuen  vor,  die  sicli 
folgendermassen  gruppieren. 

a.  GJom.  liexasticha^YMiài  forma  tjipka. 

Am  Brustschild  eine  durchlaufende  Furche,  entw^eder  die  erste 
oder  zweite  ;  Anzahl  der  Nebenfurchen  1 — 4;  Gesammtzahl  der 
Furchen  2 — 6.  Bei  einzelnen  Individuen  steigt  eine  zweite  Furche 
bis  fast  auf  dieHohe  desScheitels,  und  es  bildensomit  dièse  Tiere 
einen  Ubergang  zu  Subspecies  intermedia.  Die  Furchung  steht 
in  keiner  Beziehune;  zur  Grftsse  des  Tieres. 


Lân^e 

Breite 

Yor- 

Haii|)t->îe 

beii  furchen 

Ocellen 

0 

12,5 

() 

1 

3 

6  +  1 

Q 

II 

5 

0 

2 

6  4-  1 

9 

8 

4 

0 

2 

6  +  I 

9 

7,5 

3,5 

0 

2 

6  -f  1 

9 

8 

4 

0 

2 

6   +   1 

9 

10 

5 

0 

2 

7  +  I 

9 

10,5 

0 

1 

4 

'    +  1 

9 

10.5 

5 

1 

2 

8  -f  1 

ô 

7,5 

3,5 

0 

2 

6  -f  1 

ô 

8 

4 

0 

3 

6  +   I 

ô 

8 

4 

0 

3 

6  4-  1 

Revue  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1899.  15 


216  HANS   ROTHENBÛHLER. 

Farbenvarietâten  :  Var.  (jenuina  Latzel,  Grundfarbe  dunkel- 
braun,  6 — 7  mehr  oder  wenit^er  scharf  al)i»egTenzte  Fleckeii- 
reihen. 

Var.  tenebrosa  Verliœff.  Gruiidfarbe  sehr  verdunkelt  ;  die 
Flecken  verschwimden  ;  das  Tier  unterscheidet  sich  von  GL  mar- 
ginata  niir  durcli  die  Sculptur  des  Brustschildes. 

Vorkommeti:  Lichte  Wàkler,  Gebiische,  Waklrânder,  miter 
Steinen  und  Laub. 


Emmenthal  und  Bremgartenwald  III.  u.  W.  97 

3   Ô 

7    9 

Seedorf 24.  X.  97 

1    Ô 

■2   9 

Banticjer  (an  Sandsteinfelsen).     .       13.  XI.  97 



1  9 

Elfenau  (miter  Laub)    ....       29.  IX.  97 



2  9 

Courtelary,  Jura 13.  X.  97 



1  9 

h.  Glomeris  Jiexasticha  Brandt  suhspecies  infermedia  Latzel. 

Man  findet  sie  in  Gesellscliatt  der  vorigen,  jedoch  viel  zahl- 
reicher  als  dièse.  Der  Brustschild  besitzt  typisch  zwei  durcli- 
laufende  Furchen  ;  eine  dritte  Furche  ist  oft  nur  auf  dem  Scheitel 
auf  eine  kurze  Strecke  unterbrochen,  und  es  leiten  dièse  Tiere 
ul>er  zu  der  folgenden  Form  trisulcata. 

Eine  Vorfurche  ist  innner  vorhanden  ;  die  Zabi  der  Neben- 
furchen  betragt  1 — 5  ;  die  (xesannntzahl  schwankt  zwischen  4 
und  8. 

Farbenvarietâten  :  Var.  genuina  Latz.  Auf  der  mehr  oder 
weniger  dunkelbraunen  Grundfarbe  6,  hâufiger  7  Fleckenreihen, 
die  entweder  scharf  abgegrenzt,  oder  mehr  oder  weniger  ver- 
wischt  sein  konnen. 

Var.  biguttata  Verh.  Nur  die  beiden  Flecken  des  Analschildes 
sind  noch  deutlich  vorhanden. 

Var.  tenebrosa  Verh.  Von  Gl.  manj'wata  nur  in  der  Sculptur 
des  Brustschildes  verschieden. 


MYRIAPODENFAUNA    DER   SCHWEIZ.  217 

Voi'kommeu  :  ^  Ç 

Emmenthal  und  Bremiiarteiiwald  III.  u.  lY.  97  10  24 

Seedorf 24.  X.  ÎJ7  —  4 

Bantiger  (auf  Saiidsteinft'Is)    .     .         13.  XI.  97  —  1 

Elfenau 29.  IX.  97  2  2 

Jura  (auf  Kalkfelsen  uiiter  Laiib)          13.  X.  97  —  12 

c.  Gfomeris  hexasticha  Brandt  siihsp.  fristilcata  n.  subsp. 

Das  Brustsi-hild  zeigt  drei  durclilaufemle  Furchen;  Yor- 
fuichen  1  oder  2 ;  Zahl der Nebenfurchen  1 — 4, Gesammtfurchen- 
zahl  5 — 8,  iiamlich  : 

Vor-.  Haiipt-,  Nebenfurchen. 

1  3  2 

1  3  3 

1  3  4 

2  3  1 
2  3  3 
1  3  4 

1  3  1 

2  3  2 
1                      3                      2 

Die  grosse  Zahl  der  Furchen  erinnert  an  G-lomens  multi- 
striata;  zu  dieser  konnen  die  Tiere  aber  nicht  gestellt  werden, 
weil  der  Bau  ilirer  Copulationsfiisse  es  nicht  zulâsst;  am  Fémo- 
ral und  Tibialgliede  derselben  betindet  sich  der  langbeborstete 
Grifïel  und  am  ersten  Tarsale  die  lange  Borste.  Dièse  neue  Sub- 
species  ist  durch  zwei  Farbenvarietâten  vertreten,  nâmlich  durch 
var.  genu'ma  und  var.  Inguttata. 

Vorkomnien  :  ^         Ç 

Emmenthal  und  Bremgartenw.      III.  und  lY.  97  4         7 

Seedorf 24.  X.  97         —         1 

Elfenau 29.  IX.  97         —         1 

Jura 12.  X.  97         —         1 


218  HANS  rothenhChler. 

Glomerls  on/dfa  (\  Kocli  rar.  Iiel retira  Verli. 
LiU.  27.  o2,  57. 

Glomeris  ornata  scheiiit  in  (1er  Scliweiz  iiur  in  (1er  Vatietaf 
helvetica  Verli.  vorzukominen.  die  von  (1er  typischen  Forni  (1er 
Ostalpen  (lui'cli  das  Felilen  der  5.  Fleckenreihe  auf  der  Iliicken- 
niitte  untersc'hieden  ist.  Ein  weiteres  charakteristisches  Merk- 
mal  bildet  die  Anzahl  der  Brustschildfurchen.  Latzel  sagt 
iiber  die  ostalpine  Form  :  Das  Brustschild  zeigt  jederseits  6 — 7 
feine  Querfurchen  (selten  weniger),  von  denen  die  2.  und  4. 
oder  die  3.  und  5.,  seltener  bloss  die  eine  von  ilinen  dnrclilauft. 
Im  Gegensatz  hiezii  besitzt  helreUca  Y erh.  typiscli  3  oder  4  Fur- 
chen  ;  von  diesen  laufen  wenigstens  zwei,  nicht  selten  aucli  drei 
durch.  Oft  sind  neben  den  durclilaufenden  Fiirclien  keine  kiir- 
zern  vorhanden.  Bei  Tieren  mit  zwei  durchlaufenden  Furchen 
ist  eine  dritte  oft  nur  auf  eine  kurze  Strecke  auf  der  Rlicken- 
initte  unterbrochen,  oder  die  Unterbrecliung  Undet  sich  neben  deni 
IScheitel,  entweder  nur  auf  einer  Seite,  oder  auf  beiden;  eine 
kui'ze  Vorfurcbe  konnte  ich  nur  in  wenig  Fâllen  konstatieren  : 
nie  aber  iibersteigt  die  Gesammtzahl  der  Furchen  die  Zabi  4.  Bei 
Tieren  au  s  deni  Wallis  babe  ich  ini  Gegensatz  zu  denjenigen  des 
Berner-Oberlandes  stets  nur  zwei  durchlaufende  Furchen  gefun- 
den,  dagegen  (ifter  eine  Vorfurcbe,  im  ganzen  ebenfalls  nie  mehr. 
als  4  Furchen. 

Zabi  der  Ocellen  7 — \)  ;  die  Zabi  9  wird  oft  erreicht;  seltener 
sind  nur  7,  am  hautigsten  8  Ocellen  vorhanden. 

In  Bezug  auf  die  Grôssenverhâltnisse  weisen  die  Tiere  aus  dem 
Wallis  einerseits  und  diejenigen  aus  dem  Berner-Oberland  und 
dem  Jura  andererseits  aulfallende  Unterschiede  auf,  indem  die 
letztern  bedeutend  kleiner  bleiben ;  die  Milnnchen  derselben  baben 
6,5 — 7,5  unn.  Lange  und  3 — 3,5  mm.  Breite,  die  Weibchen 
8 — 10  mm.  Lange  und  3,5 — 4,5  mm.  Breite.  Die  Walliserïiere 


MYRIAPODENFAUNA   DER    SCHWEIZ.  219 

dagegeii  haben:  Mâniichen  7 — 10  mm.  Lange  iiiid  3 — 4  mm. 
Breite;  Weibcheii  8 — 12  mm.  Lange  imd  4 — 5  mm.  Breite. 

Sehr  gut  cliai'akterisiert  ist  die  Art  diirch  den  gliinzenden, 
leicht  zu  beobaclitenden  Hocker  aiif  dem  Analschild  und  durch 
diesen  sofort  von  Gl.  connexa  zu  unterscheiden. 

Von  den  Tieren  ans  dem  Oberland  habe  ich  nocli  zu  erwâhnen, 
dass  diesell)en  einen  aiisgesproclienen  (Teschlechtsdimorphisnms 
zeigten,  den  ich  bei  andern  (llomeriden  nicht  beobachtet  liabe. 
Die  Mannchen  waren  olme  Ausnahme  mit  kleinen,  runden,  roten, 
die  Weibcben  dagegen  mit  grossen,  dreieckigen,  weisslichen  Fle- 
cken  gezeichnet. 

Vorkommen:  Die  Art  bevorzugt  entschieden  mehr  trockene 
Orte,  sobald  dieselben  geniigend  (lelegenheit  zum  Unterschlupf 
t)ieten.  Im  Berner-Oberland  trafich  an  sonniger  (lertUlhalde  am 
Faulhornwege  in  2000  m.  Holie  ganze  Gesellschaften  dieser  Tier- 
clien  unter  Steinen,  an  iihnlichen  Standorten  auch  im  Wallis,  im 
Jura  und  bei  Villeneuve. 

ô         9 

01)erland 1.  X.  97  î)  28 

Villeneuve o.  X.  97  2  4 

Twann,  Jura 13.  VIL  97  5  5 

Bantiger,  Bern     ....  13.  XL  97  1  1 

Sierre,  Wallis       ....  13.  IV.  98  14  43 

Sion,  Mont  Tourbillon    .     .  12.  IV.  98  12  29 

Glomeris  connexa  C  Koch. 
LiH.  3,  20.  27.  52. 

In  der  Schweiz  ist  dièse  Art  vertreten  durch  die  Varietâten 
alp'ina  Latzel,  deren  Flecken  sich  in  blassen  bis  gelben  Tônen 
halten,  und  f/eniiina  Latzel  mit  mennigroten  Flecken,  aber  mit 
typischer  Furchung;  letztere  Varietiit  habe  ich  nur  am  Genfer- 
see  gefunden.  Die  Tiere  aus  dem  Wallis  zeichnen  sich  sodann 
aus  durch  gennge  Furchenzahl  des  Brustschildes,  wie  nach- 


220  H  ANS   ROTHENBUHLER. 

steliende  Tabelle  zeigt;   icli  fasse  dieselbeii  daher  als  Lokal- 
varktàt  zusamiueii  iind  bezeichiie  sie  als  var.  valesiaca  n.  var. 
Von  Glomeris  oruata  untersclieidet  sich  G.  conue.ra  leicht 

1.  durch  die  grossen,  vom  Vorder-  bis  zuin  Hiiiterrande  der 
Schilder  reicheiiden,  lânglich  viereckigen  Fleckeii  der  beiden 
obern  Reilien, 

2.  durch  dasFehlen  desHôckers  auf  dem  Hinterrande  des  Aiial- 
schikles. 

Das  Maxiiinim  der  von  Latzel  angegebenen  Grosse  erreichen 
meine  Tiere  bei  weitem  nicht.  Auch  bei  dieser  Art  macht  sich 
ein  bedeutender  Unterschied  in  Grosse,  Fiirchiing  des  Brust- 
schikles  imd  Zabi  der  Ocellen  bemerkbar  zwischen  Individiien, 
die  ans  dem  Walhs,  nnd  solchen,  die  von  dernordhchen  Abdach- 
img  der  Alpen,  der  Ebene  nnd  voni  Jura  herstannnen,  w  ie  fol- 
gende  Tabelle  zeigt  : 

Tiere  aus  dem  Wallis,  var.  valesiaca. 

Haupt-,     Nebenfurchen.  Ocellen. 

1  8  + 

1  8  4- 

1  8  + 

1  8  4- 

2  8  -f 
2  7  4- 

1  6  + 

2  7  + 
Es  wurden  an  die  50  Individuen  untersuclit  und  nie  niehr  als^ 

8  Brustschildfurchen  gefunden, 

Tiere  von  andern  Orten. 
Lange  und  Breite.  Vor-.      Haupt-,     Nebenfurchen.  Ocellen. 

Ç      9      mm.   4      nnn.  1  2  5  .      7  -f    1- 

Ç      8,5      ->     4         ^>  1  1  5  7  4-1 

Ç     9         -     4,5     »  1  2  5  7  4-1 


Lange 

und  Breite. 

Vor-, 

Haup 

9 

14 

mm. 

6 

mm. 

() 

2 

9 

12 

» 

0 

» 

0 

2 

9 

13,5 

» 

5,5 

» 

0 

2 

9 

12 

» 

^,5 

» 

0 

1 

9 

13 

» 

5,5 

» 

0 

1 

ô 

9,5 

>> 

4,5 

» 

0 

1 

ô 

9,5 

>> 

4,5 

» 

0 

2 

Ô 

9 

» 

4,5 

» 

0 

1 

MYRIAPODENFAUNA    DER    SCHWEIZ.  221 


Lange 

und  Breitp. 

Vor-, 

Haupt-, 

Nebenfurchen. 

Ocelle  ti. 

9 

9 

» 

4,5      ■> 

2 

5 

7  4-  1 

9 

9 

» 

4,5      » 

2 

7 

7  +  1 

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8 

» 

3,5      > 

2 

3 

7  +  1 

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6 

» 

3 

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5 

7  4-  1 

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6,5 

» 

3 

2 

3 

6  +  1 

Ô 

9 

3 

4 

4 

7 

4 

3 

26 

66 

Als  Aufenthaltsort  wahlt  œnnexa  sowohl  trockene  als  feuchte 
Lokalitaten  iiiid  scheint  sich  demnach  leiclit  zii  accliiiiatisireii. 
lui  Wallis  traf  ich  sie  gleich  niasseiiliaft  sowohl  auf  der  heissen 
Siidseite  des  Mont-Tourbillon  bel  Sion,  als  auch  in  zerfalleneni 
(lemâuer  aiif  einer  feuchten  Talwiese.  Nordwarts  der  Alpen 
scheint  sie  nicht  haiiiig  zu  sein  und  sammelte  ich  sie  hier  immer 
in  den  feuchten  Laubschichten  des  Waldes  : 

Vorkommen  : 

Elfenau  bei  Bern,  ani  Aarufer      .     .  29.    IX.  97 

Twannschlucht,  Jura 13.  VII.  97 

Amsoldingen 25.  VII.  97 

Sion 12.    IV.  98 

Glomeris  niargifiata  Villers. 

/.///.  27,  :{7.  o2,  63. 

Nâchst  conspersa  und  neben  hexasticha  die  hâufig'ste  Art.  Sie 
bewohnt  ausschliesslich  die  feUchte  Waldregion  und  geht  nie 
hoher,  als  die  Laubholzer.  Im  Jura  traf  ich  sie  nicht  haufig  und 
iimner  an  Stellen,  \vo  kleine  Sickerwasser  die  Laubdecke  des 
IJodens  feucht  halten.  Im  Wallis  scheint  sie  zu  fehlen. 

Die  grossten  Exeniplare  fand  ich  bei  Villeneuve  im  Walde. 
VAn  (5  hat  15  mm.  Lange  und  5,3  nnn.  Breite,  ein  Ç  ent- 
sprechend  16  und  5,5  nnn.  Die  Furchung  ist  bei  dieser  Art  sehr 
constant:  eine  durchgehende  Hau])tfurche  und  zwei  Neben- 
furchen, wovon  die  hintere  die  kiirzere  ist.  Hievon  zeigten  unter 
!)0  Exemplaren  9  eine  Abweichung,  nândich  : 


222  HANS   ROTHENBUHLER. 

2  Tiere     1  Nebenfurche. 

3  Tiere     3  Nebenfurchen,     in  ciiiem  Fail  die  er.ste  unlerbrochen. 

1  Tier       3  Nebenfurcben,     die  mittlere  die  langste. 

2  Tiere     2  Nebenfurchen.     die  erste  viel  kiirzer  als  die  zvveile. 
1  Tier       1  Xebenfiirche,       dièse  unterbroohen. 

Viele  der  Tiere  aus  der  Umgebuiig  Berns  uiid  aus  dem 
Emmenthal  zeigeii  eine  etwas  weniger  dunkle  Fârbung,  als  die 
librigen.  Mit  blossem  Auge  ist  zwar  iiicht  die  geringste  Spiir 
eiiier  Fleckenzeichnung  walirzunehmeii,  iinter  einer  starken 
Loupe  jedoch  bemerkt  maii  auf  dem  Brustschild  auf  brâunlichem 
Grundesehrzahlreichekleiiie,  scliwarzeSpritzflecken.  Bei  eiiizel- 
iieii  Exemplaren  sind  nur  zwei  grosse  rundliclie  Felder  zu  beiden 
Seiten  des  Scheitels  in  dieser  Weise  gezeiclmet. 

YorJ^ommen  : 
Emmenthal  und  Bremgartenwald    III.  und  IV.  97 

Umgebung  von  Bern  IX.  und  X.  97 

Villeneuve  3.  X.  97 

Jura,  Courtelarv  13.  X.  97 

Jura,  Twannschlucht  12.  VII.  97 

Elfenau  (Bern)  29.  IX.  i)7 

Bex  14.  IV.  98 

Glomeris  trausalpiua  C.  Koch. 
Lin.  1,  27,  o7.  62. 

Bisher  war  dièse  Art  nur  aus  den  sudliehen  Alpenthalern  be- 
kannt  ;  sie  ist  jedoch  auch  auf  der  nordlichen  Abdachung  der 
Alpen  heimisch.  Am  1.  X.  97  fand  ioh  im  Berner  Oberland  am 
Wege  von  der  Schynigen  Flatte  nach  dem  Faulhorn  in  2000  m. 
Hôhe  ein  Weibchen  von  Gl.  fransal^nna  in  Gesellschaft  von  GJ.  or- 
nafa;  weiteres  Suchen  war  zwar  vergeblich,  doch  kann  iiber  die 
Zugehorigkeit  dièses  Exemplares  kein  Zweifel  l)estelien.  Im 
Wallis  ist  fransalpina  an  feuchten  Standorten  haufig  anzutreffen; 
auch  aus  dem  Engadin  erhielt  ich  sie  von  Herrn  D''  Cakl. 


ô 

9 

15 

19 

4 

9 

6 

11 

— - 

6 

1 

5 

6 

14 

2 

3 

MYRIAPODENFAUNA    DER   8CHWEIZ.  223 

In  Bezug  auf  die  Furchen  des  Brustschildes  zeigen  die  Stamm- 
forin  und  die  Yarietât  mtercedefts  Latzel  keine  Unterschiede. 

Glomeris  transaljnna  C.  Koch. 

Vorkomnien  :  (5  9 

Saas  (Material  von  Herrn  Dr.  Steck)  5  8 

Faulhorn                                          1.  X.  97  —  1 

Sierre  (Wallis)                                 13.  IV.  98  2  14 

Glomeris  transaîpina  C.  Koch  rar.  intercedens  Latzel. 

Saas  (Material  von  Herrn  Dr.  Steck)  9         12 

Engadin  (von  Herrn  Dr.  Carl)  2         15 

Amnerlmng  :  Am  Stein  fiihrt  fur  die  Art  den  Namen  «  alpina  » 
ein  (1).  Veehœff  macht  neuerdings  den  Vorsclilag,  (62,  p.  35) 
den  Namen  «  alpina  »  C.  Koch  (Verh.)  zu  acceptieren,  weil 
«  transaîpina  »  unrichtig  sei.  Dièse  Aenderung  ist  aber 

1°  «  unnôtig.  Transaîpina  ist  ein  wechselnder  Begriff,  fur  den 
Italiener  sind  die  Schweizer  Tiere  doch  transalpin  ».  (Ver- 
HŒFF  57,  p.  28.) 
2*'  nach  Art.  56  der  «  Rèfjles  de  la  nomenclature  des  êtres  or- 
ganisés adoptées  par  les  Congrès  internationaux  de  Zoologie, 
Paris  1895  »  nicht  statthaft,  wenigstens  fur  diejenigen  Zoo- 
logen,  welche  sich  diesen  Regeln  anschliessen. 

2.  Famille  POLYDESMIDiE  Leach. 
Subfamilie  POLYDESMIA  Sauss.  und  Humbert. 

Gattiing  POLYDESMUS  Latreille. 

Polydesmus  vomplanatus  L. 

Litt.  -22,  27,  37,  57,   63. 

In  der  Schweiz  der  hâufigste  Polydesmide,  besonders  im  Flach- 

und  Hugellande.   Er  bewohnt  in  gleicher  Weise  den  Wald  und 


224  HAN8   ROTHENBÛHLER. 

(las  Freie,  die  Umgebungen  der  Wolmungen  imd  die  abge- 
legeiieii  Waldschlucliten.  Aiif  Zimmerplatzen  iîndet  er  sich 
zahlreich  iiiiter  Holz  imd  Brettern,  in  Hecken,  Gebilschen  imd 
Wâlderii  miter  Steinen  ;  aucli  im  Gebirge  ist  er  heiinisch.  Im 
Berner-Oberland  traf  ich  ihn  iiocli  in  2000  m.  Hohe  an.  Doch 
scheint  er  in  der  Scliweiz  nicht  die  Grosse  zu  erreichen,  wie  in 
Deutschland.  Niir  wenig  Exemi)lare  messen  20  mm;  meistens 
variert  die  Lange  zwisclien  15 — 17  mm.,  weniger  oft  zwischen 
17 — 19  mm.  Auf  alten  Coinposthaufen  fanden  sicli  zahlreiclie 
Junge  der  Stnfen  Pullus  III — VII. 

Vorkommen  : 
Umgebnng  Berns  III.  97 

Oberbalm  27.  IV.  97 

Emmenthal  17.  VII.  97 

Schiiss-Schlucht,  Biel       24.  VII.  97 


Frinvillier,  Biel 

24.  VIL  97 

Schosshalde,  Bern 

12.  IX.  97 

Aarwangen 

26.  IX.   97 

Elfenaii,  Bern 

29.  IX. 

Faulhorn 

l.X. 

Gsteig,  Interlaken 

l.X. 

Villeneuve 

3.  X.  97 

('oiirtelary,  Jura 

13.  X.   97 

Umgebung  von  Bern 

X.  97 

Seedorf,  Bern 

2L  X.  97 

Bantiger,  Bern 

13.  XL 

Sion 

14.  IV.  98 

Ô 

9 

15 

4a 

— 

2 

4 

5 

1 

1 

12 

3 

11 

6 

17 

38 

4 

5 

1 

1 

2 

2 

10 

15 

1 

1 

11 

6 

8 

8 

3 

7 

29 

25 

Folydesmus  helvetictis  Verliœff. 

Tafel  n,  Fig.  1  — ia. 

Lilt.  57,  p.  284. 

F.  helvetkus  iindet  sich  meist  in  (ilesellschaft  von  1\  conipla- 
natus,  wenn  auch  nicht  so  zahlreich  wie  dieser  ;  ftir  die  nâhere 


MYRIAPODENFAUNA   DER    SCHWEIZ.  225 

Besclireibimg-  sei  hier  auf  Verhœfp^  verwiesen  (57).  Aiif- 
falk'iid  ist  fiir  dièse  Art  die  starke  Variation  im  Bail  der  Co])u- 
latioiistiisse;  luiter  ineinen  Praparateii  tiiidet  sicli  keiiies,  das 
sich  nicht  durch  ein  besonderes  kleines  ^Nlerkiiial  von  allen  andern 
imterschiede  (Fig.  1 — 4  a).  Dies  betritft  hauptsâchlich  die  Enden 
des  Aussenannes  und  des  kiirzern  Innenarmes.  In  Fig'.  1  gebe 
ich  zur  Yergleichinigmit  Verhœff's  Al)l)ildiing  eine  solche  eines 
C()])ulationsfiisses  ;  dieser  zeigt  alsneii  hinzukonimende  Merkmale 

1 .  einen  aiif  dem  Basalteil  B  sitzenden  Lappen  h, 

2.  den  der  Innenseite  des  Innenastes  -/  aiifsitzenden  kiirzen 
H()cker  >, 

3.  den  Widerhacken  u,  in  welchen  der  innere  Zapfen  i  des 
Endteiles  E  ausgezogen  ist  ;  dieser  Widerhacken  fehlt  nie, 
ist  aber  in  gewisser  Lage  nicht  leicht  zu  sehen. 

Die  Figuren  2  und  4  stellen  die  Enden  eines  Aussen-  imd  des 
zugehorigen  Innenarmes  je  eines  Copidationsfusses  dar,  Fig.  3 
einen  Aussenast  inid  die  beiden  Innenâste  beider  Copulations- 
fiisse,  welche  miter  sich  wieder  bedeiitend  verschieden  sind. 
Oiï'enbar  liaben  wir  es  hier  mit  einer  Art  zu  thun,  bei  welcher 
der  Gestaltungstrieb  noch  niclit  zur  Iiuhe  gekommen,  und  die  im 
lîegriffe  ist,  sich  in  neue  Arten  zu  spalten. 

Vorkommen  : 

Umgebung  Berns  III.  97 

Oberbahn  27.  IV.  1)7 

FrinvilHer,  Biel  24.  VII.  97 

Bern,  Schosshakle  12.  IX.  97 

Aarwangen  26.  IX.  97 

(jsteig,  Interlaken  l.X.  97 

Villeneuve  3.  X.  97 

(Vjurtelary,  Jura  13.  X.  97 

Sion  12.  IV.  98 

Bex  14.  IV.  98 


ô 

9 

3 

7 

1 

3 

4 

— 

2 

14 

26 

1 

1 

26 

8 

1 

— 

1 

5 

1 

1 

226  HANS    ROTHENBÛHLER. 

P.  dentkukdufi  C.  Koch. 

/.///.  -27,  :}7,  57,  6:{. 

Ein  Maiinchen  fand  icli  ini  Berner-Oberland  bei  Breitlauenen 
in  1700  111.  Holie,  zwei  andere  bei  Villeneuve. 

P.  siihintegey  Latzel  rar.  Hiimherti  n.  var. 

Tafel  5,  Fig:.  5. 
Lin.  22,  28  (1884).  37,  57,  63. 

Korper  schlank,  bandfôrmig,  vorn  und  liinten  niir  wenij?  ver- 
schmâlert.  auf  der  Oberseite  liellljraun  bis  braiin,  Unterseite 
lieller,  Beine  hell  bis  brânnlich. 

Lange  14 — 17  mm.  Breite  1,7 — 2  nnn. 

Kopfschild  mit  medianer  Lângsfii relie;  Halsschild  querellip- 
tisch,  die  Hinterecken  kauin  angedeiitet,  der  Hinterrand  in  der 
Mitte  eingebogen. 

Der  folgende  Rilckenschild  vorn  breiter  alshinten,  der  Vorder- 
rand  in  abgerundete  Ecken  vorgezogen.  Hinterecken  stiimpf- 
winklig  abgerundet. 

Der  dritte  und  vierte  Piiickenschild  el)enfalls  nach  vorn  er- 
weitert,  mit  abgerundeten  Yorder-  und  Hinterecken. 

Die  iibrigen  lîuckenscliilde  zeigen  abgerundete  Vorderecken. 
Yom  7.  oder  S.  Sehilde  an  sind  die  Hinterecken  in  stumpfe,  etwas 
nach  innen  gedriickte  Fortsâtze  ausgezogen,  welche  auf  den  fol- 
genden  Schilden  immer  langer  w  erden. 

Die  Seitenrander  derFliigel  sind  uberall  mit  3  oder  4  stumpfen 
und  mit  kurzen  Borste  verselienen  Zalinen  besetzt.  Die  Sculptur 
auf  der  Oberseite  der  Segmente  zeigt  die  gewolinliclien  drei 
Felderreiheii.  wovon  die  erste  selir  scliwach  entwickelt  ist. 

Die  Pustein  auf  den  Seitenflugeln  erstrecken  sich  vom  Vor- 
der-  bis  zum  Hinterrande  unter  Freilassung  eines  scliinalen 
Saumes,  neliinen  bis  zum  9.  oder  10  Segment  allmalilicli  an  Hohe 
zu  und  vertlachen  sich  von  hier  an  gegen  das  Hhiterende  des 


MYRIAPODENFAUNA   DER    SCHWKIZ.  227 

Kôrpers  liin  iuniier  melir;  aiif  deii  drei  letzten  Segmenten  siiid 
sie  ganz  versVli\viiii(leii. 

Die  Copulatioiisfûsse  der  Varietât  (P'ig.  5)  unterscheiden  sich 
von  denjeiiigen  der  typisclien  Foriii  liauptsâchlich  durcli  deii 
breiten,  stuinpfen  Zaliii  <  auf  der  concaven  Seite  des  laiigerii 
Astes;  demi  dort  ist  das  entsprechende  Gebilde  iiur  durcli  eiiie 
schwache  Ausbiegung  aiigedeiitet. 

Vorkounneu  :  Unter  Steinen  imd  Laub  bei  Sierre,  Sion  uiid  Bex 
im  Khonethal,  4  5,19,13.  und  14.  lY.  1S9S. 

Anmerhmg.  In  Humberts  «  Myriapodes  des  environs  de 
Genève  »  (22,  pag.  10)  findet  sicli  die  Beschreibimg  eines  Poly- 
destiiHS  macilentus  C.  Koch,  Syn.  edentulus  Fedrizzi  ;  in  der  Litte- 
ratiirangabe  ist  zudem  auf  Latzels  Werk,  pag.  1 54,  verwiesen, 
\vo  die  Beschreibimg  des  PoJfjd.  ederdidus  steht.  Ans  der  zuerst 
genannten  Beschreibnng,  noch  mehr  aber  aiis  den  beigegebenen 
Abbildimgen  der  Copulationsfiisse  geht  mit  Sicherheit  liervor, 
dass  HuMBERT  nicht  Polyd.  edentulus  C.  Koch,  sondern  Folyd. 
subinteger  Latzel  vorgelegen  hatte. 

Die  voranstehend  beschriebene  Varietât  ist  zu  Ehren  des  uni 
die  Wissenschaft  verdienten  Autors  Aloïs  Humbert  benannt. 

P.  trunculus  n.  sp. 
TafelS,  Fig.  6. 

In  Grosse  und  âusserem  Habitus  sehr  âhnhch  IHyd.  compla- 
natus,  vondiesem  aber  durch  folgende  Merkmale  unterschieden: 

HalsschiUl  nur  wenig  schmâler  als  der  zweite  Riickenschild, 
fast  queroval,  da  sein  Hinterrand  mit  einer  kaum  merklichen 
Biegung  in  den  Seiten-  und  Vorderrand  ubergeht. 

Die  erste  Wârzchenreihe  der  Ptûckenschilde  nicht  in  Felder 
geteilt  ;  Seitenrand  der  FUigel  mit  3 — 4  Zâhnen  versehen,  vorn 
abgerundet,  liinten  in  einen  starken  Zahn  ausgezogen,  welcher 
grôsser  ist,  als  bei  compJanatus.  Oberseite  der  FUigel  aufgeblasen, 
so  dass  vorn  und  hinten  nur  ein  schmâler  Rand  Ubrig  bleibt. 


228  HANS   ROTHENBUHLER. 

Beiiie  laiig  imd  blass. 

Copulatioiisfilsse  (Fig.  6)  selir  primitiv  gebaut,  oliiie  Fortsâtze, 
stuin])f  uiid  gedruiigen  ;  das  Ende  ist  ziigeruiidet  und  zeigt  eine 
flaclie  Iiiiiiie.  welche  in  der  Riclitung  (1er  (j)iieiaxe  des  Kôrpers 
verlauft.  Aiif  der  Imienseite  erheben  sieli  drei  Langswûlste,  von 
Avelclien  der  mittlere  (r)  sicli  bis zumdistalen  Ende  liinzieht;  der 
eine  der  beiden  aussern  (r^i  bricht  voy  der  tiachen  Yertiefung 
(v)  plotzlich  ab,  und  hier  betindet  sicliderSpermabip])arat  (.s/>.). 
Der  basale  Teil  ist  mit  kràftigen  Borsten  diclit  besetzt,  von 
welchen  einige  eine  ganz  betrachtliche  Lange  erreichen  kônnen. 
Das  Htifthôrnchen  ist  gelblicdi  durchscheinend,  lang  und  im  letzten 
Drittel  rechtwinklig  abgebogen. 

Vorliegende  Besclireibung  ist  nach  einem  Mannchen  entworfen, 
welchesich  am  14.  IV.  1898bei  SionimWallisunter  denSteinen 
einer  zerfallenen  Gartenmauer  fand. 

3.  Famille  CHORDEUMIDiE  C.  Koch. 

In  Bezug  auf  die  îSystematik  der  Chordeuniiden  liaben  sicli 
mit  dem  Bekanntwerden  neuer  Formen  gewisse  Mângel  und  das 
Bediirfnis  nach  scharferer  Fassung  der  Gattungen  und  Unter- 
gattungen  tuhlbar  gemacht.  Diesem  lîediirfnis  ist Yerhœff  durch 
eine  neue  Gruppirung  der  C-hordeumidenfamilie  entgegengekom- 
men  (71.  pag.  120),  worin  sich  die  scharfe  Beobachtung  und 
grosse  Erfahrung  dièses  Autors  von  neuem  beweist.  Als  erster 
Verwandtschaftscharakter  sind  die  Copulationsfiisse  in  Betracht 
gezogen  ;  Zabi  und  IJeschalitenheit  der  Segmente,  welche  bisher 
als  Hauptcharaktere  galten.  kommen  erst  in  zweiteroder  dritter 
Linie  in  Betracht.  So  wird  die  Famille  der  Chordeuniiden  in  27 
Gattungen  und  Untergattuiigen  mit  circa  40  Arten  zerlegt.  Zum 
Schlusse  spricht  der  Verfasser  die  F^rwartung  aus,  die  neue 
Gruppirung  werde  F^rfolg  haben.  auch  aus  dem  Grunde,  weil 
<'  dadurch  in  Zukunft  aile  Autoren  gezwungen  werden,  genauer 
mid  ausfiihrlicher  zu  arbeiten  ». 


MYRIAPODENFAUNA    DER   SCHWEIZ.  229 

So  verdienstlich  imn  aiicli  die  geiiannte  Arbeit  ist,  so  hat  sie 
doch  auch  ihieMîiiii>el.  In Bezug  auf  die  Walil  des  Hauptprincips 
fur  die  (jrruppiruiiiï  bleibt  die  Frage  iioch  otï'en,  ob  es  angezeigt 
sei,  fur  die  Chilognathen  ausnahmsweise  eiii  einzelnes  Merkmal, 
die  Copulationsfusse,  zum  Hauptcharakter  zu  erheben;  demi  auf 
eiiie  aiidere  Arthropodenordiiung  kôimte  dasselbe  iiicht  ange- 
wendet  werden,  uni  zu  einer  natiirlichen  Gliederung  derselben 
zu  gelangen.  Aus  diesem  Grunde  behalte  icli  die  Latzelschp: 
Einteilungsweise  bei,  die  ich  auf  Grund  meines  gesammelten 
Materials  zu  liberblicken  im  Stande  bin. 

Gattung  ATRACTOSOMA  Fanzago. 

Atractosoma  montivagum  Yerh.  var.  sUvaticum  n.  var. 

Tafel  5,  Fig.  7—9. 

Litt.  o7,  pag.  287. 

Die  4  Exemplare  dieser  Yarietât,  welche  icli  besitze,  stannnen 
von  A^illeneuve,  wo  ich  sie  ini  Walde  samnielte  ;  es  sind  2  Mann- 
chen  und  2  Weibchen, 

Lange  der  Mânnchen  18  mm.,  48  Beinpaare.  Lange  des  einen 
Weibchens  17,  des  andern  19  mm.,  beide  mit  50  Beinpaaren. 

Die  Copulationsfusse  zeigen  grosse  Aelmlichkeit  mit  den  Ab- 
bildungen,  Avie  sie  Verhœff  (57)  gegeben  hat,  weisen  jedoch 
verschiedene  Abweichungen  auf,  weshalb  ich  sie  in  Fig.  7 
bis  9  darstellte.  Die  beiden  aussern  Telle  des  vordern  Paafes 
(Fig.  7  und  7  a)  fallen  als  graue  gliinzende  Gebilde  ins  Auge.  Sie 
sind  wenig  diiï'erenzirt  und  zeigen  gerundete  Conturen.  Gegen 
das  distale  Ende  hin,  das  in  gewisser  Lage  einem  Fusse  âhnlich 
sieht.  nehmen  sie  stark  an  Dicke  zu;  die  Endtiâche  ist  breit  ge- 
wolbt  und  tragt  zwei  (Fig.  la)  oder  drei  (Fig.  7)  grôssere  oder 
kleinere  Hocker  (/O.  Die  in  natiirlicher  Lage  vordere  Seite  ist 
loffelformig  ausgehohlt;  die  Aushohlung  wird  von  der  mit  einem 
kurzen  Einschnitte  (e)  versehenen  Endflache  einerseits  urid  eiiieni 


280  HANS   ROTHENBUHLER, 

auf  der  Aussenseite  inserirten,  gebogenen,  dreieckigen  Zahn  (^) 
andererseits  teilweise  verdeckt.  Am  ])roxiinaleii  Ende  des  Hiiiter- 
raiides  entspriiigt  ein  langer,  iiach  liiiiteii  gerichteter  Fortsatz 
(/),  dessen  Ende  nacli  innen  abbiegt. 

Ein  \'ergleicli  mit  der  typischen  Form  ergibt  fiir  diesen  ganzen 
âussern  Teil  folgende  Unterscliiede  : 

1 .  Die  Grundforni  des  Ganzen  ist  bei  vieler  Aehnlichkeit  doch 
anders  gestaltet. 

2.  Die  Differenzining  des  distalen  Endes  ist  bei  der  typischen 
Form  weniger  ausgeprâgt. 

3.  Der  Fortsatz  [z)  ist  bei  der  typischen  Form  kiirz  iind  ge- 
rade,  bei  der  Varietât  lang  und  gebogen. 

Die  Innenteile  des  vordern  Paares  der  Copulationsfiisse  (Fig.  8) 
zeigen  almliclien  Bail,  wie  sie  Yerhœff  abgebildet  bat.  Eigen- 
ttimlicli  ist  ilnien  jedoch  ein  auf  ilirer  Innenseite  nach  iinten  ge- 
richteter, blattartiger  Anhang  (h),  wek-her  den  dornfôrmigen 
Fortsatz  [d]  teilweise  verdeckt  und  in  Verhœffs  Abbildung  fehlt, 
Unter  dem  langen  Dorn  d  erblickt  man  nur  nocli  eine  kleine, 
warzenformige  Erhebung  w.  In  Verhœffs  Abbildung  stehen 
statt  derselben  zwei  bedeutend  grôssere  Fortsâtze. 

Die  Ventralplatte  (r)  des  hintern  Paares  der  Copulationsfiisse 
(Fig.  9).  tràgt  ebenfalls  den  langen,  stiletfôrmigen  Fortsatz  (/), 
die  Innenteile  (b)  endigen  je  in  2  wohlausgebildeten  Spitzen.  Einen 
H  auptunterschied  zeigen  die  Aussenteile  («).  Dièse  sind  nicht  rund- 
lich,  sondern  gestreckt,  deutlich  zweigîiedrigundmitdunklem  Pig- 
ment erftillt.  Das  ganze  Organ  ist  mit  spârlichen  Borsten  besetzt. 

Die  typische  Form  A.  montiva/jum  Verh.  besitze  ich  nicht; 
da  jedoch  Verhœffs  Exemplare  in  ihren  Copulationsftissen  einen 
im  allgemeinen  weniger  vollkonnnen  differenzirten  Habitus  zeigen 
und  auch  etwas  kleiner  sind,  so  bleibt  die  Môglichkeit  offen, 
dass  es  junge,  noch  nicht  vollkommen  ausgebildete  ]\Iannchen 
waren  ;  in  diesen  Falle  wiirden  sie  dann  mit  der  Varietât  iden- 
tisch  sein. 


MYRIAPODENFAUNA    DER   SCHWEIZ.  231 

Attactosoiua   lu'nùitinnt  ii.  sp. 
Tafel  o,  Fiu'.  10—12. 

Kôrper  rosenkranzformig,  Craspedosomen-âhnlich,  einfaibig 
hellbrauii,  Rûckeninitte  mit  eiiiem  schwacli  verdunkelten  Lângs- 
streif,  in  den  Flanken  je  eine  Reihe  ebensolcher  Punkte. 

Lange  der  ^Nlannchen  6,5 — 7  mm.,  der  Weibclien  7 — 7.5  mm. 
Aiigenfeld  dunkel  bis  schwarz,  dreieckig. 

Ocellen:  5  ^-  '"*•  -^^  -  ^^^^'  ',  6,  5,  3,  2 

5,  5,  4,  2  »      7,  6,  5,  2,  1 

Ç  5,  4,  3,  2,  1       Oder  7,  6,  4,  3,  1 
5,  4,  3,  2,  1,  1      »      7,  6,  5,  4,  1 
Die  Mànnchen  liaben  30  Segmente  inid  47  Beinpaare,  die 
Weibchen  30  Segmente  und  49  Beinpaare.  Die  drei  letzen  Seg- 
mente tragen  am  Hinterrand  steife,  leicht  abfallende  Borsten. 

Ûber  die  lUickenmitte  zieht  sich  eine  schmale,  veitiefte 
Lângslinie.  Die  Rlickenschilde  sind  stark  beulenaitig  aufge- 
trieben  ;  auf  der  âussern  Kante  der  Pustehi  verlâuft  ein  scbmaler 
Langskiel.  Anf  jedem  Segment  stehen  jederseits  drei  weiss 
durchscheinende,  cylindrische  Borsten,  die  i)lotzlieli  in  eine 
stumpfe  Spitze  auslaufen;  davon  ist  die  innerste  am  Innenrande 
der  Piistel,  die  zweite  nahe  der  vordern.  aussern  Ecke  und  die 
dritte  liinten  auf  der  Kante  inserirt  ;  wâhrend  die  beiden  ersten 
vom  Kori)er  abstehen,  ist  die  dritte  horizontal  nach  hinten 
gerichtet  und  liegt  in  iln^em  bintern  Teile  dem  folgenden 
Segment  auf. 

Die  beiden  ersten  Bein])aare  der  ^Mànnchen  sind  seh\vach 
und  dûnn  ;  die  5  folgenden  doppelt  so  dick,  als  die  zwei  ersten, 
die  tibrigen  niclit  ganz  so  stark. 

Vor  dem  Copulationsap])arat  stehen  7  normale  Laufbeinpaare. 
Zu  eigentlichen  C'opulationsfiissen  sind  nur  die  Anhânge  des 
7.  Segmentes  umgewandelt  unter  teilweiser  Und)ildung  des  hin- 
tern  Ilinges  des  6.  Segmentes;  dieser  triigt  namlich  ein  normales 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1899.  16 


232  HANS   ROTHENBÛHLER. 

Laufbeinpaar,  auf  derVentralplatte  jedocli  eiiien  plattenfôrmigen 
Aufsatz,  welclier  sich  in  eiiier  latéral  coiupriiiiirten,  kiiieforniig 
abgebogenen  und  horizontal  nach  hinten  gerichteten  Cliitin- 
lamelle  fortsetzt.  In  Fig.  10  ist  dièses  Gebilde  dargestellt.  Die 
Chitinlamelle  ist  ini  Priiparat  abgeknickt  und  nach  links  auf  die 
Seite  gedrûckt.  Fig.  1 1  zeigt  das  vordere  Paar  der  eigentlichen 
Copulationsftisse,  bestehend  aus  eineni  Paar  langer,  sclirâg  nach 
hinten  gerichteter  Stticke  und  einem  Paar  seitKcher  Teile  ;  filr 
die  erstern  ist  der  tief  abgeschnurte  Kndteil  charakteristisch, 
welcher  sich  aus  zwei  aufeinanderliegenden  Blâttern  mit  viel- 
fach  gezâhnten  Rândern  zusamniensetzt.  Die  lateralen  Teile 
bilden  je  ein  gewundenes  Hôrnchen,  welches  durch  den  Zapfen 
^  in  einem  der  Yentralplatte  r  autliegenden  Kissen  artikuhrt; 
das  lângere  Ende  ist  in  natlirlicher  Lage  schrag  nach  vorn, 
das  ktirzere  nach  aussen  gerichtet. 

Das  hintere  Paar  des  7.  Segmentes  (Fig.  12)  wird  repriisentirt 
durch  zwei  der  Ventralplatte  aufsitzende.  gedrungene  schwarz 
pigmentirte  und  je  eine  einzige  lange  Borste  tragende  Bein- 
rudimente. 

Vorkonimeu  :  Yon  dieser  kleinen  Afrarfosoma-Art  besitze  ich 
2  Mânnchen  und  3  Weibchèn,  welclie  von  Herrn  D^'  Carl  im 
Engadin  in  1400  m.  Hôhe  auf  einer  somiigen  Alpweide  gesam- 
melt  wurden. 

Gattung  CRASPEDOSOMA  Leach-Rawlins. 

Craspedosoma  Baniinsii  Leach  siihsp.  simUe  ^^erh. 

LItt.  ±i,  29,  37,  60,  62.  6:5. 

Die  genaue  Untersuchung  und  Darstellung  dieser  Art,  wie  sie 
von  Verhœff  gegeben  wurde  (60,  62),  ist  auch  filr  die  Schwei- 
zerTiere  zutreftend,  und  habe  ich  in  dieser  Beziehungnichts  bei- 
zufiigen. 

Die  Tiere  tindeii  sich  hilutig  unter  der  Borke  alter,  bemooster 


MYRIAPODENFAUNA   DER   8CHWEIZ.  233 

Baunistamme.  Am  29.  IX.  1897  samnielte  ich  in  derBorke  eines 
alten  Weidenstamiiies  9  Maiiiiclieii  iiiid  8  Weibcheii,  danmter 
S  unreife,  welclie  sanitlich  in  diinnen  weissen,  aber  selir  zâhen 
Gespinnsten  ruhten  und  sich  reclit  trâge  benalimen.  Audi  unter 
Steinen  sind  sie  nicht  selten  anzutreffen. 

Anamorphose.  Unter  deni  gesammelten  Material  fanden  sich 
am  gleicben  Orte  mit  reifen  Tieren  zusannnen  4  unreife  Mânn- 
cben  und  20  Weibchen.  Sie  unterscheiden  sich  von  den  ausge- 
wachsenen  Tieren  dadurch,  dass  die  Fârbung  eine  lebhaftere  ist, 
indem  der  dunkle  Ruckenstreif,  die  Streifen  an  den  Seiten  und 
die  beiden  Punktreihen  an  den  Obertianken  scharf  hervortreten. 
Auch  ist  der  Kôrper  feinkornig  rauh  und  ohne  Glanz. 

Die  ^lânnchen  l)esitzen  28  Segmente,  eine  Lange  von  9—10 
mm.  und  20  Ocellen.  Das  7.  Korpersegment  ist  auf  der  Bauch- 
seite  weit  oiïen,  wie  bei  ausgewachsenen  Miinnchen,  jedochnicht 
blasig  aufgetrieben.  Die  Copulationsftisse  sind  noch  nicht  dilîe- 
renziert,  sondern  nur  als  stiirkere  oder  schwâchere  Erhebungen 
auf  der  Yentralplatte  zu  erkennen. 

Die  Weibchen  mit  28  Segmenten  messen  10 — 11  mm.  und  be- 
sitzen  18  bis  20  Ocellen.  Ehi  Weibchen  von  27  Segmenten  misst 
8,5  mm.  und  besitzt  1(3  Ocellen,  ein  anderes  von  29  Segmenten 
10  mm.  und  18  Ocellen. 


Ô 

9 

Botanischer  Garten, 

Bern 

27.  III. 

97 

2 

4 

Oberbalm 

27.  IV. 

97 

1 

1 

Frinvillier,  Jura 

24.  VII. 

97 

— 

1 

Botanischer  Garten, 

Bern 

8.  IX. 

97 

4  reife 
4  unreife 

1    4  reife 
)  16  unreife 

Elfenau,  Bern 

29.  IX. 

97. 

9 

5  reife 
3  unreife 

Breitlauenen,  Oberl; 

ind 

l.X. 

97 

5 

2 

Villeneuve 

3.x. 

97 

1 

1 

Botanischer  Garten, 

Bern 

7.x. 

97 

2 

2 

Ô 

9 

19.  X.  97 

— 

1  iinreif 

24.  X.  1)7 

1 

— 

8.  XI.  97 

s 

8 

234  H  ANS   ROTHENBÛHT.ER, 

Einmeiithal 
Seedorfwald,  Berii 
Bantiger,  Beni 

Von  Craspedosoma  RiuvVmm  kaimte  iiian  bis  dahiii  keiiie  m\- 
reifen  Tiere,  d.li.  solche  wurdeii  iiacliLAïZELsYeriimtiinii-  unter 
deiii  Nameii  Atractosoma  athesinum  Fedr.  beschriebeii.  Ini  liie- 
sigen  botanischen  Garten  fand  ich  aber  die  erwachseiieii  iind  die 
oben  beschriebeiieii  iinreifen  Tiere  ziisammen  an  deniselben 
Baiimstinnpf;  dièse  letzteren  nnterscheiden  sicli  von  den  ersteni 
ausser  der  Segnientzahl  niir  durch  Farbe  und  Glanz  ;  das  Beispiet 
von  Julus  albipes  zeigt  aber,  dass  derartige  Unterschiede  kein 
Grund  sind,  solche  nicht  fertig  entwickelte  Individuel!  als  eigene 
Art  hinzustellen. 

Craspedosoma  flavescens  Latzel   rar.  helvetictDii  Verh. 

Tafel  o.   Fig.  i'.i  und  13  rt. 

Lia.  57,  \ra<^  291. 

In  der  «  Berliner  Entom.  Zeitschrift  1894  »  beschreibt  YvAl- 
HŒFF  ein(^  Yarietat  helreticum  von  Crasp.  flavesceus  Latzel 
und  gibt  zwei  Abbiklungen  von  den  Copulationsorganen  dièses 
Tieres.  Ich  besitze  ebenfalls  einMannchen  dieserA^arietat,  dessen 
Copulationsfûsse  mit  Vf^rhœffs  Abbiklungen  iibereinstinnnen 
bis  auf  einen  Punkt  ;  es  betrifft  den  in  Verhœffs  Fig.  8  mit  J 
bezeichneten  Innenteil,  von  dem  der  Autor  folgendes  sagt:  «Der 
Teil  J  zeigt  von  der  andern  als  der  hier  dargestellten  Seite  ge- 
sehen  eine  tiefe,  halbkreisformige  Ausbuchtung  ;  am  untern 
Rande  der  Ausbuchtung  aber  tritt  die  Ecke  stark  zahnartig  vor.  » 
Damit  vergleiche  man  meine  Fig.  13f/;  daraus  ergibt  sich,  dass 
dieser  Innenteil  niclits  anderes  ist  als  ehi  Blàttchen  r.  àhnlich 
dem  bei  h  (hirgestellten,  nur  dass  es  kleiner  und  anders  situiert 
ist  ;  es  steUt  nâmhch  einen  blattâhniichen  Lappen  dar,  der  sich 


MYRIAPODENFAUNA   DER   SCHWEIZ.  235 

als  Fortsetzung  eines  etwas  lôffelfôrmig  ausgeliôhlten,  bei  a  am 
Eiide  des  Telles  B  slcli  erhebenden  Kammes  nach  unten  zieht. 
In  Flg'.  13  Ist  dleser  Lappeii  nach  elnem  andern  Prâi)ai'at  und  In 
âlmllclier  Lage  gezelchnet  wle  In  Verhœffs  Flg.  8  und  bletet 
€in  âlinliches  Blld  wle  dlese  ;  an  der  Unterselte  des  fragllchen 
Blâttchens  blelbt  lelcht  etwas  Luft  hângen,  und  dann  entspiicht 
das  Blld  Latzels  Besclirelbung  (27  pag.  208).  Der  Kamm  a 
schelnt  in  melnem  Prâparat  an  selner  Ansatzstelle  abgerissen 
und  auf  die  Selte  gedriickt  zu  sein,  und  da  nilr  gegenwârtig  wel- 
teres  Mateiial  nlcht  zur  Verfiigung  steht,  so  muss  die  genaue 
Feststellung  des  Sachverhaltes  elner  spâtern  Untersuchung  vor- 
behalten  blelben. 

Vorkommen  :  Untenher  ven  Breltlauenen,  Berner  Oberland, 
Im  Walde. 

Gatlung  CHORDEUiMA  C.  Kocli. 
Chordeiima  sUvestre  C.  Koch. 

Un.  27.  37,  39,  57,  63. 

Ueber  die  Cop.  Ftisse  von  (li.  s///restre  sagt  Latzel  In  selnem 
Werke  (27),  Selte  210,  folgendes:  «  Hlnter  deni  vordern,  \iel- 
schenkllgen  Paare  der  Copulatlonsf tisse  llegt  eln  vlel  grôsseres, 
zweltelllges  Paar.  Der  dlcke  Vordertell  trâgt  belderselts  an  der 
Spltze  elne  braune,  chltlnôse,  lelcht  abfallende  Kappe,  deren  belde 
Hâlften  da,  wo  sle  zusammenstossen,  manclmial  verwachsen  slnd.  » 
Hlerzu  bemerkt  Verhœff  (37),  auf  Selte  131,  nachdem  er  die 
soeben  angefûhrte  Stelle  aus  Latzel  auch  cltiert  bat  :  «  Damlt  Ist 
das,  worauf  es  hier  ankommt,  ganz  unverkennbar  bezelchnet. 
Alleln  elne  lelcht  abfallende  Kappe  konnte  Ich  nlcht  bemerken 
und  halte  derglelchen  fur  anormal.  Ich  erklare  jenes  Organ  fur 
elne  aus-  und  elnstiilpbare  Blase.  » 

Verhœff  erklàrt  also  die  von  Laïzel  angefûhrte,  lelcht  ab- 


236  HANS   ROTHENBiJHLER. 

fallende  Kappe  und  das  von  iliiii  selbst  zum  erstenmal  beschrie- 
bene  Blaseiiorçaii  fiir  ein  uiid  dieselbe  Bildimg. 

Dies  ist  jedoch  unrichtig'  ;  beides  siiid  ganz  verscbiedeiie  Ding"e. 
Unter  ineinen  Tieren  fandeii  sicli  ans  den  verschiedensten  Landes- 
teilen  solcbe,  welche  an  der  Spitze  des  zweiten  und  drittenCopu- 
lationsfusspaares  eine  Chitinkappe  trugen.  In  allen  Fâllen  be- 
stand  dieselbe  ans  einem  Stiick,  Hess  jedoch  deutlich  eine  médiane 
Verwachsiuigsnaht  erkennen  ;  Uniriss  und  Oberflaclie  sind  un- 
regehniissig  rundlich  und  uneben.  Dieselbe  kappenfôrmige  Bil- 
dung  fand  sich  auch  liber  denValven  derWeibchengelagert  und 
zwar  nicht  selten  ;  nur  ist  sie  hier  viel  grôsser  und  ist  weniger 
leicht  als  bei  den  Mannchen  wegzuprâparieren,  da  ihr  Rand  unter 
der  Ventralplatte  liegt.  Wahrscheinlich  handelt  es  sich  hier  um 
ein  Ausscheidungsprodukt  der  Geschlechtsorgane  ;  wie  dasselbe 
aber  zu  stande  kommt,  ist  râtselhaft.  Verhœff  erkliirt  dièse 
Gebilde  fiir  anormal  ;  nur  ist  ihr  verhâltnismâssig  hâuiiges  Vor- 
kommen  dabei  merkwtlrdig,  weil  Anomalien  bei  Diplopoden  sonst 
nicht  in  dieser  Hâufigkeit  aufzutreten  pflegen. 

Was  nun  das  von  Verhœff  entdeckte  Blasenorgan  betrifft,  sa 
ist  dasselbe  hautig  bei  Mannchen  in  vorgestiilptem  Zustande  zu 
beobachten  und  nicht  zu  iibersehen.  Es  sitzt  an  dervordern  Basis 
des  vierten  Paares  der  Copulationsfiisse  und  bildet  zwei  lânglich- 
runde,  prall  gefiillte  Sâckchen,  die  oft  die  dicken  scheiben- 
formigen  Aussenteile  des  zweiten  Paares  der  Copulationsfiisse 
weit  iiberragen;  ihr  Ende  trâgt  auf  der  Riickseite  zwei  spitze, 
schwach  hackenformig  gebogene  Austreibungen. 

Vorkonimen  :  Die  Art  liebt  feuchte  Pliitze  und  tindet  sich  unter 
Moos  und  Steinen  im  Walde  und  im  Freien  auf  Schuttplâtzen.  In 
den  Voralpen  geht  das  Tier  liber  die  Baumgrenze  hinaus:  am 
Schwarzhorn  traf  ich  dasselbe  auf  Alpw^eiden  unter  Steinen  nock 
in  einer  Hohe  von  2o()()  m. 


MYRIAPODENFAUNA    DER   SCHWEIZ.  237 


Ô 

9 

27.  III.  97 

5 

11 

24.  YII.  » 

1 

1 

8.  IX.    » 

7 

12 

28.  IX.    » 

5 

11 

27.  IX.    » 

— 

4 

29.  IX.    » 

1 

1 

1.  X.     » 

1 

3 

2.  X.     » 

2 

— 

Bot.  Garten,  Bern 

Taiibenloch,  Jura 

Bot.  Garten,  Bern 

Bremgartenwald,  Bern 

Aarwangen 

Elfenaii,  Bern 

Breitlaiienen 

IScheidegg',  ani  ISchwarzhorn 


Chord.  nodîdosum  Verhœff. 
Lin.  57,  p.  292. 

Verhœff  beschreibt  ans  (1er  Scliweiz  eine  neiie  (Jliordeuma- 
Art,  welche  sich  durcli  den  Besitz  von  auffallend  grossen  Knot- 
chen  auf  den  sechs  letzten  Kôrpersegmenten  auszeichnet.  Er 
giebt  den  Hauptcharakter  folgendermassen  an  : 

«  Die  sechs  vorletzten  Segmente  tragen  auf  deni  Rucken  jeder- 
seits  drei  runde  bis  langliclie,  sehr  grosse,  knotige  Erhohungen, 
welche  meistens  die  lialbe  Lange  des  sichtbaren  Segmentteiles 
erreichen.  >>  Eine  beziighclie  Abbildung  ist  beigegeben.  Die  Be- 
schreibung  ist  nacli  zwei  unreifen  Weibchen  entworfen,  welche 
von  den  Rochers  de  Naye  stammen. 

Ich  besitze  ebenfalls  sieben  Tiere,  welche  die  charakteristischen 
Kncitchen  ti'agen;  drei  Weibchen  mit  30  Segmenten  und  10,  11 
und  12  mm.  Lange  ;  ein:  Weibchen  mit  28  Segmenten  und  10  nnn. 
Lange  ;  zwei  Mânnchen  besitzen  27  Segmente,  39  Beinpaare  und 
vier  fusslose  Endsegmente,  eines  28  Segmente  und  aile  drei  1 0  nnn. 
Lange. 

Wir  kennen  denniach  ])is  jetzt  aus  den  Chordeumiden  viei* 
Vertreter  mit  einem  Entwicklungsstadium  von  27  Segmenten, 
namlich  :  Craspedosoma  flavescens,  Bhiscosoma  alpestre,  Cras- 
pedosoma  BawUnsii  und  Chordeuma  nodusolum. 


238  HANS   ROTHENBUHLER. 

Die  Lîinge  (1er  Knotcheii  variert  zwischen  V2  bis  V^  der  Lange 
des  Segmentes.  Nur  die  vier  mittlem  Reilien  zeigen  dièse  Grosse, 
die  beiden  âiissersten  Reihen  sind  von  gewohnliclier  Beschaffen- 
lieit.  Auf  deni  letzten  Segmente  erheben  sich links mid  rechts  von 
der  vertieften  Mittellinie  zwei  gerade,  cylindrische  Hornchen, 
welche  je  eine  Borste  tragen. 

Ynihonniu'ii  : 

Schynige  Flatte    2000  m.  1  Q .  30  Segm. 

Sâgisthal  2000   »  1  9.  30      » 

Am  Scliwarzhorn  2300   »  1  (^,  1  9.  28 
Schuss-Schlucht,  Biel  19.30      » 

Frinviîlier,  Biel  1  (5.27 

Bex  15,  27      » 

(Jliord.  paHidum  n.  sp. 
Tafel  5,  Fig.  14—18. 

Dièse  neue  Art  zeigt  in  Habitus.  Grosse,  Ocellenzalil,  Anzahl 
der  Beine,  Beschafifenheit  der  Piinge  und  Aufentlialtsorte  voll- 
kominene  Ubereinstimmung  mit  Chordemjia  sUrestre,  ist  jedoch 
auf  Grund  verscliiedener,  abweichender  Merkmale,  besonders 
aber  diircli  deii  Bau  der  Copulationsfiisse  als  eigene  Art  charak- 
terisiert. 

Die  meisten  Individuen  sind  von  blasserer  Fàrbung,  als  sil- 
vestre,  besonders  im  liintern  Teil  des  Korpers  ;  doch  giebt  es  aucli 
solche.  die  liierin  kanm  einen  Unterscliied  zeigen.  In  dei*  Grosse 
der  l)orstentragenden  Knotclien.  welche  viel  kleiner  und  nur  auf 
den  letzten  Segmenten  gut  sichtbar  sind,  ist  eiii  erstes  sicheres, 
unterscheidendes  Merkmal  gegeben. 

Die  zwei  ersten  Beinpaare  sechsgliedrig.  entschieden  diinner, 
als  aile  librigen  ;  das  letzte  Tarsale  trâgt  unten  eine  Làngsreihe 
langer  Borsten  in  kammformiger  Anordnung;  Endklaue  mit 
Nebenklaue. 


MYRIAPODENFAUNA    DER   SCHWEIZ.  239 

Aile  folj^enden  Beinpaare  siebengliedrig.  mit  doppelter  Eiid- 
klaue;  das  3.  bis  6.  Paar  vieldicker,  als  aile  aiiderii.  Aile  letzteii 
Tarsalia  zeigen  eiiieii  eigentuiuliclieii  Besatz  auf  der  Unterseite, 
bestehend  in  zwei  Reilien  diirchscheineiider  Lamellen,  von  der 
Fonii  wie  sie  Fig.  14  zeigt. 

Zu  Copulationsfiissen  sind  vier  Extremitâtenpaare  umge- 
wandelt.  namlicb  das  liintere  Paar  des  seclisten,  die  beiden 
Paare  des  siebenten  iind  das  vordere  Paar  des  achten  Segmentes, 
Fig.  15—18. 

Das  erste  Paar  (P'ig.  1 5)  besteht  ans  zwei  gebogenen  Stticken 
mit  gegabeltem  Distalende  iind  verdickter,  dér  Ventralplatte  v 
aufsitzender  Basis;  diesen  sind  mit  kurzem,  dickem  Stiel  zwei 
rundliche.  llach  bobnenformige  Seitenstiicke  eingefiigt;  jedes 
derselben  zeigt  am  distalen  Ende  einen  scbwarzen  Pigmentfleck 
und  dariiber  ein  stumpfes  Zahnchen  ;  zahlreiche  Borsten  stehen 
auf  ihrem  apicalen,  sowie  auf  dem  basalen  Telle  der  Innenstiicke. 

Das  zweite  Paar  (Fig.  1(3)  bat  leierfôrmige  Gestalt  ;  die  beiden 
seitlichen  Arme  tragen  auf  der  Hinterseite  einen  nacb  innen  ge- 
wendeten  papillosen  Lappen.  In  der  Mitte  stelit  ein  langer  un- 
paarer  Fortsatz  mit  breiter  Basis  und  gedrebter  Spitze.  Auf  der 
zugehôrigen  Ventralplatte  (v)  sitzen  beiderseitig  zwei  runde 
Hocker  {h). 

Den  koinplizirtesten  Bau  zeigt  das  dritte  Paar  der  Copulations- 
fiisse,  an  welcbem  wir  vier  Paar  verscbieden  geformte  Telle  er- 
kennen  (Fig.  17).  Das  innerste  und  grôsste  Stiick  {!)  besteht  aus 
einer  der  Lange  nacb  zusammengefalteten  Chitinlamelle,  deren 
apicaler  Rand  mannigfacb  verbogen  und  in  verschiedene  Zâhne 
ausgezogen  ist.  In  der  Einfaltung  liegt  als  zweites  Stiick  ein  mit 
k()rnigem  Inbalt  erftillter,  zarter  Scblauch  (^),  dessen  Ende  viel- 
fach  geteilt  und  zerschlitzt  erscbeint.  und  der  seiner  Zartheit 
wegen  niclit  iibersehen  werden  darf.  Der  dritte  Teil  (.9)  stellt  den 
eigentlicben  Spermalapparat  dar;  er  bat  Aebnlicbkeit  mit  einer 
Pipette  mit  verlângerter  Spitze  und  etwas  erweitertem  Bauchteil. 


240  HANS   ROTHENBÛHLER. 

Der  Eingaiig  in  dieFovea  ist  mit  einem  Randwulst  umgeben  und 
der  AusHusskanal  derselben  ist  bis  ziir  Spitze  sichtbar.  Der  vierte 
Teil  {4}  eiidlicli  bildet  eine  spitz  ziilaufeiide  Chitiiilanielle  mit 
schwach  papill()ser  obérer  Hâlfte.  Auf  der  kissenartig  erweiterten 
Basis  dièses  dritten  Copulationsfusspaares  bemerkt  maii  ein  Netz 
sich  schneidender  Linieii  und  seitlich  zwei  schwarze  Pigment- 
tiecke.  Ueber  die  nâhere  Beschaff'enheit  und  Bedeutung  dieser 
Gebilde  habe  ich  mir  nocb  nicht  Aufscliluss  verschaffen  konnen; 
sie  machen  deii  Eindruck  von  Coxalsackchen. 

Das  vierte  Copulationsfusspaar  (Fig.  18)  zeigt  in  den  blasig 
aufgetriebenen  Hiiften  die  Coxalsackchen  Co,  darunter  die  Ven- 
tralplatte  v.  Als  Anhânge  unterscheiden  wir  zwei  kurze,  mit 
Borsten  besetzte  Stummel,  die  nach  innen  konvergiren  ;  dièse 
werden  iiberragt  von  zwei  âhnlichen,  aber  lângern  und  nacli 
aussen  gewendeten  Anhangseln,  welche  ebenfalls  beborstet  und 
an  der  Spitze  mit  zw  ei  schwarzen  Pigmentflecken  gezeiclmet  sind. 

Vorkonimen  :  Chordeiima paUidum  findet  sich  mit  Cli.  sUvestre 
zusammen  an  denselben  feuchten  Orten,  im  Wald  unter  dem 
Moosrasen  und  in  den  tiefern  Laubschichten,  in  Gebiischen  und 
(lehôlzen  in  faulenden  Baumstrtinken. 

Bremgartenwald,  versdiiedene  andere  Orte  der  Umgegend 
Berns,  im  Jura,  zusammen  13  (^  und  22  Q. 

Chmdeuma paUidu)}!  n.  sp.  rar.  fulvum  n.  var. 
Tai'el  6,  FiS'.  19  und  20. 

Dièse  Varietât  ist  gegriindet  auf  ein  Mânnclien,  welches  sich 
sowohl  durch  die  Farbe,  als  auch  durch  den  Bau  der  Copulations- 
fusse  von  der  Hauptform  unterscheidet. 

Flanken  und  Oberseite  gelbbraun,  mit  unregelmâssigen  weiss- 
lichen  Flecken  besprengt  und  aufgehellt;  die  Vorderteile  der 
Segmente  zeigen  die  gelbl)raune  Farbe  unverwischt,  wodurcli 
eine  Ringelung  zustande  konnnt. 


MYRIAPODENFAUNA   DER   SCHWEIZ,  241 

Ventralseite  uiid  Beine  bis  zur  Tibia  weisslich;  Tibia  und 
Tarsus  blaulich  iind  diirch  ein  Netzwerk  breiter,  graublauer 
Linieii  gezeichnet. 

Die  Copulationsfusse  haben  haiiptsàchlich  im  ersten  mid 
zweiten  Paar  abweichende  Beschaffenheit.  Die  ruiidlichen  flaclien 
Seitenteile  des  ersten  Paares  (Fig.  19)  sitzeii  direkt  aiif  den  der 
Yeiitralplatte  aufliegeiideii  Polsteni  ;  dieseii  Polstern  sind  die 
gewimdeiieii  in  natiirliclier  Lage  gekreiizten,  tiagellum-alinlichen 
inneni  Teile  eingefiigt;  die  Spitze  derselben  ist  ungeteilt  und 
nidit  wie  bei  der  typischen  Form  gegabelt. 

Am  zweiten  Paar  fallt  auf  (Fig.  20),  dass  der  médiane  Pro- 
cessus stinnpf  abgerundet  bleibt  und  nur  die  halbe  Lange  der 
lyra-artigen  beiden  aussern  Stiicke  erreicht  ;  dièse  selbst  baben 
etwas  andere  Gestalt  und  sind  koniplizirter  gebaut,  als  bei  der 
typischen  Form  ;  eine  Vergleichung  der  beiden  Abbiklungen  kann 
dariiber  am  besten  Klarheit  verscliaffen. 

Am  dritten  und  vierten  Copulationsfusspaar  sind  die  Unter- 
schiede  niclit  so  autïanend,  wie  bei  den  beiden  ersten.  Die  spitz 
zuLaufende  Cliitinlamelle  (4)  des  dritten  Paares  bleibt  bei  der 
Varietât  viel  ktirzer,  als  bei  der  Hauptforin,  und  erreicht  mit 
ihrer  Spitze  kaum  die  Hohe  der  Fovea  des  dritten  Telles  (6*), 
wâhrend  das  vierte  Paar  demjenigen  der  typischen  Form  durch- 
aus  âhnlich  bleibt. 

(Jhord.  pallidum  n.  sp.  iiwnstrositas. 

Tafel  6,  Fi^-.  21—24. 

Unter  den  mânnlichen  Individuen  von  CJwrdeuma  pallidum 
fand  sich  ein  Exemplar,  welclies  durch  die  eigentûmliche  Aus- 
bildung  seiner  Copulationsfusse  hohes  Interesse  verdient.  Eine 
genaue  Vergleichung  mit  einem  normalen  Miiimchen  ergab 
Uebereinstimmung  zwischen  beiden  Tieren  bis  in  aile  Einzel- 
heiten,  mit  Ausnahme  eben  der  genannten  Organe.  Dièse  beste- 


242  HAN8    ROTHENBÛHLER. 

lien  ebeiifalls  ans  vier  Paareii,  deni  zweiten  Paar  des  sechsten, 
dcii  beideii  Paareii  des  siebeiiteii  uiid  deiu  ersteii  Paar  des  achteii 
Sei'iiientes.  Ftir  das  erste  Paar(Fii;-.  21)  làsst  sich  eine  grosse 
Aelinlichkeit  mit  deiu  entspreclieiiden  uonualen  Orgaii  leiclit 
erkemien  ;  iiur  ist  dièses  hier  iiiclit  vollkoiiiinen  eiitwickelt  iiiid 
rudimentâr  geblieben;  die  Abweichuiigen  der  eiiizehien  ïeile 
ergeben  sich  aus  eiiiem  Yergleich  der  Abbihhuigen  15  iind  21. 

Das  zweite  Paar  (Fig.  22)  ist  im  Vergleich  zu  einem  vollkoni- 
inenen  Organ  in  seiiier  Entwicklung  zurilckgebliebeii,  ist  jedoch 
nach  demselben  Typus  gebaut. 

(iaiiz  al)weichende  Gestaltung  zeigt  iiiiii  aber  das  dritte  Paar 
(Fig.  23)  ;  dièses  ist  zu  einem  Laufbeinpaar  geworden,  welches 
sich  von  einem  gewôhnhchen  Laufbeinpaar  durch  nirlits  unter- 
sclieidet  als  durch  die  etwas  breitere  Ventralplatte  v. 

Weniger  autiallend  ist  die  A'erânderung  am  letzten  Paar  der 
Copulationsfiisse  (Fig.  24).  Die  Ventralplatte  (v)  âhnelt  sehr 
derjenigen  des  vorhergehenden  Paares  ;  an  denHuften  fehlen  die 
Coxalsâckchen  ;  die  Anhânge  sind  im  Gegensatz  zum  normalen 
Organ  deutlich  zweigliedrig.  diclit  borstig  behaart  und  endigen 
in  einer  langen  einfachen  Klaue. 

Wollen  wir  die  vorliegende  Abnormitàt  in  der  Beschaffenheit 
der  Copulationsfiisse  richtig  beurteilen,  so  kann  dies  wohl  nur  in 
der  Weise  geschehen,  dass  wir  dieselbe  als  einen  Fall  von  Ata- 
vismus,  ein  Zuriickgreifen  auf  ein  frilheres  Stadium  in  der  phylo- 
genetischen  Entwicklung  dieser  Art  auffassen,  auf  welchem  noch 
nicht  vier  P)einpaare  zum  Zwecke  der  Copulation  umgewandelt 
waren.  P]r  ist  zugleich  ein  Beweis  fur  die  Ptichtigkeit  der  zwar 
nicht  stark  angefochtenen  Hypothèse,  nach  welcher  die  Copu- 
lationsfusse  der  Diplopoden  aus  ursprtinglichen  Laufbeinen  sich 
herausgebildet  haben. 


MYRIAPODENFAUNA    DER   8CHWEIZ.  248 

4.  Famille  JULIDiE  Leach. 

Gattung  BLANIULUS  Gervais. 

Um  spatere  Wiederliolimi'en  zii  vermeiden,  seieii  einiiçe  Be- 
merkuiigeii  liber  das  yorkoiiiiiieii  dieser  Tiere  vorausgeschickt, 
da  ich  die  verschiedenen  Arten  ineist  an  denselben  Orteii  durcli- 
einander  geniischt  sammelte. 

Die  Haiiptfimdstâtte  war  der  liiesige  botanische  Garten,  zii 
dessen  Areal  eine  gegen  die  Aare  geneigte,  scliattige  und  mit 
verschiedenen  Laiibbaimien  bestandene  Hakle  geliort.  Alte,  zu 
ebener  Erde  abgesclniittene  Baumstriiidve  boten  in  ihreni  ver- 
modernden  Holze  den  Tierclien  ein  inigestortes  AsyL  Ein  aiif 
eineni  sok  lien  Stinnpf  wuchernder  grosser  Polyporus  war  von 
ilnien  biiclistablich  bedeckt.  Den  Sommer  tiber  fanden  sie  sich  auch 
zahlreicli  in  alten  Compostliaufen,  gegen  Ende  Oktober  unter 
dem  feuchten,  frischgefallenen  Laiib,  das  auf  die  blosse  Erde  zu 
liegen  kam;  bel  einer  Temperatiu'  von  4°C.  zeigten  sie  sich  noch 
ganz  lebhaft  ;  einige  Tage  spâter  liatten  sich  aile,  trotz  der  etwas 
hohern  Temperatur,  in  die  Wnrmpfropfen  und  Wurmlôcher  des 
Bodens  zurllckgezogen. 

Von  andern  Orten  seien  in  Bezug  auf  das  Yorkommen  dieser 
ïiere  genannt:  Sandsteinbruch  Stockern  bei  Bern,  unter  Sand- 
steinbrocken,  Elfenau  in  alten  Weidenstâmmen.  Im  Wallis  fand 
ich  Blaniuliis  venustus  ebenfalls  hâuhg  im  Mulm  alter  Weiden, 
Aus  dem  Engadin  wurden  mir  einige  Exemplare  von  Herrn  Dr. 
Cael  iibergeben. 

Die  hiibsche  Fleckenzeichnung  der  Blaniuliden  verliert  sich 
bei  trockener  Conservirung  und  im  Alkohol  bald  und  macht  einer 
unansehnlichen  dunkeln  Fârbung  Platz. 

BJaniulus  gutUdatus  (Bosc)  Gervais. 
Lia.  22,  27,  63. 
Die  Beschreibung  Latzels  (27,  pag.  250)  ist  auch  fur  die 


244  HANS   ROTHENBÛHLER. 

SchweizerTiere  giiltig-.  Voji  deii  Copulationsfiissen  liât  Humbert 
(22)  eiiie  gute  Abbildung  gegebeii.  Die  Art  ist  in  unserm  (lebiet 
(lie  hâufigste.  Untersucht  wurdeii  67  ^  urid  253  Ç. 

BJaN.  venustus  Meinert. 

Litl.  22,  27.  37,  57,  63. 

Ziemlicli  hautig-,  aucli  mit  der  vorigeii  Art  zusammen. 
Untersuclit  21  5,  155  Ç. 

BloN.  fti.sc us  Am  Steiii. 

Lilf.  1.  27. 

Dièse  Art  sclieint  aiicli  in  der  westlichen  Schweiz  selten  zu 
sein  ;  icli  fand  bloss  zwei  Mannclien,  deren  Copulationsfiis.se  aber 
mit  Latzels  Abbildung  und  Beschreibung  ûbereinstimmen. 

Blatf.  fhnhylafus  n.  sp. 
Tafel  6,  Fig.  25—27. 

ImHabitus  âlinlichi?/.  venustus,  kleinundzart.  Auf  gelblicher, 
bis  braunlicher  rrrundfarbe  jederseits  eine  Lângsreihe  runder, 
dunkelbraunerFlecken.  Fiihler  lang,  keulenformig  ;  eine  Sclieitel- 
furche  felilt  ;  zwei  feine,  mit  diinnen  Borsten  versehene  Sclieitel- 
gruben  vorhanden.  Ocellen  6 — 7  in  einer  Lângsreihe,  glânzend 
schwarz. 

Backen  der  Mânnchen  am  untern  Rande  tief  ausgeschnitten, 
so  dass  zwei  gegen  einander  gericlitete  krumme  Zâhne  entstehen. 

Lange  der  Mânnchen  6 — 10  mm.  Dicke  (),3 — 0,5  mm.  mit 
31 — 43  Segmenten.  Die  Weibchen  haben  10 — 14  mm.  Lange, 
0,4 — 0,5  nmi.  Dicke  und  39 — 50  Segmente. 

Halsschild  zu  beiden  Seiten  stumpfdreieckig,  Spitze  schwach 
vorgezogen,  der  vordere  Rand  dessell)en  aufgeworfen  ;  ausser- 
dem  verlâiift  eine  Furche  parallel  dem  Rande  jederseits  bis  fast 
auf  die  Hôhe  des  Riickens. 


MYRIAPODENFAUNA    DER   SCHWEIZ.  245 

Hinterrand  der  Segmente  mit  langeii  Wimperborsten  besetzt, 
Analsegmeiit  zugeruiidet,  imgeschwiiiizt ,  Analklappen  vor- 
stehend. 

Rûckeii  uiid  Obertlankeii  glatt,  ohne  Furchung;  dièse  begiimt 
erst  ziemlich  tief  unterhalb  derForamina.  Die  Furcbeii  siudderb 
uiid  erstrecken  sicb  bis  anf  die  Hâlfte  der  Breite  des  vordern 
Segmentriiiges,  welcber  durcli  eiiie  bierverlaufeiide  Querfurche 
balbiert  wird. 

Mânnlicbe  C'C>]nibitioiis()i'gaiie:  Das  erste  Beiiipaar  sechsglie- 
drig  (Fig.  25),  gedrmigen  imd  zangenfôrmig  ;  das  letzte  Glied, 
das  lângste,  ist  quer  nacli  iiuieii  veiiangert  uiid  trâgt  an  seinem 
abgestutzten  Ende  drei  kurze,  stmnpfe  Klauen. 

An  den  vordern  Beinpaaren  sitzen  die  aucb  von  andern  Bla- 
niuliden  bekannten,  durchscbeinenden,  spitz  lanzettlichen  Cxe- 
bilde,  welcbe  die  Borsten  liberragen. 

Die  Copulationsfûsse  liegen  vôllig  frei,  nacb  hinten  gericbtet, 
und  erreicben  mit  iliren  Spitzen  die  Hiiften  des  niicbstfolgenden 
Laufbeinpaares,  sind  also  kurz;  das  vordere  und  bintere  Paar 
sind  gleicb  bmg. 

Die  langen  Innenscbenkel  des  vordern  Paares(Fig.  26)  liegen 
eng  aneinander,  trennen  sicb  jedoch  durcb  den  Druck  des  Deck- 
glases;  sie  sind  gegen  das  Ende  liin  allmahbcb  verschmalert  ; 
ibre  in  natiirlicher  Lage  untern  Kanten  sind  sanft  geschwungen. 
Die  kurzen  aussern  Schenkel  tragen  am  Ende  eine  krâftige,  leicht 
al)fallende  Borste. 

Das  bintere  Paar  (Fig.  27),  von  gleieber  Liinge  wie  das  vor- 
dere Paar,  ragt  seitbch  etwas  iiber  dasselbe  hinaus.  Seine  Enden 
sind  scbaufelformig  verbreitert,  so  dass  eine  oblonge  Flâche  ent- 
stebt;  der  Rand  derselben  ist  tief  und  regelmâssig  ausgescbnitten 
und  erscheint  wie  mit  Wimpern  besetzt. 

Untersucbte  Tiere  :  12  (^  und  (io  Ç),  wovon  1  (^  von  Bex 
aus  dem  Pbonethal. 


246  HANS    ROTHENBiJHLER. 

Gattung  JULUS  Brandt. 

Fiir  die  Artsystematik  der  Juliden  siiid  die  Copulationsftisse 
das  erste  Charakteristikiim.  Dieselbeii  wurden  eiiip;eheiid  durch 
Yerhœff  (51,  54,  55,  60,  73)  iiiid  Atïems  (2,  3)  uiitersiicht 
uiid  beschrieben. 

Verhœff  iialim  sodann  aiif  (Trund  seiner  Untersiichungen 
eine  iieue  Gliedenmg  der  alteii  (Tattuiig  Juins  vor,  die  er  in  ver- 
scliiedene  Gênera  und  Siibgenera  einteilte.  Seine  Ausfuhrungen 
fanden  jedoch  in  Fachkreisen  niclit  iingeteilte  Zustinnnung. 

Bezliglicli  der  Auliosimg  der  (iattung  J^//w.s  maclite  Attems 
geltend,  dass  bei  dem  einlieitlichen  Habitus  der  Juliden  eine 
Spaltimg  derselben  in  verscliiedene  Gênera  niclit  angezeigt  sei  ; 
dieser  Autor  will  die  Copulationsfiisse  flir  die  Gruppierung  liaiipt- 
saclilich  in  Beziig  aiif  das  Vorhandensein  oder  Fehlen  eines  Fla- 
gelhims  beriîcksichtigen  ;  hiernacli  bekonnnt  er  die  beiden  Siib- 
genera  MasUgolulus  mit  Flagellinn  und  EtHintiulus  obne  Flagel- 
lum.  In  beiden  Abteilungen  finden  sich  zwei  Grade  der  Trennung 
des  liintern  C'opulationsfusspaares  in  Mittel-  und  Hinterblatt. 

Das  System  von  Attems  bat  den  grossen  Vorzug,  dass  es  die 
Einheitlicbkeit  der  Gattung  Julus  in  richtiger  Weise  zum  Aus- 
druck  bringt,  und  dalier  soll  es  in  folgendem  eingebalten  werden. 

I.  Untergattung  Mastigokdus  Attems. 

Julus  londinensis  Leacli. 

Taf.  6,  Fifi'.  28. 

Litt.  22,  37,  57,  6:\,  73. 

Juins  londinensis  kann  als  Cbaraktertier  fiir  das  Gel)iet  der 
schweizerischen  Hocbebene  und  des  Hiigel-  und  Yoralpenhindes 
bezeichnet  werden.  Seine  bevorzugten  Aufentbaltsorte  siud  das 
freie  Feld,  Hecken,  liclite  Gebiiscbe,  und  ganz  l)esonders  Scbutt- 
und  Holzplâtze,  wo  er  oft  massenhaft  aul'tritt.   Dagegen  meidet 


MYRIAPODENFAUNA    DER   SCHAVEIZ.  247 

er  die  Wâlder  und  lioher  gelegeneii  Gegendeii;  iiber  1000  m. 
Hôlie  liabe  ich  ilm  nie  getroffeii.  Nicht  selteii  kaiiii  man  die  Tier- 
clien  aucli  aiu  Tage  aiif  deii  Landstrassen  erblicken,  wo  sie  im 
Sande  ilire  charakterifstischeii  Spuren  hinterlassen;  dièse  Spuren 
finden  sicli  manclimal  selir  zalilreich  am  Morgen,  wo  sie  nocli 
nicht  verwischt  siiid. 

Fiir  die  iiàhere  Beschreibung  sei  auf  Verhœffs  Darsteiliing 
(37,  p.  136)  verwiesen.  Dagegeii  gebe  ich  eine  Zeichimiig  der 
Copulationsfiisse  nach  Entfernung  der  Muskidatur  diirch  Beliand- 
luiig  mit  Kahlaiige  (Fig.  28).  P^inerseits  geschieht  es  in  der  Ab- 
sicht,  fiir  vorhegende  Arbeit  eine  môglichst  vollstândige  Dar- 
stellung  des  betreffenden  Organs  zu  haben,  andererseits  zeigt 
meine  Abbildimg  am  Hinterblatt  die  Ausbuchtung  h,  welche  in 
Verhœffs  Zeiclnnnig  nicht  zu  sehen  ist. 

Jtthis  Farisioniiii  Brôl.  und  Verh. 

Suhsp.  niiraculus  Vei'h. 

Tafel  6,  Fig.  29—31. 

Litl.  8  (Nr.  3dl). 

Mit  diesem  Namen  bezeichne  ich  vorlâulîg  Tiere,  welclie  nach 
der  Beschreibung  und  den  etwas  mangelhaften  Abbildungen  im 
«  Feuille  des  jeunes  naturalistes  »  mit  den  dort  beschriebenen 
identisch  sind.  Ich  sammelte  dieselben  mit  Julus  nitidus  subsj). 
spinifera,  von  welchem  sie  sich  durcli  geringere  Grosse  und  diirch 
das  abgerundete,  nicht  in  ein  Spitzchen  ausgezogenen  Kiicken- 
schild  des  Analsegmentes  leicht  unterscheiden, 

Farbe  blass  bis  blassbraun,  entsprechend  der  verborgenen 
Lebensweise  dieser  Tiere.  In  derHohe  derForaminazweiReihen 
rotlicher  Flecken,  welche  in  Spiritus  bald  verschwinden. 

Lange  der  6  grossten  Mannchen  12  mm.  bei  41  Segmenten, 
Lange  der  Weibchen  14 — 1(;,5  nnn.  bei  41—49  Segmenten. 

Rev.  Suisse  de  Zool.  T.  6.   1899.  17 


248  HANS    ROTHENBÛHLER. 

Scheitelgruben  fehlen,  vier  Labralgruben  vorhanden. 

Augenfeld  ilach,  Ocellen  erst  bei  starker  Vergr()sserung  sicht- 
bar.  Bei  trockener  Prâparatioii  wird  das  Augenfeld  mit  deii  reiheii- 
weise  angeordneten  Ocellen  deutlich  sichtbar  ;  Forni  desselben 
beini  Mânnchen  dreieckig,  beim  Weibchen  lânglichrund  bis  fast 
viereckig.  Zabi  der  Ocellen  oft  auf  beiden  Augenfeldern  ver- 
schieden,  beim  Weibchen  grosser  als  beim  Mânnchen,  wie  fol- 
gende  Tabelle  zeigt  : 

5    linke  Seite  :  1,  3,  4,  5,  G,  5  =  24  bis  1,  3,  4,  5,  2     =  18 

redite    »       1,  2,  4,  5,  6,  6  =  24    »    2,  3,  5,  4,  4     =18 

9   linke       »       2,  3,  5,  6,  6,  5  =  27     »     1,4,  5,  6,  6,  6  =  28 

redite     »       2,  3,  4,  6,  6,  4  =  25     »    3,  5,  G,  6,  5     =  25 

Fiihler  am  fiinften  iind  sechsten  Segmente  mit  Sinneszapfen. 

Hintere  Hâlfte  der  Somiten  leicht  lângsgefurcht  ;  vordere 
Hâlfte  fein  nadelrissig.  Die  Foramina  liegen  liinter  der  Naht, 
dièse  bertihrend  oder  in  einer  Ausbuchtung  derselben  Hegend. 

Das  erste  Beinpaar  der  Mânnchen  weicht  in  seiner  Form  et- 
was  Yon  Verhœffs  Darstellung  ab.  Nebst  der  plattenformigen 
Hûfte  C(fruh.yentralplatte,VERH.  73)  sinddeutlich  das  Zwischen- 
stiick  Z  mid  der  Fémur  F  sichtbar,  an  welchen  sich  der  Uncus 
mit  papilloser  Spitze  anschliesst. 

Die  Copulationsftisse  sind  ziemlich  einfach  gebaut.  Die  Vorder- 
blâtter  J.  (Fig.  30  und  31)  sind  mit  ihren  Rândern  der  Lange 
nach  zusammengebogen  und  bilden  eine  Rinne  zur  Aufnahme  der 
Mittelblâtter  />.  Den  kompliziertesten  Bau  zeigen  die  Hinter- 
blâtter  C;  sie  bilden  eine  Duplicatur,  deren  Rânder  auf  der  Hhiter- 
seite  zusammentreten.  Der  obère  Rand  zeigt  die  Blattspitzen  a, 
h,  c,  d  ;  die  Spitze  a,  noch  redit  gut  sichtbar,  besteht  wie 
die  Spitze  eines  zusammengebogenen  Blattes  aus  zwei  Lamellen  ; 
die  innere  setzt  sich  in  die  Innenseite  fort,  welche  den  durch- 
sichtigen  und  nur  bei  gewisser  Beleuchtung  sichtl)aren  Zahn  h 
trâgt.  Auf  dem  Aussenrande  sitzen  die  drei  kleineii  Zâhnchen  (d) 
und  die  stumpfe,  ebenfalls  durchsichtige  Hervorragung  c.  Auf 


MYRIAPODENFAUNA   DER   8CHWEIZ.  249 

dem  liintern  Ranci  des  Hinterblattes  sitzt  auf  (1er  Innenseite  der 
kleiiie  Kegel  e,  wâhrend  der  Aussenraiid  die  kleine  Ecke  /'bildet; 
voii  dieser  Ecke  zieht  sicli  quer  iiber  das  Hiiiterblatt  eiiie 
S-tôrmige  Leiste  als  Ansatzstelle  zahlreicher  Muskeln. 

Vom  ^permalapparat  sagt  Verhœff:  «Le  canal  sperniatique- 
est  très  visible  dans  la  partie  médiane  de  son  parcours,  mais  aux 
deux  extrémités  il  est  plus  difficile  à  reconnaître.  Il  n'existe  pas 
d'ampoule  (Fovea).» 

Was  Verhœff  hier  als  Spermalkanal  besehreibt,  ist  nicht 
dieser  selbst,  sondern  es  sind  einige  Chitinleisten,  deren  Verlauf 
allerdings  nacli  Analogie  bei  andern  Juliden  seine  Annahme  recht- 
fertigt.  Ein  gliicklicher  Zufall  fiihrte  micli  zur  Beobachtung  der 
Samenrinne  und  der  Fovea.  In  einem  Priiparat  waren  dièse  nâm- 
lichzumTeil  mitSpermaballen  angefullt  und  so  konnten  sie  genau 
dargestellt  werden,  sowolil  die  Fovea  Sb  als  aucli  die  Rinne  *S^>-. 

Vorkomnien  :  Die  Art  fûlirt  eine  recht  verborgene  Lebens- 
weise  in  den  tiefen  Laubschichten  des  Waldes,  in  alten  Compost- 
liaufen  und  vermoderndem  Eichenholz. 

Ueber  ein  auffallendes  und  intéressantes  ^^orkommnis  bericli- 
tete  mir  Herr  (lutsbesitzer  JoH.  Witschi  in  Hindelbank.  Auf 
einem  KartofFelacker,  der  auf  altem  Torf  boden  lag,  beobachtete 
er  im  Frûhjalir  1896  auf  den  Blâttern  der  jungen  Pflanzen  zahl- 
reicli  die  ihm  unbekannten  Tiere.  Eine  Anzahl  derselben  wurde 
gesannnelt  und  dem  hiesigen  zoologisclien  Institut  iibergeben. 
Julus  Parisionim  subsp.  miracidus  gehôrt  also  aucli  zu  denjeni- 
gen  Diplopoden,  welche  zu  Zeiten  ihre  versteckten  Schlupfwinkel 
verlassen,  um  sich  auf  griinen  Pflanzen  zu  tummeln. 

Merkwiirdig  bleibt  dabei  sein  unvermitteltes  massenhaftes 
Auftreten,  da  die  Tiere  weder  vorher  noch  seither  wieder  gesehen 


Ô 

9 

Kartottelacker  bei  Hindelbank 

71 

124 

Botanischer  (larten,  Bern 

41 

117 

Verschiedene  Orte,  Wald 

6 

12 

250  HANS   ROTHENBÛHLER. 

Juins  a//()hr()(jicHS  linileiiiaiiii. 
Lia.  8  (N"  308.  :K)9).  62  pa-.  230. 

Zur  Untersiu'luiiii''  lageii  vor  10  Miiiiiiclieii  imd  Kl  WeibclieiK 
welche  von  Herrn  Dr.  Sïeck  bei  Saas  uiid  von  mir  bei  Siders  ini 
Wallis  gesammelt  waren. 

Kopf  und  die  beiden  ersten  Segmente,  sowie  das  letzte  Segment 
orangerot  oder  braunrot;  der  librige  Korper  olivenfarbig,  mit 
dmd^ler  llingelung:  Hinterrand  der  Segmente  gelblich;  Beine 
gelb.  Das  5.  Fiihlerglied  mit  Sinneszapfen  ;  Scheitelfurche  vor- 
handen,  Sclieitelgruben  fehlen. 

Processus  analis  kurz.  stnmpf  und  cylindrisch,  an  der  Spitze 
desselben  stehen  zwei  seitliche  Borsten. 

Die  Klannnerblatter  sind  von  Brôlemaxn  (8)  und  Verhoeff 
(62)  abgebildet  worden. 

Juins  nitidus  Yerh.  suhsp.  sp'mifera  n.  subsp. 

Tafel  6,    Fig.  32-35. 

Lin.  37,  57,  63. 

Den  Juins  nitidusYeYh.  habe  ich  niclit  gefimden  ;  aile  von  mir 
gesammelten  Tiere  zeigen  so  abweichende  Merkmale,  dass  sie 
richtigerweise  nicbt  mit  der  typischen  Form  vereinigt  werden 
und  daber  als  Subspecies  sptulfera  zusammengefasst  werden 
sollen. 

Korper  glanzend,  von  bélier  Fârbung;  in  den  Flanken  ver- 
lâuft  dicht  unter  den  Foramina  eine  Lângsreihe  brauner  Flecken; 
dieselben  sind  durcb  ein  etwas  belleres,  braunes  (^)uerband,  wel- 
ches  ul)er  den  Rûcken  lâuft  und  den  gefurcbten  Teil  der  Segmente 
bedeckt,  verbunden  ;  zalilreicbe  belle  Tupfen  geben  demselben 
ein  marmoriertes  Ausselien.  In  den  Untertlanken,  am  lîauche 
und  auf  den  Vordersegmenten  sind  die  Tiere  einfarbig  bell  und 
zeigen  eine  scliwacbe  Bingelung.  Fin  breites,  braunes,  nacb  vont 


MYRIAPODENFAUNA   DER   SCHWEIZ.  251 

ausgeschwungenes  Qiierband  verbindet  die  dunklen  Augenfelder. 
Nicht  selten  versdiwindet  jede  Zeiclinuiig  oder  ersclieint  ver- 
wisclit. 

Die  liintern  Segmentteile  seiclit  undweitgefurcht;  ihrHinter- 
rand  hiibsch  gekerbt  ;  vordere  Segmentliâlften  feiii  nadelrissig, 
ebenso  das  Brustschild.  Processus  analis  lang,  spitz  iiiid  borstig. 
Foramina  in  der  Naht,  dièse  nach  vorn  ausgeschwungeii.  Die 
Mânncben  siiid  durcbschnittlich  kleiiier  iiiid  schlanker.  als  die 
Weibchen,  welcbe  wieder  miter  sicb  starke  Grossenuiiterscliiede 
aufweiseii. 

(5  Lange,  Dicke,  Segmente 
17  nmi.  1.2  mm.  46 
48 
55 
51 
50 
48 
53 

Stirn  und  Scheitel  fein  eingestochen  punktirt,  IScheitelgruben 
fehlen  ;  Scheitelfurche  und  vier  Labralgriibchen  vorhanden. 
Ocellen  tiach,  nur  bei  trockener  Pràparation  gut  sichtbar. 

5  linke    Seite  3,  3,  4,  2,  5,  4,  4,  1  =  27  Ç  2,  3,  6,  7,  6,  5  =  29 

redite  Seite  2,  4,  4,  5,  4,  3,  3  =  25  2,  3,  6,  7,  6,  5  =  29 

Q  linke    Seite  3,  4,  5,  6,  5,  4,  3  =  30  9  2,  3,  5,  6,  6,  4  =  26 

rechte  Seite  1,  3,  5,  4,  5,  4,  3  =  25  3,  5,  5,  5, 4,  4  =  26 

Fiihler  am  5.  und  6.  Gliede  mit  Sinneszapfen, 

Mânnliche  Copulationsorgane.  Erstes  Beinpaar  (Fig.  32)  glasig 
durchscheinend;  an  der  Umbiegungsstelle  sitzt  der  Hôcker  k. 

Die  Hiiften  des  zweiten  Beinpaares  tragen  auf  der  Vorder- 
seite  zwei  horizontal  nach  vorn  gerichtete  gerade  î^'ortsâtze, 
welclie  bei  der  Untersuchung  sotbrt  auHallen. 

Die  CopulationsfUsse  zeigen  die  Figuren  34  und  35.  Auf  die 


16  » 

1^"-^ 

21   > 

1.6 

17   > 

1,2 

17   > 

1,3 

15  » 

1,2 

22  » 

1,5 

Lange, 

Dicke, 

Segmente 

22 

1,6 

54 

22,5 

1,7 

51 

19 

1,4 

50 

18 

1,4 

51 

22 

1,7 

52 

29 

2 

61 

28 

2 

61 

252 


HANS   ROTHKNBUHLER. 


(Ireiteiligen  Mittelblatter  (B)  liât  Yerhœff  wiederholt  liinge- 
wieseii.  Die  Hinterblâtter  siiid  aiii  llande  teilweise  selir  zart  und 
diirclisichtig  ;  Fig.  35  stellt  das  stark  vergrôsserte  Ende  eiiies 
solclien  dar.  Der  giit  siclitbare  Fortsatz  (a)  ist  scliwach  gebogen 
und  endet  in  mehreren  'zarten  Spitzchen  ;  eine  Forni,  wie  sie 
Verhœff  darstellt  (37,  Fig.  43)  habe  icli  nie  gesehen.  Eine  sehr 
zarte,  schwach  gefranste  Membran  (v)  verbindet  diesen  Teil  mit 
dem  folgenden  h,  wovon  Yerhœff  nicbts  erwâhnt  ;  die  Spitze  h  ist 
zerscblitzt  nnd  zart  ;  von  ihr  zu  d  liber  c  zieht  sich  ebenfalls  eine 
sehr  zarte,  vielfach  gefaltete  Membran.  Eine  Samenrinne  mit 
Fovea  ist  lucht  zu  erkennen,  man  wollte  denn  die  mit  dem  ge- 
fransten  Hâutchen  v  verseliene  Ausbiifhtung  i^hiefiir  ansprecben. 
Stellen  wir  die  unterscheidenden  Merkmale  von  JhIms  nitidus^ 
Verb.  und  der  Subsjiecies  zusannnen,  so  ergibt  sich  folgendes: 


J.  aifidifs. 

1.  Scheitelfurche  fehk. 

2.  Vordere  Segmentteile  ghitt. 


Subspecies  spinifera. 

1.  Scheitelfurche  vorlianden. 

2.  Vordere  Segmentteile  nadel- 
rissig. 

3.  Erstes  Beinpaar  der  5  '^^ 
der  Umbiegung  mit  kegel- 
formigem  Fortsatz. 

4.  Huftfortsàtze  am2.  Beinpaar 
der  (5  vorhanden. 

5.  Erste  Spitze  der  Hinterblât- 
ter schwach  und  nicht  ha- 
kenfôrmig  gebogen,  das  Ende 
mehrfach  geteilt. 

C).  Einedoppelte,  durchsichtige 
gefranste  Membran  verbin- 
det die  Telle  a  und  h 
(Fig.  35). 

Vorhmmen:  In  den  Laubschichten  der  Wâlder,  so  weit  die 


3.  Erstes  Beinpaar  der  (y    an 
der  Umbiegungsstelle  eckig. 

4.  Hiiftfortsatze  fehlen. 

5 .  Dièse  Spitze  hakenformig  ge- 
boiïen  und  ungeteilt. 


6.  Dièse  Membran  fehlt. 


MYRIAPODENFAUNA    DER   SCHWEIZ.  253 

Buchenbestânde  geheii,  geradezu  iiiassenliaft,  ebenso  in  verino- 
(lerndein  Eicheiiliolz  im  liiesieen  botaiiisclien  Garten. 


Ô 

9 

Bot.  Garten 

III.  bis  X.  97 

181 

326 

Elfenaii,  Bern 

IX.  iind  X.  97 

26 

28 

Courtelary,  Jura 

13.x.  97 

27 

35 

Villeneuve 

3.  X.  97 

8 

13 

Bex 

14.  IV.  98 

9 

10 

Ein  Schaltstadium  scheint  bei  dieser  Art  nicht  vorzukomnien; 
iiberhaupt  fanden  sich  iinter  der  grossen  Zabi  untersiichter 
Tiere  sebr  wenig  iinreife  Mânnchen. 

Es  mnss  iiberraschen,  dass  ich  Juins  nitidus  Verh.  nicht  aiif- 
gefiniden  habe  nnd  zwar  an  Orten,  wo  er  von  Verhœff  selber 
nachgewiesen  ist;  andernteils  ist  nicht  anzunehinen,  dass  Merk- 
male  wie  Hiiftfortsatze  iind  Baii  der  Hintei'blâtter  seinem  ge- 
iibten  Auge  entgangen  sein  sollten. 

Juins  (demannicus  Verh. 
Litt.  :i,  46.  53,  o7,  62,  63. 

Die  typisclie  Farm  kenne  ich  nur  aus  dem  Engadin,  von  wo 
mir  Herr  Dr.  Carl  ein  Mânnchen  niitbrachte.  Die  Varietât  shn- 
plex  Verh.  ist  dagegen  in  der  Schweiz  sehr  verbreitet  und  zieni- 
lich  hâutig  anzutreffen.  -/.  alemannicus  ist  hâuptsâchlich  ein 
Bewohner  der  Bergwâlder  und  der  darûber  liegenden  Région. 
Doch  geht  er  stellenweise  tief  in  die  Tâler  hinunter  und  ani 
Genfersee  bei  Villeneuve  ist  er  z.  B.  hâutig.  Andererseits  lindet 
er  sich  noch  an  derGrenze  der  Schneeregion  und  innerhalb  der- 
selben  an  giinstigen  Lokalitâten.  Auf  der  Kammliegg,  einem  aus 
Sclmeefeldern  bervorragenden  sonnigen  Grate  im  Gebiete  des 
(iauligietschers  (Berner-Oberland)  fand  ich  ani  6.  VII.  97  ein 
grosses  Weibchen  dieser  Art  unter  einem  Stein  in  2700  m.  Hôhe. 

Bei  Sion  und  Sierre  im  Wallis  sannnelte  ich  viele  unreife 
Mânnchen,  darunter  zwei  Schaltmânnchen. 


254  HANS   ROTHENBUHLER. 

ô  9 

Julus  ahmannicus  :               Scliiils  IV.  08  1  

J.  alemannicus,  var.  simj)lex  :  Chasserai,  Jura  24.  VII.  97  —  12 

Breitlaueiien         1.  X.  97  1  — 

Faulliorn               2.  X.  97  —  5 

Villeneuve             3.  X.  97  5  7 

Courtelary,Jura  13.  X.  97  2  5 

Sion                   13.  IV.  98  8  11 

Sierre                 13.  IV.  98  16  23 

Jtilus  Bertkaui  Verh. 
Litt.  63,  64. 

Dièse  Art  war  bis  dahiii  iiur  aus  cler  Umgebuiig  von  Bonn  be 
kannt.  Meine  Tiere  stimmen  mit  Verhœffs  Beschreibung  (64 
pag.  5)  und  Darstellung  der  Copulationsfûsse  durchaus  iiberein. 
Seine  Zeichnung  ist  nur  in  eineni  Punkte  zu  berichtigen.  M^as 
dort  als  Spermagang  bezeichnet  wird,  ist  nacli  seinen  eigenen 
Worten  der  Austiihrungsgang  der  Prostata;  dessen  Miindung 
liegt  aber  nicht  an  der  angegebenen  Stelle,  sondern  am  distalen 
Ende  des  Hinterblattes,  bis  wohin  er  sich  ununterbrochen  ver- 
folgen  lâsst  (Fig.  39).  Das  letzte  îStiick  ist  verbreitert  und  mag 
zugleich  die  Funktion  der  Samenrinne  ûbernehmen,  da  eine  solclie 
sonst  nicht  zu  entdecken  ist. 

Vorhommen  :  In  Laubschichten  am  Aarufer  in  der  Elfenau,  an 
Baumstiimplen  im  botanischen  Garten  in  Bern.  8  (5 ,  7  Ç . 

Jidus  f/raci/is  n.  sp. 
Tafel  7,  Fip-.  36. 
LUI.  53.  pag-.  26  und  TaM  II.  Fig-.  6. 
Nachstehende  Beschreibung  griindet  sich  auf  2  Mânnchen, 


MYRIAPODEÎS'FAUNA    DER    SCHWEIZ.  255 

welche  icli  am  29.  XI.  97  am  Aarufer  in  der  Elfeiiau  beiBern  in 
der  mit  Moos  bewachsenen  Rinde  eines  alten  Weidenstannnes 
iingefalir  2  m.  liber  der  Erde  fand.  Farbe  des  einen  Tieres  hell- 
braun  mit  2  Reihen  dunkler  runder  Flecken  in  der  Hôhe  der 
Foramina:  das  andere  dunkelbraun,  ohne  Flecken.  Ueber  die 
Ruckenmitte  verlauft  bei  beiden  eine  feine,  belle  Lângslinie. 
Brustscliild  lieller  als  der  iibrige  Korper.  vorn  mit  dunkler  Quer- 
binde  ;  Sclieitel  und  Stirne  schwarz,  Beine  braun,  die  zweiten  Tar- 
salia  der  vordern  Paare  mit  Haftpolstern  versehen. 

Korper  scblank  und  dliim,  Lange  18  und  19  mm.;  46  bezw. 
47  Segmente  mit  je  78  Beinpaaren. 

Ocellen  deutlich  convex:  3,  4,  5,  7.  7,  8  =  34 

3  4  5   6  7  7  =  32 
Fiibler  lang,  1,8  und  2  mm.,  schwacli  keulenfurmig,  das  zweite 
Glied  das  lângste.  Das  filnfte  und  secliste  Glied  tragen  am  Rande 
die  bekannten  Sinneszapfen. 

Zwei  borstentragende  Scheitelgruben  sind  vorhanden,  ebenso 
4  Labralgruben  ;  eine  Scheitelfurcbe  fehlt. 

Riickenscliilder  fein  lângsgefurcht,  die  vordern  Segmentteile 
nadelrissig,  Hinterrand  aller  Segmente  mit  langen  Borsten  be- 
setzt  ;  Foramina  klein,  weit  hinter  die  Xabt  gerûckt.  Analklappen 
fast  glatt,  spârlich  lang  behaart,  ebenso  der  liintere  Teil  des 
Kôrpers.  Processus  analis  lang  und  gerade,  auf  dem  Querschnitt 
dreieckig,  behaart.  Ventrale  Analschuppe  dreieckig,  mit  stum- 
pfer,  etwas  abstehender  S])itze. 

Mânnliche  Copulationsorgane.  Das  erste  Beinpaar  hâkchen- 
formig,  die  Hiiften  des  zweiten  Beinpaares  ohne  Anhange.  Das 
7.  Segment  ventralwârts  aufgeworfen  ;  die  Genitalklappen  be- 
rûhren  sich  nur  in  der  hintern  Halfte  und  lassen  vorn  eine  breit- 
herztormige  Oeftnung  zum  Durchtritt  der  Copulationsfiisse  frei. 

Dieselben  (Fig.  36)  zeigen  die  typische  Gliederung  inVorder-, 
Mittel-  und  Hinterbliitter.  Vorder-  und  Mittelblatt  sind  eigen- 
tumlich  gestaltet  ;  das  Vorderblatt  A  tragt  nâmlich,  dem  Innen- 


256  H ANS   ROTHENBÛHLER. 

1-ande  i^fenahert.  einen  gerundeteii  Langswiilst  /.',  wahreiid  der 
Aussenraiid  iii  ziemlicli  gerader  Richtuiig  schrag  iiacli  iiiiten  ver- 
lauft,  Auf  seiner  Hinterseite  sitzt  in  eiiier  iimldenforinigeii  Ver- 
tiefung  die  wohl  als  Femoralrest  zii  deutende  zuckerhutformige 
Erhebiiiig  V.  Das  dicke,  keulenformige  Mittelblatt  B  zeigt  auf 
seiner  Vcrderseite  eine  zur  Aufnahme  des  Lângswiilstes  des 
Vorderblattes  bestimnite  Lângsrinne  und  in  seinem  obersten, 
]<)ffelfoT'niig  ansgehohlten  Teil  den  geriindeten  Lângskamm  k  '. 
Ein  kraftiges  Flagelknn  F  ist  vorhanden. 

Das  Hinterblatt  C  biklet  eine  vielfach  lângsgefaltete  Chitin- 
lanielle  mit  den  Endigimgen  a,  h,  c,  d,  e.  Die  Teile  a,  h,  c  sind 
mehr  oder  weniger  spitz,  durchsichtig,  aber  immerhin  giit  siclit- 
bar,  d  und  e  aber  gerundet,  farblos,  zart  und  schwerer  zu  sehen; 
der  obère  Rand  der  Spitze  c  ist  vielfach  zerschlitzt  und  erinnert 
an  ein  ahnliclies  entsprechendes  Gebikle  bei  alemannicus,  nur 
dass  dasselbe  dort  tiefer  inseriert  ist.  Ani  Grunde  des  Mittel- 
zahnes  h  niiindet  die  Samenrinne  *SV-,  die  sich  nach  unten  albnah- 
lich  zur  Samenblase  erweitert.  Auf  deni  hintern  Rande  sitzt  un- 
gefâhr  in  halber  Hôhe  des  Blattes  der  schlanke  Zalin  /'. 

Juins  fj médis  ist  ein  schnelles  Tierchen,  das  sich  durch  hurtige 
Bewegungen  der  Verfolgung  zu  entziehen  suclit. 


Juins  llgidifer  Latzel. 

LUi.  3.  27,  54,  63. 

In  der  Schweiz  bis  dahin  nur  aus  dem  Rhonethal  bekannt; 
drei  Mânnchen  fand  ich  aui  14.  IV.  98  zwischen  Martigny  und 
Bex  ani  Wege  unter  Steinen. 


MYRIAPODENFAUNA    DER    SCHWEIZ.  257 

II.  Untergattuiig  EHmifiuJus  Atteins. 
J'ulus  nanus  Latzel. 

Tafpl  7,  Fifi.  :\7   und  38. 
Litt.  :i,  20,  il.  o'i,  o5. 

Die  Besclireibung,  wie  sie  Latzel  gegebeii  bat,  passt  in  den 
Hauptziigen  luid  vielen  Einzelheiten  aucli  fiir  die  Tiere  der 
Scbweiz. 

Kôrper  schlaidv  nnd  giânzend,  etwas  kleiner  als  Latzel  an- 
giel)t.  Die  Mânncben  haben  10 — 11  mm.  Lange,  0,7  mm.  Dicke 
und  besitzeîi  45—47  Segmente. 

Die  Weil)cben  variieren  in  der  Grosse  mebr  als  die  Mânncben 
und  haben  13 — 19  nnu.  Lange,  0,9 — 1,1  mm.  Dicke  mid  52 — 60 
Segmente. 

Farbe  grauweisslich,  gegen  den  Rtlcken  hin  anmâhlich  braun, 
liier  durch  viele  runde,  belle  Flecken  aiifgehellt;  die  vordern 
Segmente  dinikler  als  die  bintern  ;  eine  Lângsreibe  brauner, 
lunder  oder  lânglicber  Flecken  verlâuft  in  der  Hôbe  der  Fora- 
mina  ;  eine  breite  braune  Binde,  welche  die  beiden  dmikeln 
Augenfelder  verbindet,  feblt  bei  keinem  meiner  Tiere. 

Die  Vordersegmente  glatt,  die  Hintersegmente  weit  und  leicht 
gefurcht,  der  Hinterrand  hlil)sch  gekerbt,  im  letzten  Kôrper- 
drittel  mit  langen  diinnen  Haaren  besetzt.  Processus  analis  lang, 
etwas  nacli  unten  gebogen  und  spitz.  Die  Analklappen  spârlicli 
lang  bebaart.  Die  Foramina  hinter  der  Naht  gelegen,  dièse 
bertihrend. 

Die  schwach  keulenformigen  Fiihler  tragen  nicht  nur  am 
Knde,  sondern  auch  am  Kande  des  5.  und  6.  Gliedes  die  bekannten 
Sinneszapfen.  Das  letzte  Glied  zeigt  zudem  am  Ende  einen  palli- 
sadenàbnliclien  Besatz  von  schmalen,  gleich  breiten,  oben  stumpf 
zugerundeten  Erhebungen.  Lange  der  Ftihler  2 — 2,5  mm. 


258  HANS   ROTHENBÛHLER. 

Das  Augeiîfeld  ist  duiikel,  die  Ocelleii  sind  flach  und  scliwer 
imterscheidbar.  8ie  lassen  sich  jedoch  leiclit  siclitbar  luaclieii. 
iiideni  inan  deii  Kopf  der  Lange  iiacli  halbiert,  wodurch  er  rascli 
austrocknet;  sofort  erscheinen  die  Ocellen  als  sehr  deutliche 
schwarze  Puiikte  aiif  deiu  imii  hellen  P>lde  und  konneii  mit 
Leichtigkeit  abgezâlilt  werden 

linke  Seite    4,  3,  3  =  10  linke  Seite  3,  3,  3,  4  =  13 

\  rechte    »^      4,  3,  4  =  1 1  ]  rechte    »      3,  4,  4,  4  =  15 

^    linke      »'      5,  4,  5  =  14     ^  )  linke      »      4,  5,  3      --  12 


redite    »       3,4,6  =  13         ^redite    »      4' 4,  5      --13 

Scheitelfurdie  fein,  aber  deutlicli,  Stirngruben  fehlen,  dagegen 
sind  4  l)orstentragende  Griibdien  liber  dem  Mundrande  vor- 
lianden. 

Das  ei'ste  Beinpaar  der  Mannchen  (Fig.  37)  ist  liakclien- 
formig,  aufgeblasen  und  verjiingt  sich  nach  der  Umbiegung  rasch 
gegen  das  Ende  hin. 

Die  Copulationsfiisse  stimmen  im  Prinzip  mit  Lx\tzels  Dar- 
stellung  iiberein,  lassen  aber  doch  einige  Abweidiungen  hievon 
erkennen.  weshalb  ich  in  Fig.  38  eine  Abbildung  derselben  olme 
die  Muskulatur  gebe.  Das  Vorder-  und  ^Vlittelblatt  {A  und  B) 
zeigen  eine  auffallend  stark  papillose  Bescliaffenheit,  am  Mittel- 
blatte  /)  ist  der  Vorsprung  h  nidit  zu  tibersehen.  Das  Hinter- 
blatt  C  endet  in  drei  Teilen  :  Der  Teil  r  ist  sanft  germidet, 
a  vielfach  geteilt;  bei  sj)  mtindet  die  Samenrinne  *SV-,  wâlirend 
die  Strecke  von  .s^)  bis  a  mit  zarten,  spitzen  Lamellen  /  be- 
deckt  ist. 

Unter  dem  dureh  die  Linie  k  angedeuteten  kammartigen  Vor- 
sprung liegt  die  Fovea  F  mit  ilirer  Oeffnung  Oe. 

Das  von  Attems  (3)  nadigewiesene  Schaltstadium  konnte  ich 
in  zwei  Fâllen  ebenfalls  beobachten. 


MYRIAPODENFAUNA    DER   SCHWEIZ.  259 

Vorîioniwen  :  Elfeiiau,  Bern,  im  Miilni  eiiies  alten  Weideii- 
baumes.  Villeneuve,  im  Laiib  aiif  dem  Waldbodeii  ;  Courtelaiy, 
Jura,  uiiter  Steinen  im  Wald;  Breitlauenen  1500  m.  unterMoos. 
Im  ganzeii  wurdén  untersucht  12  (^  und  15  Ç. 

JnI.  iiiediterraneus  Latzel. 
Lin.  il.  28,  34,  37,  62,  63. 

Die  ersteii  Tiere  von  dieser  Art  sammelte  ich  am  24.  VIT.  1897 
auf  eiiier  Landstrasse  im  Jura,  wo  sie  in  der  heissen  Julisonne 
herumspazierten.  Im  Wallis  ist  das  Tier  an  sonnigen  (leroll- 
lialden  niclit  selten.  Geradezu  massenhaft  traf  ich  aber  dasselbe 
am  Monte  Bré  bei  Lugano  an,  wo  der  abgestorbene  Rasen  form- 
licli  davon  wimmelte. 

JhL  sahuJosus  L. 
Lut.  ;{,  22,  27,  37,  53,  54,  62,  63,  75. 

Unter  den  Diplopoden  der  Schweiz  ist  Juins  sahuJosus  durcli 
die  beiden  liber  den  Rticken  laufenden  Langsbtinder  autî'allend 
ausgezeichnet.  Fiir  das  Weitere  sei  auf  obige  Litteratur  ver- 
wiesen.  Sein  Vorkommen  beschrânkt  sicli  auf  das  Oberland, 
den  Jura,  das  Wallis,  das  Engadin  und  Tessin. 

Sâgistal,  2000  m.,  27.  VII.  1897;  Bâttenalp,  1800  m.,  28.  VIL 
1897;  Urbachtal,  1700  m.,  24.  VII.  1897;  Orvin  und  Twann, 
Jura,  7.  VII.  1897;  zusammen  3  ^  und  10  Ç  ;  8aas,  Wallis, 
3  (^  und  9  Ç  der  Varietat  bifasciatus.  ISion,  12.  IV.  1898, 
verscliiedene  unreife  Tiere. 

Jid.  albipes  C.  Kocli. 

Lin.  1.  22,  37,  57,  62,  63,  75. 

Ùber  das  Vorkonnnen  von  Jules  albipes  sagt  Verhœff  (57 
p.  254)  :  «  Nirgends  selten,  aber  von  mir  immer  nur  einzeln 
gefunden.  »  Dem  kann  ich  beifûgen,   dass  die  Art  iiberall  in 


260  HANS   ROTHENBÛHLER. 

Walderii  recht  liâufig  uiid  aucli  i^esellii»'  getroften  wird;  wie 
J.  loniUnensis  fur  das  Kulturlaiid,  so  kaiin  alhipes  neben  /.  nifi- 
dus  subsp.  spinifera  fiir  deii  Wald  als  hâutigster  Julide  gelten 
iiiid  zwar  filr  die  Ebeiie  wie  ftir  die  Bergwâlder.  t'ber  der 
Waldgreiize  ist  er  nocli  bis  2000  m.  Hôhe  an  Gerôllbalden 
unter  Steinen  zu  tindeii.  In  bohern  Lagen  scheint  er  sogar  besser 
fortzukomnien  iind  erreiclit  eiiie  viel  stattlichere  Grosse,  als  in 
der  Ebene  ;  zwei  Weibcben  vom  Faulborn  baben  45  mm.,  eines 
sogar  52  mm.  Lange. 

Hôcbst  cbarakteristisch  fur  die  Art  sind  die  flach  wellenfôr- 
migen  Querfurchen  auf  den  vordern  Segmenthâlften,  woran  die- 
selbe  allein  schon  sicher  erkannt  w  erden  kann.  «  Albipes  »  sind 
dagegen  kamn  die  Halfte  der  Tiere  ;  die  andern  baben  rotbraune 
Beine. 

SchaJtmànnchen .  Bei  Tieren  dièses  Entwicklungsstadiums  ist 
der  7.  Ring  unten  geotînet;  die  Copulationsfûsse  sind  jedoch 
nocb  nicbt  differenziert.  Das  erste  Beinpaar  bestebt  aus  der 
plattenfôrmigen  Coxa  und  vier  GHedern,  deren  letztes  eine  Klaue 
trâgt,  und  entspricbt  durcbaus  der  Abbildung  Humberts  (22). 
Das  grosste  Mânncben  dieser  Stufe  misst  21  mm.  und  besitzt 
85  Beinpaare. 

AnamorpJiose.  Bekanntlicb  zeichnen  sich  die  jungen  Tiere 
durch  eine  auffallend  bunte  Fârbung  aus,  welche  im  Alter  wie- 
der  verschwindet  ;  auch  fehlen  ihnen  die  Querfurclien  ;  die  Làngs- 
stricbe  jedocb,  in  welcbe  dièse  in  den  Unterflanken  auslaufen, 
sind  friih  entwickelt  und  scbon  bei  einem  Tiercben  von  7  nnu. 
Lange  und  42  Beinpaaren  ganz  ausgeprâgt. 


Die  Gattungen  Isohafes  Menge  und  roliizoniuni  Brandt 
nachzuweisen,  gelang  mir  bis  jetzt  nicbt  ;  doch  werden  sie  sich 
jedenfalls  nocb  linden,  da  dieselben  filr  Deutscbland  und  Frank- 
reich  bekannt  sind. 


MYRIAPODENFAUNA    DER    SCHWEIZ.  261 

ZUSAMMENFASSUNG. 

Die  Zahl  der  vorstehend  angefûhrten  Myriapoden  belauft 
sich  auf  6!)  ISpecies,  Subspezies  und  Varietaten;  von  den  Arteu 
gehôren  1  zur  Gattung'  Scutigem,  14  zu  Litliohms,  2  zu  Cry2^- 
tops,  5  zu  Geopliilus,  2  zu  ScoUoplanes,  2  zu  Symphyla,  1  zu 
Folyxenus,  7  zu  Glomeris,  5  zu  Polydesmus,  2  zu  Atractosonia,  2  zu 
Craspedosowa.  3  zu  Cliordeuma,  4  zu  Blcmndus  uiid  12  zuJulus. 

Neu  beschrieben  sind  7  Species,  2  Subspecies,  3  Varietâteu 
uiid  eine  Moiistruositât. 

Nehmen  wir  dazu  die  von  mir  nicht  aufgefundenen  und  nur  \  on 
Verhœff  publizierten  Arten,  nâmlich  Craspedosoma  oribates  La- 
tzel,Cras2)edosomaalticolumYeY\\.,Afractosomahelveticu'niVeY\i., 
Julus  helveticus  Yerh.,  Julus  Braueri  Verh.,  Julus  alpivagus 
Verh.,  ebenso  zwei  durcli  Humbert  beschriebene  und  als  sicher 
anzusehende  Species.  namlich  Polydesinus  jnlideus  C.  Koch  und 
StrotHjylosoma  palJlpes  Olivier,  so  wacbst  die  Zabi  der  bisher 
in  der  Schweiz  mit  Sicherheit  nachgewiesenen  Arten  und  Varie- 
tàten  auf  77/'') 

In  Bezug  auf  die  Verbreitung  derselben  verhalten  sich  die 
riiilopoden  und  Diplopoden  verschieden. 

Die  einzelnen  Arten  der  erstern  haben  entsprechend  ihrer 
grôssern  Lokomotionsfahigkeit  einen  viel  weiteren  Verbrei- 
tungsbezirk  als  die  letztern,  und  wir  tinden  desshalb  innerhalb 
v^eiter  Lânderkomplexe  dieselben  Chilopodenformen  wieder  ; 
von  den  in  dieser  Arbeit  genannten  Arten  sind  z.  B.  aile  mit  einer 
einzigen  Ausnahme  schon  in  Latzels  Werk  aus  Osterreich 
aufgefùhrt. 


*)  Die  Durchsicht  der  Korrekturbogen  dieser  Arbeit  gibt  mir  Gelegenheit, 
beizufugea,  dass  ich  im  Laufe  des  letzten  Herbstes  iiot-h  einige  Arten  auffand, 
welche  in  dieser  Arbeit  nicht  mehr  erwâhnt  werden  konnten,  so  Atraclosoma 
mendionale.  Juins alpivagus  undverschiedeue  neue  Arten,  welche  spâter  {jubliziert 
werden  sollen. 


2fi2  HAN8   ROTHENBÛHLER. 

Die  Diplopodenfauna  (lai2:egen  zeigt  eine  nach  verschiedenen 
Landerii  weclisebide  ZiisainineTisetzimg.  In  ihroiu  Aiiftreten  sind 
dièse  Tiere  von  iiiannigiacheii  ausseni  Bedingungeii  abliaiigig;  am 
giinstigsten  sind  zu  ilirem  Fortkommen  solcheOrte,  wo  das  Grund- 
gestein  zu  Tage  tritt,  iind  Brocken  desselben  unilier  liegen,  also 
hauptsaclilich  das  Oberland,  das  Rhonetbal  und  der  Jura.  Weni- 
ger  giinstig  gestahen  sich  die  Verliâltnisse  in  der  Ebene  und 
derHûgeb'egion,  wo  dieTierchen  vielfacli  nur  auf  die  Laub-  und 
Moosdecke  des  Waldes  angewiesen  sind. 

Die  Verbreitung  der  einzelnen  Arten  iiber  das  Untersuchungs- 
gebiet  lasst  manche  Unterschiede  erkennen.  Wâhrend  eine  An- 
zabl  von  Formen  innerhalb  der  Grenzen  von  400 — 2000  m.  an 
keine  bestimniteHolienstufe  gebunden  sind  und  sich  hier  tiberall 
tinden,  gibt  es  wieder  andere,  weh'he  auf  ein  l)estimmtes  Gebiet 
beschrânkt  bleiben  ;  es  sind  dies  teils  alpine  Arten,  welche  haupt- 
sâchhch  in  der  Alpenregion  leben,  aber  auch  bis  in  die  Thalsohle 
und  unter  1000  m.  Hohe  hinunter  steigen,  teils  sind  es  Arten  der 
Ebene  und  der  Hiigelregion,  welche  hier  ihren  Standort  haben, 
aber  auch  bis  zu  1000  m.  Hohe  zu  tinden  sind. 

In  meinem  Sammelgebiet  zâhle  ich  zur  alpinen  Fauna  das 
Berner  Oberland  und  das  Bhonethal  bis  Villeneuve;  in  dgfs  Ge- 
biet der  Ebene  und  der  Hiigelregion  gehoren  der  ganze  mittlere 
Teil  des  Kantons  Bern  mit  dem  Mittelland,  dem  Emmenthal  so 
weit  hier  gesammelt  wurde,  und  dem  Oberaargau. 

Dem  Jura  konnnt  insofern  eine  Ausnahmestellung  zu,  als  er 
einesteils  Formen  aufweist,  welche  er  nur  mit  dem  Wallis  gemein 
bat,  andernteils  aber  auch  solchedort  heimisch  sind,  welche  ent- 
weder  sonst  nur  in  den  Alpen  oder  nur  in  der  Ebene  und  im  Hii- 
gelland  auftreten. 

Im  Wallis  und  Engadin  sodann  finden  wir  besondere  Arten, 
welche  diesen  Thalern  eigentiimlich  sind,  neben  solchen,  welche 
sie  mit  anderii  Orten  teilen. 

Wemi  ich  in  folgendem  eine  Uebersicht  iiber  die  Verbreitung 


MYRIAPODENFAUNA    DER    SCHWEIZ.  26P> 

(1er  gesammelteii  DijjlojxHleii  zii  gebeii  versuche,  so  lieschielit  es 
mit  deni  Hiiiweise,  dass  dieselbe  iiach  deiii  iiegeiiwàrtigen  Staiide 
uiiserer  Keiiiitiiisse  in  iiiancheiiPiinktennicliteine  définitive  sein 
kann. 

1.  Im  Berner-Oberland,  in  der  Ebene  mid  ini  Htigelland,  ini 
Jura  und  ini  Rhonetlial  sind  verbreitet  10  Arten: 

Glomeyis  conspersa  Chordeuma  silvestre 

»         ornata  Juins  londinensis 
Fohjdesmus  complanatiis        »     nitidus.  subs]).  spinifercr 

»  lu'Jvefkns  »     narius 

Craspedosoma  RawUnsii        »     aJhipes 
siibsp.  simile, 

2.  Als  alpine  Fonnen  sind  anziisehen  8  Arten: 

Glomeris  transalplna  Juins  (dlohrofjicus 

Polydesmus  denticulatus  »     alenianmcuy 

Craspedosoma  flavescensYSiY.helveticum  »     ligiil'tfer 
Chordeuma  nodulosnni  »     sahulosus 

Hievon  sind  aucli  ini  Jura  vertreten: 

Cîiordeuma  noduJosum,  Julus  alemannicus  und  J.  sahu- 
losus : 

Dagegen  wiirden  von  mir  luir  ini  AVallis  gefunden  : 
Jidus  allohrof/icus  und  Julus  liqulifer. 

3.  ïiere,  welclie  iiii  Berner-Oberland  zu  felilen  scheinen, 
hauptsâchlich  ini  Hiigelhuid  und  der  Elbene,  aber  auch  ini 
Jura  und  ain  (lenfersee  verbreitet  sind  .S  Arten: 

Glomeris  hexasticha  Blaniulus  guttidatus 
conne.ra  »         vemistus 

»         marfi'niata  »         fuse  us 

(liordeuma  pallldum  »         fiiuhriafns 

Rev.  Suisse  de  Zool..  T.  (3.  1899.  18 


2(14  H  ANS    ROTHENBÛHLER. 

4.  Nur  im  Hiigelgebiet  und  in  der  Ebene  fanden  sich  drei 

Arteii  : 

JmIhs  J'arisiorum  ^i\h])^.  iii/ni<y4hfs,  J.  Bertkaui  und  J. 

gmcllis. 

5.  Nurini  Jura  und  nu  Rhonetal  nachgewiesen,  sind4  Arten: 

Polydesmus  suhinteger  Atnirfosoma  monUvagum 

var.  silvatkum 
»         trunciilus  Juins  m  éditer  ran  eus. 

().  Zwei  Arten  kenne  icli  nur  aus  deni  Engadin,  nâmlicli: 

Atmctosoma   miD'nniuii  und  Jtdus  alemannicus,  forma 
typica. 

Suchen  wir  nacli  dem  Zusammenhang  der  l)is  jetzt  bekannten 
Diplopodenfauna  der  Scliweiz  mit  derjenigen  ihrer  Nacbbar- 
lander,  so  erweist  sicb  der  Anteil  Deutscblands  viel  grosser  als 
derjenige  Frankreichs;  dieserletztere  beschrânkt  sich  auf  wenige 
Arten,  von  denen  (Jlomsris  ïnarginata,  Glomerisconspersa,  Poly- 
desmus subiidegef,  Julus  mediterraneus  und  Julus  Farlsiormn 
genannt  seien,  wâhrend  eine  weit  grôssere  Anzahl,  nâmlich  circa 
20  Arten  sieh  auch  in  Deutschbind  wiederiinden  ;  etwas  kleiner 
ist  der  Anteil  Oesterreichs.  nâmlich  circa  1 5  Arten. 

Bemerkenswert  ist  die  Thatsache,  dass  einige  Arten,  welche 
in  dem  nordlicher  gelegenen  Deutschland  verl)reitet  sind,  in  der 
Scliweiz  nur  in  den  Alpen  und  im  Jura  die  Bedingungen  zu 
ihrem  Fortkommenzu  tinden  scheinen  ;  es  sind  Polydesmus  denti- 
cdatus,  Julus  sabulosus,  Julus  ligulifer  und  Julus  alemannicus. 

Eine  genaue  Uebersicht  liber  die  Zusammensetzung  der 
Schweizer-Myriapodenfauna  und  ihren  Zusannnenhang  mit  der- 
jtnigen  anderer  Lânder  kann  erst  gegeben  werden.  wenn  die 
ostliche  und  stidliche  Scliweiz,  besonders  Graubûnden,  Tessin 
und  Wallis  besser  bekannt  sein  werden. 


MYRIAPODENPAUNA    DER    SCHWEIZ.  265 

BEOBACHTETES    MAXIMUM    IN    DER   VERTIKALEN    VERBREITUNG 
EINIGER    ARTEN. 

bis  2700  m.  Julm  alemannicus. 
»  2300   »    Chordeumanodulosiim,  Gh.  sUvestre. 
»  2100  »    Lithobius  forflcatus,  L.  piceus. 
»  2000  »    Glomeris  cons2)ersa,  G.  ornata,  G.  transalpina, 

Folydesmus  compIanatKS,  Jidus  cdlohroglcus, 

J.  sahulosus,  J.  aJhipes. 
»   1700  »    Folydesmus  denticulatus. 
»   1500   »    Cras2)edosoma  Raivîinsii. 
»   1400   »    Atm.ctosoma  minimum. 
»   1200   »    Glomeris  he.mstic]i(i  m\à  G.  marginafa. 
»   1100   »    Craspedosomaflavescens. 
>   1000  »    Fast  aile  Arten. 


2(;r) 


II ANS   ROTHENBUHLER. 


Systematische  Uebersicht. 


I.  Ordnung  CHILOPODA  Latreille. 

1.  Familie  SCUTIGERID^  Gervais. 
Gattung  Scutigera  Lamark. 

Scutigera  coleoptrata  Linné. 

2.  Familie  LITHOBIID^  Newport. 
Gattung  lAthobius  Leach. 
Subgenus  Oligobothrus  Latzel. 
I.  Gruppe  Archilithobiiis  Stuxb. 

Lithobius  seruginosus  L.  Kocli. 
»         pusillus  Latzel. 
»         mutahiUs  L.  Koch. 
»  lucifiigus  L.  Koch. 

»         crassipes  L.  Koch. 
IL  Gruppe  Lithobius  s.  str.  Stuxb. 
Lithobius  forficatus  Linué. 

pi  cens  L.  Koch. 

tricuspis  Meinert. 

deiitafus  C.  KocIi. 

leptopus  Latzel. 

glabratus  C.  Koch. 

aulacopus  Latzel. 

agilis  C.  Koch. 

pygmseus  Latzel. 

3.  Fam.  SCOLOPENDRID^  Newport 
Gattung  Cryptops  Leach. 

Cryptops  anomolans  Newport. 
■<         hortensis'  Leach. 

4.  Familie  GEOPHILID.î:  Leach. 
Gattung  Geophiîus  Leach. 

Geophilus  Studeri  n.  sp. 

>         îiuearis  C.  Koch. 
•>         longicornis  Leach. 
electricus  Linné. 
Gattung  Scolioplanes  Bergsœ  und 
Meinert. 
Scolioplanes  acuminattis  Leach. 
»         crassipes  C.  Kocli. 


II.  Ordnung  SYMPHYLA  Ryder. 

Familie  SCOLOPENDRE LLIDJi 

Newport.. 
Gattung  Scolopendrella  Gervais. 
Scolopendrella  notacantha  Gerv.. 
»         immaculata  Newport.. 

III.  Ordnung  PAUROPODA  Lubbock. 

Noch  nieht  nachsewiesen. 

IV.  Ordnung  DIPLOPODA  Blainville- 

Gervais. 
L  Unterord.  P:>ELAPHOGNATHA 

Latzel. 
Fam.  POLYXENID.E  Gray  and  Jones. 
Gattung  Pulyxenus  Latreille. 
Polyxenus  Lagurus  Latr. 

IL  Unterord.  CHILOGNATHA  Latr. 
L  Familie  GLOMERID^  Leach. 
Subfainilie  Gîonieridia  Brandt. 
Gattung  GLOMERIS  Latr. 
Glomeris  conspersa  C.  Koch. 
»         hexasticJia  Brandt. 
»         ornata  V..  Koch. 
»         connexa  C.  Koch. 
»         marginata  Villers. 
»         transalpina  C.  Koch. 

2.  Familie  POLYDESMID^  Leach. 
Subfomilie  Folydesiiiia  Sauss.  und 

Humb. 
Gattung  POLYDESMUS  Latr. 
Polydesmus  complaiiatus  Linné. 
»  helveticus  Verh. 

»  deuticuîafus  C.  Koch. 

»  subiuteger  Latzel. 

»  trimculus  n.  sn. 


MYRIAPODENFAUNA   DER   SCHWEIZ. 


267 


S.  Fam.  CHORDEUMID.E  C.  Koch. 
Gatt.    ATRACT0S(3MA  Fanzago. 
Atractosoma  monticagum  Verh. 
»  minimum  ii.  sp. 

Oattung  CRASPEDOSOMA  Leach- 
Rawliijs. 
Craspedosoma  Bawlinsii  Leach. 
»  flavescens. 

Gattung  CHORDEUMA  C.  Koch, 
Chordenma  silvestre  C.  Koch. 
»  nodulosum  Verh. 

jMllidum  n.  sp. 
4.  Familie  3UL1DJE  Leacli. 
Gattung  BLAXIULIJS  Gervais. 
Blaniulus  guttulatiis  (Bov.c)Gery . 
»       venu-stus  Meinert. 
9       fuscus  Am  Stein. 


Blaniulus  fimbriatus  u.  sp. 
Gattung  JITLUS  Brandt. 

1.  VntergdttnQgMastigoiuhisAttems. 

Julus  londiiiensis  Leach. 
-)       Parisiorum   Brôliniiaiia 

und  Verh. 
»       allohrogieus  Brôl. 
»       iiitidus  Verh. 
"       alemannicus  Verh. 
»       Bertkam  Verh. 
"       gracilis  n.  sp. 
»       ligtilifer  Latzel. 

2.  Uutergattung  EnanfÀulus  Attems. 

Juins  rmnus  Latzel. 
»     mediterraneus  Latz. 
)>     sabulosus  L. 
»     alhvpes  C.  Kocli. 


268  HANS   ROTHENBÛHLER. 


LITTERATURVERZEICHNIS.  ' 

1.  Am  Stein,  J.  h.    Mijriapoden  und  Cnistaceen  Graubûndens.  Jahres- 

bericht    der    Naturforschenden   Gesellschaft   Graubiindens.     Chur 
18o7. 

2.  Attems   Grat'  Cari.    Vorldufige  Mitteilnng  iiber  die  Copulations  fusse 

der  Juliden.  Zool.  Anzeigrer  1894.  N.  4o8. 

3.  —  Die   Mi/riapoden  Steiennarks.    Sitzungsberichte    der    Akad.    der 

Wissensch.mathematisch-naturvvissenschaftlicheKlasse.  Wienl895. 

4.  Brôlemann  h.    Contributions  à  la  faune  mijriapodolofiiqne  méditer- 

ranéenne. Annales  de  la  société  Linéenne  de  Lyon.  1889. 

5.  —  Contributions  à  la  faune  myriapodologique  méditerranéenne .  Annales 

de  la  société  Linéenne  de  Lyon.  1892. 

6.  —  Contributions  à  la  faune  mijriapodologique  méditerranéenne.   Mé- 

moires delà  société  zoologique  de  France.  Paris  1894. 

7.  —  Note  sur  deux  myriapodes  nouveaux  du  midi  de  la  France.  Bulletia 

de  la  société  zoologique  de  France.  Paris  1894. 

8.  —  Matériaux  pour  servir  à  une  faune  des  Myriapodes  de  France. 

Feuille  des  jeunes  naturalistes.  1894.  Nr.  290,298:  1896,  Nr.  306, 
307,  308,  309,  311  ;  1897,  Nr.  317,  318. 

9.  —  Genre  Latzelia.  Zool.  Anzeiger.  1895.  Nr.  490. 

10.  —  Deux  Julides  de  la  faune  méditerranéenne.  Bulletin  des  séances  de 

la  société  entomologique  de  France.  Nr.  3.  Paris  1896. 

11.  —  Myriopodes  de  Bex.  Revue  suisse  de  Zoologie.  Genève  1897. 

12.  Chalande  Jules  M.  Recherches  anatomiques  sur  l'appareil  respiratoire 

chez  les  Chilopodes  de  France.  Bulletin  de  la  soc.  d'histoire  naturelle 
de  Toulouse.  1885. 

13.  —  Contributions  à  la  faune  des  Myriapodes  de  France. 

14.  —  Recherches  sur  le  mécanisme  de  la  respiration  chez-  les  Myriapodes. 

Bulletin  de  la  Société  d'histoire  naturelle  de  Toulouse  1886. 

15.  C.ARBOWSKi    Tad.     Phyletische    Deutuny    der    Litltobinsformen.     Zool. 

Jahrbiicher.  Jena  1897. 

16.  Gazagnaire  J.    Grand  nombre  de  Polyzoniuni  ycrmanicum  dans  les 

bois  de  Semoy.  Ann.  Soc.  entom.  de  France,  1894. 
16a.  Godet  Paul.  La  Scutigère.  Le  Rameau  de  Sapin.  Neuchàtel.  1892. 

17.  Haase  Erich.  Schlesiens  Chilopoden.    I.  Chilopoda  anamorpha.  Inau- 

gural-Dissertation. Breslau  1880. 

18.  —  Schlesiens  Chilopoden.  II.  Cliil.  epimorpha.  Zeitschrift  fiir  Entomolo- 

gie. Breslau  1881. 

'  Wenn  hinter  dem  Xitel  einer  Publikation  keiue  Angabe  ûber  Ort  und  Zeit 
ihres  Erscheinons  steht,  so  gilt  fur  dieselbe  die  zuniichst  folgende  derartige  Angabe. 


MYRIAPODENFAUNA   DER   8CHWEIZ.  269 

18a.   Haase.   E.    Beitrag  zur    Phulogcnie    und    Ontogenie  der  Chilopoden. 
Zeitschr.  fiir  Entoniol.  Breslau  1881. 

19.  —  Scfdcsiem  Sipnpkylen  und  Pauropoden.  Zeitschrift  fiir  Entomologie. 

Breslau  1885. 

20.  —  Srliirsieiis   Diplo])odeii.  Zeitschrift  fiir  Entomologie.  Breslau  1886 

uud  1887. 
20a.  Heer  Oswald.   Ueber  die  obersten  Grenzen  des  tierischen  und  yflanz- 
lichen  Lebens  m  den  Schweizeralpen.  Neujahrsblatt  der  Ziirich. 
Naturf.-Gesellschaft  1845,  Stiick  47. 

21.  Heymons  Richard.   Milleilnag  iiber  die  Segmenlifum)  und  den  Korper- 

bau  der  Mipiapoden.  Sitzung-sbericht  der  Akad.  der  Wissenschaften. 
Beriin  1897.  XL.  XLI. 

22.  HuMBERT  Aloïs.  Myriapodes  des  environs  de  Génère,  œuvre  posthume, 

coUotionnêe  et  publiée  par  H.  de  Saussure.  Mémoires  de  la  société 
de  physique  et  d'histoire  nat.  de  Genève.  Genève  1894 — 1895. 
2:i.     V.  Kennel  J.  Das  Verwandtschaftsverhdltnis  der  Arthropoden.  Schrif- 
ten  der  Naturforscher-Gesellschaft.  Dorpat  1891. 

24.  KocH  G.  L.    System  der  Myriapoden.  Regensburg  1847. 

25.  —  Die  Myriapoden.   I.  und  II.  Halle  1863. 

26.  Latzel  BoiiERT.    Die  Myriapoden  der  usterreickiscli-unyarischen  Mo- 

narchie. I.  Halfte:  Die  Chilopoden.  Wien  1880. 

27 .  —  Die  Myriapoden  derijsterreichisch-unyarischen  Monarchie.  II.  Hiilfte  : 

Die  Syinphylen,  Pauropoden  und  Diplopoden.  Wien  1884. 

28.  —  Les  Myriapodes  de  la  Normandie,  publié  par  H.  Gadeau  deKERViLLE. 

Bulletin  de  la  S'jc.  des  amis  des  sciences  nat.  de  Rouen,  F^  liste 
1884.  IP'  liste  1886. 

29.  Nemec  Bohumil.  Znr  Kenntnis  der  Diplopoden  Buhnens.   Sitzungsbe- 

richte  der  bohmischen  Gesellschaft  der  Wissenschaft.  Prag  1896. 

30.  PoRAT  V.  G.  0.    Nya   Bidrag  till  Skandinaviska  Halfons  Myriapodo- 

logi.  Entomologisk  Tidskrift  von  Spanberg.  Stockholm  1888. 

31.  Rath  v.  Otto.     Beitrdge  zur  Kenntnis  der  Chilognathen.    Inaugural- 

dissertation.  Bonn  1886. 

32.  —  Ueber  die  Fortpflanzung  der  Diplopoden. 

33.  —  Zur  Biologie  der  Diplopoden.  Berichteder  naturforschenden  Gesell- 

schaft zu  Freiburg.  1890  und  1891. 

34.  —  Die Sinnesorgane  der  Antenne  und  der  Unierlippe  der  Chilognathen. 

Archiv  fiir  niikroskopische  Anatomie.  Band  XXVII. 

35.  HosicKY  F.  V.    Die  Myriapoden  Bohmens.  Prag  1876. 

36.  ScHMUJT  P.    Beitrdge  zur  Kenntnis  der  niedern  Myriapoden.  Zeitschrift 

fiir  vvissenschaftliche  Zoologie.  Leipzig  1895. 

37.  Verhoeff    Carl.     Ein    Beitrag     zur   mitteleuropaischen    Diplopoden- 

fauna. 

38.  —  Veber  einige  nordafrikanische  Chilopoden.   Rerliner  Entomol.  Zeit- 

schrift. 1891. 


270  HANS   ROTHENBÛHLER. 

;{!(.      Vkuhoeff  Orl.    Ein   Beifrag   zur  Kenntnis  dcr  Galtuhf/  Chordciimn 

loid  cinige  jXotizeu  zur  deuhrlicn  Diplopodcnfauim. 
'lO.      —   Zfu-  Kt'nntnis  di'r  Analploni'ndriisi'u  bci  Scolopprahidini. 

41.  —  Uebey  Proh'i'dudrie  der  Diplopodoi.  Berl.  Ent.  Zeitsclir.  189!2. 

42.  —  Nene  Dlp/opoden  ans  dem  osterreichischen  Kiistni/aitih'. 
4.5.     —  Ueber  einige  paldarktisclie  Ckilopoden. 

44.  —  Diplojjoden  des  oslerreichiscken  Adrltigi/hietes.   Berlinei"  Kni.  Zeit- 

schrift.  189;^. 

45.  —  Vorldnpge  Mittrilung  iiher  eine  ni'uc  ilciifsche  Chordetimfj-Art. 

4().  —  ^ene  Diplopoden  der  pa/i((ni>iisclien  Région.  Zool.  Aiizeiger.  1892, 
.NO  :}86  und  403. 

47.  —  Ueber  ein  nenes  Stadium  in  der  Entnickinng  der  Jiilidennidnnclwn. 

48.  —  Aotiz  znm  Schaltstadiurn  der  Jnlidenindnnchen. 

49.  —  Nene  Diplopoden  der  portngiesischen  Fanna. 

50.  —  Ueher  Ckordeuma  germanicum  Ver  h. 

51 .  —  Vorltïufige  MiUeilung  iiber  neue  Schaltstadinmheobachtnugen  bei  Jii- 

liden,  eine  nene  Gruppierirng  der  alten  Gatinng  Jnlns  nnd  einige 
neue  und  seltene  Diplojxjilen  ans  Tirol.  Zool.  Anzeiger  1893, 
NO 410.  414.  418,  430. 

52.  —  Ein  Beitrng  zur  Kenntnis  der  Glomeriden.  Verhandlg'.  des  natur- 

liistorischen  Vereins  der  preussisehen  Bheinlande  und  Westfalens. 
Bonn  1895. 

53.  —  Beitrdrp'  zur  Diplo})oden fanna  Tirais. 

54.  —  Beitrdge  zur  Anatomie  und  Sgslemali/i  der  Juliden.  Verhandlg.  der 

zoolog.-l)otaii.  Gesellschaft  in  Wien.  1894. 

55.  —  Zur  Kenntnis  der  Copulationsorgnne  de)   Juliden,    und  eine  neue 

Tachypodoinlus-A  rt. 

56.  — Bemerkungen  iiber  A.   Berlese's  Gruppiruug  der  Juliden.  Zoolog. 

Anzeig*='r.  1894,  No,  456  und  457. 

57.  —  Beitrdge  zur  Diplopodenfauna   der  Schweiz.  Berl.   Ent.  Zeitschr. 

1894. 
5«.     —  Ueber  einige  neue  Mgriapoden  der  ester  reichisch-ungarischen  Monar- 
chie. (1.  Aufsatz.)  Verhandig.  der  zoolog.-botan.  Gesellschaft  in 
Wien.  1895. 

59.  —  Ueber  milteleuropdische  Geopkiliden .  (II.  Aufsatz.)  Archiv  fiir  Natnr- 

geschichte  Berlin.  1895. 

60.  —  Aphorisinen  zur  Biologie,  Morphologie,  Gattungs-  und  Artsy.stematik 

(1er  Diplopoden.  Zoolog.  Anzeiger.  1895.  No.  476.  477,  478. 

61.  —  Zoolog.  Ergebnisse  einer   von  D'  Escherich  unternominenen  Reise 

nach  Klein-Asien.  Bearbeitung  der  Myriapoden  nebst.  anatom. 
Beitragen. 

62.  —  Beitrdge  zur  Kenntnis  paldarktischer  Myriapoden.   III.   Aufsatz: 

Zusammenfassende  Darstelhmg  der  Aufenthaltsorte .  IV.  Aufsatz  : 
Ueher  Diplopoden  Tyrols,  der  Ostalpen   und  anderer  Gegenden 


MYRIAPODENFAUNA    DER    SOHWEIZ.  271 

Envopas  iiehst  revfjleichi'nd  morpltolo/jisrlu'n  inid  biofog.  Mil- 
tf'l/uiii/eH.  Ai'chiv  fiir  Naturgeseliiclite.  Berlin  1896. 

63.  Verhoeff  (Jarl.   Diplopoden  Rheinpreussens  nnd  Beitrâge  zur  Biologie 

UHfl  rcrglcicki'nde  Faunislili  europàischcr  Diplopoden.  Verhandlg. 
des  natiirhistorischen  Vereins  der  preussischen  Rheinlande  und 
Westfaleiis.  Bonn  1896. 

64.  —  JiiIn.s  liertliuui,  ein  neaev  deutscher  Julide. 

6o.     — Geopkiliden  und  Scolopendriden   aus   Portugal  nnd   Tnhelle  enro- 
paisr.her  Geophilusarteii . 

66.  —  Ziir  Phijloçjenie  der  Mgriapodenordnungen. 

67.  —  Notizeu  iiber  Polyxenus  lagurus. 

68.  —  Ueher  Polydesmus  germanicus  n.  sp.  undSubg.  Propolyilesnius  \erh . 

69.  —  yochmals  einige  Beinerkiiugen  zur  Phglogenie  der  Myriapodcnord- 

nmigen.  Zoolog.  Anzeiger.  1896,  No.  493,  496,  500,  508,  519. 

70.  —  Polydesmus  speJœorum.  Verhandl.  der  zoolog. -botan.  Gesellschaft. 

Wien  1896. 

71.  —  Beitrag    zur   Kenntnis  pah'iarktischer   Myriapoden.    V.    Aufsatz  : 

Uehersicht  der  mir  genauer  bekannten  europtnschen  CÂordeu- 
midengatiungen. 

72.  —  Ueber  Diplopoden  aus  Bosnien.  Herzegowina  und  Dalmatien.  I.  Teil  : 

Polydesiuidœ.  II.  Teil  :  Cho?-deumidœ  und  Lysiopetalidœ.  Archiv 
fiir  Naturgeschichte.  Berlin  1897.  II.  Heft. 

73.  —  Bfitrdge  zar  vergl.  Morphologie .  Gattnngs-  und  Artsystematik  der 

Diplopoden  mit  besonderer  Berilcksichtigung  derjenigen  Sieben- 
hiirgens.  Zoolog.  Anzeiger.  1897,  No.  527  und  528. 

74.  VoGES,  E.,  Beitrag  zwr  Kenntnis  der  Jnliden.  Zeitschrifl  fiir  wissen- 

schaftliche  Zoologie.  Leipzig  187cS. 

75.  W.\LCKEXAR  et  Gervais.    Histoire  nat.   des  Insectes  aptères.   Suite  à 

Buffon.  Paris  1847. 


Ueber  Schweizerisclie  Collembola. 

Von 
Johann  CARL. 

Hiezu  Tafel  8  und  9. 


Vorliegende  Arbeit  entstand  aiif  Anregung  von  Herrn  Pro- 
fessor  ly  Studer  und  wurde  wahrend  der  Zeit  vom  October 
1897  bis  Jiili  1898  im  zoologischen  Laboratorium  der  Univer- 
sitât  Bern  ausgefllhrt, 

Meineni  liochverehrten  Lelirer,  Herrn  Prof.  D''  Th.  Studer,  sei 
fur  aile  Anregung,  die  er  niir  wahrend  meiner  Studienzeit  in 
Bern  gab,  und  ganz  besonders  filr  die  geschâtzten  Ratschlâge, 
mit  w  elchen  er  niir  wahrend  der  Ausfiihrung  dieser  Arbeit  jeder- 
zeit  an  die  Hand  ging,  an  dieser  Stelle  mein  wânnster  Dank 
ausgesprochen.  Auch  Herrn  D'"  Steck  in  Bern,  der  mir  bei  der 
Herbeischaffung  der  Litteratur  in  ausgezeichneter  Weise  be- 
hiilHich  war,  sowie  Herrn  D'  Schàffer  in  Hamburg  und  Herrn 
I)'^  VOGLER  in  Schaffhausen  fiihle  ich  mich  sehr  zu  Dank  ver- 
pfiichtet. 


274  JOHANN   CABL 


EINLEITUNG. 


Im  Jahre  1843  erscliieii  NicoLETS  Monographie  der  Podureii 
«  Becherches  pour  serrir  à  J'hisfoire  des  IhdureUes,  »  eine  fur 
ihre  Zeit  mustergûltige  Arbeit,  Leider  sammelte  Nicoleï  imr 
iiiiierhalb  eiiies  sehr  eng  begrenzien  Gebietes,  eines  Gebietes, 
welclies  daiik  seiiien  topographischeii  und  geologischen  Ver- 
lialtiiissen  auch  fauiiistisch  eine  eigene  Stellung  einninmit.  So 
konnten  denn  die  Ergebnisse  des  Neuenburger  P'orschers  nicht 
fiir  die  ganze  Scdnveiz  in  Anwendung  gebracht  werden,  sondern 
behielten  ilire  voile  Giiltigkeit  blos  fiir  einen  Teil  des  Jurage- 
birges.  Aucli  die  Zalil  der  Formen,  die  er  ini  Ganzen  zusammen- 
brachte.  ist.  xon  unsereni  heiitigen  Standpunkt  aus  betraclitet, 
als  geringzu  bezeiclmen.  Indem  ganzen  iibrigen,  die  zwei  andern 
Stiifen,  Alpen  und  Mittelland,  umfassenden  Teil  der  Schweiz 
wurde  dieser  interessanten  Abteilung  der  Apterygogenea  bis 
lieute  wenig  Aufmerksamkeit  geschenkt.  Was  in  der  Litteratur 
dariiber  zu  linden  ist,  l)eschrânkt  sicli  auf  zerstreute  Berichte 
liber  das  massenhafte  Auftreten  verscliiedener  Formen,  die  teils 
NicoLET'schen  zugewiesen,  teils  als  neu  beschrieben  wurden. 
So  beschrieb  Perty  1849  die  Podf  ira  Ni  col  efti,  G.  Haller  1880 
(Entomologische  Notizen,  in  Mitteil.  d.  schweiz.  entom.  Ges., 
Bd.  VI.)  den  AcJi ondes  SchiqypJti  und  die  Luhhockia  Cœrulea. 
Erstere  Art  hat  sich  als  gut  charakterisierte,  selbstândige  Form 
erwiesen:  die  LnhhocMa  dagegen  ist  nicht  wieder  aufgefunden 
worden.  Henzi  (Mitteil.  d.  schweiz.  naturf.  Ges.  in  Bern,  N"^711, 
1871)  und  Godet  (Bull.  soc.  se.  natur.  Neuchâtel,  1879)  stellen 
Formen,  die  sie  massenhaft  auf  Schnee  beobachtet  haben,  zu 
Achorutes  similutcis  Nie,  einer  Art,  die  môglicherweise  selber 
spater  unter  einem  andern  Namen  wieder  beschrieben  worden 
ist.  Bei  allen  diesen  Mitteilungen  tritt  das  biologische  Moment 
stark  in  den  \^ordergrund,  wâhrend  die  eigentlichen  Beschrei- 


ÛBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  275 

bimgen  meist  uiigeiiiigeiid  sind  und  iiicht  liinreicheii,  uni  eiiie  Art 
s])iit('r  mit  Siclierheit  wiedererkenneu  zii  lassen. 

In  neuesterZeit  liatYoGLERinScliaffliausen  dieCollenibolideii- 
forschung  wieder  aiifgenommen  und  einige  neue  Arten  beschrie- 
ben,  ieider  aber  die  iinentbehiiiche  nordische  Litteratiir  nicht 
herangezogen.  (Beitrdge  z.  Kenntnis  der  Sjyringschwânze.  IIlu- 
strierte  AVoclienschrift  ftir  Entomologie,  Neudamm  1896.) 

Um  so  grossere  Fortscliritte  liât  die  Collembolidenforschung- 
w  àhrend  dieser  Zeit  in  andern  Lândern  gemaclit.  Den  Anfaiig 
maclite  Lubbock  mit  seinemWerke:  «Monograph  oftJie  Thysa- 
nura  and  CoUemhola,  »  1873.  Ungefahr  gleichzeitig  initerzog 
ÏULLBERG  die  Collemboliden  Schwedens  einer  genaiieren  Bear- 
beitung;  dann  folgten  die  Arbeiten  von  Reuter  iind  Schott, 
welclie  ein  gutes  Bild  von  der  Ziisammensetziing  der  Griippe  in 
Nordeuropa  lieferten.  In  Norddeutscliland  wiirde  sie  diircli 
SCHÀFFER  zum  Gegenstand  eingehender  Forscliung.  Aiicli  fur 
Bôlimen.  Tirol  und  Italien  ist  die  Abteilung  bearbeitet  worden. 

Mit  dem  Erscheinen  der  TuLLBERG'schen  Arbeiten,  vvelclie 
jene  sclione  Eeihe  von  Publikationen  dernordiscben  Collembolo- 
gen  einleiteten,  begann  die  systematisclie  Collembolidenforscliung 
eine  neue  Riclitung  einzuschlagen,  insofern  als  sie  an  Stelle  der 
tïuher  innerlialb  der  einzelnen  Gattungen  fast  allein  verweii- 
deten,  oft  trtigerischen  Farbencharaktere  ûberall  da,  wo  es  mog- 
lich  war,  gute  und  sichere  morpliologische  Merkmale  zur  Unter- 
scheidung  der  Arten  heranzog.  Die  natiiiiiche  Folge  davon  war. 
dass  viele  von  den  âlteren  Autoren  aufgestellte  Arten  zu  andern 
liingefiihrt  werden  mussten,  wâlirend  andere,  weil  ungenûgend 
definiert,  sicli  gar  nicht  melir  identiticieren  lassen. 

Bei  diesem  Stande  unserer  Kenntnis  von  der  Yerbreitung  der 
Collemboliden  erschien  es  notwendig,  auch  in  den  in  dieser 
Richtung  nocli  niclit  erforscliten  Teilen  der  Schweiz  zu  sammeln. 
Bei  der  Mannigfaltigkeit  der  orograpliiscben  Veiiialtnisse,  die 
besonders  dem  Alpengebiet  eigen  ist  und  die  dazu  angethaii 


276  JOHANN    CARL. 

erscheint,  die  verschiedenartigsten  Lebensbedingungen  zu  er- 
fiilleii,  erotfnete  sich  dem  Sammler  voii  vonilierein  die  Aus- 
siclit,  niclit  nur  eine  betrachtliclie  Anzalil  voii  l)ereits  bekannten 
Foniien,  sondeni  auch  fur  die  Wissenschatt  gaiiz  iieue  Arten 
aufzutindeiL  In  den  Alpeii  bot  sich  ferner  iioch  (lelegenheit,  die 
verticale  Verbreitung  der  einzehien  Formeii  iialier  iiis  Auge  zu 
fassen.  Bei  der  kurzenZeit.  die  uiir  zur  Verfiiguiig  stand,  musste 
ich  niicli  im  Mittelland  und  in  den  Alpen  je  auf  ein  kleineres 
Gebiet  beschranken.  Ersteres  ist  hauptsâchlich  durch  die  Um- 
gebung  von  Bern,  letztere  sind  durch  das  Unterengadin  vertreten. 
Innerhalb  des  Alpengebietes  wurde  ferner  noch  gesammelt  in 
der  Umgebung  von  Chur  und  ini  Berner-Oberhind.  an  jedeni 
Orte  auf  je  einer  Exkursion.  Das  Material  aus  der  Umgebung 
von  Bern  wurde  hauptsachhch  iui  Spatherbst.  Winter  und  Som- 
mer, dasjenige  aus  dem  Engadin  in  den  Monaten  Se])tember  und 
Oktober,  Mârz  und  April  gesammelt.  I)ie01)ertlâclienbeschaft'en- 
lieit  der  beiden  Sammelgebiete  ist  eine  wesentlich  verschiedene, 
Wâhrend  im  Engadin  in  der  Taisohle  die  zahlreichen  Aufschliisse 
des  Granitfelsens  und  weiter  oben  die  zerklufteten  Dolomitmassen 
sich  als  gute  Fundorte  erwiesen,  felilen  dem  Mittellande  eigent- 
liche  Felspartien.  Der  Molassesandstein,  welcher  an  einigen 
Orten  ansteht,  ist  kompakt  und  bietet  daher  den  Tierchen  keine 
8chlupfwinkel.  In  der  Umgebung  von  Bern  mussten  daher  ilire 
Standorte  in  Feld  und  Wald  aufgesucht  werden.  In  dem  durch- 
suchten  Telle  der  Alpen  tinden  sich  nur  Nadelwaldungen,  wâhrend 
im  Mittelland  der  Laubwald  tiberwiegt.  Neben  diesen  Faktoren 
bat  sich  auch  die  Hohenlage  des  Sammelgebietes  als  mehr  oder 
weniger  bestinmiend  fiir  den  Charakter  seiner  Fauna  erwiesen. 
Der  hochste  Punkt,  an  welchem  in  der  Umgebung  von  Bern  ge- 
sammelt wurde,  ist  die  Holie  des  Gurtens,  eines  Molassehiigels 
im  Siiden  der  Stadt  (860  m.).  Das  Material  aus  dem  Engadin 
fand  sich  innerhalb  des  Hohengiirtels  von  1250 — 2000  m.  ii.  M. 
Tiefer  gelegene  Punkte  der  Alpen,  an  denen  gesammelt  wurde, 


ÛBER   SCHVVEIZERISCHB   COLLEMBOLA.  277 

sind  die  Umgebuiig-  von  Chur  (600 — 700  m.  ti.  M.)  und  die  G-e- 
geiid  von  Zweiliitschinen  im  Berner-Oberland  (800 — 1100  m, 
ii.  M.).  Bas  Juragebiet  musste  ich  fur  eiiistweileii  uiiberiicksich- 
tigt  lassen. 

Iii  Bezug  auf  die  sj^stematische  Einteiluiig  imierhalb  der 
Oriippe  folge  ich  Schàffer.  Das  S^ystem,  welches  er  in  seiner 
Arl)eit  liber  «Die  CoUemholen  der  Unigebum/  von  Hamhurg»  gibt, 
erwies  sich  besonders  auch  fiir  denZweck  einer  leichten  Bestini- 
nuing  als  sehr  gtinstig.  I)a  mir  schon  von  Anfang  an  bei  der 
grossen  Ûbereinstimnmng,  welche  die  schweizerische  Collembo- 
lidenfauna  mit  derjenigen  Norddeutschlands  zeigt,  dk  Bestim- 
mungstabellen  von  Schàffer  ausgezeichnete  Dienste  leisteten, 
glaubte  ich  diirch  Aufnahnie  derselben  in  die  vorhegende  Arbeit 
ihr  einen  allgemeineren  Wert  zu  verleihen.  Herr  Dr.  Schàffer 
erteihe  mir  denn  auch  bereitwilligst  die  Erlaubnis  hiezu.  Fiir 
einige  ftattungen  sind  die  Tabellen  durch  Hineinfiigen  neuer 
Arten  erweitert  worden.  P'erner  sah  ich  mich  gen(>tigt,  einige 
Diagnosen  meinen  Beobachtungen  entsprechend  umzuândern. 
Von  Synonymen  habe  ich  aussser  den  mit  Sicherheit  zu  identifi- 
cien^ndenNicoLEï'schen  Arten  nurnoch  einige  aufgenommen,  die 
nacli  der  neuesten  Litteratur  sich  als  solche  erwiesen  haben.  In 
Bezug  auf  die  ersteren  folge  ich  in  der  Hauptsache  Schôtt. 

Zur  Conservirung  der  Tiere  eignet  sich  starker  Alkohol;  nur 
in  einigen  wenigen  Fâllen,  worauf  bei  den  betreiïenden  Arten 
noch  besonders  hingewiesen  ist,  zeigten  die  im  Alkohol  aufbe- 
wahrten  Tiere  einen  Unterschied  in  der  Fârbung  gegeniiber  den 
lebenden  Exemplaren.  Die  Untersuchung  geschah  in  Wasser, 
Alkohol  oder  Grlycerin  imter  dem  Deckglase.  Zur  Feststellung 
der  Zâhne  auf  den  Krallen,  der  Lage  und  Beschaft'enheit  der 
Ocellen  und  des  Postantennalorgans  wurde  30  Voige  Kalilauge 
ancewendet. 


278  JOHANN   CARL. 


BESTIMMUNG8TABELLEN  UNI)  DIAGNO^EN. 

UBERSICIIT    DER    FAMILIER. 

1. —  Fnrca  felilend.  Kopf  wagreclit.  Tli.  I.  von  oben  deiitlich 
siclitljar.  Fusse  mit  1 — 2  Kralleii.  Antemieii  viergiiedrig. 
Sclmppen  felilend.  Haut  kornig.  Postaiiteiinalorgan  meistens 
vorlianden,  ans  getremiten  Hôckern  besteliend. 

1.  Fam.  Ap]u)nirldœ. 
Fnrca  vorlianden 2 

2. —  Korpergestreckt,  niclit  kuglig.  Abdomen  von  (I  Segmenten 

gebildet 3 

Kôrper  fast  kuglig.  Thoracalsegmente  selir  knrz.  Abdomen 
nur  von  einem  grossen  und  einem  kleinen  Segment  gebildet. 
Furca  am  grossen  Segment  befestigt.  Kopfsenkrecht.  Fiisse 
mit  2  Kiallen.  Schuppen  fehlend.  Haut  nicht  kiirnig.  Post- 
antennalorgan  fehlend.  Antennen  viergiiedrig. 

4.  Fam.  Sm/idJunidœ. 

3, —  Furca  an  Abd.  IV.  befestigt.  Kopf  wagreclit.  Th.  I.  von 
oben  deutlich  sichtbar.  Antennen  viergiiedrig.  Fusse  mit 
1 — 2  Krallen.  Schuppen  fehlend.  Haut  deutlich  kornig.  Post- 
antennalorgan  meistens  vorlianden.  aus  getreimten  Hockern 
bestehend.  2.  Fam.  rodimdœ. 

Furca  an  Abd.  V.,  selten  (bei  einigeii  Isotomaarten)  an 
Abd.  IV.  befestigt.  Kopf  schriig  geneigt.  Th.  I.  von  oben 
nicht  oder  kaum  sichtbar.  Fiisse  mit  2  Krallen.  Schu])i)en 
fehlend  oder  vorhanden.  Haut  nicht  kiirnig.  Postantennal- 
organ  selten  vorhanden  (nur  in  der  Gattung  Isotoma),  aus 
einer  in  sich  zuriicklaufenden,  vors])ringendeii  Chitinlciste 
bestehend.  Antennen  vier-  bis  sechsgliedrig. 

3.  Fam.  Eidouiohrifidœ. 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  279 

1.  Famille  APHORURIDiE  A.  D.  Mac.  G. 

ÛBERSICHT   DER    GATTUNGEN. 

1. —  Kôrperoberseite  mit  Hockern.  Abdomen  mit  vier  nmden 
Hôckern  eiidend.  Postantemialorgaii  felileiid  oder  vorliaii- 
den,  Neamira  A.  I).  Mac  Gr.  =  Anura  Gerv. 

Kôrperoberseite  ohne  Hôcker 2. 

2. —  Pseiidocellen  vorlianden.  Untere  Kralle  vorhanden.  Post- 
aiitennalorgan  fast  immer  vorhanden,  meistens  lang- 
gestreckt.  Anaklornen  0  oder  2.     Aphoriira  A.  D.  Mac  G. 

=  Liptira  Burm. 
Pseiulocellen  fehlend.  Untere  Kralle  fehlend       ...     3 
3. —  Postantennalorgan  vorhanden,  Anaklornen  fehlend. 

Anurida  Laboulb.  Tullb. 
Postantennalorgan  fehlend.  Anaklornen  fehlend. 

Anurophorus  Nie. 

1.  Gattung  NEANURA. 
Einzige  einheimische  Art  : 

Necmura  miisconim  Templ. 

NicoLET  1841 .  Achonites  tuhen-iildlxs.  Rcch.p.  scit.  à  l'IIist.  d.  Pod.  pag.  ol . 

Postantennalorgan  fehlend.  3  Ocellen  jederseits.  Lange  2  nnn. 
Dièse  Art  scheint  im  Mittelland,  im  Jura  und  in  den  xAlpen  ge- 
mein  zu  sein.  Im  Engadin  kommt  sie  noch  bei  1600  m.  iiber  M. 
unter  Baiimrinde  vor  (April  1898).  In  der  Umgebmig  von  Bern 
fand  ich  sie  auf  stagnierendem  Wasser.  Nicolet  erwâhnt  sie 
ans  dem  Jura  (Hauterive).  Einige  junge  Exemplare  aus  dem 
pjigadiii  sind  ganz  weiss. 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1899.  19 


280  JOHANN   CARL. 

2.  Gattung  APHORURA  A.  D.  Mac.  G. 

ÛBERSICHT   DER   ARTEN. 

1. —  Postantennalorgan  fehlend.  Untere  Kralle  in  eine  borsten- 
formige  Spitze  auslaufeiid,  ungefâhr  die  Mitte  der  oberen 
erreicliend.  3  Pseudocellen  auf  jeder  Anteimenbasis.  Anal- 
dornen  vorhanden  1  mm.  A.  minor  n.  sp. 
Postantennalorgan  vorhanden 2 

2. —  Analdornen  vorhanden 3 

Analdornen  fehlend 8 

3. —  Untere  Kralle  an  der Basis  lappenformig  erweitert.  2  Pseudo- 
cellen auf  jeder  Antennenbasis.  Postantennalorgan  mit  22 
Hôckern.  Hautkôrner  sehr  grob.  Bis  1,7  mm. 

A.  tiiherculata  Moniez. 
Untere  Kralle  an  der  Basis  ohne  lappenfôrmige  Erweiterung  4 

4. —  Untere  Kralle  mit  Fadenanhang  wenigstens   V*  so  lang, 

wie  die  obère  Kralle 5 

Untere  Kralle  die  Mitte  der  oberen  nicht  oder  kaum  er- 
reicliend   7 

5. —  Jede  Antennenbasis  mit  2  Pseudocellen.  Jedes Postantennal- 
organ mit  12 — 14  Hôckern.  2  mm.  A.  amhulans  (L.)  Nie. 
.Tede  Antennenbasis  mit  3  Pseudocellen.  Postanteiuialorgan 
mit  mehr  als  14  Hôckern 6 

6. —  .Jedes  Postantennalorgan  aus  18 — 34  Hôckern.  Farbe  weiss. 
Analdornen  lang.  l'/a  mm.  A.  armata  TuUb. 

Jedes  Postantennalorgan  aus  28 — 32  Hôckern.  Farbe  gelb- 
lich  weiss  bis  ziegelrot.  Analdornen  ganz  kurz.  l'/a  i»m- 

A.  alhorufescens  Vogler. 

7.- —  Jedes  Postantennalorgan  mit  23 — 28  Hôckern.  Jede  An- 
tennenbasis mit  3  Pseudocellen.  Bis  1.2  mm. 

A.  debilis  Moniez. 


ÛBER   SCHWEIZERI8CHE   COLLEMBOLA.  281 

Jedes  Postantennalorgan  mit  18 — 20  Hôckern.  Jede  An- 
tennenbasis  mit  3  Pseudocellen.  Bis  1,5  mm. 

A.  negleda  Schâffer. 

^. —  Jedes  Postantemialorgan  mit  14 — 16  Hôckern.  Jede  An- 

tennenbasis  mit  2  Pseudocellen.  Hinter  jeder  Antennenbasis 

ausserdem  noch  eine  Pseudocelle.  1  mm.    A.  inermis  TuUb. 

Jedes  Postantennalorgan  mit  8  Hôckern. 

A.  fimetaria  (L.)  Lubb. 

ApJiorura  minor  n.  sp. 
ïaf.  8.  Fig.  1,  2,  3. 

Organa  postantennalia  nulla.  Basis  antennarum  punctis  ocelli- 
formibus  tribus  instructa.  Spinse  anales  graciles,  arcuatse.  Ungui- 
culus  superior  unguiculo  inferiore  duplo  longior.  1  mm. 

Im  Februar  1898  fand  icli  in  der  Umgebung  von  Bern  unter 
der  Rinde  alter  Baumstriinke  einige  Exemplare  von  einer  Aplio- 
ruraart,  welclie  durch  das  Fehlen  des  Postantennalorgans  aus- 
gezeichnet  ist.  Auch  bei  Anwendung  von  Kalilauge  und  mit 
starker  Vergrôsserung  war  niemals  ein  solches  Organ  wahrzu- 
nehmen.  Pseudocellen  sind  liingegen  in  grosser  Zabi  vorhanden. 
An  jeder  Antennenbasis  liegen  ihrer  drei,  Fig.  1  ;  manchmal  schien 
es  mir,  als  ob  noch  eine  vierte  kleinere  vorhanden  wâre,  die  mit 
den  tibrigen  ein  rautenfôrmiges  Feld  einschloss.  Indessen  kônnte 
hier  eine  Tâuschung  vorliegen.  Am  Kopfhinterrand,  auf  Th.  I., 
Abd.  IV.  und  V.  jederseits  2  Pseudocellen,  au  den  tibrigen  Seg- 
menten  3 — 4  jederseits,  Fig.  1.  Im  Antennalorgan  stimmt  die 
Art  mit  A.  armata  Tullb.  ilberein.  Die  obère  Kralle  ist  zahnlos, 
die  untere  zieht  sich  in  eine  feine  borstenfôrmige  Spitze  aus,  die 
ungefahr  bis  zur  Mitte  deroberen  Kralle  reiclit.  Die  Analdornen 
sind  schlank  und  mïssig  gebogen.  Die  Analpapillen  sind  verhàlt- 
nissmiissig  bedeutendkleiner,  als  bei  A.  arniciH.  Die  Kôrperlànge 
betrâgt  1  mm. 


282  JOHANN   CARL. 


Aphor.  amhuUms  (L.)  Nie. 

1841.  NicoLET.  .4  nnrophoytis  finidailus.  /iecJi.p.  sen:.  à  l'Hist.  d.  /V/.  pag.  53. 

Ist  voii  (1er  îSehweiz  iiur  aus  deiii  -hira  bekaniit  (Xicolet). 


Aphor.  armata  Tiillb. 

Die  Zabi  der  Hôcker  im  Postanteniialorgan  ist  iioeli  variabler 
als  mail  bislier  aimabm.  Sie  betrui;'  in  einem  Falle  imr  18,  in 
eineiii  anderii  jedoeb  34.  Dièse  weitverbreitete  Art  ist  in  der 
Umgebung  von  Bern,  ini  Berner  Oberland  und  im  Engadin  sehr 
gemein.  kdisammelte  sieanTeiclieniuidTiimpebL  miter  Bbimen- 
tôpfen  mid  unter  Rinde.  Im  Engadni  fand  sie  sicb  an  der  bnkeii 
Thalseite  noch  bei  1500  m.  iib.  M. 


Aphor.  (ilhorufesceHS  Vogler. 

1896.  Vogler.  Lipura  alborufesccns.   Beilr.  zur  Kenninis  der  Springschw. 

pag.  2. 

Unter  dem  Material,  welcbes  mir  Herr  Dr.  Vogler  ziisandte. 
befand  sicli  aueli  die  von  iliin  bescbriebene  Aphorura  alhorufes- 
cens.  Die  genaue  Untersucliung  ergab,  dass  es  sicb  hier  uni  eine 
giit  charakterisierte  selbstândige  P'orm  handelt.  Die  Art  stelit 
A.  armata  Tullb.  am  nâclisten.  Icb  zâhlte  im  Postantennalorgan 
je  28 — 32  Hocker.  An  der  Basis  jeder  Antenne  liegen  3  Pseudo- 
cellen  wie  he'i  Aj^honira  armata.  Aiicb  die  Verteihing  der  Pseudo- 
cellen  auf  dem  iibrigen  Korper  stinimt  mit  der  bei  der  letzteren 
Art  beobacliteten  iiberein.  Am  Kopfhinterrand  und  am  Hiiiter- 
rand  von  Abd.  Y.  finden  sicb  jederseits  constant  3  Pseudocellen. 
Tb.  I.  entbehrt  ibrer  ganz.  Die  untere  Kralle  ist  ungefabr  ^a  so 
lang  als  die  obère.  Sie  verscbmâlert  sicb  von  ibrer  Basis  an  ganz 
allmablicb,  um  zuletzt  in  einen  fadenfôrmigen  Spitzenanbang 
iiberzugeben.  An  der  oberen  Kralle  konimt  ein  Zabn,  wie  er  bei 
A.  armata  liâufig  auftritt,  niemals  vor.  Die  beiden  Analdornen 


ÛBER    SCHWEIZERI8CHE   COLLEMBOLA.  283 

sind  schwach  gekrûmmt  und  viel  kiirzer,  als  bei  den  andeni 
Arten  der  Gattung'.  die  ich  ans  eigener  Anschauung  keniie. 

Wie  YoGLER  schoii  liervorliebt,  ist  flir  dièse  iVrt  die  keuleii- 
fôrmige  Anscliwellung  a'oiî  Ant.  IV.  und  die  dichtere  Behaaruiig 
dièses  Gliedes  charakteristisch  (vgl.  Yogler  Beitr.  z.  Kenntnis 
d.  Springschivcmze.  Fig.  4,  5).  Die  Bescliaffenheit  des  Antennal- 
organs  ist  dieselbe  wie  bei  A.  armata.  Yon  letzterer  unterscheidet 
sich  die  vorliegende  Forni  besonders  auch  diircli  die  Fârbung. 
Xur  gaiiz  junge  Exemplare  sind  weiss,  altère  dagegen  geib  bis 
rostrot.  Lange  1  '/o  mm.  Die  Art  ist  alpin.  Sie  fand  sicli  am  Col 
de  Fenêtre  2786  m.  iib.  M.  auf  dem  Schnee  und  ant  Kistenpass 
2000  m.  iiljer  :\r.  (Yogler.) 

SCHERBAKOW  (Zool.  Anzeiger  Bd.  XXI.  Nr.  550,  1898)  fiilirt 
als  Beispiel  einer  weiten  Yerbreitung  der  Arten  die  Tullhergia 
mitardica  Lubb.,  aus  Kerguelenland  bekamit,  an.  Er  willsie-bei 
Wien  aufgefunden  haben.  Herr  Prof.  Dr.  Studee,  der  seinerzeit 
nach  den  Originalexemplaren  von  dieser  Art  Abbiidungen  ge- 
geben  hat.  versichert  mir,  dass  hier  ein  Irrtum  vorliegen  miisse, 
und  dass  sowohl  die  Grosse,  als  die  ganze  Gestalt  des  Wiener 
Exemplares  von  deijenigen  der  T.  antarcfica  zu  stark  abweiche, 
als  dass  es  sich  um  dasselbe  Tier  handeln  konnte.  (Ygl.  Studer 
Forschungsreise  S.  M.  S.  Gazelle  III.  Teil  Zoologie  und  Géologie. 
Berlin  1889  pag.  128.  Fig.  7.) 

3.  Gattung  ANUROPHORUS. 

Einzige  einheimische  Art  : 

Anuropliorns  laricis  Nie. 

Schwarzblau.  Postantennalorgan  fehlend.  16  Ocellen.  Lange 
1  mm.  Fand  sich  sehr  zahlreich  im  Engadin  unter  der  Rinde  gefall- 
ter  Baumstâmme.  Herr  D^' Yogler  fand  die  Art  bei  Schaffhausen 
«  unter  Puppen.  »  In  der  Umgebung  von  Bern  scheint  sie  ziemlich 
selten  zu  sein.  Im  Jura  kommt  sie  ebeufalls  vor.  (Nicolet.) 


284  JOHANN   CARL. 


2.  Famille  PODURIDiE  Tômosvary. 

UBERSICHT   DER    GATTUNGEN. 

1. —  Hinterleibsende  vierzahnig.  Eigentliclie  Analdornen,  Post- 
antennalorgan  inid  Ocellen  felilen.  Untere  Kralle  vor- 
liaiiden.  Spriiiggabel  bis  ziim  Ventral tiibus  reicliend. 

Tetrodontophora  R enter. 
Hinterleibsende  abgerimdet,  manchmal  mit  Analdornen     2 

2. —  2  oder  0  Analdornen 3 

Mehr  als  2  Analdornen 8 

3. —  30  Ocellen;  Analdornen  fehlend.  Podurhippus  Megnin. 
10  oder  16  Ocellen 4 

4. —  10  Ocellen,  2  kleine  Analdornen.  Postantennalorgan  fehlend^ 
untere  Kralle  fehlend.  XenyUa  Tullb. 
16  Ocellen.  Analdornen  2  oder  0 5 

5. —  Springgabel  bis  ziim  Ventraltubns  reichend.  Dentés  stark 
gekriimmt.  Analdornen  fehlend,  Postanteimalorgan  fehlend, 
mitere  Kralle  fehlend.  Podura  L. 
Springgabel  nicht  bis  znm  Ventraltubns  reichend.  Anal- 
dornen 2  oder  0 6 

6. —  Postantennalorgan  fehlend.  Untere  Kralle  fehlend.  Anal- 
dornen fehlend.  Mundwerkzeuge  reduzirt,  saugend.  An- 
tennen  kegelformig.  Pseudachorutes  Tullb. 
Postantemialorgan  vorlianden.  Mundwerkzeuge  kauend. 
Analdornen  2  oder  0 7 

7. — -  Untere  Kralle  vorhanden.  AcJiorutes  Templ.  Schaffer. 

Untere  Kralle  fehlend  SchoUella  Schiiffer. 

8. —  Antennen  \  iergliedrig 9 

Antennen  fiinfgliedrig.  4  Analdornen.      Luhhockia  Haller? 

9. —  Untere  Kralle  vorhanden.  Postantennalorgan  vorhanden. 
4  Analdornen.  Tetracanthella  Schôtt. 


ÛBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  285 

Untere  Kralle  felilend.  Postantennalorgan  fehlend.  3  Anal- 
domen.  Spriiiggabel  sehr  verkiimmert.   Frisea  Dalla  Torre. 

=  Trianea  Tullb. 

4.  Gatlung  XEiNYLLA. 

ÛBERSICHT   DER   ARTEN. 

1. —  Springgabel  sehr  klein.  Deiis  und  Miicro  zusammen  kaiim 
langer,  als  die  Fusskrallen.  Analdornen  klein,  auf  Papillen, 
welche  wenig  grosser,  als  die  Hautkorner  sind  ...  2 
Springgabel  langer.  Dens  und  Mucro  zusammen  weit  langer, 
als  die  Fusskrallen 3 

2. —  Dunkelblaulich,  glânzend.  Lange  1  mm.  X.  nitida  Tullb. 
Graublau,  bereift.  Lange  1  mm.  X.  brevicauda  Tullb. 

3. —  Mucrones  ni  dit  vollstândig  von  den  Dentés  abgegliedert, 
(bei  X.  longispina  nach  Uzel's  Zeichnung  allerdings  ein 
deutlicher  Absatz)  vgl.  Schaffer  Fig.  40,  41  und  42  .  4 
Mucrones  wie  bei  Achorutes  vollstândig  von  den  Dentés  ab- 
gegliedert. (Schaffer  Fig.  43.)  Mucro  am  Ende  nicht  an- 
geschwollen,  spitz  auslaufend.  Haut  nicht  gefeldert.  Dunkel- 
blau  1  '/.2 — 2  nnn.  X.  humicola  Fabi'. 

4. —  Springgabel  (Seitenansicht)  an  der  Grenze  von  Mucro  und 
Dens  mit  deutlichem  Absatz  an  der  Unterseite  (Schaffer 
Fig.  40).  Mucro  in  der  Mitte  mit  2  nebeneinanderliegenden 
niedrigen  Zâhnen.  Graublau.  Lange  1,7  mm. 

X.  longispina  Uzel. 
An  der  Grenze  zwischen  Mucro  und  Dens  kein  solcher  Ab- 
satz.(SCHÀFFERFig.41.)  Mucro  ohneZâhne,  amEnde  stumpf, 
etwas  angeschwollen  (Schaffer  Fig.  42).  Hautkorner  auf 
grôsseren  gewolbten  Hautfeldern.  Graublau,  bereift,  bis 
1,8  mm.  X.  marUlma  Tullb. 

XenyJla  nitida  Tullb. 

In  der  Umgebung  von  Bern  fanden  sich  einige  Exemplare  unter 
Fohrenrinde  und  Flechten,  Januar  und  Februar. 


286  JOHANN   CARL. 

Xenylla  brevicauda  Tullb. 

Viel  hâufiger,  als  die  vorangehende  Art.  Im  Engadin  fand  sic 
sich  in  grosseii  Coloiiien  unter  rissiger  Riiide  bei  1250 — 1400  m. 
ub.  M.  Ebenso  ist  sie  in  der  Umgebung  von  Bern  weitverbreitet 
iind  erscbeint  besonders  zablreicb  vom  Dezember  bis  April. 

Xenylla  longispimi  Uzel, 

Aus  der  Nâbe  von  Bern  bekani  ich  zwei  etwas  beschâdigte 
Exemplare,  die  sicb  unter  der  Rinde  eines  auf  einem  Teiche 
schwimmenden  Aststiickes  fanden.  Leider  gingen  mir  beide  Indi- 
viduen  bei  der  Priiparation  zii  Grunde.  Docb  konnte  der  Bau  der 
Mucrones  noch  festgestellt  werden. 

Xenylla  marithna  Tullb. 

Dièse  Art  ist  niir  nur  aus  dem  Unterengadin  bekannt,  wo  man 
sie  im  Friilijahr  unter  Hollunder-  und  Fôhrenrinde  ziemlich  hâufig 
antrifft.  1250—1400  m.  tib.  M. 

5.  Gattiing  PODURA. 

Einzige  europaisclie  Art  : 

Podura  aquatka  L. 

Im  Engadin  fand  sich  dièse  Art  sclion  im  Mârz  in  grosser 
Menge  auf  der  Oberflâche  von  Teichen  ein.  Aus  der  Umgebung 
von  Bern  erhielt  ich  sie  ebenfalls  (Belpmoos).  Durch  Nicolet  ist 
sie  aus  dem  Jura  bekannt. 

6.  Gattung  ACHORUTES. 

ÛBERSICHT    DER    ARTEN. 

1. —  Kopf  gross,  ca.  Vs  der  gesamten  Korperlânge.  Antennen 
dick,  kegelformig.  Untere  Kralle  plotzlich  borstenartig 
verschmâlert  ;  obère  Kralle  mit  2  kleinenZâhnen.  Tibia  mit 


ÛBER   SCH^\^IZERI8CHE    COLLEMBOLA.  287 

1  Keuleiiliaar.  Dentés  der  Furca  dick  ;  Mucro  wie  Fig.  1 3 
undl4.  Aiiteimalorgan  vorhanden.  Postantennalorgan  aus 
5  Hôckern  besteliend.  Anaklonieii  kurz,  schwach  gebogen. 
^3  mm.  Â.  Schu'pplii  Haller, 

Kopf  nicht  so  lang  wie  '/s  der  gesamten  Kôrperlânge.  Obère 
Kralle  zahnlos  oder  luir  mit  eiiiem  Zahn  versehen .     .     2 

2. —  Anakloriien  wenigstens  balb  so  lang  wie  die  obère  Kralle.  3 
x4.naldornen  nicht  halb  so  lang  wie  die  obère  Kralle,  oft 
scliwer  siclitbar 5 

3 . —  Das  violette  bis  braune  Pigment  gleichmâssig  verteilt.  Tibia 
mit  1  Keulenhaar.  Analdornen  gerade.  Postantennalorgan 
aus  6  Hôckern  gebildet,  Fig.  4,  5.  Mucro  an  der  Dorsalseite 
mit  grossem  Zahn  (Fig.  7  und  Schàffer  Fig.  52). 

A.  sigiUatus  Uzel. 
Analdornen  mehr  oder  weniger  gebogen .....     4 

4. —  Das  graublaue  bis  violette  Pigment  tieckig  verteilt.  Anal- 
papillen  sich  mit  der  Basis  beriihrend.  Tibia  mit  einem 
deutlichen  Keulenhaar.  Mucro  vgl.  Schàffer  Fig.  46.  Bis 
1,2  mm.  A.  armât  us  Nie. 

Das  dunkelblaue  Pigment  gleichmâssig  verteilt.  Analpa- 
pillen  mit  der  Basis  deutlich  von  einander  entfernt.  Anal- 
dornen schwach  gebogen.  Keulenhaare  der  Tibien  undeut- 
lich.  Mucro  vgl.  Schàffer  Fig.  45.  2  mm. 

A.  longispinus  TuUb. 

5. —  Jede  Tibia  mit  1 — -3  Keulenhaaren 6 

Tibien  olme  Keulenhaare.  Obère  Kralle  sehr  gross  (fast 
doppelt  so  gross  als  bei  A.  viaticus).  Dunkelblau.  Untere 
Kralle  plôtzlich  verschmâlert.  Mucrones  nicht  konvergi- 
rend.  1  mm.  A.  Tri/homi  Schott. 

6. —  Untere  Kralle  plôtzlich  borstenfôrmig  verschmâlert  .  7 
Untere  Kralle  langsam  verschmâlert  (Fig.  19).  Mucro 
schmal  olme  deutliche  Lamellen.  Postantennalorgan  vgl. 
Fig.  18.  A.  Schôtti  Reuter. 


288  JOHANN   CARL. 

7. —  Mucrones  breit,  meist  mit  deutlichen  Lamelleii.  .  .  8 
Mucrones  schmal,  oline  deutliche  oder  mit  sehr  schmaler 
Lamelle,  im  letztern  Fall  die  Mucrones  halb  so  lanj^'  wie  die 
Dentés 13 

8. —  Jede  Tibia  mit  3  Keiilenhaaren.  Mucro  vgl.  Schàffer 
Fig.  48.  Dunkelblaii.  Antennalorgan  Fig.  8,  9. 

A.  viaticus  (L.)  Tullb. 
Jede  Tibia  mit  1  Kenlenhaar .9 

9. —  Analdornen  vorhanden,  auf  grôsseren  oder  kleineren  Pa- 

pillen 10 

Analpapillen  vorhanden,  aber  sehr  klein  iind  ohne  Anal- 
dornen. A.  SaMhergi  Reuter. 

10. — ^  Mucrones  viel  kiirzer  als  Va  der  Dentés 11 

Mucrones  so  lang  wie  Vs  der  Dentés  (Schàffer  Fig.  53). 
Braun  1  mm.  A.  naimidaris  Schôtt. 

11. —  Rippe  der  Mucrones  in  eine  schmale,  etwas  gebogene 
Spitze  auslaufend.  Schàffer  Fig.  49.  Blauschwarz.  Bis 
1,7  mm.  A.  Schffelderi  Schàffer. 
Mucrones  ohne  solche  Spitze;  Rippe  der  Mucrones  am 
Ende  abgestutzt  und  (bei  seitlicher  Ansicht)  zu  einem  fast 
viereckigen  Stiick  erweitert 12 

12. —  4  oder  5  Chitinhocker  an  der  Oberseite  der  Dentés  zu 
spitzen,  dornahnlichen  Hockern  vergrôssert  (Schàffer 
Fig.  50).  Dunkelblau.  1 — 1,5  mm.  A.  socialis  Uzel. 

Oberseite  der  Dentés  mit  20 — 25  solchen  Dentaldornen 
(Schàffer  Fig.  51).  Dunkelbraun.  1  mm. 

A.  spinifer  Schàffer. 

13. —  Analpapillen  gross  und  deutlich 14 

Analpapillen  sehr  klehi.  Manubrium  so  lang  wie  Dens  und 
Mucro  zusammen.  Mucrones  fast  halb  so  lang  wie  die 
Dentés.  Schwarzblau.  1  mm.  A.  manubrlaUs  TiiWh. 

14. —  Analdornen  leicht  gekrûmmt 15 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  285 

Aiiaklornen  gerade.  Kôrperfarbe  (luiikelblau  ohne  rôt- 
lichen  Schimmer.  Pigment  nicht  tieckig'  verteilt. 

A.  Theeli  Tullb. 
15. — ^  Kôrperfarbe  dimkelblan  mit  rotlicliem  Schimmer.  Tibien 
mit  2  oder  3  Keulenhaaren,  Bis  3  mm. 

A.  ptirpurascens  Lubb. 
Kôrperfarbe  dimkelbhiii  ohne  rôthchen  Schinnner.  Pig- 
ment tieckig  verteilt  (nur  bei  starker  Vergrôsseriing  er- 
kemibar.).  1  mm.  A.  dnhius  ïullb. 

Achorutes  ScJmppUi  Haller. 

Taf.  8,  Fig.  10—17. 

1893  VoGLER.  Achor.  pluvialis.  Festschr.  z.  oOjahr.  Best.  d.  nat.  Museuru  zu 

Schaffh.,  p.  36. 

Im  Jahre  1880  beschrieb  (t.  Haller  in  den  Mitteilimgen  der 
schweiz.  entomolog.  Gesellschaft,  Band  G,  eine  neue  Achorutes- 
art,  die  er  AcJiorutes  Scliupplu  nannte.  Die  Beschreibiing  ist  un- 
genau  inid  unvollstandig.  Ûber  den  feineren  Ban  der  Fnrca 
und  der  Krallen  giebt  er  gar  nichts  an.  Ich  verdanke  niin  Herrn 
Prof.  Dr.  Studer  ein  Canadabalsam-Prâparat,  weîches  dieselben 
Exemplare  enthielt,  aiif  welche  sich  Hallers  Beschreibung  griin- 
det.  Es  gelang  niir,  die  stark  eingeschrumpften  Tierchen  ans  dem 
alten  Prilparate,  nach  welchem  eine  detaillierte  Beschreibung 
immôglich  gewesen  ware,  heransznbekommen  und  durch  sorg- 
fiiltiges  Auswaschen  in  Chloroform  und  Wasser  zum  Quellen  zu 
bringen.  Nachdem  die  so  behandelten  Exemplare  der  Einwirkung 
von  Kalilauge  ausgesetzt  worden  waren,  liessen  sich  an  ihnen  aile 
Einzelheiten  erkennen.  Was  einem  an  dieser  Form  zuerst  auffallt, 
ist  das  Missverhâltnis  in  der  Grosse  des  Kopfes  und  des  iibrigen 
Kôrpers.  Die  Liinge  des  Ko])fes  betragt  ungefâhr  'A  der  gesamten 
Kôrperlânge.  Fast  so  bedeutend  ist  auch  die  Breite  des  Kopfes.  Die 
kurzen  und  dicken  kegelfôrmigen  Antennen  erinnern  an  diejenigen 


290  JOHANN    CARL. 

von  Neamira  muscm^um  (Fig.l6).  Sie  tragen  an  ihremEnde  ein 
Antennalorgan,  âlmlicli  rtenijenigen,  welches  ^cmnT  im:  Anurida 
marit'nna nacligewiesen bat.  Hier besteht es aber stets nur ans zwei 
Cliitintuberkebi,  wovon  die  eine  apical  liegt  luul  iiber  das  Ende 
der  Antenne  hinausragt,  wâhrend  die  andere  auf  der  Dorsalseite 
€twas  weiter  innen  eingefiigt  ist  (Fig.  15).  Eigentliche  Scbutz- 
l)orsten,  wie  sie  beim  Antennalorgan  der  Aphorura-Arten  auf- 
treten.  sind  bier  nicbt  vorbanden.  Docb  entspringt  an  der  Basis 
der  seitlicben  Tuberkel  ans  einem  Hofe  eine  kurze  Borste,  die 
aber  stets  nach  unten  gebogen  ist  und  dem  Antennengliede  fest 
anzuHegen  scbeint,  somit  kaum  den  Zweck  des  Schntzes  baben 
kann.  Das  ganze  Antennalorgan  ist  bier  sebr  deutbcb  und  ver- 
liabnismâssig  gross,  so  dass'es  sogar  G.  Haller  aufgefallen  ist, 
der  von  einem  «  sebr  kurzen,  dicken  Taststift  an  der  Spitze  der 
Antennen  »  spricbt. 

Die  Anordnung  der  in  der  Acbtzabl  vorbandenen  Ocellen  ist 
kaum  verscbieden  von  derjenigen,  die  icb  bei  andern  Acbcrutes- 
arten  beobacbtet  babe  (Fig.  14).  Das  Postantennalorgan  bestebt 
ans  fiinf  Hôckern,  von  denen  vier  grosser  sind  und  sicb  um  einen 
centralen  kleineren  Hôcker  zu  einer  Rosette  gruppieren.  Sie 
waren  scbon  in  jenem  20  Jabre  alten  Canadabalsampriiparat  ganz 
deutlicb  als  fiinf  violette  Punkte  vor  jedem  Augentieck  wabrzu- 
nebmen  (Fig.  17). 

Die  Beine  sind  kurz  und  verbâltnismâssig  dick;  jede  Tibia 
trâgt  ein  Keulenbaar.  Die  untere  Kralle  verscbmâlert  sich  rascb 
und  i)l()tzîicb  zu  einem  borstenformigen  Anbang  (Fig.  11).  Die 
starke  obère  Kralle  trâgt  an  der  Innenseite  zwei  kleine  Zâbne, 
ein  Verbalten,  welcbes  meines  Wissens  den  tibrigen  Acborutes- 
arten  fremd  ist.  Die Furca  reicbt nacb \orn  fast bis zum  Ventral- 
tubus.  DasManubrium  trâgt  auf  breiter  Ansatzflâcbe  die  plumpen 
cylindriscben  Dentés,  die  an  der  Spitze  fast  so  dick  sind,  wie  an 
der  Basis.  Die  Mucrones  stellen  breite  Lamellen  dar.  In  der 
Seitenansicbt  erscbeinen  sie  nierenformig,  von  oben  betracbtet 


tJBER  sch>\'t:izerische  collembola.  291 

breit  kahiifoniiig  mit  zwei  gegeii  die  Cavitât  eiiigeschlageneii 
Zahneii  [eineii  aiif  jeder  8eite]  (Fig.  12, 13. 14).  DasMaimbrium 
zeigt  dorsahviirts  aiif  jeder  Seite  einen  sclirag  iiach  vorn  gericli- 
teteii  kleinen  Zapfen  (Fig.  12).  Dièses  Gebilde  habe  ich  sonst 
aiich  iiirgends  beobachtet.  Die  zwei  kiirzeii,  schwach  gebogeneii 
Anaklornen  sitzen  auf  ganz  kleinen  Papillen.  Die  Behaarung  der 
Tiere  ist  ahidich  wie  diejenige  von  Achor.  arnuifus  (Reuters 
III.  Typiis).  Neben  kurzen.  uber  den  ganzen  Korper  aiiftretenden 
Borstclien  tinden  sich  zerstreut  lângere.  mehr  oder  weniger  ge- 
bogene  Borsten.  Uber  die  Fârbimg  lâsst  sich  nach  den  Exem- 
plaren,  die  niir  konserviert  vorliegen,  niclits  Sicheres  aiissagen. 
Haller  giebt  folgendes  an  :  «  Kopf  hellbraunrot,  Fiihler  diinkel- 
violett  ».  —  «  Korper  in  der  Farbe  wesentlich  variierend.  bald 
hell  ziegelrot,  ahnlich  Achorutes  rufescens  Nie,  bakl  nielir  wie 
AchondespurpurascensLuhh.;  zwischen  beiden  Fârbungen sind 
aile  nioglichen  Abstiifimgen  vertreten.  »  Lange  V^  nnn. 

Wie  ans  der  Beschreibung  hervorgeht,  nâhert  sich  die  Art  in 
einigen  unwesentHchen  Punkten  den  tieferstehendenAplioriiriden. 
Das  gilt  z.  B.  in  Bezug  auf  die  Form  der  Antennen  iind  Beine  und 
das  Antennalorgan.  In  den  wichtigeren  Merknialen  hingegen,  wie 
in  der  Beschaffenlieit  des  Springapparates,  dem  Vorliandensein 
einer  imtern  Kralle,  der  Zahl  imd  Anordnung  der  Ocellen  und 
der  Form  des  Postantennalorgans  ordnet  sie  sich  der  Gattung^ 
Achorutes  unter.  Die  kolossale  Entwickhnig  des  Kopfes  liess  micli 
anfânghch  vermuten,  dass  es  sich  hier  um  eine  Jugendform  han- 
delnwtirde.  Dagegen  sprechen  aberverschiedeneUmstande  :  Ein- 
mal  miissten  unter  den  50  Exemplaren  die  ich  untersucht  habe^ 
doch  einige  sich  tinden,  wo  sich  dièse  Verhâltnisse  etwas  weiter 
ausgeglichen  liâtten,  die  also  den  ausgewachsenen  Tieren  nâher 
stehen  wlirden.  Uberall  aber  tindet  sich  dieselbe  abenteuerliche 
Gestah.  Ferner  haben  aile  Organe  ihre  vollstândige  Ausbildung* 
erreicht,  und  endlich  ist  von  keiner  Art  der  Gattung  bekannt^ 
dass  die  Jugendstadien  den  ausgewachsenen  Individuen  gegen- 


292  JOHANN   CARL. 

tiber  in  den  Grossenverhâltnissen  zwisclien  den  eiiizelnen  Teilen 
solche  Differenzen  darbieten.  Eiiçeiiartig  wie  die  Gestalt,  ist  auch 
das  Auftreten  dieserForm.  DieTierchenfandensichimMai  1878 
l>ei  Oberthal  im  Emmenthal.  Sie  bildeten  in  dicker  Laiçe  auf 
«inem  feuchten  Waldwege  in  kleiner  Entfernunjn-  von  einander 
drei  runde,  rote  Flecken,  von  welchen  der  grôsste  ca.  l'A  cm.  im 
Durchmesser  gemessen  haben  mag  (Schuppli). 

Nachdem  die  Hallerschen  Exemplare  schon  untersucht  waren, 
bekam  icli  von  Herrn  Dr.  Vogler  in  Schaffhausen  Material  von  der 
von  ihm  ïà^AcliorutesplmmUs  beschriebenen Art,  Die  eingehende 
Untersuchung  ergab,  dass  dièse Form mit  J^c/^or.  Scliuj)pliiYl?i\\Qv 
identisch  ist.  Nur  gestiitzt  auf  dieBeschreibung  Hallers  hâtte  ich 
die  Art  allerdings  auch  nicht  wieder  erkannt.  Das  Postantennal- 
organ  stimmt  genau  mit  demjenigen  der  bei  Oberthal  gefundenen 
Exemplare  liberein.  Ebenso  liess  sich  bei  starker  Vergrôsserung 
das  Vorhandensein  von  zwei  Zâhnen  auf  der  Innenseite  der  obern 
Kralle  nachweisen,  wenigstens  an  den  vordern  Extremitâten- 
j)aaren.  Der  Mucro  weist  ebenfalls  auf  Achorutes  Schupplii  hin. 
In  bestimmten  Lagen  bietet  er  ganz  das  gleiche  Bild,  wie  es  in 
Fig.  13  and  14  fur  den  Mucro  der  letztgenannten  Art  gegeben 
ist.  Fiir  eine  andere  Lage  stimmt  die  Abbildung  bei  Vogler 
(Be'dr.  z.  Ker?ntnis  d.  Spr in gsch iv. )  recht  gut.  Ebenso  weisenBe- 
haarung  und  Grosse  den  Tieren  iliren  Platz  hier  an.  Das  abnorme 
Verhâltnis  zwischen  der  Grosse  des  Kopfes  und  des  iibrigen 
Kôrpers  tritt  hier  bei  diesen  gut  konservierten  Tieren  zwar  nicht 
so  stark  hervor,  wie  bei  den  Exemplaren,  welche  in  Canadabalsam 
eigebettet  waren.  Doch  lâsst  sich  dies  zweifellos  darauf  zurllck- 
flihren,  dass  bei  den  letzteren  die  Korpersegmente  noch  starker 
eingeschrumpft  waren,  als  der  Kopf.  welcher  infolgedessen  ein 
noch  grosseres  Ûbergewicht  zu  hal)en  schien.  Immerhin  erreicht 
auch  bei  den  Exemplaren,  die  mir  Herr  Dr.  A^ogler  zu  iibermitteln 
die  Gùte  liatte,  der  Kopf  annâhernd  '/'  der  gesamten  Korper- 
lânge.  Die  von  Vogler  in  der  «  Festschrift  zum  ôOjahrigen  Be- 


ÛBER    8CHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  293 

Stand  des  naturhist.  Muséums  in  Schaffhausen  »  gegebene  Ab- 
bildung  von  A.  pluviaJis  stellt  dièse  Lângenverhâltnisse  niclit 
zutreftend  dar. 

Beziiglich  des  niassenhaften  Vorkommens  dieser  Art  im  Friih- 
jahr  auf  Lachen  verweise  ich  auf  die  Arbeiten  von  Vogler. 
Ausser-  der  Umgebung  von  Schaffhausen  werden  die  Umgebung 
von  Luzern  und  von  Zihlschlacht  als  Fundorte  angefiihrt. 

Achorntes  sujUlatiis  Uzel. 
Taf.  8.  Fi^.  4,  o,  6. 

Die  zahh'eichen  von  mir  untersuchten  Exemplare  stimmten  im 
Bau  der  Krallen  und  des  Mucro  gut  mit  der  Beschreibung  und  den 
Abbildungen  Uzels  iiberein.  Hingegen  zeigte  das  Postantennal- 
organ.  UzELS  «  OrganumsigiUiforme»  eine  wichtige  Abweichung. 
Ein  reichlicher  Fund  setzte  mich  in  die  Lage,  das  genannte  Organ 
bei  einer  grôssern  Anzahl  von  Individuen  genauer  untersuchen 
zu  kônnen.  Im  âusseren  Umriss  vollkommen  mit  der  Abbildung 
bei  Uzel  harmonierend,  wies  es  jedoch  stets  eine  grôssere  Zahl 
vonHôckern  auf.  Bei  ailenbestand  es  aus  sechs  scharf  begrenzten 
Hôckern,  indem  zu  den  von  Uzel  abgebildeten  noch  ein  centraler 
hinzutritt,  der  zwischen  den  beiden  vordersten  grôssten  —  von 
Uzel  wie  es  scheint  als  einen  angesehen  —  Hôckern  liegt.  Fig.  4 
und  5.  Da  er  aber  in  der  Bildflâche  etwas  hôher  liegt,  als  dièse, 
ist  er  nur  bei  einer  ganz  bestimmten  Einstellung  des  Mikroskops 
wahrzunehmen.  Uzel  scheint  diesen  centralen  Hocker  uber- 
sehen  zu  haben. 

ScHÀFFER  hat  nun,  mit  allem  Vorbehalt  zwar,  den  Achorutes- 
arten  als  Maximum  fiinf  Hocker  im  Postantennalorgan  zuge- 
schrieben  und  gestiitzt  auf  dièses  Merkmal  und  das  Vorhanden- 
sein  oder  Fehlen  der  unteren  Kralle  die  Gattungen  Âchondes  und 
SrhofeUa  abgetrennt.  Der  vorliegende  Fall  zwingt  uns  nun,  die 
Zahl  der  Postantemialhocker  bei  Achorutes  weiter  zu  fassen  und 


294  JOHANN   CARL. 

auf  sechs  festziisetzen.  Doch  ist  meiner  Ansiclit  nach  dièses  Organ 
heute  nodi  zu  uii^entigeiid  bekaimt,  iim  systematisch  verwertet 
zii  werdeii,  inid  es  wiirde  demiiacli  das  Vorhandenseiii  oder  Fehleii 
der  luitern  Kralle  das  einzige  sichere  Kriteriuin  bei  der  Unter- 
sclieidiing  der  beidej^  Gattungen  bildeii. 

A.  sifjiUafus  gehort  mit  Piticksicht  auf  die  Lange  der  Anal- 
dorneii  iii  die  Nahe  von  A.  armatus  Nie.  imd  A.  loinjispinus 
Tullb.  Die  Aiiaîdornen  sind  langer,  als  die  Hâlfte  der  obern  Kralle, 
ilire  Papillen  wie  bei  A.  kmnispwus  an  der  Basis  deutlich  von 
einander  entfernt.  Behaarnng  II.  ïy])us. 

Ich  fand  die  Art  selbst  niir  einnial,  aber  in  grôssern  Kolonien, 
und  zwar  iinter  Steinen  îiart  am  Kande  des  schmelzenden  Sclinees 
bei  Schuls  im  Unterengadin  1350  m.  ilb.  M.  Das  Kolorit  ist  bei 
lebenden  Tieren  violett  bis  braim,  nacli  Konservierung  ini  Alkohol 
rotbraun. 

Wie  Aclwrntes  armatus,  so  tritt  aiicli  dièse  Art  dann  imd 
wann  in  grossen  Schwârmen  auf  dem  schmelzenden  Scbnee  auf. 
Die  Kenntnis  von  einem  solchen  Yorkommen  verdanke  ich  Herrn 
Dr.  Steck,  der  mir  drei  Glâschen  voll  getrockneter  Exemplare 
dieser  Art  iiberliess.  Dieselben  wurden  ihm  von  Herrn  Dr.  Fank- 
HAU8ER  zugesandt  und  waren  im  Mârz  1806  bei  Bischoffszell 
(Thurgau)  von  einem  dritten  auf  dem  Scbnee  gesammelt  worden. 
Dank  der  guten  Erhaltung  der  ïiere  konnte  ihre  Identitât  mit 
der  in  Rede  stehenden  Art  sicher  festgestellt  werden.  Sie  weichen 
von  meinen  Engadiner  Exemplaren  imr  darin  ab,  dass  die  Anal- 
domen  bei  ilmen  eine  ausserst  scliwaclie  Kriimmung  zeigen, 
wiihrend  sie  bei  jenen  voîlkonmien  gerade  sind  ;  dieser  Unter- 
schied  hângt  moglicherweise  mit  der  verschiedenen  Art  der  Auf- 
bewahrung  zusammen.  Das  trocken  konservierte  ^laterial  war 
fiir  die  Untersuchung  des  Postantennalorgans  aucli  viel  weniger 
geeignet,  als  das  Alkoholmaterial. 

Aus  derUmgebungvonSchaffhausen  erhielt  ich  die  Art  durch 
Herrn  Dr.  Yoglek. 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE    COLLEMKOLA.  295 

Achihdtvs  (iniiafiis  Nie. 

1841  ISicoLET.  l*()dnrii  (iiHiahi.  liccli.  p.  srrv.  à  /  Hist.  d.  Pod.  p.  57. 

NicoLET  verzeicliiiet  dièse  Art  ans  deiii  .Jura.  In  der  Um- 
gebimg  voii  Berii  ist  sie  niclit  selten  an  Hiitpilzen,  besonders 
Polyporeen  zii  tinden.  Sehr  haulig  traficli  sie  iin  Frlihling'  1.S98 
iin  Unterengadin  auf  stag'nierendein  Wasser  und  miter  trockeileni 
Diinger  an.  Bei  Fettan  traf  icli  ini  Marz  in  Holien  von  KJOU 
und  1700  m.  iib.  M.  ganze  Kolonien  nnter  Steinen  in  umnittel- 
barerNàlie  grosserer  SclnieeUâchen,  Dièses  letztere  Vorkonnnen 
liess  vermiUen,  dass  sicli  der  A.  annatus  aiich  auf  deni  schmel- 
zenden  Scbnee  tinden  k(>nnte.  Meine  diesbeziiglichen  Nach- 
Ibrscbungen  ini  Engadin  fiihrten  aber  zu  eiiiem  negativen  Ilesul- 
tate.  —  In  der  Sannnhuig  des  zoologischen  Institutes  in  Bern 
fand  sich  nnn  ein  Canadabalsamprâparat  von  einer  ini  Winter 
1(S69  in  der  Umgebnng  von  Bern  in  Menge  als  «  Schneetioh  » 
erschienenen  Podiiride.  Dank  der  guten  Erhaltiing  und  giinstigen 
Lage  der  Tiere  iiii  Prâparate  liess  sich  ihre  Identitat  mit  Acho- 
mtes  armatus  mit  Sicherlieit  feststellen.  Die  Anali)apillen  be- 
riihren  sich  an  ihrer  Basis  wie  bei  diesem,  î'.benso  herrscht 
Ubereinstimmung  ini  Bau  der  Krallen  und  des  Mucro  und  in  der 
Behaarung.  Dainit  ist  also  auch  ïxw  Adionites  armât  as  die  ]\Iog- 
Hchkeit  eines  massenhaften  Auftretens  auf  deni  Schnee  erwiesen, 
und  meine  auf  die  Funde  im  Engadin  gegrtindete  Yermutung  be- 
statigt.  Es  hegen  mir  zuverliissige  Berichte  iiber  das  invasions- 
artige  Auftreten  dieser  Species  im  Winter  1869  in  der  Nâhe  von 
Bern  vor.  Herr  Prof.  Dr.  Studer  berichtet.  die  ïiere  hâtten  sich 
bei  Zolhkofen  in  solchen  Massen  auf  den  Eisenbahnschienen  an- 
gesamineh,  dass  der  Bahnwârter  sie  fortwahrend  mit  deni  Besen 
wegvvischen  musste.  Auch  die  Schneetiecken  rechts  von  der 
Bahnhnie  gegen  den  Wakl  hin  und  im  Walde  selbst  waren  von 
ihiien  ganz  bedeckt. 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1899.  20 


296  JOHANN   CARL. 

Aclioridcs  Sclwtti  Rcuter. 

Taf.  8.   Fiff.  18,  19. 

Dièse  bislier  nur  ans  Fiiiiilaiid  bekaiinte  Art  trat  im  Mai  1898 
im  Mittellande  an  melireren  Orteil  masseiiliaft  auf  Lachen  auf. 
Besoiiders  zahlreich  war  sie  in  der  Nâhe  von  Diingerstockeu  zu 
iindeii,  wo  die  Pfiitzen  davon  wie  mit  einem  braunvioletten  Staub 
bedeckt  schienen.  Heir  Dr.  Rotenbûhler  bracbte  sie  iiiir  von 
Aarwangen(Oberaargaii)  iiiid  von  Trachselwald  (Emmenthal).  Ich 
selbst  fand  sie  bei  Kehrsatz,  in  der  Nâhe  von  Bern,  und  Herr 
Dr.  VoGLER  sammelte  viele  F.xemplare  bei  Schaffhausen.  Die 
untere  Kralle  zeigt  ausnahmslos  auf  der  Innenseite  einen  ganz 
kleiiien  Absatz,  der  auf  der  Abbildung  von  Keuter  iiicht  hervor- 
tritt  (vergl,  Fig.  10).  Das  Postantennalorgan  setzt  sich  aus  ftinf 
annâhernd  gleich  grossen  Hôckern  zusammen  (Fig.  18). 

Ackorufes  riatkus  (L.)  Tullb. 

Taf.  8.    Fig.  8,  9. 

Bei  Scliuls  im  Unterengadin  sammelte  ich  vier  Exeinplare  auf 
stagnierendem  Wasser  (1250  m.  iib.  M.),  wovon  zwei  jiingere 
brauii,  die  zwei  ausgewachsenen  schwarzblau  waren  (April  1898). 
Etwas  spâter  traf  ich  die  Art  bei  Bern  wieder  an,  und  zwar  unter 
ganz  inerkwtirdigen,  von  Schôtt  auch  schoii  beobachteten  Ver- 
hâltnissen.  Auf  der  Oberflâche  eines  ruhig  fliessenden  Bâches  be- 
fanden  sich  nâmlich  sehr  zahlreiche  ausgewachsene  Individuen, 
die  sich  passiv  vom  Wasser  mitfuhren  liessen  und  sich  hie  und 
da  in  grosseren  Mengen  in  kleinen  Buchten  ansainmelten,  aus 
welchen  sie  aber  baldwiederfortgeschwemmt  wurdeii.  Bei  dieser 
Gelegenheit  liess  sich  auch  eine  intéressante  biologische  Beob- 
achtung  anstellen  :  Einige  Centimeter  iiber  der  01)erflâche  des 
Wassers  bewegten  sich  verschiedene  Arteii  von  Fliegen,  ineist  in 
der  dem  Fhessen  des  Wassers  entgegengesetzten  Richtung.  Jedes- 


i'BER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  297 

mal  wenn  wieder  eiii  Achorutes  dahergetriebeii  kam,  Hess  sich 
eiiie  Fliege  blitzschnell  auf  das  Wasser  nieder,  liielt  das  ïierchen 
mit  iliren  Flissen  eineii  Augenblick  auf  und  betastete  wiederholt 
mit  ilirein  Riissel  desseii  Rûcken,  mu  es  daim  unverletzt  wieder 
fabreu  zu  lassen  und  das  gleiche  an  einem  andern  Exemplar  zu 
wiederbolen.  Offenbar  scheidet  der  Achorutes  ein  Hautsekret 
ab,  welches  von  den  Fliegen  mit  Begierde  aufgesogen  wird. 

Bei  der  \  orliegenden  Art  trâgt  Ant.  IV  aucb  ein  Antennal- 
organ.  welcbes  aus  einem  isolierten  grôsseren  und  einer  drei- 
zâbligen  Gruppe  von  kleineren  Tuberkebi  bestebt  (Fig.  8,  9). 

Achorutes  sociaUs  Uzel. 

Schott  erwâhnt  von  dieser  Art  das  Vorkommen  auf  Schnee. 
Icb  fand  sie  im  Unterengadin  ebenfalls  zerstreut  aufdemscbmel- 
zenden  Scbnee  und  zwar  auf  einer  Strecke  ^'on  ungefâhr  G  km. 
lângs  des  Waklrandes  (Miirz  1898).  ZugieicberZeitwar  sie  aber 
auch  unter  der  Rinde  verschiedener  Baume  anzutretfen,  von  wo 
aus  sie  auf  den  Schnee  geiangt  sein  dtirfte.  Die  Zahl  der  grossen 
Hôcker  auf  der  Dorsalseite  der  Dentés  betrug  durchgehends  vier. 

Es  sind  aus  der  Schweiz  noch  einige  Poduren  beschrieben 
worden,  die  massenhaft  auf  dem  Schnee  erschienen.  In  den  Mit- 
teil.  der  naturforsch.  Ges.  in  Bern  1849,  beschreibt  Perty 
die  Poclura  Nicoletti,  1871  Henzi  den  Achor.  similatus  Nie.  Da 
mir  von  diesen  Formen  keine  Prâparate  zur  Yerfûgung  stehen 
und  die  Beschreibungen  ungeniigend  sind,  kann  ich  mir  kein  be- 
stimmtes  Urteil  darilber  biklen.  Aus  dem  gleichen  Grunde  konnte 
auch  Achorutes  rufescens  Nie.  nicht  in  die  Ubersicht  aufgenom- 
men  werden. 

7.  Gattung  SCHÔTTELLA  Schàffer. 

UBERSICHT  DEM  ARTEN, 

1. —  Anaklornenvorhanden,  kk^iii,  auf  deutlichen  Papillen.  D.'u- 
tes  2 — 3  mal  so  langwie  dieMucrones,  allmahlich  nach  dsn 


298  JOHANN    CARL. 

Miicroiies  liin  verschinalert.  Mucrones  rinnenftirmic?  ohne 
eigentliche  Lamelle.  1  min.  S.  ummcjuiciiUifa  Tullb. 
Analdoriien  fehlend 2 


Dentés  kiirz,  dick 


Dentés  schiank,  gegeii  die  Mucrones  hin  alhnâhlieh  ver- 
schmalert .     4 

3.—  Dentés  kurz,  dick;  Mucrones  breit,  Postantennalorgan  au& 
etwa  1()  stark  seitlich  abgeplatteten  Hockern  bestehend. 

*S'.  Jhppcl  Scliiiffer. 
Dentés  kurz.  dick  ;  ^hicrones  rinnenformig  in  der  Seiten- 
ansicht  ohne  deutliche  Lamellen,  fast  Vs  so  lang  als  die 
Dentés,  schwach  gebogen.  Postantennalorgan  sehr  regel- 
mâssig,  breit  elliptisch  ans  14 — 16  seitlich  schwach  abge- 
platteten Hockern  bestehend.  1'/:,  mm.  Fig.  20 — 24. 

S.  rhœtica  n.  sp. 

4.—  Dentés  mehr  als  doppeît  so  lang,  als  die  Mucrones.  Mucrones 
rinnenformig,  spitz,  gerade.  in  der  Seitenansicht  ohne  deut- 
liche Lamellen.  Postantennalorgan  aus  7  Hockern. 

S.  parvula  Schâffer. 
Dentés  kaum  doppelt  so  lang,  als  die  Mucrones  ...     5 

5. —  Mucrones  rinnenfôrmig,  spitz.  gerade,  in  der  Seitenansicht 
ohne  deutliche  Lamellen.  ^S*.  inermis  Tullb. 

Mucrones  in  der  Seitenansicht  mit  deutlichen  Lamellen. 
Rippeder  Mucrones  amEndeumgebogen(ScHÀrFERFig.  62). 
Postantennalorgan  aus  8  H<>ckern  (Schàffer  Fig.  34). 

S.  corticicola  Schaif'er. 

SchoUeUa  rJiâtica  n.  sp. 

Taf.  8.  Fig.  20— 2i. 

Dentés  furcula;  crassi,  mucronibus  acuminatis  non  duplo 
longiores.  Organa  postantennalia  tumoribus  14 — 16  composita. 
Spin^e  anales  nullîe. 


ÛBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  299 

Die  Behaarung"  ist  kurz  und  spiiilich.  Kralle  ohne  Zahn 
(Fig.  21).  Tibia  ohne  Keuleiihaare.  Die  Mucrones  siiid  rinneii- 
fôrmig.  olme  deutliche  Laiiielleii.  Ihre  Lange  betrâgt  niehr  als 
V'o  (fast  V3)  derjenigen  der  Dentés  (Fig.  20).  Letztere  sind  dick 
und  grob  gekornelt.  Das  veiiiâltnismâssig  grosse,  sehr  regel- 
niâssig  elliptische  Postant ennalorgan  besteht  aus  14 — 16  seit- 
lich  ganz  scliwach  abgeplatteten  Hockern,  durcli  deren  Mitte 
ein  Ring  geht  wie  beim  entsprechenden  Orgaii  der  Anuriden 
(Fig.  23).  Durch  den  Besitz  dièses  Einges  und  durch  die  Regel- 
mjissigkeit  seines  Umrisses  unterscheidet  sich  das  Postantennal- 
organ  nieiner  Art  von  demjenigen  der  S.  Foppei  Scliâffer,  mit 
welclieni  es  die  Zabi  der  Hocker  gemein  bat.  Ein  weiterer 
Unterschied  zwischen  den  beiden  Formen  liegt  ferner  in  der 
Forni  und  Lange  der  Mucro,  die  an  S.  inermis  Tullb.  erinnern. 
Leider  tinden  sich  von  letzterer  Art  in  der  Litteratur  keine  An- 
gaben  ûber  das  Postantennalorgan.  Docb  kann  es  uinnogiicb  so 
bescbatten  sein,  wie  bei  den  mir  vorliegenden  Tieren,  sonst  wâre 
es  TuLLBERG  gewiss  aufgefallen,  da  es  auch  sclion  ohne  Behand- 
lung  mit  Kalilauge  sehr  deutlich  hervortritt.  Die  Farbung  der 
Tiere  ist  dunkelviolett.  —  Ich  fand  zwei  Exeni])hire  dieser  Art 
im  Unterengadin,  bei  Schuls  (1250  m.  iiber  M.),  auf  stagnie- 
rendem  Wasser. 

3.  Familie  ENTOMOBRYIDiE  Tomosvarj/. 

ÛBERSICHT  DER  UNTERGATTUNGEN  UND  8ECTI0NEN. 

1. —  Abd.  III  und  IV  fast  gleich  hmg.  Mesonotum  nicht  ûber  den 
Kopf  vorragend.  Schuppen  fehlend.  1.  Unterfam.  Isotominœ. 
Abd.  III.  und  IV.  deuthch  verschieden  lang.  Mesonotum  oft 
liber  den  Kopf  vorragend      . 2 

2. —  Abd.  IV.  langer  als  Abd.  III.  2.  Unterf.  Enfomohr)/irKP  3 
Abd.  III.  langer  als  Abd.  IV.  Schuppen  vorhanden 

3.  Unterf.  Tomocerinœ. 


800  JOHANN   CARL. 

;-). —  Sclmppen  fehlend.  Mesonotum  iiieistens  nicht  vorrageiid 

1.  Section:  PiJosœ. 
Schuppen  vorhaiideii  2.  Section:  Squamosœ. 

1.  Unterfamilie  ISOTOMINiE. 

ÙBERSICHT  DER  GATTUNGEN. 

]. —  Rticken  mit  gewimperten  Keulenborsten.  Mucrones  seîir 
klein.  Postantennalorgan  fehlend  .  CoryncthrLx  ïullb. 
Rticken  mit  gewohnlichen  Haaren  oder  Borsten  oder  mit 
gewimperten  Borsten.  Mucrones  etwas  grôsser.  Postanten- 
nalorgan meistens  vorlianden  Isotoma  Boiirl. 

2.  Unterfamilie  ENTOMOBRYINiE. 

UBERSICHT  DER  GATTUNGEN. 

1.  Section:  F'âosœ. 

1. —  Antennen  deutlicli  6-gliedrig.  Abd.  IV.  2  mal  so  lang  wie 
Abd.  III.  12  Ocellen  OrchesellaTm\\± 
Antennen  4-gliedrig 2 

2. —  Tibia  ohne  Keulenhaar'e.  Abd,  IV.  etwa  omal  so  laiig  als 
Abd.  III.  0,4  oder  12  Ocellen  5'Me/7«  Brook. 

Tibia  mit  1  Keulenhaar.  Ib  Ocellen.  Abd.  IV.  3 — llinalsa 
lang  wie  Abd.  III.  Eukmiohrija  Rondani. 

2.  Section:  Squamosœ. 

1. —  Antennen  r)-gliedrig,  aber  oft  unvollstàndig.  Ant.  V.  gerin- 
gelt.  Ant.  I.  sehr  kurz.  Abd.  IV.  2mal  so  lang  wie  Abd.  III. 
Mesonotum  nicht  vorragend.  2  Ocellen.  Teiiiplefoi/ia  ]A\hh. 
Antennen  4-gliedrig.  Endglied  nicht  geringelt   ...     2 

2.—  Mesonotum  vorragend 3 

Mesonotum  nicht  vorragend.  Abd.  W.  4nuil  so  lang  wie 
Abd.  III.  1 6  Ocellen  Sira  Lubb. 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  301 

3. —  Dentés  hôchstens  4mal  so  laiig  wie  die  Mucrones.  Abd.  W. 
3  bis  4mal  so  laiiiH"  wie  Abd.  TH.  Ocelleii  fehlend 

Ci/pliodenis  Nie. 

4. —  Dentés  viel  langer  als  die  sehr  kleinen  Mucrones  .  .  4 
Der  ganze  Riicken  mit  langen  Keulenborsten  besetzt.  An- 
tennen  langer  als  der  lialbe  Korper.  Abd.  IV.  Tnial  so  lang 
wie  Abd.  III.  12  Ocellen. 

CalisteUa  Reuter. 
Niclit  der  ganze  liticken  mit  Keulenborsten  besetzt.  An- 
tennen  hôchstens  so  lang  wie  der  halbe  Korper,  meistens 
viel  kiirzer.  16  Ocellen.  Abd.  IV.  3  bis  4  mal  so  lang  wie 
Abd.  III.  Lepidocyrtus  Bourl. 

3.  Unterfamilie  :  TOMOCERINiE. 

ûbf:rsicht  der  gattungen. 

1. —  Ant.  III.  etwa  so  lang  wie  Ant.  IV.  Ocellen  fehleiul 

Heferomurus  Wankel. 
Ant.  III.  viel  langer  als  Ant.  IV .2 

2. —  Ocellen  12.  Mucrones  lang.  Ant.  langer  als  der  halbe  .Kor- 
per. Ant.  m.  und  IV.  deutlich  geringelt.  Mesonotum  vor- 
ragend  Tomoeerus  Nie. 

Ocellen  fehlend  TritomiiniH  Frauenfeld. 

1.  Unterfamilie:  ISOTOMINiE. 

8.  Gattiing  ISOTOMA. 

ÛBERSICHÏ  DER  ARTEN. 

1. —  Kopf  gross,  so  lang  wie  Th.  IL  und  III.  zusammen,  fast  so 
breit  wie  das  Abdomen  an  der  breitesten  Stelle.  Postanten- 
nalorgan  fehlend.  14  Ocellen.  Keulenhaare  an  den  ïibien 
fehlend.  Antennen  nicht  langer  als  der  Kopf.  Jede  Fuss- 


302  JOHANX    OARL. 

krallt'  iiiiit'ii  mit  1  Zaliii.  Mucro  mit  o  Zahiieii.  Grauyiolett. 
3  mm.  7.  firumViccpH  Ileuter. 

Kopf  l<leiiier.  iiiclit  so  laiii;  wic  Tii.  II.  imd  III.  zusammen  2 

2. —  Postanteimaloruaii  tVlileiid.  Occlit'ii  fehleiid.  Keulenhaare 
an  (leii  Til)ieii  fehlend.  Dentés  schlank  zugespitzt,  2\'2  mal 
so  lanjL;'  wie  das  ÏNIanubrium.  Mucrones  mit  3  spitzen  Zâhnen, 
die  beiden  letzten  nebeneinander  stebend.  Blaulicbweiss 
0,8  nnn.  1.  minor  Schàifer. 

Postant ennaloriian  vorbanden.  Ocellen  meistens  vorbanden 
(nur  bei  Isotoma  timetaria  feldend)       ......     3 

3. —  Dentés  plump,  an  der  Ansatzstelle  der  Mucrones  fast  so 
dick  wie  an  der  Basis.  Manubrium  so  lang  wie  Dens  und 

Mucro  zusannnen:  16  Ocellen 4 

Dens  und  Mucro  zusammen  meist  langer,  als  das  Manu- 
brium  5 

4. —  Dentés  dicker  als  die  Tibien.  Mucro  vgl.  Schâffer  (96) 
Fig.  67.  Scbwarzblau  1  mm.  /.  erassicauda  TwWh. 

Dentés  nur  so  dick  als  die  Tibien.  Aile  Ocellen  etwa  gleicb 
gross.  Mucro  vgl.  Schâffer  Fig.  68.  Rotbraun.  1  nnn. 

7.  Si-lxifti  D.  T. 

5. —  Dentés  plump.  an  der  Ansatzstelle  der  Mucrones  wenig 
dinnier.  als  an  der  Basis.  Fig.  27  Mucro  i)lump,  zweizâhnig, 
von  einer  langen  Borste  iiberragt.  Fig.  25.  Obère  Kralle 
mit  1  Zabn.  untere  Kralle  zabnlos,  in  ibrer  zweiten  Hâlfte 
nacb  innen  concav.  Fig.  26.  (Irtin  7.  lanuginosaw.  sp. 
Dentés  schlank.  nacb  dem  Ende  zu  allmâblicb  verscbma- 
lert 6 

6. —  Dentés  nebst  Mucrones  nicbt  langer  als  das  Manubrium 

16,6  oder  4  Ocellen 7 

Dentés  nebst  Mucrones  langer  als  das  Manul)rium  16,  14 
oder  0  Ocellen 10 

7.— 16  Ocellen 8 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  303 

Weniiier  als  IG  Ocellen.  Furca  an  Alxl.  IV.  Mucro  mit  2 

Zahiieii .     9 

8. —  Mucro  mit  3  Ziilmeii.  Furca  an  Alxl.  IV.  Tibieu  oline  Keu- 
lenliaare.  Graublau.  Bis  V*  lii"^-  I-  minuta  Tullb. 

Mucro  mit  "2  Zalmcii.  Furca  an  Abd.  III.  IV  und  V.  Tibien 
mit  1  Keulenhaar.  Postantennalorgan  breit  elliptisch.  Blau- 
schwarz.  1,5 — 2  mm.  /.  davata  Schott. 

y. —  4  Ocellen.  Postantennalor,i>an  scbmal,  mit  fast  paralellen, 
schwach  gekriinunten  Ràndern  (Schàffer  Fig.  71)  Grau- 
blau bis  fast  weiss,  1,3  nnn.  /.  quadrioculata  Tullb. 
6  Ocellen.  Postantennalorgan  schmal,  geknickt  (Schàffer 
Fig.  72)  Grau  oder  braun.  1,3  mm.        I.  sejoculata  Tullb. 
10. —  Ocellen  fehlend.  Dens  fast  2malso  lang  wie  das  Manubrium. 
Furca  an  Abd.  YV.  Mucro  mit  2  Ziihnen  Fig.  43.  Postan- 
tennalorgan schmal  elliptisch.  Fig.  44.  Weiss  1  nnn. 

/.  fimetaria  L.  Tullb. 

16  oder  14  Ocellen 11 

11. —  Tibien  ohne  Keulenhaare 12 

Tibien  mit  Keulenhaaren     .........   29 

12. —  Mucro  dick  mit  2  piumpen  Zâhnen,  von  einer  besonders 
langen  und  starken  Borste  iiberragt.  1()  Ocellen.  Proxi- 
malocellen  kleiner  als  die  andern.  Blauschwarz.  Bis  2  nmi. 

/.  hidenticuJata  Tullb. 

^lucro  mit  3  oder  4  Zahnen 13 

13. —  Mucro  mit  3  Zâhnen,  (selten  an  der  ^'entralseite  ein  vierter 

angedeutet  :  /.  virkUs) 14 

Mucro  mit  4  Zâhnen.  1 G  Ocellen 19 

14. —  Die  3  Zâhne  der  Mucrones  hintereinander  liegend,  wenn 
auchnicht  ni  derselbenEbene.  Schàffer  Fig.  74,  75,  78. 

16  Ocellen 15 

Die  beiden  letzten  der  3  Mucronalzâhne  nebeneinander 

oder  doch  fast  nebenehiander  liegend 18 

15. —  Aile  3  Zâhne  der  Mucrones  fast  gieichartig.     .     .     .16 


.W4  JOHANN    CARL. 

Der  liiiitere  Zahn  ist  eiii  nach  der  !S})itze  des  Mucro  o;e- 
ki'iiiiiiiiter  Dorn,  Schàffer  Fig\  79.  Graublau  1  mm. 

I.  fi(jrina  Nie.  Tiillb. 

K). —  (Jraiiblau.  Mucro  vgl.  Fig.  74  bei  Schàffer 

/.  marithiKt  Tullb.  (J.  (/risea  Lubb.) 
Weiss  oderblaiiscbwarz.  Postantemialorganbreit  elliptisch 
(Hchaifer  Fig.  76} 17 

17. —  Lange  des  Postantemialorgans  gleich  etwa  2  Ocellenbrei- 
ten.  ScHÂFFER  Fig.  76.  Apicalzahn  der  Mucrones  phimp. 
ScHÀFFER  Fig.  75.  Proximalocelleii  etwas  kleiner  als  die 
anderii.  Blauscliwarz  2  mm.  /.  tridenticulata  Schàffer. 
Lange  des  Postantennalorgansmindestens  gleich  5  Ocellen- 
breiten.  Schàffer  Fig.  77.  Apicalzahn  der  Mucrones 
sclilank.  Aile  Ocellen  gleich  gross.  Weiss.  1,4  mm. 

/.  nirea  Schàffer. 

18. —  Postantennalorgan  breit  elliptisch,  kleiner  als  die  ein- 
zelnen  Ocellen.  IG  fast  gleich  grosse  Ocellen.  Farbe  griin, 
schnmtzig  braun  oder  violett.  Ant.  IV.  wenig  langer  als 
Ant.  III.  Antennen  etwa  doppelt  so  lang  wie  der  Kopf. 
Mucro  \g\.  Schàffer  Fig.  80.  Obère  Kralle  innen  mit  2 
Zàhnen  4 — 5,5  mm.  /.  rfrldls  Bourl. 

Postantennalorgan  elliptisch,  so  lang  wie  der  ganze  Augen- 
Heck  (Schàffer  Fig.  81)  Mucro  vgl.  Schàffer  Fig.  65. 
Anteimen  wenig  langer  als  der  Kopf.  Hell  graublau 

I.  notahflis  Schiiffer. 

1 V). —  Der  eine  der  ersten  3  Mucronalzàhne  liegt  an  der  Yentral- 
seite  der  Mucrones  und  ist  viel  kleiner  als  die  andern  ;  der 
vierte  liegt  an  der  Aussenseite  Fig.  31,  38  .  .  .  .20 
Kein  Mucronalzahn  an  der  Ventralseite.  3.  und  4.  Zahn 
nebeneinander 23 

20. —  Dentés  gebogen  Fig.  32.  Mucro  selir  klein.  Ventralzalm 
verhàltnismâssig  gross.  Fig.  31.  Krallen  zahnlos.  (ianz 
schwarz.  /.  sultans  Ag. 


€BER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  305 

Dentés  gerade;  Farbe  des  Tieres  iiiemals  ganz  schwarz  21 

21. —  Obère  Kralle  ohne  Zahn.  Postantemialorgan  elliptisch, 
meistens  etwas  uiiregeliiiâssig.  Gelblicli  bis  dunkelviolett. 
Miicro  vgl.  SCHÀFFER  Fig.  82.  2 — 4,5  inm. 

/.  2Mlustris  Muller. 
Obère  Kralle  mit  1  oder  2  Zâhiieii     .     .     .     .     .     .22 

22. —  Obère  Kralle  sehr  lang  iind  schnial.  aiisser  dem  in  der  2. 
Hâlfte  gelegenen  kleinen  Zahn  aiicli  an  der  Basis  mit  einem 
hakenartig  nach  hinten  gerichteten  Zahn  versehen. 
Fig.  37.  Untere  Kralle  médian  in  2  Lamellen  gespalten. 
DnnkelgTiin  bis  braiin.  liber  dem  Riicken  eine  breite  vio- 
lette  Lângsbinde  2 — 4  nmi.  I.  alticola  n.  sp. 

Obère  Kralle  mit  1  Zahn.  Untere  Kralle  kurz,  vgl.  UzEL 
Fig.  11.  Mucro  vgl.  Schàffer  Fig.  83.  Olivbraun  bis- 
weilen  dunkelgraugriin  /.  palliceps  Uzel. 

23. —  Miicro  mit  ]>Iumpem  Apicalzahn.  Fig.  35  nnd  Schàffer 

Fig.  84  ........ 24 

Mucro  mit  schlankerem  Apicalzahn.  Fig.  41     .     .     .   25 

24. —  Antennen  wenig  langer,  als  der  Kopf.  Obère  Kralle  ohne 
Zahn.  Blaii.  1,5^2,5  mm.  /.  hienialh  Schott. 

Antennen  doppelt  so  lang  wie  der  Kopf.  Obère  Kralle  mit 
einem  kleinen  Zahn  (P'ig.  35).  Mucro  plump  vgl.  P'ig.  36. 
Schwarzviolett.  Furca  und  Beine  mit  Ausnahme  der  vio- 
letten  Enden  der  Tibien  gelb.  2 '^  mm.  /.  Theolnddi  n.  sp. 

25. —  Obère  Kralle  innen  mit  2  Zâhnen.  Fig.  47.  Postantemial- 
organ elliptisch;  seine  Lange  gleich  einer  Ocellenbreite. 
Die  2  vordersten  Ocellen  bedeutend  grôsser  als  die  an- 
deren.  Dritter  ^lucroiialzahn  gross  und  plump.  Fig.  46. 
Dunkelgriin.  27-2  nnn.  I.  paradoxan.  sp. 

Obère  Kralle  zahnlos  oder  hochstens  mit  1  Zahn  .     .26 

26. —  Ende  der  Dentés  mit  je  zwei  starken  gebogenen  Borsten, 
von  denen  die  eine  den  Mucro  weit  iiberragt.  Fig.  41. 
Obère  Kralle  mit  1  kleinen  Innenzahn,  untere  Kralle  zahn- 


WQ  JOHANN   CARL. 

los.  Fig.  40.  Dunkelviolett  (lieller  als  /.  Theohaldi)  Appendi- 
culare  Telle  gelblichgrim  bis  fast  weiss.  2 — 3  mm. 

I.  ehifians  n.  sp. 
Ende  der  Dentés  oline  liesonders  starke,  den  Mucro  ûber- 
rageiide  Borsten 27 

27.— Braim 28 

Grau.  Postantemialorgan  langgestreckt  mit  parallelen 
Randerii.  Lange  dessell)en  gleich  wenigstens  4  Ocellen- 
breiten.  Mucro  vgl.  Schàffer  Fig.  87.  1,7  mm. 

I.  grisescens  Scliâffer. 

28. —  Olivbraun.  Mucro  vgl.  Schàffer  Fig.  85.  1,5  nnn. 

I.  oUvacea  Tulll).  =  7.  voraginum  Uzel. 
Dunkelbraun  oder  violett.  Postantemialorgan  breit  ellip- 
tiscli,  seine  Lange  etwas  kleiner  als  eine  Ocellenbreite. 
Mucro  vgl.  SCHÀFFER  Fig.  86.  1,5 — 2  mm. 

/.  vloJacea  Tullb. 

21). —  Mucro  mit  2  Zalmen,  etwa  wie  bei  /.  davata.  2  Keulen- 
haare  an  jeder  Tibia  (nacli  Reuters  Figur  nur  1,  nacli  der 
Diagnose  aber  2).  Antennen  etwas  langer  als  der  Kopf. 
Untere  Kralle  die  Mitte  der  oberen  erreichend.  Grau 

7.  ^'>;e//ff  Reuter. 
^lucro  mit  3  oder  melir  Zahnen 30 

30. —  Beide  Mucrones  gleichartig .     .     31 

Rechter  und  linker  Mucro  verschieden  (Schàffer  Fig. 
97,  98).  Bei  dem  Unken  der  zweite,  bei  dem  rechten  der 
dritte  Zahn  am  grossten.  Apicalzahn  scblaidv.  16  Ocellen. 
Proximalocellen  klein  (Schàffer  Fig.  99)  und  undeutlich. 
Lange  des  Postantennalorgans  etwas  grôsser  als  die  Breite 
einer  der  grossen  Ocellen  (Schàffer  Fig.  99).  Dentés  3  V^ 
mal  so  lang  wie  das  Manubrium.  Blâulichweiss.  Bis  1,2  mm 

7.  monstrosa  Schàffer. 

31. —  Dentés  etwa  4  mal  so  lang,  als  das  Manubrium  (Schàffer 
Fig.  88),  2V2  mal  so  lang  als  Abd.  III.  14  Ocellen  (Schàf- 


iJBER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  307 

FER  Fig.  90),  Tibia  mit  3  Keiilenliaaren.  Postantennal- 
orgaii  breit  elliptisch.  ^lucro  mit  3  deutliclieii  Dorsal- 
zâlmen  uiid  1  scliwer  sichtbaren  Imieiizahii  (Schàffer 
Fig.  88).  Hell  violett.  1,2  mm.  /.  lonçiidens  Scliatîer, 
Dentés  huchstens  2V2  mal  so  lang  wie  das  Mamibrium. 
leOcellen 32 

32. —  MiKTO  vierzâlmig  lang  iind  schmal,  ventraler  lîand  voll- 
kommen  gerade  (Schaffer  Fig.  21).  Apicalzahn  spitz. 
Krallen  iinbezahnt.  Tibia  mit  2  Keulenhaaren.  Blau 
1  '/♦  nnn  I.  cinerea  Nie. 

Ventraler  Rand  der  Mucrones  gekriimmt  .     .     .     .     33 

33. —  Erster  Miicronalzalin  wenigstens  so  gross  wie  der  zweite, 
Vordertibien  mit  2,  Hintertibien  mit  3  Keulenhaaren  34 
Erster  (ventraler)  Mucronalzahn  kleiner  als  der  zweite. 
Mucro  vierzâlmig,  der  dritte  Zahn  neben  oder  fast  neben 
dem  vierten  (Schaffer  Fig.  94,  95).  Tibienmit  3  Keulen- 
haaren       35 

34.—  Mucro  lang  und  schmal,  dreizâhnig,  der  letzte  Zahn 
meistens  am  grossten.  (Selten  ein  vierter  Zahn.)  (Schaf- 
fer Fig.  92).  Krallen  unbezahnt.  Grûn  bis  violett  2  mm 

/.  sensïbUls  Tullb. 
Mucro  breit  und  stumpf,  vierzâlmig,  Apicalzahn  gespalten 
Schaffer  Fig.  93).  Grauviolett.  I.  duUa  Reuter. 

35.—  Untere  Kralle  ohne  Zahn,  Mucro  vgl.  Schaffer  Fig.  94. 
Dunkel violett.  1,5  mm.  I.  BefderiSchDtt. 

Untere  Kralle  mit  grossem  Zahn  (Schaffer  Fig.  96). 
Mucro  vgl.  Schaffer  Fig.  95.  Schwarzviclett.  Bis  1,5  mm. 

I.  dcnficidata  Schaffer' 

Isotoma  lanuginosa  n.  sp. 
Taf.  8.  Fi^'.  2o— 29. 
Viridis.  Antenn(e  capite  duplo  longiores,  articule  ultime  omniuui 
longissimo.  Ocelli    16,8  in  utroque  latere  capitis.   Furcula 
usque  ad  tubum  ventralem  pertinens.  Dentés  furculae  manu- 


308  JOHANN   CARL. 

brio  duplo  longiores.  subcrassi.  Mucrones  bidenticulati.  Uii- 
l^'iiiciihis  siiperior  gracilis.  uiiidenticulatiis;  unguiciilus  inferior 
bitissus.  Long.  2  V2  111111. 

In  (1er  Bildiing  des  zweizâhnigen  Mucro  abnelt  die  Art  sebr 
Isotoma  hidenficuJata  Tiilll).  Wie  bei  dieser  wird  der  Mucro 
von  einer  sebr  langen,  aiif  dey  Innenseite  der  Dentés  ent- 
springenden  Borste  liberragt.  die  bier  aber  verbaltiiisniâssig 
nocb  binger  erscheint  als  dort.  Aucb  beben  sicb  die  lieiden  Ziibne 
des  Mucro  (P^ig.  25)  meist  starker  von  der  abgestutzten  Flâcbe 
ab,  als  bei  der  TuLLBERG'scbeii  Art.  In  eniigen  Fâllen  schien  es 
niir,  als  ob  nocb  ein  dritter  Zabn  in  Forni  eines  Basaldomes  vor- 
lianden  wiire.  Derselbe  ragt  indessen  niemals  liber  den  dorsalen 
lland  der  Lamelle  beraus  und  diirfte  nur  eine  Verdickung  an 
der  Lamelle  selbst  darstellen.  Fig.  25.  Die  Dentés  der  Furca 
sind  etwa  doppelt  so  lang  aïs  das  Manubrium,  und  verhâltiiis- 
mâssig  plump  und  dick,  an  ibrem  Ende  wenig  diinner  als  an  der 
Basis.  Fig.  27.  Durcli  letzteres  Merkmal  nâbert  sicb  die  vor- 
liegende  Art  /.  Schotti  D.  T.  und  I.  cmssicanda  Tullb.,  von 
welcben  sie  sicb  aber  sofort  durcb  die  Lange  der  Dentés  unter- 
scbeidet.  Sie  scbeint  gewisserinassen  von  den  genannten  zwei 
Arten  zu  den  iibrigen  Formen  der  Gattung  Zsofowa  ilberzuleiten, 
Furca  lang.  bis  zum  Ventraltubus  reicbend.  an  Abd.  V  angesetzt. 
Die  olîere  Kralle  ist  lang  und  schmal,  iiinen  mit  einem  klenien 
Zabn  versehen.  Fig.  26.  Hocbst  eigentiimlicb  ist  die  Bescbafïen- 
heit  der  unteren  Kralle.  Dieselbe  erreiclit  fast  ^/i  der  Lange  der 
oberen  Kralle.  Ilir  breites  Basalstiick  gelit  plôtzlicb  in  einen 
langen,  scbmalen  und  nacb  innen  schwach  konkaven  Endteil 
tiber.  Das  Basalstiick  ist  sagittal  ni  zwei  Lamellen  gespalten 
(Fig.  26).  die  aber  unten  zusammenbangen  und  so  eine  Langs- 
riniie  zwiscben  sicb  scliliessen,  die  wabrsclieinlicb  zur  Aufiialime 
der  oberen  Kralle  dient.  Da  die  Art  auf  dem  Scbnee  lebt,  wiire 
der  Zweck  einer  solcben  Einricbtung  leiclit  zu  begreifen.  Da- 


ÛBER  SCHWEIZERISCHE  COLLEMBOLA  309 

durch.  dass  die  beiden  Kralleii  zu  einem  Stuck  zusammenge- 
schlosseii  wiirden,  wâre  einerseits  beiin  Eindriii,i>eii  in  deii 
Schiiee  der  Widerstaiid,  deu  zwei  weit  otteiie  Kralleii  ottenbar 
leisteii  iiiiissen.  bedeiiteiid  heral)gesetzt,  andrerseits  eine  viel 
starkere  ^'orrichtiiiig  zuiii  Entfernen  der  harten  Scbneekônier 
liergestellt.  Es  wàre  feriier  iiocb  deiikbar,  dass  eiii  abwechseln- 
des  Offnen  iiiid  Scbliesseii  der  Kralleii  statttiudeii  wûrde,  wo- 
diircb  die  Schneeteilchen  wie  mit  eiiier  Scbeere  durchschnitten 
und  ans  dem  Wege  gerauiut  wiirden.  Indessen  sind  dies  nur  Ver- 
nnitungen  ;  iinter  den  von  niir  untersucbten  Exeniplaren  befand 
sicb  keines,  bei  deiu  die  obère  Kralle  in  die  untere  hineinge- 
kbii)pt  gewesen  wiire.  Die  Muskeln  in  den  Tibien  zeigen  eben- 
falls  keine  besonders  starke  Entwickkmg,  wie  sie  bei  einer  leb- 
haften  Scbliessthatigkeit  zu  erwarten  wàre. 

An  den  Tibien  tinden  sicb  keine  Keulenbaare.  Die  Antennen 
sind  gut  doppelt  so  lang  als  der  Kopf  ;  die  Antennenglieder  neh- 
nien  von  I  l)is  l\  gleiebniàssig  an  Lange  zu.  Ant.  l\  ist  ani 
làngsten.  Fig.  28.  Ocellen  sind  1()  vorhanden,  die  Proximalocellen 
etwas  kleiner  als  die  iibrigen.  Das  Postantennalorgan  ist  ellip- 
tisch  und  hat  ungefâbr  die  Grosse  einer  Ocelle.  Fig.  29.  Der 
Korper  ist  gleichuiâssig  mit  kurzen  feinen  Haaren  bedeckt.  Die 
Farbe  der  Tiere  ist  griin.  an  den  Seiten  des  Korpers  und  an  den 
Extremitâten  meist  bélier  als  am  Riicken.  An  den  Seiten  der 
Segmente  finden  sicb  ferner  oft  braune  Punkte  in  unregelmàs- 
siger  Yerteilung.  Ùber  die  Mitte  des  Riickens  lâuft  meistens  ein 
àusserst  feiner,  violetter  Lângsstreifen.  Violett  sind  ferner  der 
Kopfliinterrand.  die  Basis  der  Antennen  und  ein  Fleck  oben  in 
der  Mitte  des  Kopfes.  Die  Unterseite  der  letzten  Abdominal- 
segmente  ist  meist  gelblicbgriin  und  ebenso  die  Furca;  dasEnde 
der  letzteren  gegen  die  Mucrones  liin  ist  mancbmal  fast  weiss. 
Lange  2i/2  mm. 

Dièse  Art  kam  im  ^Nlàrz  189S  bei  Schuls  im  Unterengadin 
(1250  m.  iib.  M.)  am  Waldrande  in  grosser  Zabi,  aber  zerstreut, 


810  JOHANN   CARL. 

auf  dem  schnielzenden  Sclinee  vor.  Wâhrend  drei  Wochen  er- 
schieneii  die  ïiercheii  tai^siiber  re,s:elmâssig  auf  der  Oberfiâche 
des  Sclinees,  uni  gegeii  ISoiiiieiuiiitergaiig  wieder  nach  der  ïiefe 
hin  in  den  Schnee  zu  verscliwinden.  Nach  der  Sclineeschmelze 
fand  icli  vereinzelte  Exemplare  ani  Inniifer  ini  Angeschwemm- 
ten  und  im  Gebiisch  nnter  Steinen.  Von  solchen  Standorten  ans 
wandern  die  Tiere  wahrsclieinlicli  auf  den  Schnee.  Ob  dièses 
Massenauftreten  mit  der  Fort])tianzung  irgendwie  in  Beziehung 
steht,  ist  eine  Frage,  die  noch  nicht  entschieden  werden  kann. 
Jedenfalls  wâre  es  intéressant  die  auf  deni  Sclniee  gesamnielten 
Exemphire  auf  ihr  Geschlecht  liiii  zu  uiitersuchen. 

Isotoma  (jnadriocidata  Tullb. 

Meine  Exemplare  stammen  aus  dem  Dàhlholzli  bei  Bern,  wo 
sie  sich  an  feuchten  Stellen  unter  abgefallenen  Âsten  fanden.  Sie 
weisen  eine  braune  Netzzeichnung  auf  hellerem  Grunde  auf. 

Isotoma  flmetaria  Tullb. 

Taf.  9.  Fig'.  i:î,  44. 

Wurde  im  Engadin,  in  Chur  und  Bern  hautig  unter  Blumen- 
tôpfen  gefunden.  ImFreien  aber  traf  ich  sie  nur  einmal  in  einem 
einzigen  Exemplar.  nâinlich  auf  derHôhe  desGurtens,  unter  der 
Rinde  eines  Baumstrunkes. 

Isotoma  tigrina  Nie.   Tullb. 

1841  >*i(:0LET.  Dt'soria  tigrina.  Rnh.  p.  serv.  à  l'Hist.  tJ.  Pod.  pg.  59. 

Von  dieser  sehr  gemeinen  Art  vezeichne  ich  folgende  Fund- 
orte:  Gurtenhr)he  auf  einer  Holzbank  (Januar).  Bern  im/iunner 
unter  Blumentopfen,  Bremgartenwald  (bei  Bern)  unter  Rinde; 
Engadin  unter  Blument(>pfen  zusammen  mit  I.  fimetaria  und 
Aphoi'ura  armata,  im  Angeschwennnten  am  Innufer  und  unter 
Rinde  (1400  m.  iib.  M.).  Die  Exemplare  aus  der  Umgebung  von 


IBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  311 

Bei'ii  besasseii  ausiiahmslos  eineii  Ideiiieii  Zaliii  auf  (1er  Iinieii- 
seite  der  oberen  Kralle,  walireiul  derselbe  deii  iiu  Engadin  getaii- 
geiieii  Tiereii  nieistens  fehlt.  Nicolet  hat  dièse  Art  ans  deiii  Jura 
beschriebeii. 

Isotoma  viridis  Bourl. 

1841.  Nicolet.  Dcsoria  cylindrica.  Recli.  p.  serv.  à  /'Ilisl.  d.  Pod.  p^.  60. 
1841.  Nicolet.  Desoria  vialica.  Becli.  p.  serv.  à  l'Hisl.  d.  Pod.  pg.  61. 
1841.  Nicolet.  Desoria  pallida.  Rech.  p.  serv.  à  l'Hist.  d.  Pod.  pf^-.  Gl. 
1841.  Nicolet.  Desoria  ehriosa.  Rech.  p.  serv   à  J'Hist.  d.  Pod.  pg.  (51. 
1841.  Nicolet.  Desoria  aniin/ala.  Rech.  p.  serv.  à  l'Hisl.  d.  Pod.  pi>-.  61. 
1841.  Nicolet.  Desoria  riparia.  Rech.  p.  serv.  à  l'Hisl.  d.  Pod.  pg.  61. 

Die  Hauptform  dieser  Art  ist  inir  bekaiint  ans  deiu  Enga- 
din, \vo  sie  im  Mârz  nnd  April  auf  schmelzendem  Sclmee  (1250 
m.  iib.  M.)  und  unter  Steinen  (1400  m.  iib.  M.),  im  Herbst  unter 
Holzstiicken  ini  Walde  gesaninielt  wurde  ;  ferner  kenne  icli  einige 
Fundorte  ans  der  Umgebung  von  Chur  und  in  der  Nâlie  von 
Bern.  An  letzterem  Orte  trafich  sie  hâuiig  auf  feuchten  Wiesen 
unter  Steinen  und  allerlei  Gegenstânden.  IiiBezugaufdieliieher 
gehôrigen  Arten  von  Nicolet  scliliesse  ich  midi  der  Auffassung 
SCHôTTS  an  mit  Weglassung  von  Desoria  fusca  Nie.  Die  Art 
wiirde  denmacli  auch  im  Jura  verbreitet  sein,  woher  durch  Nico- 
let aucli  die  rar.  riparia  {Desoria  riparia  Nie.)  bekannt  ist. 

Isotoma  paJustris  Millier. 

IS'JG.  VoGLER.  Isotoma  janthiita.  Beilrdf/e  z.  Kenntnis  d.  Sprinyschw.  py.  3. 

a.  Forma  principalis. 

Auf  dem  Boden  eines  ausgetrockneten  Weiliers  ausserhalb 
Bern  fand  sicli  dièse  Hauptform  selir  zahlreieli  zwisclien  verwe- 
senden  Sumpfpllanzen  und  abgefallenem  Weidenlaub,  und  zwar 
sowohl  Exemplare  mit  Eiicken-  und  Seitenlângsstreifen,  als 
solclie,  die  nur  die  breite  Làngsbinde  in  der  Medianlinie  des 
Buckens  besassen.  Ein  weiterer  Fundort  ist  Fettan  im  Unter- 
engadin  (1600  m.  iib.  M.).  Die  dort  im  April  aufgefundenen  Tiere 

Rev.  Suisse  de  Zool..  T.  6.  1899.  21 


312  JOHANN   CARL. 

sind  vor  denjenigen  des  Mittellaiides.  durch  eine  viel  dunklere 
Grundfarbe  ausgezeicliiiet.  Sie  sind  dunkelgrliii  bis  braun. 

b.    Var.  prasina  Reuter. 

Yon  der  Hauptform  unterscheidet  sie  sich  hauptsâchlich  durch 
die  schwache  Ausbildiing  der  Lângsbinden.  Die  Grundfarbe  ist 
hellgriln  bis  schmutzig  gelbi'ot.  Botanischer  Garten,  auf  dem 
Teiche,  Gurten.  Herr  Dr.  Steck  sammelte  dièse  Abart  bei 
Batterkinden  (Oberargau). 

c.    Var.  maculata  Schâffer. 

Gut  charakterisiert  durch  die  oft  zu  einem  fôrmUchen  Netz- 
werk  sich  vereinigenden  Flecke  und  den  an  Isotoma  viridis  er- 
innernden  Typus  der  Behaarung  der  letzten  Abdominalsegmente. 
Dièse  Varietât  kenne  ich  aus  den  Gewâchshâusern  des  hiesigen 
botanischen  Gartens  und  aus  dem  Berner  Oberlande  (Wald  ob 
ZweiUitschinen). 

d.  Var.  aquatilis  Mûller. 

Nâhert  sich  in  der  Fârbung  var.  maculata  Schâffer  ;  in  Bezug 
auf  die  Behaarung  hâh  sie  die  Mitte  zwischen  dieser  und  der 
Hauptform.  Als  charakteristisch  erachte  ich  die  schmalen  Quer- 
streifen  am  Yorderrande  der  Abdominalsegmente  (vergl.  Schôtt. 
FaJaearkf.  CoIIemh.  Taf.  Y,  Fig.  MI).  Die  wenigen  Exemphire 
meiner  Samndung  sind  hn  hiesigen  botanischen  Garten  auf  dem 
Teiche  gefunden  worden. 

e.  Var.  fucicoJa  Beuter. 

d89(3.  VoGLER.  Isotoma  janlhina.    Beilr.  z.  Knmtnis  d.  Springsckiv.  \)<^.  ^]. 

Hieher  stelle  ich  zunâchst  mit  einigem  Zweifel  ehi  beschâdigtes 
Exemplar,  wek-hes  sich  zwisclien  angeschwenmiten  Ptlanzen- 
resten  am  Innufer  fand.  Beine  und  Antennen  waren  abgebrochen. 


ÛBER   8CHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  313 

Die  dimkehiolette  Kôrperfarbe  iind  der  Bau  der  Mucrones  wiesen 
aut'ol)ige  Varietat  hin.  Exemplare,  die  mir  Herr  Dr.  Vogler  mit 
<ier  Bezeichmuif^  Tsofoma  jantJii iu(  im  Gelatiiiepraparat  zusandte, 
wiesen  gaiiz  denselbeii  Bau  der  Mucrones  auf,  wie  er  fur  dièse 
Abart  als  charakteristisch  beschrieben  ist,  und  wie  ich  ihn  auch 
an  deni  ini  Engadin  gefundenen  Exemplare  beobachtet  habe. 
Vogler  scheint  den  konstant  auftretenden  kleinen  Zabn  auf 
der  Ventralseite  ubersehen  zu  baben  ;  wenigstens  fehlt  er  auf 
seiner  Abbildung  vom  Mucro  dieser  Form.  Aucb  die  Befunde 
an  den  Krallen  sprechen  fur  die  Zugeborigkeit  dieser  Tiere  zur 
Reihe  von  I.  pokistiis.  Das  Kolorit  der  Tiere  stinnnt  im  allge- 
meinen  gut  mit  dem  der  REUTER'schen  Varietat  uberein,  mit 
Ausnahme  der  drei  letzten  Antennenglieder,  die  niemals  blau, 
sondern  stets  gell)licb  sind.  Nur  an  der  Spitze  von  Ant.  IV  tindet 
sich  ein  blauer  Fleck.  Dièse  Abweichung  erweckt  einiges  Be- 
denken;  man  wird  sich  vielleicht  spâter  genôtigt  sehen,  aus  der 
vorliegenden  Form  eine  neue  Varietat  von  /.  palustris  zu  machen. 

Isotoma  saltans  Ag. 

Taf.  8,  Fig.  30,  31,  32. 

1841.  XicoLET.   Dfsoiid  glacialis.  Rech.  p.  serv.  à  l.'Hial.  d.  Poil.  pg.  58. 

Zuerst  durch  Desor  und  Agassiz  aus  den  Schweizer  Alpen 
bekannt  geworden,  wurde  sie  spâter  durch  Nicolet  wieder  be- 
schrieben. V.  Dalla  Torre  giebt  mehrere  Fundorte  aus  den 
Ostalpen  an.  Ich  fand  sie  am  untern  Grindelwaldgletscher,  am 
Faulhorn.  und  am  Lischannagietscher  (Unterengadin). 

Isotoma  altlcola  n.  sp. 

Taf.  8,  Fig-.  37,  38,  39. 

Fusco-viridis,  linea  dorsali  média  atrocœrulea.  Antenn^e  capite 
fere  duplo  longiores.  articulis  tribus  uhimis  inter  se  longitudine 
subteipialibus,  articulo  primo  omnium brevissimo.  Ocelli  Ki,  quo- 
rum S  in  utroque  latere  capitis.  Dentés  furculse  nranubrio  duplo 


.314  JOHANN   CARL. 

longiores.  Mucroiies  qiiadridenticiilati;  denticuhis  quartus  miiii- 
mus.  Uiigiiiculus  siiperior  gracilliiims,  bideiiticiilatiis.  Uiigiiiculus 
iiiferior  bifissus.  Long.  3  inm. 

Der  Miui'o  ist  iiacli  deiii  Tv])iis  von  1.  paha-tr/s  Millier  und 
J.  paUicepsVzel  gebaiit,  jodocb  meist  scblanker  als  bel  diesen. 
Der  vierte  Zabn  ist  an  der  Aussenseite  inseriert,  ganz  klein,  dorn- 
artig  imd  stark  nach  vorn  gericlitet  (Fig.  38).  Der  A])icalzalin 
ist  sclilank,  der  A^entralzabn  klein.  Die  lange  Furca  reicht  bis 
ziini  Ventraltiibus.  Die  Dentés  sind  schlank  iind  zusannnen  mit 
den  Mucrones  gut  doppelt  so  lang  als  das  Manubriuni.  Stinniien 
die  Tiere  in  Beziig  aiif  Denticulation  der  Mucrones  und  aut' 
Kôrperfarbe  gut  mit  jenen  dunkleren  Exemplaren  der  Hauptform 
von  I.  palustris,  die  icli  im  Unterengadin  fand.  iiberein.  so  ge- 
stattet  der  abweichende  Bau  der  Krallen  eine  A  ereinigung  mit 
diesen  oder  mit  I.  paUicejh^  Uzel  doch  nicbt.  Die  obère  Kralle 
ist  ungemein  scblank.  Ausser  dem  in  der  zweiten  Hâlfte  inse- 
rierten  Zalni,  der  aucli  1.  paUiceps  zukommt,  besitzt  sie  bei  dieser 
Art  auch  nocli  nahe  ihrer  Basis  innen  einen  grosseren  liaken- 
fôrmigen  Zahn,  der  gegen  die  Basis  der  Kralle  hin  gerichtet  ist 
(Fig.  37).  Die  untere  Kralle  zeigt  ganz  den  gleicben  eigentiim- 
lichen  Bau.  wie  er  oben  scbon  fur  I.  lamifiiuom  bescbrieben 
wordeii  ist.  Weini  die  Deutung  dieser  Einriclitung,  die  dort  ge- 
seben  wurde,  riclitig  ist,  so  wiirde  der  Zahn  an  der  Basis  der 
Obern  Kralle  wahrscheinlich  in  eine  Yertiefung  am  Grunde  der 
Ptinne  der  unteren  Kralle  eingreifen  und  so  die  obère  Kralle  in 
der  eingekla])pten  Lage  lixieren.  Das  Langenverhaltnis  der  bei- 
den  Krallen  weiclit  von  dem  bei  I.  lanufjijwsa  vorgefundenen 
insofern  ab.  als  hier  die  untere  Kralle  verliàltnismassig  kiirzer 
ist  und  nur  bis  zur  Mitte  der  obern  reicht  (Fig.  37).  Keulenhaare 
an  den  Tibien  fehlen.  Die  Antennen  siiul  doppelt  so  lang.  als  der 
Kopf  ;  ihre  drei  letzten  Glieder  sind  unter  sich  ungefâhr  gleich 
lang,  wahrend  UzEL von  I.paUkcps  sagt  :  «  Articulo  (juartolongis- 
simo.  »  Ocellen  16,  Postantennalorgan  schmal  elliptisch. 


ÛBER   8CHWEIZERI8CHE    COLLEMBOLA.  315 

Die  Grundfarbe  ist  dunkelgruii  bis  l)raun.  Ûber  den  Rûcken 
lâiift  einebreite,  dimkelviolette  Lângsbiiide,  die  an  den  Sei^iuent- 
grenzen  unterbrochen  ist  und  gegen  das  Ende  des  Abdomens  bin 
sieb  verwischt,  Ant.  III  und  IV  sind  violett,  die  Antennenbasis 
und  ein  breiter  dreieckiger  Fleck  am  Kopfhinterrand  schwarz- 
violett.  Die  Tiere  sind  schwacb  bebaart. 

Bis  jetzt  kemie  ich  einen  einzigenFundort  dieser  Art,  bei  Fettan 
im  Unterengadin,  1600  m.  iib.  M.,  wo  sicb  einige  Exemplare  anf 
einem  kleinen,  schneefreien  Fleck  unter  Brettern  aufbielten,  Der 
Standort  war  sehr  feucbt.  Ich  halte  es  fiir  wahrscheinlich,  dass 
die  Art  auch  auf  deni  schmelzenden  Sclmee  vorkommt. 

Isotoma  Theohaldi  n.  sp. 
Taf.  S,  Fïg.  n—M). 

Nigra,  pedibus  dentibusque  tlavis.  x\ntenna^  capite  duplo  vel 
fere  triplo  longiores,  articule  secundo  tertio  parum  longiore, 
quarto  onmium  longissimo.  Ocelli  16,  quorum  H  in  utroque  latere 
capitis.  Denticuli  mucronum  quattuor,  primus  post  secundum  in- 
sertus,  tertius  juxta  quartum.  Unguiculus  superior  unidenticu- 
latus.  Long.  2  mm. 

Theobald  erwiihnt  in  sehiem  «Le'ttfaden  der  Natunjieschichte 
fiir  hôhere  Schulen  »  1869  eine  Isotoma,  die  im  Friihling  zahlreich 
auf  dem  schmelzenden  Schnee  erscheine.  Sie  sei  «  gleich  der 
Besoria glacial Is,  aber  mit  gelben  Beinen.  »  WeitereBeschreibung 
und  Autorangabe  fehlen.  Es  ist  moglich,  dass  hier  die  vorliegende 
Art  gemeint  sei.  Da  sie  aber  in  der  gesammten  mirzugànghchen 
Litteratur  nicht  figuriert,  und  bei  meinen  Tieren  nicht  nur  die 
Beine,  sondern  auch  die  Dentés  der  Furca  gelb  gefârbt  sind, 
sehe  ich  micli  genotigt,  die  Art  als  neu  zu  beschreiben,  um  so 
mehr,  als  Theobald  keine  Détails  liber  den  Bau  der  Krallen  und 
Mucrones  giel)t. 

Der  Mucro  ist  plump,  vierzahnig,  Apicalzahn  kurz  und 
plump,  der  zweite  Zalm  schlanker.   Die  beiden  letzten  Zâhne 


H16  JOHANN    CARL. 

liegeii  neben  einander,  der  grossere  aussen,  der  kleinere  innen 
uiid  îiiehr  auf  der  Seite  eingetiigt  (Fig.  36).  Das  Ende  der 
Dentés  trâgt  je  eine  starke,  auf  der  Iiineiiseite  entsprmgeiide 
gerade  Borste,  die  aber  den  Mucro  iiieiiials  iiberragt.  Dentés 
luid  Mncrones  zusammen  bedeiitend  langer,  als  das  Manu- 
brium  ;  letzteres  an  seiner  Basis  breiter,  als  bel  den  nâchst- 
stehenden  Arten.  Tibien  ohne  Keiilenhaare.  Obère  Kralle  mit 
kleineni  Innen-  iind  grossemAussenzalm.  An  ihrer  Basis  ragt  das 
Pigment  sackartig  in  sie  hinein.  Die  initere  Kralle  tragt  eben- 
falls  einen  kleinen  Zahn  (Fig.  35).  Durcli  die  Bewaffniing  der 
Krallen  unterscheidet  sich  die  Art  gut  von  /.  lùemalis  Schôtt, 
mit  welcher  sie  in  andern  Punkten.  wie  in  der  Beschaffenheit  der 
Mncrones  und  in  der  Bebaarung  grosse  Ûbereinstimmnng  zeigt. 

Ein  weiteres  gutes  Unterscheidungsmerkmal  aiicli  gegeniiber 
/.  violacea  Tiillb.  und  I.  oUvacea  Tullb.  ist  die  Lange  der  Anten- 
nen.  Dieselbe  betrâgt  stets  etwas  mehr  als  das  doppelte  der 
Kopf lange.  In  seltenen  Fâllen  erreicht  sie  sogar  nahezu  das  drei- 
fache  derselben.  Ocellen  sind  in  der  Zabi  von  16  vorbanden;  das 
Postantennalorgan  ist  elliptiscb,  wenig  grosser  als  eine  Ocelle 
(Fig.  33). 

Die  Korperfarbe  der  lebenden  Tiere  ist  schwarz;  die  Beine 
sind  gelb,  oft  mit  violetten  Lângsstreifen.  Das  âusserste  Ende 
der  Tibien  und  das  Manubrium  sind  blauscliwarz  bis  violett,  die 
Dentés  der  P\irca  gelb  oder  gelblichweiss.  Ausser  den  kurzen, 
liber  den  ganzen  Korper  verteilten  straffen  Haaren  finden  sicb 
auf  den  Abdoininalsegmenten  nocli  je  eine  oder  mebrere  lângere. 
scbwacb  gebogene  Borsten  (Fig.  34). 

Die  Art  fand  icb  auf  schmelzendem  Scbnee  zusammen  mit 
].  lanuginosa  und  Achorufes  sociaUs,  aber  stets  in  grosserer 
Individuenzahl  als  dièse.  Am  4.  Mârz  fiel  sie  mir  zum  ersten  jNIal 
auf  am  Waldrande  bei  Schuls  (1300  m.  iib.  M.).  Je  weiter  die 
Scbneescbmelze  fortscbritt,  um  so  zahlreielier  trat  sie  auf,  und 
zwar  nun  aucb  im  Walde  selbst,  wo  sie  an  manchen  Stellen,  be- 


ÛBER   SCHWEIZERISCHE  COLLEMBOLA.  317 

sonclers  unter  Bauinen  iind  an  Wegràndern,  durch  ihre  Meiige 
dem  Sclmee  eine  schiimtziggraiie  Farbiing  verlieh,  Im  Mittel 
môgen  etwa  200  Exemplare  aiif  einen  m.^  gefallen  sein.  Vertical 
fanden  sich  die  Tiere  ini  Walde  noch  bis  1 600  m.  Ein  weiteres 
Hinaiifdringen  war  niir  bei  den  grossen  Scluieemengen,  die  noch 
lagen,  iinmôglich. 

Wie  mil*  von  zuverlassiger  Seite  mitgeteilt  wiirde,  soll  inner- 
halb  dièses  Gebietes  ini  Februar  an  einigen  Orten  «  schwarzer 
Schnee  »  beobaclitet  worden  sein.  Mein  Gewàhrsniann  ver- 
sichert  niir,  dass  es  genaii  dasselbe  spâter  von  niir  aiifgefimdene 
Tier  gewesen  sei,  welches  bei  Beginn  der  Schneesclmielze  in 
dicken  Lagen,  auf  einzehie  Flecken  lokalisieit,  den  Sclmee  be- 
deckte.  Ich  liess  niir  die  betreffenden  Stellen  genaii  bezeichnen 
und  fand  dort  wirklich  die  vorliegende  Isoto)H(i,  nun  aber  niclit 
niehr  gehaiift,  sondern  zerstreiit,  wie  sie  aiich  auf  der  tibrigen 
weitbegrenzten  Flâclie  vorkam.  Es  ist  iiiôglich,  dass  die  Er- 
scheinung  inimer  mit  jenem  lokalisierten  Auftreten  in  Flecken 
beginnt,  von  welchen  ans  sicli  die  Tiere  liber  ein  grôsseres  Ge- 
biet  verbreiten. 

Ich  traf  die  Art  gegen  Ende  Mârz  auch  in  der  Xâlie  der  Hâiiser 
in  einigen  Exemplaren,  anch  hier  aber  ausschliesslich  auf  dem 
Schnee. 

Sobald  die  Schneeschmelze  so  w  eit  gediehen  war,  das  grôssere 
Flecke  sich  absonderten,  zwischen  welchen  schneefreie  Streifen 
lagen,  nahm  die  Zabi  der  Tiere  auf  ihrer  Oberflâche  rasch  ab, 
und  bald  war  kein  einziges  mehr  zu  hnden.  Nachdem  aber  im 
April  wieder  Schneefall  eingetreten  war,  erschienen  sie  wieder, 
diesmal  aber  spârlicher  und  nur  auf  kurze  Zeit. 

Isotoma  purado.ra  n.  sj). 
Taf.  9,  Fig.  4o-48. 

Fusco-viridis  vel  fusca.  Antenn»  cai)ite  fere  duplo  longiores, 
articulis  tribus  ultimis  inter  se  longitudine  tcqualibus.  Ocelli  1(5, 


318  JOHANN    OARL, 

quorum  8  in  utroque  latere  capitis.  Furca  ad  tubuni  ventraleui 
l)ertiiieiis.  Dentés  furcuhi'  manubrio  uuilto  longiores.  Denticuli 
uiucronum  quattuor,  primus  gracilis,  tertius  niaxiuius.  Unguiculus 
superior  bidenticulatus;  unguiculus  inferior  uno  dente  arniatus. 
Long.  2  V2  nnn. 

Dièse  Art  ist  gut  cliarakterisiert  durch  die  Beschaiïenheit  der 
Mucrones  und  der  Krallen.  Der  etwas  plumpe  Mucro  trâgt  vier 
Zâhne,  Yon  denen  der  erste  sehr  sclilank  ist,  der  dritte  aber  breit 
und  stark.  Fig.  46.  Die  beiden  ersten  liegen  hintereinander,  der 
dritte  und  vierte  fast  nebeneinander.  Der  ganze  Mucro  ist  relativ 
kurz.  und  die  Zabne  gedrângt.  Die  Dentés  der  Furca  sind  scblank 
und  bedeutend  langer  als  das  Manubrium.  Keulenhaare  am  Ende 
der  Tibien  waren  niclit  wabrzunehnien.  Die  Bezalmung  der 
Krallen  ist  ganz  gleicb  wie  bei  /.  rirldis,  namlicli  zwei  Zâhne 
innen  an  der  oberen  und  ein  Zalni  an  der  unteren  Kralle.  Hie- 
durcli  unterscheidet  sicli  die  Art  gut  von  7.  olivacea  ïullb,  mit 
welcher  ich  sie  anfânglich  glaubte  vereinigen  zu  miissen.  Fig.  47. 

Die  Antennen  sind  fast  doppelt  so  lang  als  der  Kopf,  das  II., 
III.  und  IV.  Glied  unter  sich  gleicli  lang.  Yon  den  (S  Ocellen  jeder- 
seits  sind  die  zwei  vordersten  sehr  gross,  die  Proximalocellen 
kleiner  als  die  andern.  Das  elliptische  Postantennalorgan  hat  die 
Grr)sse  einer  der  mittelgrossen  Ocellen.  Fig.  45.  —  Der  ganze 
Korper  ist  mit  kurzen  Haaren  gleichmâssig  bedeckt;  nur  die 
hinteren  Abdominalsegmente  besitzen  einige  etwas  lângere 
Borsten.  Die  Farbe  der  Tiere  kann  als  dunkelgriin  bis  braun  be- 
zeichnet  werden.  DieHinterrânder  der  Segmente  sind  meist  etwas 
dunkler.  Yorderrand  des  Kopfes  und  Seitenrânder  von  Th.  II 
dunkelviolett.  Furca  hellbraun.  Bis  jetzt  bekam  ich  ein  einziges 
Exemplar  dieser  Form.  Es  stammt  aus  dem  Unterengadin,  wo 
es  bei  1400  m.  iib.  ^I.  im  Walde  auf  dem  Boden  gefunden  wurde. 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE   COLl.EMBOLA.  319 

Isotoma  elegafis  n.  sp. 

Taf.  8,   Fig.  40,  41. 

Fusco-cœrulea,  antemiis  pedibusque  tlavis,  dentibus  furculae 
margineque  posteriore  capitis  pallide-ilavis.  Anteima?  capite  fere 
diii)l()  loiigiores;  articulus  secuiidus  et  tertiiis  longitudine  fere 
îoquales.  articulus  quartus  oniiiiuni  longisshims.  Ocelli  IG,  quo- 
rum 8  in  utroque  latere  capitis.  Dentés  furculœ  manubrio  duplo 
longiores.  Denticuli  mucronuni  quattuor;  denticulus  primus  post 
secundum  insertus,  tertius  juxta  quartuni.  Denticulus  primus  se- 
cundo minor.  Unguiculus  superior  unidenticulatus,  unguiculus  in- 
ferior  muticus.  Long.  1,8  nmi. 

In  der  Fàrbung  des  Korpers  und  seiner  Anhange  stimmen  die 
Tiere  auffallend  iiberein  mit  I.  Ileuteri  Scliott,  von  welcher  sie  je- 
doch  durcli  das  Felilen  der  Keulenliaare  an  den  Tibien  ab- 
weiclien.  Im  ilbrigen  stelit  die  Art  /.  riolacea  TuUb.  nalie. 

Der  Mucro  ist  vierzâlmig,  Fig.  41.  Der  erste  und  zweite  Zalm 
sind  liintereinander,  der  dritteundvierte  nebeneinander  inseriert. 
Im  (legensatz  zu  /.  riolacea  und  iibereinstimmend  mit  /.  hiemaUs 
8ch(")tt  ist  hier  der  erste  jMucronalzahn  (Apicalzahn)  kleiner  als 
der  zweite.  Dritter  und  vierter  Zalni  sind  klein  und  decken 
sicli  bei  seitlicher  Ansiclit  fast  ^ollstândig,  wodurcli  der  Mucro 
dann  dreizâhnig  erscheint.  Ein  Hauptcliarakter  liegt  im  Besitz 
zweier  starker,  gebogener  Borsten,  die  am  Ende  der  Dentés  ent- 
springen  und  von  denen  die  eine  den  ^lucro  weit  iiberragt.  wali- 
rend  die  andere  demselben  an  Lange  ungefâlir  gleichkommt. 
Dièse  Borsten  fehlen  bei  /.  riolacea.  Auch  die  Forni  und  die 
Bezalmung  der  Krallen  schliesst  eine  Yerwechslung  mit  der 
genannten  Art  aus.  Die  durch  ihre  geschwungenen  Bander  aus- 
gezeiclmete  untere  Kralle  ist  zalmlos;  die  obère  Kralle  trâgt 
stets  einen  kleineren  Zahn  auf  der  Innenseite.  Fig.  40.  Es  liegen 
hier  die  ^^rhiiltnisse  also  gerade  umgekehrt  als  bei  /.  violacea, 
wo  die  untere  Kralle  mit  einem  Zahn  versehen  ist.  (Nach  Schàf- 


320  JOHANN   CARL. 

FER  sol]  sich  eiii  solcher  aiuh  an  (1er  oberen  Kralle  vorfinden.) 
Eine  sai^ittale  Spaltiiiig  der  iinteren  Kralle  in  zwei  Lamellen 
glaube  ich  einmal  an  einem  der  vorderen  Beinpaare  beobachtet 
zu  haben.  Wenn  sie  aiuh  an  den  Krallen  der  iibrigen  Beinpaare 
Yorhanden  ist,  so  greift  sie  jedenfalls  niemals  so  tief  ein,  wiedies 
bei  /.  kmufjinosa  iind  7.  alticola  der  Fall  ist. 

Die  Lange  der  Anteinien  variert  zwischen  1 V2  bis  2  fâcher  Kopf- 
lânge.  Die  mittleren  Antennenglieder  sind  ungefâhr  gleich  lang; 
das  vierte  Glied  ist  langer  als  die  iibrigen.  Ocellen  16;  Postan- 
tennalorgan  schmal-elliptisch.  Behaarung  kurz  gleichmâssig, 
nur  aiif  deiii  letzten  Abdominalsegment  etwas  làngere,  feinere 
Haare.  DerKorper  ist  schwarzblau.  Dièse  Farbe  dehnt  sich  aiich 
auf  die  Scheitelpartie  des  Kopfes  ans.  Beine  und  Antennen  braiin- 
gelb.  Fiirca  (aiich  das  Manubriiim  iniGegensatz  zu  /.  Theobaldi), 
Hinterrand  iind  Seiten  des  Kopfes  hellgelb  bis  fast  weiss. 

Drei  Exeniplare  dieser  Art  wnrden  ini  Engadin  auf  schniel- 
zendem  Schnee  gefangen  (1300  m.  iib.  M.). 

Isotoma  HoUingeri  Vogler,  von  welcher  niir  nur  ein  Prâparat 
zurVerftigung  steht,  âhnelt  im  Colorit  sehr  der  vorliegenden  Art. 
Ebenso  ist  der  Mucro,  abgesehen  von  den  zwei  starken  Borsten, 
die  hier  felilen,  bei  den  beiden  Arten  iibereinstimniend  gebaut. 
Isotoma  Hottingerl  Vogler  besitzt  aber  gar  keine  Zâhne  an  den 
Krallen.  Abw  eichend  von  meiner  Form  sind  bei  ihr  die  Dentés 
der  Furca  fast  dreimal  langer  als  das  Manubrium  und  âusserst 
dtinn.  Ich  konnte  niir  nur  auf  Grund  des  Préparâtes  kein  be- 
stinnntes  Urteil  liber  dièse  Art  bilden  und  habe  sie  deshalb 
auch  nicht  in  die  Bestimmungstabelle  und  in  die  systematische 
Ûbersicht  aufgenonnnen.  (Vgl.  Vogler  Beïtr.  z.  Kenntnis  (L 
Springschw.  1896.) 

Isotoma  cinerea  Nie. 
1841.  NicoLBT.  Desoria  cinerea.  Rech.  p.  seiv.  à  VHist.  d.  Pod.  pg.  60. 

Von  dieser  Art  habe  ich  im  Januar  1898  ein  Exemplar  auf 
der  Hôhe  des  Gurtens  unter  der  Piinde  eines  morschen  Bauni- 


ÛBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  321 

strimkes  gefiinden.  Zwei  aiidere  Exemplare  staminen  aus  der 
Umgebuiig  voii  Langnaii  iiii  Emmenthal.  Die  Art  scheint  im 
Mittellande  nicht  gerade  liauiig  zii  sein.  Im  Engadin  habe  ich 
sie  niemals  gefunden.  Nicolet  berichtet  von  einem  reichlichen 
Fiinde  imter  Baumrinde  in  der  Nâhe  von  Hauterive  (Jura). 

Isotoma  duhla  E enter. 
Taf.  8,  Fip-.  42. 

Dieser  Art  weise  ich  ein  etwas  beschâdigtes  Exemplar  zn^ 
welches  im  Februar  1898  am  Abhange  des  Gurtens  bei  Bern  ini 
Nadelwakle  gefunden  wurde. 

Isotoma  denticulata  Schâffer. 

In  der  Umgebung  von  Bern  und  im  Engadin  fand  sich  im 
Winter  und  Friihling  liilutig  unter  Baunninde  eine  Isotomaart^ 
fur  welche  in  Bezug  auf  Krallen  und  Mucro  die  Beschreibung 
SCHÀFFERS  von  /.  denticulata  sehr  gut  passt.  Die  Behaarung  ist 
die  gleiche,  wie  sie  Schâffer  fiir  die  letztgenannte  Art  angiebt 
und  Avie  sie  im  Ganzen  auch  /.  Reuteri  Schôtt  zukommt.  Ich 
sehe  micli  gen()tigt,  meine  Exemplare  der  iSchatïerschen  Art  zu- 
zuweisen,  obwohl  sie  in  der  allgemeinen  Korperfarbe  von  der- 
selben  abweichen.  Keines  der  untersuchten  Tiere  war  ganz  dun- 
kelblau.  Dièse  Farbe  beschrânkte  sich  gewohnlich  auf  einen 
schmalen  Querstreifen  am  Hinterrand  der  Segmente  und  ging 
auch  hier  hâuiig  in  dunkelviolett  liber.  Der  iibrige  Ptiicken  war 
grau  oder  braun,  meist  netzartig  gezeichnet. 

Die  Art  war  im  Winter  1898  in  der  ganzen  Umgebung  von 
Bern  unter  der  Rinde  von  Baumstriinken  und  gefallten  Fôhren- 
stâmmen  sehr  gémein.  Im  t^ngadin  kam  sie  an  ahnlichen  Orten 
noch  1500  m.  iib.  M.  vor. 


322  JOHANN    CARL. 

9.  Gattuiig-  ORCHESELLA. 

ÛBERSICHÏ  DER  ARTEX. 

1 . —  Ab(l.  III  ganz  scliwarz  oder  mit  breiter  schwarzer  Quer- 

biiide 2 

Abd.  III  ohiie  scliwarze  Querbiiide  oder  docli  mit  ganz  uii- 
terbrochener,  am  Hiiiterraiid  vielfacli  von  helleii  Flerken 
zerrissener  Querbiiide 5 

2. —  Nur  Abd.  III  oder  Abd.  III  iind  IV  mit  breiter  scbwarzer 

Qut'rbiiide 3 

Aiisser  Abd.  III  oder  A])d.  III  uiid  lY  iioch  andere  Segmente 
ganz  oder  fast  ganz  scliwarz 4 

3. —  Ant.  I,  III  und  Basis  von  Ant.  II  violett  oder  braunscliwarz. 
Spitze  von  Ant.  II  gelb  oder  weiss.  Grundfarbe  gelblicli  oder 
braunlich.  Abd.  III  oder  Abd.  III  und  TV  mit  breiter  scbwar- 
zer (^)iierbinde.  Bis  4  mm. 

0.  chiota  L.  forma ])rm dp. 
Antennen  ganz  gelb  oder  luir  mit  seitlichen  Flecken  an 
Ant.  III.  Grundfarbe  gelb  bis  rotbraun.  Nur  Abd.  III  mit 
breiter  scliwarzer  Querbinde.  Bis  3  mm. 

0.  cincta  L.  var.  imifasciata  N. 

4. —  Fast  der  ganze  Korper  schwarz,  Hinterrand  von  Abd.  II 
gelblich.  Antennen  dunkler  als  bei  der  Hauptform.  Bis  4  mm. 

0.  cincta  (L.)  Lubb.  rar.  rar/a  L. 
Abd.  II  und  III  mit  breiter,  scbwarzer  Querbinde.  K()rper 
sonst  grosstenteils  gelblicb  oder  briiunlich.  2  mm. 

0.  bifasciata  Nie. 

5.—  Al)d.  R'  mit  scbwarzer  Querbinde C 

Querbinden  gânzlich  felilend  oder  docli  unterbroclien  oder 
am  Hinterrand  vielfach  von  bellen  Flecken  zerrissen    .     8 

6. —  Nur  Abd.  IV  mit  scbwarzer  Querbinde.  Kopf.  Ant.  I,  III, 
IV  und  Basis  von  Ant.  IL  oft  violett.  Grundfarbe  braunlich. 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE    COLLEMBOLA.  323 

Bis  4  111111.  0.  nifesœns  Lubb.  forma princip.  Reuter. 
Aiisser  Abd.  IV  aucli  andere  Segmente  (abernicht  Abd.  III) 
mit  schwarzer  Qiierbinde 7 

7. —  Niir  Abd.  IV  mid  Th.  III  mit  schwarzer  Qiierbinde.  Bis  4  mm. 

0.  yiifescens  var.  melanocepha/a  Nie. 
Abd.  IV.  Th.  III  imd  Abd.  II  mit  schwarzer  Qiierbinde.  o  mm. 

0.  nifescens  var.  spjectahiUs  Tullb. 

8. —  Kein  scliwarzer  Mittelhliigsstreifauf  Thorax  iind  Abdomen  9 
Ein  schwarzer.  hie  und  da  unterbrochener  Mittellangsstreif 
aiif  Thorax  und  Abdomen.  Aiisserdem  zahh"eiche  schwarze 
Flecke.  Endhalfte  von  Ant.  II  dunkelgefarbt  mit  Ausnahme 
des  hâiifig  gelblichen  âussersten  Endes. 

0.  viUosa  (Geotï'roy)  Lubb. 

9. —  Meistens  4  braune  Liingsstreifen  auf  dem  gelbUclieii  Tliorax 
und  Abdomen.  Grossere  schwarze  Flecke  vorhanden  oder 
fehlend.  Manchinal  jede  Zeichnung  fehlend.  Bis  4.  mm. 

0.  rnfescens  var.  palUda  Ileuter. 
Keine  vier  braunen  Langsstreifen.  Querbinden  fehlend  oder 
doch  unterbrochen  oder  am  Hinterrande  vielfach  zerrissen. 
Ant.  II  und  IV  unten  und  an  den  Seiten  grauviolett  oder 
gelblich.  3  mm.  0.  alticola  Uzel. 

Orchesella  chicfa  (L.)  Lubb. 
a.  Forma  principiaris. 

Die  Haiiptform  ist  bei  uns  ziemlich  seiten.  Im  Engadin  habe 
ich  sie  niemals  gefunden.  Hingegen  habe  icli  ein  Exemplar  von 
Miinchenbuchsee  (Wald,  uiiter  Steuien)  und  mehrere  aus  dem 
liiesigen  botanischen  Garten,  wo  sie  an  Blumentôpfen  lebt. 

b.  Var.  ra</a  L. 
1841.  NmoLET.  Oirlicsclla  fastuosa.  Rech.  p.  serr.  ()  l'ilisl.  d.  Pod.  pg.  78. 

Viel  hautiger  als  die  Hauptform.  Bern,  in  denGewâchshâusern, 
unter  Platanenrmde  ;  Biel,  unter  Moos.  In  der  Sammlung  des 


324  JOHA>JN   CARL. 

HeiTii  Dr.  Steck  befanden  sich  eiiiige  Exemplare  aus  Bâtter- 
kiiiden  (Oberaargau),  gesammelt  iui  Juli  1897.  Iiii  Engadin  war 
sie  iiuHerbst  uiid  iniFruhjahr  in  grosserZahl  an  abbrockelnden 
Oranitfelsen  und  unter  Fobreurinde  zu  tinden. 

c.  Var.  unlfasciata  Nie. 

18il.  NicoLET.  Orche.'iella  unifasciaia.  Rech.p.  s('n\  à  l'Hist.  dePod.  pg.  79. 
1898.  ScHERBAKOw.   Ovchesplln   cincta  (L.)  Lnhb.    rar.    rufa.    Zool.   Anz., 
B(l.  XXI,  Nr.  550. 

Die  mil"  vorliegendeii  Tiere  stimmen  ganz  genau  mit  der  Be- 
schreibuiig  und  Abbildimg  iiberein,  die  Nicolet  von  seiner  0. 
unlfasciata  giebt.  Mit  der  Hauptform  von  0.  cincta  und  mit  der 
var.  vaga  teilen  sie  die  nie  fehlende  Querbinde  auf  Abd.  IIL  Hin- 
gegen  unterscheiden  sie  sich  von  diesen  durch  die  Farbe  der  An- 
tennen.  Dièse  sind  meistens  ganz  gelb  ;  nur  selten  findet  sich  an 
der  Aussenseite  von  Ant.  III  ein  violetter  Fleck.  In  Bezug  auf  die 
tibrige  Zeichnung  verweise  ich  auf  die  Beschreibung  und  Abbil- 
dung  bei  Nicolet. 

Im  Zoologischen  Anzeiger,  Bd.  XXI.  1898,  beschreibt  Scher- 
BAKOW  aus  der  Gegend  von  Kiel  eine  neue  Varietat  von  0.  cincta, 
deren  Griindung  sich  auf  ganz  dieselben  Abweichungen  stiltzt  und 
die  ich  hieherzustellen  mich  genôtigt  sehe.  Auch  bei  der  var. 
unlfasciata  geht  die  Grundfarbe  nicht  seken  in  rotbraun  (iber. 

Dièse  Form  fand  sich  in  vielen  Exemplaren  unter  Sandstein- 
blocken  und  unter  Moos  in  den  Steingruben  von  Ostermundigen 
bei  Bern;  andere  lebten  auf  feuchten  Wiesen  in  der  Nahe  der 
Stadt  (November,  Januar). 

OrcheseJJa  hifasciata  Nie. 

Zusammen  mit  0.  cincta  rar.  nnifasciataXm  Ostermundigen 
unter  Steinen.  Ferner  kenne  ich  sie  aus  der  Umgebung  von  Chur  und 
aus  dem  Unterengadin.  An  letzterem  Orte  war  sie  im  Herbst  wohl 
die  gemeinste  Form.  Ihre  Verbreitung  erstreekt  sich  vertikal  bis 


ÛBER   SCHW'EIZERISCHE   COLLEMBOLA.  325 

zu  eirka  2000  m.  iib.  M.  Noch  an  der  Baumgrenze  war  sie  unter 
Steinen  und  Moos  zahlreich  zu  finden.  Fur  den  Jura  bezeichnet 
sie  NicoLET  als  gemeine  Form.  Intéressant  ist  es,  dieExemplare 
der  lioheren  Lagen  mit  denen  des  Mittellandes  zu  vergleichen. 
Bei  ersteren  ist  die  Grundfarbe  viel  dunkler  als  bei  letzteren  ;  sie 
ist  nianchmal  so  dunkel,  dass  die  beiden  schwarzen  Querbinden 
nur  sehr  schwach  hervortreten.  Je  kleiner  der  Hôbenunterschied 
ist,  um  so  schwâcher  werden  dièse  Differenzen  ;  sie  machen  sich 
indessen  schon  zwischen  Exempbiren  von  Osterniundigen  und 
solehen,  die  von  der  Gurtenhohe  stannnen,  benierkbar.  Da  ich 
ganz  das  gleiche  Verhâltnis  auch  bei  Arten  der  Gattung  Isotoma 
und  Lepidocyrtus  konstatieren  komite,  liegt  hier  der  Gedanke  an 
einen  direkten  Einfluss  durch  die  grôssere  Lichtintensitât  in 
hoheren  Lagen  nahe.  Auch  die  Grosse  nimmt  mit  zunehmender 
Hohe  des  Standortes  ab. 

Orchesella  rufescens  Tullb. 

a.  Forma  principalis  Reuter. 

Taf.  9,  Fig.  52. 

1896.  VoGLER.  Orchesella  crassicornis.  Beitr.  zur  Kenntnis  der  Siiringschw. 
pg-.  0. 

Die  Hauptform  ist  in  derUmgebungvonBern  in  allenWâldern 
sehr  gemein:  Gurten  unter  Laub,  Mûnchenbuchsee  unter Tannen- 
nadehi.  Im  Frtlhling  bewohnt  sie  auch  die  Laubbâume  ;  ich  be- 
kam  sie  beim  «  Klopfen  »  in  grosser  Menge.  Sie  scheint  sich  auf 
der  Unterseite  der  P)latter  aufzuhahen.  Aus  dem  Berner-Ober- 
lande  habe  ich  sie  von  Zweiltitschinen  800  m.  iib.  M.  und  von 
Isentiuli  1100  m.  iib.  M.  Hier  trifft  man  sie  schon  nicht  mehr  so 
hâuflg  wie  im  Mittelland.  Im  Engadin  ist  sie  geradezu  selten, 
Icli  fand  dort  nur  zwei  aberrante  Exemplare.  Bei  beiden  sind  die 
vier  ersten  Antennenglieder,  auch  die  Spitze  von  Ant.  II,  ganz 
schwarz  ;  Ant.  V  und  VI  blendend  weiss.  Die  Làngsstreifen  auf 


32(î  JOHANN   CARL. 

Th.  II  imd  Abd.  III  sind  iiur  schwach  aiigedeutet.  (1 300  m.  iib.  M.). 
Es  liegt  mil'  zii  wenig  Material  vor,  uni  liber  die  etwaige  Selb- 
standigkeit  dieser  Form  zii  iirteileii.  Fig.  52.  —  Hielier  geliort 
aucli  0.  crassicornis  Vogler.  Die  Dicke  der  zwei  ersteii  An- 
teiiiieiigîieder  ist  hier,  wie  icli  iiiich  ain  Prâparat  tiberzeugen 
kornite,  wirklich  selir  autfalleiid.  Ob  sie  vielleicht  diirch  die  Art 
der  Koiiservierung  veriirsacht  ist,  oder  ob  wir  es  hier  mit  eiiier 
Moiistrositât  zii  thuii  habeii,  kaiui  ich  iiicht  eiitscheideii.  Doch 
halte  ich  das  letztere  fiir  wahrscheiiilich. 

b.  Var.  mclaiîocejjliala  Nie. 

1841.   NicoLET.  OrcheseUa  mcliinocepliala.  Rcclt.,  p.  sero.  à  l'HisL  d.  Poil. 

pg.  77. 

Ziisammeii  mit  der  Hauptform  vorkommend,  in  der  Unigebimg 

von  Bern  sehr  gemeiii  :  Dahlliolzli,  Bremgartenwald,  Mtmchen- 
biichsee. 

c.  Var.  palUda  Reuter. 

Taf.  9,  Fig.  49,  50,  SI. 

Bei  Bern  an  den  gleichen  Orten  wie  die  vorhergehenden.  Exem- 
plare,  die  ioli  im  botanischen  Garten  aiif  dem  Teiche  sammelte, 
zeichneten  sicli  denjenigen  anderer  Standorte  gegeniiber  diircli 
stârkere  Behaarung  bei  Fehlen  jegiicher  Zeichnung  imd  dickere 
Antemien  ans.  Ans  dem  Dahlholzli  bei  Bern  habe  ieli  neben 
Exemplaren  mit  charakteristisch  gefârbten  Antemien  au chsolche, 
bei  wekdien  die  Antennen  gar  keiiie  Zeichnung  aufwiesen  und 
die  also  zu  der  heilen  Yarietat  von  0.  spectahllis  Tullb.  zu 
stellen  waren.  Fig.  49.  Doch  konnte  ich  dièse  Erscheinung  auch 
bei  Tieren  wahrnehmen,  die  sich  durcli  die  Fârbung  der  Segmente 
teils  als  fornui pr'mcipcMs,  teils  als  var.  melanocej^hala  charak- 
terisieren,  und  lege  dalier  der  Abweichung  keinen  System atischen 
Wert  bei. 

Dièse  Varietat  konmit  auch  im  Berner  Obedand  vor  :  Zwei- 


ÛBER    SCHAVEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  327 

liitschinen  800  111.,  IseiiHiili  lloo  m.  iib.  M.  Iiii  Eiigadiii  ist  sie 
ebenfalls  selir  liautii»-,  bis  KiOO  m.  iib.  M.  Sie  faiid  sicli  iiaiiient- 
lich  am  Bodeii  uiiter  ïliiideiistiickeii  iiiid  zwiscben  abgefalleiien 
Nadelii;  dieZeichnuiig'  felilt  meist  ganz,  iiiid  die  Gruiidfarbe  hat 
bei  einigeii  eiiieii  griinlicheii  Ton  aiigenommen. 

Ich  sehe  luicli  veranlasst,  die  Greiize  fiir  dièse  Varietât  etwas 
weiter  zii  fassen  âls  Sohàffer,  umdie  DiagnoseauchaiifExeiii- 
plare  anwendbar  zii  iiiachen,  die  der  Qiierbiiide  aiif  Abd.  lA^  eiit- 
behreii,  an  den  iibrigen  Segmenten  aber  grussere  Flecke  besitzen. 
Fig.  51. 

OrcheseUa  viUosa  (Geoffr.)  Liibb. 

In  der  Umgebiing  von  Bern  fand  ich  die  Art  nur  einiiial.  am 
Giirten  iinter  Steinen.  Dagegen  ist  sie  im  Berner  Oberhmd  bei 
800 — 1100  m.  iib.  M.  iind  im  Unterengadin  auf  beiden  Thal- 
seiten  sehr  genieiii.  Ich  saminelte  im  September  1897  zwei  Exem- 
plare  auf  einer  Alp  bei  1900  m.  iib.  M.  Im  Mârz  iind  April  war  sie 
im  Thaï  an  schneefreien  Abhangen  fast  iinter  jedem  Stein  zii 
finden. 

NicoLEï  verzeiclmet  sie  ans  dem  Jura. 

OrcheseUa  alticola  Uzel. 

Die  mil'  vorliegenden  Tiere  stimmen  besser  mit  der  Beschrei- 
bung  von  Schàffer  als  mit  derjenigen  von  Uzel  iiberein,  inso- 
fern  die  Querbinden  auf  dem  liiicken  nicht  so  deutlich  ausgebildet 
sind,  wie  auf  der  UzEL'schen  Abbildung,  und  sicli  vielfach  in 
Querreihen  grôsserer  Flecken  autiosen. 

Von  dieser  Form  fand  ich  drei  Exemphire  im  Engadhi  bei 
1300  m.  iib.  AI.,  zwei  unter  Fohrenrinde,  das  dritte  auf  stagnie- 
rendem  Wasser.  Bei  ersteren  ist  die  Grundfarbe  fahlgelb,  bei 
letzterem  schmutzigweiss. 


Rev.  Sdisse  de  Zool.,  T.  6,  1899.  22 


328  JOHANN   CARL. 

10.  Gattuni^-  ENTOMOBRYA. 

ÛBERSICHT  DER  ARTEN. 

1. —  Antennenlâiige  wenigstens  V^  der  K()ri)erlânge.  iVbd.  IV 
wenigstens  7  mal  so  lang  wie  Abd.  III.  Obère  Kralle  irmen 
dreizalinig.  Geiblich,  Zeichnungbramioderbraunscliwarz.  2 
Anteiiiieiilànge  hôchstens  'A  der  Kr^rperlàiige  (vgl.  E.  ])fd- 
chella) .3 

2. —  Riicken  voii  Al)d.  IV  (ausgenommen  das  vordere  Viertel), 
Th.  II  (ausgenommen  2  Flecken  am  Hinterrand),  Th.  III 
(ausgenonnnen  die  mittlere  Partie)  schwarz.  Abd.  Ilund  III 
mit  Andeiitung  von  schwarzen  Flecken.  Kopf  hinten  dunkel. 
Keine  Lângsbinden.  Abd.  IV.  1 1  mal  so  lang  wie  Abd.  III. 
Mesonotum  ein  wenig  liber  den  Kopf  vorragend.  Mucrones 
mit  2  gleich  grossen  Zahnen  ohne  Basaldorn.  3 — 3,3  nnii. 

E.  dor.mUs  Uzel. 
Abd.  IV  mit  grossen  Dorsalflecken,  welche  vorn  meistens 
dnrch  eine  schmale  Querbinde  verbunden  sind.  Th.  II  bis 
Abd.  III  mit  parigen  Dorsaltiecken,  welche  sich  meistens 
zu  2  Liingsbinden  aneinander  schliessen.  Auch  die  Lateral- 
fiecke  bilden  2  Lângsbinden,  welche  sich  auf  dem  Kopf  bis 
zu  den  Augenfiecken  fortsetzen  (Schàffer,  Fig.  5).  Nur  G 
Ocellen  sind  jederseits  wohl  ausgebildet,  die  2  Proximal- 
ocellen  jederseits  sehr  klein,  Plg.  54.  Abd.  IV  7 — 8  mal  so 
lang  wie  Abd.  III.  Mucrones  mit  2  Zahnen  und  Basaldorn 
(Schàffer,  Fig.  114).  Ant.  I,  manchmal  auch  Ant.  II  mit 
undeutlich  abgegliedertem  Basalring,  Fig.  55.  Bis  3,5  mm. 

?1  orcheselJoides  Schàffer. 

3. —  Grundfarbe  dunkel.  Thorax  und  Abdomen  oben  ohne  weiss- 

liche  oder  gelbliche  Partien 4 

Grundfai-be  lielblich  oder  weisslich,  oder  doch  wenigstens 


ÛBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  329 

gelbliclie  oder  weissliche  Partien  (Querbinden)  vor- 
liandeii 5 

4. —  Yiolett  bis  graubraun.  Hiiiterrânder  der Segmente  scbwarz. 
1,5  niin.  E.  nmrf/inafa/TnWh. 

Graiiviolett.  Hiiiterrânder  der  Segmente  nicht  dunkler. 
Ant.  III  iind  IV  dunkelviolett,  I  mit  dunkelblauem  Ring,  II 
gelb  mit  violetten  Rândern,  Beine  und  Furca  farblos 

E.  n/aritima  Reuter. 

5. —  Abd.  IV  nicht  niir  mit  dunklen  Flecken  am  Hinterrand 
sondern  noch  mit  anderen  Zeiehnungsteilen  ....  6 
Abd.  IV  hochstens  am  Hinterrand  mit  dunklen  Flecken 
oder  jede  Zeichnung  fehlend 17 

6. —  Nur  der  hintere  Teil  des  Kopfes  und  von  Th.  II,  der  vordere 
von  Abd.  IV,  ferner  Abd.  V  und  VI  ganz  weisslich.  1,5  mm. 

E.  alhocincta  Templ. 
Grôssere  Partien  des  Riickens  weisslich  oder  gelblich  .     7 

7. —  Von  Th.  III  bis  Abd.  III  ziehen  sich  auf  dem  Rticken  3 
Làngsreihen  von  dreieckigen  schwarzen  Flecken.  Schwarze 
Flecke  auf  Abd.  IV  zu  einer  mehrfach  unterbrochenen 
Querbinde  angeordnet.  1,5 — 2  mm.  E.  disjuncta  ^ic. 

Flecke  des  Riickens  nicht  in  3  Làngsreihen  angeordnet     8 

8. —  Je  eine  schwarze  Querbinde  am  Hinterrand  von  Th.  III 
und  Abd.  II  (hier  sehr  schmal),  nahe  dem  Vorderrand  auf 
auf  Abd.  III  und  Abd.  IV.  1,5  nnn.  E.  specfahiUs  Reuter. 
Zeichnung  anders •> 

9. —  Abd.  IV  mit  vielen  punktfôrmigen  dunklen  Flecken.  Th.  III, 
Abd.  I,  II,  III  mit  mittlerem  Lângsstrich.  Beiderseits  klei- 
nere  dunkle  Flecken.  Querbinden  fehlen.  Mucrones  mit  2 
Zàlmen  ohne  Basaldorn.  3 — 3.5  mm.  E.xyuncieola  Uzel. 
Abd.  IV  ohne  punktformige  Flecken 10 

10. —  Abd.  III  bis  auf  einen  schmalen  Vorderrandstreifen  braun- 
schwarz.  Abd.  IV  mit  Querbinde.  Rilckenseite  von  T  h.  II 


330  JOHANN   CARL. 

und  III  ringsuin  mit  diiiiklcin  Raiul.  Abd.  A'  und  VI  braiin- 
schwarz.  1 — 1,5  mm.  E.  cortkalis  Nie. 
Abd.  III  imr  am  Hiiiterrand  mit  Querbinde  oder  ohne  Quer- 
biiide 11 

11. —  Hinterrand  der  Segmente  mit  schmaler  bramier  Biiide. 
vor  welcher  zahireiclie  nicht  verschmelzende  kleine  Flecke 
liegen.  Abd.  IV  mit  deutlicher  Querbinde.  1,5  mm. 

£.  arhorea  Tu  11b. 
Segmente  olme  solche  Flecke  vor  der  Hinterrandbinde     1 2 

12. —  DorsalHecke,  gross,  deutlicli,  nicht  durch  (^Hierbinden  ver- 
bundeu,  fast  2  Lângsbinden  bildend.  Mittlerer  ïeil  der 
Querbinde  auf  Abd.  IV  fast  dreieckig. 

E.  intermedia  Brook, 
Dorsalflecke  kleiner  und  liaiifig  verschwommen,  jedenfalls 
immer  dann,  wenn  sie  nicht  durch  Querbinden  verbunden 
sind 13 

13. —  Th.  III  oben  ganz  schwarz.  Th.  II  luir  an  den  Rândern 
schwarz.  Abd.  I  ohne  Querbinde.  Fig.  56. 

E.  imlehella  Ridley. 
Th.  III  iKichstens  am  Hinterrand  schwarz    .     .     .     .     14 

14. —  Lateralilecke  nicht  in  die  Dorsalflecke  iibergehend  (Schàf- 
FER  Plg.  3).  Querbinden  (auch  an  Abd.  IV)  in  der  Mitte 
meistens  unterbrochen  (Schàffer  Fig.  4),  jedenfalls  ver- 
schwommener  als  bei  E.  niultifasciata.  Hinterrandflecke 
von  Abd.  IV  mit  der  Querl)inde  oder  ihren  lîesten  meistens 
durch  einen  kraftigen  Pigmentstreifen  verbunden.  Letzterer 
bisweilen  fehlend.  1,5  umi. 

E.  musconim  Tullb.  (nec.  Nie.) 
Forma  principalis  Schaffer. 

15. —  Lateralflecke,  wie  tiberhaupt  die  ganze  Zeichnung,  mei- 
stens sehr  deutlich.  Querbinden  meistens  vnllstandig. 
Querbinde  auf  Abd,  IV  wenigstens  angedeutet  (Schàffer 
Fig.  2),  meistens  sehr  deutlich  (Schàfp^er  îlg.  1).  Die  fast 


UBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  331 

dreieckigen  Hinterrandflecke  von  Abd.  IV  mit  der  Quer- 
binde  meisteiis  diirch  sehr  feine  Pignientstreifen  verbunden. 
1,5  mm.  E.  multifasciafa  TuUb. 
Lateraltiecke  weniger  deutlich.  Querbimle  auf  Abd.  IV 
stets  fehlend.  Auf  Abd.  IV  fehleii  eigeiitliche  Hinterrand- 
flecke. Die  Lângsstreifen,  welche  auf  Abd.  IV  die  Dorsal- 
flecke  mit  dem  Hinterrand  verbinden,  setzen  sich  also  di- 
reckt  an  den  Hinterrand  an 1 G 

16. —  Zeichnung  krâftig.  Lângsbinden  auf  Abd.  IV  deutlich. 
1,5  mm.  E.  nivalis  (L.)  forma  principalis  Schâfter. 

Zeichnung  sehr  schwach  entwickelt.  Lângsbinden  nur  an- 
gedeutet.  1,5  nnn.  E.  nivalis  var.  paUida  Schàiier. 

17. —  Grunlichweiss  oder  gelb.  Jede  Zeichnung  fehlend,  abge- 

sehen  von  den  schwarzen  Augenflecken 18 

Gelblich  oder  weisslich.  Abd.  IV  am  Hinterraïui  mit  dunk- 
lenFlecken 19 

18. —  Grunlichweiss.  1,5 — 2  mm.  Nicht  mit  E.  wiva^^s  zusammen 
vorkommend.  E.  lanuginosa  Nie. 

Gelb,  bis  1,5  mm.  Hâufig  zusammen  mit  der  typischen  E. 
nivalis  nebst  Ûbergangsformen  vorkonmiend. 

E.  nivalis  var.  immaculata  Schâffer. 

19. —  Gelb.  Bis  1,5  mm.  Meistens  zusammen  mit  zahlreichen 
Individu  en  der  typischen  E.  nivalis  nebst  ïlbergangsformen 
vorkommend.  E.  nivalis  var.  maculata  Schâfter. 

Weisslich.  Nicht  zusammen  mit  zahlreichen  Individuen  von 
E.  nivalis  vorkommend,  dagegen  hâufig  mit  E.  nmseorum 
Tullb.,  nebst  Ûbergangsformen 

E.  muscorum  var.  Nicoletti  (Lubb.) 

Entomobrya  oycheselloides  Schâfter. 
Taf.  9,  Fig.  53,  54,55. 
Der  Autor  dieser  Art  weist  schon  darauf  hin,  dass  sie  gewis- 
sermassen  eine  Mittelstellung  zwischen  den  Gattungen  Entomo- 


382  JOHANN   CARL. 

brya  imd  Orchesella  einnelmie,  die  iiaiiientlioliinderBeschaffen- 
heit  der  Proximalocellen  iind  iiii  Vorliaiidensem  eiiies  lîasal- 
ringes  an  Aiit.  I  zuin  Aiisdruck  gelange.  Dieser  Auffassunginuss 
icli  iiiich  aiicli  aiischliesseii,  iim  so  mehr,  als  die  Amiàlieniiig  an 
Orcheselhi  bei  nieinen  Exemplaren  sich  iiocli  deutlicher  aiis- 
spricht.  Ich  konnte  nâmlicli  bei  vielen  Individuen  beobacliten, 
(biss  am  Grunde  von  Ant.  11  aiich  wie  bei  Ant.  I  ein  Basalring 
sich  abziigliedern  beginnt.  Fig.  53,  55.  Von  einem  solchen  Ver- 
balten  bis  ziir  Ausbildimg  der  sechsgliedrigen  Orchesella-An- 
teinie  ist  nun  nur  noch  ein  sehr  kurzer  Scbritt.  Noch  interes- 
santer  gestaltet  sich  dièses  Ûbergangsverhahnis  diirch  die  Auf- 
findiing  einer  Fonn,  welche  aiich  in  derselben  Richtung  al)er  in 
schwâcherem  Grade  von  den  iibiigen  Arten  von Enfomobri/a  ab- 
weicht  luid  so  E.  orcheseUoides  mit  diesen  verkettet.  Dièse  Foi'ni 
ist  gegeben  in  der  E.  pidchella  Ridley,  bei  welcher  mit  der  Re- 
duktion  der  Proximalocellen  das  Anfangsstadium  der  Abgiie- 
dennig  eines  Basalringes  an  Ant.  1  combiniert  ist. 

E.  orcheseUoides  ist  im  Her})st  in  den  Waldern  des  Mittel- 
landes  sehr  hâufig.  Pleine  Exemplare  stammen  vom  Bremgarten- 
wald  (zahlreiche  belle  Exemplare  unter  abgefallenen  Kiefer- 
nadeln),  vom  Gurten  (Nadelwald),  von  Miinchenbuchsee  und  vom 
Osternuindigerberg  (Nadelwald). 

Entomohryu  pidchclhi  Ridley. 
Taf.  8,  Fig.  56—59. 

Dièse  sehr  schone  Form  fand  ich  im  Unterengadin  bei  Schuls 
aiii  Inmifei-  125(1  m.  iib.  M.  Sie  hait  sich  mit  Vorliebe  an  etwas 
feiichten,  abbrOckelnden  Granitfelsen  auf  und  zwar  in  den  Spalten 
nnd  Rissen  sowohl,  als  auch  iinter  den  prismatischen,  ganz  miir- 
ben  Felsbrocken  (September,  Oktober,  ^larz).  Auf  der  Sonnen- 
seite  des  Thaïes  fand  ich  sie  nur  einmal  und  in  geringer  Zabi. 
Die  Ûbereinstinnnung  mit  der  Orighialdiagnose  von  Ridley,  die 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA,  333 

mir  HeiT  D'  Schâffer  zii  iibenuitteln  die  (nite  batte,  ist  in  Beziig 
auf  die  Fârbinig  des  Tborax  eiiie  fast  volllvoiiiiuene.  Bei  nieiiien 
Exemplareii  war  Abd.  III  oben  iminer  gaiiz  scbwarz,  wâlireiid 
KiDLEY  (lies  imr  bei  aiisgewachsenen  Tieren  beobachtet 
liaben  will.  Abd.  I  zeigt  oft  Spureii  eiiier  bhiiiscbwarzen  Zeicb- 
iiuiig-.  Die  Gniiidfarbe  ist  ofter  schinutzigweiss,  als  gelb,  iind 
liisst  die  s('liwarzl)hiuen,  breiten  Querbinden  sehr  scbarf  hervor- 
treteii,  so  (Uiss  die  Art  sclioii  mit  blossein  Auge  selir  leicbt  zu 
erkeimeii  ist.  «  This  species  bas  broader  black  bands  then  any 
other  with  wich  I  am  acquainted,  wich  give  it  the  appearance  of 
beiiig  regularly  baiided  witli  alternate  black  and  vellow.  » 
Lângsbinden  treten  ganz  zuriick.  Fig.  56. 

Nicht  ganz  einverstanden  kann  ich  luicb  mit  den  Angaben 
KiDLEYS  liber  die  Lange  der  Antennen  erklâren.  Dieselbe  ist 
ziemlicli  variabel  ;  in  einigen  Fallen  betrug  sie  mehr  aïs  V^  der 
Korperlange,  wjibrend  sie  im  Durchschnitt  iingefabr  der  Hâlfte 
derselben  gleicbkommt.  Ant.  I  bat  oft  an  der  Basis  einen  undeut- 
licb  abgegliederten  Ring.  Die  Proximalocellen  sind  kleiner  als 
die  iibrigen,  wie  bei  E.orcJteselJoides.  Fig.  59.  Die  langen  Dentés 
der  Springgabel  endigen  in  einem  eigentihnlicb  gestalteten  Miicro. 
Derselbe  ist  dreizabnig,  der  letzte  Zahn  dornartig  iind  nach 
îiinten  gerichtet{Basaldorn).  Der  Mucro  wird  jederseits  von  einer 
langen  geliederten  Borste  (Fig.  57)  iiberragt.  Das  ganze  Gebilde 
erinnert  an  (lasjenige  von  E.  specfahiUs  Reuter  einerseits  iind 
von  Orchcsella  aUkola  Uzel  anderseits.  Auf  die  Bedeutung  dieser 
Détails  fiir  die  systematische  Stellung  der  Art  wurde  schon  oben 
hingewiesen.  Die  obère  Ki'alle  ist  selir  scblank  und  triigt  drei 
Zabne.  Fig.  58.  Die  Behaarung  des  Riickens  ist  viel  schv^âcher 
als  bei  den  meisten  iibrigen  Art  en  der  (xattung.  Abd.  lY  ist 
ungefahr  5  mal  so  lano-  als  Abd.  III. 


.'i^-Ji  JOHANN   CARL. 

Entomobrya  spectabUis  Reuter. 

SCHÔTT  âussert  einige  Bedeiikeii  iiber  die  Zugehôrigkeit  dieser 
Art  zur  Gattung-  Enfomohn/a  uiiter  Hinweis  auf  den  Bau  des 
Mucro.  die  sparliclie  Haarbekleiduiig  uiid  die  Bescliaffenheit  der 
tibialeti  Spiirhaare.  Was  das  Endsegmeiit  der  Gal)el  aiibe- 
trifft,  so  wiederholeii  sich  dieselben  Eigentumliclikeiteii  bei 
einer  typischen  Entomobrija.  der  E.  lyuk'heJJo  Ridley,  die 
ich  genaii  daraufhin  initersuclit  habe.  In  Bezug  auf  Beliaaruiig 
bildet  die  letztgenannte  Art  einen  Ûbergang  von  E.  spectabUis 
zu  den  iibrigen  Fornien  dieser  Gattung. 

Die  Zugehorigkeit  der  vorliegenden  Forrn  zur  Gattung  Ento- 
mobriia  ist  daniit  sichergestellt. 

Dièse  nach  Schôtt  bisher  nur  aus  Finnland  und  Brasilien 
bekannte  Art  fand  ich  ziemlich  zahlreich  im  Orchideenliaus  des 
liiesigenbotanischen  Gartens  an  BIuniento])fen,  aber  nur  wahrend 
drei  Wochen  im  Dezember.  Auffâllig  ist,  dass  ihr  Auftreten  ge- 
nau  mit  der  Zeit  der  Orchideenbliite  zusammentiel. 

Entomobrya  corfkalis  Nie. 
1841.  XicoLET.  Degeria  corticalis.  Rech.  p.  serv.  à  l'Hid.  d.  Pod.  pg.  72. 

In  der  Umgel)ung .  von  Bern  sehr  gemein,  unter  rissiger 
Foiirenrinde.  Im  Jura  ist  sie  ebenfalls  hâutig  (Nicolet);  hingegen 
fand  ich  sie  im  Engadin  nicht. 

Entoniobrt/a.  arborca  Tullb. 

Ich  fand  dièse  Art  zusammen  mit  verschiedenen  Si)ecies  von 
Sira  an  Baumstâmmen  unter  Flechten  in  ehier  Allée  bei  Bern. 
Sie  scheint  im  Engadin  ebenfalls  zu  fehlen. 

Entoniobri/a  muscorum  Tullb.  (nec.  Nie.) 

Bei  Bolligen  und  am  Ostermundigerberg  ting  ich  je  ein  Exem- 
plar  dieser  Art  unter  Laub.  (Xovember  1S!)7.)  Auchmir  scheint 
dièse  Form  mit  E.  muscorum  Nie.  nicht  indentisch  zu  sein. 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  335 

Entomobrya  multifasclafa  Tulll). 

18il.  NicoLET.  Degeriii  nivalis.  Rcck.  p.  serr.  à  l'Hial.  d.  Pod.  pg.  70.. 

Die  Merkmale,  die  Schàffer  angiebt,  dieneii  i^ut  zur  Unter- 
scheidiiiiiî  dieser  Forni,  besonders  die  Treiinuiig'  der  Dorsal-  iind 
Lateralriecke.  Weniger  constant  und  charakteristisch  scheint 
mil-  liiniiegen  der  dreieckige  Hinterrandfleck  auf  Abd.  IV. 
NiCoLET  fiihrt  dièse  Art  an  als  Begeria  nivalis  und  fiigt  hinzu, 
die  âlteren  Autoren  hâtten  sie  auf  dem  Schnee  gefunden,  wâhrend 
er  sie  nur  unter  Rinde  antraf.  Ich  konnte  ini  Engadin,  wo  sie 
sehr  hâutig  ist,  das  Vorkonnuen  an  beiden  Orten  konstatieren. 
An  warnien  Tagen  ini  Marz  fand  sie  sich  in  der  Nâhe  der  Hauser 
regelmâssig  auf  dem  Sclmee  ein.  Dièse  Exemplare  zeichneten 
sich  vor  den  unter  Rinde  gefundenen  durcli  ilire  auffallend 
dunkle  Grundfarbe  aus,  die  ini  Extreni  in  schnmtzigbraun  iiber- 
ging.  Ferner  ist  niir  die  kri  von  Cluir  bekannt  (Marz  1898). 

Entomobrya  nivalis  L. 

Dièse  Art  ist  niir  in  der  Hauptforin  und  in  den  Varietâten  in 
der  Umgebung  von  Bern  und  in  den  Alpen  begegnet.  Bei  Exeni- 
plaren,  die  ich  am  Gurten  auf  Schnee  fand,  zeigte  sicli  in  Bezug 
auf  die  Grundfarbe  dieselbe  Erscheinung  wie  bei  der  vorigen  Art. 

Die  vor.  maculafa  Schàffer  ist  im  Engadin  sehr  gemein  beson- 
ders zur  Zeit  der  Schneeschmelze.  Auch  im  Sommer  bewohnt 
sie  trockene  Standorte.  Sie  kommt  in  den  Rissen  der  Kalkfelsen 
noch  bei  1800  m.  iib.  M,  (Scadthal)  vor,  hier  aber  selten  mit  der 
Hauptform  zusammen,  die  tiefere  und  schattigere  Lagen  vorzu- 
ziehen  schehit. 

Entomohriia  kuNir/iHOsa  Nie. 
1841.  NicoLET.  Begeria  Innujjinom.  Reck.  p.  serv.  à  l'Hist.  d.  Pod.  pg.  74. 

Bei  Bern  fand  ich  dièse  Art  selten,  im  Engadin  gar  nicht.  Sie 
lebt  auf  feuchten  Wiesen  unter  Holzstûcken,  Steinplatten  u.  s.  w. 
Nach  der  Angabe  von  Nicolet  ist  sie  im  Jura  gemein. 


336  JOHANN   CARL. 

11.  Gattiiiig  TEMPLEÏONIA. 

ÛBERSICHT    DER   ARTEN. 

Augenflecke  oft  mideiitlich  iiifolge  inangelnden  Pigments 
(daiiii  oft  aiich  die  Ocelleii  scliwer  auffiiidbar),  voni  iiicht 
diiicli  eiiieii  Pigmentstreifen  verbimden.  Weiss,  in  Alkohol 
mit  schwach  brâimlichen  Flecken  1 — 2  mm. 

T.  iiiiida  Templ. 
Augenflecke  vorn  diircli  einen  Pigmentstreifen  verbunden, 
Farbe  dunkel  («  très  foncée  »)  3  mm.         T.  major  Moniez. 

Templetonia  nitida  Templ. 

Unter  verwesendem  Lanb,  in  Walderde,  unter  Rinde  gefunden 
(Bolligen,  Bremgartenwald).  Die  Exemplare  der  ersteren  Stand- 
orte  waren  ancli  nach  Konservierung  in  Alkohol  weiss.  Die- 
jenigen  ans  dem  Bremgartenwald  hingegen  trugen  zalilreiche 
kleine  rostrote  Flecke,  die  sich  an  den  Seiten  der  Segmente  oft 
zn  einem  feinen  Netz  vereinigten.  Auch  iinterschieden  sie  sich 
von  den  ersteren  dadnrch,  dass  die  obère  Kralle  bei  scliarfer 
Einstellung  an  ihrer  Innenseite  zweiZâtme  zu  tragen  schien,  die 
nebeneinander  lagen.  Aiich  Schàffer  schreibt  dieser  Art  zwei 
Zalme  an  der  oberen  Kralle  zu.  ohne  aber  ihre  gegenseitige  Lage 
nâher  zu  prâzisieren. 

12.  Gattung  CYPHODERUS. 

Einzige  Art  : 

CypJiodt'nis  albinos  Nie. 

Die  zwei  Flxemplare,  die  mir  von  dieser  Art  vorliegen,  sind  im 
hiesigen  botanischen  Garten  auf  dem  Teiche  gefangen  worden. 
Im  Jura  soll  sie  nach  Nicolet  sein-  verbreitet  sein. 


ÛBER    8CHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  337 

13.  Gattuiig  LEPIDOCYIITUS. 

ÛBERSICHT   DER   ARTEN. 

1. —  Nur  mit  wenigen  Schuppen.  Sclmppen  des  lebenden  Tieres 
iiiclit  irisiereiid,  Braimlicligelb  1 V2— 2  mm. 

L.  rivuJaris  l)Oiirl. 
Diclit  mit  Schuppen  bekleidet.  Schuppen  des  lebenden  Tieres 
irisierend 2 

2. —  AVeiss,  lebend  silberglânzend.  Nur  die  Augenilecke  und  ein 
Fleck  zwischen  den  Antemien  schwarz.  Ant.  III  und  IV  so- 
wie  die  Spitze  von  II  hellblau.  Ant.  I,  II,  III  zusammen 
langer  als  der  Kopf.  Ant.  III  fast  so  lang  wie  Ant.  IL 
Dentés  wenig  langer  als  das  Manubrium.  Mesonotum  wenig 
vorragend  1 — -1 V2  mm.  L.  albicans  Reuter. 
Gelblich  oder  briiuidich  (etwas  violett),  blâulich,  dunkel- 
blau  oder  fast  schwarz 3 

3. —  Blâulich,  lebend  silberglânzend,  Riicken  mit  weisslichen 
Querbinden.  Antennen  hellblau  bis  fast  weiss.  Furca  weiss. 
Ant,  I,  II,  III  zusaunnen  so  lang  wie  der  Kopf,  Ant.  III 
etwas  kiirzer  als  IL  Dentés  wenig  langer  als  das  Manu- 
brium, Mucrones  olmeBasaldorn.  Anteapicalzalm  sehr  gross. 
Mesonotum  ziemlich  weit  vorragend.  l'a  nnn. 

L.  paUklus  Reuter. 
Nicht  hellblâulich 4 

4. —  Gelblich  oder  brâunlich.  Ant.  II  am  Ende,  III  und  IV  ganz 
grauviolett.  Ant.  I,  II,  III  zusammen  etwa  so  lang  wie  der 

Kopf 5 

Violett  oder  dunkelblau 6- 

5.—  Ant.  III  so  lang  oder  wenig  kiirzer  als  Ant.  IL  Dentés 
langer,  als  das  Manubrium,  Mesonotum  ziendich  stark  vor- 
ragend. Abd.  IV  hinten  und  die  Hiiftglieder  bisweilen 
violett.   1  Va — 2  nnn.  L.  fucatus  UzeL 


338  JOHANN   CARL. 

Ant.  III  wenigstens  uni  V'*  kurzer  als  IL  Dentés  wenig  oder 
kaum  langer  als  das  Maïuibriuni.  Mesonotum  mâssig  vor- 
ragend.  Etwas  lieller  getarbt  als  L.  fucatus.  1  '/s  nim. 

L.  Januginosus  (Gniel.)  TuUb. 

6. —  Mesonotum  mâssig  vorragend.  Dunkelblau-violett.  Beine, 
Dentés,  Ant.  I  und  Basis  von  Ant.  II  weisslich  oder  gelblich  ; 
Segmentrânder  oft  weisslicb.  Ant.  III  so  lang  oder  wenig 
kurzer  als  Ant.  IL  Beide  zusammen  fast  so  lang  wie  der 
Kopf.  Mucro  mit  Basaldorn  1 — 1  'A  mm. 

L.  et/an  eus  Tullb. 
Menosotum  sehr  weit  liber  den  Kopf  vorragend  .     .     .     7 

7. —  Ant.  III  kaum  ktirzer  als  IL  Dunkelblau.  Zwischen  den 
Augenfiecken  eine  weissliche,  gekrtimmte  Binde.  Kôrper 
mit  zerstreuten  weisslichen  Flecken.  Segmentgrenzen  weiss- 
lich. Dentés  und  Beine  weiss  2 — 3  mm.  i.  i)aradoxus  LTzel. 
Keine  belle  Binde  zwischen  den  Augentlecken.  Korper  oline 
zerstreute  weissliche  Flecke.  ISegmentgrenzen  nicht  weiss- 
lich. Furca  und  Beine  grau  1  V^ — 2  Va  nnn. 

L.  insignis  Reuter. 

Leindocyrtiis  albicans  Reuter. 

Hierher  stelle  ich  eine  Form.  die  ich  im  botan.  Garten  auf  dem 
Teiche  uiul  in  den  Gewâchshâusern  sammelte. 

Lepidocgrfus  fucatKS  Uzel. 

Konnut  sehr  hâutig  an  Blument()pfen  vor.  Die  Exemplare,  die 
ich  aus  dem  botanischen  Garten  habe,  zeichnen  sich  durch  ihre 
Grosse  aus.  Sie  erreichen  3  nmi.  Ausserdem  ist  mir  die  Art  aus 
dem  Unterengadni  bekannt,  wo  sie  sich  besonders  zahlreich  in 
Felsspalten  in  schattigen  Schluchten  vorfand.  (Herbst  1897, 
1250— 1600  m.  iib.  M.) 


ÛBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  339 

Lepidocyrtus  lamiginosns  (Gincl.)  Tullb. 

In  den  (Tewachshaiisern  faiiden  sich  zusaininen  mit  L.  albicans 
einige  Exeiiiplare,  die  mit  jener  Art  im  Besitze  eines  schwarzen 
Flecks  zw  isclien  den  Antennen  tibereinstimmten,  sich  aber  von 
ilir  diircli  die  gelbe  (Tiundfarbe  iind  das  stârkere  Vorragen  des 
Mesonotiims  imterschieden.  Ich  stelle  dièse  Form  einstweilen  zii 
Lep.  lanufiinosus.  Die  Art  ist  mir  ferner  am  Gurten,  bei  Chur 
und  im  Engadin  begegnet.  Nirgends  scheint  sie  jedoch  so  hâulig 
zu  sein  wie  die  vorangehende  Art,  von  welcher  sie  sich  durcli 
das  bedeiitend  schwachere  Vorragen  des  Mesonotums  deutlich 
unterscheidet. 

Lepidocyrtus  cyaneus  Tullb. 

Umfasst  Reuters  L.purpureus  nnd  L.  assimilis.  Bei  Tieren 
die  wegen  des  Lângenverhâltnisses  der  Antennenglieder  zu  L. 
2Mrpnreus  hâtten  gereclmet  werden  sollen,  fand  sich  stets  am 
Mucro  ein  Basaldorn  vor  Fig.  67.  Auch  das  Verhâknis  der  Lange 
der  Antennen  zur  Lange  des  Kopfes  kann  hier,  weil  zu  wech- 
selnd,  nicht  zur  Abtrennung  zweier  Arten  herangezogen  werden. 
Ich  bin  daher  mit  Schàffer  einig,  der  die  beiden  Arten 
Beuters  wieder  in  L.  cyaneus  Tullb.  vereinigt,  und  neJime  nur 
dièse  in  die  Bestimmungstabelle  auf. 

Dièse  Art  fand  icli  in  der  Umgebung  von  Bern  melirnials  an 
alten  Baumstâmmen,  unter  Moos  und  imAVeidenmuIm.  Im  Enga- 
din war  sie  im  April  an  schneefreien,  sonnigen  Abliangen  der 
linken  Thalseite  sehr  haufig,  und  zwar  hielt  sie  sich  hier  mit  Vor- 
liebe  unter  grossen  îSteinplatten.  Vertical  habe  ich  sie  bis  1700 
m.  iib.  M.  angetroffen.  Auch  Exemplare  mit  weisslichen  Seg- 
mentrândern  waren  besonders  unter  dem  Material  aus  der  Um- 
gebung von  Bern  nicht  selten. 


340  .  JOHANN    CARL. 

14.  Gattuiig  SIR  A. 

ÛBERSICHT   DER  ARTEN. 

1. —  Ab(l.  lY  mit  zwei  blauschwarzen  Flecken 2 

Abd.  IV  nicht  mit  zwei  deutlichen  blauschwarzen  Flecken     3 

2. —  Lebend  bleigrau,  konserviert  gelblich  bis  grau.  Abdomen  IV 
mit  zwei  blauschwarzen  Flecken.  Hinterrand  von  Abd.  III 
mit  ununterbrochener  schwarzer  Querbinde  oder  doch  mit 
zwei  schwarzen  Flecken.  Seiten  desTieres  mit  blauschwarzer 
Lângsbinde.  Bis  2  mm.  S.  nigromacidata  Lubb. 

Abd.  IV  mit  zwei  grossen  violetten  Flecken,  die  sich  oft 
durch  einen  schmalen  Streifen  in  der  Mitte  zu  einer  Quer- 
binde vereinigen.  Am  Hinterrand  von  Abd.  III,  Abd.  II  und 
Th.  II  je  eine  schmale,  zackige.  violette  Querbinde  (Fig.  62). 
Seitenriinder  der  Segmente  blauschwarz.  S.  corticalisïi.  sp. 

3. —  Weiss,  mit  brâunlichen  Flecken  oder  amRiickenvier  graue 

(^Hierbifiden 4 

Ganz  oder  zum  Teil  violett  oder  schwârzlich,  aber  dièses 
Pigment  nicht  in  Querbinden.  Kopf  zum  grossten  Teil 
gelb 6 

4. —  Ohne  Querbinden 5 

Th.  III.  Abd.  I,  II,  III,  mit  je  ehier  grau  en  Querbinde 
1 72 — 3  mm.  S.  doniesfica  Nie. 

5. —  Abd.  IV  so  lang  wie  die  vier  vorhergehenden  Segmente 
2  nnn.  'S'.  cJoi/gafa  Nie.  nec.  TuUb. 

Abd.  IV  nicht  langer  als  die  drei  vorhergehenden  Segmente 
2  nnn.  *S'.  erudita  Nie. 

6. —  Thorax  ganz  gelb  S.  crassicornis  Nie. 
Thorax  nicht  ganz  gelb,  hochstens  Th.  II  mit  Ausnahme  des 
\^orderrandes  deutlich  gelblich 7 

7. —  Abd.  I  blass  orangegelb:  Al)d.  II  und  III  schwarz:  Abd.  IV 
mit  breiter,  unregelmâssiger,  schwarzer  Querbinde  und 


tJBER   SCHWEIZERISCIIE   COLLEMBOI.A.  341 

schwarzem  Hinterraiid.  Hinterraiid  von  Abd.  IV  scliwarz, 
Th.  II  und  Ko])f  dunkel  orangegelb,  vorn  schwarz  begrenzt; 
Th.  III  schwarz.  S.  platani  Nie. 

Abd.  I,  II,  III  iiicht  so  deutlich  verschieden  gefarbt,  Kopf 
aelblich,  Vorderrand  meistens  schwarz  oder  violett.  Thorax 
und  Abdomen  oben  mit  schwarzem  oder  violett em  Pigment. 
Wenn  der  Riicken  gelblicli  gefarbt  ist,  so  ist  dièses  am 
stârksten  auf  Th.  II  der  Fall,  und  zwar  nahe  der  Mittellinie, 
Das  Hinterende  des  Abdomen  und  Ant.  III  und  IV  sind 
inmier  deutlich  violett.  S.  Buski  Lubb. 

Sira  )i'ipromacidata  Lubb. 

1872.   TuLLBERG.  Sira  elongata. 

Meine  Exemplare  dieser  Art  stinnnen  vollkonunen  mit 
LuBBOCKS  Beschreibung  iiberein.  Die  Flecke  auf  Abdomen  III 
sind  stets  durch  eine  (^)uerbinde  verbunden.  In  der  Umgebung 
von  Bern  ist  sie  im  Herbst  sehr  hâutig.  Ich  fand  sie  im  Wald 
unter  Tannenrinde,  in  den  Alleen  unter  Flechten  in  grossen 
Kolonien  uiul  unter  Platanenrinde  zusammen  mit  0,  cmcta  var. 
vaf/a.  An  sonnigen  Tagen  im  Januar  beobachtete  ich  sie  in  un- 
geheurer  Zabi  in  den  Rissen  der  Rinde  junger  Baume. 

Sira  corticalis  n.  sp. 

riumbea,  squamis  detritis  tlava,  fascia  nigra  tenui  in  margme 
posteriore  segmenti  tertii  thoracis  et  segmenti  secundi  tertiique 
abdominis.  in  segmento  abdominali  (piarto  maculis  nigris  magnis 
saepe  in  medio  contiuentil)us.   Long.  "2  nnn. 

Die  Art  fand  ich  zusannnen  mit  S.  nigromaciilata .  Sie  unter- 
scheidet  sich  von  dieser  durch  das  Vorhandensein  von  schmalen, 
zackigen.  blauschwarzen  Querbinden  am  Hinterrand  von  Th.  III 
und  Abd.  II,  und  auch  durch  die  viel  grossern.  oft  durch  einen 
schmalen  Streifen  in  der  Mitte  zu  einer  Querbinde  verbundenen 


342  JOHANN   CARL. 

Flecken  aiif  Abd.  IV.  Wie  bei  jener  ist  Th.  Il  schwarz  umrandet 
iiiid  die  SeiteiiriuidtT  der  ubrii>'en  Segmente  siiid  schwarzviolett. 
Der  Vorderraiid  des  Kopfes  ist  schwarzviolett.  Die  Seiteii  tragen 
je  eine  schwarzviolett e  Lâiigsbinde,  die  die  Fortsetziing  der 
seitlichen  Lângsbinde  des  Korpers  bihlet  (Fig.  62).  Die  Streifung 
der  Schiippeii  tritt  stârker  hervor  als  bei  -S*,  nigromaculata.  Von 
S.  platani  Nie,  entfernt  sich  die  neue  Art  in  der  Farbmig  von 
Th.  III,  Abd.  II  iind  III,  deren  vordere  Halfte  bei  meiner  Art 
immer  gelb  ist,  wâhrend  sie  bei  S.  pJatmri  g^^nz  schwarz  sind. 
Mit  der  Abbildimg  von  Nkolet  stimnien  meine  Exemplare  vol- 
lends  nicht  iiberein.  Von  Situ  platani  findet  sich  eine  Abbildimg 
bei  Lie  Petteesen  (Bergens  Muséum),  die  aber  kaiimziimVer- 
gleich  herbeigezogen  werden  kann. 

AnBâiinien  unterPdndenndPlechten.  Dâhlhôlzli,  Schosshalde. 

Sir  a  elongata  Nie. 

Zwei  Exemplare,  die  Herr  Dr.  Steck  sammelte,  stimmen  in 
Bezug  auf  das  Lângenverhâtnis  der  Segmente  gut  mit  Nicolet's 
Beschreibiing  iiberein.  Die  Farbe  ist  ein  schmutziges  Braim  ;  die 
Hinterrânder  der  Segmente  sind  dunkler.  Die  Behaarung  ist 
stârker  als  bei  allen  andern  mir  bekannten  Siraarten.  Die  Schiip- 
pen  weisen  eine  grosse  Mamiigfaltigkeit  der  Form  aiif,  wie  ich 
sie  in  solchem  Grade  mxv  noch  bei  Lepidocyrtus  cyaneus  ange- 
troffen  habe. 

Das  eine  Exemplar  stannnt  ans  dem  hiesigen  naturhistorischen 
Muséum  (zwischen  Biichern),  das  andere  aus  einem  Garten 
(Mattenhof  bei  Bern). 

Sira  domestiva  Nie. 

Dièse  Art  verdanke  ich  ebenfalls  Herrn  Dr.  Steck.  Er  fand 
sie  im  naturhistorischen  Muséum.  Spâter  fand  ich  selbst  ein 
Exemplar  unter  einem  Blumentopf  vor  dem  Muséum  in  Biel.  Die 
grauen  Querbinden  auf  den  Segmenten  fehlen  oder  sind  sehr  un- 


ÛBER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  343 

deutlich  ausgebildet.  Die  Tiere  gleichen  nielir  (1er  Abbikhing 
LuBBOCKS  als  der  von  Nicolet.  Bestiinineiid  fiir  midi  war  neberi 
dem  Vorkonimen  die  Lange  der  Antennen,  die  auch  an  der  Ni- 
colet'sclien  Abbildimg  liervortritt. 

.     ■  Sira  Bush}  Lnbb. 

In  der  Umgebung  von  Bern  konnnt  sie  hautig  vor  iind  zwar 
initer  Steinen,  Flechten  und  Platanenrinde.  Im  Unterengadin 
traf  icli  sie  auf  der  Sonnenseite  noch  in  Hohen  von  1600  ni.  in 
grossen  Kolonien.  (Fettan,  April  1898).  In  der  Nahe  der  Hâiiser 
war  sie  besonders  unter  Brettern  und  miter  Bhnnentopfen  im 
Garten  hâulig  zii  finden. 


15.   Gattung  TOMOCERUS. 

ÛBERSICHT   DER   ARTEN. 

1. —  Antennen  viel  langer  als  der  Kôrper.  Dens  mit  7-9  einfa- 
chen  Dornen,  der  innerste  klein.  Obère  Kralle  am  3.  Paar 
nieist  mit  zwei,  am  1 .  Paar  meist  mit  drei  Zahnen.  Untere 
Kralle  mit  borstenformiger  Spitze.  4  mm. 

T.  plumheus  (L.)  Tnllb. 
Antennen  niclit  langer  als  der  Korper 2 

2. —  Dentaldornen  einfach,  hochstens  mit  Andeutung  einer  Drei- 

teihing 3 

Dentaldornen  deutlich  dreispitzig.  Dens  mit  10-11  Dornen. 
Obère  Kralle  mit  5-6  Zahnen.  Untere  Kralle  breit.  4  mm. 

T.  fridenUferus  Tullb. 

3. —  Obère  Kralle  mit  4-6  Zahnen,  untere  Kralle  ohne  Zaline, 

lanzettlich 4 

Obère  Kralle  mit  hochstens  3  Zahnen 5 

4. —  Dens  mit  12-17  Dornen.  Obère  Kralle  mit  4-6  Zahnen. 

T.  vulgaris  Tullb. 

Rev.  Suisse  de  Zool..  T.  6.  1899.  23 


344  JOHANN   CARL. 

Dens  mit  7-8  Dornen,  der  innerste  klein.  Obère  Kralle  mit 

4-5  Dornen.  Oline  Schuppen  hellgelb.  4  mm, 

T.  ariikus  Schôtt. 
5. —  Dens  mit  10-11  Dornen.    Obère  Kralle  mit  2-3  Zâhnen, 

untere  Kralle  breit  lanzettlicli.  1,5  mm.    T.  minutusTviWh. 

Dens  mit  7-8  Dornen.  Untere  Kralle  lanzettlich ...     6 
6. —  Der  am  nachsten  bei  (1er  Basis  der  Dentés  befestigte  (in- 

nerste)  Dorn  klein.  Obère  Kralle  mit  3  Zâhnen  ;  3  nnn. 

T.  Hvidus  TuUb. 

Innerster  Dorn  gross  ;   obère  Kralle  mit  2  Zâhnen  ;   ohne 

Schuppen  gelb.  4  mm.  T.  flarescens  Tullb. 

Tomocerus  ruif/aris  Tullb. 

Dièse  Art  fand  sich  zahlreich  bei  Bern,  unter  Steinen,  Brettern 
und  totem  Laub,  in  einem  Komposthaufen  im  botanischen  Garten, 
bei  Munchenbuchsee  unter  Laub.  Hr.  Dr.  Steck  sammelte  einige 
Exemplare  bei  Bâtterkinden  (Oberaargau).  Im  Engadin  ist  sie 
ebenfalls  sehr  hâufig  und  teih  mit  den  iibrigen  Arten  der  Gat- 
tung  die  grosse  vertikale  Verbreitung,  bis  1800  m.  iiber  Meer. 
Ferner  ist  sie  mir  aus  der  Gegend  von  Chur  bekannt. 

EinExemplar  aus  dem  hiesigen  botanischen  Garten  besass  17 
spiuie  dentium. 

Tomocerus  plumhem  (L.)  Tullb. 
1776.  MCller.  Macrotomtt  longicornis. 

Bei  dieser  Art  fand  ich  eine  grosse  Verânderlichkeit  in  der 
Denticulation  der  Krallen.  Nicht  einmal  die  beiden  Krallen  des- 
selben  Beinpaares  weisen  innner  dieselbe  Zahl  der  Zâhne  auf. 
Was  die  Krallen  des  vorderen  Beinpaares  anbetrifft,  so  besassen 
zwei  Exemplare  an  der  einen  drei,  an  der  andern  nur  zwei  Zâhne. 
Bei  einem  andern,  aus  dem  Berner  Oberlande  stammenden  Exem- 
plare fanden  sich  an  einer  Kralle  des  vordern  Beinpaares  drei, 
an  der  andern  sogar  vier  Zâhne,  wâhrend  diejenigen  des  hintern 


ÛBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  345 

Beiiipaares  die  normale  Zalil  von  zw  ei  aufweisen,  l  \  \  \\\. 
In  einem  weitern  Falle  trugen  die  obern  Krallen  des  3.  Bein- 
paares  je  drei  Zahne.  Die  Dornen  an  der  Furka  konnen  in  der 
Zahl  ebenfalls  varieren.  Neben  zahlreichen  Exeniplaren  mit  7 
und  S  «  spinaî  dentium  »  waren  in  meiner  Sannidung  zwei,  die  9 
Dornen  aiif  jedem  Dens  besassen,  der  innerste  klein,  im  iibrigen 
aber  gaiiz  mit  den  andern  iibereinstimmten. 

Dièse  Abweicbungen  sind  insofern  von  Belang,  als  wir  nun  mit 
grosserer  Sicherheit  die  von  Lubbock  dl^MavrnUyrnalongk'oriik 
Millier  (1872)  beschriebene  und  von  Uzel  und  Schàffer  als 
mit  T.  plumheus  identisch  angesehene  Art  hieherziehen  konnen. 
ScHôTTS  Bedenken  gegen  dièse  Identitizierung  sind  durch  das 
Auftreten  jener  Anomalien  in  dei*  fîewaffnung  der  Krallen  und 
der  Dentés  entkrâftet.  Die  Art  ist  in  der  Umgebung  von  Bern, 
im  Berner  Oberland  und  im  Engadin  sehr  verbreitet.  Icb  fand  sie 
unter  Steinen  und  Laub  in  nachster  Nâhe  der  Stadt,  Grurtenhôhe 
900  m.  liber  Meer,  Berner  Oberland  800-1100  m.  liber  Meer. 
Im  Unterengadin  trifft  man  sie  an  âhnlichen  Standorten  von  der 
Thalsohle  (1250  m.)  bis  zur  Baumgrenze  2000  m.  lib.  M.  Sie  ist 
hier  die  gemeinste  Tomocerusart. 

Tomocems  tridentifenis  TuUb. 

1872.   Macrofoma  tridentifcra  Tiilll». 

Eine  sehr  gemeine  Art.  Unter  iSteinen,  Brettern  und  Laub 
fand  ich  sie  zahlreich  bei  Bern,  Ostermundigen,  an  und  unter 
Blumentopfen  in  den  (Tewâchshâusern.  Herr  Dr.  Steck  bekam 
sie  bei  Batterkinden.  Im  Engadin,  wo  sie  besonders  im  Septein- 
ber  zahlreich  auftritt,  reicht  sie  auf  der  rechten,  bewaldeten 
Thalseitebis  1800  m.  lib.  M.  Aufder  Sonnenseite  ist  sie  seltener. 

Tomocerus  flavescens  Tullb. 

Im  Mittelland  ist  sie  hautiger  als  die  vorangehenden  Arteu. 
Bremgartenwald  unter  Laub  und  Steinen,  Ostermundigen  uud 


346  JOHANN    CARL. 

Mimclieiibiichsee.  In  hoherii  Lagen  sclieint  sie  iiiclit  so  haufiii: 
vorzukoinnien  ;  (loch  liegeii  iiiir  Exeuiplare  aus  dem  Berner  Ober- 
laiide  1100  in.  (Isentinh)  nnd  einige  ans  dem  Engadiii  vur. 
1250— Ksoo  m.  iib.  M. 

Tomocerus  Jividiis  Tnllb. 

Von  dieser  bisher  luir  aus  dem  liohen  Norden  bekannten  Art 
bekam  ich  im  November  zwei  Exemplare.  Sie  fanden  sich  iinter 
Brettern  in  der  Nahe  eines  Bauernlianses  bei  Bern.  Die  Art 
scheint  also  nicht  aiisgesprochen  nordisch  zu  sein. 


4.  Famille  SMINTHURIDAE  Tullb. 

ÛBERSICHT   DER   GATÏUNGEN. 

1.— Ant.   IV  kiirzer  als  Ant.   III.    Ant.  IV  nicht  geringelt. 
Rticken  des  Abdomen  mit  2  grossen  Papillen.  1 6  Ocellen. 

Fapuius  Lubb. 
Ant.  IV  stets  langer  als  Ant.  III.  Ant.  IV  oft  deutlich  ge- 
ringelt. Riicken  des  Abdomen  ohne  grosse  Papillen. 

Sminthurus  Latr. 

16.  Gattung  PAPmiUS. 

tJBERSICHT  DER  ARTEN. 

1. —  Obère  Kralle  sclilank,  olme  Tmiica 2 

Obère  Kralle  mit  Tunica,  dariim  pliimp  erscheinend     .   5 

2. —  Letztes  Abdominalsegment  mit  einigen  krâftigen,  stum- 

l)fen  Borsten 3 

Letztes  Abdominalsegment  ohne   besonders  krâftige, 
stum]ife  Borsten,  Antennen  ganz  violett 4 

3. —  Scliwarz;  Beine,  Fnrca,  Ant.  I  und  II  griin.   Ocellen  anf 
schAvarzem  Fleck,  1  V^  mm.  P.  chloropus  Tullb. 


ÛBER    SCHWEIZERI8CHE   COLLEMBOLA.  347 

Schwarzbraiin  ;  Antennen  an  dei"  Spitze  weiss,  so  lang  wie 
der  Korper,  1  ^/4  mm.  1\  ater  L. 

4. —  Ocellen  auf  hellem  Fleck.    Schwarzbrauii  (heller  als  P. 
ater),  1  '/s  mm.  1\  fuscus  (Lucas)  Lubb. 

Ocellen  auf  schwarzem  Fleck.  2  belle  Papillen  zwischen 
den  Aujj^enflecken.    Graubraun,  1  V2  «mi. 

P.  silvaticus  Tullb. 

5. —  Kiicken  des  Abdomen  am  Ende  ohne  scliwarzen  vierecki- 

gen  Fleck 0 

Rticken  des  Abdomen  am  Ende  mit  viereckigem  schwar- 
zem Fleck.  Gelb,  Seiten  des  Abdomen  oft  mit  braunen 
Flecken.  Diiese  Zeiclinung  bisweilen  sicli  auf  den  Rucken 
fortsetzend  (var.  Couloni)  Nie,  1  '/s  mm. 

P.  minutus  0.  Fabr. 

6.— (lelb 7 

Griingelb,  Seiten  und  Riicken  mit  sehr  ausgedehnter, 
scharfer  und  regelmâssiger  brauner  oder  violetter  Zeich- 
nung,  1  \/2  mm  P.  ornatus  Lubb. 

7. —  Seiten  des  Abdomnen  braun  mit  gelber  Zeiclinung. 

P.  flavosigriatus  Tulll). 
Seiten  des  Abdomen  fast  ganz  schwarz.  Dièse  Fârbung 
nur  liie  und  da  durcli  kleine,  gelbe  Flecke  unterbrochen. 
1  mm.  P.  dor salis  Reuter. 

Papirius  fuscus  (Luc.)  Lubb. 
LuBBocK.  P.  cursor. 

Dièse  Art  ist  von  Herrn  RoTHENBtJHLER  zwischen  Schutt 
und  Holzstiicken  in  der  Nâhe  des  hiesigen  Waisenhauses  ge- 
sammelt  worden  (Mai  1898). 

Papirius  silvaticus  Tullb. 

Im  Spâtherbst  1897  fing  ich  einige  Exemplare  dieser  Art  bei 
Zweiliitschinen  im  Berner  Oberland  (800  m.).   Die  sehr  agilen 


848  JOHANN    CARL. 


Tierchen  fanden  sicli  zerstreut  auf  deiii  Rauhfrost,  der  am  Wald- 
rande  an  St 
setzt  hatte. 


rande  an  Steinen  und  Baiimstriinken  sich  in  dicken  Lagen  ange 


Pap.  mhinf?is  0.  Fabr. 

Die  Hauptform  scheint  ziemlicli  selten  zu  sein.  Einige  Stiicke 
erhielt  ich  in  den  Sandsteingruben  von  Bolligen  bei  Bern  unter 
feucliteni,  verwesendem  Laube. 

Hâiitig  hingegen  ist  die  var.  Couloni  Nie.  Sie  fand  sicb  in  der 
Umgebung  von  Bern  in  allen  Waldern  auf  deni  Boden.  Die 
Exemplare  meiner  Sannnhmg  weisen  eine  sehr  ausgedehnte  nnd 
scharfe  braune  oder  violette  Zeichnung  an  den  Seiten  des  Ab- 
domens nnd  aiif  dem  Biicken  anf,  wie  sie  fur  F.  on/afns  ange- 
geben  wird.  Sie  besitzen  aber  ausnahmslos  den  charakteristischen 
Fleck  am  Ende  des  Abdomens.  Hieher  scbeint  mir  auch  NiCO- 
let's  F.  ornafns  zu  gehôren.  Var.  Couloni  kommt  auch  im 
Jura  vor  (Nicoleï). 

17.  Gattung  SMINTHURUS. 

ÛBERSICHT  DER  ARTEN. 

1 . —  Rticken  ausser  der  kurzen  Behaarung  mit  besonders  langen 

Borsten 2 

Rucken  ohne  besonders  lange  Borsten  ausser  dei*  kurzen 
Behaarung 8 

2. —  Tibien  ohne  Keulenhaare 3 

Tibien  mit  2 — 4  Keulenhaaren 7 

3. —  Obère  Kralle  mit  sehrweit  abstehenderTunica.  Antennen 
wenig  langer  als  der  Kopf.  Rânder  der  Mucrones  gezâhnt. 
Dentés  meistens  mit  Keulenhaaren.  Gelbbraun  bis  violett 
oder  blau.   2  mm.  .S'.  f/(scus  L. 

Obère  Kralle  mit  anliegender  Tunica  oder  ohne  Tunica     4 

4. —  Abdomen  ohne  belle  Querbinden » 


tJBER    SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  349 

Blauscliwarz,  mit  gaiiz  oder  teilweise  aiisgebildeteii  gelb- 
liclieii  Querbinden  iind  ebensolchen  Flecken.  Obère  Kralle 
ohne  Timica.  Râiider  der  Miicrones  iiicht  gezâhnt.  1,5  mm. 

S.  multifasciatus  Reiiter. 

5. —  Abdomen  hellbraun  mit  vielen  grosseii,  iim-egelmâssigeri, 
tiefsdiwarzeii  Flecken.  Furca  iind  Beine  gelb.  Antennen 
viel  langer  als  der  Kopf.  Obère  Kralle  innen  mit  einem 
Zahn,  ohne  Tunica.  3  nnn.  S.  varieijatus  Tiillb. 

Fârbung  des  Abdomen  gleichmâssiger     .....     (i 

6. —  Braimlicli,  graiigrun,  griingelb,  gelb  oder  weiss.  Kleines 
Abominalsegment  manchmal  mit  sehwarzen  Flecken 
Grosses  Abdominalsegment  liâufig  mit  brâimlicher  Zeich- 
nung.  Obère  Kralle  innen  mit  einem  Zahn.  Tunica  dicht 
anliegend.  Antennen  viel  langer  als  der  Kopf.  Dentés 
olme  Keiilenhaare.  Rânder  der  Mucrones  ungezâhnt. 
1,5 — 2  nnn.  S.  viridis  L 

Thorax  iind  Abdomen  rotbraim,  unregelmâssig  hellgelb 
pmdvtiert.  Kopf  weisslich.  Ant.  IV  fast  doppelt  so  lang  wie 
die  iibrigen  Glieder  zusammen.  Obère  Kralle  ohne  Tunica, 
am  Aussenrand  mit  einer  Anschwellung,  innen  mit  einem 
Zahn.  Rânder  der  Mucrones  gezâhnt.   1,5  nnn. 

S.  marginatus  Schôtt 

7. —  Tibien  mit  einem  Keulenhaar.  Obère  Kralle  mit  ab- 
stehender  Tunica.  Rânder  der  Mucrones  gezâhnt.  Schwarz- 
braun,  Kopf  wenigstens  vorn  gelblich.   1  mm. 

*S'.  flaviceps  Tullb. 
Tibien  mit  '2 — 3  Keulenhaaren.  Obère  Kralle  ohne  Tunica 
Dentés  mit  sehr  langen  Borsten,  besonders  an  der  Innen- 
seite.  Mucro  breit.  fast  elliptisch.  Entweder  gelblich,  Ab- 
domen mit  neun  braunen  Lângsbinden  oder  fast  einfarbig 
gelb  oder  braunviolett.  Bis  1,5  nnn.  S.  novemUneatiiH  Tullb. 

8. —  Mucrones  mit  breiten,  quer  gerippten  Lamellen  .  .  9 
Mucrones  ohne  quergerippte  Lamellen,  rinnenformig  11 


350  JOHANN   CARL. 

9. —  UiitereKrallenahe  demEnde  mit  einer  einfaclieiiBorste  10 
Untere  Kralle  in  eine  pinselfOnnig-  zerschlitzte  Borste  aus- 
laufend.  Tibien  ohne  Keuleiihaare.  Ant.  IV  deutlich  .sje- 
ringelt.  Obère  Kralle  olme  ïuiiica,  ohne  Zahn.  Abdomen 
am  Riicken  mit  zwei  breiten,  blauschwarzen  Lângsflecken, 
Seiten  des  Abdomen  mit  Je  einer  blauschwarzen  Langs- 
binde.   7*  mm.  S.  periicillifer  Schâffer. 

10. —  Mucrones  wenigstens  halb  so  breit  wie  lang,  an  der  Spitze 
nicht  mit  Einschnitt.  Tibien  mit  zwei  bis  drei  Keulen- 
haaren.  Ant.  TV  nicht  geringelt.  Gelbgrtin,  blâulich  oder 
violett.   Vs — 1  mm.  S.  aquatlcus  Bourl. 

Mucrones  hochstens  ein  Drittel  so  breit  wie  lang,  an  der 
Spitze  mit  Einschnitt. 

10.—  Tibien  olme  Keulenhaare.  Ant.  lY  nicht  geringelt,  Ober- 
flâche  nur  schwach  gewellt.  Ganz  rotviolett  (Hauptform) 
oder  hellviolett  mit  3  dunkelvioletten  Lângsbinden  (var. 
elegantida  Reuter).  Bis  7^  imn.  S.  Malmgrenl  Tullb. 

11. —  Tibien  ohne  Keulenhaare 12 

Tibien  mit  Keulenhaaren 14 

12. —  Ocellen  fehlend.  Mucrones  V*  so  lang  wie  die  Dentés. 
Weiss,  fein  rotbraun  punktiert  S.  cœcns  Tullb. 
Ocellen  vorhanden.  Korperfarbe  nicht  weiss  mit  braunen 
Punkten 13 

13. —  Ant.  IV  nicht  geringelt.  Obère  Krallen  ohne  Tunica  und 
ohne  Zahn.  Dentés  divergent.  Mucrones  convergent,  un- 
geziihnt.  Violett.  7*  mm.  S.  violaœus  Reuter. 

Ant.  IV  germgelt.  Obère  Kralle  mit  Tunica.  Mucrones 
kurz,  gezâhnt.  Schwarz  1  nnn.  S.  Luhhocki  Tullb. 

14. —  Ant.  IV  nicht  deutlich  geringelt 15 

Ant.  IV  deutlich  geringelt 21 

15. —  Abdomen  ganz  schwarz  oder  schwarzbraun  bis  violett  oder 

dunkelgriin 16 

Abdomen  gelb  oder  braungelb,  ndt  braunen  oder  schwar- 


ÛBER   SCHAVEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  351 

zen  Lâng'sbindeii  oder  oline  solche.  Die  Lang.sbiiHlen 
kômien  sicli  soweit  ausdehnen,  dass  das  Tier  aui  liuckeii 
ganz  schwarz  ist.  Dann  aber  siiid  die  Rander  der  Mucroiies 
nie  gezâhnt) 19 

16. —  Kopf  schwarz,  nur  je  eine  Papille  an  der  Innenseite  der 
Aiigenflecken  weiss.  Obère  Kralle  ohne  Tunica.  Rander 
der  Mucrones  gezâhnt.  (lanz  jiinge  Tiere  weiss  oder  grau. 
Vs  mm.  S.  niger  Lubb. 

Ein  grôsserer  Teil  des  Kopfes  hell  gefârbt   .     .     .     .17 

17. —  Kopf  oben  hinter  den  Augen  schwarz  oder  violett,   sonst 

im  wesentlichen  gelblich  oder  weiss 18 

Kopf  schwarzbraiin,  ein  quadratischer  Fleck  zwischen 
den  Augen  weiss.  Obère  Kralle  ohne  Tunica  Vs  mm. 

S.  aJbifroiis  Tullb. 

18. —  Abdomen  oben  schwarz.  Mucrones  ungezâhnt.  Obère 
Kralle  ohne  Tunica.  Antennen  kurz  Vs  imn. 

S.  igniceps  Reuter. 
Abdomen  oben  dunkelgrim  mit  einigen  violetten  Flecken. 
Obère  Kralle  ohne  Tunica.  Rander  der  Mucrones  unge- 
zâhnt. 0,5 — 0,8  mm.  S.  rex  Uzel. 

19. —  Rûcken  ohne  dunkle  Lângsbhiden.  Braungelb,  Kopf  hel- 
1er.  P'ig.  68  und  69.  1  nnn.  8.  aureMS  Lubb. 

Riicken  mit  dunklen  Lângsbmden  (oder  ganz  schwarz)  20 

20. —  Nur  der  Riicken  mit  2  dunkelbraunen  Lângsbinden.  Obère 
Kralle  ohne  Tunica.  1  mm.  S.  hilineMus  Bourl. 

Ausser  den  2  Riickenbmden  noch  an  jeder  Seite  eine 
dunkelbraune  Lângsbmde.  Obère  Kralle  ohne  Tunica. 
Mucrones  mit  ungezâhnten  Rândern.  Variirt  mit  ganz 
schwarzem  Riicken.  7^  mm.  S.  quadrilineatus  Tullb. 

21.— Grundfarbe  gelb 22 

Grundfarbe  dunkler,  blaugriin  bis  blauschwarz      .     .23 

22. —  Ganz  gelb,  Ant.  IV.  hell  violett.  Obère  Kralle  ohne  Tunica. 
Rander  der  Mucrones  glatt.  '/s  mm.  S.  luteiis  Lubb. 


352  JOHANN    CARL. 

Abdomen  oben  mit  2  grosseii  hinter  einaiider  liegenden 
schwarzeii  Flecken,  zwisclien  ihiien  eine  gelbe  Querbiiide. 
72  «1111.  S.  cinctus  Tullb. 

23. —  Miicro  von  der  Seite  gesehen  sichelfôrmig  gekriimmt. 
Obère  Kralle  olrne  Tunica.  Blauschwarz,  ein  quadratischer 
Fleck  zwischen  den  AngenHecken  weiss,  73  mni. 

S.  Tidlhergi  Eeuter. 
MiuTo  nicht  sichelfôrmig  gekriimmt       24 

24. —  Der  blaiischwarze  Kopf  zwischen  den  Aiigenlîecken  mit 
undeutlich  begrenztem,  fast  rechteckigem,  hellviolettem 
Fleck.  Am  Hinterende  eines  jeden  Augenflecks  eine  weisse 
kreisrunde  Papille.  Abdomen  oben  gleichmâssig  blau- 
schwarz. Antennen  iind  Beine  violett.  Obère  Kralle  olme 
Tiinica.  Rânder  der  Miicrones  nicht  gezâhnt.  1,3  mm. 

/S',  atratus  n.  sp. 
Kopf  olme  solche  Zeichnimg 25 

25. —  Hchwarzbraim  bis  violett.  Antennen  iind  Tibien  gelblich. 
Obère  Kralle  ohne  Tunica.  Vs  mm.  ^-  palUpes  Lubb. 

Gelbgrûn  oder  blaugrun  bis  dunkelviolett.  Abdomen  oben 
mit  rotvioletten  oder  gelben  Punkten  und  Strichen.  Blau 
«bereift».  Zwischen  den  Augen  ein  brauner  Fleck.  An 
der  Innenseite  der  Augenllecke  je  ein  hellgelber  Fleck. 
Obère  Kralle  ohne  Tunica.  1  nnn. 

S.  pnànosus  Tullb.  (=  8.  fronfaUs  Uzel.) 

18.  Gattung  SMINTHURUS. 

Sminthurus  fuscus  L. 
1841  NicoLET.  Sminthurus  sigiKitH.s.  Rock.  p.  serv.  àl'Hist.  d.  Pod.  pag.  81. 

Von  dieser  Art  fand  ich  zahlreiche  Exemplare  bei  Langnau 
im  Emmenthal,  am  Abhange  des  Gurtens  und  im  Bremgarten- 
wald  bei  Bern,  an  allen  drei  Orten  an  Baumstriinken  im  Nadel- 


iTBER   SCHWEIZERISCHE   COLI.EMBOLA.  353 

wald.  Die  Forin,  die  Nicolet  als  S.  signatus  Latreille  ans  dem 
Jura  anfuhrt,  gehôrt  iiioglicherweise  auch  liieher. 

Sminth.  viridis  L. 
1841.  Nicolet.  Smittilinrm  viridis.  Rech.  p.  serr.  à  l'Hist.  d.  Pod.  p^.  81, 

Von  dieser  in  vieleii  Varietâten  bekannten  Art  besitze  ich  nur 
eiii  Exein])lar  der  Haiiptform,  welches  ans  deni  liiesigen  bota- 
nischen  Garten  stamnit.  Nicoleï  erwahnt  sie  ans  dem  Jura. 

Sminth.  aquaticus  L. 

Bei  Bern  ungemein  haulig  auf  allen  stehenden  Gewâssern, 
\)\%  Forma  principal is  fand  ich  in  sehr  grosser  Menge  auf  dem 
Teiche  des  botanischen  Gartens  und  in  der  Nâhe  der  Gasfabrik. 
Var.  viridula  Reuter  zusanimen  mit  der  Hauptform  und  Uber- 
gângen  zu  dieser. 

Sminth.  Malmgreni  Tullb. 

Var.  elegantula  Reuter. 

Nui"  die  var.  elegantula  Reuter  ist  mir  bekannt.  Die  zwei 
Exemplare  meiner  Sammlung  fanden  sich  auf  der  Oberflâche 
eines  Teiclies  an  der  Aare  zusammen  mit  S.  aquaticus.  Ihre 
Grundfarbe  weicht  von  der  in  der  Diagnose  angegebenen  ab  ;  sie 
sind  nicht  hellviolett,  sondern  gelblich  und  nahern  sich  daher  in 
der  Fârbung  ^S'.  peniciUifer  Schâffer,  von  welcher  Art  sie  sich 
aber  (hircli  die  Bihlung  der  Krallen  leicht  unterscheiden  lassen. 
Sollte  sich  dièse  Abweichung  als  constant  erweisen,  so  mtisste 
man  die  vorhegende  Form  wohl  zu  einer  neuen  Varietat 
erheben. 

Sminth.  igniceps  Reuter. 

Zusammen  mit  Pap.  minutus,  var.  Couloni  und  mit  S.  fuscus 
fand  sich  im  Nadelwakle  bei  Langnau  ein  kleiner  Sminthurus^ 
der  durch  seine  Fârbung  als  S.  igniceps  Reuter  charakterisiert 


354  JOHANN   CARL. 

ist.  Der  Rand  der  Mucroiies  trui^t  iiidessen  i>anz  feine  Zâhne, 
die  aber  niir  mit  starker  Vei'gTosserung-,  uiid  auch  daim  nicht  bei 
allen  Exemplareii  wahrzuiiehnieii  siiid. 

Da  iiuii  aber  Schôtt  (PalœarU.  Collemh.  p.  33)  die  Moglich- 
keit  des  Auftretens  «  fast  iinbemerkbarer  Zâhnchen  >>  an  den 
RânderndesMiicro  bei  derREUTER'schenSpezies  zugiebt,  haiidelt 
es  sieh  bier  wohl  iim  obige  Form  imd  iiicbt  um  den  nabesteben- 
den  S.  nlger,  dessen  Mucronalrander  «  deutbcbe  Zâhne  » 
tragen. 

Sminth.  aurxus  Lubb. 

Seit  ihrer  Aufstellung  durcb  Lubbock  ist  die  Art  nur  ans 
Upland,  Bôbmen  iind  neuerdings  aus  Norwegen  bekannt  gewor- 
den.  Icb  iing  ein  Exemplar  derselben  im  Januar  1898  an  einem 
Baiinistannne  am  Waldrande  bei  Bern.  Da  weder  der  Autor  noch 
an(h'e  Detailfiguren  geliefert  baben,  môgen  hier  zwei  niitgeteilt 
werden  (Fig.  68  und  69). 

Sminth.  hilineafiis  Bourl. 

Sehr  zablreich  auf  Bbittern,  Grâsern  und  an  Holzstiicken  im 
Tannenwalde  bei  Langnau. 

Sminth.  luteus  Lubb. 

Ich  traf  die  Art  im  Sommer  in  der  Umgebung  von  Bern  sehr 
hâutig  auf  Sumpfwiesen  und  im  Walde  an.  Weitere  Fundorte 
sind  der  botanische  Garten  und  der  Wald  bei  Langnau.  Herr 
Dr.  VoGLER  liess  mir  einige  Plxemplare  zukommen,  die  er  bei 
Scbaftbausen  in  einem  Weinberg  sammelte.  Im  Berner  Ober- 
land  fand  sieh  die  Art  noch  bei  2340  m.  (Zâsenberghorn)  in  un- 
mittelbarer  Nâhe  des  Viescher-Gletschers. 

Sminth.  pruinosns  Tullb. 

Ist  mir  aus  dem  Kanton  Bern  und  aus  dem  Engadin  bekannt. 
Die  letztern  Exemplare  sind  etwas  kleiner  und  stimmen  genau 


ÛBER   SCHA\TEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  355^ 

mit  der  Beschreibiing  ïullbergs  iiberein.  Aiich  die  drei  traiis- 
versalen  Furcheii  am  Vorderteil  des  Abdomen  waren  melir  oder 
weiiiger  deutlich  wahrzuiiehmen.  Ihiieii  folgeii  die  kleinen, 
gelbeii  Flecke  (Schuls  1300  m.  tib.  M.  auf  der  Oberflâche  von  in 
Fâssern  stagnierendem  Wasser.  April).  Die  Berner  Exemplare 
sind  durchschnittlich  grôsser  und  selieinen  der  Form  nâlier  zu 
stehen,  welcbe  Schôtt  aus  Jiimtland  und  (lotbxnd  anfuhrt.  Fund- 
orte  :  Botanischer  Garten  auf  Steinen,  Mattenhof  bei  Berii  im 
Garten  (Dr.  Steck),  Batterkinden  und  Biiren  an  der  A  are. 
(Dr.  Steck,  Juli  1897),  Langnau,  Berner  Oberland  ;  obGrindel- 
wald  1000  m.  iib.  M.  und  Zâsenberghorn  2340  m.  tib.  M.  auf 
JLachen. 


Zusammenfassung. 

Die  Zabi  der  durch  vorliegende  Arbeit  aus  der  Schweiz  l)e- 
kannt  gewordenen  Arten  und  Varietâten  von  Collemboliden  be- 
trâgt  86,  namlich  72  Arten  und  14  Varietâten.  Dazu  kommen 
von  NicoLET  nocb  vier  Arten  und  eine  Varietât,  die  icb  in  der 
iibrigen  Schweiz  niclit  fand,  die  aber  von  spâtern  Autoren  be- 
stâtigt  sind.  Die  Gesamtzahl  wiirde  sich  demnach,  den  Jura  mit- 
gerechnet,  auf  76  Arten  und  15  Varietâten  belaufen.  Damit  ist 
aber  die  Collembolidenfauna  der  Schweiz  noch  lange  nicht  er- 
schopft.  Weit  entfernt,  etwas  Vollstândiges  bieten  zu  wollen,  bin 
ich  fest  liberzeugt,  dass  das  Gebiet  noch  manches  liefern  werde, 
konnte  ich  doch  in  der  kurzen'Zeit  von  neun  Monaten,  wâhrend 
welcher  ich  sammelte,  eine  annâhernd  so  grosse  Zahl  von  Formen 
zusammenbringen,  als  sie  von  Lândern  bekannt  ist,  wo  die  Gruppe 
seit  Dezennien  erforscht  wird.  Aus  dem  Jura  namentlicli,  dessen 
Durchsuchung  icli  mir  ftir  spâtere  Gelegenheit  vorbehaUen  muss, 
hisst  sich  wohl  noch  manche  selbstândige  Form  erwarten.  Von 
den  bis  jetzt  bekannten  Formen  sind  acht  Arten  den  Alpen,  deni 


356  JOHANN   OARL. 

Mittelland  und  dem  Jura,  22  Arteii  und  Varietâten  den  Alpen 
uiid  dem  Mittellaiide  f>eineinsam.  Das  Alpengebiet  lieferte  48 
Arteii  und  Aharteii,  wovon  17  ihm  allein  gehôren.  Von  den  69 
Arten  und  Varietâten  des  Mittellandes  sind  25  aus  den  Alpen 
und  dem  Jura  niclit  bekannt. 

Der  Einlluss  der  Hôlienlage  des  Sammelgebietes  auf  den 
Charakter  der  Fauna  zeigte  sich  in  einigen  Fallen  sehr  klar.  Ein 
Beispiel  bietet  OrcJiesella  rufescens  forma  principalis,  die  im 
Mittelland  ungemein  liâuiig  ist,  mit  zunehmender  Hohe  immer 
seltener  wird  (Berner  Oberland,  800  m.  iib.  M.)  und  an  der 
obersten  Grenze  ihrer  Verbreitung  (Engadin,  1250  m.  ûb.  M.)  in 
«ine  seltene  aberrante  Form  tlbergeht.  Umgekehrt  erweisen  sich 
andere  Arten  als  Bewohner  der  hochgelegenen  Gebiete  (Orche- 
sella  vïllosa),  indem  sie  innner  seltener  werden,  je  tiefer  man 
heruntersteigt.  Bei  Arten,  die  in  allen  Hohenstufen  vorkommen, 
liess  sich  ein  Einfluss  des  IStandortes  auf  die  Farbung  und  Grosse 
konstatieren  in  dem  Sinne,  dass  mit  zunehmender  Hohe  die 
Orundfarbe  der  Tiere,  wohl  als  direkte  Folge  der  intensiveren  In- 
solation, inmier  dunkler  wurde,  und  ihre  Grosse  successive  ab- 
nahm.  Ein  weiterer  Faktor,  der  moglicherweise  mit  der  Er- 
nâhrung  zusammenhângt,  liegt  im  Charakter  der  Végétation 
eines  Gebietes.  So  lassen  sich  auf  derselben  Hôhenstufe  bis  zu 
einem  gewissen  Grade  Formen  des  Laubwaldes  und  solche  des 
Nadelwaldes  sondern. 

Wie  schon  von  vornherein  zu  erwarten  war,  zeigt  die  Collem- 
bolafauna  der  Schweiz  eine  auffallende  Ûbereinstimmung  mit 
jener  Xordeuropas.  51  Formen,  die  Schàffer  aus  Norddeutsch- 
land  verzeichnet,  fanden  sich  hier  wieder.  Zieht  man  die  gut 
durchforschten  Gebiete  von  Schweden,  Norwegen  und  Finnland 
zum  Vergleich  heran,  so  ergeben  sich  ungefâhr  60  gemeinsame 
Arten  und  Varietâten.  Dem  gegenûber  teilt  die  Schweiz  mit  dem 
nâchstgelegenen  gut  untersuchten  Gebiete  im  Nord  en,  Bohmen, 
bedeutend  weniger  Formen,  nândich  bloss  42.    Dièse  Zalilen 


ÛBER   SCHWEIZERISCHE   COLLEMBOLA.  357 

môgen  geniigen,  um  das  starke  Ûberwiegen  nordischer  Typen  in 
der  Zusaiumensetzung  der  schweizerischen  Collembolidenfauiia 
darzuthun.  Besonders  luerkwiirdig  ist  es  auch,  dass  gerade  zwei 
Arten,  die  aus  dem  Nordeii  bekamit  sind,  Sminthurus  pruinosus 
Tullb.  und  Achorutes  Schotti  Reuter,  im  schweizerischen  Mittel- 
land  so  hâufig  sind  und  in  so  weiter  Verbreitung  vorkonmien. 
Letztere  Art  ist  meines  Wissens  in  den  dazwischen  liegenden  Ge- 
bieten  gar  nicht  aufgefunden  w  orden. 

Von  Tliymnuren  ini  engern  Sinne  habe  ich  nur  drei  Arten  auf- 
gefunden : 

1.  Machïlis  polypoda  L.,  sehr  gemein  in  den  Alpen  und  ini 
Jura,  weniger  hâufig  im  Mittellande. 

2.  Lepisma  sacharina  L.,  tiberall  in  Hâusern. 
?>.,Caynpodeafra(]iUs  Meinert.  Ist  mir  bekannt  aus  den  Alpen, 

dem  Emmenthal  und  der  Umgebung  von  Bern.  Besonders 
hâufig  in  Nadelwaldungen  unter  Moos  und  Steinen. 
In  der  folgenden  Ûbersicht  habe  ich  versucht,  die  Verteilung 
der  einzelnen  Formen  der  CoUemhola  auf  die  drei  topographischen 
Stufen  des  schweizerischen  (lebietes  darzustellen.  Die  beige- 
fiigten  Hôhenzahlen  beziehen  sich  immer  auf  den  hochstgelegenen 
Fundort.  Das  Vorkommen  einer  Art  innerhalb  der  einzelnen 
Stufen  ist  durch  einen  Strich  angedeutet. 


358 


JOHANN   CARL. 


Systematische  Uebersicht  ûber  die  aus  der  Schweiz  bekannten 
und  sicher  zu  indentificierenden  Arten. 


I.  Famille:  APHORURIDAE. 

1.  Gattung  :  NEANURA. 

1.  N.  muscorum  Templ. 

2.  GattLino  :   ANUROPHORUS. 

2.  A.  laricis  Nie. 

3.  Gattung  :  APHORURA. 

3.  A.  armata  Tullb. 

4.  A.  minor  n.  sp. 

5.  .4.  amlmlans  (L.)  Nie.    . 

6.  A.  (ilbo7iifescens  Yoglev 

II.  Famille:  PODURIDAE. 

4.  Gattmig  :   XENILLA. 

7.  .X.  nitida  Tullb. 

8.  X.  brericauda  Tullb. 

9.  X.  maritima  Tullb. 

10.  X.  lorif/ispina  Uzel   . 

5.  Gattimg-  :  PODURA. 

11.  P.  aquntica  L.    . 

6.  Gattung  :   ACHORUTES. 

12.  A.  Schupplii  Haller  . 

13.  A.  armatiis  Nie. 

14.  A.  s ifi Hiatus  Uzel 

15.  A.  Schutti  Reuter     . 

16.  A.  viaticus  (L)  Tullb.     . 

17.  .4  .  socialis  Uzel  . 

7.  Gattung  :  SCHÔTTELLA. 

18.  .S",    rlifïlicii  11.  sp. 

III.  Famille:  ENTOMOBRYIDAE. 

8.  Gattung  :   ISOTOMA. 
i'J.   I.   /aniif/inosa  n.  sp. 

20.  /.  qiKidiioculata  Tullb.  . 

21.  y.   limt'iana  Tullb.     .      .      . 


Aipeo        Jura 


mu  uD.ffl, 
in  m. 

1600 


—         1500 


1400 
1400 


1250 


—  1700 

—  1350 

—  1250 


1250 


1250? 
1400 


22. 

n. 

:il 

In 

iï. 

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(1) 

2o. 

t') 

26. 

27. 

iH. 

21». 

;!o. 

;{i. 

:\-2. 

(■'ISKK    SCMWKI/.KKISCHK    COLLKMBOI.A. 

Alimi         Jura 


fffiriiiii  i-Nir)  Tiilllt.    . 
riiidis  (Boui-I.) 
fiHiiut  pnncijuilis 
nir.   iijiiirid  Nie. 
puluslris  .Miillei'. 
forma  priihnpaU.s 
var.  pnifiina  Heiiter  . 
var.  iKjUdtilis  Millier 
rar.  fiicii'ohi  Hoiitei"  . 
ntr.    iiKicnliild  SdljiHei" 
sdllfiiis  Aix. 
fiflicn/u  11.  s|i. 

TIh'I)I)hI(/i    (I.    sp.     . 

jiinddn.nt  \\.  s|i.     . 
l'/c/ltilis  II.  S|l. 
(hil)i(i  ht'iilcr.  . 
(Ii'iiliciildlti  Scluirref 
cnii'icti  Xic. 


i».   (iiilliiii-:  ((hCHKSKLLA. 

;{;{.  <i.  ciiitiii  (L.). 

:i  1  fiiinid  priiiri palis 

II)  car.   rafpi   (L.) 

(•)  rar.    uiilfasciafa  Nie. 

:H.  0.  hlfasciata  Nie. 

."î.").    (K  ra f'i'sreus  i\Mhh.). 

:i  )  f'oniia  p/  iiiripa/is 

\i)  rar.   pallula  Heiiter    . 

(*)  nn\    int'laiiorrpluifa  }i'\c 

M),   a.  ril/o.ia   ((ieollr.)  Liilih. 

:{7.    <>.  all'n-ola  V/aA   .       .       . 


10.   C.iilliiiu 


K.NTO.MOBRY.A. 


.■{8.  E.   orchr.^rlloliJcs  Sclliilïer 

:{9.  E.  siKrJahilis  Mruler 

4(1.  E.  corlicalia  Nie. 

'i  I .  E.   ili.yaia:la  Nie. 

'i2.  E.   arhorra  Tiillh. 

'a.  E.   palchcUa  Ridicy   .       . 

\\ .  E.   muscaram  Tiillli.  uee. 

4.*).  E.   nnillifasciala  Tullli.  . 
Rev.  SrissK  DK  ZdOi..,  T.  (i.  18!)!). 


Nie. 


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'iiieiiiil)..\l. 

il!  III. 

140(1 


—  IH(I( 


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1250 

—  800 

1(>00 

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1400 

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2000 

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1900 

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24 


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.lOMANX    (MU. 


Alpen 


\i\.    H.   niifi/is  (L.i 

;i  )  /(inmi  priiiciiiiihs 
Iti   rar.   pdl/ida  Scliiillt'i' 
(•)   nif.    Jmiiniçiihild  Scli 
d)   riir.   iiKtculahi  Scli. 

i7.    E.   Iniiiif/nKisii   Nie.  . 

II.   (iîiHiiii^  ;      TKMI'LETO.MA. 

'i(S.  T.  niliihi  Tftiip/. 
1-2.   Ciithin-  :   CVIMIODHIirs. 

'il*.  (1.  it/liinos  Nie.  . 
i:!.   (îaUmi-  ;    LKI'IDOCYRTIS. 

riO.    fj.   (i/hicdiis   Heiitei-    . 

"il .    L.   fiicahis  l'zel   . 

'vl.    L.    Iti inu/i liosKs  i{]m.  )  'V\ 

■  )'■').    L.   Cl/Il lu'ii.s  Tulll». 

11.   (ialtiiii;^  :    SII'.A. 

."i'i.  S.  it'KjroïïKiciihtln  Liilih. 

•"io.  N.  <-<irticii/is  11.  s[».     . 

o(>.  S.  (Itiiiii'slivn  .Nie. 

.■>7.  N.  cloiHinta  >'ic.   . 

oH.  N.  cnidila  Nie.     . 

.")9.  S.  platmii  Nie.    . 

(50.  S.  /:.'//.</,•/  Lul)b.   . 

lo.   (iatliinj;  ;   TOMOCKIUS. 
•31.    T.   phiiiihi'Hs  \  L.)  'l'iillli. 
6:2.    T.   Irith'iitif'i'nis  Tiillli. 
0:i.    7'.    ru/fpiris  Tiilll». 
(i't.    7'.    liridiis  TiiUl». 
().■).    7'.    fhiri'scriis  Tiillh.    . 


IV.  Famille  :  SMINTHURIDAE. 

Kl.   (iiilliiiij^-  :    I'.\I'1HIIS. 
<it).    /'.    fusciis  Liihl». 
(17.    P.   silriiticiis  Tiillli. 
(iS.    I'.   jiiiuiilKs  ((».  Falir.) 
a  I   fiiniHi  prIiKUpiihs 
h)  rar.   Couloni  Nie. 
17.   Cattiiii-  :   SMINTHlUrS. 
(Ji).   S.  fil  SI- Il  s  (L.) 


lin       Milldland  HiiiieDiih.M. 
JD  M. 

—   i:{()0 


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1800 

1800 

1800 


800 


i'BKK    SCHVVKIZKKISCIIK  COLI.KM  U<  )I,A.                                     .-îO  l 

Âlpen         .liii'i         )littell;iiiiJ  HdlieoiibJ. 

JD  II). 

~i).    S.    riiiilis   (l> —             — 

7 1.  N.    ii(/ii(iflciis  Hoiii'l. 

il)   fontiii  ininc) jKilis       ...  — 

In    nrr.  ririihihi          ....  — 
.S.    inn/itif/iriii  Tuilli. 

rar.  e(('(j(inlii/a  Ueiiler     .      .      .  — 

72.  S.    if/iiircfis  heiitor      ....  — 

73.  S.  iiiin'iis  Liibli.          ....  — 
7*.   N.  liiHiu'iiliis  lUmrl — 

7o.   N.  Iidrxs   Lultlt —                           —          2:i40 

Tt^i.   S.  iinniKisns  Tiillli —              ?             —          2340 


L[TTi:hATrHVKhZH:i(:iiMs. 

1.  C'ii.i.AN.  r.  (hii  /'iiii'/.dm.sli'ii  (ifi'ii  l*(iih(ii(l  ( Isiiloiini  sji.).   Meddel.   af 

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i.    l)M.r, \  Tiiitiii;.    K.   W.    v.  Dit'  Thi/sfiiinn'ii  7V;o/.v.  Zeilsrlirilt  des  KtM'di- 

iiandeiiins  fin-  'l'inil  iiiid  Voi'arlh.   :{.  Fj4'.   Hel't  32. 
3.    — IHj'   (idUidifn'ii  iinil  Arien  ili'iAjih'rtjfioficiiCd  Biniici'.  46.  Pfogi'.  d. 

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'i .   FAtiiiicii  s.  .1.   Oi.   Si/sli'iiia  EnloiiKilogiae,  Flciisbiir;^'  ri   Lipsiae.   177o. 
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s.    lli:v\i(iNs.  H.    Eiii   Heilraii  zirr  hjiiliricl,/ini(/};<iesrliiclile  )ler  ]iisecl((  irjile- 

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Berlin.   Id.    189ti. 
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Renier.    .\cla  Soc.  pro  Fanna  et  Flora  lenn.    Bd.  IX.    1894. 
1(1.    Lii;-1*i:ttki!si;\  .    ().   .1.    .Xari/es  (Idllemliohi.    Bcr<j-ciis  .\lnseums  AarlJo^^ 

189(;. 
1  1 .    Li  liUocK,  .1.  MoiiiKjrdjih  (if  llie  llolleiiihdht  itiul  Tlii/sdiiiirn .  Londori.  1873. 

12.  .Nic.oi.KT.  H.  lier  lier  eh  es  pour  servir  à  /'Histoire  îles  Poil  nreHes  CSeMchnle], 

1841  ;.  .N(»nv.  Mcm.  de  la  Soc.  Helvet.  d.  se.  nat.  Toni  IV.  1843. 

13.  l'Ai'iiN.   .1.    rdier  riiir   iiii   Felniinr  iS.'j.jhei  (]liiir  lienlnirlilele  Desoriii, 

.lalircshei".  der  nalurf.  (îes.  (irauliiindens.    18o(). 
]\.    l'\i{oNA.  (!.    (jol/enihohi.  Siif/glo  ili  lui  (l'ilaliKjU  ilelli  Piiiluriili  iluliniie. 

Atti  d.  Soc.  Ital.  di  scienza  Natiir.  Vol.  XXI.  Milano,  1879. 
13.    l'Kiirv.    M.    Eiiie  iieiie   Podure  in  selir  i/rosser  Zalil  erseliienen.  Milteil. 

d.  iialin-r.  (',es.   in  Bern.   Nr.   hi3.    1849. 


'M>'2  JOHANN  CAUL.  —  i'KKK  scil  WKI'/EKlfSCHE  COLI.EMBOI.A. 

lu.    lÎKMTKlî,  ().  M.,h)  Ctil'i/ofjus  jiid'ciirsonus  l^oihiriiliniiiii  Fi'iniiir.  MtNJdpf 
itl'  Soc.  |ti'0  Fauiia  et  Floi'ii  fenn.  1876. 

—  h)  Mn/dc/tniileii,    13.   Mai    1S7<S.    .VIeddcl.    af  Soc    uni   l<'aiiiui   et 

Klora  tenu.    1881. 

—  e)  Mcilcle/andeii,  i\  FebriKu-   iSSj.   Meddel.   al'  Soi-.    |n'ii  l*'aiiii;i   et 

Flora  tenu.    1886. 

—  d)  Sinintiuinis  Poppi'l  n.  sp.  .\liliHiidl.  d.  iialiirw.  Vereiiiszii  lirniien. 

lid.  IX.   1887. 

—  (')  (]nllenil)()la  in  r(i/il(iriis   riveiilia.    .Meddel.   af  Soc.    |)i-n    FaiiiiM   «•[ 

Flora  fenn.    1890.   Bd.  17. 

—  f)  Meddelmulnt,    1.    Xon'inhi'f  JS'.XI.  .Meddel.  af  Soc.   jjro  Faiinu  el 

Flora  fenn.   1892. 

—  }:)  Aiili'ri/oqt'iK'd  feniiicii.  Fiinildiids  (lollcnihola  acli  Tln/smiKid.  .\cla 

Soc.  pro  Flora  et  Fauna  fenn.  Vol.  XI.    ISW.'i. 

17.  HiDLKY,   H.   N.    A    tifw  Spi'cii's  itf  Dcgrcrid.  Fntoni.    M.    .Ma^^a/.in.    NUI. 

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2:{.   So.M.MEit.  A.,    Ueber  Mncroloiiw  }diiniheii.  Hcilidi/i'  zur  Aixtlomii'  dn  l'o- 

diiridcii.  Zeitschr.  f.  wissensrli.  Zoologie.  Bd.  XLI.   1895. 
"Ih.  Tii.LBERC,  T.,  a)  Sverif/rs  Podiiridrr.  Konj^l.  Svensk.  Vet.-Akad.  Handl. 
X.    1872. 

h)  Collemboht  Bon'ii/iu.  OfversSvensk.  Vet.-Akad.  Forliandl.  X.WIII. 

1876. 
2").   UzKi..   H.,    Tlii/sanura   Boltemid.  Sitziin^sber.    d.    holim.   (ies.   d.   W'is- 

sensch.    1890. 
2(i.    Vo(iM-:i{.  a)   Eini'  nierkiciirdiiir  iS'dturi'rsclu'inuiifj.   Denkschr.   aiif  den 
oOjiihr.  Bestand  des  naturhist.  Muséums  zu  SchalThausen.  189;{. 

h)  it's   PodurcUcs  de    lu    ueiiji'   rnufie.    Bull.    Soc.    Vand.   se.    nat. 

XXXI.    189o. 

c)  Beilr(ï(je    zur    Keiuilui.'s  der  Spr'nitisrJiuduzc.    Illustr.    Knlouiol. 

Wochensclir.  Xeudanun.   1896, 


Les  Harpacticides  du  Val  Piora 

et  iiofr  sur  mic  :iii(>iii;ili«'  de  la  turc;»   clie/  (\i/(/oj)s  (iffliùs  Hav^. 


par 
A.    GRAETER 


Av»'c  l.-i  phiiiclM'  10. 


P'ri  coiiiiiar.nit  les  faniillt.'s  des  (  opéinules  (reau  douce,  on 
reinar(|iie  de  suite  un  curieux  aiitajuonisuie  entre  les  Cydopides 
et  l<'s  Harpacticides  en  ce  (|ui  concerne  leur  noinln-e  et  leur  dis- 
tribution. 

D'une  ))art  nous  avons  vu  nos  1 ')()  espèces  de  Cj/c/ops  se 
réduire  c(Mip  sur  couj».  jus(|u"à  arriver  à  un  nombre  de  formes 
bien  établies  dé))assaiit  à  peine  la  viniitaine!  ^ 

D'autre  ])art  nous  voyons  iiran<lir  de  joui"  en  jimr  le  nombre 
des  Harpacticides.  11  uv  })arait  jtas.  sur  cette  famille,  de  ])ubli- 
cation  <pii  n'aui>niente  la  liste  d'un  nouveau  nom.  De  deux 
espèces  {\v  C(Hffli()<-(UHjff/(s  (sftij)/ii///i/Hs  et  niinnffis)  on  en  est 
arrivé  pour  les  Har))acticides  à  ))!usit'ui"s  n(Hiveaux  l'enres  et  à 
un  nouibic  d'espèces  attei.miaiit  celui  (pie  n(ujs  venons  de  constater 
]H)\\y  ]vs  (  '//(■/( )/>s.  - 

'  ScHMKii..  Deutsdihitids  f'reikbende  Sms'ivasser-Copej)odetL  l.  'IVil  :  Cydopidœ. 
BibliotlM'.'!)  zool.  Ifpft  11.  lft!»2.  p.  18tl. 

PiiunAiti).  Hecherehes-  sur  le  s if.sfè me  glandulaire  et  sur  le  si/.stème  nerveux  des 
Copépodes  libres  d'eau  douce,  suicies  d'une  revisimi  des  espèces  de  ce  groupe,  qui 
rirent  en  France.  Anii.  scieiic.  nat.  /ool.  T.  XII.  1891. 

-  Mra/kck  :  Beifrag  zur  Keanh/is  der  HarpacHcidenfaimu  des  Siissirassers. 
iîool.  -Jalirt).  Al»tpil.  fiir  SvstiMnatik  Bd.  VII.  1HH2. 


864  A.    GK.KTKK 

Ce  dernier  iieiii't'.  an  coiiti'aire.  ne  s'enrichit  uiière.  iiialiiré 
les  nombreuses  recliei'ches  faites  dans  tontes  les  contrées  euro- 
péennes. Dans  les  lies  Britainii(iiies  aussi  bien  ([uen  Hongrie  ou 
en  jMacédoine  on  ne  retrouve  (|ue  les  formes  déjà  siiiiialées  dans 
l'Europe  centrale.  A  une  ou  deux  exceptions  |)rès.  nous  retrou- 
vons ces  mêmes  formes  en  Afri((ue.  en  Australie,  a-ux  Ktats-l'nis, 
aux  Philippines  etc.  ('lia(|ue  nouvelle  étude  sur  les  faunes  étran- 
gères ne  contribue  (iu"à  accentuei-  toujours  jdus  le  cosuioitolitisuie 
de  ce  seul  genre  des('vcloi)ides  d'eau  douce. 

En  considérant  ces  faits,  nous  nous  attendions  a  |)rioii  à  ren- 
contrei"  des  conditions  analogues  pour  la  distribution  verticale. 
En  effet,  jus(|iïMci,  les  recherches  uuHlKtdicjues.  o]»érées  dans  les 
hautes  Ali>es  ])ar  /schokkk.  n"ont  fait  découvi-ir  aucune  nouvelle 
espèce  de  (Ji/c/ojts.  F*ar  contre,  sur  les  six  ('(iNfl/ocan/pf/is  ([u"il  a 
trcmvés,  trois  ont  été  reconiuis  connue  formes  nouvelles  ])ar 
SCHMEIL  qui  les  a  décrites  sous  les  noms  de  Cauf//.  rhailcfts, 
0.  ZscJiokkei  et  (  '.  c/fsj)i(f(if/is.  ' 

Létude  des  Harpacticides  du  \'al  l*i(U'a  ([ue  son  exploiateur 
a  bien  voulu  nous  confier,  n'était  donc  ]»as  dépourvue^  d'intérêt  et 
les  résultats  obtemis,  sans  être  abondants,  cuit  moiitiT  <|ue  nous 
ne  nous  éti<ms  ])as  tromi)és  dans  nos  ]»révisions.  Nous  avons 
constaté  deux  ('ai/f/iocdiiijtt/ts  pcuir  le  \'al  IMora.  dont  l'un  se 
tnmve  être  le  ('(iiifliocuiiiptiis  c/i^jùdatHs  du  lllueticon  et  l'autre 
une  espèce  nouvelle.  Jus(|u"ici  le  (\  ctisjHdafns  n'avait  été  décou- 
vert que  dans  une  source  ])rès  de  Partium  et  le  fait  (|u"il  existe 
un  second  habitat  sur  le  versant  sud  (\v^  Al]»es.  nous  ])rouve 
clairement  que  nous  n'avons  pas  affaire  à  des  variétés  locales, 
mais  certainenuMit  à  des  forn)es  distinctes,  répandues  sur  \\\\ 
i-rand  te)i-it(tire. 


'  ScHJiEJi-.  (^opepodeit  des  HJidlilton-Gfhirfjes.  A1i1i;iih11.  d.  Xatiu'f.  (ifscllschiil't 
zu  Halle.  Bd.  XIX.  1S9:-;. 

ScHMEiL.  Einige  neue  Harpactieidevfonnen  dex  Siïssirds.sers.  Z*'itsihi-ift  tûr 
Natnrwissenschaft.  Halle.  Kaiul  ()7.  1894. 


i.Ks  nAUPA<"ri(iJ)Es  nr  \al  imoka  ofiô 

Nous  n'avons  i)as  grand  chose  à  ajoutci-  à  la  dcsc  rii)ti<»ii  faite 
par  SCHMKIL.  dans  l'ouvra,i»e  ])ré('ité. 

La  loniiueiir  de  nos  exemplaires,  les  soies  de  la  t'uica  non 
comprises,  vai'ie  de  O.lil  mm.  à  ().(»')  mm.  ])oui'  les  femelles 
ovii>'èivs.  et  0.4")  et  ().')  ]Knir  des  mâles  en  (•o])ulatioii. 

La  des('ri])tion  (|ue  ScilMKU.  doinie  du  dernier  seiiiiient  abdo- 
minal ne  cinu-orde  pas  avec  ce  que  luuis  avons  pu  constater  sur 
nos  e.\emi)laires.  Ce  seiiinent  ])orte.  selon  ScuMEli..  les  mêmes 
oi-in'm{>nts  dans  les  deux  sexes.  Or  nos  exemplaires  mâles  ne  ])os- 
sèdent  à  leur  (»])ercule  anal  (jue  dix  di'nts.  soit  la  moitié  ui(»ins 
(pie  la  femelle  et  la  moitié  du  nondtre  (pie  Sciimkii,  indi(pie  dans 
son  dessin  de  ro])ercule  mâle.  Ceci  iKUis  montre  à  (piel  point  Ton 
doit  être  ))rudent  dans  le  choix  des  caractères. 

I^e  second  ('autlioraniptiis  trouvé  ))ar  FiHlîM.vXN  n'a  ])ii  éti'e 
identifié  avec  aucune  autre  forme,  nous  Tavons  nommé  Caiiili. 
HiNsrfif/cr.  en  l'aison  dune  particularité  de  sa  furca.  11  a])])artient 
au  même  ,urou])e  (pie  le  ('(ii/fli.  ciisjnddtiix.  mais  se  i-attache  ])lus 
j)articu]ièrement  au  ('aHtIiovainptMs  rhaiints. 

11  s"en  distinii'ue  surtout  par  son  oi)ercule  anal.  Le  nombre  des 
dents  est  éi^al,  il  est  vrai,  mais  les  dents  de  notre  fornu'  sont 
c(uirtes.  lariies  et  se  touchent  entre  elles  par  la  base.  desort(>(pie 
le  contact  nest  interrom])u  nulle  part.  Celles  du  (\  r/ucf/t/is.  au 
('(Uitraire.  sont  longues,  etfilées;  les  basesne  se  touclieiit  pas.  mais 
laissent  une  sorte  de  diastème  entre  elles. 

Les  antennes  ant(^rieu]"es  nous  fVmrnissent  une  seconde  ditté- 
rence.  Le  bâtonnet  sens(n"iel  qui,  ])Our  les  espèces  des  Alpes  rlié- 
ti(pies,  atteint  ou  dépasse  la  fin  du  huitième  article,  c'est-à-dire 
la  fin  de  rantenne.  dé])asse  à  ])eine  le  pénulti(Mue  article  (le  iioti'e 
nouvelle  forme.  , 

jja  bi'anche  intei'ne  des  ])attes  natatoires  de  la  ]n"emièi-e  paire 
est  biarticulée. 

Les  ])attes  de  la  ciiupiiéme  ])aire  (tnt  le  même  as])ect  (pie  celle 
(les  ('(iiifliocaiiiptns  ^lisons.  Le  deuxième  article  i)ortesix  a|)iten- 


:)l)(i  A.    (iR.KTEU 

(lict's  coimiu'  le  ('(n/f/i(>r(ni//)f/fs(ffspi(l(ifHs.  vt  iioii  pjis  ciiui  coiimio 
\v  (  '.  r/udicfis. 

li.i  paivnté  avec  cette  deniière  espèce  apparaît  de  nouveau 
dans  les  dimensions  et  les  contours  généraux  de  la  t'urca.  Les 
bords  internes  sont  iiarnis  de  deux  l'aniiées  tiansversales  de  cils, 
connue  chez  le  Canthocanipfns  rhaiinis. 

Pourtant  il  est  impossible  de  confondre  la  t'urca  des  deux 
es])èces.  car  c'est  justement  dans  cet  organe  (]ue  nous  ti"ouv(>ns 
le  caractère  principal  du  Caiff//.  niiiscUrjcr.  celui  (pii  le  <listini>ue 
de  toutes  les  autres  formes  et  (pii  lui  a  valu  son  nom. 

Des  deux  pandes  soies  médianes  (pii  terminent  chacune  des 
deux  branches  de  la  furca.  W(\iiitli.  Kuisctificrw'inx  possède  (|u'une 
seule.  L'externe  se  trouve  réduite  à  une  minuscule  j)roéniiiuMH*e. 
On  jKmrrait  attribuer  cette  lacune  à  (piel(|ue  umtilation.  mais  le 
fait  (piellese  retrouved"unemanièreideiiti(pieaux  deux  branches, 
nous  montre  (pie  n(ms  avons  affaire  à  un  caractère  s])écitique. 

La  hm^ueur.  les  soies  de  la  furca  non  comju'ises.  est  de(),42mm, 

N«ms  espérons  que  de  iKmvelles  lecherches  ])ermettront  de 
compléter  cette  descri])tion.  faite  (ra])i"ès  un  seul  exemplaii-e 
(femelle  ovigère).  Des  ])êches  ultérieures  n<ms  feraient  évidem- 
ment aussi  comuiître  de  nouvelles  formes:  du  moins,  les  expé- 
liences  faites  dans  les  Al])es  rhéti(pies  nous  i)ermettent  de  le 
cj<»ire.  En  effet,  les  premières  recherches  (pion  ytit  ne  (humèrent 
)»as  un  seul  rejuTsentant  de  notre  iienre.  tandis  (pie  les  suivantes 
])roduisirent  trois  espèces  et  (pie  ce  dernier  nombre  se  trouve 
(h'jà  doublé  à  la  suite  d'une  tr(Msième  série  de  pêches. 

Sur  l'NK  AXOMAl.IK  I»K   I.A   iri!(  A  (  tlK/  I.K 
([i/c/<)j>s  (tffiiiis  Sais. 

Peu  de  temps  a|)rès  avoir  fait  rétudedu  ('(H/fl/<>(<inij>f/fs  tmisp- 
fif/cr.  nous  avons  rencontié  dans  un  étaui; de  Hunini;ue  un  Ciiclops 
(hmt  les  exemi)laires  femelles  présentaient  une  curieuse  anonuilie. 


l.Ks    IIAKl'AC'l'lCIMES    DT    VAI,    l'KiKA  r)()7 

("oniiiic  (Hi  Hîi  ixtiiit  nicoïc  dcMiit  de  cas  semblable  clic/ nuciiii 
Copépode.  et  c(Miiiiie  il  se  pourrait  (lu'il  existât  un  certain  ra])p(>rt 
entre  lui  et  le  caractèi'c  essentiel  du  ('(lutliocdHiptiix.  dont  on 
\  lent  de  ])ailei'.  nous  en  donnerons  an  ci'o(piis. 

Le  ('i/(/<)/)s  (if'fiiiis  est  assez  i"are.  Aux  environs  de  llàle.  nous 
lavons  tr(uivé  en  (piatre  endroits:  dans  le  <irand  étaniidu  i>ani- 
bois  entre  Délie  et  r><'ltort.  en  l-'raiUM':  dans  les  étanj^s  de  IJontol 
au  .luia  llern(tis  et  dans  le  i.ooweiber  entre  /otiniiue  et  OIteii, 
en  Suisse:  au  Petit  liuniniiue.  dans  un  étaiiii'  situé  au-delà  de  la 
frontière,  en  Allemaiine.  Les  exeni])laires  des  trctis  ))reniières 
l(»calités  ne  se  distiniiuaieiU  i)ar  aucune  particularité,  ils  étaient 
noiniaux  et  inéseiUaieiit  cette  constance  dans  les  nnuiidres  détails 
<jui  caractéris<'  le  ucm-e  Cvclojis  et  en  fait  LantiiMide  des  Clado- 
cères.  Les  rap]»oits  de  la  loniiueur  <les  soies  et  de  la  furca  notani- 
nient  étaient  les  uu-nies  (pie  ceux  indi(piés  ])ar  L'icifAlîl)' :  12 
(furca)  12.  iJô.  S5.  s.  (^)uain  aux  exemplaires  du  Ci/c/oj).'^  <iffii/is 
de  Huniniiue.  on  en  iKunrait  dire  autant  sans  une  irrégularité 
qui  se  tr(Mi\('  aux  deux  biam  lies  de  la  furca  et  (pii  c<msiste  dans 
l'absence  c(unplète  de  la  soie  conesjiondant  au  terme  oô  de  la 
])ro]Kution  de  llK  tl.Mîl».  Le  cro(piis  représenté  sur  la  planclie 
nionti'e  très  bien  cette  anomalie  et  l'end  su])ertluet(mte  description 
])lus  détaillée.  On  voit  tout  de  suite  (|ue  lanaloiiie  avec  la  furca 
du  ('(ii/flit)((ni//)f/fs  /luist'fif/rr  ii"est  jias  c(miplète.  le  jietit  cône 
(pti  r«'in|»lace  la  soie  en  (piestion  clie/  cette  es])èce.  faisant  eii- 
tièit'UM'nt  défaut  (diez  notre  Ct/r/ttjKs. 

Il  nous  reste  à  mentionner  un  fait  curieux,  cest  (pie  les  exem- 
]>laires  mâles  ne  prés(^ntent  jias  cette  variation.  Des  ll)rei)i'é- 
sentants  de  Tespèce.  recueillis  à  Huilingue.  deux  seulement  ])ossé- 
daient  un  abdomen  n(U"iiial.  —  c'étaient  les  seuls  individus  mâles. 

•  Tieris/im  f/fv  espèces  de   Copépofhs  libres  d'edii  flonce  qui  dreni  en    J''r(ime. 
Ant\.  M-ipiic.  tint,  zofil.  T.  XTI.  1S!1I. 


Beitrag  ziir 
Kenntnis  der  Oligochaeten-Fauna  (1er  Schweiz 


K.  BRETSCHER 

\<Mi  Ziifieh. 


Mit  Textfig-uren. 


I.  Zur  Faunistik  und  Biologie  der  schweizerischen 
Oligochaeten. 

In  erster  Liiiie  draiigt  es  niich,  deii  Heneii  Prof  Dr.  A.  Laxg 
iiiid  Privatdozeiit  Dr.  Heschelp;!!  iii  Zliricli.  Dr.  W.  Mtckaelskx 
in  ilaiid)iiri'  und  Dr.  Dan.  IIosa  in  Turin,  den  tiet'stiuefiihlten  Dank 
auszusprechen  tiir  die  in  freundlichster  Weise  zur  \'ert'ui>unii 
gestellte  Literatur  sowold.  wie  fur  die  wertvolleii  lîatsclilaiie. 
die  sie  niir  erteilten. 

Die  foli'enden  Ausftilirungen  sind  das  Ergebnis  der  seit  uieiner 
erste])  Publikation  (O/if/orliaeteif  9)  und  nanientlich  wiihrend  des 
veriiossenen  Sonnners  1S1)(S  fortgesetzten  l^eobaclitungen  iiber 
die  Oligocliaetenfauna  der  Schweiz.  Sie  ergaben  eine  Ileilie  neuer 
Fundorte,  eine  nanihafte  Zalil  neuer  Arten  und  Ix'weiscn.  dass 
wii'  zur  Zeit  nocli  von  einer  W(tlil  durchgearbeiteten  I-'aunistiic 
unseres  Laiules  fiir  dièse  Ainielidenordmmg  weit  entfei'nt  sind. 
Nanientlicli  gilt  dies  aucli  fiir  die  Funnen,  welcbe  unsere  (Je- 
wasser  bewohnen,  so  sein-  sicli  eine  Reihe  von  hervorragenden 
Forscliern  das  Studium  ilu'er  Tierwelt   haben  angelegen  sein- 


370  K.    KKKTSCIIKK. 

lassêii.  Ani>'esi('hts  drr  ziciiilicli  imit'aiiurciclu'ii  Literatur  iiber 
die  schweizerisclie  Olij^ochai'tciit'iuuia  — die  vnllstiiiidii'e  liiste 
siclie  in  Faftva^O —  ma.n-  v'uw  i>e(lrani;te  i'hcrsiclit  der  l)isjetzt 
ziir  Beobachtuuj;'  i^elaiii^teii  SiisswassertVu-mcii  aiii;ezeij;t  er- 
sclieinen  uiid  sei  nachsteheiid  \  crsiiclit.  soweit  es  wirklich  be- 
stiiniiitp  Arteii  betritt't  — •  aiso  mit  Weii'lassuiiii'  der  blosseii  Aii- 
.iia))eii  von  (reliera. 

Eine  almliclie  Zusainmeiistelluiiii-  der  Terricolen  der  Scliweiz 
luaii'  tui^licli  miterbleibeii.  da  die  weseiitlicbsten  Mitteiluiij^eii 
liieridier  sicii  iiiir  auf  2  Arbeiteii  bescliraiikeii.  nauilich  aut'die- 
jeiiiii'e  vôii  I)E  RlBArcoritT  {Etiidi'  ;")'_>)  iiiid  von  niir  [Oliffo- 
rii(i('f('H  !)). 

Ks  \vur(b'n  bis  dahin  konstatirt  : 

Aco/oson/a  HenipricJrii  VAw.  iin  Ziiiicb-  und  Katzensee. 
Fiedhri  P>r.  im  Katzensee. 

Pl/n'orz/cfcs  f/on/ioi</('s  Hartmann  in  (iais  (Hawtm.  '2\))  von 
Cl.Al'AHÈDE  {Rechercher  10)  iind  Zschokke  [Famia  71); 
jener  faiid  es  bei  Geiit  dieser  ini  (latiensee.  Die  Synonyniik 
dieser  Art  siehe  in  Beifrâf/e  4(). 

Jjiinthr'ioilKs  rarief/af/fs  0.  F.  Millier  von  ('LAl'AHÈnK  (id.  10) 
bei  (ienf,  von  Hei  s(  heiî  {Kretusion  o'i)  im  Werdenberf>er- 
see  von  Zschokke  {Studien  (mS.  Betfrafi  (>9,  Tierwelt  70, 
Faufici  7 1)  im  Gafieii-,  Partnun-.( iarschiiiasee.  einij»en  Seen 
a  m  i>rossen  St.  lîernliard  und  dem  Lac  des  Hrenets. 

'l'riclKxIrihis    (tllolirotiHiii     ('la|).     von    ('l,Ai'AI!ÈI)E    bei    (Jenf. 

{tle.ch.  10). 
Sifilodrihis  Her'nifi'Kimis  ('la|>.  von  ('i,Al'Af?Èl)K  {HeeJierches  10) 

bei  (Tenf. 
St.  nahretae  \'ejd.  im  Ziiii(iise(\ 
(laparedilla  tiir  ridiomiHsX  i^y\.  (\à.  10    =  IjundHinihis  niriefftdus 

(■lap.)  bei(renfvon  ("l.Al'AlîÈDE. 


OI.KiorilAKTKN-KAVNA    DKK    SCinVKlZ.  oTl 

BythoHoiii  II  S  le  iiKi  ni  Ciw  v(tiiF(t];KL(/*«««^24),  (tRUBE(  Jy/y/r/zr/rs 
'2S)  iiii  (M'iit'crscc.  von  /s(  iioKKE  {Bp'tfniii  (îî))  iiii  l'aiUmii- 
1111(1  'rilisuiKiscc. 

Tiihifc.r  rini/oniiii  \jiU]\.  voii  ('\AI'A1\FA}E  {Iieclicrdics  10  =  7'. 
hoiiiirti  (  '1:1]).  )  \)v\  (  icilf.  (  i  KIBE  {Aflfielides  28),  FOREl.  (  J/r/- 
(rriiiii.i  '2\.  Faillie  24)  iiii  (ù'iifer-.  Neiienburi>er-J]ielersee; 
cbciiso  Dr  IM.Essis  [Essai  4!)),  tVnuT  von  Imhoe  {MitfjUed 
'M\  ),  I  'a  \esi  (  Mate  lia/ i  4S  )  bei  Kovio,  Z8(  HOKKE  (  Beifrai/  (W). 
Sfiiilicii  ()<S)  ini  Partnuii-,  Tilisuiiasee.  {Tienci'/f  C)^)  iiii  Lac, 
(les  Hi'eiiets,  in  deii  Secn  aiiii>rosseii  St.lJeriibard  (Faiiiia  7 1  ). 
von  HEV>>cuKn  [E.nii  rsioii  ;)2)  ini  Zuric'hsee,  iiidenTcirlR'ii 
(les  Kaiitons  St.  (Talleii  {Untertiiirliinif/  oo).  vonFuHRMAXN 
(Ti'ssii/  2"))  in  (len  Gebiri^sseen  des  Kaiitons  Tessin. 

LiniHodriliis  C/aj/arcdimins  llatz.  iiii  /iirichsee. 

/>.  lioff'iiirisfcri  Ch\.\).\{n\  Ci.ArAKÈDE  bel  Genf  {Reclicrc/ics  Kl). 

/>.  rdi'h-i'iiiiaiiiis  (la]),  von  dieseui  ebenfalls  in  Genf. 

I's(innN()i\i/ct('s  haihafiisW'id.  von  Dr  Plessis  ini  Joux-.  .Neiien- 
bui-jL^er-,  von  AsPEll  ini  /iiiicli-.  Walen-,  Ai>en-,  Zuger-. 
Vienvaldstatter-.  Coiiiei-,  Liii;aner-.  Ober-,  Kbhi-.  Silseï-. 
Silvaplanei'see  (Essai  V.)).  von  /s(  iiokke  ini  (xarschinasee 
{Sf/idii'ii  (is.  lîcifraii  (iU).  von  Hei'schek  ini  Senipacbersee 
(34). 

Eïuholoci'jdiahis  rr/iitiiiiis  (inibe  von  (îRUBE  {Aum'ildcs  2S)  iiu 
(irenfei-.  von  F()REL( /'Wy/y/r  24)  inidenfer-,  Neuenburger-. 
I>ieler-,  l)0(U'n-.  von  Asi'Kit(  Hcifran  1  )  iin  Ziirichsee;  ebenso 
von  Dr  Plessis  (Essai  4'.»).  Ivihof  (Mdf//ii'd  M')),  von 
ZsciioKKE  in   (h'ii   lîbatikonscen  (  lie  if  rai/  (^S).  Eaniia  71). 

E.  ji/irafiis  l{(l])li.  von  IVl.  iÎANDoi.rii  iiii  Ziiricdisee  (50  und  ")!  ). 

Nais  cHiifiHisO.  V.  M.  v(»n  Dr  IM.Essis  (/^yls.s^À  49,  Eaitiic  24). 

>  harhafa  ().  F.  M.  ini  Zurichsee. 

>  si'rjiciifiiia.O.  F.  M.  ini  Ziiriolisee  und  Katzensee. 

»    laciisfris  Linn.  \'on  Dr  iM.Essis.  {E.md  49),  Heuscheh 


K.    IJRP'/rsOIIKK. 


[Excursion  ol),  FoREi.  (lùiffi/c  24:),  Steck  im  Moossee- 

(lortsce  (f)?).  ZscHOKKE  im  Lac  des  lîrenets  {Ticnrclfli)). 
J'i's/f/jHi  loiHi'ixctd  VAw.  ini  Katzi'iiscf. 
.\(ii(///iiii  iKiidiiKi  \\v.  im /urichsee. 
^IdciochactiiKi  hifcrnx'dia  Wv.  im  Ziii'icliset'. 
I  }('i()  f'/ii((if(i  ()kvu.  im  Katzciisee. 
»     Pciricr'i  Hoiisf.  im  Ziiricliset'. 
»     ///f/ifata  ().  V.  M.  im /iiiiclisct'. 
('Inictof/dsfcr   (//aphai/fis  (iniitli.   voii    Dr   IM.Kssis   (l'essai  49), 

ImiioK  {Miff/licd  ;•)()). 
('h.   /hi/i/n('i\.  I>ar.  FoHEL  (/'W//A/r  24  =  (7/.  rciii/ic/i/diix)  iiiid 

\()]i  uiir  im  Katzeii-  mid  Zliriclisee. 

(■r/sf(i//ii//ts  Vejd.  im  Katzeiisee. 
»     (//(isfroji/ufs  {\n\\[\\.  im  Katzcii-  iiiid  Zi'irichsee. 

Ldiifl'i  Ilr.  im  Katzeiisee. 
I'(iih//(h/his  l\i<ifiisfi'f]i(')'i  Hatz.  l)ei  Zurich. 

nidciihitiis  \\\\  l)ei  Hittiiau. 

FasT  sîimmtiiche  hier  au%ezaiilteii  Arteii  wurdeii  voii  mir  el)eii- 
falls  iiet'uiideii  iiiid  bestimmt  {OJ/f/ocl/dffci/  '.)). 

IJeziiiilich  eiiizeliier  Nameii  in  obii'er  Liste  siud  iiocii  eiiii<;e 
J'x'merkniiiieii  heizutui^cii. 

Sehr  ot't  kehrt  in  (h'r  citirteii  Literatur  die  An,uai>e.  «  Linn- 
hi-}(nhis  .  wieder.  Sie  lasst  es  uiii»ewiss,  ob  es  sich  Jeweilen  um 
(h'ii  Lniiihricdhix  rdri('(iafns  ().  F.  Miill.  oder  um  deii  Psanmio- 
/■//(■fes  hdihatas  ^  ejd.  handek.  mit  dem  (ttit'eiibar  (las  von  Du 
Plessis  (Essai  40)  als  LiDuhricnhis  jH'/hiciihis  bezeichnete  Tier 
identisch  ist.  Kr  saiit  munlich  ]».  41  vdii  ihiii:  «Cette  espèce 
se  distinuue  immédiatement  |»ar  sa  très  ,i;ran(U^  trans])arence  et 
par  hi  leiiteui"  (h'  ses  m(»u\('ments  (hi  L/ni/hrh/this  rdrivfiitttis  ». 
Deidcs  sind  Merkmale.  die  (kirehaus  aiif  1\  harhdtds  zutretten. 
Damit  stinnnt  aueli  das  Verzeiclinis  der  Fundorte.  Aspeu  liât 
denselben   ()iii;<u'haeten   im   Ziiriclisee   liautii;-  beobachtet    und 


(>l.|(i()(ilAKI'KN-IArXA    DKK    SCIIWKIZ.  HIH 

sc]ii»'ilit  vnii  ilnii  {(irs('//sc/i.  •_>.  |).  1»)  11.  ;i.  :  «  Stellt' mail  sicli  piiicii 
lle^t'iiwunii  t'ii  iiiiiiiatinc  vor.  dcsscii  (liir(lisiclitii>e  Haut  aber 
t'rlanbt.  alU'  N'oruaiiiic  im  Iiincni /ii  licobacliteii...  Wir  erkennen 
iiii  Iiiiirni  (U'utlicli  die  laiiusani  |mlsiit'ii(h'U  lîhitiit'tassc.  Das 
l'otc  r.liit  crhiilt  hier  sciiif  l";irbiiH,u(liiich  ciiicii  tiiissiui'ii  l-"arb- 
st(»ttii.  s.  f.  » 

Da/ii  koiimit.  dass  icli  iiu  Ziirichsrc  nie  ciiicii  aiidcrii  liiiiii- 
bricnlidt'U  aiisscr  /..  rar/cf/dl/ts.  schr  liiiutiii-  aber  aiicli  (U'ii  l's. 
Ixirhtif/tsïnnd.  woiiiir  die  olx'ii  aufi^cstcllrc  r>(diau|)tuii,i>- (Ut  bb-ii- 
ditiir  v(»ii  L.  iK'lliicidiis  Du  l'I.  uiid  /'s.  harlxitus  \v]{\.  zur 
(ifiiiiiic  iiachiit'wicscii  sein  diii't'tc. 

Dr  IM.Kssis  scibcr  Ncr/t'ichiict  sciiicii  L.  iii'lhicidns  aiicb  aïs 
r,ilfli()ii(>iinis  j)}(if/ni(liis.  \M\\{)y  (Mltf//I('(/  iU)  i(biititi/irt  wcitcr 
dicsi'  l''(»riii  mit  llt/fl/oi/oiiuis  Icnmin  (inibc  uiid  ('//frl/io  IciiKiiii 
(ir.  Das  i>t  <»tt't'iil>ar  uiiricbtiu.  dciiii  Ili/f/ioi/oiinis  /cn/aj//  (xb'r 
(Titcllio  IciiKin/  (inibcist  sichcr  ciiic  uutc  Art'  uiid  somit  \(>ii 
l's.  hnihdtiis  vcrscllicdcu. 

l\iiili(>l(K-i'pli<ihis  ii'ItifiiiNs  (ir.  timirirr  in  dcii  Piiblikatioiicii 
der  obt'ii  t'rwjihiitcn  Autorcii  (hii'cdiwci;  als  S(icii/(ris  n'hif'nnis. 
Mit  ibm  stimiiit  vicllcicdit  aiicb  dicl-'onii  iibcrt'iii.  von  (b'rFoi.'Kl, 
\  Lmidii  '!'■)]  \).  '^'l'I  saut:      .le  connais  dans  la  l'ruion  profonde 

'  li-li  !i;il)c  Wiinucr,  (lie  ici)  /ii  dicscr  Ait  rccliiicn  /.u  mûsscii  i;iaul)te,  aus 
ciinr  von  Uni.  Prof.  Blanc  in  l^ausannc  "iiitiust  zuucstclltcii  Sendung  untersucht 
iind  s.  /.  von  einpi"  l'ublikation  aliucschcn.  wcil  nicinc  Bofnnde  inimer  noch  cinige 
wocntlii-hc  I^iickcn  aiifw  iocn .  Die  lieziiuliclicn  N'otizen  lautcn  :  Farlie  gelhlidi 
liis  dnnkolrot  :  Lîingo  20  — :50  )nni.  Sp^nicnte  ca.  40.  Knjjfiappen  spitzig.  mit 
giiissc;:.  licllen  Driiseii  licsctzt:  vonh-ic  Segmente  zweiringciig.  vordcrcs  lîingft 
-(  liiiiiiler  ais  dasi  hintcrc.  Borsten  zn  2,  alinlicli  dfnen  von  J.iauhriciilus.  Sameii- 
TavciiiMi  1  Paar  in  IX:  in  X  ein  driisiges  Atrinm  :  5  (T<'sc]iii'c.lits(iftnnng  in  X. 
l>anii  in  \'I  und  dcn  tolgcndcn  Sciimcnten  mit  Cldoragogenzellen  l)pdeckt.  Xi'- 
]iiiridi('ntriclitcr  lappig.  liiiitci'  dcni  Disscpiment  dnisigo  Anschwollung;  Kanal 
laiig.  !\ndl)ias('  gross.  (iciiiin  hintcn  tief  eingesclinitten,  so  dass  zwei  sdinialc 
Scitcrdapii.'ti  entstclicn.  Scitcnhcrzcn  iind  blinde  Gefassastc  schienen  mir  zu 
felili  11.  V(in  Iptztcicn  ewiilint  (4RinK  in  sciiier  ersteu  Puhlikation  aucli  niclits 
(2(1).  sondcrn  crst  in  dor  zwcitcii  (27).  Oh  hier  nicht  ciiu'  Vorwechsinng  mit 
Cktparp(iill((  meriflionalis  Vejd.  vorliest  V  Es  warc  selir  wiinschenswprt.  dass  das 
'l'icr  fndlicli  voUstandig  iicscliriciicn  iind  dcsscn  systcniatisclic  Stellung  detinitiv 
licrcinitrt  wiirde. 


o74  K.    lîKKrsClIKU. 

(U'iix  T/ihifci  dont  riiii  est  («un fit  iVuuc  peau  v('rru(|iiriist'  t(mt 
à  fait  ])aiticulièi('...  - 

Sdciffu/s  raripfiatiis  (ir.  dci'  Aiitorcii  ('iits|>i-iclit  dciii  'l'/ihif'r.f 
lir/i/oi/nii  liaiii..  wclclie  Uczciclniuiiu  als  die  rrstc  aucli  die 
iiiassiit'hciidc  ist. 

('hdcfof/dsfcr  icnti'iiiildiis  l^'oi-cl  (  /ùun/c  24)  \).  S]  diu'ftc  wnhl 
('//.  Hmiiaci  V.  Bar  sein  zutoljne  seiiier  wcitcni  Aiii>al)e:  «  i)aiasite 
des  LiiHiiées  du  ])ort  de  Mori»'e8,  -  demi  imr  dièse  Art  kiMiiiiit  in 
der  .MaiitellK'dde  der  Liiniiîeeii  ver. 

Dass  I  cfro/'cniiis  h//(i/i///is  Iinliet  {Mitfilicd  )\A]  deiii  Clidcfo- 
f/dsfri-  iridj)liduds  (iniitli.  eiits])reclien  (liirtte.  liabe  icli  i)ereits 
iii  iiieiiier  tViiliei'ii  Aibeit  heiiilirt.  Ks  ist  mil-  keiii  Tier  voiiie- 
k(Mniiieii.  (las  die  von  ilnn  angeiiel)enen  Merkiiiale  <  IJersteii  nur 
ventral,  ani  treien  Knde  i>'al)eliii"  i;'es])alten.  (hv'isse  ohne  Teil- 
stticke  wenii^e  nnn..  aiiffallende  Diirchsichtiiikeit  -  so  iinzweitel- 
liaft  in  sich  vereinii>t  wie  die  erwiihnte  Art.  IIkddai;!)  uiebt  die 
Stellmiii,' \()ii   r.  h/fd/iiit/is  i\\s  «  iincertaiii      an.   {  Mni)()f/rdj)I//('  '). 

Icli  kaini  niir  lueht  vt^-sai^en.  aucli  eine  Liste  der  bis  jetzt  von 
inir  ini  Ziii-ichsee  aufgefundenen  linncolen()lii>()cliaetens])e('ieszii 
.ueben:  sie  tiibrt  ani  l)esten  vor  Aiiiien.  welclien  Fennein'eichtuni 
unsere  (iewasser  an  Vertretern  ans  dieser  Ordnunu  aufweisen. 
AV(d»ei  ausdriicklieb  zu  benierken  ist.  dass  die  Intersiicbunuen 
sieli  l)is  jetzt  luir  aufden  untersten  Teil  des  Sees  und  dessenAiis- 
Huss  erstreckten,  und  anderseits  au(di  Fornien  zur  Beobac  litung' 
iicl  alliât  en,  deren  i>eniii;ende  Bescbreibunu'  necli  niclit  iicliniieii 
AV(dIte. 

AKOI-OSOVIATIDAT']  :     /.  Acdiosoilid  I  Icni  jn'nli'ii  VÀW. 

MMiUMcrLiDAK:      :3.  Lditihricdhts  rdi/cf/dt/ts  ().  \\  .Midi. 

o.  Stifhxlrihis  iidhn'tdc  \  ejd. 
Tlini-'iciDAK:  4.  'D/h/fcr  riidloniiii  Bain. 

■~).  LiniHodrilHs  Cldjidn'ddiiidsWwX/.. 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER    SCHWEIZ. 


375 


6'.  Limnodrilus  Hoff'meisteri  Clap. 

7.  >>  UdekeniianMS  CAa,]). 

(S'.  Psumnton/ctes  harhatus  Vejd. 

9.  Embolocephalus  velutinus  Gr. 
i^.  »  plicatus  Rdph. 

NAIDOMOEPHA  :  11.  Nais  harhata  0.  F.  ^Mlill. 
12. 
13. 
14. 
15. 
16. 
17. 


is  0.  F.  Miill. 
laciistris  Linné. 
serpentina  0.  F.  Millier. 
josinae  Vejd. 
lu  rida  Tinnn. 
Bretscheri  Micli. 

18.  Uncinais  uncinata  Oerst. 

19.  Pristina  longisefa  Elir. 

20.  Naidium  naidina  Br. 

21.  MacroclmeUna  inter média  Br. 

22.  Dero  Perrieri  Bonsî. 

23.  »     digitata  0.  F.  Miill. 

24.  CJiaetogaster  limnaei  v.  Bœr. 

25.  »  diaphan?(s  Gruith. 

26.  »  dlastrophus  Gruitli. 
ENCHYTEAEiD.ï  :  27.  Packt/drilus  subterraneus  Vejd. 

28.  Marionina  riparia  n.  sp. 

29.  Enchytraeus  ventriculosus  D'Udek. 

30.  »  turicensis  n.  sp. 

Als  stândiger  und  sehr  haufiger  Bewohner  des  Ufers  ist  fenier 
noch  die  Liimbricide  AUurus  tetraëdnis  Sav.  zu  nennen,  neben 
der  eine  Beilie  anderer  Terricolen  sich  vorfinden  ;  doch  wollte 
ich  dièse  Arten,  w  eil  es  niclit  eigentliche  Wasserbewoliner  sind, 
dem  Verzeiclniis  nicht  beifiigen. 

Die  Verhàltnisse  liegen  mm  nicht  so,  dass  die  verschiedenen 
Arten  zu  jeder  Zeit  und  an  jedem  Ort  zu  treffen  sind.  Allerdiiigs 

Rev.  Suisse  de  Zool..  T.  6,  1899.  25 


376  K.    BRETSCHER. 

giebt  es  einigeArten,  die  scziisageiKlasTenaiiibeheiTschen  und 
inimer  wieder  in  meist  reicher  Zalil  auftreten,  wie  Nais  lacustris, 
serpentina,  harhata,  elinguis,  (Jhaetoyasterdiaphanus  an  den  ver- 
schiedenen  Wasserpflanzen,  Tuhifex  rivulorum,  Psammorydes 
harhatus  und  Ernholocephalus  velutinus  ini  Grunde  des  Sees. 
Aile  andern  erscheinen  mehr  sporadisch  und  oft  eng  lokalisirt, 
ohne  dass  sicli,  wenigstens  jetzt  sclion,  ein  zutreffender  Grund 
fiir  dièses  Yerhalten  in  jedeni  Falle  angeben  liesse. 

So  fand  ich  am  linken  Seeufer  nie  einen  Dero;  aile  meine 
allerdings  spârlichen  Funde  stammen  von  der  rechten  Seeseite. 
Im  Gegensatz  dazu  erbeutete  ich  von  dieser  bis  jetzt  noch  nie 
Macrochaetina  intermedia,  Nais  Bretschen  und  lurida,  Uncinais 
uncinata,  Pristina  longiseta.  Die  neu  beobachteten  Encliytrœ- 
iden  stammen  ebenfalls  vom  linken  Ufer. 

Fur  die  Dero-Arten  riihrt  dies  ohne  Zweifel  davon  her,  dass 
mehie  Fangmethode  fiir  dièse  interessanten  schlannnbewohnen- 
den  Tierchen  unzuverlâssig.  und  daher  eine  allfâllige  Ausbeute 
allzu  sehr  einWerk  desZufalls  ist.  Fiir  die  iibrigen  Arten  kommt 
aber  offenbar  auch  der  Umstand  in  Betracht,  dass  das  rechte 
Seeufer  anlâsslich  der  Quaibauten  in  den  letzten  Jahren  mehr 
als  die  ergiebigsten  Fundstellen  beim  Bauschânzli  und  bei  Wol- 
lishofen  am  rechten  Ufer  kiinstlichen  Verânderungen  ausgesetzt 
waren.  die  unzweifelhaft  einen  bedeutenden  Einfluss  auf  die  Lebe- 
welt  des  benachbarten  Seegrundes  ausiibten. 

Es  scheinen  auch  wirklich  dieselben  Stellen  des  Sees  nicht 
immer  gleich  giinstige  Existenzbedingungen  fiir  ihre  Bewohner 
zu  bieten  ;  ich  entdeckte  Macrochaetina  zum  ersten  Mal  beim 
Bauschânzli,  wo  ich  die  hiibsche  Art  trotz  einlâsslicher  Durch- 
forschung  seither  nicht  mehr  fand  ;  um  so  zahlreicher  stellte  sie 
sich  bei  WoUishofen  ein,  wo  ich  sie  fruher  nie  beobachtet  batte. 
Desgleichen  Nais  Bretscheri,  die  ich  am  Bauschânzli  genau  an 
der  Stelle  traf,  welche  ich  fruher  auch  mehrnuils  abgesucht  hatte, 
ohne  eine  Spur  von  dieser  Naide  gewahr  zu  werden. 


OLIGOCHAETEN-FAUNA   DER   SCHWEIZ.  377 

Sicheiiicli  sind  Stelleii  mit  grossem  Pflanzenreichtum  auch 
von  den  Oligocliaeteii  bevorzugt  ;  docli  zeigen  sich  Plâtzemittip- 
piger  Flora  oft  wieder  auffalleiid  arm  an  tierischeii  Bewohnern, 
wâhrend  gleichzeitig  andere  sclieinbar  weniger  giinstige  Orte 
hievoii  wimiiielii. 

So  sind  angesichts  der  spârlichen  und  wenig  einlâsslichen  Be- 
obachtungen  aile  weiterreichenden  Schliisse  verfriiht.  Unihieflir 
nur  ein  Beispiel  anzufûhren,  scliienen  nach  meiner  ersten  Publi- 
kation  der  Katzensee  und  die  ïorftumpel  seiner  Umgebung  eine 
eigenartige  und  voni  Ziirichsee  erheblicli  abweichende,  reichere 
Oligochaetenfauna  zu  besitzen.  Denn  er  wies  als  nur  ihm  zu- 
kommende  Formen  auf:  Derofurcata,ChaetogasterLangl,  Aeolo- 
sonia  Fkdlen,  Pristina  longiseta,  Naislurida.  Nachdemnun  aber 
die  beiden  letzten  Arten  und  ferner  einige  neue  ini  Ziirichsee 
zur  Beobachtung  gelangt  sind.  bat  sich  das  Verhâltnis  wesentlich 
zu  Gunsten  des  letztern  geândert  und  wird  auf  Grund  neuer  Be- 
obachtungen  gewiss  wieder  Modifikationen  erfahren. 

Bezliglich  der  kleinen  Chaetogastriden  und  Aeolosoma-Arten 
vermag  ich  jetzt  nur  deswegen  keine  liber  die  erste  Publikation 
hinausgehenden  Mitteilungen  zu  machen,  weil  ich  das  dem 
Wasser  enthobene  Material,  die  Pflanzen  und  den  Schlamm  je- 
weilen  nur  mit  der  Lupe,  nicht  auch  mit  dem  Mikroskop  ab- 
suchte,  welches  Instrument  fiir  die  Authndung  dieser  winzigen 
Formen  unerlâsslich  ist,  so  zeitraubend  die  Méthode  erscheinen 
mag  ;  daher  erfordert  die  griindliche  Bearbeitung  der  Oligochae- 
tenfauna eines  Wasserbeckens  sehr  viel  Zeit  und  Geduld,  und 
macht  einen  lângeren  Aufenthalt  an  Ort  und  Stelle  unbedingt 
notwendig. 

Zum  ersten  Maie  bot  sich  mir  Gelegenheit,  einen  Alpensee 
einer  einlâsslicheren,  immerhin  noch  durchaus  ungenligenden 
Durchsuchung  auf  sehie  Bewolmer  an  Oligochaeten  zu  unter- 
zielien.  Es  war  dies  der  1880  m.  hoch  gelegene  Melchsee  und 
ein  kleines,  westlich  von  ihm  gelegenes  Wasserbecken,  das  auf 


378  K.    BRETSCHER. 

der  Karte  N°  393  desSiEGFRiED-Atlaseingezeiclmet,  abernicht 
mit  Namen  versehen  ist.  uiid  das  ich  als  Melcliseeli  hezeichne. 
Es  hat  weder  sichtbaren  Ziifluss  iiocli  AbHiiss,  envies  sicli  aber 
gegentiber  dem  grossen  Melchsee  merkwiirdig  reich  an  Borsten- 
wurmern,  sowohl  nach  Iiidividueii-  wie  iiach  Artenzahl.  Uiiter 
jedem  Steinchen  langs  des  Uferrandes  hielteii  sieli  eiiiige,  oft 
bis  10  imd  iioch  mehr  Lit mhrk/dus  variegatus.  mehrere  Emho/o- 
cephaluspUcatHS,  sparlicher  Tiibifieiden  ('T^//>'//(:',r  rivulorfim)  aiif, 
imd  ganz  vereinzelt  eine  Liniibriculide.  Die  unten  yerzeiclmeten 
Encliytrteiden  bewohnten  mehr  die  tiefern  Stellen,  doch  schien 
es  mir,  als  ob  sie  aile  den  von  der  Sonne  gut  diircliwânnten  seich- 
ten  Randpartien  entschieden  den  Vorzug  gâben  vor  den  tieferen 
kalten  Zonen  des  Sees.  Diesem  Unistand,  ferner  aiich  den  Charen- 
wiesen.  welcliedenCTrimddes  Melchseeli  bekleiden.  ist  vielleicht 
seine  reicbere  Faima  zuzuschreiben,  die  er  gegenûber  deni 
Melchsee  beherbergt  ;  dieser  war  damais  arm  an  Wasserpflanzen. 
Hier  fand  ich  niir  den  Lumhriculus  variegatus,  EwhohcepJwlus 
plicatus,  TuMfex  n?;^«/or^*w  iind  einen  Enchytrseiden,  einenLum- 
bricididen,  aile  in  verhâltnismâssig  geringer  Anzahl.  In  ihn  er- 
giessen  sich  ergiebige  Bâche,  die  in  Verbindung  mit  dem  Aus- 
fluss  lebhafte  Wasserstromimgen  bedingen;  dièse  und  die  viel 
bedeutendere  Tiefe  hindern  eine  ludiere  Temperirung  seines 
Wassers.  Der  Griind  ist  reich  an  ptianzlichem  Détritus,  der  dem 
Anschein  nach  den  Oligochsten  ausreichende  Nahrimg  bieten 
kônnte.  Moglicherweise  liegt  der  angegebene  Mangel  an  Oligo- 
chaeten  aiich  in  den  imgiinstigen  Witterungsverhâltnissen  des 
Friihlings  nnd  Vorsommers  begriindet,  welche  die  Schnee- 
schmelze  uni  voile  zwei  Wochen  hintanhielten,  so  dass  ni  einem 
gtinstigeren  Jahre  zu  gleicher  Zeit  —  zweite  Hâlfte  des  Juli  — 
die  Fangergebnisse  sich  gtinstiger  gestalten  dûrften,  wie  sie  viel- 
leicht aucli  spâter  im  Sommer  besser  ausgefallen  w  âren. 

Auffâlliger  Weise  traf  ich  in  den  beiden  Seen  keine  einzige 
Naide,  die  doch  in  diesen  Hôhen  ganz  wohl  fortkommen  kôimen. 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER    8CHWEIZ.  379 

Demi  Nais  elinguis  faïul  sich  an  Algen  an  einer  sumpfigen  Stelle 
in  (Tesellschaft  mit  LumbrlcuJus  varkgcduH  in  ca.  2000  m.  Hôlie 
vor.  Aucli  eine  sehr  sorgfâltige  Untersuehung  der  Wasser- 
ptianzen  und  des  Schlammes  ans  den  beiden  Seen  ergab  aus- 
nahmslos  ein  négatives  Résultat. 

Im  Blausee  aiif  der  Melchseealp  konnte  ich  nur  EmhoJocepha- 
lus  pUcatus  konstatiren. 

Dass  der  faiinistische  Bestand  von  Wasserbecken  zu  Wasser- 
becken  ganz  erlieblich  wechseln  kann,  gebt  nicht  nur  aus  der 
soeben  geschiklerten  Dilïerenz  zwischen  dem  Melchsee  und  seinen 
Nachbarn  hervor, sondern  auch  aus  einer  allerdings  ganz  fluchtigen 
Beobachtung  am  Thalalpsee  (  1 1 00  m),  an  dessen  Ufer  ich  unterStei- 
nen  keineneinzigenOligochaetentînden konnte.  Unddoch  ist  jenes 
Gebiet  nicht  etwa  arm  an  wasserljewohnenden  Borstenwiirmern. 
Auf  der  Miirtschenalp  namhch  —  1650  m.  —  entnahmich  einer 
sumptigen  Stelle  ganz  aufs  Geratewohl  60  cm^Schlamm  und 
Wasser,  die  ich  recht  griindlich  durchsuchte.  Sie  enthielten  liber 
70  Lumbriculus  variegatus,  liber  80  Nais  elinguis,  etwa  10  Tu- 
hlfex  rivulorum  und  ebenso  viele  Aulodrilus  Umnoh'ms  Br.  (s. 
unten),  trptzdem  ich  das  Material  eine  Woche  lang  auf bewahren 
musste,  bevor  es  verarbeitet  werden  konnte.  Daneben  fanden 
sich  Pisidien  die  Menge,  Insektenlarven,  Nematoden,  Platoden, 
Protozoen;  also  auch  hier  ein  Pieichtum  organischen  Lebens, 
wie  man  ihn  gewiss  nur  in  klimatisch  bevorzugteren  Gegenden 
vermuten  mochte. 

Auf  die  Durchsuchung  der  Melchseeli  habe  ich  reichlich  5 
Tage  Zeit  verwendet  und  bei  jedem  Fang  eigentlich  wieder  irgend 
eine  neue  Thatsache  konstatiren  konnen,  so  dass  in  der  Durch- 
forschung  dièses  kleinen  Gebietes  hinsichtlich  der  Oligochaeten 
erst  ein  ganz  bescheidener  Anfang  vorliegt. 

Nun  zu  den  landbewohnenden  Oligochaeten  der  Schweiz  : 

Sie  gehoren  vornehmlich  '1  Familien,  den  Endij^tra^iden  und 
den  Lumbriciden,  an. 


880  K.    BRETSCHER. 

Uber  die  erstereii  sincl  die  Beobachtungeii  nocli  sehr  spârliche 
iiiid  bescluaiiken  sicli  fur  die  Schweiz  nahezu  auf  das,  was  ich 
1896  publizirte  {Olif/ochaeten  9),  Irgeiid  welclie  allgemeine  oder 
gesetzmassige  Beziehung  hinsichtlich  ihres  Aiiftreteiis  ist  nocli 
nicht  erkeiinbar.  Niir  das  eine  darf  hervorgeliobeii  werden,  dass 
sie  in  den  Alpen  bis  in  etwa  2000  m.  Hohe  zinn  mindesten  nach 
Individuen-,  vielleidit  aiuli  nach  Artenzahl  eber  reicblicher 
vertreten  sind,  als  in  der  ebenen  Schweiz.  Man  trilït  sie  in  der 
Humusscbicbt  der  Bergweiden  in  grosser  Zabi,  wie  ich  in 
Lintthal  (Tierfebd),  der  mittleren  Sandalp,  Cresta  (1900  ni.)  im 
Avers,  auf  der  Fnitt  beobachtete,  w  âhrend  mir  ihr  Vorhanden- 
sein  in  den  Wiesen  des  Mittellandes  kaum  je  autïiel. 

Das  angegebene  Verhalten  steht  tibrigens  durchaus  ini  Ein- 
klang  mit  ihrer  geographischen  Verbreitung;  demi  Eisen  be- 
schreibt  (19)  eine  grosse  Reilie  nordischer  Formen  und  Michael- 
SEN  sagt  (39):  -Das  polare  Klima  ist  der  Entwicklung  von 
Enchytr?eiden  in  lioliem  Masse  giinstig.  » 

In  ihrem  Vorkominen  zeigen  sie  âhnliche  Eigentiimlichkeiten, 
wie  sie  bereits  von  den  Naidomorphen  zur  Sprache  gebracht 
wurden.  Fridericia  helvefica  Br.  {Oliffocliaeten  9),  deren  aus- 
ftihrliche  Beschreibung  icli  unten  nochmals  folgen  lasse,  suchte 
ich  vergeblicli  wieder  im  Muhn  einer  hohlen  ahen  Weide  an 
der  Limmat,  die  sie  vorher  beherbergt  batte;  jetzt  ist  der  Baum 
gefâlh  worden  und  damit  die  Aussicht,  des  Tieres  bakl  wieder 
habbaft  zu  werden,  redit  gering. 

Ebensowenig  komite  ich  FacJti/drihis  (Vejd.)  macuhdus  Br. 
wieder  vx)n  derselben  Stelle  bekommen,  wo  er  friiher  hiiutig  auf- 
getreten  war.  Àlmliche  Beobachtungen  stehen  mir  voni  Ziirich- 
see  zu  Gebote;  in  pflanzlichem  Moder  an  dessen  Ufer  traf  ich 
im  Friihjahr  auf  zwei  Art  en.  deren  Beschreibung  ich  gerne  im 
Herbste  kontrollirt  und  vervollstândigt  batte;  sie  waren  im 
gleiclien  Material  an  genau  der  gleiclien  Stelle  nicht  wieder  zu 
tinden,  daflir  aber  in  vier  Exemplaren  Yertreter  von  drei  andern 


OLIGOCHAETEN-FAUNA   DER   SCHWEIZ.  381 

Spezies'.  Yom  Melchseeli  wie  vom  Zurichsee  stimmen  die  Be- 
fiuide  durchaus  ubereiii:  Die  Enchytra^ideii  sind  in  grosser  Arten- 
zahl  vertreteii,  dage|L>eii  sclieiiit  die  Zabi  der  Individuel!  aiiffallend 
gering.  Die  AutîHndung  der  soeben  erwahnten  40bjekteerforderte 
einen  vollen  ïag  nnausgesetzten  Suchens  mit  der  Lupe  in  dem 
Material,  das  in  kleinen  Partien  in  tiachen  Glasschalen  aus- 
gebreitet  wurde. 

Die  Lumbriciden  zeigen  ahnlicbe  Verbreitnngsverhâltnisse 
wie  die  Naidoniorplien  :  Neben  P'ormen,  die  fast  iiberall  geniigende 
Existenzbedingungen  tinden,  wieder  solche,  deren  Gebiet  eng 
begrenzt  ist.  Zn  erstern  gehoren,  darin  stimmen  De  Ribaucourt 
(Etude  b2)\mà  icb  iiberein,  Lumbricus  ruhellus  und  AïïoJoho- 
phora  cyanea  var.  profuga.  L.  ruhellus  wurde  von  De  Ribau- 
court sogar  noch  in  3200  m.  Hohe  iib.  M.  aufgefunden,  im  Avers 
traf  icli  ilm  bis  2500  m.  ;  ahnlicher  allgemeiner  Verbreitung  er- 
freut  sich  A.  cyanea  prof aga,  eine  Art,  der  man  eigentlich  iiber- 
all begegnen  kami. 

Dasselbe  ist  wenigstens  in  der  Ostschweiz  der  Fall  mit  AUoh- 
hopJwra  caUginosa  var.  turgida,  putris  suhruhicunda  und  Allnrus 
tetraednts,  welch'  letztere  Art  fast  zuverlâssigjede  feucbte  oder 
sunipfige  Stelle  bis  gegen  die  Schneegrenze  binauf  besiedelt. 

Geboren  Lumhricus  hercfdeus  und  AUolobophora  terrestris 
vorwiegend  dem  Flaehlande  an,  s'o  steigt  AUolobophora  octoedra 
nicht  in  die  Niederung  hinab  (vergl.  aucb  De  Pjbaucourt.  Ettide 
48,  p.  29,  32  und  33). 

Von  den  tibrigen  scbeinen  die  Verhaltnisse  noch  sehr  wenig 
abgeklârt,  namentlich  deswegen,  weil  sienur  ganz  vereinzelt  zur 
Beobachtung  gelangten,  dann  aber  aucb,  weil  die  allzu  sehr  zer- 
streuten  Fundstellen  kein  einheitliches  Bild  ihrer  Verbreitung 
ergeben. 


'  Von  2  derselben  :  Marionina  riparia  und  Enchytraeus  turicensis,  folgt 
die  Beschreibung  unten. 


382  K.    BRETSCHER. 

Von  AUoJohoplwra  fœtlda  sagt  De  RiBAUf;()URT  (52,  p.  44): 
«  Espèce  rarissime  dans  la  Suisse  centrale.  » 

Sclion  DuGÉs  (17)  kamite  die  Eigenart  dieser  Spezies,  die 
warme,  in  Zersetzung  begriffene  Schicht  von  Kompostliaufen  mit 
Vorliebe  zu  bewolmen;  dalier  dlirfte  die  Vermutiing,  dass  sie 
dort  so  giit  zu  tretten  sei,  wie  in  der  Ostschweiz,  nicht  unge- 
rechtfertigt  sein. 

Wenn  auch  nicht  gerade  anzunelimen  ist,  wie  Hexsex  (30, 
p.  G68)  dies  turden  «  grossen  Regenwurm  »,  oflenbar  Xz^vwfe/v'r ms 
lierculeiis  thut,  dass  auf  jede  Flâche  ^on  1  m.  Radius  min- 
destens  dn  Wurm  vorkommen  miisse,  so  bringen  doch  die  Un- 
môglichkeit,  weite  Wanderungen  vorzunehmen,  ferner  die  Art 
der  Begattung  es  mit  sich,  dass  die  Lumbriciden  eine  Gegend 
in  verliâltnismâssig  grosser  Diclitigkeit  besiedeln  mûssen.  Selbst- 
verstândlich  scbliesst  das  nicht  in  sich,  dass  sie  dann  auch  dem 
Sannnler  in  entsprechend  grosser  Zabi  in  die  Hânde  fallen. 

Wenn  Lumhrkus  rubellus  das  Mittelland  und  die  Berglehnen 
bis  3200  m.  Hôhe  bewohnt,  so  bedarf  die  oben  angefiihrte  That- 
sache  seiner  allgemeinen  Verbreitung  doch  noch  etwelcher  Ein- 
schrânkung.  Auf  der  Frutt,  im  Gebiete  des  Melchsees  fand  ich  ilm 
nicht,  dafûr  den  L.  melihœus,  der  ihn  hier  zu  ersetzen  scheint. 
Im  Gebiete  des  Murtschenstockes  beobachtete  ich  bis  jetzt  nur 
den  L.  ndellus,  wâhrendi.  melibœus  felilt,  wie  ihn  auch  De  Ri- 
BAUCOURT  von  der  sudwestlichen  Schweiz  nicht  erwâhnt.  Darf, 
gestûtzt  auf  dièse  Beobachtungen  fiir  dièse  Gebiete  —  L.  weU- 
bœiis  ist  auch  im  Flachland  zu  Hause  —  geradezu  von  vika- 
risirenden  Arten  gesprochen  werden  ? 

t^infacher  scheint  die  Sache  zu  liegen  fiir  AUoJohoplioni  her- 
manni,  argoviense  und  rhenani.  Aile  drei  lialten  sich  an  nassen 
Standorten  auf,  der  erstere  nu  Schlaunu.  Sand  und  Kies  von 
Bâchen,  letztere  beide  unter  den  vom  Wellenschlag  bespiilten 
Steinen  von  Flussufern,  imd  zwar  A.  argoviense  ausschliesslich 
nach  den  vorliegenden  Funden  an  der  Limmat,  A.  rhenani  nur 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER   SCHWEIZ.  383 

am  Rheine.  Es  hat  somit  den  Anschein,  als  ob  unsere  Flussufer 
eiiie  Reilie  von  Lokalformen  aufwiesen,  uiid  es  darf  von  der  ge- 
nauen  Erforschung  dieser  (  )i-tli('hkeiten  nooh  manches  intéres- 
sante Ergebnis  erwartet  werden. 

Viel  beobachtet  imd  besprochen  ist  die  Gewohnheit  der  Regen- 
wiirmer,  nâchtliche  Wanderungen  vorzunehmen.  DAmxm{Acker- 
erde  14)  sagt  hieruber  p.  8  :  «  Man  kann  sie  des  Nachts  in  grosser 
Zabi  lunherkriechen  sehen...»,  p.  9:  «Sie  verlassen  alleni  An- 
scheine  nach  ihre  Rohren  zu  einer  Entdeckungsreise  und  tinden 
auf  dièse  Weise  neue  Wohnorte  »  und  p.  S  :  «  Kranke  Individuen, 
welche  nieistens  von  den  parasitischen  Larveii  einer  Fliege  heim- 
gesiicht  werden...,  wandern  wâhrend  des  ïages  heriiui  und  ster- 
ben  an  der  Oberflâche.  » 

STOLh{Zoogeoqrfq)]iie59,  p.  24!))  aussert  sich  folgendermassen 
liber  die  aktive  Wanderung  der  Oligochaeten  :  <  Sie  geschieht 
wohl  hauptsâchlich  unterirdiscli.  Die  oberirdisch  wandernden 
Tiere  dieser  Gruppe  sind  haufig  krank,  d.  h;  von  Schmarotzern 
besetzt  und  daher  einem  bakligen  Tode  verfallen.  Wie  viele  der 
oberirdisch  sich  aufhaltenden  Regenwurnier  ausserdem  durcli 
Ertrhdven,  durch  Yertrocknen  und  durch  Feinde  getôtet  werden, 
davon  iiberzeugt  uns  fast  jeder  Morgenspaziergang  nach  einer 
warmen  Regennacht.  » 

Die  Angaben  von  Darwin  bestâtigt  Mehmed  Djemil {Unter- 
suchmigen,  16,  p.  6);  erbemerktferner,  wohl  nach  Hoffmeister, 
«  dass  nicht  aile  Regenwilrmer  dièse  gleiche  (lewohnheit  des 
nâchtlichen  Wanderns  haben,  sondern  dass  sich  viehnehr  dièse 
Thatsache  nur  auf  ehiige  besondere  Arten  erstreckt.  » 

Hoffmeister  (35)  erwâhnt  p.  13  :  Dièse  (Lumbricus  agricola 
Hoffm.)  und  die  folgende  Art  (L.  rubeUus  Roïïm.)  sind  diebeiden 
einzigen,  welche  ihre  glatten  Rohren  zuweilen  ganz  verlassen 
und  sich  zur  Paarung  und  zum  Frasse  auf  der  Oberflâche  bei 
Nacht  herunitreiben.  Von  der  Meinung,  dass  auch  die  dritte 
Art  Streifzuge  unternehme,  bin  ich  ganz  zuriickgekommen  ; 


384  K.    BRETSCHER. 

weiiigstens  mag  (lies  iiiir  imter  gariz  besonderen  Umstânden 
geschehen  koiiiien. 

Icli  liabe  wahreiid  lângerer  Zeit  die  bei  Regeii  aiif  der  Strasse 
waiidernden  Terrikolen  gesammelt  imd  dabei  folgende  Arten 
vertreten  gefundeii  : 

AUolobophora  cyanea  var.  profuga  und  studiosa, 

A.  terrestris, 

A.  rosea, 

A.  fœtida, 

A.  caliginosa  var.  turgida, 

A.  pntns  var.  subruhicunda, 

Lumbricus  rubellus, 

L.  herctdeus, 
d.  h.  aile  bei  uns  allgemeiner  verbreiteten  Spezies.  Dièse  That-^ 
sache  in  Verbindiuig  mit  dem  fast  durchweg  nornialen  Aussehen 
der  Tiere  fiihrt  mich  dazu,  die  Wanderungen  der  Regenwûrmer, 
wie  Darwin,  als  eine  normale  Lebensâusserung  derselben  auf- 
zufassen.  Sie  werden  offenbar  imternommen,  uni  neue  Wolin- 
nnd  Fiitterplatze  aufzusuchen  ;  sie  sind  zudem  ein  Mittel,  neue 
Nachbarschaft  sich  zu  sichern  und  Inzucht  zu  vermeiden.  Filr 
unsere  einheimischen  Lumbriciden  fallen  gewiss  dièse  oberirdi- 
schen  Wanderungen  weit  mehr  in  Betracht,  als  die  unterir- 
dischen.  Dass  die  die  Alpen  bewohnenden  Terricolen  zu  einem 
guten  Teil  geradezu  auf  ein  Wanderleben  angewiesen  sind,  habe 
ich  bereits  friilier  (Oligochaeten  9)  ausgefilhrtundsicherlich  trifft 
die  Behauptung  zu  fur  die  Alpenweiden  mit  einer  sehr  schwachen 
Hunmsscliicht.  Aber  aucli  da,  wo  der  Boden  tiefgriindiger  ist, 
wie  auf  der  Frutt,  suchen  sie  mit  Vorliebe  die  Exkrementhaufen 
der  Weidetiere  auf,  unter  denen  sie  meist  in  Mehrzahl,  die  En- 
chytrseiden  aber  geradezu  in  Menge  sich  ansammeln. 

Dass  daneben  vereinzelte  Ursachen  filr  das  Verlassen  der 
Rohren  und  fiir  Wanderungen,  wie  Krankheiten,  Parasiten,  Ver- 
folgung  durch  P'einde,  zu  Kraft  bestehen  oder  bestehen  konnen^ 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER   SCHWEIZ.  385 

liegt  ausser  Zweife].  Hensen  namentlich  betont  (30),  wie  die 
Wiirmer  ans  (1er  Erde  «hervorschiessen»,  wemi  der  Maiilwurf 
grabt.  Irgend  eiiie  dieser  letzterwahnten  Ursacheii  ist  minwalir- 
sclieinlich  imSpiele,  weim  die  llegeiiwurmerbeitrockeiiem  Wet- 
ter,  sogar  bei  lieisseiii  Sonnenschein  mitten  im  Sommer  an  die 
Erdoberflâche  kommeu.  Mail  kami  gelegentlich  einzelne  solclier 
abiiorm  sicli  verlialtender  ïiere  antreffen. 

Es  darf  aiicli  iiicht  ausser  Aclit  gelassen  werdeii.  dass  die 
Regenwiiriner  iiiclit  iiiir  lediglicli  durch  feiichte  Witterimg  ziini 
Verlasseii  ilirer  Woliiirohreii  in  der  Naclit  veranlasst  werden^ 
demi  der  Wind,  ja  die  fallenden  Regentropfen  selber  halten  sie 
zurtick,  wie  icli  des  (iftern  wahrziinelimen  Gelegenheit  hatte^ 
wenn  icli  nach  Eintritt  der  Diinkellieit  ihr  Treiben  mit  der  La- 
terne  verfolgte.  Oft  koiuint  es  daim  allerdings  vor,  dass  der  Mor- 
gen  sie  auf  der  Iieise  iiberrasclit,  bevor  sie  sich  wieder  friscli  an- 
gesiedelt  habeii. 

Bereits  wiirde  angetulirt,  dass  Hensen  in  dem  Maulwiirf  den 
grimmigsten  Feind  der  Regenwiiriner  erblickt;  dies  ist  diirchaus 
richtig.  Haben  doch  Dahl  {Nahrmigsvorràte  12,  Maulwurf  \?>), 
iind  RiTZEMA  Bos  (Lehensf/eschichte  6)  nachgewiesen,  dass  er 
sie  im  Winter  zu  Hunderten  als  Nahrungsvorrat  iiin  sein  Xest 
aufhâiift.  Icli  bin  seiner  Zeit  der  Frage  ebenfalls  nacligegangen 
imd  habe  in  3  Nestern  allerdings  niir  16, 14  iind  1  Stiick  Wiirmer 
gefunden,  die  offenbar  als  Vorrat  aufgespeichert  waren,  demi  sie 
tnigen  grossenteils  deiitliclie  Verletzimgen  an  sich;  doch  waren 
immerliin  6  dieser  Objekte  vollig  intakt  iind  die  A¥iinden  der 
tibrigeii  lagen  an  den  vorderen  Segmenten,  wie  aiich  die  beiden 
genannten  Forscher  iibereinstimmend  angeben.  Dagegen  konnte 
von  weitern  Vorkehrungen ,  die  Gefangenen  am  Entfliehen  zu 
verhindern,  nichts  wahrgenommen  werden. 

De  Ribaucourt  {Etude  52)  berichtet  in  p.  54  von  einem 
Exemplar  der  AUolohopJiora  caUginosa  aus  der  Umgebung  von 
Bern,  «  qui  était  de  plus  forte  taille  que  ceux  récoltés  sur  le 


386  K.    BRETSCHER. 

Niesen.  »  Dazu  ist  zu  bemerken,  dass  im  allgemeinen  —  nicht 
in  jodeiii  eiiizeliieii  Fall  —  die  Grosse  der  Lumbricideii  ahniiimit 
mit  der  Meereshohe  ilires  Staiidortes,  so  dass  sie  also  in  grosserer 
absoluter  Hôhe  kleiner  bleiben,  als  in  den  Niederungen. 

Folgende  Angaben  mogen  dièse  Behauptung  illustriren.  Es 
zeigte 

Lumhricus  ruhellus. 

Fundort  Lange       Diirchm.     Segmente      Lângen-,      verhàltnis 

Zurich  ....     95-130'™^     6™" 
Friitt 65-  74"""     4""" 

Allohhophora  cyanea  profKfiu. 

Fundort  Lange       Dmchm. 

Hasenberg.  .   120-130"»»    5""" 

Ehii 60™"  3"""         96 

Allai ohopliora  calighiosa  turçilda. 

Fundort  Lange       Durchm.      Segmente     Laugen-,     Volumverh. 

Wadensweil  .     80-136»"»     4»»"     135-154     _     ,,      .     ,  ,. 

5:11      1  :  5-b 

Melchtal  ...     56-  60»™   2,5»""    103-108    • 

Die  A.  cyanea  var.  studiosa  von  der  Frutt  waren  durchschnitt- 
lich  niir  halb  so  lang  wie  die  von  Zurich  und  viel  dumier  ;  âhn- 
lich  verhâh  es  sich  mit  Allurus  tetraedrus.  Lumhricus  melihœus 
dagegen  erreicht  auf  der  Frutt  voUig  das  Ausmass  wie  bei 
Zurich. 

Von  diesem  Gesichtspunkte  aus  môgen  auch  einige  der  von 
De  Ribaucourt  aufgestellten  Varietâten  beurteilt  werden  ;  so 
vor  allem  seine  Allolohopliora  octoedra  var.  UUpidiana  und  Allu- 
rus tetraedrus  var.  infinitesimalis. 


105-112 
91-104 

7  :  11 

1  :  4 

Segmeute 

Lângen-, 

Volumverh. 

L35-153 

1  :  2 

1  :  5 

OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER    SCR-W^IZ.  387 

II.  Zur  Systematik  der  Oligochaeten  der  Schweiz. 

LUMBRICULIDAE. 

Lunibriculus  variegatus  0,  F.  Mull,  ' 

Neiie  Fiindorte  :  Untere  Glatt ,  Tiimpel  im  Melchseegebiet 
(Tannenalp),  2000'",  ebeiiso  in  Tlimpeln  auf  der  Murtschenalp  ; 
im  Melchseeli  sehr  hâiifig,  namentlich  am  Ufer,  hier  ein  ge- 
schlechtsreifes  Exemplar  (Juli). 

Der  Melclisee  und  das  Melchseeli  belierbergen  einen  andern 
Luiiibriculideii,  liber  dessen  systematische  Stelluiig  ich  zur  Zeit 
nichts  bestimmtes  auszusagen  vermag,  da  ich  seiner  nur  in 
wenigen  Exemplaren  habhaft  werden  konnte,  und  er  noch  nicht 
geschlechtsreif  war.  Es  moge  geniigen,  hier  fiir  einmal  auf  das 
Vorkonnnnis  aufmerksam  zu  machen. 

TUBIFICIDAE. 

Tuhifex  rkmlorum  Lam. 

Neue  Fundstellen  :  Melchsee  und  Melchseeli,  Tiimpel  auf  der 
Miirtschenalp. 

Limnodrilus  spec. 

Im  Melchseeli,  noch  nicht  geschlechtsreif,  so  dass  sichere 
Diagnose  unmoglich  war. 

EmhoJocephalus  plicakis  Rand. 

Neue  Fundorte  :  Melchsee,  Melchseeli,  Blausee  ;  im  Melchseeli 
zu  mehreren  unter  jedem  Stein  am  Uferrand,  in  grôsserer  Tiefe 
kam  er  nicht  mehr  vor  ;  oft  mit  ganz  schwacher  Schlammhtille, 
fast  durchweg  geschlechtsreif. 

Dièse  hier  so  hâutige  Art  ist  sonst  nirgends  in  Alpenseen  beob- 
achtet  worden. 

'  Es  ist  fïir  die  Systematik  fast  durchweg  Beddard's  Monograph  (5)  zu 
Grunde  gelegt. 


388  K.    BRETSCHER. 

Als  Aiihang"  zu  deii  Tubificiden  nenne  icli  noeh  einen  Oligo- 
cliaeten,  liber  desseii  Stellung  im  System  Clenaueres  zu  ermitteln 
bleibt  ;  geii'enwârtig-  passt  er  weder  zu  deii  Lumbriculiden  noch 
zu  deii  Tubiticideii,  und  koimte  vielleiclit  Anlass  geben  zur  Be- 
griindung  einer  neuen  Familie.  Ich  bezeichne  ihn  als 

Aidodrihis  limnohius  iig.  ii.  sp. 

Lange  10™"\  Segmente  ca.  80. 

Haut  stark  driisig,  farblos,  wenig  durchsichtig. 

Borsten  zu  5-8-10,  âhnlich  denenYon  Ltimhriculus  varieffa- 
tiis,  aber  viel  stârker  /-fôrmig  gekriimmt,  mit  ganz  kleinem 
oberm  Hacken  ;  Nodulus  gegen  das  âussere  Drittel,  aile  Borsten 
von  gleicher  P'orm,  Haarborsten  also  fehlend. 

Darm  von  VI  an  (excl.)  mit  Chloragogenzellen  bedeckt,  in  YIII 
nnd  folgenden  Segment  en  bedeutend  weiter. 

Blut  gelblicli  ;  blind  endigende  Gefasschleifen  fehlend.  Pul- 
sirende  Schleife  in  W,  so  dickwandig,  dass  das  Blut  niclit  durch- 
scheint,  in  den  hintern  Segmenten  je  eine  niclit  pulsirende  weite 
Sclileife,  wie  sie  die  Tubificiden  besitzen. 

Erster  Nephridientrichter  in  VIII  ;  Kanal  sehr  lang,  vielfacli 
verschlungen  und  fast  die  ganze  Lange  des  Segmentes  einneh- 
mend. 

Gehirn  anscheinend  âhnlich  dem  von  Enchytraeiden,  Seiten- 
rand  gerade,  Hinterrand  schwach  eingebuchtet.  (Leider  gelang 
€s  mir  nie,  bei  der  Untersuchung  in  lebendem  Zustande  das  Tier 
in  dorso-ventraler  Lage  zu  bekonnnen;  sie  legten  sich  in  der 
«  feucliten  Kammer  »  liartnâckig  auf  die  eine  Seite.) 

Die  Wiirmchen  steckten  genau  wie  junge  Limnodrili  in  Rôh- 
ren,  die  aus  groben  Schlannn])artikeln  zusammengeklebt  waren; 
daher  die  Genusbezeichnung.  Die  wenigen  Exemplare  waren 
sâmtlich  noch  nicht  geschlechtsreif  ;  ich  fand  sie  an  sumptiger 
Stelle  auf  der  Murtschenalp  (1650'»). 


OLIGOCHAETEN-FAUNA   DER   SCHWEIZ.  389 

Naidomorpha. 

Nais  harhata  0.  F.  Mull. 

Ist  im  Ziiritiisee  viel  hâufiger  als  N.  elinguis. 

N.  eJhiguis  0.  F.  Miill. 

Xeue  Fundstellen  :  Tiimpel  obeiiialb  des  Melehsees,  (2000™) 
und  auf  der  Mûrtscheiialp  in  Menge.  Dies  ist  bis  jetzt  der  eiii- 
zige  in  der  Schweiz  in  so  grosser  Hohe  konstatirte  Vertreter  der 
Familie. 

N.  serpentina  0.  F.  Mûll. 

Von  dieser  im  Zurichsee  ungemein  haufigen  Art  fand  ich  Ende 
1898  ein  vereinzeltes  geschlechtsreifes  Exemplar. 

N.  josinae  Vejd. 

Dièse  Art  ist  neu  fiir  die  Schweiz;  ich  beobachtete  einige 
wenige  Exemplare  an  Algen,  die  aus  dem  Zurichsee  bei  Wollis- 
hofen  stannnten. 

N.  Brefscheri  Mich. 

Ist  noch  nicht  beschrieben.  Dièse  eigentiimliche  Naide  hat 
Herr  Dr.  Michaelsen  laut  brieflicher  Mitteihuig  im  Vierwald- 
stâttersee  entdeckt  und  ihn  wie  oben  bezeichnet.  Ich  fand  sic 
beim  Bauschânzli  am  Ausfluss  des  Ztirichsees.  Wesenthche  Er- 
ganzungen  zu  nachstehender  Beschreibung  sind  enthalten  in 
Michaelsen,  Beitrage  4G. 

Lange  5-G"™.   Segmente  bis  zur  Sprosszone  17. 

Augen  vorhanden. 

Hautmuskelschlauch  im  Vorderende  dunkel  pigmentirt,  so 
dass  die  Art  sich  schon  durch  die  Farbe  von  N.  elinguis  und 
harhata  unterscheidet. 

Analende  mit  ventral  vorspringender  Platte  wie  bei  N.  elin- 
guis. 

Borsten:  ventral  in  II-V  dûnne,  zarte  Hakenborsten  zu  4-5, 


390 


K.    BRETSCHER. 


obérer  Haken  bedeutend  langer,  als  der  untere  (Fig.  1  a);  in 
VI  sind  2,  in  VII-XII  je  1,  weiterhinten  2-4  Borsten  per  Bûndel. 
Die  einzeln  stehenden  Borsten  in  VII-XII  wohl  zwei  mal  dicker, 
als  die  andern,  aber  kanm  langer,  am  distalen  Ende  scliarf  iim- 
gebogen,  mit  sehr  kràftigem  âusserm  und  ganz  kleinem  innerem 
Haken  (Fig.  le),  Nodiilus  im  distalen  Drittel;  die  ventralen 
Borsten  der  hintern  Segmente  der  Form  nacli  entsprechend 
den  letztbeschriebenen,  nur  viel  diinner 
(Fig.  1  b). 

Ein  Exemplar  trug  in  VI  und  VII  je 
2  Borsten  von  der  Form  b,  in  VIII  2 
und  IX  1  Borste  von  der  Form  c,  in  X 
mehrere  wie  b. 

Dorsale  Borsten  erst  in  VI,  je  eine 
spiessfôrmige  und  eine  scliwach  /-fôr- 
mig  gebogene  mit  Gabelspitze,  ohne 
Nodulus,  entsprechend  den  kurzen  dor- 
salen  Borsten  von  N.  elinguis. 

In  den  Sprosszonen  ventral  die  Bor- 
sten b  zu  4,  die  vorderen  «  zu  3.  Gehirn 
hinten  tief  eingeschnitten.  Ûbrige  Organisation  wie  N.  elinguis. 
Charakteristiscli  fiir  die  Art  ist  sonacli  der  Besitz  der  Borsten 
b  und  c,  die  von  den  iibrigen  Naidenborsten  in  der  Form  durch- 
aus  abweichend  sind. 


Fig.  1. 


N.  lurida  Timm. 

Dièse  Art  ist  nur  dem  Namen  nacli  neu  und  gleich  der  N.  ap- 
pendiculata  D'Udek.  in  meiner  ersten  Arbeit  {OUgochaeten  9). 
Beide  Arten  sind  cliarakterisirt  durch  den  Besitz  von  sehr 
langen  Rtickenborsten  im  ersten  dorsalen  borstentragenden 
Segment  VI,  durch  das  Vorkommen  einer  Schlammhiille  und 
von  segmentai  angeordneten  Sinneshtigeln.  Zum  ersten  Mal 
wurde  N.  appendiculata  von  D'Udekem  beschrieben  {Classifi- 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER    SCHWEIZ.  391 

cation  64),  danii  wieder  voii  Vejdovsky  {St/stem  G  G),  von 
Bottsfip:ld  {Slavma  S)  und  Bourne  {Noten  7).  Ûber  N.  lurida 
beriehtet  zuerst  Timm  {Beohaclitungen  GO),  sodann  Bousfield 
(8),  DiEFFENBACH  {St'udien  15).  Vejdovsky  (66)  stellte  fiir 
appendictdata  das  Geniis  Slavina  auf,  in  welches  Bousfield 
neben  lurida  aiich  noch  N.  serpentina  einbezog,  weil  sie  eben- 
falls  mit  Sinneshiigeln  ausgestattet  ist.  Stolc  (Beitrag  58)  tritt 
deni  entgegen,  gesttitzt  auf  die  Thatsache,  dass  dièse  Organe 
Yon  lurida  iind  appert diculata  einerseits,  serpeidina  M\(\çi^(^\iH 
pliysiologisch  imd  anatomisch  ganz  différente  Bildimgen  seien  — 
jene  kontraktil,  dièse  nicht  —  inid  ninmit  letztere  wieder  zii 
Nais.  ïibrigens  ist  in  der  Tafel  der  BousFiELD'schen  Arbeit 
eine  falscbe  Bezeichnung  namhaft  zii  machen,  indem  seine 
Fig.  2  eine  appendicidata,  Fig.  3  die  lurida  ilhistrirt,  wâlirend 
beide  als  appendiçulata  angegeben  sind.  In  seiner  grossen  Mono- 
graphie ordnet  Beddard  (5)  beide  Arten  dem  Genus  Nais 
imter,  weil  sie  wie  die  iibrigen  Naiden  s.  s.  sich  durcli  Cephali- 
sation  anszeichnen  imd  dorsal  verscbiedene  Borstenfornien  aiif- 
weisen.  Die  durchwegs  geringe  Borstenzahl  in  den  dorsalen 
Biindehi  bei  den  Objekten,  die  ich  vor  Aiigen  batte,  nandich  ini 
vordersten  Biindel  1 — 2  sehr  lange  und  1 — 2  kûrzere  Haar- 
borsten,  in  den  folgenden  fast  durchweg  nur  eine  kurze  Haar- 
und  eine  Spiessborste,  veranlassten  mich,  die  Tiere  zu  aprpen- 
diculafa  zu  rechnen.  Dagegen  ist  docli  zu  sagen,  dass  die  Sinnes- 
hiigelreiben  wobl  als  wichtigeres  systeniatisches  Merkmal  auf- 
zufassen  sind  als  die  Borstenzahl,  wenn  dièse  auch  durchweg 
dieselbe  war.  So  ist  gewiss  die  Diagnose  auf  lurida,  weil  nieine 
Objekte  zwei  Pieihen  von  Sinnespapillen  pro  Segment  besassen, 
die  richtigere. 

An  den  Sprosstieren  fand  ich  ôfters  die  Borsten  des  ersten 
dorsalen  Biindels  nicht  langer,  als  die  tibrigen  Rtickenboi- 
sten;  die  gleiche  Beobachtinig  war  auch  an  einzelnen  isolirten. 
also  erst  abgetrennten,  Tieren  zu  machen. 

Rev.  Suisse  de  Zool    T.  6.  1899.  26 


392  K.    BRETSOHER. 

Neue  Fimdstellen  :  ïoiftuinpel  bei  Robenhausen,  Zûriclisee 
bei  Wollisliofeii. 

Fristina  longiseta  Ehrbg. 

Neuer  Fundort  :  Zurichsee  bei  Wollishofen. 

Macrochaetina  hdermedia  Br. 

Der  in  Olif/ochaeten  (9)  gegebeneii  Beschreibung-  habe  ich 
nichts  beiziiftigen,  als  dass  die  Lange  ohne  Sprosszone  1 — 3 
mm.  betragt,  und  oft  eine  Schlannnhtille  vorkommt,  soweit  die 
Ruckenborsten  reiclien. 

Da  der  Name  Macrochaeta  bereits  vergeben  ist,  habe  ich  ihn 
durch  den  angegebenen  ersetzt.  Ich  fand  die  Tiere  neuerdings 
im  Friihjahr  bei  Wollishofen,  wo  sie  scharenweise  Algenklumpen 
in  3 — 4  m.  Tiefe  bewolmten. 

Uncinais  uncinata  Oerst. 

Ist  lieu  fur  die  Schweiz. 

Von  der  Literatur  standen  mir  die  OERSTED'sche  und  die 
LEViNSEN'sche  Beschreibung  nicht  zu  Gebote,  wohl  aber  die 
von  Yejdovsky  (%sf e);7  66),  Menor  {Section  4:7),  Czermavsky 
{Materudia  11),  BouRNE  {Notes  7),  so  dass  die  Bestiminung 
mit  einigem  Vorbehalte  iiach  diesen  Autoren  und  Beddard 
(Monographie  5)  erfolgte.  Es  mag  sich  empfehlen,  die  Beschrei- 
bung des  Tieres  nacli  meinem  Befunde  zu  geben. 

Lange  ohne  Sprosszone  7,  mit  dieser  10  mm.,  Segmentzahl  bis 
zur  Sprosszone  23 — 25.  KopHappen  stuinpf,  mit  Tasthaaren 
besetzt.  Augenflecke  vorhanden. 

Vordere  Segmente  mit  zerstreuten  Pigmentfiecken  oder  Quer- 
streifen. 

Borsten  ventral  zu  4 — 7  per  Biindel,  doppelhakig,  j'-formig 
gebogen  mit  schwacher  mittlerer  Anschweliung. 


OLIGOCHAETEN-FAUNA   DER    SCHWEIZ.  393 

Rtickenborsten  erst  iii  YI.  zu  2 — 4,  Form  w  ie  die  der  ventralen 
Biindel. 

Erstes  Nepliridiiuii  in  MI  (solleii  bei  X.  littoral is  Beddard  5 
fehleii). 

Lymplik()ii)er  rund,  zu  Klumpen  geballt,  traubig  oder  einzeln. 

Mao-endanii  in  "S'I  beginnend.  in  VIII  oft  niagenâhnliche  Er- 
Aveiteriing. 

In  \  verlâsst  das  lUickengefâss  den  Darm,  steigt  zur  Korper- 
wand  enipor  und  zieht,  segmentai  je  ein  Paar  Seitenâste  abge- 
bend,  nach  vorn.  Dièse  bilden  ein  reich  verzw  eigtes  und  vielfach 
anastomosirendes  Hautgefâssnetz,  das  ich  bis  in  VIII  verfolgen 
konnte. 

Ich  fand  das  Tier  vereinzelt  bei  Wollishofen,  bei  der  Manner- 
badanstalt  Zurich,  ini  Schlamme  bis  in  10  m.  Tiefe  und  an 
Algen. 

Naidiiim  naid'ma  Br. 

Ist  nicht  neu,  sondern  identisch  mit  meiner  Homochaeta 
tuiklina  {Otigochaeten  9).  Beddard  hat  (in  Worms  3  und  in 
der  Monogniphie  5)  das  Genus  Naidium  ganz  aufgegeben  und 
mit  Pristina  vereinigt,  weshalb  ich  friiher  ein  neues  Genus 
aufstellte.  Nun  passt  aber  Homochaeta  bei  genauer  Ûberlegung 
doch  in  die  Gattung  Naidium  0.  Schmidt.  Er  schreibt  darûber 
(in  Naiden  56)  :  «  Korper  langgestreckt,  vorn  zugespitzt,  hinten 
abgestumpft,  Oberlippe  kurz,  die  4  Borstenreihen  nehmen  den 
Anfang  auf  dem  III.  Segment  —  er  zâhlt  den  Kopflappen  als  I.  ; 
—  ailes  Hakenborsten  Augen  sind  nicht  vorhanden.  »  Dagegen 
muss  die  Species  aufrecht  erhalten  werden,  weil  Haarborsten 
durchaus  fehlen. 

Enchytraeiden. 

Die  Enchytraeiden  bieten  von  allen  unsern  Oligochaeten  der 
systematischen  Bearbeitung  die  grossten  Schwierigkeiten  dar  ; 


394  K.    BRETSCHER. 

(liese  liegen  weiiiger  in  deii  Untersuchimgsmethoden  begrundet.. 
als  in  der  nierkwiirdigen  Variabilitiit  iind  den  ungeniein  viel- 
faclien  Kombinationen,  in  denen  die  systematiscli  wichtigen 
Merkmale  vorhanden  sind.  Sie  madien  die  Entsclieidung  tiber 
die  Ziigehorigkeit  zu  der  einenoder  andeniArt  oft  redit  schwer. 

Soweit  moglich  erfolgte  die  Untersiichung  am  lebenden  Ob- 
jekte  ;  viele  Arten  sind  so  durchscheinend,  dass  die  inneren  Or- 
gane durcli  den  Haiitmuskelschlaucli  mit  geniigender  Sicberbeit 
zu  erkennen  sind.  Daran  schloss  sich  weiiigstens  bei  den  gros- 
sern  Arten  die  Zerziipfmigsmethode,  wobei  die  systematisch 
wiclitigen  Organe  in  Glyceringelatine  eingebettet  wurden.  Dièse 
Art,  die  Tiere  resp.  ihre  Korperteile  zu  konserviren,  ist  selir 
empfelilenswert,  weil  sie  eine  rasche  Orientirung  iiber  dieselben 
gestattet  und  so  die  Artbestimmung  ungemein  erleichtert.  Die 
Organe  hellen  sich  meist  auch  so  schon  auf,  dass  sie  deni  Auge 
fast  jedes  wiinschbare  Détail  bieten.  Fiir  die  Erledigung  vieler 
Fragen  ist  die  Zerlegung  in  Schnittserien  unumgângiich  not- 
wendig  ;  die  wenige  verfugbare  Zeit  erlaubte  mir  jedoch  nicht^ 
in  dieser  Richtung  ein  Erkleckliches  zu  leisten. 

Es  empfielilt  sich  unter  allen  Unistanden.  die  lebenden  Objekte 
wenigstens  einer  vorlâuligen  Durchsiclit  mit  schwacher  Ver- 
grôsserung  unter  demMikroskop  zu  unterziehen  ;  dièse  Vorunter- 
suchung  ermoglicht,  Gleichartiges  zusammenzubringen ,  niclit 
Zusammengehôrendes  zu  tremien,  und  ist  an  den  konservirten 
nur  mit  ungleich  grôsserer  Miihe  oder  auch  gar  nicht  mehr 
durchfiihrbar  ohne  die  Zupf-  resp.  Schnittmethode. 

Das  Toten  und  Konserviren  der  Enchytrieiden  nach  Michael- 
SEN  {Untersuchung  37)  und  Ude  {Wûrmer  61)  —  Ûbergiessen 
mit  heissem  Sublimât,  nachher  Einlegen  in  80  %  Alkohol  — 
leistet  vorzûgliche  Dienste. 

Nachstehend  sind  nur  diejenigen  Arten  aufgefiihrt,  deren  Un- 
tersuchungsergebnisse  mir  geniigend  erschienen  zur  Einordnung 
in  das  System;  eine  ganze  Reihe  anderer  Formen  wurden  zu- 


OLIGOCHAETEN-FAUNA   DER   SCHWEIZ. 


395 


ruckgestellt,  bis  neue  Funde  ini  eiiien  oder  anderii  Punkte  melir 
Klarheit  gebraclit  haben. 

Mesencliytraeiis  montanus  n.  sp. 

Lange  20 — 25  mm.  ;  Durchmesser  ^/s — 1  mm. 


Segmente  55- 


-65. 


Farbe  :  gelblicliweiss.   Haut  wenig  durchsichtig. 

Borsten  sigmoid,  ventral  G — 9,  dorsal  3 — 5  perBiindel;  Ge- 
schlechtsborsten  nicht  beobachtet. 

Gtirtel  diclit  mit  kleinen,  punktformigen  Driisen  besetzt,  in 
XII— XIV. 

Kopfporus  an  der  Spitze  des  Koptiappens. 

Gehirn  so  laiig  als  breit,  hinten  eingebuchtet,  vorn  einge- 
sclinitten.  —  Iliickengefâss  entspringt  postklitellial. 

Blut  farblos.  —  Speicheldriisén  fehlen. 

8egmentalorgane  mit  kleinem.  trichterformigem  Praeseptale, 
Postseptale  2 — 3  mal  langer,  zweilappig,  Form  wechselnd, 
Austulirungsgang  im  Win- 
kel  zwisclien  diesen  Lap- 
pen  entspringend  langer 
nls  das  Postseptale  mid  mit 
mehrerenAnschwellmigen. 
<Fig.  2«.) 

Samentricliter  niedrig. 
kaiim  langer  als  breit,  Sa- 
menkanal  kurz. 

Samentasclien   sackfôr- 
mig,  nicht  in  den  Darm  ilbergehend,  Kanal  halb  so  lang  wie 
dieTasche.  ^(Fig.  2&.) 

'  Die  hier  l)eschriebenen  GeJjilde  sehen  fur  Sperinathelven  etwas  unge- 
wôhnlich  aus  und  icii  mochte  die  Darstellung  immerhin  nicht  ohne  jegUchen 
Vorbehalt  geben.  Ich  fand  sie  durch  Zerzupfen  an  den  Stellen,  wo  die  ge- 
naniiten  Organe  sich  vorfinden.  Wenn  die  Samentaschen  wowMnrioninasphag- 
iietoniin  nach  derZeichnung  von  Michaelsen  (in  Beilrag  40)  mit  ganz  kur- 


Fig.  2. 


396  K.    BRETSCHER. 

Fuiidort  :  Melchtal,  iiii  Muliu  vermodernder  Holzstôcke,  zweî 
Exemplare,  inir  eiiies  geschleclitsreif. 

Leider  kann  icli  das  Lâiigenverhaltiiis  von  Saiiieiitrichter  zum 
Vas  defereiis,  eines  der  wiclitigsteii  diagnostisclieii  ^Merkiiiale. 
iiicht  aiigeben,  es  gelang  iiiir  iiicht.  dasselbe  mit  Sicherheit 
zu  ermitteliL  Dagegen  weiclien  die  iibrigeii  Merkmale  so  sehr 
von  den  bis  jetzt  beschriebenen  Formen  ab,  dassdie  Art  genligend 
charakterisirt  sein  diirfte. 

PackydrUus  mibterraneus  ^  ejd. 

Segmente  circa  40. 

Borsten  j*-formig,  ventral  vorn  4,  hinten  2,  dorsal  2. 

Geliirn  breiter  als  lang,  hinten  tief  eingeschnitten,  vorn  stark 
konkav,  Seitenrânder  bedentend  divergirend. 

Riickengefâss  entspringt  postklitellial. 

Blut  rot;  Schleifen  in  den  vorderen  Segmenten  reicli  ver- 
schlinigen,  âhnlicli  wie  Tubifex. 

Kopfporiis  zwischen  Kopf-  und  ^lundlappen. 

Samentrichter  4 — 5  mal  langer  als  breit,  Samenleiter  selir 
lang,  vielfach  versclikmgen. 

Samentasclien  mit  sehr  breitem,  kiirzem  Kanal,  Erweiterung 
daller  wenig  ausgeprochen. 

Kopliappen  mit  dmikeln  Papillen  besetzt,  ebensolclie,  nur 
kleinere,  aiif  dem  Mundsegment  ;  in  den  folgenden  nocli  einiger- 
massen  reihenformig  angeordnete  Driisentiecken. 

Fundort  :  Zurichsee  bei  Wollishofen,  im  Seeschlamm  ;  nur  ein 
Exemplar  gefunden,  an  dem  leider  nicht  die  ganze  Organisation 
in  geniigender  Weise  verfolgt  werden  konnte. 

Dièse  Diagnose  war  bereits  niedergeschrieben,  als  ich  diircli 
die  Freundlichkeit  von  Herrn  Prof.  Dr.  Yejdovsky  dessen  Pu- 


zem  Kanal  angenoiniiipn  werden.  so  ergiebt  sieh  eine  Vovm,  die  der  obigen 
sehr  nahe  kommt.  Die  geringe  Zabi  der  erheuteten  Objekte  von  dieser  Art 
machte  eben  die  Contrôle  unnriogbch. 


OLKiOCHAETEN-FAUNA    DER   SCHWEIZ.  397 

blikation  (67)  ziir  Einsicht  erliielt.  Die  Besonderheit  im  Gefass- 
system.  die  Sameiitrichter,  diePapillen  aiif  deiri  Prostomiiim  imd 
demMundlappen,  aucli  dieForm  derSpermatliekeii  stimmen  vôllig 
mit  der  von  Yejdovsky  aiiigestellten  Art  ;  abweicliend  ist  bei 
meinem  Objekte  die  geringere  Zahl  derBorsten,  die  Seitenwânde 
des  Gehirnes  koiivergireii  melir,  und  der  Kanal  der  Samenta- 
schen  ist  breiter.  I)och  sind  dièse  Piinkte  aile  mehr  initergeord- 
neter  Natur,  und  die  Einreihiuig  des  Fimdes  in  dièse  Art  gewiss 
angezeigt,  bis  neiies  Material  ziir  Untersucluing  vorliegt.  Vej- 
DOVSKY  notirt  als  Fimdstellen  Lille  iind  Prag;  der  Ziirichsee 
bildet  soniit  eine  niittlere  Etappe  zwischen  diesen  zwei  Piinkten. 
Die  Leibeshohle  dièses  Tieres  enthielt  gleich  MesencJiytraeus 
montamis  in  grosser  Zahl  langgestreckte  piinktirte  Gebilde  mit 
birnformig  verdie ktem  Ende  (Fig.  3).  Ich  vermoclite 
mit  Siclierlieit  nicht  an  ilmen  eigene  Bewegung 
wahrzimehmen,  bin  also  nicht  sicher.  ob  sie  als  ^"' 
Lymphkôrper  oder  als  Parasiten  zu  erklâren  sind;  eines  der- 
selben  sah  ich  mit  grosser  Geschwindigkeit  ans  dem  Kopfporus 
des  Pachydriliis  schnellen,  was  vielleicht  richtiger  auf  grossen 
Druck  aiif  das  Tier,  das  unter  dem  Deckgiase  sich  befand.  zu- 
ruckgetnhrt  wird,  als  auf  Bewegungsvermogen.  In  der  durchge- 
nommenen  Literatur  boten  sich  keinerlei  Anhaltspunkte  zur 
Entscheidung  der  Frage. 

PacJiijdrilus  (?)  ntaculaffis  Br.  (Oligochaeten  9). 

Lange  5  mm.  Segmentzahl  30. 

Auf  dem  Kopf-,  Mundlappen  und  auf  dem  Analsegment  in  un- 
regelmâssiger  Anordnung  ockergelbe  Hautdriisen  ;  in  deniibrigen 
Segment  en  sind  2  Peihen  farbloser,  in  der  Querrichtung  ge- 
streckter  Driisen  vorhanden. 

Haut  dick  und  derb. 

Borsten  zu  3 — 4,  /-formig  gebogen. 

Lymphkôrper  langlich  ovaî,  granulirt. 


398  K.    BRETSCIIER. 

Geliirn  hinteii  bedeutend  breiter  als  vorii,  Hiiiterrand  tief  ein- 
geschnitteii. 

lluckeiigefiiss  eiitspriiigt  in  XIII. 

Blut  rôtiich. 

Nephridien  mit  kleinem  Praeseptale,  grossem  plattenfôrmigem 
Postseptale,  an  dem  der  Endkanal  hinten  austritt. 

Sanientrichter  2  mal  so  lang  als  breit,  Kragen  deutlich  abge- 
setzt.  verhaltnismâssig  gross,  Obertiaclie  mit  grossen  glânzen- 
den  Driisen  besetzt.  Samenleiter  selir  lang  mid  vielfacli  ver- 
schlungen. 

Samentaschen  ein  einfacher  Schlauch  mit  grosser  innerer  Er- 
weitenmg,  die  in  den  Darm  einmiindet. 

Leider  gelang  mir  die  genaue  Entscheidung,  ob  die  Hoden 
massig  oder  gelappt  seien.  niclit  mit  Sicherheit  ;  vielleicht  gehort 
also  die  Art  dem  Genus  Mmionma  an.  * 

Fundort  :  Hittnaii,  in  der  Umgebung  eines  Dûngerstockes. 

Ans  dem  kleinen  Melchsee  sind  2  Formen  namhaft  zu  maclien, 
von  denen  es  mir  in  gleicher  Weise  bis  jetzt  niclit  gelang,  die 
Hodenform  mit  Genauigkeit  festziistellen,  die  aber  zum  Genus 
FachfjdrUm  Vejd.  geh(3i'en,  vermutlich  jedoch,  wenn  die  Lticken 
in  der  Beschreibung  ergânzt  sind,  dem  Genus  Manomna  Mich. 
zugewiesen  werden  miissen.  Es  sind  : 

Fachf/drihis  (Vejd.)  lohcdus  n.  sp. 

Lange  6  mm.  Segmentzalil  um  30. 

Farbe  :  weiss. 

Borsten  :  sigmoid,  ventral  zu  3 — 4,  dorsal  zu  3. 

Giirtel  scliwach  driisig. 

Lymphkôrper  gross,  oval. 

lîuckengefass  entspringt  postklitellial. 

Blut  gelb. 

'  lu  fier  erslen  Publikation  ist  leider  rtie  Anî.;al)e  Vejdov.sky  nach  «  Pa- 
chydrilns  »  iii  Folge  eines  Versehens  weygebliebeti. 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER   SCHWEIZ.  399 

Gehirn  hinten  tief  eingesclinitten,  fast  2  mal  so  lang  als  breit  ; 
Bauchiuark  in  III,  IV  und  V  lappig  nach  hinten  ausgezogen. 
(Fig.  4  a.). 

Nepliridien  mit  kleinem,  bloss  ans  dem 
Trichter  besteliendem  Praeseptale,  Postsep- 
tale  gross. 

Samentrichter  klein,  blass,  2  mal  langer 
als  breit,  Kragen  deutlich,  Samenleiter  diinn, 
lang,  vielfach  verschlungen. 

Samentaschen  mit  kleiner  kugeliger  Er- 
weiterung,  Kanal  etwa  3  mal  langer,  dilnii. 
(Fig.  4  /;.). 

Fundort  :  im  Sclilamm  des  kleinen  Melchsees  in  wenigen 
Exemplaren. 

Pacliydrilus  (Vejd.)  cmgulatus  n.  sp. 

Lange  6  mm.  Segmente  ca.  30. 

Farbe  :  weiss;  mit  orangeroten  Flecken  am  Vorder-  und 
Hinterende,  weniger  in  den  mittleren  Korperpartien,  meist  in 
Querreilien,  oft  aucli  miregelmàssig  angeordnet. 

Borsten  :  sigmoid,  ventral  zu  3 — 5,  dorsal  zu  2 — 4. 

Gtirtel  mit  in  Querreihen  liegenden,  von  freien  Zwisclienfel- 
dern  getrennten  Drûsenflâchen. 

Lymphkôrper  rmidlich  bis  oval,  nur  undeutlich  gekôrnelt,  fast 
glatt. 

Gehirn  hinten  tief  eingeschnitten,  mit  scharfen  Hinter-  und 
Seitenecken,  Seitenrânder  nach  vorn  konvergierend,  1  Va  ^^^^ 
langer  als  breit  (Fig.  5  a).  Bauchmarkin  den  vordern  Segmenten 
intersegmental  stark  verbreitert.  (Fig.  5  h.) 

Rtickengefâss  entspringt  postklitellial. 

Blut  gelb. 

Segmentalorgane  :  Anteseptale  klein,  Postseptale  gross,  4  mal 
langer,  Endkanal  so  lang  wie  dièses. 


400 


K.    BRETSCHER. 


Sameiitricliter  2  mal  langer  als  breit,  driisig,  Kragen  schinal, 
uiideutlich,  Saiiieiikanal  selir  laiig  luul  dimn. 
ISaineiitaschen  mit  spin- 


delf()rmigem  Samenraum, 
der  do})pelt  so  weit  und 
lialb  so  laiig  ist  wie  der 
Kanal.  (Fig.  5  c.) 

Fundort  :  kleiner  Melch- 
see,  im  Uferschlamm,  in 
wenigen  Exemplaren. 

Marionina  riparian.  sp. 
mm.     Seg- 


L 


Fiff.  5. 


Lange     6 
mente  26. 

Borsten  sigmoid,  ventral  vorn  zii  4,  hinten  zu  3,  dorsal  vorn 
zu  3,  hinten  zu  2. 

Haut  mit  ockerroten  Driisen  sparlich  besetzt. 

Gûrtel  mit  grossen  freien  Feldern  zwischen  den  Driisenflâchen 
dièse  grob  granulirt  und  unregelmàssig  angeordnet. 

Lymplikorper  gross,  breit,  o\  al  bis  rund,  grobkornig. 

Gehirn  2 — 3  mal  so  lang  als  breit  (lebend),  Hinterrand  tief 
eingeschnitten,  vorn  konkav  ;  nacli  vorn  stark  verschmâlert. 

Blut  gelb. 

Riickengefâss  entspringt  postklitellial  in  XIV. 

Nephridien  mit  breitem  kurzem  Praeseptale  ;  das  Postsei)tale 
bildet  eine  grosse  Flatte  ;  der  Ausfiihrungskanal  ist  kiirzer  als 
dièse,  breit  und  entspringt  seitlich  an  deren  Hinterende. 

3  Paar  Septaldrtisen.     ■ 

Hoden  massig,  bilden  am  Dissepiment  ^/xi  einen  langen  Zapfen. 

Samentrichter  3 — 4  mal  langer  als  breit,  vorn  sclimâler,  als 
in  der  Mitte,  Kanal  lang,  vielfach  verschlungen,  in  grosse  Prosta- 
tadriise  nnindend. 

Spermatheken  mit  dickem  kurzen  Kanal,  etwa  2  mal  so  lang 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER    SCHWEIZ.  401 

als  (lie  einfache  spiiidel-  oiUt  kugelformige  Erweiterimg  des 
Sainenraiimes. 

FuiKloi't  :  Zûriclisee  bei  Wollishofen,  in  von  den  Wellen  zuge- 
triebeiien  venvesenden  Piianzenresten  ;  2  Exeinplare. 

Biichholzia  appendiculata  Buchli. 

scheint  in  der  Schweiz  grosse  Verbreitnng  zu  besitzen,  demi 
ich  beobacbtete  sie  in  Kilhvangen  an  der  Limmat  in  sandiger 
Erde  und  in  niehreren  Exeniplaren  aiif  der  Friitt  in  ca.  2000 — 
2200  m.  Hôhe;  sie  Avaren  sanitlich  nicht  gesclilechtsreif,  da- 
gegen  spricht  die  Fonn  des  Geliirns  imd  die  Zahl  der  Borsten 
deiitlicli  geniig  filr  die  Richtigkeit  der  Diagnose  und  dafiir.  dass 
es  sich  nicht  uin  B.  fallax  Mich.  handeln  kann  (Studien  38). 
Dièse  Art  ist  neii  ftir  die  Fauna  der  Schweiz. 

Enchytraeus  Immicidtor  Vejd. 

Ziini  ersten  ]Male  in  der  Schweiz  beobachtet.  Er  fand  sich  in 
Menge  vor  in  der  Erde  des  Terrariunis  von  Hrn.  Tschernyschow, 
die  er  ans  den  Torfgebieten  des  Katzen-  oder  Pfaffikersees  her 
bezogen  hatte.  Die  P'reundhchkeit,  niir  die  ïiere  in  reicherZahl 
zur  Verfiigung  zu  stellen,  sei  ihm  hiedurch  bestens  verdankt.  — 
Sie  stimmten  genau  mit  der  Beschreibung,  dieUr)E(61)  gibt.  Es 
zeigten  sich  sowolil  iui  Juni  wie  im  Oktober  und  Noveniber  ge- 
sclilechtsreife  ExempLare. 

Encliytraeus  kiricensis  n.  sp. 
Lange  8  mm.  Segmentzahl  33. 

Borsten  gleich  lang,  gerade,  ventral  zu  3,  dorsal  zu  2  per  Biindel. 
Giirtel  mit  kleinen  punktformigen  Driisen  dicht  besetzt. 
Geliirn  gross,  hinter  das  1  Borstenpaar  reichend  (lebend)^ 
hinten  konvex,  nach  vorn  divergiren  die  Seitenrânder  bedeutend. 
Riickengefâss  entspringt  postklitellial. 
Lymphkôrper  gross,  breit  oval  bis  rund,  grob  granulirt. 


402  K.    BRETSCHER. 

Speicheldriisen  siiid  breite,  laiiiie.  unverzweigte  Bander,  in 
denen  ein  vielfach  gewimdener  Kanal  verlaiift. 

Nepliridien  niitlvleinemPraeseptale,  das  l)loss  aus  demTrichter 
besteht,  Postseptale  gross,  diclit  drûsig  und  dalier  diinkel  gefârbt, 
Aiisfiilirmigskanal  liinten  entspringend. 

Samentrichter  aiiffallend  kleiii,  iKiclistens  2  mal  langer  als 
breit,  Kanal  sehr  lang  und  vielfach  versclilungen. 

Sperniatheken  sind  einfaclie  Sclilâiiche,  mit  spindelformiger 
Erweiteriing  als  Samenranm  ;  sie  gehen  in  den  Darm  iiber. 

Hautmuskelschlauch  ist  selir  diinnwandig,  Darm  weit  und  das 
Lumen  der  Leibesliôhle  klein. 

Fundort  :  Zuriclisee  bei  Wollisliofen,  in  Pfîanzenmoder  am 
Ufer.  1  Exemplar  gefunden. 

Dièse  Art  zeigt  am  meisten  Uebereinstimmung  mit  E.  hucli- 
liohii  Yejd.  {Monogr.  65  und  Ude  Cl),  weicht  jedoch  von  ilir  ab 
durch  die  grôssere  Segmentzalil,  die  Giirtelbildung,  die  Form  des 
Gehirns,  die  Form  des  Samentrichters  und  die  Lange  des  Samen- 
leiters,  ferner  durch  die  Form  des  Anteseptale. 

Enckt/traeus  winimus  n.  sp. 

Lange  3 — 4  nnn.  Farbe  weiss,  Hinterende  gelblich. 

Segmente  ca.  30. 

Borsten  gerade,  innen  umgebogen,  ventral  zu  3,  dorsal  2,  selten 
3,  verhâltnismassig  gross,  von  halber  Segmentlânge. 

Kopflappen  driisig,  undurchsichtig. 

Kopfporus  zwischen  Prostomium  und  Peristom. 

Lymphkorper  gross  und  wenig  zahlreich.  fast  kreisrund,  grob 
granulirt,  mit  Kern. 

Ruckengefâss  entspringt  postklitellial.  in  XII  bis  XIV. 

Speicheldriisen  durch  zwei  Segmente  sich  erstreckend,  ein 
breiter,  unverzweigter,  aber  vielfach  verschlungener  Kanal. 

Septaldriisen  3  Paar. 

Gehirn  1 V2 — 2  mal  langer  als  die  grosste  Breite  betrâgt,  nach 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER    SCHAVEIZ.  403 

Yorn  stark  koiivergirend  uiicl  hier  niir  lialb  so  breit  als  hinten; 
v(3rne  konkav,  liiiiten  abgeruiidet  oder  gaiiz  scliwacli  eiiiiiebiuh- 
tet  (lebeiid  mitersiiclit);  verhâltnismassig  gross  mid  bis  zimi  1. 
Borsteiipaar  reichend. 

Magendanii  iiicht  scliarf  abgesetzt. 

Clitelhnii  sehr  schwach  aiisgebiklet,  mit  Liipevergrosserung 
nicht  erkennbar  ;  erst  iinter  dem  Mikroskop  zeigten  sicli  kleiiie, 
iii  Querreiben  angeordnete  Driisen. 

Saiiieiitrichter  zierlich,  kleiii  ;  zwei  mal  langer  als  breit  ;  bel 
verschiedeiien  Exemplai'en  wies  der  Kanal  eine  verscliiedene 
Lange  auf,  bald  war  er  vielfach  aiifgewunden,  bald  waren  dièse 
Windungen  spârlich. 

Samentasclien  sind  einfaclie  Sclilâuche  mit  mittlerer,  spindel- 
formiger  Erweitening  ;  sie  miinden  dorsal  in  den  Darm  ein  ;  Miin- 
dnng  mit  einigen  Driisen  umstellt. 

Baucbmark  in  V  imd  VI  mit  spindelformigen  Verbreiterungen^ 
die  wohl  als  Copulationsdriisen  aiifziifassen  sind. 

Fundort  :  in  nasser  Erde,  die  wâlirend  einiger  Jahre  in  einem 
verschlossenen  Flâschclien  war  und  von  Hittnau,  der  Fundstelle 
von  FadiydrUus  maculatus  Br.  herriihrt  ;  sie  fanden  sicli  hier  in 
grosser  Zabi  vor. 

Von  E.  arfienteus  Mich.  {Olig.  I  42)  weiclit  dièse  Art  ab  in 
der  Form  der  Lymphkorper,  des  Gehirns,  der  Nephridien  luid 
Samentaschen,  wie  durch  konstantere  Segmentzahl  und  Grosse, 
auch  fehlt  ihr  der  fiir  E.  argenteus  charakteristische  Silber- 
glanz. 

Fridericia  bisetosa  Lev. 

ist  neu  fiir  die  Schweiz.  Ich  fand  die  zu  dieser  Art  gehôren- 
den  Objekte  bei  Bâretsweil  (Rosinli)  zwischen  vermodern- 
den  ïannadeln.  Das  Gehirn  war  etwas  kiirzer,  als  es  Ude 
{Wurmer  56)  angibt,  und  das  Postseptale  nahezu  2  mal  lan- 
ger wie  das  Anteseptale,  also  mehr  iibereinstimmend  mit  dem 


404  K.    BRE'rSOHER. 

Befimde  von  Michaelsen  {S/jnopsls  41,  p  45)  ;  ferner  erschienen 
die  Sameiitricliter  otwas  laniner  als  nacli  Ude.  Gegeii  F.  Leijdigl 
Yejd.  {MonofU'aphïe  66)  spriolit  iiaiiientlicli  die  Form  des  Ne- 
phridiums,  bei  dein  der  Eiidgaiig  liiiiten,  statt  wie  hier  seitlicli 
austritt  ;  gegen  F.  Perrieri,  die  Form  des  Gehiriis,  die  Zalil  der 
Borsteii  uiid  die  Anordming  der  Clitellardrûsen. 

Fridericia  Penieri  Vejd, 

Neiie  Fundstelle  :  Frutt,  l)is  2o()0  m.  ii.  M.  Die  Wiirmer,  die 
ich  zu  dieser  Art  einordiie,  deckeii  sich  niclit  ganz  genau  mit 
der  Diagnose  von  Vejdoysky  (3îof?ographie  65),  so  ist  ihr 
Geliirn  vorn  niir  abgerundet,  die  Clitellardriisen  melir  in  Quer- 
reihen  und  die  Nephridien  breiter,  als  sie  dort  gezeichnet  sind 
(Taf.  8);  die  ()ffninig  der  Spermatheken  trâgt  eine  grossere  und 
eine  kleinere  Driise,  in  der  Gûrtelregion  fanden  sich  3  Copu- 
lationsdriisen,  dagegen  stimmt  ailes  iibrige,  namentlich  aucli 
die  Samentaschen  und  ihre  dorsale  gemeinsame  Anheftung  am 
Darmtractus  selir  gut  mit  den  Angaben  von  Vejdoysky. 

Fridericia  aidai  ctica  Bedd, 

Eine  Beschreibnng  dieser  fur  die  Schweiz  neuen  Art  findet  sich 
in  Beddaed  {Oligochaeta  4)  und  ich  wiederhole  sie  hier  nach 
meinen  Befunden  unter  Angabe  der  Abweichungen  von  der 
typischen  Art. 

Lange  ca.  17  nnu.,  lebend  20 — 25  mm. 

Durchmesser  1  nnn.  Segmente  55 — 65. 

Farbe  weiss. 

Borsten  gerade,  innere  kiirzer,  ventral  zu  4 — 6,  dorsal  3 — 5 
(Beddard  gibt  lur  die  hintern  Segmente  2  an,  ich  fand  regel- 
mâssig  eine  grossere  Zabi). 

Giirtel  nnt  blossem  Auge  kaum  wahrzunehmen,  aus  kleinen 
Drtisen  bestehend. 


OLIGOCHAETEN-FAUNA   DER    SCHWEIZ.  405 

Kopfpoms  zwischen  Kopflappen  und  Kopfring. 

Ruckenporen  von  VL  an. 

Lviuphkorper  :  die  grossen  sind  runde,  graiiuliite  Scheiben 
mit  Kern,  die  kleiiieii  glatt,  oval. 

Haut  selir  dick,  undurchsichtig. 

(Teliirn  weiiig  langer  als  breit.  vorn  konkav,  liinten  gerade  ab- 
gestiitzt  oder  scliwacb  konvex  ;  Seitenrânder  leicht  konver- 
girend. 

Speicheklrtisen-gross,  verzweigt  ;  nacli  Beddard  ist  die  Yer- 
zweigung  einfach,  ich  beobachtete  mehrfache  Verastelung. 

Bauclimark  hat  nach  Beddard  in  XII;  XIII  und  XIV  llu- 
gelfôrmige  Verbreiterungen  ;  meine  Objekte  besassen  solche 
nicht. 

Nephridien  :  Anteseptale  etwas  mehr  als  halb  so  lang  (nacli 
Beddard  gleich  lang)  wie  das  Postseptale  ;  der  Ausfûhrungs- 
gang  entspringt  nahe  am  Dissepiment. 

Samentrichter  3 — 4  mal  langer  als  breit,  Kragen  deutlicli  ab- 
gesetzt,  Kanal  sehr  lang. 

Samentasclien  mit  8 — 12  kugeligen,  sitzenden  Nebentaschen 
und  langem  Kanal,  der  ])roximal  in  den  Darm  eintritt  ;  àussere 
Miindung  von  einigen  Driisen  umstellt. 

Fundort  :  Melchseegebiet  (Frutt),  recbt  kâufig. 

Die  angegebenen  Unterschiede  rechtfertigen  gewiss  nicht  die 
Aufstellung  als  eigene  Art.  Beddard  hat  seine  Objekte  aller- 
dings  von  Neu-Seeland  erhalten;  doch  kann  dies  kein  Grund 
fur  die  Abtrennung  von  F,  antarctica  sein,  da  eine  ganze  Reihe 
von  Enchytrîeiden  eine  sehr  weite  Verbreitung  besitzen  ;  so  hat 
z.  B.  Ude  mehrere  europâische  Formen  an  der  Stidspitze  von 
Sudamerika  konstatirt  {Enchytraeiden  62).  Hieher  rechne  ich 
auch  Ench)  tr^iden,  die  vom  Panixerpass  stammen  und  die  im 
wesentlichen  ebenfalls  in  den  Rahmen  obiger  Angaben  hinehi- 
passen. 


406  K.    BRETSCHER. 

Fridericia  Batzeli  Eis. 

Zu  dieser  Art  reclme  ich  Eiicliytrseiden,  welclie  icli  aiif  der 
Platteiialp  iind  Miirtsclienalp  miter  Kiihdiinger  gefuiiden  habe, 
die  also  âliiilicli  wie  F.  anfarcUca  vorkommeii.  Die  Merk- 
male  j^asseii  aile  durcliaiis  in  die  von  Ude  (Wiirmer  61) 
gegebene  Beschreibung  mit  Ausnahme  der  gestielten  Drusen, 
Avelche  bei  meinen  Exemplaren  an  der  Mimdung  der  Samen- 
tasclien  fehlen.  Ich  sah  das  Elickengefâss  in  XVI  entspringen 
mid  fand  das  Postseptale  gelbbramn,  3  mal  langer  als  das 
Anteseptale.  Yoni^.  antardica  imteracheidet  sich  die  Art  diircli 
die  grossere  Borstenzalil,  die  Form  des  Geliirns,  derNepbridien, 
das  dentliclie  Clitellum,  aiich  ist  die  Haut  durchsichtiger  als  bei 
jener  Spezies. 

Dièse  Art  ist  nen  fiir  die  Schweiz. 

Friderica  hulhosa  Rosa. 

Ist  nen  filr  die  Schweiz  ;  ich  nntersuchte  die  bloss  7  nun,  langen, 
zierlichen  Tierchen  nur  lebend  ;  als  einzige  Abweichung  gegen- 
iiber  der  Beschreibimg  von  Ude  (61)  konstatirte  ich  das  Lân- 
genverhâltnis  zwischen  der  kugeligen  Erweiterung  der  Sper- 
matheken  mid  dem  Kanal  =  1  :  5-6,  ebenso  beobachtete  ich  die 
Driisen  an  der  Mtindmig  dièses  letzteren.  Bosa  verzeichnet  (53) 
als  Urspnmgsstelle  des  Riickengefâsses  das  16 — 18.  Segment; 
ich  sah  es  im  XV  entspringen. 

Fundort  :  Killwangen  an  der  Limmat,  unter  Moosrasen. 

Fridericia  striata  Lev. 

Zu  dieser  fiir  die  schweizerische  Fauna  neuen  Art  stelle  ich 
einige  Enchytrseiden,  die  bei  Killwangen  an  der  Limmat  in 
der  Erde  unter  Moospolstern  sich  vorfanden.  Mit .  der  aus- 
fiihrlichen  Diagnose,  die  Ude  (61)  von  der  Artgiebt,  stinnnen 
fast  aile  Merkniale  sehr  wohl  iiberein;  nur  sind  bei  meinen 
ïieren  die  âussern  Miindungen  der  Samentaschen  von  ehiigen 


OLIGOCHAETEN-FAUNA   DER    SCHWEIZ.  407 

kleinen  Diiisen  umstellt,  iiiid  die  Tascheii  so  laiig  wie  der  Kanal 
(nach  Ude  ist  letzterer  3  mal  langer). 

Fridericia  helvetica  Br.  {OUgochaeten  9). 

Hat  wie  obeii  ausgefiilirt,  niclit  wieder  aufgefuiideii  weideii 
kornien.  Um  die  Yergleiclning  mit  den  iibrigen  Fornien  zii 
ermogliclieii.  sei  die  aiisfiihrlicheBesclireibimg  des  Tieres  wieder- 
gegebeii. 

Lange  5 — 6  mm.   Segmente  25 — 40. 

Farbe  milchweiss. 

Die  beiden  vordersten  Segmente  sind  mit  grossen  glanzenden 
Driisen  besetzt,  Haut  sonst  driisenlos. 

Borsten  gerade,  innen  umgebogen;  zn  2 — 4,  innere  kiirzer  als 
die  âussern. 

Giirtel  mit  polygonalen  Driisen,  in  Qiierreiben  angeordnet. 

Kopfponis  gross,  zwischen  Kopflappen  und  Miindsegment,  als 
Lângsspalte. 

Lymphkorper  in  2  Arten  vorhanden,  grosse  in  kompakten 
Klumpen  beisammen,  durschsichtig,  granulirt. 

Geliirn  fast  zwei  mal  langer  als  breit,  liinten  gerade  abge- 
stutzt,  Seitenrânder  dentlicli  konvergirend,  Vorderrand  vor- 
gewôlbt. 

Rtickengefâss  entspringt  hinter  dem  Giirtel. 

Speicheldrtisen  lange,  imverzweigte  Schlâuche,  in  IV  knâuelig. 

Segmentalorgane  mit  Anteseptale,  das  halb  so  gross  ist  wie 
(las  Postseptale,  jenes  vom  Kanal  unregelmassig  diirclizogen,  Aus- 
fiilirungsgang  liinten  am  Postseptale  austretend. 

Samentrichter  bis  3  mal  so  lang  als  breit,  driisig,  runzelig, 
Kragen  deutlich  ;  Vas  deferens  endet  in  w  enig  erweiterte  Pro- 
stata. 

Samentaschen  mit  2  seitliclien  und  einerbinternErweiterung; 
dièse  bei  àltern  Tieren  deutlicb  von  jenen  absteliend,  in  den 
Darm  mtindend;  Kanal  langgestreckt. 

Rkv.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1899.  27 


408 


K.    BRETSCHER. 


Fniidort:  Mulm  eines  hohleii  (jetzt  gefâllten)  Weidenstockes 
an  (1er  Limmat  bei  Zurich  (Hard). 

Fridericia  alpwa  ii.  sp. 

Lange  10  nnn.   Segmente  gegen  50. 

Farbe  weiss, 

Borsten  gerade.  am  proxinialen  Ende  umgebogen,  innere  kûr- 
zer,  ventral  6,  dorsal  3 — 5  per  Bilndel. 

Giirtel  schwach  drlisig,  wenig  ausgebildet. 

Kopfporus  zwischen  Prostomium  imd  Mundlappen. 

L}inphkôrper  :  die  grossen  langelliptisch, 

Gehirn  IV2  mal  langer  als  breit,  hinten  tief  eingeschnitten, 
Seitenrânder  nacli  vorn  divergirend:  Hinterecken  abgerundet, 
Vorderrand  vorgewôlbt. 

Rlickengefâss  entspringt  hinter  dem  Clitellum. 

Speicheldriisen  lange,  darmâlmliche  Schlâuche,  Verzweigung 
nicht  beobachtet. 

Segraentalorgane  bestehen  ans  einem  Prseseptale,  das  an  Grosse 
fast  dem  Postseptale  gleicli  kommt  ;  der  Ausfuliriingsgang  ent- 
springt am  Hinterende  dièses  letztern. 

Samentrichter  klein,  migefâhr  2     //^x  ■, 

mal  so  lang,  als  breit,  mit  niedrigem 
Kragen,  Samenleiter  lang,  vielfacli 
aufgewunden,  diinn. 

Samentaschen  mit  einfacher  Er- 
weitermig,  dièse  etwa  lialb  so  lang 
als  der  diinne  Kanal,  Nebentaschen 
fehlen;  mit  dem  Darm  verbmiden; 
âussere  Offnung  von  einigen  Drlisen 
(3 — 4)  umstellt.  An  konservirten 
Tieren  war  der  Kanal  ein  wenig 
in  die  Tasche  eingestûlpt,  dièse  da-  ^"'    ' 

her  umgekehrt  birnfôrmig  (Fig.  G  a  und  h). 


0LI(40CHAETEN-FAUXA   DER   SCHWEIZ.  409 

Fundort  :  Melchseegebiet  (Frutt),  ca.  2100  m.  u.  M. 

Von  F.  striafa  Lev.  ist  dièse  Art  unterschieden  durcli  die  ge- 
ringe  Segmentzalil  die  Bildimg  des  Giirtels,  die  Form  des  Ge- 
hiriîs  iiiid  der  Nepliridien. 

Fridericia  lacfisfris  n.  sp. 

Segmeiitzahl  35.  Lange  ca.  10  mm. 

Borsten  :  gerade,  innere  kûrzer,  ventral  zu  4,  dorsal  zu  2  per 
Biindel. 

(Tiirteldicht  drilsig,  dieDriisenfelder  inQuerreihen  angeordnet. 

Kopfporus  zwischen  Kopflappen  iind  Mimdsegment. 

Lymphkôrper  gross,  oval.  langelliptisch,  punktirt;  nur  dièse 
Art  beobachtet. 
Darm  dasLumendesHauptmuskelschlauches  fast  ganz  erfiillend. 

Speiclieldriisen  :  lange,  gewundene  Sclilâiiche,  Verzweigung 
nicht  beobachtet. 

Geliirn  liinten  nur  wenig  eingebuclitet,  naliezu 
2  mal  langer  als  breit. 

Eiickengefass  entspringt  liinter  dem  Giirtel. 

Nepliridien  :  Praeseptale  so  gross  als  das  Post- 
septale. 

Samentrichter  viel  langer  als  breit. 

Samentaschen  mit  sclilankem,  langem  Kanal 
und  4  oder  5  kleinen,  kugeligen  Nebentaschen  ; 
der  mittlere  Samenraum  ist  auffallend  klein  ;  der 
Kanal  tritt  in  den  Darm  ein  (Fig.  7).  ^'S-  "■ 

Fundort  :  im  Uferschlamm  des  kleinen  Melchsees. 

Icli  fand  die  Tierchen  nur  in  wenigen  Exemplaren  und  konnte 
sie  nur  lebend  untersuchen  ;  wenn  die  hier  gegebene  Besclireibung 
auch  mangelhaft  ist,  so  ergibt  sie  doch  die  Eigenart  der  Spezies 
und  diirfte  geniigen,  beineuenFundendieldentitat  festzustellen. 


410  K.    BRETSCHER. 

Friderkin  Michaelseni  n.  sp.  ^ 

Lange  12 — 15  mm,  Segmeiitzahl  45 — 50. 

Borsten  gerade,  iiinere  kûrzer,  ventral  vorn  4 — G,  liinten  2: 
per  Binidel. 

Gurtel  schwacli  driisig,  Driisenfelder  in  Querreihen  mit  freien 
Zwischenfeldern  angeordnet. 

Kopfporus  zwischen  Kopflappen  und  Mmidsegment. 

Riickenporen  vorlianden. 

Lymplikorper  :  die  grossen  breit  oval,  kôrnig. 

Geliirn  an  lebenden  Tieren  2  mal,  an  konservirten  Tieren  1 V* 
mal  langer  als  breit  ;  hinten  gerade  abgestiitzt,  Hinterecken 
abgerundet,  Seitenrânder  parallel,  vorn  schwacli  vorgewôlbt. 

Riickengefâss  entspringt  postklitellial,  in  XIX. 

Speicheldriisen  sind  lange,  darmartige  Schlâuche,  die  hinten 
in  wenige  kiirze  Aeste  sicli  verzweigen. 

Segmentalorgane  mit  grossem  Anteseptale,  3  mal  làngerem 
Postseptale,  an  dem  der  Ausfiihrungsgang  nalie  am  Dissepiment 
entspringt. 

Samentrichter  3 — 4  mal  langer  als  breit,  Kragen  gross,  Trich- 
ter  nacli  hinten  allmâlig  verschmalert,  Kanal  sehr  lang. 

Samentaschen  mit  2 — 4  kiigeligenNebentaschen,  Kanal  mehr- 
mals  langer  als  die  birnfôrmige  mittlere  Erweitermig,  in  den 
Darm  eintretend;  an  der  âussern  Miindung  eine  grosse  Drtise. 

Fundort  :  Bâretsweil  (Rosinli)  unter  vermodernden  Tarnien- 
nadeln. 

Dièse  Art  'bat  viel  Verwandtschaft  mit  F.  Piatzelii  Eis.  (Eisen, 
19,  Ude  61),  ist  jedoch  viel  kleiner  mid  weicbt  ab  von  ihr  im 
Gtirtel,  der  Form  der  Lymplikorper,  der  Nephridien,  der  Zabi 
der  Borsten  iind  der  Form  der  Spermatbeken. 


'  ZuEliren  des  verdientenOligochaeten-Forschers  Dr.  Mighaelsen  in  Ham- 
hure:  benannt. 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER   SCHWEIZ.  411 

Fridericia  JJdei  n.  sp.  ^ 

Lange  15 — 2()iuin;  Durchmesser  V2  mm,  viel  schlanker  als 
J^.  antarctica. 

Segmente  gegen  60. 

Farbe  weiss,  Darm  dunkel  durcli  die  Haut  scheinend. 

Borsten  zu  4—6,  gerade,  innere  kiirzer,  innerste  nur  lialb  so 
gross  wie  die  âussern. 

Gurtel  dicht  drtisig,  ohne,  oft  aucli  mit  freien  Zwischenfeldern, 
Driisen  in  Querreilien. 

Speiclieldriisen  gross,  verzweigt. 

Kopfporus  zwisclien  Kopflappen  und  Mundsegnient. 

Lymphkorper  gross,  oval  bis  rund. 

Riickenporen  von  VII  an  vorhanden. 

Gehirn  1 V2  mal  langer  als  breit.  vorn  konkav,  hinten  konvex, 
Seitenranderleiclitnach  hinten  konvergirend  oder  parallel. 

Segmentalorgane  mit  grossem  Anteseptale,  das  Postseptale  ist 
bis  2  mal  grosser,  und  der  breite  Ausfuhrungsgang  entspringt 
nahe  am  Dissepiment. 

Samentrichter  2  mal  so  lang  als  breit,  mit  langem  vas  deferens. 

Samentaschen  mit  6  kugeligen  Nebentaschen,  Kanal  diinn  und 
sehr  lang  mit  zwei  Driisen  an  der  Mimdung. 

Bauchmark  im  letzten  Gurtelsegment  und  den  beiden  folgen- 
den  je  mit  grosser  Verbreiterung  (Copulationsdriisen). 

Fundort  :  Frutt  (Melchseegebiet),  liâufig,  und  Bâretsweil  (Ro- 
sinli)  unter  vermodernden  Tannadeln, 

Die  Art  zeigt  nahe  Verwandtschaft  zu  F.  f/alha  Hoffm.  Die 
Differenzen  liegen  hauptsachlich  ini  ktlrzeren  Gehirn,  dem  be- 
deutend  kiirzeren  Samentrichter  und  in  der  Beschatfenheit  des 
Nephridiums,  welch  letzterem  Punkt  wohl  der  grôsste  Wert  als 
^pezifisches  Merkmal  beizumessen  ist. 

^  HeiTii  Dr.  Ude  in  Hannover  ffewidmet. 


412  K.    BRETSCHER. 

Henlea  ventriculosa  D'Uclek. 

bereitsfrlilier  bei  Zurich  konstatirt  {Olig.  9),  fand  sicli  in  pflanz- 
lichem  Détritus  vor,  den  die  Welleii  bei  Wollishofen  am  Ziirich- 
see  aufgeliauft  hatten. 

Ausfûhrliclie  Besdireibuiigeii  der  Art  geben  D'Udekem  {Des- 
cription 58),  Vejdovsky  [MonofimpMe  60),  Ude  {Wiïnner  56), 
so  dass  icb  fiiglich  auf  deren  Wiedergabe  verzicbten  kanii. 

Bei  Wollishofen  enthielt  der  Seeschlamm  bis  in  einige  m  Tiefe 
2  andere  Enchytrseiden  in  spârlichen  Exemplaren.  Leider  gelang 
es  mir  nicht,  die  Objekte  mit  der  wiinschenswerten  Vollstândig- 
keit  zu  untersuchen.  Da  sie  wohl  wieder  aufzufinden  sein  werden, 
verzichte  ich  z.  Z.  auf  weitere  ]Mitteilungen  um  so  mebr,  als 
beide  Formen  neue  Arten  zu  bilden  scheinen.  Dièse  Notiz  nur, 
um  anzudeuten,  dass  auch  unsere  Seen  eine  mannigfaltige  Enchy- 
trîeidenfauna  beherbergen. 

Henlea  Dicksoni  Eis. 

EiSEN,  OUgochaefa  19  und  Ude  56.  Fur  die  Schweiz  neue  Art, 
die  bei  Killwangen  an  der  Limmat  und  auf  der  Plattenalp 
(Mtirtschengebiet)  1850  m  sich  vortindet.  Aile  wesentlichen 
iVIerkmale  stimmen  sehr  wohl  zu  den  Beschreibungen  der  ge- 
nannten  Forscher.  Bei  den  Wiirniern  von  der  Plattenalp  war  die 
Zabi  der  Borsten  in  einem  Biindel  etwas  geringer,  nandich 
ventral  hochstens  6,  dorsal  weniger,  in  den  hintern  Segnienten 
dorsal  und  ventral  nur  3;  Gehirn  hinten  stark  eingebuchtet, 
an  der  âussern  Miindung  der  Spermatheken  einige  Driisen; 
das  Praeseptale  ktirzer,  als  esUDE(61)zeichnet;  diejenigen  von 
Killwangen  besassen  Samentrichter.  die  mit  liellen  Driisen  dicht 
besetzt  waren. 

Henlea  Basai  n.  sj). 

Lange  5  mm.  Segmente  25. 
Farbe  weiss. 


OLIGOCHAETEN-FAUNA   DER   SCHWEJZ.  413 

Borsten  gerade,  gieich  lang,  ventral  7 — 8,  dorsal  5. 

Giirtel  mit  grossen  polygonalen  Driisen,  dazwischen  freie 
Felder. 

Haut  diinn  iiiid  diirchsclieiiieiid. 

Lymplikorper  grosse  rimde  bis  ovale  Sclieiben,  mit  grober 
Granulirung. 

Chloragogenzellen  gross,  die  Leibesliohle  nahezii  vollstaiidig 
aiisftillend. 

Septaldrtisen  in  3  Paaren. 

Gehirn  fast  so  breit  wie  lang,  Seitenrânder  konvergirend, 
hinten  gerade  abgestutzt,  vorn  eingebuchtet. 

Rlickengefâss  entspringt  vor  dem  Clitellum. 

Speicheldriisen  sind  dicke,  kurze,  miverzweigte  Schlâiiche. 

Nephridien  besitzen  ein  kleines,  nur  ans  dem  Trichter  be- 
stehendes  Anteseptale  ;  das  Postseptale,  eine  grosse,  breite  Platte, 
verschmâlert  sich  in  den  Aiisfiihrungsgang,  der  am  Hinterende 
desselben  austritt. 

Samentasclien  sind  einfache  8chlâuche  mit  mittlerem,  bedeu- 
tend  erweitertem  Samenraiim  (3  mal  weiter  als  dei'  Kanal). 

Finidort:  aiif  der  Plattenalp,  1850  m. 

Icli  benenne  die  Art  nach  dem  bekannten  01igocli<etologen 
Di".  Daniele  Posa  in  Turin. 

LUMBRICIDAE. 

AU  II  ni  S  tetraëdrns  Sav. 

Neue  Fundorte  :  Pheinau,  am  Rheinufer,  an  der  Einmiindung 
der  Tôss  in  den  Pihein  ;  ebenso  am  Ufer  der  Limmat  und  der 
Glatt;  am  Egelsee,  Ziirichsee,  Melchsee  und  Melchseeli,  auf  der 
Murtsclienalp. 

Alhirus  hercynius  Micb. 

fand  icli  in  Elm  als  vereinzeltes  Exemplar  unter  zablreiclieh 
A.  tetnu'din^,  also  im  Gegensatz  zu  Michaelsen  (Lumhrkulen 


414  K.    BRET.SCHER. 

41).  fier  an  dessen  Fundort  keiiieii  der  letztern  nachweisen 
koiiiite.  Beddard  zielit  in  seiner  Monographie  (5)  die  Art  zu 
A.  fefraëdrus.  A.  herci/rfius,  nen  fiir  dieOstschweiz,  wurdeschon 
von  De  Ribaucourt  (52)  beobachtet. 

A.  fieapolHinuis  Oerh'. 

Neu  fur  die  Schweiz,  in  2  Exeniplaren  bei  Rheinau  von  mir 
am  Rheinufer  gefunden.  Ich  rechne  sie  hieher,  trotzdem  das 
Klitelliini  und  die  Pubertâtstuberkel  je  uni  1  Segment  nacli 
riickwarts  verljingert  sind,  gegenuber  der  typischen  Art,  die 
Segmentzahl  mit  82  und  108  geringer  ist,  dagegen  stimmen 
das  Prostomium  und  die  unsichtl)aren  Geschlechtsôtïhungen  gut 
mit  der  typischen  Art.  (Rosa,  Rcvisione  54,  p.  73), 

Der  Zufall  fiihrte  mir  einen  J.//MrMszu,  der  ganz  erheblich  von 
der  Xorm  abwich  :  Prostomium  Vi ,  Ô  Greschlechtsoffnung  in  IX, 
Giirtel  in  XVII — XXII,  Tubercula  pubertatis  in  XIX — XXI. 
Ohne  Zweifel  handelt  es  sich  bei  diesem  Objekt  um  ein  regene- 
rirtes  Vorderende,  wenn  auch  ausserHch  sehr  wenig,  als  etwa 
die  geringe  Breite  der  4  vordersten  Segmente,  darauf  hindeutet. 
Nach  den  einlâsslichen  Untersuchungen  von  Dr.  Hescheler,  der 
tibrigens  nach  Einsichtnahme  des  Objektes  meine  Vermutung 
bestâtigte,  wird  in  der  That  ein  grosserer  Defekt  an  dieser  Kôr- 
perpartie  nicht  wieder  vollstândig  ergiinzt  (30). 

AUolobo2)hora  caUfiinosa  var.  turgida  Rosa. 

Neue  Fundstellen  :  Rusein  sura  (Sandpass)  2200  m  ii.  M.; 
Melchtal,  Miirtschenalp.  IGOO  m  :  Turgi,  am  Limmatufer  ;  Bach- 
tel  :  Biilach. 

A.  terrestris  Sav. 

Von  Ziirich  liegen  einige  Exemplare  mit  etwas  abweichenden 
Bildungen  vor;  namlich  die  Pubertiitstuberkel  auf  XXXI  bis 
XXXIV  (statt  auf  XXXII— XXXIV)  ;  Giirtel  auf  XXIX  bis 
XXXV,  (statt  normal  XXVII— XXXV)  ;  die  ventralen  Borsten 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER    SCHWEIZ.  415 

in  XXVIII — XXXIV  steheii  auf  Papillen,  normal  diejenigen  in 
XXXI.  XXXIII  und  XXXIV. 

A.  cyanea  var.  2)i'ofuga  Rosa. 

Neue  Fimdstellen  :  Rusein  sura,  2200  m.;  Elm,  Uelialp  und 
Untersandalp,  Bachtel,  Egelsee,  Rheinau  am  Rheinufer,  Tarasp 
(Dr.  Hescheler). 

var.  stiidiosa  Mich. 

Neue  Fundorte  .•  Frutt  und  Melchseegebiet  bis  2000  m. 

Von  dieser  Varietât  fand  ich  ein  Exempiar  mit  Tubercula  pu- 
bertatis  in  XXIX— XXXII  (normal  XXX— XXXIII)  in  Wâdens- 
weil,  auf  der  Frutt  eines  mit  Tub.  pub.  auf  XXX  bis  XXXIV. 

A.  chlorotica  S  av. 

Neue  Fundstellen  :  Rheinau  und  Einmundung  der  Tôss  am 
Rheinufer;  Turgi,  am  Ufer  der  Limmat. 

var.  valdensis  Rib.  am  Bachtel. 

A.  iwrvegica  Eis.  (Lumbricider  18,  N"  8,  p.  49) 
ist  neu  fur  die  Schweiz. 

Bei  meinen  Objekten  weicht  einzig  der  Fortsatz  des  Prosto- 
miums.  der  das  Peristom  mit  schwach  konvergirenden  Seiten- 
rândern  zu  Va  durchsetzt,  von  den  EiSEx'schen  ab. 

Dessen  Beschreibung  ergânzend  filge  ich  bei  : 

Die  5  Cxeschlechtsôffnung  ist  nicht  sichtbar  ;  die  Farbe  blass, 
das  Clitellum  schmutzig  weisslich. 

Spermatheken  2  Paar  in  IX  und  X,  Mtindung  in  IX/X  und 
X/XI,  in  der  Hohe  der  4.  Borste  gelegen. 

Ruckenporen  hinter  dem  Clitellium  und  etwa  8  Segmente  vor 
demselben  deutlich  als  feine  schwarze  Punkte  erkennbar,  weiter 
vorn  nicht  mehr. 

Fundort  :  Frutt,  1  Exempiar,  es  weicht  so  sehr  von  allen  iïbrigen 
dort  gefundenen  Terricolen  ab,  dass  ich  nicht  anstehe,  es  einer 
besonderen  Art  einzureihen. 


416  K.    BRETSCHER. 

A.  odoëdra  Sav. 

Neue  Fimdorte:  Frutt,  Mtirtschengebiet  (Platten-  imd  Mtirt- 
schenalp  (1800—2000  m). 

Die  Exeinplare  von  der Friitt  besassen  deutliehe  (5  Geschleclits- 
offnungen  in  XV  imd  Papille  in  XVI,  diejenigenvonderPlatten- 
alp  nur  die  letztere. 

Am  Melchseeli  fand  icli  2  Exemplare,  die  in  XIV  und  XV  sehr 
stark  vortretende  und  deiitlicli  ausgebildete  Geclilechtsoff- 
nungen  besassen  ;  1  Exemplar  von  der  Plattenalp  trug  sie  nur 
auf  einer  Seite.  Der  Nachweis,  ob  es  sicli  hier  uni  eine  Ver- 
doppelung  der  (^  Geschlechtsôffnung  handelt,  oder  ob  die  (  )ff- 
nung  in  XIV  die  Mlindung  des  Eileiters  ist,  gelingt  sicher  wolil 
nur  durch  Schnittserien  ;  bei  der  makroskopischen  Untersuchung 
schien  niir  eher  das  letztere  zuzutreffen. 

In  allen  iibrigen  Merknialen  stimniten  die  3  Tiere  durchaus 
mit  der  typischen  Art  liberein. 

Vergl.  auch:  Morgan,  A  Study  ofMetamerisni {Q]\M't.  Journ. 
Micr.  Se.  1895.  37.  p.  395—476)  et  Michaelsen  44. 

A.  putris  car.  subruhicunda  Eisen, 

Neue  Fundstellen:  Rusein  sura,  2200  m.;  Elm,  Ueli-,  Unter- 
sand-,  Obersandalp,  1900  m.:  Plattenalp  ;  Frutt  und  Engstlen- 
alp  ;  Turgi,  am  Ufer  der  Limmat.  1  Exemplar  von  der  Platten- 
alp besass  die  ^  Geschlechtsoffnung  in  XIV  (statt  XV)  ;  einige 
die  ïubercula  pubertatis  auf  XXIX,  XXX  und  XXXI  statt  nor- 
mal in  XXVIII,  XXIX  und  XXX. 

var.  arhorea  Eis. 

Neue  Fundstellen  :  Turgi  und  Killwangen  an  der  Limmat, 
Frutt,  Panixerpass,  Bâretsweil  (Kanton  Ziirich). 

1  Exemplar  besass  dieTub.pub.  auf  der  einen  Seite  in  XXVIII 
und  XXIX.  auf  der  andern  in  XXIX  und  XXX. 

A.  icterica  Sav. 
ist  neu  fiir  die  Ostschweiz  ;   kh  fand  sie  in  Ziirich  (Garten), 


OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER    SCHWEIZ.  417 

De    Ribaucourt    in    der    Westschweiz  inelirfach  {Etude  52 
p.  59). 

A.  alpina  Rosa. 

Neiie  Fundorte  :  Riisein  siira.  Obersaiidalp,  Plattenalp  (Miirt- 
schengebiet). 

A.  constricta  Rosa. 

Neii  gefimdeii  in  Wâdensweil,  Zurich,  Elm. 

A.  veneta  var.  Jwrtensis. 
Neuer  Fimdort  :  Wâdensweil. 

A.  rosea  Sav. 

Neue  Fundorte:  Katzensee,  Bâretsweil,  Baclitel,  MelchthaL 

A,  jassyenis  Micli. 

Neu  fiir  die  Schweiz,  gefunden  am  Egelsee  und  von  Dr.  Mi- 
CHAELSEN,  Hamburg,  nacli  brieiîicher  Mitteilung  am  Rigi. 

Mein  Exemplar  wicli  in  einigen  Punkten  vom  Tyi)us  (vergL 
MiCHAELSEN,  Hamburg,  (4)  ab,  so  felilten  ihni  die  Papillen 
in  den  Segmenten  X,  XI,  XIII  und  XXYII,  docli  ist  es  nocli  niclit 
vôllig  ausgewachsen. 

Zu  den  Angefûlirten  kommen  nun  nocli  G  neue  Arten  ;  nâmlich 

A.  rhenani  n.  sp. 

Lange  50 — 60  mm.,  Durclimesser  2,5 — 3  nun. 

Segmentzalil  80 — 105. 

Farbe  blass,  Clitellum  weisslicli,  im  Habitus  alnilich  A.  her- 
manni. 

Form  cylindrisch,  Segmente  IX — XIII  dicker,  (namentlich 
IX),  heller  gefârbt,  mit  ventralen  Papillen  versehen. 

Prostomium  mit  breitem  Fortsatz,  zu  y»  das  Peristom  durcli- 
schneidend  ;  Seitenrander  nach  hinten  konvergirend. 

Borsten  eng  paarig. 

(5  CTeschlechtsôtfnung  nicht  sichtbar. 

Clitellum  in  XXYII — XXXII,  XXXIII  =^  6,7,  kaum  ange- 


418  K.    BRETSCHER. 

schwollen  und  rings  lierum  entwickelt,  mit  \  erwischten  Seg- 
inentgrenzen. 

Tub.  pubertatis:  XXVIII— XXXI,  XXXII  =4,5,  als  fort- 
laufender  Streifen  ausgebildet. 

Spermatheken  2  Paar  in  IX  und  X,  (Jttimng  in  'Vx  und  Vxi, 
etwas  liber  dem  ventralen  Borstenpaar  gelegen. 

Rûckenporen  nicht  siclitbar. 

Fùndort  bei  Rheinau,  am  Ufer  des  Rheines,  hauiig  unter  Stei- 
iien,  die  noch  voni  Wellensclilag  bespillt  werden. 

A.  argoviense  n.  sp. 

Lange  50 — 60  mm.  Durchmesser  2.5 — 3  nmi. 

Segmente  80 — 105. 

Form  cylindrisch. 

Farbe  dunkelrot  bis  braunrot,  Clitellum  hell  bis  gelblicb. 

Prostomium  V^ — 'A;  schmal,  Fortsatz  mit  parallelen  Seiten- 
rândern. 

Haut  durchscheinend,  so  dass  z.  B.  das  Bauchmark  deutlich 
sichtbar  ist. 

Borsten  fast  gleicli  weit  abstehend,  aa  =  1 V^  f'^J  =  ^c  =1  Vs  cd. 

(5  Geschlechtsotînung  unsiclitbar. 

Clitellum:  XXVIII— XXXIV  =  7.  nicht  liber  die  ubrige  Haut 
vortretend.  sattelfôrmig,  also  ventral  nicht  entwickelt. 

Tub.  pub.  :  XXVIII— XXXIV,  XXXV,  XXXVI  =  7  —  9  und 
iim  1 — ^2  Segmente  iiber  das  Clitellum  hinaus  reichend. 

Spermatheken  3  Paar  in  VIIL  X  und  XI.  Miindung  in  ^"'/ix, 
^^/x  und  ^/xi,  etwas  unter  der  3.  Borste  gelegen. 

Vorderster  Rûckenporus  in  1  Exemplar  in  ^Yvn  gesehen,  bei 
andern  nicht  beobachtet  ;  der  erste  kann  also  noch  weiter  vorn 
liegen. 

Vorkommen  :  unter  Steinen  am  Ufer  der  Limmat  bei  Kill- 
Avangen  und  ïurgi,  so  weit  der  Wellensclilag  reicht  (also  wie 
A.  rhenani)  ;  zahlreich. 


OLIGOCHAETEX-FAUNA    DER    SCHWEIZ.  419 

A.  hercuIeafHi  ii.  sp. 

Lange  120  iiiui.   Durclimesser  8  iiim. 

Segmentzahl  100. 

Im  Habitus,  Grosse,  Form  iind  Farbe  gleicht  sie  gaiiz  dein 
Lumbricus  herculeus,  imr  ist  sie  gedrungener,  kiirzer  als  dièse; 
Farbe  ebenfalls  diinkelrotbraim,  Clitellum  heller  ;  in  IX  ein  ven- 
trales Pai)illenpaar. 

Prostoiniiim-Fortsatz  V»,  breit,  Grenzen  undeutlich,  nach  liin- 
ten  wenig  verschniâlert. 

Borsten  ganz  eng  gepaart. 

(5  Geschlechtsoffnimg  imsichtbar. 

Clitellum  :  XXV  —  XXXI  =  7  ;  Segmentgrenzen  deutlich  ; 
sattelforniig. 

Tub.  pub.  :  XXVII  —  XXX  =  4,  Lângswulst,  von  den  Inter- 
segnientalfurchen  durchzogen. 

Sperinatheken  :  2  Paar  in  VIII  und  IX,  (  )ffnung  in  ^'"/ix  und 
'^/x,  in  der  Hohe  der  3.  Borste  gelegen. 

Auf  deni  Hasenberg  unter  Steinen  in  1  Exemplar  gefunden, 

A.  Vejdovskyi  ^  n.  sp. 

Lange  55 — 60  mm.  Durclimesser  3 — 3,5  mm. 

Segmentzahl  1 1 0 — 1 1 5 . 

Fârbung  rotbraun,  heller  als  Lumbricus  rubellus. 

Prostomium-Fortsatz  'A,  Seitenrânder  etwas  nach  hintenkon- 
vergirend. 

Borsten  engpaarig,  das  ventrale  Paar  in  IX  oder  IX  und  X  von 
einem  erhohten  Hautwall  umgeben. 

(5  Geschlechtsoffnung  undeutlich. 

Clitellmu  :  XXV,  XXVI  —  XXXII,  XXXIII  =  7—9,  sattel- 
forniig. 

Tub.  pub.  :  XXVIII  —  XXXI,  XXXII  =  4  —  5,  das  Clitel- 
lum ventral  begrenzend. 

'  Ich  beehre  mich,  dièse  Art  Herrn  Prof.  Dr.  Vejdovsky  in  Prag  zu  widmen. 


420  K.    BRETSCHER. 

Spermathekeii  in  TX  und  X,  2  Paar,  das  vordere  Paar  iiicht 
kugelig  wie  das  liiiitere,  sondern  dreilappig,  Muiidmig  in  'Yx 
und  Yxi,  etwas  unter  der  3.  Borste. 

Eilckenporen  niclit  beobachtet. 

Auf  der  Obersandalp  neben  Lumhricus  rubeUus,  1900  m.; 
2  Exemplare  gefunden. 

A.  alpestris  n.  sp. 

Liinge  G5 — 80  nmi.  Durchmesser  3 — 4  nnn. 

Segmente  125 — 130. 

Farbe  blass,  Clitellum  gelblich. 

Prostomiiim  mit  Fortsatz,  der  dasPeristom  zu  'A  diirchschnei- 
■det,  Seitenrànder  nacli  liinten  wenig  konvergierend. 

Borsten  eng  paarig. 

(5  Geschlechtsôffnmig  in  XV  deutlich,  auf  Papille,  die  sich 
auch  auf  XIV  und  XVI  erstreckt. 

Clitellum:  XXV,  XXVI  —  XXXI,  XXXII  =  6  —  7,  stark 
verbreitert  und  seitlich  vortretend  (âlmlich  wie  A.  rosea)^  sattel- 
fôrmig. 

Tub.  pub.  :  XXVII,  XXVIII  —  XXXI,  XXXII  =  4  —  5. 

Von  Spermatheken  nur  1  Paar  beobachtet,  neben  der  dorsalen 
Mittellinie  gelegen  (âhnlich  wie  A.  rosea  Savigny  55,  Bed- 
DARD,  Monof/raph  5,  p.  698  und  A.  lonnhergi  in  Michaelsen, 
Flonda  45). 

Erster  Iluckenporus  in  '"/iv  und  '7v  beobachtet;  sie  sind  auf 
der  ganzen  Lange ,  auch  auf  dem  Clitellum  deutlich  als  schwarze 
Punkte  sichtbar. 

Auf  der  Frutt,  2000  m.,  hâufig. 

A.  nival i s  n.  sp. 

Liinge  05  mm.  Durchmesser  4  nnn. 

Segmente  106;  hintenistjedes  Segment  zweiringehg,  vorderes 
Eingel  7^  des  hintern. 

Prostomium  V^,  schmal,  Seitenrànder  parallel. 


OLIGOCHAETEN-FAUNA   DER   SCHWEIZ.  421 

Borsten  abstehend  ;  ah^  hc,  cd,  fast  gleich  gross  und  V'2  ««• 

(5  Ôtfnung  unsichtbar. 

Clitellum  :  XXIX  —  XXXVII  =  9,  sattelforiuig,  mit  deutli- 
chen  Iiitersegmeiitalfurcheii. 

Tiib.  pub.  :  XXX— XXXVII  =  8  ;  nicht  ul)er  das  Clitellum 
liinausreichend. 

Spermatbeken  2  Paar  in  X  und  XI,  Mtindung  in  'Vx  vnià  ^/xi, 
in  der  Holie  der  3  Borste. 

Dièse  Art  ist  nahe  verwandt  mit  A.  complanata  Dug.  und  A. 
trmspadmm'Rosïi.  Jene  bat  aber  IGO — 190  Segmente,  Borsten 
mit  nacli  oben  abnehmenden  Distanzen,  Prostomium  nur  V^, 
Tul).  pub.  liber  das  Clitellum  hinausgebend.  A.  transpadana 
stimmt  in  den  letzten  beiden  Merkmalen  mit  A.  complanata\\\)ev- 
ein  und  bat  5  Paar  Spermatbeken.  Die  Eigenart  von  A.  nivalis 
liegt  also  in  der  Form  des  Prostomiums,  der  Bildung  der  Tub. 
pubertatis  und  der  Zabi  der  Spermatbeken. 

Fundort  :  Hohedes  Jocbpasses,  2200m.,  anStellenwoderScbnee 
(Anfangs  August)  eben  erst  weggegangen  war;  2  Exemplare. 

Lumbricus  rubeUus  Hoffm. 

Neue  Fundorte  :  Bacbtel,  Uelialp,  Unter-  und  Obersandalp, 
Plattenalp,  Jocbpass,  Melclital.  Diejenigen  von  der  Platten-  und 
Murtschenalp  trugen  Tubercula  ])ubertatis  aufXXVII  bis  XXXI 
(normal  XXVIII— XXXL) 

L.  castaneus  Sav. 

Neue  Fundstellen  :  Hasenberg,  Kâferberg  (Ztiricb)  ;  bei  diesen 
waren  Clitellum  und  Tub.  pubertatis  gegenûber  den  normalen 
um  1  Segment  nacb  vorn  verschoben. 

L.  melihœus  Rosa. 

Neu  gefunden  an  der  Limmat  bei  Zurich,  aufderFrutt  baufig; 
auf  dem  Rigi  (brietiicbe  Mitteilung)  v^on  Dr.  Michaelsen. 

L.  herculeus  Sav. 

Neue  Fundorte  :  Wâdensweil,  Elm,  Bâretsweil,  Bacbtel. 


422 


K.    BUETSC'HKK. 


Verzeichnis  der  in  der  Schweiz  neu  beobachteten  Arten. 


(TUBIFICIDAE  ?)  : 

Auîodrikis  limnobms  ii.  g.  n.  sp. 

Naidomorpha: 

Naisjosinae  Vejd.  N.  Bretscheri  Mich. 

Uncinais  uncinata  Oerst. 

Enchytraeidae  : 


Mesenchytraeusmontmmsn.si}. 
PacJiydrilussuhterraneusYe]d. 
P.  (?)  lobatus  n.  sp. 
P.  (?)  angulatus  n.  sp. 
Marionina  riparia  n.  sp. 
Buchholma  appendiculata  Bh. 
Enchytraeus  humicuUor  Vejd. 
E.  turicensis  n.  sp. 
E.  mininius  n.  sp. 
Fridericia  hisetosa  Lev. 


F.  antarctica  Bedd. 
F.  R(dzeli  Eis. 
F.  hdbosa  Rosa. 
F.  striata  Lev. 
F.  alpina  n.  sp. 
-f''.  lacustris  n.  sp. 
i^.  Michaelsem  n.  sp. 
jP.  C/iT^ei  n.  sp. 
Henlea  Dicksoni  Eis. 
if.  Rosai  n.  sp. 


LUMBRICIDyî:  : 


AUurus  hercynius  Micli. 
J..  neapoUtanus  Oerl. 
AUolobophora  norvegica  Eis. 
.4,  jassyensis  Mich. 
^.  rhenani  n.  sp. 


^.  aryoviense  n.  sp. 
-.4.  herculeana  n.  sp. 
Jt.  Vejdovskyi  n.  sp. 
^.  alpestris  n.  sp. 
^.  nivalis  n.  sp. 


OLKiOCHAETEX-FAlXA    DRR    SCHWEIZ.  423 


Literalurverzeichnis. 

1.  AsPER.  Beilmye  ziir  Knintiiis  der  Tiefseefaima  der  Schiceizerse^n.  Zoo- 

logischer  Aiizeiger.  1880.  p.  130-134  und  200-207. 

2.  AsPER.    Wcniff  bekannte  Geselhchaften  kleiner  Tiers  unserer  Schucizer- 

seen.  Neujahrsl)latt  der  naturforsch.    Gesellschaft  Zurich.  LXXXII. 
1881.  p.  1-32. 

3.  Beddard.  Ou  some  aquatic  OUyochaetous  Worms.  Proceed.  Zool.  Society 

London.  1892,  p.  319-361. 

4.  — Some  new  or  Utile  known  Oligochaeta.  Proc.  Roy.  Phys.  Soc.  Edin- 

burgh  XII.  1892-94.  p.  30-45. 

5.  —  A  Mouofiraph  of  tite  Order  of  Oligochaeta.  1895.  p.  1-769. 

6.  Bos  RiTZEMA.  Zur  Lebensgeschichte  des  MaMlicurfs.  Biolog.  Gentralblatt 

XVIll.    1897,  p.  63-64. 

7.  BouRNE.  Notes  on  tfie  Naidiform  Oligochaeta.  Quart.  .lourn.  Micr.  Society 

XXXIl.  1891,  p.  335-336. 

8.  BousFiELD.   On  Slaiiiui  and  Ophidonais.  Journ.  of  the  Linnean  Society. 

Zoologie  XIX.  1886,  p.  264-268. 

9.  Bretscher.  Die  Oligochaeten  von  Ziirich.  Revue  suisse  de  Zoologie.  III. 

1896,  p.  499-533. 

10.  Claparède.  Recherche.-!  analomi(/ues  sur  les  Oligochètes.  Mémoires  Société 

de  physique  et  d'hist.  nat.  Genève,  1862.  XVI.  2.  p.  217-291. 

11.  CzERNiAvsKY.  Materiolia  ad  Zoographicam  Ponticam  comparatam.  Bull. 

Soc.  des  Naturalistes  Moscou.  LV.  1880,  p.  213-363. 

12.  Dahl.  Nahrungsvorrùte  des  Maulwurfs.  Zoolog.  Anz.  1891,  p.  9-il. 

13.  —   Ueber   Nahrungsvorrdte    im    Bau   des  Maulwurfs.    Schriften    des 

naturvviss.  Vereins  fiir  Schleswig-Holstein.  VI.  1885,  p.  111-114. 

14.  Darvv'in.  Die  Bildung  der  Ackerkrume  durch  die  Thdtigkeit  der  Regen- 

wilrmer.  (iesamm.  Werke,  Bd.  XIV.  1883,  p.  1-184. 

15.  DiEFfENBACH.    AnaloHiische   und  sgslernati.^che  Studien  an  Oligochaetae 

limicolue.  Berichte  der  Oberhessischen  Gesellschaft.  XXIV.  1885,  p. 
65-109. 

16.  DjE.Mii.  Mehmel).  Untersuchungen  iiber  den  Einfluss  der  Regenaiirmcr  anf 

die  Entwicklung  der  Pflanzen.  Dissert.  Halle  a. /S.  1896,  p.  1-26. 

17.  DuGÈs.  Nouvelles  observations  sur  la  zoologie  et  l'anatomie  des  Annélides 

abranches  sétigères.  Annales  d.  Scienc.  nat.  2  Sér.  VIII.  1837,  p.  15-35. 

18.  EisEN.  Om  Scandinaviens  Lnmbricider.  Ofversigt  af  kongl.  Vet-Akad. 

Forhandlingar.  1873,  p.  43-56. 

19.  —  On  the  Oligochaeta  collected  during   the  Swedish  expédition   to  the 

arctic  région  in  the  years  1870,  1875  und  1876.  Kongl.  Svenska 
Vetensk.-Akad.  Handlingar.  XV.  X^  7.   1877,  |).  1-49. 
Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1899.  28 


424  K.    lîRET.SCHER. 

20.  Fanna  helvetica,  Heft  9. 

21.  FouEL.  Matériaux  pour  servir  à  l'élude  de  la  faune  profonde  du  lac  Lé- 

man. Bull.  Société  vaudoise  Se.  nat.  XIII.  1874,  p.  153-157. 

22.  —   Faunistische  Studien  in  den  SUsstvasserseen  der  Sckweiz.  Zeitschr. 

f.  vviss.  Zool.  XXX.  1878,  p.  383-391. 

23.  —  Faune  profonde  dn  Léman.   Bull.  Soc.  vaud.  Se.  nat.  XVI.  1879, 

p.  321. 

24.  —  La  faune  profonde  des  lacs  suisses.  Neue  Denkschriften  der  allg. 

schweiz.  Ge.sellsch.  f.  die  Naturvviss.  XXIX.   1883,  p.  1-234. 

25.  FUHRM.^NN.   Recherches  sur  la  faune  des  lacs  alpins  du  Tessin.  Revue 

suisse  de  Zoolog^ie.  IV.  1897,  p.  489-543. 

26.  Grube.    Untersucimngen   ilber  die  pht/sikalische  Beschaffenhe.it  und  die 

Flora  und  Fauna  der  Schweizerseen.  56.  Jaliresher.  d.  schles.  Gesell- 
schaft  f.  vaterland.  Cultur.  1878,  p.  115-117. 

27.  —  Neue  Ermittelnnfjen  iiber  die  Organisation  von  Btjthonomus  lemani. 

57.  Jahresber.  der  schles.  Gesellsch.  f.  vaterl.  Cultur  1879,  p.  228. 

28.  —  Annélides  dn  Léman.  Bull.  Soc.  vaudoise  Se.  natur.  XVI.  1880. 

29.  Hartmann.  Beitrâge  zur  Geschichte  der  Fadenwilrmer,  nebst   Beschrei- 

bung  einer  bisher  mit  ihnen  verwechselten  Art  von  Regenwnrm,  Lum- 
bricus  gordioides.  Neue  Alpina.  I.  1821,  p.  32-50. 

30.  Hensen.    Ueber  die  Fruchtbarkeit  des  Erdbodens  in  ihrer  Abhdngigkeit 

von  den  Leistnngen  der  in  der  Erdrinde  lebendenWiirmer.  Thiels  i^and- 
wirtsehaftlifhe  Jahrbiiclier.   1882.  XI.  p.  661-698. 

31.  Hescheler.   Ueber  Regenerationsvorgdnge  hei  Lumhriciden.  Dissert.  Jena 

1896,  p.  1-112. 

32.  Heusgher.   h gdrohiologische  Exhirsion   im  Kanton  St.  Gallen.   .lahres- 

bericht  St.  Galler  naturwiss.  Gesellsch.  1890/91,  p.  1-17. 
3;}    —  Untersucliung  von  Teichen  im  Gebiete  des  Kanions  St. Gallen.  Schweiz. 

Fischereizeitung  II.  1894,  Beilage  N»  9. 
34    . Der  Sempachersee  und  seine  Fischereiverkdltnisse.  Schvveizerische 

Fischereizeitung'  III.  1895.  p.  1-51. 

35.  HoFFMEisTER.  Die  bis  jet zt  bekannten  Arten  ans  der  Familie  der  Begen- 

wiirmer.  1845,  p.  1-43. 

36.  Lmhof.   Ein  neues  Mitgiied  der  Fanna  der  Siisswasserbecken.  Zoolog. 

Anzeiger  XL  1888,  p.  48-49. 

37.  MicHAELSEN.  Untcrsuchungen  iiber  Enchytraeus  Môbii  und  andere Enchy- 

traeiden.  Dissert.  Kiel.  1886,  p.  1-50. 
:}8_  —  Enchytraeiden- Studien.  Archiv   tur  luikroskop.  Anatomie.    XXX. 

1887,  p.  366-378. 
39_  _  Die  Oligochaeten  von  Sild-Georgien.    .Jahrbuch  der  wissensch.  An- 

stalten  in  Hamburg.  V.  1888,  p.  54-77. 
YO    Beitrag  zur  Kenntnis  der  deutschen  Enchytraeiden-Fauna.   Arch.  f. 

mikrosk.  Anatomie  XXXI.  1888,  p.  483-498. 


OLIGOCHAETEN-FAUXA    DER   SCHWEIZ.  425 

41.  MicHAELSEN.  Si/)Wpsis  (Icv  Enckijtraeideii .  Abhandl.  d.  naturwiss.  Yereins 

Hamburg.  XI.  1889,  p.  1-59. 

42.  —  Oligochaelen  des  Naturhistorischen  Muséums  in  Hamburc/ 1.  Jahrbuch 

der  wissensch.  Anstalten  in  Hambiirg,  VI.  1889,  p.  1-17. 

43.  —  Die  Lumbriciden  NorddeHlschldiids.  Jahrb.  der  vviss.  Anstalten   in 

Hamburg.  VII.  1890,  p.  1-19. 

44.  —   Olif/ockaelen  des  Natio-historischen  Muséums  in  Hambnrg  1  V .  Jabrl)uch 

der  wiss.  Anstalten  in  Hambin'{j'.  VIII.  1891. 

45.  —  Zur  Ref/enwitriitfauna  von  F/oridit  und  Georgia.   Zoolog.  Jabi'huch, 

Abteilung- f.  Systematik.    VIII.   1895,  p.  177-194. 

46.  —  Beitrdfje  zur  Kenntnis  der  Oligochaelen.  Zoolog.  Jahrb.  XII.    1899. 

Abteilung  Systematik,  p.  105  u.  fï". 

47.  MiNOR.   On  nutaral  and  arlifical  Section  in  some  Cliaetopod  Annelida. 

American  .lournal  Sci.  and  Arts.  XXXV.  18G3,  p.  35-43. 

48.  Pavesi.  Materiali  per  iina  fauna  del  cantone  Ticino.  Atti  Soc.  italiana 

di  Scienze  nat.  Milano.   XVI.  1873,  p.  25. 

49.  Du  Plessis.   Essai  sur  la  faune  des  lacs  de  la  Suisse.  Mémoires  cour. 

Soc.  helvét.  Sci.  nat.  XXIX.  1883,  p,  1-63. 

50.  Handolph.  Ein  Beilrag  zur  Kenntnis  der  Tubificiden.  Vierteljahrsschrift 

d.  naturf.  Gesellsch.  Zurich.  1891.  XXXVII,  p.  145-147. 

51.  —  Beilrag   zur   Kenntnis  der    Tubificiden.    Jenaiscbe   Zeilscbrilt  lur 

Naturwiss.  XXVII.  N.  F.  XX.  1892.  p.  463-476. 

52.  De  Ribaucourt.  Etude  sur  la  faune  loinhricide  de  la  Suisse.  Revue  suisse 

de  Zoologie.  IV.  1896,  p.  1-110. 

53.  RosA  Dan.  Il  Neoenchglraeus  bulbosus  n.  sp.  Boll.  di  Zool.  e  Anat.  eomit. 

délia  R.  R.  Univ.  di  Torino  II.  N»  29.  1887. 

54.  —  Revisione  dei  Lumbrici.  Memorie  R.  Accad.  Sci.  di  Torino.  2  Ser. 

XLIII.  1893.  p,  1-80. 

55.  Savigny  et  Cuvier.  Analyse  des  travaux  de  l'Académie  Rog.  des  Sciences. 

Mém.  acad.   Roy.  Sci.  Institut  de  France.  V.  1821-1822,  p.  176-184. 

56.  ScHMiuT,  0.    Drei   neue   Naiden.  Frorieps  Notizen.    3  Ser.  III.   1847, 

p.  321-323. 

57.  Steck,  Th.  Beitrdge  zur  Biologie  des  grossen  Moosseedorfsees.   Disser- 

tation. Bern.  1893,  p.  25-36. 

58.  Stolc.   Beitrag  zur  Kenntnis  der  Naidomorphen.  Zoolog.  Anzeiger  IX. 

1886,  p.  502-506. 

59.  Stoll.  Zur  Zoogeographie  der  landbewohnenden  Wirbeltiere.  Vierteljaiirs- 

schrift  der  naturf.  Gesellsch.  Zurich.  XXXVII.  1892. 

60.  TiMM.    Beobachtungen  iiber   Phreorgctes  nieukeanus    Hojfm.  und  Nais. 

Arbeiten  aus  d.  zool.-zoot.  Institut  Wiirzburg.  VI.  1883,  p.  109-158. 

61.  Ui)E.    Wiirmer  der  Provinz   Hannover.   40.   und  41.  .lahresbericbt  der 

naturhist.  Gesellsch.  Hannover.  1892,  p.  63-98. 

62.  —  Hamburger  Mugaltiaensische  Sammelreise.  Enchylraeiden.  Haniburg. 

1896,  p.  1-42. 


426  K.    BRETSCHER   —    OLIGOCHAETEN-FAUNA    DER    SCHWEIZ. 

6I{.  D'Udekem,  Description  d'une  nouvelle  espèce  d'Enchylroeus.  Bull.  Acad. 
Roy.  Sci.  de  Belgique.  XXI.  1854,  p.  o83-864. 

64.  —  Nouvelle  classification  des  Annélides  sétigères  ahranches.  Mém.  Acad. 

Roy.  de  Belgique.  XXXI.  1859,  p.  1-28. 

65.  Vejdovsky.  Monographie  der  Enchijtraeiden.  Prag.  1879,  p.  1-62. 

66.  —  Si/stem  tind  Morphologie  der  Oligochaefen.  Prag.  1884.  1-166. 

67.  ^  Note  sur  le  Pachydrilus  subterraneus  n.  sp.    Revue  biologique  du 

Xord  de  la  France.  I.  X"  4.  1889,  p.  l-a. 

68.  ZscHOKKE.   Faunistische  Studien  an  Gebirgsseen.   Vei'handl.   d.  naturf. 

Gesellsch.  Basel.  IX.  1890,  p.  1-62. 

69.  —  Beitrag  zur  Kenntnis  der  Fauna  der  Gebirgsseen.  Zoolog.  Auz.XIV. 

1891,  p.  119-123. 

70.  —  Die    Tierwelt  der  Juraseen.   Revue  suisse  de  Zoologie.    1894,    p. 

349-376. 

71.  —  Die  Fauna  hochgelegener  Seen.    Verhandl.  der  naturf.   Gesellschaft 

Basel.  XI.  1895,  p.  36-133. 


ANOMALIE 
DE  L'APPAREIL  GÉNITAL  MALE  CHEZ  LA  SANGSUE 


PAR 


Emile  ANDRE 

Premier  assistant  d'aiialoniie  comnarée  —  Université  de  Genève. 


Nous  avons  eu  l'occasion  de  constater,  chez  Hirudo  medicinalis, 
un  cas  tératologique  des  organes  génitaux  mâles  que  nous  n'avons 
pas  trouvé  mentionné  dans 
la  littérature  et  qui  nous  pa- 
rait digne  d'être  signalé. 

Cette  monstruosité  con- 
siste dans  le  fait  qu'il  y  a 
deux  pénis  et  que  la  moitié 
droite  de  l'appareil  mâle  est 
déplacée,  d'arrière  en  avant, 
de  la  longueur  d'un  segment 
interne. 

La  moitié  gauche  de  l'ap-  Fig.  8. 

pareil    mâle,     normalement  Explication  de  la  figure  :  pd  pénis  droit;  ed 

placée,  est  constituée,  comme  épididyme   droit;   /  fi  premier   testicule 

^  '  '  droit;  2  td  deuxième  testicule  droit;  cg 

à  l'ordinaire,  de  neuf  testi-  canal  déférent  gauche  se  continuant  en 

CUles,     réunis    par    le    canal  avantdel'épididyme;e^épididyme gauche; 

'  *■  pg  penis  gauche  ;  1  tg  premier  testicule 

déférent.  Celui-ci  fbig^  se  pro-  gauche.  Gross.  2  fois.  Vue  dorsale. 

longe  en  avant,  audelàdel'é- 

pidid}  me  gauche,  d'une  longueur  égale  à  celle  d'un  segment  interne, 

€t,  s' atténuant  petit  à  petit,  se  termine  en  cul-de-sac  au  niveau  de 


428  ANOMALIE   CHEZ    LA    SANGSUE 

la  prostate  droite.  Ce  canal  déférent  envoie  un  canaliculeàrépi- 
didyme  gauche.  Ce  dernier  (efi)  est  plus  grand  et  plus  allongé  que 
dans  la  règle.  Le  pénis  gauche  (pg)  est  moins  long  et  moins  épais 
(]ue  normalement;  sa  portion  prostatique  est  peu  développée;  il 
sort,  comme  le  pénis  unique  des  Sangsues  normales,  entre  le  30"'*^ 
et  le  Sl'""^  anneau  (segment  externe). 

La  moitié  droite  est  formée  également  de  9  testicules,  réunis 
par  le  canal  déférent  qui  aboutit  à  un  épididyme  normal  (ed).  et 
du  second  pénis  (pd)  qui  est  conformé  normalement.  Comme  nous 
le  disions  plus  haut,  cette  moitié  du  système  mâle  est  reportée  en 
bloc,  d'arrière  en  avant,  d'un  longueur  égale  à  celle  d'un  seg- 
ment interne.  Les  deux  moitiés  de  l'appareil  génital  mâle  ne  se 
font  donc  pas  symétrie;  de  sorte  que  le  premier  testicule  droit 
(1  td)  n'est  pas  dans  le  même  segment  que  le  premier  testicule 
gauche,  mais  dans  le  segment  précédent,  celui  qui  contient  les 
organes  génitaux  femelles.  Le  deuxième  testicule  droit  (C^^o^f^it 
vis-à-vis  au  premier  testicule  gauche  (1  tg).  Le  pénis  (pd)  est 
situé  dans  le  segment  interne  précédant  celui  qui  contient  le  })énis 
gauche  (pg)^  et  débouche  entre  le  25"^*^  et  le  26™^  anneau. 

En  résumé,  T  appareil  génital  mâle  est  composé  de  deux  moitiés 
qui  possèdent  chacune  un  pénis  et  qui  n'ont  aucune  relation  Tune 
avec  l'autre.  La  moitié  droite  est  conformée  normalement,  mais 
reportée  en  avant  de  la  longueur  d'un  segment;  la  moitié  gauche 
occupe  la  situation  normale,  mais  présente  les  particularités  si- 
gnalées plus  haut.  Les  organes  génitaux  femelles  sont  normaux  et 
la  vulve  s'ouvre,  comme  chez  les  Sangsues  normales,  entre  le  35"^^ 
et  le  36"^  anneau  ;  les  ovaires  sont  cependant  un  peu  refoulés  vers 
la  gauche  par  le  premier  testicule  droit. 


Die  Molliiskenfauna  des  Vierwaldstàttersees 


von 


Georg  SURBEGK. 


Hierzu  Tafel  11  u.  12 
und  eine  Verbreitung'skarte. 


EINLEITUNG. 

Die  vorliegende  Arbeit  ûbernahm  ich  im  Auftrage  der  lim- 
iiologischen  Commission  der  Schweizerischen  Naturforschendeii 
Gesellscliaft  durch  Vermittlung  meines  verehrten  Lehrers,  Hrn. 
Prof.  D^'  F.  ZsCHOKKE,  des  Prâsidenten  der  genamiten  Commis- 
sion und  Leiters  der  zoologischen  Arbeiten, 

Das  Programm  zur  limnologischen  Untersuchimg  des  Viei- 
waldstâttersees,  die  von  der  limnolog.  Commission  unter  Mit- 
wirkung  der  Naturforschenden  Gesellscliaft  in  Liizern  unter- 
nommen  wurde,  erschien  Ende  Jiili  1895.  Daraiis  seien  folgende 
Pmikte,  die  ich  zu  beriicksiclitigen  batte,  hier  wiedergegeben  : 

PROGRAMM  FUR  DEN  ZOOLOGISCHEN  TEIL. 

(Bearbeitet  von  Prof.  D^  F.  Zschokke  in  Basel) 
1895. 

s  A.   LiTOUAL. 

Ziel.     l.  Genaue  Feststellung  der  Gesamtzusammensetzungder  Ufertierwelt. 

2.  EventuellerNachweis  lokaler  Faunen. 

3.  Nachweis   der   Variation   gewisser   Tierformen  von  Ort  zu  Ort 
(speciell  der  Mollusken). 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1899.  29 


430  GEORG    SURBECK. 

Miltel.  1.  Wiederholter  Besuch  einiger  Uferplâtze  (zu  verschiedenen  Jahres- 
zeiten)  im  Becken  von  Luzern.  Kiissnacli,  Hergiswil,  Alpnach, 
Weggis,  Gersau.  Fliielen. 

2.  Speciellere  Beriicksichtigung  kleinerer  Bucliten   und   Flussmun- 
dungen. 

3.  BerQcksichtigung  des  Gegensatzes  von  felsigem  Steilufer  und  san- 
digem  Seichtufer. 

B.  Pelagisch. 

G.    TlEFENFAlNA. 

Ziel.      i.  Feststellung  der  Gesamtfauna. 

2.  Feststellung  lokaler  Faunen. 

3,  Feststellung  des  allgemeinen  und  speciellen  Charakters  der  Tie- 
fenfauna.  Anpassungs-  und  Yariationserscbeinungen. 

Mitlel.  Mehrere  Dredgeziige  in  jedem  Hauptbeeken  und  zwar 

a)  in  geringerer  Tiefe  (13 — 2o  m). 

b)  in  mitllerer  Tiefe  (50—60  m). 

c)  in  grosser  Tiefe  (100—120  m). 

d)  in  grossier  Tiefe  (180—200  m). 

Um  ein  môglichst  vollstlindiges  Bild  der  Molluskenfaima  zu 
erhalten,  hielt  icli  es  fur  notwendig,  iiicht  nur  einzeliie  Uferstelleii 
in  den  verschiedenen  Seebecken.  sondern  das  Ufer  in  seiner  Ge- 
sanitheit  abzusuchen.  Zunachst  befasste  icli  micli  mit  deni  Sam- 
meln  der  litoralen  Molliisken  und  begann  damit  im  Sommer  1896. 
Der  erste  Aufenthalt  in  Brunnen  im  August/September  galt  zu- 
nachst dem  Urner-undGersauerbecken.  Die  Exkursionen  unter- 
nahm  ich  damais  mitmeinemvvertenFreunde,  Hrn.  D'  H.  Bach- 
MANN  in  Luzern,  der  die  litorale  Flora  des  Sees  sammelte.  Un- 
sere  Ausrlistung  war  eine  sehr  einfache  ;  sie  bestand  aus  einer 
leichten  Schaluppe  mit  geringem  Tiefgange,  welcher  gestattete, 
môglichst  nahe  ans  Ufer  aufzufahren.  An  allen  zugiinglichen 
Stellen  des  Seeufers  untersuchte  ich  die  vorgelagerten  Steine  auf 
jNIollusken.  Zum  Herauf holen  von  Schlannn  und  Muscheln  dien- 
ten  mir  zwei  Blechseiher  mit  verschieden  langen  Stielen.  Im 
Uebrigen  folgte  ich  beziiglich  des  Sammelns  und  Praparierens 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALDSTÂTTER8EE8.         431 

des  Materials  den  von  Clessin  (38)  aiigegebenen  Methoden. 
Aiisserdem  legte  icli  einige  Yertreter  der  einzelnen  Species  in 
vierprozentiges  Fornialdeliyd,  um  einer  etwaigen  spâteren  ana- 
tomisclien  und  liistologischen  Untersuclmng  vorzuarbeiten. 

Leider  waren  die  Witterungsverhaltnisse  jenes  Sommers  fur 
solclie  Exkursionen  die  denkl)ar  ungtinstigsten.  Durcli  den  fast 
iinauf  liorlichen  Regen  war  das  Niveau  des  Sees  auf  eine  ausser- 
gewohnliche  Hohe  gestiegen,  was  begreiflicherweise  das  Sam- 
mehi  litoraler  Tiere  sehr  hinderte,  indem  die  Ufersteine,  die  bei 
gewôhnlichem  Wasserstande  leicht  zugânglich  sind,  kaum  mehr 
erreicht  werden  konnten.  Zudem  wird,  besonders  im  Urner- 
becken,  der  Fôhnwind  fiir  kleinere  Fahrzeuge  leicht  gefâhrlicli. 
Aber  auch  bei  nur  schwacli  bewegtem  See  ist  das  Sanimeln  ani 
Ufer  erscliwert,  indem  das  Schitichen  durch  fortwâhrendes  Auf- 
schlagen  an  den  îSteinen  bescliâdigt  wird.  In  Folge  aller  dieser 
Umstânde  komite  icli  in  der  oben  angegebenen  Zeit  nur  die  Ufer 
des  Urner-  und  Gersauerbeckens  absuchen. 

Wâlirend  des  Winters  1896/97  besuchte  ich  einigemale  ver- 
scliiedene  Uferstellen.  Einen  zweiten  langeren  Aufenthalt  nahm 
ich  ni  Kastanienbaum  bei  Luzern  im  April/Mai  1897,  um  von 
hier  aus  in  den  untern  Seebecken  zu  sammeln.  Mitte  Mai  hatte 
ich  das  ganze  Ufer  des  Sees  nach  litoralen  Mollusken  abgesucht. 
Es  hat  dasselbe,  nach  einer  Karte  im  Maasstab  von  1  :  1 50,000 
annâhernd  gemessen,  eine  Lange  von  ca.  130  km. 

Mit  dem  Sammeln  der  Tiefseemollusken  beschâftigte  ich  mich 
hauptsâchlich  in  den  Monaten  Juli/August  1897  ;  einige  Exkur- 
sionen nmste  ich  ferner  imOktoberdesselben  Jahres  noch  unter- 
nehmen.  Auf  die  Mehode,  nach  welcher  ich  die  Dredgeziige  aus- 
fuhrte,  werde  ich  spiiter  bei  der  Besprechung  der  Tiefenfauna 
nâher  eingehen. 

Zum  Bestinnnen  des  Materials  dienten  mir  hauptsâchlich  Ar- 
beitenvonCLESSiN(38,  39),Draparxaud  (44),  Moquin-Taxdox 
(85),  RossMÀSSLER  (95),  W.  Hartmann  (61)  und  Philippi  (89). 


432  GEORG  SURBECK. 

In  meiner  Arbeit  habe  ich  iiiicli  an  diejenige  Nomendatur  und 
systematische  Einteilung  gehalten.  die  Clessin  (39)  dui'chiio- 
ftihrt  liât. 

Die  vorliegende  Arbeit  zerfallt  in  folgende  Haui)tab8chnitte  : 

1 .  SpedeUer  Teil. 

a)  Litoral. 

b)  Tiefsee. 

2.  AUf/emeifier  Teil.  Besprechung  der  einzelnen  Seebecken 
in  faunistischer  und  biologischer  Hinsicht. 

3.  Ven/leichender  Teil  unter  besonderer  Beriicksichtigung 
der  schweizerischen  (iewâsser,  sowie  grosserer  auslân- 
discher  Wasserbecken. 

Es  istmir  eine  angenehine  Pflicht,  vor  Allemmeinem  verelirten 
Lehrer,  Hrn.  Prof.  D^'  F.  Zschokke,  den  wârmsten  Dank  aiiszu- 
sprechenflirdas  Interesse,  das  er  meiner  Arbeit  entgegenbrachte, 
und  fiir  die  Hilfe,  die  er  mir  durch  seine  Ratschlâge  zu  Teil  wer- 
den  liess.  Ebenso  verdanke  ich  die  weitgehende  finanzielle  Un- 
terstiitzung,  welche  die  Commission  fiir  die  Untersuchung  des 
Vierwaldstâttersees  fur  meine  Arbeit  gewâhrte.  Zu  bestemDank 
verptiichtet  bin  ich  ferner  den  Herren  S.  Clessin  in  Ochsenfurt 
und  Prof.  P.  (iODET  in  Neuchàtel  fiir  die  mir  erteilten  Ilatschlage, 
sowie  insbesondere  Hrn.  Prof.  Bedut,  Direktor  des  naturhisto- 
rischen  Muséums  in  Genf,  dei-  mir  die  grosse  Conchyliensamm- 
lung  und  Bibliotliek  Bourguignat's  in  zuvorkommendster  Weise 
zur  Verfiigung  stellte. 

Die  Abbildungen  wurden  auf  photographischem  Wege  lierge- 
stellt.  Ich  verdanke  an  dieser  Stelle  der  Firma  Hellige  à  0^\ 
in  Basel  die  leihweise  Ueberlassung  eines  geeigneten  Apparates 
mit  ZElss'schen  Linsen. 


MOLLUSKENFAUNA    DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  433 


SPECIELLER  TEIL. 


Bevor  ich  zur  Aufzâhluiig  der  gesammelten  Arten  und  Varie- 
tâten  schreite,  môchte  ich  vorausschicken,  dass  ich  den  Vierwaki- 
stattersee  in  sieben  Seebecken  eiiiteile.  Aïs  Ufer'des  Unwr- 
heckens  betrachte  ich  die  Strecke  von  Brunnen  nach  Fliielen  und 
von  da  liber  Bauen  bis  zur  Umbiegstelle  bei  Treib.  Zum  Gcr- 
sauerhecken  rechne  ich  rechtsseitig  das  Ufer  zwischen  Brunnen 
und  der  obern  Nase,  Imksseitig  dasjenige  zwischen  Treib  und  der 
untern  Nase.  Dièse  beiden  ersten  Seeteile,  welche  oberhalb  des 
von  den  beiden  Nasen  gebikleten  Isthmus  liegen,  fasse  ich  als 
obère  Seebecken  zusammen.  Die  Ufer  des  Wer/giserbeckens  er- 
streken  sich  von  der  oberen  Nase  bis  Zinnen  und  auf  der  gegen- 
uberhegenden  Seite  von  der  untern  Nase  bis  Kehrsiten,  diejenigen 
des  Kiissnacherbeckens  von  Zinnen  liber  Klissnach  bis  zum  Meg- 
genhorn.  Die  Strecke  von  Kehrsiten  liber  Stansstad,  Acheregg- 
brlicke  und  Hergiswil  bis  nach  Kastanienbaum  zahle  ich  zum 
Hergiswilerbecken.  Als  Ufer  des  Luzernerbeckens  ist  die  Strecke 
von  Kastanienbaum  liber  Luzern  bis  zum  Meggenhorn  zu  betrach- 
ten.  Das  siebente  Becken  ist  der  Alpnacheysee,  wozu  ich  die 
Strecke  rechne,  die  slidhch  der  Achereggbrlicke  liegt. 

Ich  lasse  nun,  nach  dem  System  geordnet,  eine  Aufzahlung 
der  von  mir  im  Vierwaldstattersee  gesammelten  Mollusken  fol- 
gen.  Dabei  sind  die  den  Arten  und  Varietiiten  beigefligten  Let- 
tern  die  Anfangsbuchstaben  der  oben  angefiihrten  Seebecken  und 
bedeuten  den  jeweiligen  Fundort  der  betreffenden  Species. 


484  GEORG    «URBECîK. 

KLASSE:  GASTEROPODA. 

FAMILIE  :  SUGGINIDAE. 
GENUS:  SUCCINEA  Drap. 

Section  :  Amphibina  Môrch. 

1.  Amphibina  Pfeiff'erl  Rossiii.  (G.) 

Section  :  Lucena  Oken. 

2.  Lîicena  oblonga  Drap.  (G.) 

FAMILIE:  LIMNAEIDAE. 
SUBFAM.  :  LIMNAEINAE. 

GENUS  :   LIMNAEA  Lamarck. 

Gruppe:  Limnus  Montfort. 

3.  Limnus  stagnalis  L,  var.  turgidus  Mke.  (G.  K.) 

4.  »  »  var.  produdus  Colbeau.  (G.  L.) 

Gruppe  :  Gulnaria  Leach. 

5.  Gulnaria  orata  Drap.  var.  lacastriita  Cless.  (U.  G.  W.  K. 
H.  L.  A.) 

6.  Gulnaria  peregra  Mïûl.  var.  elongata  Cle^s.  (U.  G.) 

7.  Gîdnaria  peregra  M\û\.  var.  airta  Cless.  (U.  G.) 

Gruppe  :  Limnophysa  Fitinger. 

8.  Limnophysa  truncatula  Miill.  (U.) 

SUBFAM.  :  PHYSINAE. 

GENUS  :  PHYSA  Drap. 
1).  Physa  fontinalis  L.  (U.  G.  AY.  H.  L.  A.) 


MOLLUSKENTAIINA   DES   VIERAVALDSTÂTTERSEE8.  435 

SUBFAM.  :  PLANORBINAE. 

GENUS:   PLANORBIS  Guettard. 
Section  :  Tropodiscus  Stein. 

10.  Tropodiscus  carinatus  Mûll.  (U.  G.  W.  K.  H.  L.  A.) 

Section  :  Bathyomphalus  Agassiz. 

11.  Bathyomphalus  contmius  L,  (U.  G.  A.) 

Section  :  Gyraulus  Agassiz. 

12.  Gyrwalus  defonnis  Hartmann.  (U.  G.  W.) 

SUBFAM.  :  ANCYLINAE. 

GENUS:   ANCYLUS  Geoffroy. 
Section  :  Ancylastrum  Bourguignat. 

13.  Ancylastrum  capuloides  Jan.  (U.  G.  AV.  K.  H.  L.) 

FAMILIE  :  VALVATIDAE. 

GENUS:  VALVATA  Millier. 

Gruppe  :  CiNCiNNA  Htibner. 

14.  Cincinna  atdiqua  Sowerby.  (G.  W.  K.  H.  L.) 

Gruppe  :  Tropidina,  H.  und  A.  Adams. 

15.  Tropidina  depressa  C.  Pfeiffer.  (G.  W.  K.  H.  L.) 

FAMILIE  :  PALUDINIDAE. 

SUBFAM.  :  BYTHINIINAE. 

GENUS:  BYTHLNIA  Gray. 

IG.  Bythinia  tentaculata  L.  \m.  producta  jNIke.  (U.  G.  W.  K. 

H.  L.  A.) 
17.  Bythinia  tentacidata  h.  var.  ventricosaMkç:.  (do). 


436  GEORCx    SURBECK. 

KLASSE  :  BIVALVAE. 
FAMILIE  :  UNIONIDAE. 

GENUS  :  ANODONTA,  Cuvier. 

18.  Anodonta  mutahUis  var.  lacustrina  Cless.  (H.  L.) 

GENUS  :  UNIO  Philippson. 

19.  Unio pictorum  1j.  var.  |9roëc/?MS  Bourg.  (H.  L.) 

20.  TJmo  bafavus  Lamarck.  (G.  W.  K.  H.  L.) 

FAMILIE  :  CYGLADIDAE. 

GENUS:  PISIDIUM  C.  Pfeiffer. 

Gruppe  :  Floiixixea  Clessin. 

21.  Fisidnini  amnicum  Mlill.  (U.  G.  H.  K.  L.  A.) 

Gruppe  :  Fossarina  Clessin. 

22.  Pisidium  nitidum  Jeiiyiis.  (G.) 

23.  Pisidium  Clessini  n.  sp.  (Tiefseepisidium,  in  alleu  Becken 
des  Yierwaldstâttersees  gesammelt). 

Um  einen  bessern  Ueberblick  liber  die  Yerteilung  der  gesam- 
melten  Formen  in  den  einzelnen  Seebecken  zu  geben,  lasse  ich 
zunâchst  eine  diesbezllgliche  Tabelle  folgen.  Hernacli  gelie  ich 
zur  Besprecliung  der  einzelnen  Arten  und  Varietâten  liber.  Die 
nâheren  Fundorte  derselben  sind  in  dem  der  Arbeit  beigelegten 
Kârtchen  eingetragen. 


MOLLUSKENTAUNA   DES   VIERWALD8TATTERSEES 


487 


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438  GEORG    SURBECK. 

LITORALE  MOLLUSKEN. 

AmpMhina  Pf'eifferi  Rossmaessler. 

Fimdort  :  Muotadelta,  an  Schilf. 

Obschon  dièse  Art  zu  den  liygrophilen  Landsclinecken  gehôrt,. 
inuss  ich  doch  erwâhnen,  dass  icli  dieselbe  an  Schilf  lierumkrie- 
chend  fand,  das  rings  von  Wasser  umgeben  war,  allerdings  bel 
deiii  aussergewohnlich  hohen  Wasserstande  im  August  1896,  Bei 
niedrigem  Wasserstande  stehen  jene  Schilfbestânde  ausserhalb 
des  Sees  auf  sinnpfigem  Boden.  Es  sind  daher  zwei  Môglichkei- 
ten  vorhanden.  Entweder  sind  die  Tiere  durch  das  Hochwasser 
hierhin  gescliwemmt  worden  iind  haben  am  Schilf  Rettung  ge- 
funden  ;  oder  sie  haben  sich  schon  vorher  am  sumpligen  Ufer  des 
Sees  befiinden  iind  sind  dann  beim  Hochwasser  liber  die  Ober- 
flâche  des  Wassers  am  Schilf  emporgekrochen.  Rossmàssler 
{Iconographie  pag.  92)  fand  die  Art  in  Leipzig  auf  der  Wasser- 
oberflâche  eines  Teiches  wie  Limnaeen  lieriimschwimmend. 
Auch  andere  Forscher  haben  beobachtet,  dass  dièse  Schnecke 
ins  Wasser  gehe  imd  sich  dort  aufhalten  kann.  Ob  dies  ftir 
lângere  Zeit  moglich  ist,  dariiber  habe  ich  keine  Angabe  gefun- 
den. 

Das  grôsste  meiner  drei  gesammelten  Exemplare  hat  eine 
Hôhe  von  1 3  mm  imd  einen  Dnrchmesser  von  6  mm,  ist  also  ein 
verhâltnismâssig  grosses,  zweijàhriges  Tier.  Form  iind  Farbe 
der  Gehâuse  sind  die  typischen. 

Lucena  ohlonga  Draparnaud. 

Fîindort  :  Muotadelta. 

Dièse  Art  fand  ich  neben  Ampliihina  Pfeifferi  Rossm.  am 
Schilf  des  Muotadeltas,  aber  nurinzweivereinzeltenExemplaren. 
Das  Gehâuse  ist  6  mm,  die  Mtindung  desselben  3,5  mm  lang. 
Jedenfalls  ist  dièse  Schnecke  auf  dieselbe  Weise,  wie  ich  es  fiir 
die  vorhergehende  Art  annahm,  infolge  des  Hochwassers  hieher 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALDSTÂTTERSEES.         43^ 

gelangt  ;  sie  lebt,  nach  C'lessin  (38),  mehr  als  die  iibrigen  Siicci- 
iieeii  vom  Wasser  eiitfernt,  kann  also  auf  keinen  Fall  als  eigent- 
icher  Seebewolmer  angesehen  werden. 

Limnus  stagnalis  Linné. 
1.  var.  proclucta  Jul.  Colbeaii. 
Fundorte:  Muotadelta;  bei  Kûssnach  (leere,  angescliwemmte 
Gehàiise.) 

2.  var.  targida  Menke. 
Fundorte  :  Muotadelta,  «  Inseli  »  bei  Luzern. 
Dièse  Art  scheint  im  Vierwaldstattersee  spârlich  vorhanden 
zu  sein.  Lebend  fand  ich  sie  ani  «  Inseli  »  bei  Luzern  und  in  der 
ziemlidi  ruhigen  Bucht  beim  Muotadelta;  an  letzterer  Stelle 
konnte  ich  vier  Exemplare  sammeln,  worunter  eines  der  var. 
producta.  Zwei  der  Gehàuse  haben  folgende  Maassverhâltnisse  : 
var.  producta:  Lange  des  Gehâuses  42  mm. 

Breite    »  »        18  mm. 

Lange  der  Miindung  21  mm. 

Breite    »  »  9  mm. 

var.  t/uylda:  Lange  des  Gehâuses  -42  umi. 

Breite    »  ^>        22  nmi. 

Lange  der  Miindung  25  mm. 

Breite    »  »        13  mm. 

Zwei  leere  Gehâuse  der  var.  producta,  die  schon  etwas  verwit- 
tert  sind  und  deutlich  die  Hammerschlâgigkeit  zeigen,  waren 
bei  Kiissnach  an's  Land  geschwemmt,  so  dass  ihr  fruherer  Auf- 
enthaltsort  wohl  in  den  grossen  Schilfbestânden  des  Kiissnacher- 
beckens  zu  suchen  wâre.  Letztere  daraufhin  zu  untersuchen 
war  nicht  mOglich,  da  man  in  dieselben  mit  einem  Fahrzeug- 
Avegen  ihrer  grossen  Dichtigkeit  und  der  geringen  Wassertiefe 
nicht  eindringen  kami.  Beim  Muotadelta  sah  ich  die  Tiere  am 
Scliilf  kriechen,  teils  etwas  iiber,  teils  unter  dem  WasserspiegeL 
In  den  Schilfbestânden  bei  Alpnachstad,  wo  ich  die  Art  etwa. 


440  GEORG    8URBECK. 

noch  zu  finden  glaubte,  koniite  ich  sie  nicht  entdecken.  Viel- 
leicht  lâsst  der  im  Al])nacherl)erkeii  mit  tiislirlier  Reftelmassig- 
keit  auftretende  Ostwiiid,  sowie  das  bestandig  triibe  Wasser,  eiii 
<jedeihen  dieser  Art  nicht  zu,  die  eher  an  riihige,  kleinere  stag- 
nierende  Gewâsser  gebunden  zu  sein  scheint.  Bourguignat(16) 
fiihrt  L.  ><ta()naUs  in  seiner  «  JlaJacologie  du  lac  des  Quafre- 
€antons»  nicht  an.  Dièse  Thatsache  zeugt  ebenfalls  fiir  (bis 
sparliche  Yorkonnnen  dieser  Species  im  Yierwaldstattersee. 

Gulnaria  ovafa  Draparnaud. 

var.  lacustrina  Clessin. 

Fundorte  :  In  allen  Seebecken.  und  zwar  auf  folgenden  Stre- 
cken:  Im  Urner-  und  Gersauerbecken  langs  der  ganzen  beidsei- 
tigen  Ufer  ;  im  Weggiserbecken  von  Zinnen  bis  Weggis  und  auf 
dem  ganzen  Hnken  Ufer.  In  allen  diesen  drei  Seeteilen  am  recli- 
ten  Ufer  bedeutend  hâufiger  als  am  gegeniiberliegenden.  Im  Ktlss- 
Tiacherbecken  spârlich  vom  Meggenhorn  bis  Kiissnach  und  bei 
Postunen;  im  Hergiswilerbecken  langs  der  beiden  Ufer,  am 
westlichen  hâufiger  als  am  ôstlichen;  im  Luzernerbecken  an  bei- 
den Ufernhàufig  und  im  Alpnachersee  ebenfalls  langs  der  ganzen 
Ufer,  jedoch  am  nordwestlichen  hâufiger  als  am  sudostlichen. 

Die  vorliegende  Art  bat  neben  Tro2)odiscus  carinatusvmd  Bi/- 
iJiinia  tentacuJafa  sowohl  die  weiteste  Yerbreitung  im  A^ierwald- 
stâttersee,  als  auch  ist  sie  in  grosser  Individuenzahl  vorhanden. 
Die  Form  des  Gehâuses  variiert  bei  dieser  Varietât  in  ziemlich 
weiten  Grenzen  ;  ich  war  daher  liber  dièse  Form  infolge  Man- 
gels  an  geniigendem  Vergleichsmaterial  etwas  im  Zweifel.  Herr 
Clessin,  dem  ich  einige  Exemplare  einsandte,  bestâtigte  mir, 
nach  einem  Vergleich  mit  seinem  Material  aus  den  oberbayeri- 
schen  8een,  dass  aile  meine  Exemplare  zu  der  var.  lacustrina  zu 
ziehen  seien.  Er  bemerkt  dazu  Folgendes:  «  Ich  besitze  die  var. 
lacustrina  von  mehreren  oberba^xrischen  Seen,  aber  aile  Exem- 
plare sind  kleiner,  als  die  Ihrigen,  und  ich  vermute  daher,  dass  in 


MOLLUSKENFAUNA   DES    VIERWALDSTÂTTER8EES.  441 

(lieser  Varietât  iiur  eine  Jiigeiidform  vorliegt,  die  sicli  iii  ilircr 
Weiterentwickhini;-  iiiehr  der  typisclien  Form  der  Gidnarki  orata 
iialiert...  Es  ergiebt  sicli  eben  bei  dieser  Varietât  wiederdieselbe 
Thatsaclie,  dass  die  Seefaima  die  Eigeiitiimliclikeit  hat,  die  Eiii- 
zelindividueii  der  Arten  luehr  zii  verândern,  als  ruhige,  stille 
Wasser  iiiid  dass  daher  die  Formenkreise  hier  weiter  gezogen 
werdeii  iiiûssen,  als  bei  den  letztern.  » 

Clessix  (Deutsche  ExkurslonsmoUuRjcenfamia)  giebt  als. 
Lange  des  Gehâuses  1 1  mm  an,  wâhrend  allerdings  mein  gross- 
ies Exemplar  eine  Lange  von  16  mm.  erreicht.  Was  die  Varia- 
tion der  einzelnen  Gehâuse  anbelangt,  so  betrifft  dieselbe  ver- 
schiedene  Punkte.  So  ist  das  Gewinde  bei  einigen  Exemplaren 
etwas  mehr,  bei  andern  etwas  weniger  liber  die  Miindung  erha- 
ben.  Aiich  die  Form  der  ]Mtindung  ist  etwas  verscliieden,  beson- 
ders  was  die  obère  Miindungsecke  anbelangt,  die  bei  einigen 
Exemplaren  mit  dem  letzten  Umgang  einen  spitzen,  bei  andern 
beinahe  einen  rechten  Winkel  bildet.  Dadiirch,  dass  die  Miin- 
dung weiter  wird,  erlialten  die  Gehâuse  iiberhaupt  ein  ziemlich 
verscliiedenes  Aussehen.  Ich  sehe  aber  davon  ab,  neue  Varietâten 
aufzusiellen,  obschon  solche  schon  aufGrund  geringerer  Verschie- 
denheiien  auseinander  gehalten  und  benamii  worden  sind.  Ich 
halte  dies  hier  aus  verschiedenen  Griinden  nicht  fiir  angebracht. 
Einerseits  verweise  ich  auf  die  obige  Bemerkung  Clessins,  dass 
bei  der  Seefauna  innerhalb  der  einzelnen  Formenkreise  ein  wei- 
terer  Spielraum  zugelassen  werden  muss.  Anderseits  sind  die  von 
mir  gefundenen  Extrême  durch  Uebergânge  verbunden,  die  eine 
Trennung  nicht  zulassen,  zudem  stammen  ja  aile  Exemplare  aus 
demselben  See  und  kommen  nebeneinander  vor.  Es  wiirde  also- 
eine  verschiedene  Benennung  auch  nicht  auf  verschiedenartige 
Fundorte  hinweisen,  was  in  gewissen  Fâllen  eine  Aufstellung 
von  Varietâten  rechtfertigt. 

Die  Farbe  der  Gehâuse  ist  bei  allen  gesammelten  Exemplaren 
konstant  hellgelb,  die  Schalen  waren  niemals  mit  einem  schlam- 


442  GEORft   SURBPXK. 

migen  Ueberzuge  bedeckt.  Trotz  der  geringen  Dicke  der  Schale 
erreicht  dieselbe  doch  eiiie  ziemliclie  Festigkeit  ;  damit  hâiigt 
jedenfalls  auch  zum  Teil  das  sehr  zahlreicbe  Auftreten  der  Art 
am  rechten  Ufer  des  Urner-  iind  Gersauerbeckeiis  zusammen, 
<las  doch  in  hohem  Grade  dem  Wellenschlage  ausgesetzt  ist.  Dazu 
kommen  aber  noch  aiidere  Faktoreii,  aiif  die  icli  spâter  zuriick- 
kominen  werde. 

Die  grussten  Exemplare  saiumelte  ich  am  linken  Ufer  des 
Weggiserbeckens  (Lange  16  mm),  sowie  im  Alpnachersee  und 
Luzernerbecken  (Lange  L3,5  mm),  wâhrend  diejenigen  ans  den 
iibrigen  Seeteilen  eine  Lange  von  12  mm  nicht  iiberschreiten. 

Merkwurdigerweise  fûhrt  Bourguignaï  (16)  dièse  hâufig 
vorkommende  Art  nicht  an;  auch  fand  ich  in  seiner  Sammlung 
kein  Exemplar  von  Gulnaria  ovata  ans  dem  Vierwaklstâttersee. 
Er  fand  aber  Linrrmea  limosa  Moq.-Tand.  (=  L.  ovata  Drap)  in 
verschiedenen  Zutiiissen  des  Sees  und  in  Wasserlâufen  der  Um- 
-gebung.  Es  ist  anzunehmen,  dass  ursprïnighch  dièse  Limnaea 
ovata  aus  den  Zutiûssen  eingewandert  ist,  und  dass  aus  ihr  die 
Form  der  var.  lacustrina  hervorgegangen  ist. 

Limnaea  auriculariaxM'.  caitalis,  ftir  die  Bourguigxat  (16) 
als  Fundort  das  Klissnacherbecken  angiebt,  und  von  der  in  sei- 
ner Sannnhnig  ein  Exemplar  von  iiber  20  mm  Lange  vorhanden 
ist,  konnte  ich  nicht  finden. 

Gulnaria, peveffva  Millier. 

1.  var.  eloiiffata  Clessin. 
2.  var.  curtu  Clessin. 
Fundorfe  :  Urnerbecken  und  Gersauerbecken  (in  beiden  See- 
teilen links-  und  rechtsufrig.) 

Dièse  Art  fand  ich  nur  im  oberen  See,  und  zwarvorzugsweise 
im  Gersauerbecken  in  grosser  Menge.  Ich  traf  sie  iunner  an 
Steinen,  die  hart  am  Rande  des  Ufers  lagen  und  nur  wenige  cm. 
Yom  AVasser  bedeckt  waren,  niemals  aber  ausserhalb  des  Was- 


MOLLUSKENFAUNA    DES    VIERWALD8TÂTTERSEES.  443 

sers.  Es  ist  dies  die  eiiizige  Form,  die  mir  in  so  grossen  Gesell- 
schaften  begegnete  ;  bei  Kindlismord  z.  B.,  an  der  Streke  zwi- 
schen  Gersaii  und  Brunnen,  konnte  ich  in  wenigen  Minuten  eine 
sehr  grosse  Anzalil  von  Exeniplaren  sammeln  ;  fast  an  jedem  Stein 
sassen  eines  oder  mehrere  dieser  Tiere.  Ebenso  ist  es,  neben 
JJi/fhinia  tentaculata,  die  einzige  Sclmecke,  die  icb  aufderOber- 
seite  der  Steine  sich  tummehi  sah  ;  der  krâftig  entwickelte  Fuss 
erlaubt  ihr,  sich  fest  an  die  Unterlage  anzuheften,  so  dass  sie 
weniger,  als  viele  andere  Schnecken,  der  Gefahr  ausgesetzt  ist, 
von  den  Wellen  weggespillt  zu  werden.  Uebrigens  fand  ich  Gul- 
naria peregra  auch  mehr  an  geschtitzteren  Stellen,  wie  z.  B.  bei 
Kindhsmord  inid  in  einer  ktinsthchen  Bucht  bei  Beckenried. 
Jedenfalls  ist  sie  aber  durch  ihr  grôsseres  Gehâuse  mehr  anf  die 
Oberiiache  der  Steine  angewiesen,  als  Physen  und  Phinorl)en, 
welche  sich  durch  das  enge  Labyrinth  unter  Schuttliaklen 
durchzuzwângen  vermôgen.  Es  scheinen  die  Thatsachen,  dass 
Gulnaria  peregra  so  nahe  ain  Ufer  an  sehr  seichten  Stellen  und  oft 
auf  den  Steinen  sich  auf hait,  auf  das  grosse  Sauerstotïbediirfnis 
dieser  Art  hinzuweisen.  Auch  ist  anzunehmen,  dass  dièse  Tiere 
verhâltnismâssig  rascli  dem  Wasserniveau  zu  folgen  im  Stande 
sind  ;  demi  zu  jener  Zeit,  als  ich  im  oberen  See  sannnelte,  Au- 
gust-September  1896,  hatte  der  Wasserstand  eine  ungewohn- 
liclie  Hohe  erreicht  und  dennoch  hielten  sich  die  Limnaeen  mei- 
stens  am  âussersten  Rande  des  Wasserspiegels  auf.  Im  Winter, 
am  27.  November  1896,  fand  ich  bei  Brunnen  an  einer  Stelle, 
die  nn  Sommer  stark  mit  Gulnaria  peref/ra  bevolkert  war,  nur 
ein  einziges  Exemplar;  auf  einer  Excursion  im  Winter  1897- 
1898  gar  keines.  Ich  vermutete  zunâchst,  dass  die  Tiere  dem 
jetzt  bedeutend  zuriickgetretenen  Wasserspiegel  niclit  hatten 
folgen  konnen  ;  aber  ailes  Suchen  nach  der  Art  unter  den  nun  im 
Trockenen  liegenden  Steinen  war  vergebens.  Leider  war  es  mir 
niclit  moglich,  in  der  gleicheii  Jahreszeit  nocli  andere,  almliche 
Fundorte  daraufhin  zu  untersuchen.  Doch  darfwohlgesagtwer- 


444  GEORG   SURBECK. 

den,  dass  dièse  Tiere  es  vorzielieii,  sich  im  Winter  tiefer  unter 
die  Steine  iind  den  Schlamm  ziiriickzuziehen,  als  dass  sie  sich 
bei  eintretender  Kiilte  aiif  das  leste  Laiid  begebeii,  wie  nach 
RossMÀSSLER  (95.  pag.  98)  von  Voith  meint. 

Nebeneinander,  an  denselben  Finidorten,  fand  ich  zwei 
Formen,  die  Clessin  (38)  als  var.  elongata  inid  var.  cmia  be- 
schreibt.  Folgende  Maasangaben  môclite  ich  einander  gegentiber- 
stellen  (Ig.  bedeutet  Lange  des  Gewindes,  Im.  Lange  der  Miin- 
dung).  Ans  dem  Urnerbecken  : 
var.  elongata  Ig.  8  mm.,  Im,  8  mm. 
var.  curta  Ig.  5,5  mm.,  Im.  8  nnn. 

Ans  dem  Gersauerbecken  : 
var.  elongata  Ig.  7,5  mm,  Im.  8  mm. 
var.  curta  Ig.  6  mm.,  Im.  8  mm. 

Die  Wolbung  der  Umgiinge  bei  var.  curta  ist  erheblich  stârker, 
als  bei  der  schlankeren  var.  elongata.  Die  beiden  Extrême  sind 
aber  in  meinem  gesammelten  Material  durch  aile  Uebergânge 
verbunden.  Die  grossten  Gehâiise  zeigen  eine  Lange  von  1 6  mm. 
Was  die  Farbe  anbelangt,  so  ist  dieselbe  bei  allen  Exemplaren 
fast  konstant  das  typische  Hornbraun  ;  nur  hie  und  da  tritt  ein 
dimkleres  oder  mehr  gelbes  Exemplar  auf,  was  natiirlich  auch 
mit  der  Dicke  der  Schalen  zusammenhângt.  Im  Allgemeinen 
darf  ich  sagen,  dass  das  rechte  Ufer,  sowohl  im  Urner-  als  im 
Gersauerbecken,  dieser  Art  glinstigere  Verhâltnisse  zii  bieten 
scheint  ;  denn  im  Gegensatz  zum  linken  Ufer  fand  ich  hier  eine 
grôssere  Zahl  von  Individuen,  die  im  Ganzen  auch  festschaliger, 
dunkler  und  von  bedeutenderen  Dimensionen  waren. 

Limnophgsa  truncatula  Millier. 

Fundort  :  bei  Brunnen. 

Limnophgsa  truncatula  habe  ich  unter  Steinen  bei  derMauer 
des  Fohnhafens  von  Brunnen  gesannnelt,  und  zwar  nur  in  ganz 
wenigen  und  kleinen  Exemplaren  (Lange  4  mm).  Nach  Clessin 


MOLLUSKENFAUNA    DES   VIERAVALDSTÂTTERSEES.  445 

(38)  scliwaiikt  die  Lange  des  Gehauses  bei  dieser  Art  je  iiach  deii 
Fiindorteii  zwischen  3,5  mm.  uiid  11  mm.  Im  Vienvaldstattersee 
scheiiien  sicli  dièse  Limnteen  nicht  eiiigebiirgert  zii  liaben  ;  demi 
ich  begegnete  ihneii  sonst  nirgends,  als  an  der  angegebenen 
Fiindstelle.  Ich  bin  daher  geneigt,  anzunehmen.  dass  die  gesam- 
melten  Tiere  ans  dem  sogenannten  «Lehwasser»  stammen,  das 
in  den  Fohnhafen  von  P>rnnnen  einnnindet.  Es  ist  dies  ein  lîach, 
der  von  mehreren  Qiiellen  gespeist  wird  ;  in  solchen  hait  sich  die 
vorliegende  Art  mit  Vorhebe  auf.  Leider  war  es  mir  nicht  môg- 
lich,  den  lîach  auf  das  Vorhandensein  von  L.  triincatiild  zn 
untersuchen;  doch  gibt  Bourguignat  (16,  pag.  49)  das  sehr 
haufige  Vorkommen  der  Schnecke  in  einigen  Bachen  der  Uni- 
gebmig  an  ;  im  See  selbst  hat  er  sie  nicht  gefunden.  Die  Exem- 
plare  ans  Bourguignat' s  Genfer  tSammlung  stimmen  mit  den 
meinigen  an  Form  und  Grosse  iiberein.  Im  Hinblick  darauf 
dlirfte  die  oben  ausgesprochene  Yermiitung  der  AVirklichkeit 
entspreclien.  Clessix  (34)  gibt  L.  fiimcatula  anch  ans  dem 
Chiemsee  an;  bemerkt  aber  dazu,  dass  dièse  Schnecke  wohl 
nicht  im  See  selbst  lebe,  sondern  in  zufliessenden  Qnellen. 

Pliysa  fontinalis  Linné. 

Fundorte  :  Urnerbecken,  (an  dem  rechten  Ufer  vom  Beuss- 
delta  bis  Brunnen,  am  linken  von  Boschriiti  bis  Schwiindlen)  ; 
Gersanerbecken  (am  ganzen  rechten  Ufer,  linksiifrig  vonBecken- 
ried  bis  zur  nnteren  Nase);  Weggiserbecken  (obère  Nase  bis 
Liitzelau);  Hergiswilerbecken  (lângs  beider  Ufer);  Luzerner- 
becken  (linksufrig  zwischen  Kastanienbaum  und  Tribschen); 
Alpnacherbecken  (lângs  beider  Ufer). 

Physa  fontinalis  felilte  mir  nur  im  Kiissnacherbecken  ;  doch 
ist  bei  dem  auch  in  denubrigenSeeteilenspârlichenVorkonnnen 
dieser  Art  anzunehmen,  dass  sie  auch  im  genannten  Seebecken 
in  geringer  Individuenzahl  vertreten  ist  :  sie  kaim  mir  beim  Sam- 
meln  zufâllig  entgangen  sei. 

Rev.  Suisse  de  Zool..  T.  6.  1899.  30 


446  GEORG    SURBECK. 

Clessin  (38)  betoiit,  dass  die  Gehâuseforni  von  Vli.  fontinalis 
sehr  konstaiit  ist,  und  ich  kanii  bestatigeii,  dass  dies  die  einzige 
Schnecke  ist.  die  in  alleii  Beckeii  des  8ees  aiicli  niclit  die  gering- 
ste  Formverscliiedenheit  aufweist.  Aile  ûbrigen  Arten  zeigen 
melir  oder  weniger  grosse  Verschiedenheiten  an  den  verscliiede- 
nen  Fundorten.  Niir  in  der  Farbe  variieren  nieine  Exemplare, 
un.d  zwar  treten  nebeneinander  liellere  und  dunklere  Nuancen 
aiif.  Das  grôsste  Exemplar  liât  eiiie  Lange  von  8  mm.,  iiberliaupt 
fand  ich  im  grossen  Ganzen  mehr  kleine  und  unausgewaclisene 
Tiere.  Nie  begegnete  mir  die  vorliegende  Art  in  grosserer  Ge- 
sellschaft,  wie  dies  z.  B.  bei  Bi/thinia  fentamiJata  an  verschie- 
denen  Stellen  der  Fall  war,  sondern  sie  ist  sporadisch  wohl  am 
ganzen  Ufer  des  Vierwaldstattersees  verteilt.  Icli  sammelte  Physa 
fontinalis  stets  unter  8teinen  ;  an  Wasserpflanzen  kriecliend  kam 
sie  mir  nie  zu  Gesiclit.  Ein  Suclien  nach  Phi/sa  fontlnalk  im 
Winter  war  ohne  Erfolg  ;  ob  sicli  dièse  Schnecke  nach  Art  andrer 
Limnseiden  in  den  Schlamm  zurûckzieht,  vermag  ich  nicht  zu 
entscheiden;  dass  ich  sie  zu  jenerZeit  nicht  antraf.  konnte  auch 
m  Zusammenhang  gebracht  werden  mit  der  kleinen  Individuen- 
zahl,  welche  die  Art  in  unserem  See  aufweist.  Wemi  aber  Clessin 
(31)  sagt,  dass  Phijsa  fontinalis  das  Einfrieren  iiber  Nacht  sehr 
gut  aushalte,  so  ist  damit  nicht  ausgedriickt,  dass  diesen  Tieren 
niedrige  Tempérât  ur  zutraglich  sei,  und  dass  sie  sich  nicht,  wie 
andere  Arten,  im  AVinter  verkriechen. 

Tropodiscus  car'inatus  Millier. 

Fiindorfe:  In  alleu  Seebecken,  und  zwar  folgenderuuissen 
verteilt  :  im  Urnerbecken  am  ganzen  linken  Ufer  spârlich,  ebenso 
rechtsufrig  von  Sisikon  bis  Brunnen,  sehr  haufig  dagegen  von 
Flûelen  gegen  Sisikon,  im  Gersauerbecken  von  Treib  bis  Becken- 
ried  spârlich,  von  da  bis  zur  untern  Nase  hâufiger,  am  rechten 
Ufer  sehr  hâulig,  im  AYeggiserbecken  lângs  beiderUfer  ziemlich 
spârlich,  im  KUssnacherbecken  nur  am  westlichenUfer,  in  weni- 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALDSTÂTTERSEES.         447 

gen  Exemplareii  ;  ain  ostlichen Ufer des Hergiswilerbeckens  spâr- 
licli,  liaiiiiger  am  westliclien  Ufer,  aber  nur  zwischen  Kastanien- 
bauin  iiiid Hergiswil.  iiu Liizernerbecken linksiitViiizieinlicli haii- 
tiii'.  weiiiger  am  recliteii  Ufer;  ini  gaiizeii  Al})iiacliersee  sparlich 
Yorhanden, 

TropiMllseus  carhiatus  zeigt  eiiie  weite  Verbreitung  im  Vier- 
waldstâttersee.  Im  Allgemeineii  ist  dièse  Art  iii  grosser  Iiidivi- 
dueiizahl  vorlianden.  doch  ist  dies  mehr  iii  deii  beiden  oberen  See- 
beckeii  der  Fall  ;  hier  wiederum  spriiigt,  sowolil  im  Urner-  als 
im  (lersauerbecken,  das  weitaus  hâutigere  Vorkummen  am  rech- 
teii  Ufer  in  die  Augeii.  Auffallend  ist  die  Kleinheit  aller  gefun- 
denen  Exemplare,  die  aber  besonders  bei  dieser  Form  leicht  zu 
erklareii  ist.  Die  grôssten  Exemplare  werden  in  Weiliern  iind 
Ttim])eln  gefmiden:  durcli  die  Hache  Form  der  Gehâiise  ist  die 
Art  aber  in  stark  bewegten  Seen,  wie  z.  B.  dem  Vierwaldstâtter- 
see,  gegentiber  den  andern  Sclmecken  wolil  am  meisten  den 
scliadlichen  Wirkungen  des  Wellenschlagês  ausgesetzt.  Ich  habe 
sie  nie  an  Wasserpflanzen  gefunden;  sie  muss  sich.  iim  einiger- 
massen  Schiitz  zu  iinden,  wie  die  andern  Sclmecken  miter  den 
îSteinen  des  Ufers  aufhalten.  Die  Ausbildung  grosser  Gehause 
ist  hier  nicht  moglich;  auch  iinden  dièse  Tiere  an  solchen  Aiif- 
enthaltsorten  nicht  iiberall  so  reichliche  und  zusagende  Nahr- 
ung,  wie  andenphanerogamenPflanzenunsererkleinen,  stehen- 
den  Gewâsser.  und  so  bildet  sich  die  sogenannte  Hungerform 
aus.  Clessin  (34)  betont  die  Kleinheit  von  Tropodlscus  carinafus 
auch  aus  demChiemsee;  ferner  erwalmt  auch  Rofflï:x  (1)3), 
die  Exemplare  von  F/anorbis  carinatiis  aus  dem  Brienzersee 
seien  «  de  petite  taille  ».  Dièse  analogenFalle  weisendaraufhiii, 
dass  <lie  vorliegende  Art  in  grosseren  Seen  im  Allgemeinen  keine 
grossen  Formen  ausbildet. 

Mein  grosstes  Exemplar  besitzt  einen  Durchmesser  von  1 1 
inm.  und  stannnt  aus  der  ruhigen  Bucht  bei  ïribschen  am  liidven 
Ufer  des  Luzernerbeckens.  Im  Uebrigen  schwankt  der  Durch- 


448  OEORG    SURBECK. 

messer  iin  Allgemeiiien  zwisclieii  .S  iind  10  mm.  ;  iiur  bci  deiî 
Exeiiiplareii  ans  dem  Urnerbecken  ubersteigt  er  7  mm.  iiicht. 
Form  iiiid  Farbe  der  Gehause  sind  bei  allen  Exemplaieii  ziem- 
licli  koiistant;  niir  vereiiizelt  treten  etwa  solche  auf,  die  eiiie 
etwas  stârkere  Wôlbimg  der  Umgânge  zeigeii.  Iiii  Vergleich  zii 
Gehâusen,  die  ich  von  aiidern  Fundorten  8ah,  sind  die  nieinigen 
sehr  dlimischalig  nnd  dnrchscheinend  ;  die  Farbe  ist  ein  belles 
Horngelb.  Nur  die  Gebanse  der  bei  Rebmatt  im  Kiissnacber- 
becken  gesammelten  Tiere  waren  mit  einer  brannen  Scbbimm- 
kruste  iiberzogen. 

Neben  Anqilastrum  cajmJ ouïes  ist  die  vorliegende  Art  die  ein- 
zige,  die  icb  im  Winter  in  grosserer  Anzahl  antraf.  So  sammelte 
ich  sâmmtliche  Exemplare  ans  dem  Kiissnacherbecken  Ende 
November  1896,  nnd  um  die  gleiclie  Zeit  fand  idi  die  Art  auf 
einer  Exknrsion  bei  Brnnnen  in  fast  gleiclier  Menge,  wie  icb  sie 
dort  im  Sommer  sab.  Am  gleichen  Fundorte  sammelte  icb  aber 
im  Sommer  andere  Arten,  von  denen  ich  im  Winter  bei  sorg- 
faltigstem  Suchen  nichts  entdecken  konnte. 

Bei  weitem  nicht  so  hantig,  wie  die  eben  besprochene  Art. 
trifft  man  folgenden  Planorhls  im  Yierwaldstâttersee  an. 

Bathyomphalus  coiiforfus  Liinié. 

Fundorte:  Urnerbecken  (am  rechten  Ufer  stelkniweise 
massenhaft,  am  linken  nur  ein  Exemplar),  Gersauerbecken 
(làngs  des  ganzen  rechten  Ufers  und  linksufrig  zwischen  Treib 
und  Beckenried),  Alpnachersee  (am  siidôstlichen  Ufer  sehr 
sparlich). 

BuURGLTiGNAT  (1())  gibt  als  Fundort  fiir  l'hoiorh/s  eontortuR 
das  Seeufer  bei  Kiissnacht  und  den  Rothsee  an  und  fiigt  bei  : 
«  assez  rare  ».  Ich  liabe  dièse  Art  in  den  untern  Seebecken  nir- 
gends  gefunden,  als  im  Alpnachersee  in  zwei  unausgewachsenen 
Exemplaren  unter  Steinen  am  siidôstlichen  Ufer.  Im  Gersauer- 
becken traf  ich  sie  ziemlich  sparlich,  und  inir  in  der  Niibe  von 


MOLLUSKENFAUNA   DES    VIERWALDSTÂTTERSEE8.  449 

Brunneii.  am  rechten  Ufer  des  Unierbeckens,  konnte  ich  eiiie 
sehr  grosse  Anzalil  P]xemplare  sanimeln:  die  Tiere  hielten  sicli 
uiiter  SteineninGesellschaft  von  Bjith'nrkitenfacîdata  nnd  Phî/sa 
fonfhmlis  oder  in  dem  die  Steine  iiberdeckenden  Algeniil)erzug 
îiiif.  J)a  (lie  Gehâuse  sehrklein  sind  und  ihreFarbe  nieistens  mit 
<ler  der  Steine  ubereinstininit,  sind  sie  ziemlich  schwer  zu  finden. 
znmal  sie  fast  innner  mit  einem  mehr  oder  weniger  starken 
Scbbimmiiberziig  bedeckt  waren.  Ich  muss  bemerken,  dass  icli 
die  Art  nur  an  ruhigen,  geschtltzen  Orten  fand,  ich  wundere 
mich  daher,  dass  sie  mir  in  den  ruhigen  Buchten  der  unteren 
Seeteile  nicht  begegnete.  Docli  ist  es  nicht  ausgeschlossen,  dass 
sie  auch  hier  aut'tritt,  iminerhin  aber  —  ich  darf  dies  in  Anbe- 
tracht  der  auf  das  Sammehi  verwendeten  iSorgfalt  wohl  sagen  — 
nur  vereinzelt  und  selten,  was  ja  auch  Bourguigxat  (16)  betont. 
Die  Farbe  meiner  Gehâuse  ist  ein  mehr  oder  weniger  dunkles 
Hornbraun.  Die  grôssten  Exemplare,  die  ich  fand,  besitzen  einen 
Durchmesser  von  nur  4  mm.,  sind  aber  ausgewachsen.  Clessin 
(38)  gibt  als  Durchmesser  fur  B.  contorfus  6,5  mm.,  die  meisten 
Autoren  4 — 6  mm.  an.  Die  Art  neigt  gerne  zur  Bildung  von  De- 
formitâten  der  Gehâuseform,  was  ich  an  einigen  Exemplaren  be- 
obachten  konnte  ;  im  Uebrigen  l)ewalirt  dièse  Form,  wie  Fhysa 
fontinalis,  eine  grosse  Konstanz. 

Gyraidus  defornils  Hartmann. 

Fundorte  :  Urnerbecken  (z  wischen  Franziskustunnel  und  Dorni , 
ebenso  zwischen  Fllielen  und  Dorni  spârlich)  Gersauerbecken 
(rechtsufrig  zwischen  Gersau  und  der  obern  Nase,  linksufrig 
zwischen  Treib  und  Beckenried,  ferner  ein  leeres  Gehâuse  in 
ô  m.  Tiefe  be;  St.  Antoni)  Weggiserbecken  (zwischen  ob.  Nase 
und  der  Lûtzelau). 

Gyraidus  deformis  Hartmann  habe  ich  in  den  unteren  See- 
becken  nicht  gefunden,  in  den  drei  oberen  nur  sehr  spârlich  ;  im 
Urner-  und  Weggiserbecken  nur  am  rechten  Ufer,  im  Gersauer- 


450  GEORG  SURBECK. 

becken  sowohl  links-  als  rechtsufrig.  Ans  dem  Urnerbecken  be- 
sitze  ich  eiii  kleines  Exeiiiplar,  das  die  Umgaiige  scalarideiiartig 
aufzurollen  begiiint,  und  ans  deinselbeii  Seebeckeii  ein  grusseres- 
Exemplar  mit  einer  Gewindeabnormitàt,  die  etwa  der  Abbildiing, 
welche  Hartmann  (61,  Tafel  35,  fig.  4)  gibt,  entspricht.  Die 
Gewinde  der  iibrigen  gefundenen  Gehâuse  siiid  weniger  abnorm 
gestaltet,  doch  zeigt  keiii  einziges  eine  vollkoininene  Regehiiâs- 
sigkeit.  Das  grosste  gesammelte  Exemplar  liât  einen  Durchmesser 
von  7  nnn.  und  eine  Hohe  von  2  nnn.  Die  Farbe  meiner  Gehause 
stimmt  sehr  gut  iiberein  mit  derjenigen,  die  Hartmann  (61)  in 
seinen  Abbildnngen  aiif  Tafel  27,tig.  1  mid  2  wiedergegeben  hat. 
CTijrafdus  deformis  mag  als  gute  Art  gelten,  doch  ist  sie  sehr 
eng  mit  Planorhis  albus  Milll.  {hispidus  Drap.  )  verbnnden.  Als 
Hauptiniterschied  von  diesem  letzterem  gibt  Hartmann  (61)  das 
engere  Gewinde,  das  sich  ganz  allmahlich  erweitert,  an,  wâhrend 
Clessin  (38)  einen  deiitlichen  Kiel  als  Charakteristicum  ftir  de- 
formis anfiihrt.  Was  nun  diesen  Kiel  anbelangt,  so  stimmt  die 
Beschreibiing  Clessin's  («mit  deutlichem  Kiele»)  nicht  iiberein 
mit  derjenigen  Hartmanns  ;  letztgenannter  Aiitor  sagt  namlicli 
(61,  pag.  96),  dass  dieUmgange  «zwar  A-eiwe  eigentlicheCarina, 
aber  doch  einen  «et iras  f/eschdrften  Rand»  bilden. »  Dies  kanit 
ich  aiich  an  meinen  Exemplaren  erkennen,  besonders  deutlich 
aber  an  den  grôsseren  Gehâusen.  Hartmann  (61)  sagt  aberauch 
in  der  Beschreibung  von  G  y  ra  ni  us  hispidus  Drap.  (FJanorhis  al- 
hus  Mtill.)  Folgendes  :  «Die  Gewinde  haben  zwar  keinen  Kiel,  da 
sie  aber  etwas  gew(»lbt  sind,  so  entsteht  gieichwohl  einige  Ver- 
schâriinig,  besonders  an  alten  Individuen,  an  jmigen  ist  keine 
Spur  davon.  »  In  der  gleichen  Beschreibmig  (pag.  92)  fûhrt  der 
genannte  Autor  eine  Abart  von  G.  hispidus  an,  einen  «Uebergang 
zu  G.  deformis,  welclier  bei  erweiterter  Miindung  doch  einen 
Umgang  mehr  hat,  und  sich  daher  ebenso  schwer  von  hispidus: 
normcdis,  als  von  deformis  unterscheiden  lasst.  Yiele  Individueni 
iiaheiTi  sich  aucli  inBetreffderErweiterung  oder  Yerengung  des 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  451 

letzten  Uinganges  bakl  diesem,  bald  jenem  inehr.  »  Es  sind  also 
Uebergânge  vorliaiiden.  die  G.  dcformis  mit  PL  albiis  Miill.  ver- 
bindeii.  Offeiibar  gehort  aiicli  F/auorhis  Crosseanus,  den  BoUR- 
GUIGNAT  (16)beschreibtimd  abbildet  (PI.  l,fig.  13^15)  liieher, 
doch  erwiihiit  der  Aiitor  iiichts  voii  einer  Andeutimg  des  Kieles, 
so  dass  seine  Fonn  walirscheinlich  ein  Zwischenglied  zwischen 
alhus  iind  defonnis  darstellt,  was  sich  mir  bei  einem  Vergleich 
der  im  Genfer  Museiiiii  liegeiiden  Exemplare  bestjitigte.  BouR- 
(lUiGXAT  bat  seine  Art  nicht  im  Vierwaldstiittersee  selbst,  son- 
dern  in  einem  Simipfe  bei  Littaii  und  im  Rotseê  bei  Liizern  ge- 
funden.  Auffallend  ist,  dass  Clessin  in  seiner  Molluskenfanna 
Oesterreich-Ungarns  und  der  Schweiz  die  Art  Bourguignats, 
aucb  nnter  den  Synonyma  nicht  anfiihrt. 

Ueber  die  Verbreitung  sclireibt  Clessin  (39,  pag.  578)  «nur 
im  Bodensee»  und  an  anderer  Stelle  (38,  pag.  423)  «in  einigen 
der  grossen  Seen  derbayerischen  Alpen.»  Hartmann  selbst  aber 
fand  die  Form  aiisser  im  Bodensee  noch  in  den  Nebenkanâlen 
des  Rheines  bei  Rheinek  und  bemerkt,  dass  sie  sich  auch  bei 
Schmerikon  am  Ziirichersee  vorfindet.  Sowold  Hartmann  aïs 
Clessin  konnen  licmorhls  devians  Porro  iiach  Beschreibung  und 
Abbildung,  die  der  Autor  gibt,  nicht  ftir  identisch  mit  der  vor- 
Hegenden  Art  hahen  ;  doch  hat  Porro  selbst  die  ihm  von  Hart- 
mann aus  dem  Bodensee  zugesandten  Exemplare  als  seinen  de- 
vians bestimmt. 

(lestiitzt  auf  meine  Funde  im  Vierwaldstiittersee  und  auf  die 
besprochene  Verwandtschaft  mit  Flanorhis  alhus  Miill.  môclite 
ich  fur  die  vorliegende  Art  eine  weitere  Verbreitung  annehmen, 
als  dies  Clessin  thut,  wenn  er  sagt,  dass  sie  «auf  wenige  Seen 
beschrânkt»  sei.  Denn  einesteils  ist  sie  gewiss  schon  als  PL  albus 
oder  als  eine  Abnormitat  desselben  angesehen  worden,  und  an- 
dernteils  wird  sie  sich  auch  noch  in  Seen  finden,  die  noch 
keiner  genauen  Untersuchung  unterzogen  wurden.  In  den  Seen 
mit  steinigen  Ufern,  die  vom  Wellenschlage  beunruhigt  werden. 


452  GE0RC4    SURBECK. 

zweigt  sicli  G.  deformis  jedenfalls  leicht  von  PI.  albus  ab,  indem 
daim  Gewiiideverschiebiiiiiien  auftreteii.  die  Umgânge  langsampr 
zuiielnuoii,  gedriU'kter  werdeii  iiiid  so  eiiieii  geseliârfteii  llaiid 
l)il(l('ii.  Icli  l)iii  zwar  der  Ansicht,  dass  mit  der  Artenmacherei 
auf  dcm  Gebiet  der  Mollusken  des  Guteii  zu  viel  geschehen  sei, 
aber  in  Fillleii,  wo  diircli  aiissere  P]iiitlûsse  eine  bestimmte  Art 
so  niodificiert  wird,  dass  sie  gewissermasseii  die  Verhâltnisse 
ihres  Wohnortes  zur  Schau  tragt,  halte  ich  es  docli  filr  gut,  deii 
Grundsatz  zu  befolgen,  den  von  Marïens  (78)  citiert  :  «  melius 
est  distingiiere  qiiam  confundere.  »  Dies  wird  derFall  sein,  so  lange 
man  sicli  bei  der  Bestimmung  nocli  fast  ausschliesslicli  an  die 
Gehause  hait,  d.  h.  bis  die  systematische  Einteilung  unserer 
Mollusken  auf  der  Grundlage  der  Anatomie  reorganisiert  sein 
wird.  Bei  der  vorliegenden  Art  nun  ist  der  Name  nacli  dem  un- 
regelniassig  geworfenen  Gewinde  gegeben.  von  dem  aus  man 
wieder  auf  den  AVohnort  schliessen  kann.  Sie  wurde  bis  jetzt 
nie  in  ruhigen  Tiimpeln  oder  Teichen  gefunden,  sondern  immer 
nur  an  Seeufern,  die  mehr  oder  weniger  dem  Wellenschlage  aus- 
gesetztsind.  Dies  istbekanntlichimYierwaldstâttersee  inhohem 
Masse  der  Fall. 

Ancylastrum  capuloides  Jan. 

Fimdorte  :  Urnerbecken  (lângs  beider  Ufer),  Gersauerbecken 
(am  ganzen  rechten  Ufer,  linksufrig  von  Treib  bis  Buochs),  Weg- 
giserbecken  (ob.  Nase-Llitzelau,  Zinnen-Weggis),  Ktissnacher- 
becken  (bei  liebmatt),  Hergiswilerbecken  (von  Kastanienbaum 
bis  Hergiswil  sehr  spârlich,  von  da  hâutiger  bis  Stansstad),  Lu- 
zernerbecken  (von  Kastanienbaum  bis  Tribschen  und  am  Meg- 
genhorn  spârlich,  hâutiger  beim  «Seehof»  Luzern. 

Eine  âhnliche  Yerbreitung  im  Vierwaldstâttersee,  wie  Tropo- 
discus  caninduH,  zeigt  auch  Ancijlastnini  capuloides,  nur  fehit 
mir  letzere  Form  gânzlich  aus  dem  Alpnachersee,  wie  auch  vom 
ganzen  Ufer,  das  zwischen  Buochs  und  Stansstad  liegt,  Daftir 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  453 

tritt  sie  in  grosser  Individu enzahl  aiif  ain  Ufer  von  Weggis  bis 
Zinnen,  auf  welclier  Strecke  icli  T.  cwrmatus  niclit  fand.  Wenn 
icli  bei  letzterer  Art  auf  die  auffallende  Kleinheit  der  Gehâuse 
binwies,  so  ist  bei  A.  capidoides  das  Gegenteil  zu  sagen.  Neben 
kleineren,  unausgewachsenen  Exemplaren  traf  ich  an  den  meisten 
Fundorten  grôssere  Gehause  von  8  und  9  nnn.  Lângsdurchmesser 
an,  iin  Yergieich  zu  andern  Ancylinen  unserer  Gegend  eine  ganz 
betrâcbtliche  Grosse.  Clessin  (121)  erwâbnt,  dass  J.??c.  capii- 
loides  auch  in  Schweizerseen  die  ungewôhnlicbe  Grosse  von 
10  mm.  Langsdurclimesser  erreiclit.  Dièse  Art  istwolil  von  allen 
andern  im  Vierwaldstâttersee  gefundenen  Formen  am  besten  ge- 
scliiitzt  gegen  den  Wellenschlag,  da  sie  sicli  ungemein  fest  an 
ihrer  Unterlage  anheften  kann.  Daraus  erklârt  sicli  das  stellen- 
weise  massenhafte  Auftreten  der  Tiere  auch  an  wenig  geschiitz- 
ten  Lokalitâten.  Ich  samnielte  sie  nicht  blos  unter,  sondern  auch 
auf  den  Steinen  des  Ufers,  an  eingerammten  Pfâhlen,  an  Mauern, 
die  l)ei  bewegtem  See  stark  von  den  Wellen  mitgenommen  wer- 
den.  An  Wasserpflanzen  allerdings  traf  ich  A.  ccqiidoides  nie  mi; 
die  Tiere  bediirfen  eben  einer  solideren  Unterlage.  André  (8) 
macht  darauf  aufmerksam.  dass  Aïicylus  nie  an  Blâttern  etc. 
nagt.  Die  Xahrung  dieser  Mollusken  besteht  aus  Algen,  Diato- 
meen  etc.,  und  dièse  finden  sich  an  ihren  Aufenthaksorten  in 
grosser  Menge,  wie  ich  aus  dem  Darminhalt  aufSchnitten  er- 
sehen  konnte.  Sie  sind,  wie  André  (1.  c.)  bemerkt,  durch  ihre 
Lebensweise  gegew  Clepsinen  und  Neplielis,  die  sonstigen  Feinde 
der  Susswassersclmecken,  sehr  gut  geschutzt.  Aus  allen  diesen 
Vorteilen  andern  Gasteropoden  gegentiber  erklârt  sich  das  gute 
Gedeihen  der  Ancylinen  auch  im  Vierwaldstâttersee. 

Wie  W\  Bcdhyomplicdus  confortus  tiel  mir  auch  bei  Ane.  çapH- 
loides  das  Auftreten  von  eigentlichen  Gesellschaften  an  einzelnen 
StelhMi  auf.  Dies  habe  ich  z.  B.  bei  Gersau  an  eingerammten 
Ptalden  von  Badehâusclien  und  Schiffhiitten,  oder  wiederum  bei 
Fliielen  an  Hafenmauern  beobachtet.  EndeNovember  1890  fand 


454  GEORG   SURBECK. 

icli  die  Art  bei  Luzern  lebeiid  in  feuchten  Mauerritzen  am  Ufer,, 
aber  etwa  20  cm  liber  der  Wasseroberfiache,  nachdem  der  hohe 
Wasserstand  des  îSees,  der  den  Soiiimer  liber  vorgelieiTsclit  batte, 
bedeutend  ziiriick  gegaiigen  war.  Ebeufalls  Eiide  November  fand 
ich  die  Fonii  in  grôsserer  Anzahl  iieben  TropotUscus  carlnatns 
bei  Brimnen. 

Die  Gehâiise  der  gesammelten  Exemplare  waren  meist  ziem- 
lich  stark  besetzt  mit  Infusorien  und  Algen  (meist  Diatoineen), 
aiich  kanii  ich  die  von  André  (8)  gemachte  Beobachtung  be- 
stâtigen,  dass  im  Periostraciim  der  Schale  Diatomeen  einge- 
schlossen  sind.  Die  Gehause  der  im  Kiissnacherbecken,  bei 
Ptebmatt,  gesammelten  Exemplare  sind  mit  einer  braunen  Kriiste 
ilberzogen,  wie  diejenigen  von  Tr.  carmatus,  die  ich  an  jener 
Stelle  fand. 

Beim  Vergleich  meiner  Exemplare  mit  denjenigen  in  der  Gen- 
fer  Sammhmg  von  Boue  guignât  habe  ich  eine  voUige  Ueberein- 
stimmimg  gefunden  mit  den  Schalen,  die  von  Fliielen,  ans  dem 
Luganersee  und  selbst  ans  Sicilien  vorhanden  sind. 

Cincinna  ardiqua  Sowerby. 

Ftindorfe  :  Gersauerbecken  (beimMiiotadelta  undFallenbach, 
bei  Kindlismord  und  St.  Antoni),  Weggiserbecken  (an  verschie- 
denen  Stellen  des  linken  Ufers,  rechtsufrig  bei  Weggis),  Kiiss- 
nacherbecken (an  beiden  Ufern  verteilt),  Hergiswilerbecken 
(am  ganzen  westlichen  Ufer,  am  ôstlichen  nur  bei  Kehrsiten, 
gegeniiber  von  Kastanienbaum),  Luzernerbecken  (lângs  beider 
Ufei-). 

Cincinna  antiqua  ist  im  Vierwaldstâttersee  sowohl  weit  ver- 
breitet,  als  auchandeneinzelnenFundortenmeistinsehr  grosser 
Individuenzahl  vorhanden.  Nur  aus  dem  Urnerbecken  und  dem 
Alpnachersee  fehlt  mir  die  Art  vollstândig.  Wie  ist  dièse  That- 
saclie  zu  erklâren? 

Das  Urnerbecken  bietet  mit  seinen  steilen,  felsigen  Ufern^ 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  455 

seiiieii  ISchuttkegeln  uiid  Gerôllhalden,  einer  Schlaminschnecke 
sehr  weiiig  geeiiïiiete  Aiifeiitlialtsorte.  Die  einzige  Stelle,  wo  das 
Ufer  Hacher  iind  der  Boden  aiifgrossere  Strecken  liinmit  Schlaiiim 
bedeckt  ist,  bildet  die  Abdacliiiiig  im  obersteii  ïeile  des  Sees  mit 
Fliielen,  Seedorf  und  der  Reussiniiiidung.  Dièse  Bu clit  bietet  fiir 
eiiie  Uferfaima  einigermasseii  giinstige  Verhaltiiisse.  Ich  fand 
hier  nebeii  einigen  Gasteropoden,  die  auch  soiist  im  Urnerbeckea 
vorkommeii,  haiiptsachhcli  in  grosser Menge  Fisidium  ammeum. 
Dièse  Art  ist  aber  ans  den  Zutitissen  in  die  Seen  eingewandert^ 
und  es  ist  also  ihr  Vorkonnnen  an  der  genannten  Lokalitat,  be- 
sonders  bei  der  Xâhe  der  Beussmlindung,  leicht  erklârlich.  Ein 
Vorkonnnen  von  Cincinrta  antiqua  an-  derselben  Stelle  miisste 
aber  dafiir  sprechen,  dass  dièse  Species  aus  den  unteren  See- 
becken  liinaufgewandert,  oder,  was.doch  gewiss  sehr  sehen  ist^ 
durch  Wasservogel  hieher  verschleppt  worden  sei.  Denn  wie  die 
Valvaten  iiberliaupt  vorzugsweise  in  stagnierenden  Gewâssern 
vorkommen,  so  ist  Gincinna  antiqua  speciell  eine  Art,  die  wohl 
luu'  in  Seen  von  grosseren  Dimensionen  sich  auf hjilt  (cf.  Clessin 
30,  pag.  458).  An  ein  Einwandern  aus  Zufliissen  wâre  also  nicht 
zu  denken.  Dem  Hinaufwandern  aus  den  untern  Seeteilen  hin- 
gegen  scheinen  sich  in  der  Uferbeschattenheit  des  Urnerbeckens- 
uniiberwindliche  Schranken  entgegenzustellen.  Ein  solches  Vor- 
dringenwâre  nur  in  grosseren  Tief en  auf  demschlammigenGrunde 
denkbar.  Dagegen  spricht  aber  wiederum  die  ïhatsache,  dass  in 
meinenDredgezûgen  aus  grôsserer  Tiefe  keine  lebenden  Valvaten 
enthalten\varenun(lleere,ver\vitterteSchalenhochstselten.  Dièse 
letzteren  sind  wohl  auf  passivem  Wege  in  die  Tiefe  gelangt.  Das- 
selbe  gilt  wohl  auch  fiir  die  wenigen  lebenden  Exemplare,  die 
ich  noch  in  einer  Tiefe  zwischen  10  und  15  m.  bei  Kindlismord 
und  bei  Weggis  fand.  Obwohl  das  Urnerbecken  der  am  stârksten 
von  Winden  bewegte  Seeteil  ist,  mochte  ich  doch  hierin  nicht 
den  Grund  des  Fehlens  von  Valvaten  erblicken,  da  Arten  sich 
vorfinden,  wie  Phi/sa  fontinaUs  und  andere,  auf  deren  Gedeihen 


450  C4E0RG    SURBECK. 

sonst  starke  Beweguiig  des  Wassers  einen  nachteiligen  Eiiifluss 
ausiibt.  Eiii  solcher  Eintiuss  lâsst  sicli  allerdings  iii  gewisser  Hin- 
siclit,  vvie  icli  spâter  iiocli  zeigeii  werde,  besoiiders  an  der  Faiiiia 
des  Urnersees  erkennen,  docli  kann  maii,  wie  gesagt,  kaiiiii 
amiehiiien,  dass  starkeWellenbewegungalleiii  das  vôllige  Fehlen 
eiiier  Art  bedingen  kann. 

Dies  dûrfte  aucb  in  Bezug  auf  das  Fehlen  von  Cincinna  cmfiqua 
im  Alpnachersee  gelten.  Hier  bângt  dasselbe  wahrscheinlich  da- 
mit  zusanmien,  dass  das  Wasser  dièses  Seebeckens  jahraus,  jahr- 
ein  mehr  oder  weniger  trtibe  ist.  Es  scheinen  sich  also  die  Aus- 
sagen  verschiedener  Autoren,  dass  Valvafa  klares,  reines  Wasser 
liebe,  zu  bestâtigen.  Allerdings  wird  der  Alpnachersee  auch  fast 
bestandig  durcli  Winde  in  Bewegung  gehalten,  woraiif  icli  mich 
bei  der  Besprechung  der  einzelnen  Seebecken  naher  einlassen 
werde. 

Was  das  gesannnelte  Material  anbelangt,  so  fàllt  zuerst  die 
meist  bedeutende  Grosse  der  Gehâuse  anf.  Clessix  (38,  pag.  457) 
gibt  an,  dass  die  Hohe  vom  Normalmaass  von  5,5  mm.  sicli  bis  zii 
einer  solchen  von  7,5  mm.  aiisdehnen  konne.  Meingrôsstes  Exem- 
plar  bat  nun  eine  Hohe  von  10  nnn..  und  Gehaiise  von  7,8  und  9 
mm.  sind  miter  meinem  Material  nichts  aiissergewohnliches.  Es 
ist  dies  um  so  autïallender,  als  sonst  fast  aile  Sclmecken,  ausser 
etwa  Bythinia  und  einzelnen  Exemplaren  von  Ancylastrum 
capiiloldcH,  im  Vierwaldstâttersee  nur  kleine  Formen  ausbilden, 
die  oft  nicht  einmal  das  Normalmaass  erreichen.  Aile  dièse 
Gênera  sind  eben  gegen  âussere  schadliche  Einli lisse  mehr  oder 
weniger  geschûtzt;  Vah-af a  imd  Bi/tkiiria  durch  ihren  Deckel, 
Af/ci/his  durch  sein  Vermôgen,  sich  patellenartig  sehr  fest  an 
seine  Unterlage  anzuheften  und  den  ganzen  Korper  von  der 
Aussenwelt  abzuschliessen. 

Die  Gehâuse  der  vorliegenden  Art  erhalten  ein  etwas  ver- 
schiedenes  Aussehen  dadurch,  dass  das  Yerhâltnis  der  Hohe  zur 
Breite  sich  nicht  iiberall  gleich  bleibt,  weil  die  Umgânge  sich 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTÏER8EES.  457 

l»al(l  iiielir,  bald  weiiiger  ûbereiiiaiider  legen.  So  z.  B.,  zeigeii 
zwei  Geliause  voni  linken  Ufer  des  Weggiserbeckens  die  gleiche 
Hohe  von  7,5  mm.,  walireiid  der  Durclimesser  bei  dem  eiiien  5,5, 
beim  anderii  6,5  mm.  betrâgt.  Wenn  auch  der  absoliite  Uiiter- 
schied  kein  grosser  zu  nenneii  ist,  so  springt  doch  die  rehxtiv 
verschiedene  Form  der  Gehaiise  in  die  Augen.  Zwei  andere 
Exemplare  zeigen  bei  gieicliem  Durchmesser  von  6,5  mm.  eine 
H(')he  von  7  und  8  mm.  Auch  ist  im  Allgemeinen  der  Umfang  der 
einzehien  Umgânge  ziemlich  wechsekid,  so  dass  nebeneiuander 
mehr  oder  weniger  schlanke  Formen  sich  vorlinden,  ferner  ist 
die  Mimdung  oft  ziemlich  stark  nach  oben  zugespitzt,  oft  konnnt 
sie  der  Kreisform  nâher.  Die  Farbe  der  Gehâuse  wechselt  zwi- 
sclien  hellgelb  und  schmutziggelbgriin.  Wenn  auch  die  Verteilung 
an  den  Ufern  eine  ziendich  gleichmâssige  ist,  so  fand  ich  doch 
die  Art  an  einigen  Fundorten  in  grosser  Menge  vor,  wie  z.  B. 
bei  Kindlismord  und  in  der  seichten  Bucht  bei  Kastanienbaum. 
Allerdings  befanden  sich  bei  dem  Material  eine  grosse  Anzahl 
leerer  und  zum  Teil  verwitterter  Gehiiuse.  Bis  zu  1 5  m.  Tiefe 
fand  ich  bei  Kindhsmord  noch  einige  lebende  Exemplare,  aus 
grosseren  Tiefen  erhielt  ich  nur  hie  und  da  wenige  leere  Schalen 
und  zwar  beim  eben  genannten  Fundorte  noch  in  100  m.  Tiefe. 
Doch  sind  dièse,  wie  schon  oben  bemerkt,  jedenfalls  aus  der 
Uferregion  hieher  gelangt. 

Ich  habe  die  vorliegende  Art  meistens  in  Schlammproben  ge- 
funden,  selten  neben  andern  Schnecken  unter  den  Ufersteinen 
undierkriechend. 

TropkUna  depressa  Pfeifter. 

Fimdoïie:  Gersauerl)ecken  (rechtsufrig)  bei  Kindlismord, 
hnksufrig  bei  Schwibbogen  und  St.  Antoni),  Weggiserbecken 
(lângs  des  linken  Ufers  zerstreut,  am  rechten  Ufer  bei  Weggis), 
Hergiswilerbecken    (nur   zwischen  Kehrsiten   und  Stansstad)., 


458  GEORG    SURBECK. 

Kiissnacherbeckeii  (bei  Vordermeggen),  Luzernerbecken  (zwi- 
schen  Kastanienbauin  und  Tribschen). 

Aiich  dieseii  Vertreter  der  Yalvatiden  koiiiite  ich  iin  Uriier- 
beckeii  imd  Alpnachersee  iiicht  entdecken;  die  Grlinde  datur 
sind  wohl  die  gleichen,  die  ich  bei  der  Besprechung  des  Fehlens 
der  vorhergehenden  Art  aiigefiihrt  habe.  Aber  aiich  ans  den 
librigen  Seebecken  komite  icb  iiiir  wenige  Exemplare  erhalten, 
was  auf  eiii  spârliches  Yorkoinmen  dieser  Species  im  Vierwakl- 
stâttersee  tlberhaupt  schliesseii  lâsst.  Fast  das  gaiize  Material 
€rhielt  ich  inittelst  der  Dredge  aus  ïiefen  von  4 — 20  in.  an  den 
verschiedenen  Fundorten,  zum  grossen  Teil  zwar  nur  leere  Ge- 
haiise.  Lebende  Tiere  fand  ich  nocli  in  einer  Tiefe  von  15  m.  bei 
KindHsmord  und  einer  solchen  von  20  m.  bei  Weggis.  Nahe  am 
Ufer  in  einer  Tiefe  von  7o — 1  i^^-  ti'af  ich,  beim  Sannnehi  der 
litoralen  Faima,  die  Form  an  einigen  Stellen  der  Strecke  Stans- 
stad-untere  Nase.  Die  grossten  nieiner  Gehause  haben  einen 
Durchmesser  von  4mm.  und  eineHôhe  von  2,5  mm.,  bh^iben  also 
nnter  dem  Normahnaass,  das  Clessin  (38)  angibt  (5  nnn.  und  3.5 
nnn.).  Ein  verwittertes  Exemplar  aus  20  m.  Tiefe  bei  Vorder- 
meggen, das  beim  Bestimmen  in  Rriiche  ging,  zeigte  allerdings 
einen  Diameter  von  5  mm. 

BouRGUiGXAT  (IG)  bat  die  vorliegende  Art  imMerwaklstatter- 
see  nicht  gefunden;  es  weist  dies  wiederum  auf  das  seltenere 
Vorkommen  hin.  Doch  liegen  in  dessenSammlung  in  Genf  Exem- 
plare der  Schnecke,  von  anderen  Fundorten  stammend,  die 
genau  mit  den  meinigen  tibereinstimmen.  Der  genannte  Autor 
citiert  aber  VaJvata  crisfafa  Mûll.,  die  er  im  Détritus  des  Sees 
zwischen  Kiissnach  und  Burgeck  gefunden  bat  ;  die  Belegstiicke 
in  seiner  Sammlung  sind  ganzhcli  verwittert.  Mir  begegnete  die 
letztgenannte  Species  im  Vierwaklstattersee  nirgends;  es  istauch 
sehr  zweifelhaft,  ob  man  ausFunden  voneinzehienleerenGehausen 
InangeschwennutemDetritusmitSicherheitdaraufscldiessendarf, 
dass  die  betreffende  Art  ihren  Wohnort  wirkHchim  See  selbst  bat. 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTATTERSEES.  459 

Als  letzten  Yertreter  der  im  untersuchten  Wasserbecken  ge- 
fuiideiien  Gasteropoden  ware  endlich  iioch  aiizufuliren  : 

Bythinia  tentaculata  Linné. 

1 .  var.  venfricosa  Menke. 

2.  var.  pvoduda  Menke. 

Fundorte:  In  allen  Seebecken,  undzwar  folgendermassen  ver- 
teilt:  ini  Urner-,  Gersauer-  iind  Alpnaclierbecken  langs  der 
ganzen  beidseitigen  Ufer  ;  el)enso  im  Weggiserbecken  mit  Aus- 
nabme  der  Strecke  AVeggis-Liitzelau  ;  im  Kûssnacberbecken  sehr 
sparlicb  am  westlichen  Ufer,  bei  Ktissnach  angeschwemmt,  am 
ostlichen  Ufer  l)ei  Postunen  ;  im  Hergiswilerbecken  bâufig  am 
ostlicben  Ufer  und  von  Stansstad  bis  Hergiswil,  ferner  bei  Ka- 
stanienbaum  sebr  sparlicb;  im  Liizernerbecken  sparlicb  beim 
]\Ieggenborn,  bautiger  linksufrig  bei  Tribscben. 

Bf/th/iiki  fei/facHlcda  ist  eine  der  wenigen  Arten.  die  ich  so- 
wobl  liber  den  ganzen  See  verbreitet,  als  aiicb  in  sebr  grosser 
Individuenzabl  vorfand.  Ibr  Aufentbaltsort  ist  in  unserem  See 
meistens  unter  den  Steinen  lângs  des  Ufers  zu  sucben;  nur  einige 
Exemplare  fand  icb  in  rubigen  Bucbten  auf  der  Oberseite  der 
Steine  und  bei  der  Mundung  der  Miiota  am  Scbilf  kriecbend. 
In  den  zwei  oberen  Seebecken  ist  ibr  Vorkommen  bâufiger,  als 
in  den  unteren.  Im  Urner-  und  Gersauerbecken  wird  das  recbte 
Ufer  bevorzugt,  wahrend  in  den  untern  Seebecken  das  ganze 
Ufer  von  der  untern  Nase  an  bis  Alpnacb  BytMnia  tentacu- 
lata in  bedeutend  reicberem  Masse  lieferte,  als  das  gegentiber- 
liegende. 

Die  Gebâuseform  variiert  innerbalb  der  Grenzen  von  var. 
ventricosa  Menke  und  var.  prodnda  Menke,  durcli  aile  Ueber- 
gjinge  mit  dem  Typus  verbunden.  Der  Standort  bat  mit  dieser 
Erscbeinung  nicbts  zu  scbatten,  da  icb  z.  B.  im  Urnersee,  wo  ich 
die  gT(3sste  Anzabl  von  Exemplaren  sammeln  konnte,  aile  dièse 
Formen  an  denselben  Fundorten  nebeneinander  fand.  Bei  gleicber 


460  GEORG    SURBECK. 

Zalil  (ler  Umgâiige  hat  z.  B.  ein  Exemplar  eine  Lange  von  10  miii. 
(var.  produda)  ehi  aiideres  eine  solche  von  8  mm.  (var.  ventricosa); 
also  eine  ziemlicli  betraclitliclie  Verkiii'zung  des  Gewindes.  Bei 
dieser  Gelegenlieit  moclite  icli  nur  nebenbei  bemerken,  dass  bei 
Clessin  (38,  i)ag.  471)  in  der  Diagnose  der  vorliegenden  Art 
der  Durchmesser  mit  7,8  mm.  bei  einer  liohe  von  10  nnn  oiïen- 
bar  viel  zu  gross  angegeben  ist.  Bei  meinen  Exemplaren  betrâgt 
der  Durchmesser  die  Hâifte  der  Hohe,  bei  aufgetriebeneren 
Formen  und  verklirzten  Gewinden  1  nnn.  melir  als  die  Halfte  der 
Hohe.  Das  iiusserste  Extrem  der  ^M'.producta  fand  ich  in  einem 
Exemplar  am  rechten  Ufer  des  Urnerbeckens  ;  der  letzte  Um- 
gang  des  betreffenden  Gehâuses  beginnt  sich  vom  vorhergehen- 
den  sealaridenartig  loszulôsen. 

Unsere  beiden  Formen  dtirfen  nicht  als  Standortsvarietâten 
betrachtet  werden,  imd  der  Satz  Clessin's  (38),  dass  sich  die 
Y ovm  produda  in  sehr  schlammigen  Grâben  weichen  Wassers, 
die  Form  ventricosa  mehr  in  liartem  AVasser  lindet,  fâllt  dahin, 
da  beide  nebeneinander  vorkommen.  Dass  ferner  der  Kalkgehalt 
des  Wassers  bei  Bi/thinia  auf  die  Gehàusefârbung  einen  Einfluss 
habe,  ist  eb.enfalls  unwahrscheinlich  ;  demi  es  schwankt  die  Farbe 
bei  meinen  Exemplaren  von  denselben  Fundorten  zwischen  gelb- 
lichweiss  mid  dunkel  gelbbrami. 

Nur  bei  wenigen  Schalen  ist  der  erste  Umgang  angefressen, 
und  ebenso  zeigen  nur  wenige  eine  schwache,  weisse  oder  rosa- 
farbige  Incrustation  der  oberen  Umgange.  Die  Art  besitzt  jeden- 
falls  eine  ausgiebige  Fortpflanzungsfahigkeit  ;  demi  ich  fand  oft 
Laich  in  grcsser  Menge,  die  Eier  in  der  bekaimten  drei-,  seltener 
zweireiliigen  Anordnung,  manchmal  in  ISchntiren  von  einigen  cm. 
Lange  ;  ebenso  begegneten  mir  oft  fôrmliche  grosse  Gesellschaf- 
ten  junger  Tiere.  Die  weite  Verbreitung  und  das  Vorkommen 
dieser  Art  in  grosser  Individuenzahl  hangt  offenbar  daniit  zu- 
samnien.  Auch  sonst  sind  ja  die  Kiemenschnecken  in  Seen  von 
grosseren  Dimensionen  den  Pulmonaten  gegeniiber  im  Vorteil  ; 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTEKSEES.  461 

sie  kômieii  iiinner  uiitcr  dcr  Oberliache  des  Wassers  verweileri; 
uiiter  Steiiien,  an  ^escliutzteii  Stellen,  imd  siiid  so  weniger  deii 
schadlichen  AVirkuiigen  des  Wellensclilages  aiisgesetzt.  Werden 
sie  doch  etwa  aufs  Trockene  geworfen,  so  konnen  sie  bei  festge- 
schlossenem  Deckel  wenigstens  langere  Zeit  aiii  Leben  bleibeii. 

Anodouta  mutahUis  var.  lacustrina  Clessiii. 

Fundorte:  Hergiswilerbeckeii  (in  der  Honverbucht)  und 
Luzernerbecken  (beim  Meggenhorn,  zwischen  Luzern  und  See- 
biirg  und  beim  «  Inseli  »).  Ferner  sind  einige  Stûcke  ini  Luzerner 
Muséum  mit  den  Fundorten  «  Tribschen  »  und  «  Kûssnach  »  be- 
zeichnet. 

Durcli  Untersuchungen  und  Beobachtungen  in  der  freien 
Natur  haben  Clessin  (32),  Godet  (53^55),  Hazay  (62)  und 
aiulere  Autoren  nachgewiesen,  dass  unsere  Anodonten  weite 
Formenkreise  biklen,  aus  denen  es  niclit  môglich  ist,  gewisse 
Formen  als  feste  Typen  berauszugreifen.  Je  nach  dem  Standorte, 
je  nach  den  âussern  Bedingungen  wechselt  die  F(»rm  dieser  Bi- 
valven  so  sehr,  dass,  wollte  man  nach  dem  Muster  franzosischer 
Conchj'liologen  verfahren  und  auf  Grund  jeder  kleinen  Yer- 
scliiedenheit  der  Unu'issform  eine  neue  Art  oder  Varietât  auf- 
stellen,  man  eine  Artenzahl  erhalten  wiirde,  die  ins  Unendhclie 
geht.  Ich  venveise  imr  auf  die  Arbeit  von  Glessin  liber  das 
(ynwwiAnodonta  (32)  sowie  auf  die  diesbezughchen  Ausfiihrungen 
in  seiner  «  deutschen  Exkursionsmolhiskenfauna  »  und  «  Molhis- 
kenfauna  Oesterreich-Ungarns  und  der  Schweiz  ». 

Wider  Erwarten  konnte  icli  im  Alerwaklstattersee  nur  ein 
sehr  sparliches  Material  von  Anodonten  sammehi;  wider  Er- 
warten deshalb,  weil  Bourguignat  (IG)  nicht  weniger  als  sechs 
Arten  aus  dem  See  seibst  anfiilirt  und  verschiedene  Fundorte 
angibt.  Ausserdem  liegen  in  der  Sannnhmg  des  genannten 
Autors  nocli  Exemplare  aus  dem  untersuchten  Wasserbecken, 
die  mit  Artnamen  versehen  sind,  welche  Bourguigxat  in  seiner 

Rev.  Suisse  de  Zool.,  T.  6.  1899.  31 


462  GEORG    SURBEOK. 

Arbeit  iiber  die  Molliiskeii  des  VierwaldstJittersees  iiicbt  aiige- 
fuhrt  bat.  Dièse  Belegstiicke  legen  aber  eiii  beredtes  Zeugnis  ab 
von  der  gesucbten  Artenmaclierei  auf  diesein  Gebiete,  iiidein  die 
meisten  Scbaleii  so  geriiige  Formunterscbiede  zeigen,  dass  die- 
sell)en  von  eineni  ungeiibten  Auge  kaum  erkannt  werden  kônnen. 
Dass  Arten,  auf  solcber  Grundlage  aufgestellt,  nicbt  niebr  hait- 
bar  sind,  wird  Jederniann  zugeben  niiissen,  der  sicb  je  mit  dem 
Sammebi  und  Bestiunuen  dieser  Bivalven  abgegeben  bat. 

Die  von  mir  gefundenen  Ano(b)nten  fasse  icb  zusanmien  unter 
Anodanta  mutahiUs  var.  lacustrliia  Cless.,  wie  dies  Clessin(32) 
flir  aile  Anodonten  geltend  niaclit,  die  in  den  grosseren  vor  dem 
Nordabbange  der  Alpen  gelegenen  Seen  sicb  iinden.  Es  ist  dies 
abernicbtsweniger,  als  einegut  begrenzte  Varietiit,  sondernnur 
etwa  ein  Sannnelname  fiir  eine  Menge  lokaler  Variationsformen. 
Demi  es  ist  sogar  eine  Seltenbeit,  an  ein  und  demselben  Fundorte 
zwei  vôllig  iibereinstiimuende  Formen  zu  iinden. 

Was  die  Form  meiner  gesannnelten  Anodonten  anbelangt,  so 
stinmit  dieselbe,  wenigstens  bei  den  kleineren  Exemplaren,  ziem- 
licb  iiberein  mit  derjenigen  von  Anodtmfapmmymfa  (BouRG.  16 
pag.  58,  ïaf.  lY.  tig.  1-4).  Dièse  Art  BouRGUiGXATSziebtCLES- 
SIN  (39,  pag.  710)  zu  seiner  var.  lacustrina.  Nacb  den  Exempla- 
ren  von  A.  psuinmifa  in  der  Genfer  Sammlungvon  Bourguignat 
zu  scbliessen,  halte  icb  sie  nicbt  fiir  eine  ausgewachsene  Form  ; 
icb  vermute  vielmebr,  dass  mit  zunebmendem  Alter  sicb  die  Um- 
rissform  veriindert.  Icb  sebe  davon  ab,  die  gefundenen  Formen 
einzeln  zu  bescbreiben,  und  verweise  auf  meine  Abbildungen. 
Der  Vollstândigkeit  balber  fiige  icb  nocli  die  Maasse  einiger  mei- 
ner Anodonten  bei.  Ein  Exemplar  vom  Meggenborn  zeigt  fol- 
gende  Verbiiltnisse  :  Lange  62  mm,,  Breite  35  mm.,  Durcbmesser 
19  mm.  Bourguignat  (16)  giebt  fiir  seine  Anodonta  psammita 
Folgendes an:  Liinge  60  nmi., Breite  32  mm., Durcbmesser  20 nnn. 
Ein  anderes  Exemplar,  zwiscben  Luzern  und  Seeburg  gefunden, 
bat  eine  Lange  von  88  nnn.,  eine  Breite  von  49  mm.  und  einen 


MOLLUSKENFAUNA    DE.S    VIERWALDSTÂTTER8EES.  463 

Durclimesser  von  25  iiim.  Wie  sehr  aucli  hier  das  Verhaltiiis  der 
einzeliieii  Maasse  zueinaiider  wechselt ,  zeigt,  diesem  letzteren 
Exeiuplar  gegeiiûbergestellt,  eiii  solclies  von  gleicher  Umriss- 
fonn  ;  da^sselbe  hat  bei  einer  Lange  von  71  nuii.  nnd  einer  Breite 
von  o!)  nnu.  einen  Durclimesser  von  24  iinn..  erscheint  also  niehr 
aufgetrieben. 

Im  naturhistorischen  Mnseuni  von  Luzern  liegen  einige  Sclia- 
len  von  Anodonten  mit  den  Fundortsangaben  «  Tribschen  »  und 
«  Kiissnacli  »  :  die  Exemplare  sind  aber  zum  grossen  Teil  schleclit 
erlialten  und  defekt  ;  ebenso  sind  sie  nicht  mit  Namen  bezeichnet. 
Die  kleineren  Exemplare  stinnnen  mit  den  von  mir  gefundenen 
in  der  Form  iiberein.  Eine  Scliale  von  84  mm.  Lange  und  46  mm. 
Breite  zeigt  eine  etwas  rostrate  Form,  âhnlich  wie  sie  liossMÀSs- 
LER  (95,  iig.  284)  von  Anodonta  rosfrafa  Kokeil  abbildet.  Ein 
anderes,  ebenfalls  mit  dem  Fundort  «  Tribschen  »  bezeichnet, 
âhnelt  in  Form  und  Grosse  der  Abbildung,  welche  der  gleiche 
Autor  (95,  fig.  280,  kleinere  Abbildung)  von  A.  ceUeusis  Schrôt. 
giebt.  Die  ziemlich  aufgetriebene  Muschel  zeigt  folgende 
Maasse:  Liinge  80  mm.,  Breite  41  mm.,  Durchmesser  25  mm. 
Die  grosste  Anodonta,  die  in  der  Luzerner  Sannnlung  aus  dem 
Vierwaldstjittersee  vorhanden  ist,  misst  in  der  Lange  112  mm. 
Da  aber  bei  diesen  Muscheln  ausser  dem  Fundort  gar  nichts, 
auch  (1er  Sammler  nicht,  angegeben  ist,  konntemangeneigtsein, 
die  Zuverlâssigkeit  auch  dieser  Angaben  zu  bezweifeln  ;  ich  gehe 
daher  auch  nicht  nâher  auf  dièse  Funde  ein. 

Im  Anbetracht  der  zahlreichen  Funde  von  Unionen  darf  ich 
annehmen,  dass  mir  die  Anodonten,  wenn  sie  hâutig  vorhanden 
wâren,  nicht  hâtten  entgehen  kônnen.  Ich  halte  daher  den  Vier- 
waldstattersee  fiir  arm  an  Anodonten.  Jedenfalls  ist  im  genann- 
ten  Wasserbecken  das  A^erhâltnis  umgekehrt,  wie  Clessin  (34) 
es  vom  ('hiemsee  angiebt,  dass  nandich  die  Unionen  von  den 
Anodonten  an  Individuenzahl  weit  iibertroffen  werden. 


464  GEORG    SrRBECK. 

Unio  hatavus  Ijamarck. 

Fiindorfe  :  In  allen  Seebecken,  ausser  deiii  Uriierbeckeii  uiid 
Alpnachersee. 

Wîihrend  Untohafarns  Laiii.  in  den  grossen  Alpenseen  Bav- 
erns  nnd  auch  im  Genfersee  ^  nicht  vorkonnnt,  liabe  ich  dièse  Art 
im  Vierwaklstâttersee  in  sehr  grosser  Individnenzahl  angetrof- 
fen.  Allerdings  beschranken  sieh  die  Fundorte  auf  die  unteren 
Seeteile  ;  im  Urnerbeeken,  sowie  im  Alpnacliersee  konnte  ich  die- 
Art  nicht  finden,  im  Gersauerbecken  niir  an  einer  seichten  Stelle 
in  der  Nahe  von  Beckenried,  vor  dem  Einfluss  eines  kleinen 
Rimisales,  des  Bettlerbaches.  In  den  iibrigen  Seebecken  findet 
sie  sich  jeweilen  an  beiden  Ufern.  Am  ârmsten  ist  das  Ufer  voit 
Kehrsiten  bis  Stansstad.  An  den  meisten  Fundorten  ist  dièse 
Mnschel  in  sehr  grosser  Individnenzahl  vorhanden.  Nach  ihren 
Fundorten  variiert  die  Art  in  verschiedener  Hinsicht  ;  sowohl  die 
àussere  Gestalt,  als  auch  die  Dicke  der  Schalen  zeigen  bei  mei- 
nem  Material  ein  verschiedenes  Geprâge.  Schlannniiberzug^ 
Corrosion,  Grosse  der  Muschehi  sind  je  nach  den  Stan(h)rten 
verschieden.  Aber  nicht  nur  das,  sondern  auch  an  ein  und  dem- 
selben  Ort  ist  Uino  hatavus  gewolmlich  nicht  in  einheitlicher 
Ausbildung  vorhanden.  So  findet  sich  unter  durchwegs  kleinen 
Formen  an  derselben  Fundstelle  etwa  ein  grosses  Exemphir,  an 
einer  andern  Stelle  unter  stark  mit  Schlannn  iiberzogeneii 
Muscheln  ausnahmsweise  eine  solche  mit  reiner  Epidermis, 
unter  durchwegs  dickschaligen  etwa  ein  dtinnes  Exemplar.  und 
umgekehrt.  Ebenso  lâsst  sichkeine  Gesetzmàssigkeit  beobachteu 
etwa  in  dem  Sinne,  dass  die  Muscheln  des  rechten  Ufers  sich  in 
einer  bestinnnten  Richtung  verschieden  ausgebildet  hatten  von 
denen  des  gegenuberliegenden  Ufers,  sei  es  in  Bezug  auf  Grosse^ 
sei  es  in  Bezug  auf  Dickschaligkeit  oder  Corrosion.  Die  Boden- 
beschaffenheit  ist  eben  in  einem  grôsseren  See  an  verschiedeneii 

^  Siehe  Nachtrae-  am  Schlusse  meiner  Abhandlung. 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERAVALD8TÂTTERSEE8.  465 

Stellen  gewôhnliclniiclitdieselbe,  so  dass  zwei  Fundorte,  diever- 
hâltnismassig-  iiahe  beieinander  liegen,  der  Fauna  verschiedene 
Lebeiisbedmi-inigeiibieten:  dièse  zeigt  daim  deiiigeiuass  auoli  eiii 
mehr  oder  weniger  verscliiedenes  Geprâge.  Icli  will  dalier  die  vor- 
liegende  Art  nacli  den  einzelnen  Seebecken  bespreehen  und  gebe 
nacbher  eine  Ziisammenstelluiig,  in  welcher  auf  eiiieii  Zusam- 
meiihaiig  zwischen  den  einzelnen  Eigenschaften  der  Muschehi 
;sowolil  imter  sich,  als  auch  mit  der  Bodenbescbaffenheitderein- 
zebien  Fundorte  hingewiesen  werden  soU. 

Im  Gersauerbecken,  in  welchem  mir  die  Art  niir  an  einer 
einzigen  Fundstelle,  bei  Beckenried,  begegnete,  sind  die 
Muschehi  diirchwegs  klein  ;  die  grôssten  Exemplare  haben  eine 
Lange  von  mir  50  mm.  Die  Schalen  sind  mir  wenigmit  Schlannn 
besclilagen.  Die  Corrosion  ist  selir  schwach,  so  dass  die  Wirbel- 
;scu]ptur  oft  gut  erhalten  ist.  Die  Jabresringe  stehen,  wie  auch 
l)eim  iibrigen  Material,  bei  den  einzelnen  Exemplaren  in  mehr 
oder  weniger  grossen  Abstânden  von  einander.  Es  zeigt  z.  B.  von 
zwei  Exemplaren  mit  je  sieben  Jahresabsâtzen  das  erste  eine 
Lange  von  35  mm.,  das  andere  eine  solche  von  50  nnn.  Aus  die- 
-sem  bedeutenden  Grôssenunterschiede  geht  hervor,  dass  die  Ab- 
stânde  zwischen  den  Jahresringen  beim  ersten  geringer  sind,  als 
beim  letzteren  Exemi)lar,  wâhrend  wiederum  gleich  grosse  Mu- 
•scheln  sehr  oft  niclit  die  gleiche  Anzahl  von  Jahresabsâtzen  auf- 
weisen.  Das  Hinterteil  der  Schalen  wechselt  etwas  ni  seiner 
Breite  bei  gleich  grossen  Exemplaren  ;  in  einem  Falle  zeigt  das- 
•selbe  eine  abnorme  Missbildung,  die  jedenfalls  auf  irgend  eine 
Yerletzung  zuriickzufûhren  ist,  indem  auch  die  tibrige  Schale 
dieser  ^Muschel  im  Innern  starke  Perlbildung  aufweist.  Ent- 
;sprechend  der  allgemeinen  Dunnschaligkeit  des  hier  gesammel- 
ten  Materials  sind  auch  die  Schlosszâhne  durchwegs  scharf,  la- 
mellenartig  ausgebildet. 

Weggiserbecken.  Die  Muscheln  aus  diesem  Seeteile,  und 
2war  vorzugsweise  am  linken  Ufer,  sir^d  im  grossen  Ganzen  gros- 


466  GEORG   SIRBECK. 

ser,  als  diejenigen  aus  dem  Gersauerbecken.  Icli  traf  zwei  grosse 
Miisclielweideplatze,  ani  Fusse  des  Biirgenstocks  um  Kelirsiten 
uiid  in  der  Niilie  der  untern  Nase.  Das  grusste  Exeniplar,  das 
icli  hier  Yorfaiid,  zeigt  folgeiide  jNIaasse:  Lange  G7  nnn.,  Breite 
o4  nnn..  Durchmesser  26  nnn.  Doch  lasst  sich  besonders  liier, 
wie  ancli  an  deni  Material  von  andern  P'undorten  aus  unserm 
See,  beobachten,  dass  das  Verhâltnis  der  Lange  zur  Breite  weit 
davon  entfernt  ist,  ein  konstantes  zu  sein.  Icb  gebe  hier  die 
MaassverhiUtnisse  der  zwei  Extrême,  die  ich  ani  liid^en  Ufer, 
Kehrsiten  —  untere  Nase  ■ —  antraf  : 

Exemplar  A:  Lange  61  mm.,  Breite  28  nnn.; 

Exemplar  B:  Lange  5-4  mm.,  Breite  31  mm. 
Das  um  7  mm.  kiirzere  ExempL^r  B  ist  um  3  nnn.  breiter,  als  das 
Exemphar  A.  Durch  dièse  Tliatsachen  erhahen  die  beiden  For- 
nien  einen  verschiedenen  Habitus  ;  ich  werde  auf  ahnhche  Ver- 
hâltnisse  auch  bei  meinen  Unionen  von  andern  Fundorten  zu 
sprechen  kommen.  Es  sind  schon  geringere  Abweichungen  der 
Form  zur  Aufstelhnig  von  Varietâten,  ja  sogar  von  Arten  beniitzt 
worden.  Ich  sehe  aber  davon  ab,  besonders  in  diesem  Falle,  die 
vorgefundenen  abweichenden  Formen  als  Varietâten  aufzustel- 
len  und  zu  benennen,  und  zwar  ausfolgenden  Grunden  :  Clessin 
(38)  sagt  liber  Uriio  hatavus  (pag.  546  und  547)folgendes:  «Die 
vorstehende  Muschel  ist  die  verânderlichste  der  deutschen  Unio- 
nen... Es  lassen  sich  auch  bei  dieser  Art  keine  abgegrenzten 
Varietâten  herausheben.  »  Die  verschiedenen  Formen  untermei- 
nem  Material  haben  vor  Allem  das  wechselnde  Verhâltnis  der 
Lange  zur  Breite  zur  Ursache,  wie  auch  etwa  das  in  Bezug  auf 
die  Breite  und  Umrisse  mehr  oder  weniger  verschieden  ausgebil- 
dete  Vorderteil  derSchalen.  Ebensowohl  konnnen  sie  aber  neben- 
einander,  an  derselben  Fundstelle  vor,  als  auch  sind  sie  durch 
Uebergânge  mit  einander  verbunden  ;  sie  sind  eben  keine  scharf 
begrenzten  Varietâten.  Wenn  sich  von  irgend  einer  Art  Formera 
îibgezweigt  haben,  die  mit  Bestinnntheit  auf  gânzlich  verschie- 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALDSTATTERSEES-         467 

dene  Bescliaffenlieit  (1er  Wohnorte  zuriickziifuhreri  sind,  oder 
die  an  von  einander  entfernt  liegenden  Fundorten  konstant  vor- 
konmien,  so  liisst  sicli  die  Aufstellung  und  Benennung  einer  Va- 
rietât  eher  rechtfertigen,  aucli  wenn  sie  mir  auf  kleinen  Unter- 
scbieden  berulit  ;  besonders  ist  dies  (b^ini  der  Fall,  wenn  die 
betreffende  Forni,  scliarf  unischrieben,  in  grosserer  Individuen- 
zabl  einen  bestinnnten  Wolmort  bevôlkert.  Docb  sollte  darauf 
liingearbeitet  werden,  die  berrscliende  Yerwirrung  in  der  Mol- 
biskensystematik,  bervorgerufen  diircb  die  oft  unverantwortliche 
Artenniacberei  von  Samndern,  nicbt  zu  vergrôssern  ;  wir  wtirden 
sonst  in  der  Fannistik  der  ^lolbisken.  wie  E.  v.  Martexs  (78) 
sagt,  eher  ein  Yerzeichnis  der  Scbneckensammler,  als  der  Sclme- 
cken  selbst  erlialten.  In  dieser  Hinsicbt  ist  besonders  von  fran- 
z()sischen  Concbyliologen  viel  gesilndigt  worden. 

Meine  Miiscbehi  voni  linken  Ufer  des  Weggiserbeckens  sani- 
melte  ich  fast  aile  bei  der  weit  ausgedebnten  Muscbelbank  in  der 
Nâhe  der  Station  Kebrsiten.  Das  Ufer  ist  hier  ziemlicli  langsam 
abfallend;  die  Muscheln  linden  sich  sowohl  ganz  nalie  am  Ufer, 
wo  derBodenschlannn  mit  groberem  Sandund  Steinen  untermischt 
ist,  als  anch  ziemlich  weit  in  den  See  hinaus,  wo  sie  sich  in  einer 
Tiefe  von  3 — 4  m.  in  ausgedebnten,  iippigen  Charawiesen  ver- 
lieren.  Ebenfalls  eine  grosse  Muscbelbank  traf  ich  in  der  Nahe 
der  unteren  Nase,  wo  ich  aber  nicht  viel  sammeln  koniite,  da 
hier  das  Ufer  ziemlich  steil  abfâllt,  und  die  meisten  Tiere  sich  in 
einer  Tiefe  von  3 — 5  m.  aufbalten.  Im  Gegensatz  zu  dein  am 
rechten  Seeufer  gesammelten  Material  zeigen  die  Exemplare  des 
linken  Seeufers  eine  bedeutende  Dickschahgkeit,  am  Vorderteil 
oft  bis  zu  5  uim.  Im  Allgemeinen  sind  die  Schalen  nur  schwach 
corrodiert,  die  Schlosszâhne  sind  kolbenartig  ausgebildet.  Ein 
Exemplar,  nahe  am  Ufer  bei  Kebrsiten  zwischen  Steinen  gefun- 
den,  zeigt  ein  abnormes,  verkrupi)eltes  Hinterteil. 

Auf  dem  rechten  Ufer  behnden  sich  ebenfalls  zwei  ausgedehn- 
te,  ausgiebige  Fundstellen  fiir  Unio  hataviis,  bei  Tschupis,  zwi- 


468  GEORG    SURHECK. 

sclieii  Vitzuau  uiid  (1er  obereii  Nase,  und  auf  der  Strecke  zwi- 
scheii  Hertensteiii  und  Weiigis.  laiigs  welcher  sich  die  Muschel 
in  Menge  findet.  Die  hier  gesamnielten  Exemplare  sind  aile  be- 
deutend  dimnschalig-er,  als  die  vom  gegeniiberliegenden  Ufer. 
Das  grosste  Exemplar,  voui  erstgenannten  Fundorte  stammend, 
hat  eine  Lange  von  GO  nini..  wâlirend  die  Muscheln,  die  icli  zwi- 
schen  Hertenstein  und  Weggis  sannneln  konnte,  die  Lange  von 
54  mm.  nicht  ûbersteigen.  Die  Schalen  sind  allgemein  stark  cor- 
rodieit  ;  die  Corrosion  geht  so  weit,  dass  bei  einem  Exemplar  die 
Ansatzstellen  des  hintern  Schliessmuskels  an  beiden  Sclialen- 
liâlften  ganz  durchgefressen  sind.  Das  Hinterteil  der  jMusclieln 
ist  in  Bezug  auf  seine  Breite  verscliieden  ausgebildet.  Ich  lasse 
hier  noch  die  Maassverhâltnisse  zweier  Exemplare,  Fundort  bei 
Weggis,  folgen  : 

Exemplar  A  :  Lange  54  nnn.,  Breite  28  nnn. 

Exemplar  B  :  Lange  51  mm.,  Breite  oOnmi. 

Die  Muscheln  aus  diesem  Seebecken  sind  allgemein  mit  einer 
starken  Schlammkruste  ûberzogen.  Die  Formen  variieren  auch 
etwas  beziiglich  der  Aufgetriebenheit  der  Muschehi. 

KûssNACHERBECKEN.  Hier  tritt  am  rechten  Ufer  deutlich  zu 
Tage,  dass  sich  an  ganz  nahe  gelegenen  Fundorten  die  gieiche 
Art  in  einer  ziemlich  verschiedenen  Ausbildung  prâsentieren 
kann  ;  es  betrifft  dies  die  beiden  Fundstellen  bei  Postunen  und 
Hinterholzli,  die  ca.  250  m.  weit  voneinander  entfernt  sind.  An 
beiden  Orten  kommt  Unio  hatavus  in  sehr  grosser  Zabi  vor  ;  in 
kurzer  Zeit  ist  es  môglich,  eine  grosse  Anzahl  von  Exemplaren 
zu  sannneln. 

Hinterholzli.  Das  hier  gesammelte  Material  zeigt  im  Allge- 
meinen  den  gleichen  Habitus,  wie  dasjenige  aus  dem  Gersauer- 
becken.  Von  den  vielen  gesamnielten  Exemplaren  erreichen  fast 
aile  kaum  die  Lange  von  50  nnn.,  nur  ein  einziges  ist  (30  mm.  lang. 
Die  Schalen  sind  verhâltnissmassig  diinn,  nur  mit  einem  scliwa- 
chen  Schlanmiuberzug  bedeckt  und  sehr  wenig  corrodiert.  Die 


MOLLUSKENFAUNA    DES    VIERWALDSTÂTTERSEES.  4G9 

Perlmutter  ist  aber  auffallend  schmutzig  und  tieckig.  Die  Maass- 
veiiialtnisse,  also  auch  die  âussere  Form,  siiid  bei  dieseiii  Ma- 
terial  koiistant,  liochsteiis  zeigeii  sie  gaiiz  iniiiiiue  A\'r.scliieden- 
heiteii. 

PosTUNEX.  Bei  den  an  dieser  Stelle  gefiindenen  Muscheln  tritt 
vorallem,  imGegensatz  zu  den  ebenbesprochenen,  die  durchwegs 
grossere  Dickschaligkeit  und  die  stârkere  Corrosion  zu  Tage. 
Einige  Schalen  sind  l)is  zu  5  mm.  dick.  EinsolcliesExemplarvon 
64  mm.  Lange  und  32  mm.  Breite  bat  einen  Durchmesser  von 
27  nnn.  ;  dadurch  erscheint  es  im  Vergleich  mit  den  ûbrigen  stark 
aufgetrieben,  Das  Yerbàltnis  der  Lange  zur  Breite  schwankt  hier 
wieder  inweiterenGrenzen.  Die  Extrême,  die  durch  Uebergânge 
verbunden  sind,  zeigen  folgende  Maasse  : 

Exemplar  A:  Lange  58  mm.,  Breite  34  mm., 

Exemplar  B:  Lange  58  mm.,  Breite  27  mm., 

bei  gleicber  Lange  also  in  der  Breite  eine  Ditïerenz  von  7  mm. 

Am  gegeniiberliegenden  Ufer  fand  ich  die  Art  in  Buchten  in 
der  Nahe  des  Meggenhorns  und  von  da  an  ziemlicb  sporadiscb  auf 
der  ganzen  Strecke  dem  Ufer  entlang  bis  tiber  Meggen  hinaus. 
Das  grôsste  Exemplar  bat  eine  Lange  von  60  mm.,  eine  Breite 
von  32  nmi.  und  einen  Durchmesser  von  24  mm.  Im  grossen 
Ganzen  sind  die  hier  gesammelten  Muscheln  ziemlicb  aufgetrie- 
ben. Unter  dem  Material  sind  viele  kleine  Formen  mit  enger- 
stehenden  Jahresabsâtzen.  Stark  corrodierte  Gehâuse  bilden  die 
Ausnahme,  wâhrend  aile  mit  einer  ziemlich  dicken  Sclilaunu- 
schicht  tiberzogen  sind.  Das  Vorderteil  ist  bei  den  verschiedenen 
Schalen  teils  mehr  gerundet,  teils  mehr  abgestutzt. 

Hergiswilerbecken.  Auf  der  Strecke  von  St.  Niklausen  bis 
Kastanienbaum  ist  Unio  hafavus  nur  spârlich  vorhanden,  und 
zwar  in  durchwegs  kleinen  Exemplaren  mit  engestehenden 
Jahresabsâtzen. 

Bei  zwei  Exemplaren  treffen  wir  folgende  Verhâltnisse  an  : 


470  GEORG    SURBECK. 

Exemplar  A:  Lange  45  mm.,  Breite  '27  mm.,  Jaliresabsâtze  15, 

Exemplar  B:  Lange  54  mm.,  Breite  28  mm.,  Jaliresabsâtze  L5. 

Die  Corrosion  (1er  im  Allgemeinen  dimnen  Schalen  ist  massig 
stark,  aber  nieht  tiefgeliend.  Entsprechend  der  Dtinnsclialigkeit 
sind  die  Schlosszahne  lamellenartig  ausgebiklet.  Bei  Kastanien- 
baum,  um  den  eisernen  Steg  siidlich  der  Damptschifîlande,  iindet 
sich  eine  seichte  Stelle  mit  steinigem,  felsigem  Grund,  an  der  ich 
einer  Menge  grosser,  meist  leerer  Schalen  der  vorstehenden  Art 
begegnete,  die  meist  stark  fortgeschrittene  Verwitterimgzeigten. 
Dièse  Mnscheln  werden  jedenfalls  von  den  weiter  aussen  sich  be- 
findlichen  sandigen  Stellen,  an  welchen  lebende  Unionen  vor- 
handen  sind,  durcli  die  vom  sogenannten  «Lopperwind»  erregten, 
oft  starken  Wellen  auf  diesen  steinigen  Boden  geworfen  und  miis- 
sen  hier  grôsstenteils  zu  Grunde  gehen. 

In  der  riihigen  Horwer-Bucht  traf  ich  am  nordostlichen  Ufer 
(bei  der  Villa  des  Herrn  Le  Maire)  eine  ausgiebige  Fundstelle 
der  Art.  Sehr  grosse  Exemplare,  deren  grosstes  in  der  Lange 
69  mm.  misst,  sind  vorherrschend.  8ie  sind  sehr  dickschalig, 
meist  stark  corrodiert  und  mit  einer  ziemlich  dicken  Schlamm- 
schicht  iiberzogen.  Eine  Form  prâsentiert  sich  als  von  den  iib- 
rigen  ziemlich  abweichend,  indem  der  Unterteil  etwas  konkav  imd 
der  Hinterteil  schnabelformig  etwas  herabgebogen  ist  ;  die  Form 
gehort  aber  iinzweifelhaft  zu  hatanis.  Bei  dem  Eisenbahndamm 
gegen  Hergiswil,  am  gegeniiberliegenden  Ufer,  fand  ich,  auf 
eine  Flâclie  von  einigen  m-  lokalisiert,  eine  Uiimenge  Exem- 
plare von  Unlo  hatavus,  in  grobem  Sand  und  zwischen  Steinen 
steckend,  stellenweise  den  Boden  fôrmlich  bedeckend.  Die 
grôsste  hier  gesammelte  Muschel  ist  G2  nnn.  lang;  aile  sind 
dickschalig,  aber  wenig  corrodiert,  so  dass  die  auftallend  dunkle 
Epidermis  oft  schon  fast  liber  die  ganze  Schale  hin  erhalten  ist. 
Das  Verhaltnis  der  Lange  zur  Breite  ist  bei  den  einzelnen 
Muscheln  ziendich  konstant,  docli  sind  verhaltnismassig  breite 


MOLLTT.SKENFAUNA    DES   VIERWALDSTATTERSEES.  471 

Exemplare  vorwiegencl.  Trotz  der  Dicksclialigkeit  siiid  die 
Schlosszahne  nicht  selir  kolbig. 

Iaizernerbeckex.  Hier  traf  icli  die  Muschel  ebenfalls  in  selir 
grosser  Iiidividuenzalil  an.  Das  am  linken  Ufer,  um  Tribschen, 
gesannnelte  Material  ist  ziemlicb  dimnschalig,  nur  vereinzelt 
tindet  sicb  liie  iind  da  eine  dickere  Schale.  Das  grôsste  Exemplar 
ist  62  mm.  lang;  die  Scbalen  sind  nicht  stark  corrodiert,  aber 
meist  mitziendicb  dickem  Schhimmiiberzugversehen.  Wahrend 
die  âussere  Form  im  Allgemeinen  konstant  ist,  stellt  ein  Exem- 
plar eine  Zwischenform  dar,  zwischen  der  oben  erwâhnten  ab- 
weichenden  Form  ans  der  Horwerbiicht  inid  dem  typiscben  ha- 
tavns  (var.  lacustrts  CUess?).  Dièse  Muschel  ist  sehr  dickschalig 
iind  aufgeblasen. 

Am  rechten  Ufer,  vom  Meggenhorn  an  gegen  Lnzern,  konnte 
ich  eine  grosse  Zabi  von  Exemplaren  sannueln,  deren  grôsstesin 
der  Lange  57,  in  der  Breite  28  \m\\.  misst,  aile  iibrigen  iiber- 
schreiten  kaiim  die  Lange  von  50  nnn.,  bleiben  also  durchwegs 
klein.  Die  Scbalen,  mit  starker  Schlammkruste,  sind  oft  sehr 
corrodiert.  Die  Extrême,  zwischen  denen  die  iibrigen  Formen 
schwanken,  zeigen  folgende  Maasse  : 

Exemplar  A:  Lange  51  mm.,  Breite  31  mm. 

Exemplar  B:  Lange  51  nnn.,  Breite  27  mm. 

Ich  gebenun  im  Folgenden  eineZusammenstellung,  in  welcher 
die  haiiptsachlichsten  Eigenschaften  der  gefundenen  Muscbeln, 
die  einem  Wechsel  nnterworfen  sind,  einander  gegeniibergestellt 
werden. 


472 


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MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTATTER8EES.  473 

Hieran  anschliessend  mochte  ich  iiocli  einige  Worte  sagen 
liber  die  Corrosion  dieser  Muschehi;  ich  verweise  dabei  liaupt- 
saclilicli  auf  eiiie  Arbeit  von  Clessin  (29),  in  welcher  sich  der 
genamite  Autor  mit  dieser  Erscheinung  befasst.  Es  heisst  dort 
auf  pag.  127  :  «  Nicht  niir  sind  die  Miischeln  immer  nur  soweit 
corrodiert,  als  sie  im  Grunde  stecken,  sondern  auch  die  ver- 
schiedene  Bodenbeschaiïenlieit  lasst  Unterschiede  erkennen,  die 
gewiss  mit  derselben  im  Zusammenhang  steben.  »  Ferner  auf 
pag.  128:  «  Das  Hinterteil  der  Muscbeln  ist  aber  me  corrodiert 
nnd  verbaltnismâssig  auch  sehen  von  Insekten  angegriffen.  » 
Dazu  mochte  icli  bemerken,  dass  bei  meinén  sammthchen  im 
Yierwaklstâttersee  gesammelten  Exemplaren  von  Unio  batavus 
sich  die  Corrosion,  wenn  sie  iiberhaupt  vorhanden  ist,    vom 
Wirbel  an  gerade  liber  das  Hinterteil  erstreckt  ;  dass  meistens 
die  ganze  obère  HâKte  der  Muschel  bis  ans  hintere  Ende,  soweit 
die  Schale  eben  ins  Wasser  ragt,  corrodiert  ist.  Also  das  Gegen- 
teil  der  von  Clessin  gemachten  Beobachtung,  indem  auch  das 
Vorderteil,  das  im  Boden  steckt,  bei  fast  allen  meinen  Exem- 
plaren eine  unverletzte  Epidermis  aufweist.  Auf  Grund  dieser 
Thatsachen  aber  bat  auch  der  von  Clessin  aufgestellte  Satz  in 
unserm  Falle  keine  Giiltigkeit,  dass  namlich  (pag.  127)  «  dem 
Boden,  in  dem  die  Muscbeln  sich  aufhalten,  in  dieser  Hinsicht 
(Corrosion  des  Vorderteils,  Verf.)  eine  grosse  Bedeutung  zuge- 
schrieben  werden  nuiss.  »  Da  Clessin  an  seinen  Unionen  die  Be- 
obachtung maclite,  dass  das  ins  Wasser  ragende  Hinterteil  nie 
corrodiert  ist,  nimmt  er  auch  an,  dass  der  Einliuss  des  Wassers 
auf  die  Corrosion  der  Muscbeln  nicht  von  grosser  Bedeutung  sei. 
Xacb  meinem  Material  aber  miisste  dem  Wasser,  neben  der 
chemischen  Zusammensetzung  der  Schalen,  gerade  der  grôsste 
Einfluss  bei  der  Corrosion  zugeschrieben  werden.    Dem  ent- 
sprechend  existiert  dann  auch  kein  so  bestinnnter  Zusannnen- 
hang  zwischenBodenbeschaffenheit  und  Corrosion  der  Muscbeln, 
wie  Clessin  sagt.  Der  genannte  Autor  behauptet  namlich,  dass 


474  GEORG   SURBECK. 

reiner  saiidiger  Grund  die  Musclielii  i^ar  iiicht  aiigreife,  aucli 
feiiier  erdiger  Sclilaiiim  olme  PHaiizenhiimus  iiiclit,  dass  aber  die 
Musc'heln  desto  inehr  corrodiert  siiid,  je  inelir  der  Grund  mit 
Pflaiizenhuinus  gemisclit  ist.  Dass  dein  in  unserni  Falle  niclit 
immer  so  ist,  lâsst  sicli  aus  der  oben  gegebenen  ïabelle  ersehen. 
Eeinhj'pothetisch  und  empiriscli  bis  jetzt  durdmichts  begriindet, 
ist  ferner  die  Annahme  Clessin's  (pag.  129),  «dass  die  Tiere, 
welche  Wasser  bewohnen,  die  stark  mit  Ptlanzensâiiren  durch- 
mengt  sind,  beim  Ernâhrungsprozess  nicht  im  Stande  sind,  aile 
dièse  Sâuren  vom  zum  Hausbau  nôtigen  Kalke  zii  trennen,  son- 
dern  dass  ein  gui  Teil  solcher  Stoffe  mit  dem  Kalke  vermengt 
zur  Âhiagerunf/  an  den  Schalen  gelangt;  »  im  Weitern,  dass  der 
mit  Pflanzensàuren  gemischte  KaJk  der  Muschelschalen  dièse 
wieder  zu  einer  cbemischen  Aiitiosung  geneigter  zu  maclien 
scheine. 

Um  der  Frage  nach  den  Ursachen  der  Corrosion  auf  den  Grund 
zu  konnuen,  miissen  vor  allem  cliemische  Untersucliungen  der 
Sclialen  undfortwâlirende  Versuclie  angestellt  werden.  Vielleicht 
spielt  auch  die  meist  die  Scliale  bedeckende  Schlammkruste  eine 
Eolle,  indem  sie  durch  Abbrockeln  die  Ei)idermis  losreisst  und 
so  die  Kalkschicht  den  Einliiissen  des  umgebenden  Médiums  zu- 
ganglich  macht. 

Yor  der  erwiibnten  Arbeit  von  Clessin  beriihrt  Walser  (112) 
die  Frage  der  Corrosion.  Es  heisst  dort  :  «  Letztere  liângt  von 
der  Beschaifenheit  des  Wassers  ab  ;  besonders  in  kleinen  Baclien 
und  Graben,  l)esonders  solcben,  die  ûber  Schlamm  und  Moor- 
grund  laufen,  sind  die  Wirbel  der  Muscheln  meist  mehr  oder 
weniger  corrodiert.  Es  muss  dles  jedenfaUs  in  dem  nkht  ge- 
hiu/denen  Koldensàuregelmlt  des  Wassers  liegen.  » 

AVie  ist  aber  die  ausgesprocliene  Ptegelmâssigkeit  der  Corro- 
sion auf  beiden  Schalenhâlften  zu  erklaren?  Da  es  mir  nicht 
mr)glich  war,  diesbeziigliche  Untersuchungen  anzustellen,  be- 
gntige  icli  midi  damit,  dièse  keineswegs  uninteressante  Frage 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALD.STÂTTERSEES  475 

benilirt  zn  haben,  liber  die  ich  in  der  neueren  Litteratur  nirgends 
eiiieii  weiterii  Aufscbluss  fiiiden  koiinte. 

Umopictonim  var.  proëchus  Bourg. 

Fnndorte  :  Schilfbestànde  bei  Stansstad;  «  Iiiseli  »  bei  Luzerii 
(lin  naturbistorischen  Muséum  in  Luzern  sind  einige  Exemplare 
von  «  Tribschen  »). 

Dièse  Form.  die  BourCxUIGNAT  (16)  als  Art  bescbreibt,  be- 
tracbtet  Clessix  (39,  pag.  724)  als  eine  Varietât  von  Uniopic- 
tonim,  die  sich  wabrscbeinlicb  nur  an  der  genannten  Lokalitât 
(Vierwaldstiittersee)  finde.  Icb  scbliesse  niicb  dieser  Ansicht 
an  und  ziebe  nocb  Unio  adephilus  dazu,  den  Bourguignat  (16) 
ebenfalls  als  Art  bescbreibt.  Icb  halte  U.  adepMlus  aber  nur  fur 
eine  ausgeprâgtere  Form  von  Unioproëclms  mit  kleinen  Abweicli- 
ungen,  die  sich  bauptsaclilicb  auf  den  mebr  oder  weniger  concav 
gescbweiften  Unterrand  bezieben.  Ein  Vergleich  der  Exemplare 
Bourguignat' s  in  seiner  Genfer  Sammlung  ergab,  dass  Ueber- 
gânge  seine  beiden  Arten — -  Vnio proëchus  und  Unio  actephilus 
—  verbinden  :  besonders  sind  die  jungen  Exemplare  beider  For- 
men  von  gleicbem  Aussehen. 

Herr  Prof.  Godet  in  Neucbâtel  ilberliess  mir  giitigst  einen 
Unio  proëchus  seiner  Sammlung  aus  dem  Zugersee.  Dièse  Form 
ist  aber  von  der  aus  dem  Vierwaldstâttersee  stammenden  in- 
sofern  verschieden,  als  das  Hinterteil  bei  ibr  scbmâler  ausge- 
zogen  ist,  als  bei  der  letztern.  Nacli  den  Angaben  Bourguignat's 
sollen  seine  beiden  Arten  im  Vierwaldstiittersee  hâufig  sein;  mir 
war  es  nicht  moglich,  mebr  als  zwei  hieber  gehôrige  Formen  zu 
finden,  obschon  icb  aucli  die  von  Bourguignat  als  Fundorte  an- 
gegebenen  Lokalitâten  absuchte.  Icb  fand  Unio  proëchus  im 
Schilfbestànde  bei  Stansstad  und  beim  «  Inseli  »  in  der  Nabe 
Luzerns  ;  einige  Exemplare,  die  nicht  bestimmt,  aber  mit  der 
Fundortsangabe  «  Tribschen  »  verseben  waren,  liegen  im  natur- 
bistorischen Muséum  in  Luzern.  Das  grôsste  dieser  Exemplare 


476  GEORG   8URBECK. 

bat  (lie  ansehiiliclie  Lange  von  75  mm.  iind  eine  grosste  Breite 
von  28  mm.  Die  Form,  die  icli  beim  «  Inseli  »  fand,  nâliert  sich 
mehr  Unio  acfepMus^  wie  ilm  Bourguignat  (1.  c.  Tafel  II,  Fig. 
7,  8)  abbildet  und  stelit  zwiscben  diesem  mid  seinem  Unioproë-^ 
chus.  Auffallend  ist  bei  allen  Exemplaren  die  starke  Peiibildung, 
was  ich  auch  an  den  Exemplaren  in  der  Genfer  Sammhnig  von 
Bourguignat  imd  an  den  Muscbebi  ans  dem  Zugersee  beobacb- 
tête  ;  die  Perlbildmig  scbeint  denmach  bei  dieser  Form  regel- 
mâssig  aufzutreten. 

Die  Farbe  der  Schalen  ist  wechsebid,  melir  oder  v^eniger 
dunkelbraiin,  an  einem  Exemplar  ist  sogar  die  rechte  Schalen- 
halfte  deutlicb  bélier  gefarbt,  als  die  linke.  Die  Corrosion  er- 
streckt  sicb  nur  liber  den  Wirbel  selbst,  wahrend  die  ganze  iib- 
rige  Scbale  eine  unverletzte  Epidermis,  olme  jeglicbenUeberzug 
von  Scblamm,  aiifweist,  obscbon  an  denselben  Fundorten  aucb 
TJîiio  hatavus  vorkommt  und  Scblammkruste  iind  Corrosion  zeigt. 
Es  bestârkt  micb  dièse  Erscbeinung  in  meiner  bei  der  Be- 
sprecbnng  von  Unio  hatavus  ausgesprocbenen  Ansicht,  dass  die 
Scblammkruste,  die  meistens  dieMuscbelscbalen  iiberzieht,  eine 
Eolle  bei  der  Corrosion  spiele.  Leider  stebt  mir  von  der  vor- 
liegenden  Form  ein  zur  Anstellung  von  Vergleichen  zu  kleines 
Material  zur  Verfugung. 

Fisidium  amnicum  Mtill. 

Fundorfe:  Urnerbecken  (vor  dem  Reussdelta),  Gersauer- 
becken  (Muotadelta),  Ktissnacberbecken  (Meggenliorn-Kiiss- 
nach,  Hinterbolzli,  Greppen-Kussnacli) ,  Hergiswilerbecken 
(Horwerbucbt,  Stansstad),  Alpnachersee  (Binsenbestânde  vor 
der  Miindung  der  Sarneraa),  Luzernerbecken  (St.  Niklausen- 
Inseli,  Meggenborn-Seeburg). 

Dièse  Art  ist  jedenfalls  aus  den  Zutliissen  in  den  See  einge- 
wandert.  Icb  fand  sie  in  t}  piscber  Form  am  scbonsten  und  in 
grosser  Menge  vor  den  Miindungen  der  Sarneraa,  der  Muota 


MOLLUSKENFAl^NA   DES   VIERWALDSTATTERSEES.  477 

und  (1er  Reiiss;  aber  sie  begegnete  inir  aiicli  iin  Heriiiswiler- 
Luzerner-  uiul  Kiissiiaclierbecken,  wo  keine  grôsseren,  wohl 
aber  kleinere  Zulliisse  eininûndeii.  Boueguigxat  (16)  gibt  als 
Fuiidort  neben  Fliieleii  iioch  St.  Antoni  bei  Buoclis  an,  und  es 
ist  aiich  anzunelnnen,  dass  Flsidlum  aninkum  bei  der  Miindung 
der  Engelbergeraa  anzutreffen  ist  ;  icli  habe  dasselbe  jedocli  hier 
nicht  gefimden.  Auch  ini  ganzen  Weggiserbecken  habe  ich  kein 
Exemplar  der  vorliegenden  Art  erlialten  konnen.  Bourgtigxat 
(IGj  tiihrt  eine  var.  ufflatuni  Megerle,  mit  aufgetriebenem  Wirbel, 
an,  es  ist  jedocli  haufig,  dass  unter  einer  Anzahl  vonExemplaren 
einige  niehr  oder  weniger  aufgetrieben  sind,  inid  ich  halte  es  nicht 
fiir  berechtigt,  auf  Grimd  einer  vielleicht  abnormalen  Aiif- 
treibung  eine  gute  Varietat  aiifzustellen,  wenn  sich  dieselbe 
nicht  in  einer  grôsseren  Anzahl  von  Exemplaren  und  an  bestinnn- 
tenFundorten  konstant  prâsentiert.  C"LESSix(39)zitiert  dieselbe 
Varietat  aus  dem  Siidtirol.  Bas  entgegengesetzte  Extrem  wâre 
etwa  var.  nitidum  von  Moquix-Tandox,  die  Ci.ESSix  aus  dem 
Gardasee  angiebt  (39). 

Bei  meinen  Exem})laren  von  Fisidimn  amnkiim  ergeben  sich 
kleine  Unterschiede  an  den  verschiedenen  Fundorten.  Die  vor 
dem  Reussdelta  gesammelten  Muscheln  sind  etwas  dunkler, 
glanzender,  Wirbel  und  Hinterteil  stârker  mit  rostfarbigem 
Schlammiiberzug  belegt,  im  Ganzen  iiberhaupt  mit  etwas  kriif- 
tiger  ausgebildeter  Schale,  als  z.  B.  diejenigen  vom  Muotadelta. 
An  diesen  beiden  genannten  Orten  fand  ich  eine  viel  grossere 
Anzahl  ausgewachsener  Tiere,  als  in  den  unteren  Seebecken. 

Die  grôsstçn  Exemplare  zeigen  folgende  Grôssenverhâltnisse  : 
Lange  9  mm.,  Breite  (5.5  mm.,  Durchmesser  5,5  mm.  Die  schon- 
sten  sammelte  ich  in  einer  Tiefe  von  0.5  m  beim  Reussdelta. 
Unausgev^^achsene  und  kleine  Exemplare  habe  ich  aucli  noch  in 
einer  Tiefe  von  ca.  2  m.  gefunden.  Doch  hat  sich  von  7'.  aunùcum 
kein  Tiefseepisidium  abgezweigt:  darauf  werde  ich  l)ei  der  Be- 
sprechung  der  Tiefenfauna  zuriickkonnnen, 

Rev.  Suisse  de  Zool..  T.  6.  1899.        '  .82 


478  GEORU   SURBECK. 

Der  letzte  Lamellibrancliier,  den  icli  aus  der  litoralen  Mol- 
luskt^iifaima  iioeh  aiiziiftilireii  liabe.  ist  foliïende  Spocies: 

Pisidium  nltidum  Jeiiyiis. 

Fiuidorf  :  Miiotadelta. 

Pisidium  nitidum  ist  das  einzige  Pisidium,  das  icli  ausser 
P.  amnicum  im  Litoral  des  Yierwaldstâttersees  fand,  und  zwar 
iiur  gaiiz  spâi'lich  an  eiiier  Stelle,  in  der  Nahe  der  Muota- 
niilndung.  Bourguignat  (16)  gibt  als  Fundort  das  Ktissnacher- 
l)ecken  an  (aiuii  ans  dem  Rothsee  bei  Luzern),  benierkt  aber, 
dass  die  Art  sehr  selten  zu  sein  scheine.  Es  ist  daher  moglicb, 
dass  sich  dieselbe  aucb  nocli  an  andern  Stellen  des  Yierwald- 
stâttersees fîndet  und  niir  beim  Sammeln  vielleicbt  entgangen 
ist.  Aucb  P.  casertanmn  Bourg.  (=  P.  fossarinum  Cless.)  und 
P. pusiUum  Gmelin,  die  Bourguignat  aus  unsereni  See  anf ïibrt, 
das  erstere  von  Fliielen,  das  zweite  von  Stansstad,  babe  icb  nicht 
angetroiïen.  In  Anbetracht  der  auf  das  Samniebi  verwendeten 
Zeit  und  Sorgfalt  aber  darf  icb  sagen,  dass  cbe  Pisidien,  im 
Gegensatz  zu  andern,  z.  B.  oberbayerischen  Seen.  in  der  Litoral- 
fauna  des  Yierwaldstâttersees,  mit  Ausnabme  von  Pisidium  am- 
tficum,  sebr  spârlicb  vertreten  sind.  Es  bieten  die  Ufer  des  unter- 
sucliten  Wasserbeckens  auch  sebr  wenig  gilnstige  Aufenthaltsorte 
fur  die  kleinen  Bivalven. 


TIEFSEE. 

Die  grosste  Zabi  der  Dredgeziige  ftibrte  icb  im  Juli  und 
August  1897  aus  und  batte  als  Ausgangspunkt  tur  die  Exkur- 
sionen  (lersau  gewâblt.  Herr  cand.  ])liil.  (}.  Burckhardï  aus 
Basel,  der  sich  zu  jener  Zeit  mit  Planctonstudien  am  Yierwald- 
stâttersee  bescbâftigte,  stellte  mir  in  zuvorkommender  Weise 
seine  Schaluppe,  die  mit  eineni  200  m.  langen  dunnen  Kabel  fur 


MOLLUSKEXFAUNA   DE.S   VIERWALDSTATTERSEES.  479 

Verticalfaiige  aiisgerûstet  war,  zur  Verfliiïuiig'  ;  dafûr  sei  ilim  an 
dit'ser  Stelle  der  beste  Dank  aiisgesproclieii.  Dâs  Kabel  war  auf 
eiiier  Spule  aufgewiiiideii  uiid  lief  ani  hiiitern  Eiide  des  Fahr- 
zeuges  liber  eine  Rolle  ;  ein  Zahiirad  mit  Zifferblatt  signalisierte 
je  deii  abgelaufeiien  Meter.  Am  Eiide  des  Kabels  batte  icb,  je 
iiacb  der  Tiefe  des  vorzunehmenden  Dredgezuges,  ein  Gewicht 
von  2 — 4  kg.  angebrat'bt,  am  Gewicht  ferner  eine  3  m.  lange 
Scbniir  mit  einem  Blecbkiibel,  wie  ibn  Forel  (47,  §  4)  anwendet. 
Um  die  grôssten  Tiefen  des  Urner-  und  Gersauerbeckens  zii  er- 
reiehen.  waresnotwendig,  noch  eine  starke  Schnur  von  ca.  20  m. 
zwischen  Kabel  und  Gewicht  einzufiigen.  Ich  Hess  nun  jeweilen 
bei  ruhig  stehendem  Fahrzeuge  das  Kabel  in  die  Tiefe  ;  das  senk- 
recht  fallende  Gewicht  gab  mir  diirch  Aiifschlagen  auf  den  See- 
grund  die  genaue  Tiefe  der  betreffenden  Stelle  bekannt.  Sodann 
gab  ich  noch  einige  Meter  zu  und  that  darauf  einige  kràftige 
Ruderschlage.  Dadurch  hob  sich  das  Gewicht  natiirlich  etwas 
vom  Boden,  so  dass  ich  dann  jeweilen  wieder  so  viel  Draht  ab- 
wickeln  musste,  bis  es  den  Seegrund  von  Neuem  beriihrte.  Xur 
so  ist  es  mdglich,  dass  der  Kessel  sich  mit  Schlamm  fiillt.  Nach- 
dem  ich  dièse  Manipulation  drei  bis  viermal  wiederholt  batte, 
zog  ich  den  Kessel  der  dann  meistens  mehr  als  halb  mit  Schlamm 
gefiillt  war,  herauf  ;  das  bat  ziemlich  langsam  zu  geschehen,  da- 
mit  nicht  durch  den  Widerstand  des  Wassers  der  Inhalt  aus  dem 
Gefâsse  hinausgewirbelt  wird.  Den  gehobenen  Schlamm  fiihrte 
ich  in  Blechbiichsen  mit,  um  nachher  die  Mollusken  mittelst 
eines  feinen  Blechseihers  herauszuwaschen. 

Die  Exkursionen  unternahm  ich  allein;  die  angegebene  Mé- 
thode des  Dredgens  leistet  nach  einiger  Uebung  gute  Dienste 
und  macht  das  Mieten  eines  Schiffers  iiberflussig. 

Im  Ganzen  fiihrte  ich  im  Vierwaldstàttersee  72  Dredgeziige 
aus.  Dieselben  verteilen  sich  auf  die  einzelnen  Seebecken  folgen- 
dermassen  : 


480 

GEORG   SURBECK. 

Urnerbecken 

G: 

an  verscliied.  Stellen  in  Tiefen  v. 

35-196  m. 

Gersauerbeck. 

39; 

»             »               » 

3-214  m. 

Weggiserbeck. 

7; 

»             »               » 

6-152  m. 

Kiissnacherb. 

G; 

»             »                » 

3-  75  ni. 

Hergiswilerb. 

8; 

»             »               » 

5-105  m. 

Luzernerbeck. 

1; 

im  Kreiiztrichter  in  einer  Tiefe  v. 

111m. 

Alpnachersee 

5; 

an  verscliied.  Stellen  in  Tiefen  v. 

10-  33  m. 

Total  72  Dredgezûge. 

Melir  als  die  Hiilfte  der  Fange  entfallt  demnacli  auf  das  Ger- 
sauerbecken,  an  dem  ich  stationiert  war,  wâhrend  ftir  die  weiter 
abliegenden  Seebecken  unterhalb  der  beiden  Nasen  die  Dredge- 
ziige  auf  das  Notwendigste  beschrânkt  werden  mussten. 

Gerne  batte  ich  die  Tiefen  des  Urnerbeckens  genauer  durcli- 
forscbt  ;  icli  wurde  jedoch  bei  ineinen  darauf  gerichteten  Exkur- 
sionen  mehrere  Maie  von  stiirmischem  Wetter  iiberrascht,  so 
dass  es  bei  den  oben  angeflihrten  6  Fângen  in  den  verschiedenen 
Tiefen  des  Urnerbeckens  bleiben  musste. 

Von  den  72  Schlammproben  enthielten  im  Ganzen  64,  also 
rund  ^;9  7»,  ^lollusken.  Ein  Dredgeziig  im  Urnersee  mid  7  im 
Gersauerbecken  lieferten  mir  keine  solche  Tiere.  Dagegen 
waren  in  den  unteren  5  Seeteilen  in  allen  Fângen  Mollusken 
enthalten. 

Ans  einigen  Seen  sind  verscliiedene  Vertreter  des  Genus  I/lm- 
naea,  Vivipara  und  Valvata  als  Bewohner  der  Tiefenregion  be- 
kannt.  Aus  dem  Genfersee  z.  B.  Llmnaea  profunda  Cless.  L, 
aht/ssicola  Brot,  und  L.  Foreli  Cless.  von  50  m.  Tiefe  abwârts 
(Siehe  Forel  47  und  Clessin  39).  Aus  demselben  Wasser- 
becken  citiert  Brot  (23)  Valvata  ohtma  Drap.,  eine  Species,  die 
spâter  von  Clessin  (39)  als  Valvata  lacustris  Cless.  beschrieben 
wird  ;  nach  letzgenanntem  Autor  bat  sich  die  Art  von  V.  antiqua 
abgetrennt.  L.  ahysskola  wird  von  Asper  (11)  ausserdem  nocli 
aus  dem  AVallensee  und  dem  Comersee  angeflihrt.     Aus  einer 


MOLLUSKENFAUNA    DES    VIERWALDSTÂTTERSEES-  481 

Tiefe  von  60  m.  siiid  ans  dem  Gardasse  Vivipara  immersa  Clesîi. 
und  Valr.  imhida  Cless.  beschrieben  wordeii  (siehe  Imiiob^  70). 
Ebeiifalls  ans  dem  Gardasee  siiid  bekannt  Viv.  Nej^tun  Cless. 
VaJr.  profunda  Cless.,  beide  ans  60  m.  Tiefe,  und  Valr.  Tmhofi 
Cless.  bei  90  ni.  Tiefe  (s.  Clessin  39).  Zu  den  aufgezâhlten 
Formen  treten  noch  eine  oder  mehrere  Arten  des  Genus  Fisi- 
dium  als  Tiefseebewohner.  Wâhrend  also  die  Tiefenfauna 
der  meisten  untersucliten  Wasserbecken  ans  verscliiedenen 
Species  und  verscliiedenen  Gênera  von  Mollusken  zusammen- 
:gesetzt  ist,  hwn  ich  nur  eine  Art  der  Gattung  Pisidium  als 
Beivohner  der  ei/jentlichen  Tiefenregion  des  Vierwaldstàttersees 
unfuhren. 

Allerdings  waren  in  den  Ftingen  aus  geringerer  Tiefe,  bis  zu 
20  m.,  auch  noch  Formen  zu  tinden,  die  in  der  litoralen  Fauna 
vertreten  sind.  Jedoch  waren  es  meistens  nur  leere,  verwitterte 
Geliâuse,  und  zwar  von  Gulnaria  orata  var.  lacustrina  Cless. 
Fhysa  fontinalis  L. ,  Gyraulus  deformis  Hartm. ,  Cincinna  antiqua 
8ow.,  Tropid.  depressa  Pfeiff.  und  Byth.  tentacuJafa  L.  Leere 
Schalen  von  iJinc.  ardiqua  fand  ich  im  Gersauerbecken,  vor  Kind- 
lismord,  noch  in  einer  Tiefe  von  100  m.  Von  da  an  abwârts  ent- 
liielten  die  Dredgeztige  nur  noch  Pisidien.  Bgtîi.  tentaculata  war 
in  einem  Falle  in  5  m.  Tiefe  noch  lebend  anzutreffen,  wâhrend 
ich  vereinzelte,  lebende  Exemplare  von  Cinc.  antiqua  bis  zu 
15  m.  und  von  Trop,  depressa  bis  zu  20  m.  Tiefe  sammeln  konnte. 
Lel)ende  Limnoeen  aber  kamen  mir  bei  keinem  der  Dredgeztige, 
auch  aus  geringen  Tiefen,  zu  Gesicht.  Die  einzelnen  der  soeben 
aufgezâhlten  Arten  fanden  sich  aber  jeweilen  nur  in  den  Fângen 
aus  denjenigen  Seebecken,  deren  litorale  Molluskenfauna  diesel- 
ben  Formen  aufzuweisen  hat.  Abweichungen  von  letzteren  lies- 
sen  sich  in  irgend  einem  Punkte  nicht  constatieren.  Vollkommen 
iibereinstinnnend  mit  dem  friiher  erwâhnten  Fehlen  der  Valva- 
ten  im  Litoral  des  Urner-  und  Alpnachersees  ist  die  Thatsache, 
dass  auch  die  Dredgeztige,  die  ich  in  den  genannten  Seebecken 


482  GEORG   SURBECK. 

aiisfiilirte,  weder  leere  Gehaiise  iiocli  lebende  Exemplare  voiï 
Oinc.  antiqua  oder  Trop,  depressa  eiitliielten. 

In  uni  so  grosserer  Individuenzahl  bevolkern  die  Pisidien  don 
Boden  des  Vierwaldstâttersees  bis  in  die  grôssten  Tiefen.  In  An- 
betraclit  des  erzielten  Sammelergebnisses  darf  ich  sagen,  dass. 
dièse  Tiere  in  enormer  Menge  ziemlich  gleichmâssig  liber  den 
iSeegnind  samnitlicber  Teile  des  untersiicliten  AVasserbeckens. 
verteilt  sind.  Nicht  nur  aiif  dem  iiaclien  Boden  der  grôssten  Tie- 
fen, sondern  auch  da,  \vo  der  Grund  gegen  die  Ufer  liin  sicli  niehr 
oder  weniger  steil  erhebt,  konnte  ich  ein  reiches  Material  sam- 
mebi,  so  z.  B.  an  dem  steilen  linken  Ufer  des  Gersauerbeckens 
gegeniiber  Kindlismord  bis  in  eine  Tiefe  von  20  m.  hinab. 

Da  es  mir  mangels  an  Yergleiclismaterial  unniôglich  war,  die 
gesammelten  Tiefseepisidien  zu  bestimnien,  sandte  icheinenTeil 
des  Materials  Herrn  S.  C'lessix  in  Oclisenfurt  ziir  Beurteilung, 
und  zwar  ans  jedeni  Seebecken  und  den  verschiedenen  Tiefen  je 
eine  grossere  Anzahl  Exemplare.  Herr  Clessin  besass  die  grosse 
Frenndlichkeit,  meine  Pisidien  mit  seinem  umfangreichen  Mate- 
rial ans  anderen  Seen  zu  vergleiclien  und  teilte  mir  brieflich  Fol- 
gendes  mit:  «  Nach  genauer  Durclisiclit  der  Tiefseepisidien  muss 
ich  die  sâmtlichen  Exemplare  als  zu  einer  Art  geJwrig  erklâren, 

die   allerdings  nach  den  einzelnen  Fundorten  variiert Es. 

bestâtigt  sich  wieder  meine  Erfahrung^  dass  jedes  Wasserbe- 
cken  eine  oder  einige  Specialformen  fur  die  Tiefenfauna  bildet, 
so  dass  anzunehmen  ist,  dass  jeder  See  eigenartige  Verhâltnisse 
im  Grunde,  Bodenschlannn  etc.  erzeugt.  » 

Ich  nenne  die  neue  Art  Fisidiu m  Clessin l  und  uKichte  dadurch 
meinen  Dank,  den  ich  Herrn  Clessin  fiir  seine  Ratschlage 
schulde,  zum  Ausdruck  bringen. 

Pisidium  (Jessini  n.  s}). 
Tafel  12. 
Muschel  klein,  mâssig  aufgetrieben,  glânzend  ;  fein  und  unre- 


M0LLU8KENFAUNA    DES   VIERWALDSTÂTTERSEES-  483 

gelinâssig  gestreift,  Jahresringe  schwacli  angedeutet  ;  von  hell- 
gelber  Horiifarbe,  durclisclieiiieiid  ;  Wirbel  der  Mitte  geiiahert, 
selir  breit,  abgeruiidet  uiid  eiiieii  grossen  Teil  der  Oberseite  ein- 
iieliineiid,  iiiclit  stark  hervortreteiid  ;  Oberraiid  scliwacli  gebo- 
gen;  Sdiildchen  angedeutet,  Schildecke  abgerimdet;  Vorder- 
rand  gerade  und  mit  einer  starken  Wolbung  in  den  Unterrand 
iibergehend.  Unterrand  sehr  gewolbt,  Hinterrand  schief  abfal- 
lend  und  obne  deutlicbe  Grenze  in  den  Unterrand  Iibergehend. 
Ligament  kurz,  iiberbaut.  Perlnmtter  schwach,  weisslicli.  Mus- 
kehiarben  nicht  sichtbar. 

Schlosszilhue  :  in  der  linken  Scliale  zwei  Cardinalzahne,  der 
àussere  dtinner  als  der  innere  und  etwa  den  hinteren  Drittel  des 
letzteren  deckend  ;  der  innere  nacli  vorne  etwas  zugespitzt  ;  Sei- 
tenzabne  einfach,  verhâltnismâssig  derb  und  hoch.  Redite 
Schaie:  C'ardinalzahn  1,  gebogen,  nach  hinten  keulenformig 
verdickt  ;  Sêitenzahne  doppelt,  die  inneren  langer,  stiirker  und 
liôher  als  die  ausseren;  Rinne  verhâltnismâssig  breit  und  tief. 
Durchsclmittmaasse  der  Muschel:  Lange  2, G  mm..  Breite  2,1 
mm..  Durchmesser  1,5  nnii. 

Die  Beschreibung  der  Schlosszâhne  habe  ich  beigefiigt,  da  es 
mir  gelang,  letztere  bei  mehreren  ^Muscheln  zu  prœparieren  und 
da  dieselben  bei  sâmtlichen  Exemplaren  tibereinstimmten.  Nur 
die  Dicke  und  Stârke  der  Zâhne  ist  etwas  wediselnd.  Im  Uebri- 
gen  bin  ich  zur  Ansicht  gelangt,  dass  die  Schlosszâhne  zur  Clia- 
rakteristik  fiir  die  kleinen  Species  der  Pisidien  nicht  beizuziehen 
seien.  Denn  an  den  Schlosszâhnen  ein  undderselben  Art  von  Unlo 
z.  B.  lassen  sich  bei  den  einzelnen  Individuen  zieudich  bedeutende 
Differenzen  in  Grosse  und  Gestalt  konstatieren  ;  um  so  melir  wird 
dies  beiunserenkleinenTiefseepisidienderFall  sein.  HèrrCLESSm 
giebtmir  in  diesem  Punktc  in  einer  brieflidien  Mitteilung  Piecht 
und  fiigt  bei,  dass  nur  fur  die  (Trup])encharaktere  sich  die  Form 
und  Stellung  der  Zâhne  gebrauchen  lasse,  und  dass  namentlich 
Pis.  amnkiim  hierin  ein  sehr  charakteristisches  Merkmal  besitze. 


484  GEORG    SURliECK. 

Die  Zeichiiung  der  Schlosszahiie  von  Pis.  CJessini  hat  Herr  cand. 
pliil.  0.  HuBER  ausgeflilirt  ;  ich  spreclie  ihni  an  dieser  Stelle 
meinen  besten  Dank  ans. 

Es  liegt  nicht  in  meiner  Absicht,  auf  die  individuelle  Variation 
der  Art  an  den  einzelnen  Fundstellen  nâlier  einzutreten.  Die 
Abweiclmngen  beziehen  sich  namentlich  darauf,  dass  die  (Tren- 
zen  der  einzelnen  Eiinder  mehr  oder  weniger  abiierundet  sind. 
Aucli  sind  die  ^Maassverhàltnisse  von  Lange  zu  Breite  und  Dicke 
in  zienilich  lioliem  Grade  wechselnd.  Abnormitâten  sind  niclit 
selten  und  uiacben  sich  besonders  ani  Hinterrande  geltend.  Im 
Weitern  ist  der  Unterrand  liiiutig  alniorui  etwas  eingebuclitet, 
wie  auch  Furclien  auf  den  Schalenhâlften  auftreten  kônnen.  Ich 
verweise  auf  nieine  Abbildungen,  die  ich  auf  microphotographi- 
schem  Wege  herstellte. 

Die  Grôssenunterschiede  shid  zienilich  betrachtlich.  Die  gros- 
sten  Exeniplare  —  es  sind  allerdings  Ausnahmen  —  erreichen 
eine  Lange  von  3,5  nnn.,  und  eine  Breite  von  beinahe  3  nnn.  (z. 
B.  in  90  m.  Tiefe  zwischen  Treib  und  Brunnen,  und  in  35  ni. 
Tiefe  bei  der  Achereggbriicke.)  Gewohnlich  wird  aber  das  Nor- 
malmaass,  das  ich  in  der  Beschreibung  anfiihrte,  nur  wenig 
tiberschritten. 

Schliesslich  môchte  ich  noch  einen  Punkt  bertihren,  den  Cles- 
8IN  schoii  zur  Sprache  brachte  (39,  pag.  788).  Der  genannte 
Autor  spricht  von  Pis.  Moussonianum  Cless.  aus  dein  Lago  mag- 
giore  und  hait  die  deui  Hinterrande  dieser  Muschel  aufgelager- 
ten  dicken  Schnmtzpakete  fiir  einen  sichern  Beweis,  dass  in  der 
Tiefe  lebhafte  Strômungen  vorhanden  seien.  Dementsprechend 
seien  die  Muscheln  verhâltnismâssig  gross  ;  durcli  die  Strômung 
werde  mit  deiu  ISchlamme  mehr  Nahrung  zugefiihrt  und  somit 
erklâre  sich  die  auffallende  Grosse  der  Muschel  in  ehifacher 
Weise.  Die  Strômung  selbst  sei  darauf  zuriickzufiihren,  dass  das 
kalte  Wasser  der  einmimdenden  Bâche  und  Fliisse  wegen  seiner 
grôsseren  Schwere  sofort  beim  Eintritt  in  den  See  in  die  Tiefe 


MOLLUî-iKENFAUNA   DP:S   VIERWALDSTÂTTERSEES.  485 

siiikt.  Icli  kami  die  Ausfuliriiiigen  Clessin's  in  allen  Punkten 
bestàtijj^en.  An  zwei  Fundorten  liabe  icli  dieselben  Beobach- 
tungen  niachen  k()nnen.  Sowold  vor  dem  Muotadelta,  als  vor 
der  Einnùindung  der  Engelbergeraa  bei  Buochs  zeigten  die  Tief- 
seepisidien  einen  rostfarbigen  Ueberzug,  sowie  dicke  Schlamnï- 
autlagerungen  an  dem  ans  dem  Grunde  ragenden  Hinterteile. 
Auch  fiel  mil-  die  betrachtliche  Grosse  der  an  den  genannten 
Lokalitiiten  gesannnelten  Pisidien  auf.  Ich  nKichte  mit  Clessin 
behaupten,  dass  dièse  Erscheinungen  mit  nichts  anderem,  als  mit 
Stronuingen  inZusammenhangstelien.  Besonders  schôn  kannman 
bei  der  Engelbergeraa  oft  beobachten,  wie  das  triibe  Wasser  des 
Elusses  bei  der  Mimdiing  inFolgeseinerniedrigerenTemperatur 
sofort  in  die  Tiefe  sinkt.  Dass  dadiirch  ziemlicb  lebhafte  Stro- 
nuingen  in  grosseren  Tiefen  entstelien,  mid  einen  Einfluss  auf 
die  Pisidien  auszuiiben  im  Stande  sind,  steht  ausser  Zweifel, 
wenn  sie  auch,  wie  Forel  (47)  meint,  in  ihrer  Existenz  und  Rich- 
tung  niclit  konstant  sind. 

Ich  habe  Herrn  Clessin  gegenuber  die  Vermutung  ausge- 
sprochen,  dass  das  von  ihm  (39,  pag.  781)  beschriebene  Pis. 
quadrangidum,  aus  dem  Yierwaldstattersee  und  Plansee  (Tirol) 
nur  eine  etwas  abweichende  Form  meiner  Art  sei.  Ich  kam  zu 
dieser  Ansicht,  weil  Abweichungen  in  der  Umrissform  vom  Typus 
der  oben  beschriebenen  Species  nicht  selten  sind.  Es  lagen  Cles- 
sin nur  wenige  Exemplare  von  Pis.  quadrangulum  vor;  das 
Schloss  konnte  er  nicht  beschreiben.  Der  Autor  teilte  mir  aber 
mit,  dass  Pis.  qimdranguhtni v^olûksumizw  der  neuenArt  zu  zie- 
hen  sei  ;  er  hait  sie  fur  spezitisch  gut  zu  unterscheiden. 


48B  GEORG   SURBECK. 


ALLGEMEINER    TEIL. 

In  dieseiii  Abschiiitte  solleii  die  eiiizeliieii  Seebeckeii  infaiiiiis- 
tischer  iiiid  b'iologisclier  Hiiisicht  besprochen  werdeii.  Ich  will 
versucheii,  die  Verteilimg  der  Mollusken  in  den  verschiedenen 
Abschnitten  des  Vierwaldstâttersees,  sowie  je  an  den  beiden 
Ufern  derselben  in  Zusannneidiang  zii  bringen  mit  der  Uferge- 
staltiing,  der  Flora  inid  den  sonstigen  ausseren  Lebensbedin- 
giingen.  Ziinaclist  will  ich  eine  Tabelle  vorausscliicken ,  in 
weldier  graphisch  dargestellt  ist,  wie  die  Zabi  der  von  mir  ge- 
samnielten  Arten  iind  Yarietaten  in  den  einzelnen  S'eeteilen 
wet'hselt. 

I.  Uenerbecken. 

In  deni  obersten  Telle  des  A^ierwaldstâttersees,  dem  Urner- 
becken,  sammelte  icli  folgende  Formen  : 

1.  Gulnaria  ovafa  var.  lacustriria  Cless. 

2.  '>      peregra  Mûll.  var.  elongata  Cless. 

3.  »  »         »        »    curta  Cless. 

4.  Llmnophysa  tnincahda  Miill. 

5.  Fhi/sa  fontinalis  L. 

6.  Tropodiscus  carinatus  Milll. 

7.  Bathiiomphahis  contortus  L. 

8.  Gijnudiis  (leformis  Hartni. 

9.  Ancylastrum  capuloides  Jan. 

10.  Bytliinia  tentaculata  var.  producta  Mke. 

11.  »  »  »      ventricosaMke. 

12.  Pisidium  amnicum  Mûll. 

13.  Pisidium  Clessini  n,  sp. 


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MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALDSTTÂTEKSEES.         487 

C.  SCHMIDT  (97)  schreibt  :  «Wâhrend  das  Stuck  Yienvald- 
stâttersee  von  Biiochs  bis  Brumien  ein  typisches  Muldeiithal  ist, 
iiniss  der  Urnersee  mit  seiiieii  Steiliifern  iind  flaeliein  Bodeii, 
ebenso  wie  des  siidliclie  Reussthal.  als  ein  Querthal,  eine  Ero- 
sionsfurche  bezeiclmet  werden.  Zu  beiden  Seiten  des  Sees  sind 
hier  die  Berge  von  ihren  2000 — iîooO  m.  hohen  Gipfein  bis  auf 
•437  m.,  deni  Xiveau  des  Sees,  hinab  in  natlirlichem  Querschnitt 
aimâliernd  senkreclit  zmn  Streichen  der  Schichten  angeschnit- 
ten.» 

Es  wàre  voraiiszusehen  gewesen,  dass  von  allen  Becken  des 
Vierwaldstâttersees  wohl  dasjenige  des  Urnersees  am  wenigsten 
fiir  den  Aufenthalt  einer  reiclien  ^loîluskenfauna  tauglich  sei, 
wenn  man  in  Betracht  zielien  wollte,  dass  die  Schnecken  unserer 
Seen  ruhige.  mit  Pilanzen  bewachsene  Uferstellen  nacli  den  bis- 
herigen  Erfahrungen  mit  Vorliebe  als  Wohnort  beziehen.  Zu 
beiden  Seiten  des  Urnerbeckens  fallen  die  Ufer  fast  senkrecht 
ab  bis  zu  grosser  Tiefe.  Lângs  dieser  gewaltigen  Felswânde 
treten  nun  viele  kleine  Buchten  auf,  wo  sich  das  Ufer  in  dem 
Grade  flacher  gestaltet,  dass  sich  Gerollsteine  auflagerten,  unter 
welchen  Gasteropoden  ihr  Dasein  fristen  konnen.  Flachere 
Stellen  von  etwas  grosserer  Ausdehnung  linden  sich  am  rechten 
Ufer  um  Sisikon,  am  hnken  uni  Bauen.  Grôssere  seichte  Buchten 
triiït  nuxn  zu  beiden  Seiten  des  Reussdeltas  ;  in  der  ôsthch  gele- 
genen,  kleineren  Hegt  Fliielen,  in  der  westUchen  die  paarHiiuser 
von  Seedorf. 

Sind  so  schon  die  Verhâknisse  der  ausseren  Bedingungen  fiir 
das  Gedeihen  einer  htoralen  Molhiskenfauna  sehr  ungtinstig,  so 
werden  sie  noch  missHcher  gestaUet  dadurch,  dass  das  Urner- 
becken  der  am  hâutigsten  und  stârksten  bewegte  Teil  des  ganzen 
Sees  ist.  ZiemHch  genau  von  Siid  nach  Nord  sich  erstreckend, 
lâsst  dièses  Thaï  deminjenerGegend  relativ  hâufigen  Folmwind 
freien  Einlass,  der  Wellen  von  betrâchtlicher  Stârke  zu  erregen 
im  Stande  ist. 


488  GEORG   SURBECK. 

Trotz  allen  dieseii  Uinstanden  koiinte  ich  im  Unierbecken  13 
verschiedene  Formeii  von  Mollusken  sammeln.  Vergleichen  wir 
dièse  Arteiizahlmit  derjeiiigen  aus  deii  andern  Seebecken,  so  selien 
^\[Y.  dass  sie  vom  Gersauerbecken  um  7,  vom  Luzernerbecken 
uni  1  iibertroffen  wird,  derjenigen  im  Hergiswilerbecken  gleich 
ist.  Die  iibrigen  Seeteile  weisen  eine  geringere  Artenzahl  auf. 
Einige  der  Fornien  im  Urnerbecken  sind  auch  in  grosser  Indivi- 
duenzahl  vorlianden, soz. B.  Gnlnariaovata\M.  lacustrina C\ess., 
Tnjpodiscus  carhmtus  Mull.,  Bathyomphalus  contortus  und 
AncylaMrum  capuloides  Jan.  Doch  tritt  dabei  mit  grosser  Deut- 
lichkeit  zu  Tage,  dass  das  linke  Ufer  bedeutend  spârliclier  mit 
Mollusken  bevôlkert  ist,  als  das  gegenûberliegende,  sowolil  was 
die  Anzalil  der  Formen,  als  auch  was  die  Individuenzahl  betrifft. 
Es  lassen  sich  folgende  Verhâltnisse  feststellen  : 

I.  Liings  der  ganzen  beidseitigen  Ufer,  auf  dem  recli- 
ten  aber  in  grôsserer  Individuenzahl  traf  ich      .     .       6 

II.  Liings  des  ganzen  rechten  Ufers,  am  linken  nur  an 
vereinzelten  Stellen 3 

III.  Yereinzelt  nur  am  rechten  Ufer 2 

IV.  Nur  vor  dem  Reussdelta 1 

V.  Nur  am  linken  Ufer 0 

YI.  Tiefsee 1 

im  Ganzen  also     13 
Formen. 

Unter  I.  figurieren  : 

1.  Gulnaria  ovata  var.  lacustrina  Cless. 

2.  und  3.  Guln.  peregra  Miill.  (beide  Varietâten). 

4.  Ane.  capuloides  Jan. 

5.  und  6.  Bijth.  tenfaeidata  L.  (beide  Varietâten). 

Unter  II.  sind  inbegriffen  : 


MOLLU8KENFAUNA  DES  VIERWALDSTATTERSEES.         489 

1.  Physa  font w (dis  L. 

2.  Trop,  carinatus  Miill. 

3.  Bathyoniph.  contortiis  L. 

Unter  III.  : 

1.  Limnoph.  truncatidaMïiW. 

2.  Gyraidus  defonnis  Hartm. 

IV.  ist  lïsidium  amnicum  Miill.  iind  eiidlich 

V.  Fis.  dessin  i  n.  sp. 

Werfeii  wir  zum  Vergleich  einen  Blick  auf  die  Verteilung  der 
litoralen  Flora  im  Urnerbecken,  so  ergeben  sich  analoge  Unter- 
schiede  zwischen  rechtem  imd  linkem  Ufer.  Icli  entiiehine  die 
folgenden  Angabeii  einer  brieilicheii  Mitteilimg  meiiies  Freuiides^ 
Herrn  D^"  H.  Bachmann  in  Luzern.  Eiiie  iippige  Végétation  ist 
vorhanden  in  den  Buchten  links  und  redits  der  Reussniiindung  ; 
es  wachsen  dort  verschiedene  Potameen,  Myriophyllum,  Phrag- 
wi^esund  Chara,  in  derwestlichen  Bucht  zwischen  Bôschriiti  und 
Bolzbach auch Bammcidus divaricaUisSchrduk.  Sonst aber tindet 
man  am  ganzen  rechten  Ufer  aiisser  vereinzelten  Pofamof/efon- 
stôcken  nichts  als  ausgedehnte  Algenrasen  ;  am  linken  Ufer  tritt 
im  Vergleich  zum  rechten  auch  die  Algenvegetation  sehr  zurtick. 

Es  fiel  mir  auch  beim  Sammeln  schon  auf,  dass  die  Steine  am 
linken  Ufer  viel  weniger  mit  Algen  tiberzogen  waren,  als  am  ge- 
geniiberliegenden.  Jedenfalls  geht  man  nicht  fehl,  wenn  man 
dièse  beiden  Thatsachen,  Vorherrschen  sowohl  der  Gasteropoden, 
als  der  Algen  am  rechten  Ufer,  Zuriicktreten  beider  am  linken, 
in  Zusammenhang  bringt.  Doch  ist  damit  nicht  gesagt,  dass  da, 
wo  Algen  die  Steine  ilberziehen,  auch  jeweilen  Schnecken 
gedeihen.  Vielmehr  ist  im  Vorkommen  der  letzteren  auch  deut- 
lichderEinflussdes  Wellenschlageszu  erkennen.  Zwischen  Brmi- 
nen  und  deniFranziskustunnelz.  B.  saliich  in  einer  sehrgeschutz- 
ten  ruhigenBucht  Schnecken  auch  auf  der  Obertlache  von  Stehien, 
die  dicht  mit  Algen  tiberzogen  waren,  umherkriechen.  Nahe  da- 


400  GEORG   SURBECK. 

bei,  an  einem  Schuttkegel,  der  aber  dem  Wellenschlage  sehr  aus- 
gesetzt  ist,  war  auf  uiid  iinter  den  Steinen  keiiie  Spiir  von  Sehne- 
cken  zu  tindeii,  obschon  hier  eine  nicht  minder  ûppige  Algenve- 
getation  vorhanden  war.  Aehnliche  Fàlle  waren  auch  von  andern 
Fundstellen  ini  Urnerbecken  anzufiihren. 

Das  bedeiitend  hâufigere  Yorkommen  der  Sclmecken  und  Al- 
gen  am  rechten  Ufer  dièses  Seeteiles  kann,  besonders  was  die 
Algen  betritït,  einigermassen  erkliirt  werden  durch  die  verschie- 
den  starke  Belicbtung  und  Erwarniung  der  beidseitigen  Ufer. 
Wahrend  nàmlich  das  linke  hauptsâchlicb  von  der  Morgensonne 
beschienen  wird,  ist  das  rechte  Ufer  der  viel  intensiveren  Licht- 
und  Wârmebestrahlung  der  Mittagssonne  ausgesetzt.  Es  giebt, 
und  das  gilt  hauptsâchlicb  vom  linken  Ufer,  eine  Anzahl  Orte, 
kleinere  Buchten.  in  welche  wegen  der  fast  iiberhângenden  Fels- 
wânde  nie  oder  filr  kurze  Zeit  des  Tages  directes  SonnenKcht 
dringt.  An  solchen  Stellen  ist  ein  Gedeihen  griiner  Algen,  der 
Hauptnabrung  unsrer  Limnaeen,  nicht  gut  moglich,  wâhrend 
sich  dièse  PHanzen  ani  rechten  Ufer  stellenweise  sehr  reich  ent- 
faltet  haben.  AVenn  dann  hier  solche  Orte  noch  vor  starkeni  Wel- 
lenschlage geschûtzt  sind.  so  siiul  die  Hauptbedingungen  filr  das 
Gedeihen  einer  Gasteropodenfauna  gegeben.  Die  Verhâltnisse 
sind  also  auf  der  rechten  Seite  giinstiger  gestaltet:  reichlichere 
Nahrung  und  stârkere  Erwârmung  des  Wassers  lângs  des  Ufers. 

Zu  erwâhnen  ist  im  Urnerbecken  das  Auftreten  von  ff^irm- 
liclien  Gesellschaften  ein  und  derselben  Art  an  local  engbegrenz- 
ten  Orten  ;  folgende  Beispiele  seien  angefiihrt  :  Batlujompliahis 
cohforfiis  war  massenhaft  vorhanden  an  einer  kleinen  Strecke 
zwischen  Brunnen  und  dem  Franziskustunnel  ;  ani  ganzen  iibri- 
gen  Ufer  des  Seebeckens  hndet  sich  aber  dieser  Planorhis  luir 
sehr  selten  und  vereinzelt.  Tropodiscus  carinatus  konnte  ich 
sonst  nirgends  in  so  grosser  Menge  sannneln.  wie  an  einer  Ufer- 
niauer  vor  den  nôrdlichsten  Hausern  von  Fliielen.  Ebenso  fiel 
niir  das  niassenhafte  Auftreten  von  Ancylastnim  capuloldes  an 


M0LLU8KENFAUNA   DES    VIERWALDSTÂTTERSKES.  491 

Schutzmauern  bei  Flûelen  auf,  wenii  dièse  Art  sich  aucli  an  an- 
deren  Uferstellen  in  zienilicli  i^rosser  Individuenzahl  aufluilt.  Es 
seien  noch  einige  ausgiebige  Fundorte  am  recliten  Ufer  des  Ur- 
nerbeckens  erwiihnt.  P^ine  âusserst  reiche  Schneckenfauna  traf 
ich  z.  B.  in  der  Bucht.  die  zwischen  die  hohen  Felsen  der  soge- 
nannten  Ortbânder,  ungefâhr  beim  ersten  Sechstel  des  Oelberg- 
tunnels  von  Brunnen  ans,  eingelassen  ist.  Unter  den  Steinen  der 
dort  betindlichen  Scbuttbakle  haben  sich  die  im  Urnerbecken 
hautiger  vorkomnienden  Art  en  meist  in  grosser  Anzahl  angesie- 
delt.  Ebenfalls  einen  ausgiebigen  Ertrag  an  Schnecken  lieferte 
niir  die  kleine  Bucht  an  der  Siidseite  des.  Hôtel  Bellevue  in 
Brunnen.  Unter  den  Steinen  lebten  neben  vielen  Platoden  und 
Phryganidenlarven  eine  Menge  verschiedener  Gasteropoden;  zu 
beiden  Seiten  dieser  Bucht  traf  ich  solclie  nur  sparlich  an. 

Besondere  Erwahnung  verdienen  nocli  die  Yerhâhnisse  ini 
Fohnhafen  von  Brunnen.   Es  gedeiht  in  demselben  eine  iiusserst 
tippige  Végétation  von  Hippuris,  CaUitr/che,  lUamogeton  und 
Banuiicidus,  so  dass  dièse  Pflanzen  eine  dichte  Wiese  biklen.  Es 
ware  also  fur  das  Gedeihen  einer  reichen  Molhiskenfauna  genii- 
gend  Nahrung  vorhanden  ;  zudeni  ist  der  Ort  ^'or  den  schiidhchen 
Wirkungen  des  AVellenschhiges  geschiitzt.  Trotzdeui  konnte  ich 
keine  Spur  von  lebenden  Molhisken  an  den  Ptianzen  entdecken  ; 
iniBodenschlamm  waren  auch  keine  Bruchstucke  von  Schnecken- 
schalen  7a\  linden.   Ich  erkliire  mir  das  Fehlen  von  Molhisken 
an  dieser  Lokalitât  aus  der  sehr  niedrigen  Teniperatur,  die  das 
Wàsser  hier  zeigt,  und  die  bedingt  wird  durch  die  Einniundung 
des  «  Lehwassers  »,  eines  von  Quellen  gespeisten  Bâches.  Am 
11.  August  1896  schwankte  die  Temperatur  des  Wassers  im 
F(»hnhafen,  an  verschiedenen  Stellen  gemessen,  zwischen  9°, 6  C. 
und  12°  C.    Amfolgenden  Tage  ergab  die  Temperaturmessung 
im  F()hnhafen  10°  C.  wâhrend  das  Seewasser  in  der  Mitte  zwi- 
schen Treib  und  Brunnen  14°,  6  C.  Wârme  aufwies;  es  ergiebt 
sich  also  der  betrâchtliche  Unterschied  von  fast  5°  C.    Wenn 


492  GEORG    SURRECK. 

derselbe  sicli  auch  im  Laufe  des  Jalires  andert,  so  ist  docli  jeden- 
falls  ini  Soimiier,  ziir  Zeit  des  Wachstiims  iindderFortpflanzung 
der  Molluskeii,  das  Wasser  des  Fohiiliafens  kâlter,  als  dasjenige 
ausserhalb  desselben.  Da  nimiinsere  Sclmecken  warmeres  Was- 
ser als  Aufenthaltsort  vorzielien,  so  iiKiclite  ich  das  Fehlen  sol- 
clier  an  der  beschriebenen  Lokalitât  aus  deii  angeftilirten  ïem- 
peraturen  erklaren.  Ich  verweise  dabei  aufdiefriiher  ausgespro- 
cheiie  Aiisicht,  dass  Limfioplujsa  tnoicatuJa,  die  ich  ausserhalb 
des  Hafens  unter  Steinen  fand,  ans  dem  erwâhnten  «Lehwasser» 
stanime. 

Um  eine  etwaige  Veranderung  in  der  Molhiskenfauna  des 
Yierwaldstattersees  im  Winter  zu  konstatieren-,  unternahni  ich 
zn  dieser  Jahreszeit  einige  Exknrsionen  an  einzelne  Lokalitaten 
des  Sees.  Im  Urnerbecken  besuchte  ich  am  27.  Xovember  1896 
die  oben  erwâhnte  Fundstelle  beim  Hôtel  Bellevue  in  Brunnen. 
Hatte  mir  dieselbe  im  Sommer  des  gleichen  Jahres  eine  reiclie 
Ausbente  von  verschiedenen  Gasteropoden  geliefert,  so  waren 
jetzt  nur  wenige  Formen  in  spârlicher  Anzahl  zu  fiinden.  Xeben 
einigen  Exemplaren  von  Tropodisciis  mrinatus  und  AucylaHtrum 
capuloides  fand  ich  nocli  eine  GuJnaria  peregra.  Von  Bijthinia 
tenfaculata,  Gidn.  ovata  var.  lacustrina,  Bath.  contortus  und 
Physa  fontinalis^  die  im  Sonnner  hier  zum  Teil  reichlich  vertre- 
ten  waren,  konnte  ich  nichts  entdecken.  Dasselbe  Résultat 
ergab  sich  an  dem  gleichen  Fundorte  bei  einer  p]xkursion  am  4. 
Jamiar  1898. 

Im  Folgenden  sei  noch  darauf  hingewiesen,  wie  sich  die  Mol- 
hiskenfauna des  Urnerbeckens  zu  derjenigen  der  ubrigen  See- 
teile  verhalt,  in  welchem  Grade  die  im  erstern  gefundenen  Arten 
auch  01  den  letzteren  verbreitet  sind.  Nur.  eine  Art,  Limnophi/sa 
truncatula,  ist  dem  Urnerbecken  eigen  und  begegnete  mir  nur  an 
der  angegebenen  Fundstelle  bei  Brunnen.  Die  beiden  Varietàten 
von  Gulnanaperef/ra  konnnen  noch  im  Gersauerbecken  vor,  und 
zwar  in  grôsserer  Individuenzahl,  als  im  Urnerbecken.  Weitaus 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALDSTÂTTERSEES.         498 

(lie  grôsste  Zahl  der  hier  gefiindenen  Forinen  ist  auch  in  den 
iibrigen  Seebecken  verbreitet,  Gulnaria  ovata  var.  Jacusfriiia, 
Trop,  cariitatiis,  die  beiden  Varietâten  von  Bijthhiia  tentacnlata 
und  in  der  Tiefsee  Pis.  Cles.sini  habe  ich  auch  in  allen  anderen 
Becken  des  Vierwaldstâttersees  angetroffen.  Fast  ebenso  ver- 
breitet sind  Pkt/safontincdis,  Ane.  capuloides  und  Pis.  amnicum, 
indem  ich  je  niir  in  einem  Seebecken  dièse  Tiere  nicht  fand. 
Batli.  confortus  und  Gf/ranlus  deformis  konnten  von  niir  ausser 
ini  Urnersee  noch  je  in  zwei  Seeteilen  gesannnek  werden;  der 
erstere  im  Gersauer-  und  Alpnacherbecken,  der  letztere  ini  Oer- 
sauer-  und  Weggiserbecken. 

Dagegen  fehlen  im  Urnersee  auch  solche  Formen.  die  sonst  in 
allen  Teilen  des  untersuchten  Wasserbeckens,  den  Alpnachersee 
ausgenomnien,  vorkonnnen  uud  zwar  zum  Teil  in  grosser  Indivi- 
duenzahl,  so  Cincinna  cmtiqua  und  Trojndina  depressa,  ebenso 
die  Unionen.  Es  sind  aber  aucli  die  Yerhâltnisse  der  Ufergestal- 
tung  fiir  dièse  den  Bodenschlamni  bewohnenden  Mollusken  in 
keinem  andern  Seeabschnitte  so  ungimstig,  wie  hier.  Einzig  zu 
beiden  Seiten  der  Reussmiindung  konnten  die  genainiten  Tiere 
einen  Aufenthaltsort  in  jenen  seichten,  schlamniigen  Buchten 
fiinden,  die  von  Pis.  amnicum  bewohnt  werden.  Dièses  ist  aber, 
wie  ich  friiher  schon  bemerkte,  ursprûnglich  ein  Bewohner  der 
Fliisse  und  Bâche  und  aus  denselben,  in  unserem  Falle  aus  der 
Reuss,  in  den  See  eingewandert.  Die  Valvaten  aber,  ausge- 
spro chêne  Bewohner  ruhiger  Gewâsser,  wâren  an  den  genannten 
Stellen  im  Urnerbecken  zu  sehr  den  verderbliclien  Wirkungen 
des  Wellenschlages  ausgesetzt,  Pis.  amnicum  dagegen,  an  be- 
wegtes  Wasser  angepasst,  kann  sicli  mit  seinem  lang  ausstreck- 
baren  Fusse  verhâltnismâssig  stark  festheften  und  den  Wellen 
eher  Stand  halten.  Wiirden  aber  auch  die  Yerhâltnisse  hier  ein 
Gedeihen  der  Valvaten  zulassen,  so  konnten  dieselben  nicht,  wie 
Pis.  amnicum.  aus  den  ZuHussen  an  diesen  Standort  gelangen, 
sondern  sie  miissten  sich  denselben  durch  allmâhliges  Hinauf- 

Rev.  Suisse  de  Zool.  T.  6.  1899.  33 


494  GEORtt   SURBECK. 

waiidern  ans  den  uiiteren  Seeteilen  erobern,  oder  aber  auf  passi- 
vein  Weg  hieher  verschleppt  werdeii.  Letztere  Art  der  Verbrei- 
tuiig  ist  jedoch  bei  unserii  Mollusken  selteii,  wemi  inaii  von  der 
Verschleppung  von  Glochidien  durch  Fische  absieht.  Anderen- 
teils  siiid  eiiier  Ausdehnuiig  der  Wohnorte  der  Valvateii  in 
dem  Sinne,  dass  die  Tiere  im  Laufe  der  Zeit  durch  aktive  Wan- 
derung  aus  den  unteren  Seebecken  an  das  oberste  Ende  des 
Urnerbeckens  gelangen,  uniiberwindliche  Schranken  entgegen- 
gestellt  durch  die  beschriebene  felsige  Ufergestaltung  einerseits 
und  durch  die  grosse  Tiefe  dièses  Seeteiles  andererseits. 

Nach  verschiedenen  Cxesichtspunkten  hin  lâsst  sich  eine  Pa- 
rallèle ziehen  zwischen  dem  Urnerbecken  und  dem  Kônigssee  in 
Oberbayern.  Nach  der  Beschreibung,  die  Clessin  (34)  von  letz- 
terem  gibt,  ist  die  Uferbeschaffenheit  autt'allend  ahnlich  mit  der- 
jenigen  des  Urnersees  ;  in  beiden  Wasserbecken  tinden  wir  ziem- 
lich  die  gleichen  Existenzbedingungen  fur  Mollusken.  Dièse 
Uebereinstimmung  spiegelt  sich  aucli  in  der  Fauna  der  beiden 
Gewâsser,  Clessin  (1.  c.)  zitiert  aus  dem  Kônigssee  zwei  Lim- 
naeen,  flinf  Planorben.  zwei  Valvaten  und  drei  Cycladeen,  im 
ganzen  also  zwôlf  Formen,  genau  dieselbe  Zabi,  die  ich,  neben 
einer  Tiefseeart,  im  Litoral  des  Urnerbeckens  zu  verzeichnen 
habe.  Weini  nun  auch  die  Zusammensetzung  der  beiden  Faunen 
eine  verschiedene  ist,  so  ist  doch  ein  Punkt  beachtenswert,  das 
Fehlen  der  Anodontenund  Unionen  injedem  der  beiden  Wasser- 
becken. Dièse  Thatsache  erklârt  Clessin  (1.  c.)  ftir  den  Kônigs- 
see als  Folge  des  Mangels  geeigneter  Wohnorte.  Die  gleiche  Er- 
klarung  mochte  ich  auch  fiir  den  besprochenen  Abschnitt  des 
Vierwaldstâttersees  geltend  machen. 

II.  (tERSAUERBECKEN. 

DieMolluskenfauna  des  (lersauerbeckens  setzt  sich  aus  folgen- 
den  Formen  zusanmien  : 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALDSTATTERSEES.         495 

1.  AmpMhwa  Pfeiff'eri  Rossm. 
12.  Liicena  olloi/f/a  Drap. 

3.  Limnaea  stagnaUs  var.  pnxlacta  Colb. 

4.  »  »  »     turgida  Mke. 

5.  Gulnaria  orafa  var.  Jactistrina  Cless. 

6.  Guhuiria  pcrcgra  var.  ohhwga  Cless. 

7.  »  »        »    rw>frt  Cless. 

8.  Physa  fontinaUs  L. 

9.  Troimdiscus  carmafus  Miill. 

10.  Buthgomphalus  contortus  L. 

1 1.  Gyrmdus  deformis  Hartm. 

12.  Ancylastrum  capuloides  Jan. 

13.  Cincinna  antiqua  Sowerby. 

14.  Trojndina  depressa  C.  Pfeiffer. 

15.  Bythinia  tentaculata  var.  prodMCta  Mke. 

16.  »  »  »     ventricosa  Mke. 

17.  f/wio  hatavus  Lam. 

18.  Pisidimn  amnicum  Mtill. 

19.  P^>.  nltidum  Jen. 

20.  Pis.  Clessini  n.  sp. 

Mit  dieserZahl  von  verschie(lenenF(fi*men  steht  das  Gersaiier- 
becken  an  der  Spitze  aller  Seeteile.  Es  tlbertrifift  damit  das 
Luzernerbecken  um  6,  dasUrner-  iind  Hergiswilerbecken  um  7, 
das  Weg'giser-  und  Kûssnacherbecken  uni  je  9  imd  denAlpnacher- 
see  um  12  Formen.  Das  Gersauerbecken,  rund  14  km.  lang  und 
an  der  breitesten  Stelle  ca.  3,5  km.  breit,  bietet  den  Mollusken 
im  Allgemeinen  glinstigere  Verhâltnisse  dar,  als  das  Urner- 
becken.  Wir  haben  hier  nicht  melir  die  hohen,  fast  senkrecht  in 
den  See  abfallenden  Felsenufer,  sondern  melir  flachere  Stellen, 
die  eine  Ansiedelung  von  Mollusken  erlauben.  Auf  dem  linken 
Ufer  zwischen  Treib  und  Beckenried  zwar  ist  eine  gewisse  Aehn- 
lichkeit  mit  dem  Urnerbecken  nicht  zu  verkennen;  die  Nord- 
seiten  des  Stûtzberges  und  des  Zingelberges  bilden  immerhin 


490  GEORG    SURBECK. 

noch  eiii  ziemlich  steiles  Ufer,  das  sich  rasch  bis  zu  j>Tosser  Tiefê 
seiikt.  Wir  liiideii  da  einige  mehr  oder  weniger  grosse,  fluliartig 
gestaltete  Uferstrecken,  an  deiieii  Mollusken  niclit  gedeilieii 
k()imeii.  Von  Beckenried  an  gegen  Buoclis  wird  das  Ufer  des- 
8ees  bedeutend  Hacher;  hierliegt  die  ()l)erste  Stelle  ini  Vierwald- 
stattersee,  an  der  icli  Unlo  hatavus  als  Vertreter  der  grôssereii 
Bivalven  sannneln  konnte.  Ani  westlichen  Ende  des  Seebeckens- 
liegt  die  ansgedehnte,  seichte  Buelit  von  St.  Antoni;  der  See- 
grund  senkt  sich  ganz  alhnahlig  iind  mit  regehnassigeni  Gefalle  bis 
in  eine  Tiefe  von  liber  200  m.  Liings  der  Streckezwischen Becken- 
ried undBuochs  zieht  sich  eine  Quaimauer,  die  nur  beim  Bettler- 
bach  auf  eine  Strecke  von  etwa  700  ni.  durch  das  natûrhche  Ge- 
lande  nnterbrochen  wird.  lîechtsufrig  treffen  wir  ebenfalls 
stelfenweise  steile  Abhânge,  hani)tsilchncli  zwischen  Gersan  und 
derabgeliachtenBncht  beim  Fallenbach,  und  dann  wieder  gegen 
die  obère  Nase  zn.  Jedoch  sind  hier  Stellen  ungleich  hauiiger,  als 
imUrnersee,  derenBeschaiï'enheit  dasGedeihen  einer  Mollusken- 
fauna  zulâsst.  Bei  Kindlismord  scliiebt  sich  eine  Barre  quer 
durch  den  See  vor,  deren  hochster  Punkt  nur  noch  53  m.  unter 
dem  Wasserspiegel  liegt.  So  haben  wir  hier  eigentlich  zwei 
Wasserbecken  ;  das  grosse,  westlich  der  Barre  hegende  erreicht 
eine  Maximaltiefe  von  213,9  m.,  die  grôsste  Tiefe  des  Vierwald- 
stâttersees  iiberhaupt ;  das  kleine  ôsthche  Becken  hatb  ei  125  m. 
unter  dem  Seeniveau  seine  grosste  Tiefe  erreicht. 

Eine  Uebersicht  iiber  die  Verteilung  der  im  Gersauerl)ecken 
gesammelten  Formen  an  dessen  Ufern  gestaltet  sich  folgender- 
massen  :  Es  wurden  von  mir  gefunden  : 

I.  Nur  beim  Muotadelta 6 

II.  Nur  an  einer  Stelle  des  linken  Ufers  ....       1 

III.  Vereinzelt  an  beiden  Ufern 3 

IV.  Làngs  des  ganzen  rechten  Ufers,  am  linken 
nur  an  einzelnen  Stellen 2 

Uebertrag  :  1 2 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTERSEE8.  497 

Uebertrag  :  12 

y.  Langs  der  gaiizen  beidseitigen  Ufer  ....       7 

YI.  In  der  Tiefsee 1 


Total  20  Formel!. 

Unter  I.  sind  folgende  Arten  und  Varietâten  zusamniengefasst  : 

1.  Amphihina  Ifeiff'eri  Rossm. 

2.  Luc.  ohJonga  Drap. 

3.  imd  4.  L.  sfagnaUs  (beide  Varietâten). 

5.  Pis.  amnicum  Miill. 

6.  Pis.  nitidum  Jeu. 

Dabei  ist  zii  bemerken,  dass  N°  1,  2  und  6  uberhaupt  niir  an 
<dieser  Stelle  desVierwaldstâttersees  gefunden  werden;  wâhrend 
die  librigen  aiich  noch  andere  Fundorte  im  See  aufzuweisen 
iiaben. 

Unter  II.  iiguriert  Unio  hatavus  Lam.    • 

III.  umfasst  : 

1.  Gyy.  r?e/b/-w?i.s  Hartm. 

2.  Cincinna  antiqua  Sowerby. 

3.  Tropid.  depressa  Pfeiff. 
Unter  IV.  sind  anzufûhren  : 

1 .  Phi/sa  fontinalis  L. 

2.  Bathyomph.  contortus  L. 
Unter  V.  sind  inbegriffen  : 

1.  GMln.  ovata  YSiY.  lacustrbm  ClesB. 

2.  und  3.  G.peregra  Mtlll.  (beide  Varietâten). 

4.  Trojyod.  carinatus  Mûll. 

5.  Ancyl.  capuloides  Jan. 

6.  und  7.  Bi/fh.  tentaculata  L.  (beide  Varietâten). 

N°  2,  3  und  5  fehlen  niir  allerdings  von  der  kleinen  Strecke 
:2wiscben  St.  Antoni  und  der  unteren  Nase. 
VI.  endlich  ist  Pis.  Glessini  n.  sp. 


498  GEORG   SURBECK. 

Wenn  wir  die  imr  beiiii  Muotadelta  gesamiiielten  Arten  unci 
Varietâten  ausser  Betraclit  lassen,  weil  dieselben  das  Gesaint- 
bild  der  im  Gersauerbecken  vorgefuiidenen  ^Molluskeiifaiiiia  nicht 
weseiitlicli  veraiidern,  kommen  wir  zii  folgendeii  Resultaten.  Im 
Gegensatz  zu  den  Ergebnissen  im  Urnersee,  ist  liier  die  Arten- 
zahl  am  linken  Ufer  nicht  geringer,  als  am  gegeniiberliegenden  ; 
sie  wird  sogar  um  1  vermehrt  dur  cli  das  Auftreten  von  Unio  hatavus 
am  Bettlerbacli.  Das  wiclitigere  Moment  in  unserem  Falle  aber 
ist,  dass  die  Individuenzahl  der  meisten  Formen  in  hohem  ]Maasse 
tiberwiegend  ist  am  rechten  Ufer.  In  diesem  Pnnkte  stimmen  die 
beiden  oberen  Abschnitte  misères  8ees  vollkommen  iiberein. 

Ein  gewisser  Zusammenhang  der  litoralen  Molluskenfauna 
mit  der  Flora  des  Sees  ist  auch  hier  nicht  zu  verkennen.  Nach 
den  Angaben  von  Herrn  D'"  Bachmaxn  in  Luzern  trelf'en  wir, 
abgesehen  von  den  Schilf-  und  Charabestânden  beim  Muotadelta, 
an  beiden  Ufern  des  Gersauerbeckens  vereinzelte  Fotaniogeton- 
stocke  und  kleinere  Bestânde,  beidseitig  also  ein  âhnliches  Bild. 
Da  aber,  wie  w  ir  sahen,  die  Phanerogamen  in  grôsseren  und  den 
Winden  ausgesetzten  Seen  bei  weitem  keine  so  grosse  Rolle  als 
Aufenthaltsorte  und  Nahrung  fiir  die  Mollusken  spielen.  wie  in 
Teichen  und  Tiimpeln,  so  miissen  w  ir  nach  dem  Verhalten  der 
Algen  sehen.  Da  ergibt  sicli  wiederum,  analog  den  Yerhâltnissen 
im  Urnersee,  eine  bedeutend  reicliere  Algenvegetation  am  rech- 
ten Ufer.  In  meinen  beim  Sammeln  gefiihrten  Notizen  liabe  ich^ 
wenigstens  fur  die  Strecke  von  Treib  bis  Beckenried,  hervor- 
gehoben,  dass  hier  sehr  wenig  Algen  vorhanden  sind.  Nur  zwi- 
schen  Beckenried  und  Buochs  haben  sicli  in  einigen  kiinstlich 
eingefassten  Buchten,  die  als  Auf  bewahrungsorte  fur  Fahrzeuge 
dienen,  dichtere  Algenrasen  ausgebiidet.  Wie  ich  beim  Urner- 
becken  die  Verschiedenheit  der  floristischen  Verhâltnisse  an  den 
beiden  Ufern  auf  den  Einfluss  des  Sonnenlichtes  zuruckfiihrte, 
so  kann  dasselbe  auch  in  diesem  Falle  wledergeschehen.  Nur 
ist  hier  der  Unterschied  in  der  Belichtung  und  p]rwannung  der 


M0LLU8KEXFAUXA  DES  VIERWALDSTÂTTERSEES.         499 

beiden  Ufer  noch  viel  aiisgepragter.  Aiif  cler  eiiien  Seite  liaben 
wir  (las  soiinige  iiiid  waniie  redite  Ufer,  auf  der  andeni  Seite 
die  Strecke  vonTreibbisBeckenried,  die  nur  kiirzere  Zeit  direk- 
tes  Sonneidicbt  erliiilt  :  einige  Biichteii,  die  zwiscben  Felsen  ein- 
gelassen  sind,  sind  wohl  iimner  beschattet.  Die  Strecke  von 
Beckenried  bis  Buocbs  imd  die  grosse  Bucht  voii  St.  Antoiii  sind 
allerdings  dank  ihrer  offeneren  Lage  etwas  niebr  den  Sonnen- 
strablen  aiisgesetzt. 

Die  Arten,  bei  welchen  am  meisten  das  quantitative  Yorwiegen 
ani  recbten  Ufer  zii  Tage  tritt,  sind  Guln.  ovafa  var.  laciistrina, 
Fhysa  fontinalis,  Trop,  carinatus  und  Ane.  capulmdes.  Als  die 
an  Molkisken  ârmste  Strecke  muss  ich  das  Ufer  zwischen  St.  An- 
toni  iind  der  untern  Nase  bezeichnen  ;  niclit  weniger  als  7  Formen 
konnte  icli  liier  niclit  tinden,  die  sonst  an  beiden  Ufern  des  See- 
beckens  vorkonnnen  :  die  beiden  Varietaten  von  G.  peregra^ 
Batli.  coifforfus,  uinc.  capuloides  und  die  zwei  ini  Merwaldstât- 
tersee  vorkomnienden  Valvatenspecies,  Cinc.  antiqua  und  Trop, 
depressa.  Diejenigen  Arten,  die  mir  an  der  genamiten  Stelle  be- 
gegneten,  sind  in  grôsserer  Menge  vertreten.  Das  zum  grôssten 
Teil  felsige  Ufer  bietet  liir  ^lollusken  wenig  geeignete  AVobnsitze. 
Sehr  sparlicli  war  das  Sammelergebnis  auch  an  der  zwiscben 
Beckenried  und  Treib  liegenden  Strecke. 

Im  Urnersee  ist,  wie  wir  gesehen  liaben.  die  Ufergestaltung 
zu  beiden  Seiten  annajiernd  die  gleiclie  ;  links-  und  rechtsufrig  bie- 
ten  sich  fiireineMolluskenfauna  nur  wenige  giinstige  Wolmorte. 
Dass  dieselbe  dennocli  auf  der  einen  Seite  spârlicb,  auf  der  an- 
deren  reiclilicher  entfaltet  ist,  erklàrt  sich,  wie  icli  friiher  aus- 
fiihrte,  hauptsâchlich  durch  die  so  verschieden  starke  Algen- 
vegetation  an  den  beiden  Ufern.  Im  Gersauerbecken  treffen  wir, 
wie  sclion  erwàhnt.  analoge  Verbaltnisse  ;  nur  tritt  hier  nochein 
anderer  Faktor  liinzu.  Wenn  namlich  die  an  Individuen  armere 
Molluskenfauna  ani  linken  Ufer  dièses  Seeteiles  auch  in  Zusam- 
luenhang  mit  den  ungiinstigen  Nahrungsverhâltnissen  gebracht 


500  GEORG    SUR15ECK. 

werdeii  kann,  so  darf  doch  nicht  ausser  Acht  gelassen  werdeii, 
dass  (las  redite  Uferungleich  viel  melir  Stellen  aufweist,  an  deneii 
Schiieckeii  sicli  aiisiedelii  koiiiieii.  Es  hâni^t  also  auch  viel  von 
der  giinstigeren  naturlichen  Beschaffenheit  des  Gelandes  selbst 
al),  dass  niir  die  Strecke  von  Bruinieii  l)is  ziir  oberen  Nase  ein 
grosseres  ^lolluskenmaterial  lieferte,  als  das  Ufer  zwischen  Treib 
und  der  unteren  Xase.  Innnerhin  sind  die  einzeUien  Fmidorfe 
linksiifrig  mit  wenigen  Ausnahnien  scliwaclier  bevôlkert  im  Ver- 
gleicli  zii  den  rechtsufrigen.  Solche  Ausnahnien  liessen  sicli 
hauptsâchlicli  konstatieren  in  kilnstlicli  eingefassten  kleinen 
Buchten  lângs  der  (^)uaiinauer  zwischen  Beckenried  und  Buochs. 
An  einer  derartigen  Stelle,  z.  B.  zwischen  dem  Lielibach  und  dem 
Traschlibach  bei  Beckenried,  war  eineâusserst  reiche Gasteropo- 
denfauna  zu  tinden  ;  auf  derObertlache  der  mit  dichten  Algenrasen 
uberzogenenUfersteinekroch(T?//w.^;É'/'e^>'ainsehrgrosserMenge 
umher,  wàhrend  unter  denselben  andere  Species  ebenfalls  selir 
zahlreich  vertreten  waren.  Aehnlich  wie  im  Urnersee  konnte  ich 
auch  im  (xersauerbecken  stellenweise  ein  Auftreten  von  grosseren 
Gesellschaften  einzelner  Arten  feststellen.  Ane.  capuJoides  war 
vorzugsweise  an  den  Pfâhlen  der  Dampfscliilï'lâiide  von  Gersau 
massenhaft  vorhanden  ;  die  Gehâuse  waren  auffallend  stark  mit 
Diatomeen  und  grilnen  Algen  besetzt,  was  darauf  schliessen  lâsst, 
dass  die  Tiere  an  dieser  Fundstelle  eine  reichliche  Nahrung  tin- 
den. Aus  der  Bucht  bei  Felsenegg,  westlich  von  Gersau,  sind 
besonders  reiche  Funde  von  GmIïk  perefira  und  Bytli.  tenfacMlafa 
zu  verzeichnen.  Ueberhaupt  lebt  Guln.  peregra  im  Gersauer- 
becken  in  grosster  Individuenzahl.  Wohl  der  ausgiebigste  Fund- 
ort  fiir  dièse  Species  war  die  tiache  Uferstelle  bei  der  Kindhs- 
mordkapelle,  einer  windgeschtitzten  Einbuchtung  ;  die  Tiere 
hielten  sicli  in  ungezâhlten  Exemplaren  hauptsaclilich  unter 
Steinen  aut  die  am  Bande  des  Ufers  lagen  und  nur  ganz  wenig 
vom  Wasser  bedeckt  waren.  Ich  habe  sclion  friiher  daraufhhi- 
gewiesen,  dass  dièse  Thatsache  in  Anbetracht  des  damaligen 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERAVALDSTÂTTERSEES.         501 

aussergewôhnlicli  hohen  Wasserstaiides  beachtenswert  ist,  in- 
dem  (laraiis  auf  die  Fâliiiiïkeit  von  GuJn.  peregra  geschlossen 
werden  kaiiii,  rascli  deiu  sicli  veraiidenideii  Wasserniveau  zu 
folgen.  Eigeiitiimlich  ist,  dass  das  Verbreitimgsi^ebiet  der  ge- 
iianiiten  Schnecke  im  Vierwaldstâttersee  mit  der  î^inengung 
zwischen  den  beiden  Nasen  wie  abgesclinitten  erscheiiit  ;  in  den 
iintern  Seebecken  konnte  ieh  GnltL^ieregra  nirgends  iinden.  Ich 
verniag  dariiber  keine  Erklàrung  zu  geben  ;  eine  solche  ans  den 
Yerscliiedenheiten  der  aussern  Eedingungen  berzuleiten  ist  nicht 
nioglieh  ;  denn  auf  keinen  Fall  sind  die  Wohnverhâltnisse  fiir  die 
fragiiche  Schnecke  andenUfern  desUrner-  und  Gersauerbeckens, 
\vo  dieselbe  zahlreich  vertreten  ist,  giinstiger  als  in  den  untern 
Seebecken,  wo  mir  nicht  ein  einziges  Exemphir  von  G.  perejira 
begegnete.  Allerdings  nuiss  ich  benierken,  dass  ich  die  oberen 
Seeteile  im  August  und  September  absuchte,  wâhrend  ich  das 
Sammehi  in  den  untern  Becken  im  April  und  Mai  des  folgenden 
Jahres  vornahm.  Es  ist  aber  unwahrscheinlich,  dass  zu  letztge- 
nannter  Jahreszeit  die  in  Betracht  fallende  Schnecke  noch  in 
ihrer  Winterruhe  verharrt  batte,  nachdem  die  iibrigen  verwand- 
ten  Linnueiden,  die  ich  doch  ni  den  untern  Seebecken  ebenso 
fand,  wie  oberhalb  der  beiden  Nasen,  bereits  im  Wachstum  be- 
grifïen  waren  und  die  Fortpfianzungsthâtigkeit  aufgenommen 
hatten. 

Wie  ich  eingangs  dièses  Abschnittes  schon  bemerkte,  ist  das 
Gersauerbeckenderjenige  Seeteil,  inwek-hem  ich  das  an  verschie- 
denen  Formen  reichste  Material  sannnehi  konnte.  Ein  Vergleich 
dieser  20  iVrten  und  Varietâten  umfassenden  Molluskenfauna 
mit  den  Sammelergebnissen  in  den  iibrigen  Seebecken  tuhrt  zu 
folgenden  Resultaten.  Yon  alh^n  im  See  tiberhaupt  gefundenen 
Molhisken  fehlen  \\\w  Anod.  midabilis,  Unio pictorum  var.  proë- 
d)us\\m\LimiL  fruncahila.  Dem  Gersauerbecken  eigen  sinddrei 
Arten,  namhch  Aniph.  Pfeiffen,  Luc.  ohlotiga  und  Pis.  Nifidum, 
sâmthche  vom  Muotadelta  stammend;  die  Stellung  (k'r  beiden 


502  GEORG   SURBECK. 

erstgeiiannten  Species  zur  gesaininteii  ]Molluskenfauiia  des  Vier- 
waldstatten'sees  habe  icli  bereits  im  specielleii  Teile  meiiier  Ar- 
beit  bespi'ocbeii.  Nebeii  den  5  Forineii,  die  in  alleii  Abscbiiitten 
des  Sees  gefuiiden  wiirdeii,  iind  die  icli  bei  der  Behaiidluiig  des 
Urnerbeckens  bereits  aufzâldte,  bleibeii  sich  iinOersauerbecken 
ebeiifalls  gieicli  die  ans  dem  Urnersee  aiigeftihrteii  drei  Arten, 
welche  nur  in  einem  Seebecken  fehlen. 

Die  beiden  Varietâten  von  G.  peregra  komite  ich  bekanntlich 
sonst  nur  noch  im  Urnersee  linden,  Drei  Arten,  die  beiden  Val- 
vaten  und  Unio  batavus  haben  ihren  Wohnsitz  ausser  im  Ger- 
sauerbecken  noch  in  vier,  L.  stagnalis,  Batli.  contortiis  iind  Gijr. 
defornns  noch  in  zwei  andeniAbschnitten  des  ganzen  untersuch- 
ten  Wasserbeckens.  Fur  die  beiden  Varietâten  von  L.  stagnalis 
und  fiir  Fis.  amnicmn  ist  aïs  einzigerFundortimGersauerbecken 
das  Muotadeha  zu  verzeichnen.  Man  ersieht  also  aus  dem  Ge- 
sagten,  dass  mir  dieletztgenannte  Fundstelle  allein  sechs  Formen 
lieferte,  die  ich  sonst  an  beiden  Ufern  des  soeben  besprochenen 
Seeteils  nirgends  traf  ;  sie  sind  es  hauptsâchlich,  die  bei  der  Er- 
reichung  der  relativ  grossen  Formenzahl  der  litoralen  Molhisken- 
fauna  im  Gersauerbecken  den  Ausschlag  gegeben  hal)en. 

III.  Weggiserbecken. 

Im  AVeggiserbecken  wurden  gefunden  : 

1.  Gulnaria  orafa  var.  lacustrina  Cless. 

2.  Physa  fontinalis  L. 

3.  Tropodiscus  carirudus  Miill. 

4.  Gyraidus  deformis  Hartm. 

5.  Ancylastrum  capuloides  Jan. 

6.  Cincinna  antiqua  Sowerby. 

7.  Tropidina  depressa  Pfeilï. 

8.  Bythinia  tenfaculata  var.  producta  Mke. 

9.  »  »  »     ventricosa  Mke. 


MOLLUSKEXFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTERSEES-  503 

10.  Unio  hatavus  Laiii. 

11.  Fisidium  dessin  in.  sp. 

Mit  dieser  Artenzahl  weist  das  Wejo'î^iserbecken  eine  an 
Species  arme  Molluskenfaiiiia  auf.  Nuineriscli  kommt  sie  der- 
jeiiigen  des  Kûssiiaclierbeckens  gleicli;  nur  der  Alpnachersee 
stelit  mit  achtFormeiiunterdengenamitenbeidenSeeteilen.  Aile 
ilbrigeii  Becken  des  Vierw  aldstâttersees  lieferteii  mir  eine  arten- 
reicliere  Fauna.  Aber  aiicli  die  Individuenzahl  der  aufgezâlilten 
Arten  tritt  im  Weggiserbecken  im  Yergleicli  zu  den  bisher  be- 
sprochenen  Abschnitten  des  Sees  im  Ganzen  erlieblicli  zurilck. 
Eine  Aiisnahme  bildet  Unio  hcdavus,  welclie  Species  ich  hier  in 
zalilreiclien  Yertretern  sammeln  konnte.  Das  spârliche  Vor- 
konnnen  von  Gasteropoden  einerseits  und  das  stellenweise  massen- 
liafte  Auftreten  der  Unionen  andererseits  steht  in  offenbarem 
Ziisammenhang  mit  der  Gestaltnng  der  U ferverhâltnisse.  Links- 
seitig  haben  wir  das  scliattige  Ufer  zwischen  der  unteren  Nase 
und  Kehrsiten,  mit  den  Abliângen  des  Biirgenstocks,  die  fast 
iiberall  ziemlich  steil  bis  zn  grôsserer  Tiefe  in  den  See  abfallen. 
An  einigen  Stellen,  z.  B.  bei  Wispeln,  trifft  man  wieder  senk- 
reclite  Felswande,  welche  an  die  Uferbeschatfenheit  des  Urner- 
sees  erinnern  und  den  Mollusken  keine  Wohnorte  darbieten. 
Besser  kôimten  sich  solclie  Tiere  ansiedeln  an  grôsseren  Strecken 
liings  des  BUrgenstocks,  \vo  unter  den  am  Ufer  liegenden  Steinen 
geeignete  Aufenthaltsorte  sich  linden  liessen.  Das  Gedeihen  von 
Gasteropoden  wird  aber  hier  durch  verscliiedene  Umstânde  er- 
schwert.  Einmal  lagern  sich  den  Ufersteinen  fortwâhrend  neue 
GerOUmassen,  die  vom  Biirgenstock  herunterkounnen,  auf;  ferner 
spielt  auch  hier  der  Einfluss  des  Sonnenlichtes  und,  damit  ver- 
bunden,  die  Algenvegetation  dieselbe  Rolle,  wie  ich  es  fiir  die 
linksseitigen  Ufer  des  Urner-  und  Gersauerbeckens  beschrieben 
habe.  Ich  will  mich  daher  nicht  mehr  nâher  auf  dièse  Verhâlt- 
nisse  einlassen,  die  an  der  Nordseite  des  Biirgenstocks  so  ziem- 
lich die  gleichen  sind,  wie  an  den  entsprechenden  Abhângen  des 


504  GEORG   SURBECK. 

Stiitzberges  imd  Zingelberges  im  Gersauerbeckeii.  Wâhrend  also 
die  Bediiigiiiigen  fiir  die  Gasteropoden  iinglinstige  sind,  fiiideii 
dieUnioiieii  an  deii  beideii  End  en  des  linken  Ufers  des  Weggiser- 
beckens  geeignete  Wohn])latze.  Oestlich  ist  es  die  Abtiacliung 
des  Bcdens  bei  der  unteren  Xase,  westlicb  diejenige  bei  der 
Station  Kehrsiten  ;  beide  beherbergen  f/w/o  hafavus  in  grosser 
Menge.  Aebnlich  liegen  die  Yerhaltnisse  recbtsseitig,  nur  dass 
hier  das  Ufer  bedeiitend  mehr  abgeflacht  ist.  Wiederum  treffen 
■svir  aiisgedehnte  Muschelweideplâtze  mit  Urrio  hafavus  ostlich 
in  der  Vitznauerbucht  um  Tschupis,  westlicb  hauptsâchbcli 
zwiscben  Hertenstein  und  Weggis.  Aber  das  Gedeihen  einer 
Gasteropodenfauna  wird  aiich  an  der  Strecke  von  der  oberen 
Nase  bis  Hertenstein  wesentlich  beeintrâchtigt.  Weniger  ge- 
gescbielit  dies  durcb  die  natiirliche  Bescbatt'enheit  des  Gelândes, 
wie  am  Hnken  Ufer,  als  durcb  kiinstliche  Quaimauern,  die  den 
Aveitaus  grossten  Teil  des  recbten  Ufers  einfassen.  An  den  vor- 
gelagerten  Steinen  leben  allerdings  Schnecken,  aber  nieist  nur 
in  spârlicber  Zabi.  Unmôglicb  war  das  Sammebi  an  vielen  Stellen 
zwiscben  Weggis  und  Yitznau,  weil  grôssere  Felsblocke  die 
Untersuchung  von  eineni  Fahrzeug  aus  hinderten.  Die  einzebien 
Arten  sind  folgendermassen  an  den  beiden  Ufern  verteilt  : 

I.  Lângs  des  ganzen  Hnken  Ufers,  am  recbten 
nur  an  einzebien  Stellen 6 

II.  Lângs  des  ganzen  recbten  Ufers 0 

III.  Sowohl  bnks-  als  rechtsufrig  nur  zerstreut .       1 

IV.  Nur  am  recbten  Ufer 3 

V.  Nur  am  linken  Ufer • 0 

YI.  Tiefsee 1 

Total     11  Formen. 

Die  unter  I.  zusammengefassten  Arten  und  Yarietâten  sind  : 

1.  Guln.  ovata  var.  lacustrina  Cless. 

2.  TropofJ.  carmatus  Mtill. 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALDSTÂTTERSEES.         505 

3.  Cinc.  antiqua  Sowerby. 

4.  Tropid.  depressa  Pfeilf. 

5.  und  6.  Bijth.  tent.  (beide  \'arietàten). 
III.  ist  Unio  hatavus. 

Unter  IV.  figurieren  : 

1.  Phi/sa  for/ tinalis  h. 

2.  6^//>'.  deformis  Hart. 

3.  ^4«c.  capuloides  Jaii. 

Die  Tiefseeform  ist  wie  in  alleu  Seebecken  Pis.  Clessini  n.  sp. 
(N°  YI). 

Mail  ersieht  also  aus  obiger  Zusammeiistellung,  dass  das 
redite  Ufer  des  Weggiserbeckens  drei  Arteii  mehr  aiifzuweisen 
hat,  als  das  gegenûberliegende.  Merkwiirdig  ist,  wie  die  eiii- 
zeliien  Species  am  erstgeiiaiiiiten  Ufer  verteilt  siiid.  Die  Strecke 
zwischeii  Weggis  und  Liitzelaii,  an  welcher  ich  keine  Molhisken 
sannneln  konnte,  scheint  das  redite  Ufer,  nach  dem  gefundenen 
Material  zu  schliessen,  in  zwei  Absdinitte  zu  teilen,  die  eine 
verscliieden  zusammengesetzte  Schneckenfauna  aufzuweisen 
liabeii.  Eine  kleine  Tabelle  wird  dièse  Yerhâltnisse  ani  besten 
veranschaulidien. 

Hertenstein-Weggis    Liitzelau-obere  Nase 
Ane.  capuloides  - —  — 

Bytli.  tent.  (2  Yar.)  —  — 

Unio  hatavus  —  — 

G.  ovata  v.  lac.  — 

Cincinna  antiqua  — 

Tropid.  depressa  — 

PJiysa  fontinalis  — 

Tropod.  carinatus  — 

Gyr.  deformis  — - 

Die  drei  ersten  Arten  sind  beiden  Uferstrecken  gemeinsam  ; 
dazu  treten  westlidi  der  Ltitzelau  drei  Sclineckenspecies,  die 


506  GEORG   SURBECK. 

ostlicli  davon  fehleii  ;  hier  wiederum  konnte  ich  drei  aiidere 
Formeii  sammeln,  welclie  luir  aber  westlicli  von  Weggis  nicht 
begeii'iieten. 

Am  liaiitig'steii  siiid  ini  Weggiserbeckeii  Gid.  ovata  var.  lacus- 
irhta.  Bi/thinia  tentaculata  imd  Unio  bataviis.  Ancyl.  caimloides 
faiid  ich  am  ganzeu  linken  Ufer  zwar  nirgends,  bei  Weggis  aber 
waren  die  Tiere  an  eiiier  bestimmten  Stelle,  eine  formUche  Ge- 
sellschaft  bikiend,  el)eiis(t  inassenhaft  vorhanden,  wie  es  bei 
einigen  Fiuidorteii  in  den  bisher  ])ehandeh-en  Abschnitten  des 
Sees  der  Fall  war. 

Ein  Vergleich  der  Molhiskenfauna  des  Weggiserbeckens  mit 
dem  gesammelten  Material  der  iibrigen  Seeteile  ergibt  keine 
besondern  Eigentiimlichkeiten.  Arten,  die  nur  dem  erstgenannten 
Becken  eigen  wâren,  wiirden  keine  gelunden:  solche  eigenen 
Formen  enthalten  iiberhaupt  nur  die  beiden  oljeren  Stucke  des 
Yierwahlstâttersees.  Viehnehr  liahen  sich  im  Weggiserbecken 
hauptsâchUch  soU-lie  Species  auf,  die  id)er  den  grossten  Teil  des 
untersuchten  Sees  verbreitet  sind  Xe])en  den  bekannten  fûnf 
Weichtierarten,  welche  ich  ans  allen  Abschnitten  unseres  Sees 
anziiftihren  habe,  leben  im  Weggiserbecken  auch  Physa  fonfi- 
ruilis  und  Ane.  capuJoides;  dièse  beiden  Formen  fehlen  je  nur  in 
einem  Seebecken,  Jedoch  konnte  ich  Fis.  amniCMm,  das  beziig- 
lich  seiner  Verbreitung  den  letztgenannten  Arten  anzuschliessen 
ist,  nicht  finden;  die  Muschel  bihlet  aber  einen  Bestandteil  der 
Fauna  aller  iibrigen  Seebecken.  Die  beiden  Yalvaten  und  Unio 
batavus  kommen  ausser  im  Weggiserbecken  je  nocli  in  vier, 
Gijr.  defornifs  noch  in  zwei  anderen  Teilen  des  Yierwahlstâtter- 
sees vor. 

lY.  KÛSSNACHERBECKEN. 

Das  im  Kûssnacherbecken  gesannnelte  Material  besteht  aus 
folgenden  Formen  : 


M0LLU8KEXFAUNA    DES    VIERAVALDSTÂTTERSEES.  507 

1.  Limnus  stagnalis  \m\  producta  Colbeau. 

2.  Gidnaria  ovata  var,  lacustr'ma  Cless. 

3.  Tropodlscus  car'matus  Miill, 

4.  Ancylmtriim  capuloides  Jan. 

5.  Cincwna  antiqua  Sowerby. 

6.  Tropidina  depressa  Pfeiif. 

7.  Bythinia  tentaculata  var.  producta  Mke. 

8.  »  »  »    rentricosa  Mke. 

9.  Unio  hatavus  Laiii. 

10.  Pisidium  amnicum  Miill. 

11.  Pisidium  Clessinin.  ii}}. 

Die  Faiiiia  dièses  Seebeckens  weist  also  die  gieiche  Arten- 
zalil  auf,  wie  diejeiiige  des  Weggiserbeckeiis.  Auch  die  Zii- 
sammeiisetzimg  derselben  ist  in  beiden  Seeteilen  ganz  alinlich. 
Niir  tretenhier  an  Stelle  von  Plu/sa  fotdiNalismid  Gyr.  deformis, 
welche  Arten  ich  im  Weggiserbecken  fand,  die  yïiy.  producta  von 
L.  stagnalis  sowie  Pis.  amnicum. 

Wemi  man  die  Ufergestaltung  des  Kiissnachersees  betrachtet, 
so  idjerrascht  es,  dass  die  Molliiskenfauna  desselben  ans  einer 
geringeren  Artenzahl  l)esteht,  als  z.  B.  die  des  Urner-  und 
Gersauerbeckens.  Denn  die  âusseren  Bedingungen  fiir  das  Ge- 
deihen  litoraler  Muscheln  und  Sclinecken  sind  weitaus  gtinstiger, 
als  in  den  oberen  Seebecken.  Wir  haben  im  Kiissnachersee  nir- 
gends  steile  Abliânge  und  Felswande,  die  rascli  in  grôssere  Tiefe 
abfallen,  sondern  an  beiden  Ufern  ist  der  Boden  niehr  oder 
weniger  flach.  Am  seichtesten  sind  etwa  die  Bucbten  von  Kiiss- 
nacli  und  bei  liebmatt,  wo  der  See  erst  ungefâbr  200  m.  vom 
Ufer  entfernt  eine  Tiefe  von  10  m  erreicht.  Am  steilsten  hin- 
gegen  ist  der  Boden  vor  den  Waldungen  zwischen  Postunen  und 
Greppen  am  ôstlichen  Ufer  ;  doch  stehen  auch  hier  die  Tiefen- 
kurven  nirgends  enger.  als  etwa  um  Weggis.  Einen  liemmenden 
Eintiuss  auf  die  Entwickhnig  einer  Molhiskenfauna  kann  auch 
hier  die  Bewegung  des  Wassers  austiben  ;  doch  ist  es  im  Kiiss- 


ÛIKS  GEORG    SURBECK. 

nacliersee  selteiierderFohn,  derdie  Wellenbewegimghervorruft, 
als  die  haiiiig-  auftretende  Bise,  welciier  der  geiiaimte  Seeteil 
offeiien  Eiidass  gewahrt. 

Dass  ich  im  Allgemeiiien  die  gesammelten  Schneckeii  imr 
in  spârlicher  Individuenzahl  saimneln  koiiiite,  iiiochte  ich  ziim 
grosseii  ïeil  auf  die  Hindernisse  zuruckfiihren,  die  sicli  dem 
Sainmeln  oft  eiitgegenstellten.  Einerseits  sind  es  am  westlichen 
Ufer  die  weit  aiisgedehiiteii  imd  dichteii  Scliilfbestande,  die  an 
vielen  Orten  das  Zufahren  an's  Land  mit  einem  SchiiïVdien  niclit 
gestatten.  Anderseits  sind  dem  ((stlichen  Ufer  zwisclien  Zinnen 
iind  Greppen  stellenweise  grosse  Steine  vorgelagert,  die  eben- 
falls  der  Untersuchung  liinderlich  sind.  Aiich  treffen  wii-  hier 
grôssere  Strecken  mit  grobein  Kies  oder  tiach  aulîiegenden  Stei- 
nen.  wo  die  Schnecken  keinen  Schutz  vor  dem  Wellenschlage 
hnden  konnen.  Thatsâchlich  ist  die  genannte  Uferstrecke  sehr 
ai'm  an  MoUusken,  wenn  wir von  Unio  batavus,  Pis.  amnicummid 
Cinc.  anfiqua  absehen,  welche  Species  weiter  vom  Lande  entfernt 
im  Bodenschlamm  leben.  Zwischen  Greppen  und  Kilssnach  ziehen 
sich  ebenfalls  betrachtliclie  Schilfbestânde  dem  Ufer  entlang. 

Eine  Erganziing  des  Sanmielergebnisses  am  westlichen  Ufer 
konnte  ich  diircli  eine  Exkiirsion  Ende  November  1896  erlan- 
gen,  indein  icli  zu  Fuss  dem  Ufer  vom  Meggenliorn  bis  Kiiss- 
nach  entlang  ging  und  dabei  einige  Stellen  absuchte,  die  vom 
See  ans  nicht  ziigângiich  sind.  Doch  begegneten  mir,  vielleicht 
wegen  der  nngiinstigen  Jahreszeit,  neben  wenigen  Exem])laren 
von  Gui.  ovata  var.  laciistrina  und  Limn.  stagnaUs  hauptsâch- 
\K\\\mY Tropod.  carinafusumlAnc.  ca/pidoides.  In  dem  sumptîgen 
Terrain,  in  welches  der  See  in  der  Gegend  von  Merlischachen 
iibergeht,  dtirfte  sich  vielleicht  noch  die  eine  oder  andere 
Schneckenspecies  finden  ;  das  îSannneln  ist  aber  der  Bodenbe- 
schaffenheit  lialber  hier  nicht  moglich. 

Folgende  Zusannnenstellung  giebt  einen  Uberblick  iiber  die 
Yerteilung  der  einzelnen  Arten  an  den  beidseitigen  Ufern  : 


M0LLU8KENFAIJNA    DES    V1ERWALD.STÂTTERSEES.  509 

I.  Sowohl  am  ostlicheii  als  am  westliclien  Ufer  sani- 

melte  ich 6 

IL  Nur  am  westliclien  Ufer 4 

III.  Nur  am  ôst lichen  Ufer 0 

IV.  In  der  ïiefsee 1 

Total     11  Formen 

Die  Strecke  vom  ^leggenhorn  bis  Klissnacli  lieferte  mir  also 
ein  iim  vier  Arten  reiclieres  Material,  als  dasgegeniiberliegende 
Ufer.  Dièse  Species  sind  L.  stagnalis,  Tropod.  carinatus.  Ane. 
capuloides  und  TropUl.  depressa;  sie  sind  unter  N"  II  ziisammen- 
gefasst.  N°  IV  ist  wiederum  Pis.  Clessini  ;  der  Rest  der  eingangs 
dièses  Absclmittes  aufgezahlten  Arten  fignriert  in  obiger  zusam- 
menstelkmg  iinter  X"  I.  Aber  aiicli  die  Vertreter  der  letzter- 
wiihnten  Gruppe  von  Mollusken  sind  am  ostlichen  Ufer  sparli- 
cher  und  melir  vereinzelt  \  orhanden,  als  am  westliclien.  Sehr 
giinstige  und  weit  ausgedelinte  Wolinorte  findeii  iiii  Kllssnacher- 
becken  die  sclilammbewohnenden  Mollusken.  Daraus  erklàrt  sicli 
das  ungemein  zahlreiche  Vorkommen  besonders  von  Unio  hata- 
rns  an  den  beidseitigen  Ufern.  Aucli  Cinc.  antùpia  ist  hâuiig  vor- 
lianden.  An  vielen  Stellen  des  genannten  Seebeckens  sammelte 
ich  auch  Pis.  amrtkuni,  wenn  auch  nicht  in  sehr  grosser  Indivi- 
du enzalil.  Meistens  waren  es  kleine  undunausgewachseneTiere. 
Dass  dièse  Bivalven  im  Kiissnachersee  so  weit  verbreitet  sind, 
mochte  ich  ni  Zusammenhang  bringen  mit  der  grossen  Zahl  von 
kleinen  AVasserlaufen,  die  an  beiden  Ufern  des  Beckens  einmlin- 
den.  Auf  der  von  mir  benutzten  SiEGFRiED-Karte  (1 :  25,000) 
sind  deren  36  angegeben. 

Limmis  sta(jnaUs,  Trop,  carinahis  und  Ane.  capuloides,  Ar- 
ten, die  mir  vom  ostlichen  Ufer  ganz  fehlen,  faiid  ich  auch  am 
westliclien  nur  zwischen  Meggen  und  Kiissnach  :  Tropidiua  de- 
jïi'essa  nur  an  einer  einzigen  Stelle  bei  Meggen. 

Ich  branche  hier  nicht  melir  darauf  einzugehen.  in  welcher 

Revue  Suisse  de  Zool.,  T.  G.  1891\  34 


510  GEORG   SURBECK. 

Weise  die  im  Kiissiiacherbecken  gesammelten  Arten  aucli  in  den 
iibrigen  Seebecken  verteilt  sind,  demi  es  siiid  ja  iin  (xanzeii  die- 
selbeii  Species,  welche  ich  aus  dem  Wegiïisserbeckeii  aiifuhrte. 
Es  sei  darum  auf  das  im  vorigen  Abschnitte  ûber  die  eiiizehien 
Formen  (Tesagte  verwiesen.  Nur  ist  zu  beachten,  dass  an  IStelle 
von  Fhijsa  ford/jtalis,  die  mir  mir  aus  dem  Ktlssnacherbecken 
fehlt,  hier  Fis.  amnicum  tritt.  eine  Art,  die  in  allen  Abschnitten 
des  Vierwaldstattersees  gesaumielt  wiirde,  mit  Aiisnahme  des 
Weggiserbeckens.  Ferner  nimmt  den  Platz  von  Gyraidns  defor- 
mis,  Limnus  sfaf/naHs  ein,  welclie  Form  sonst  nur  noch  das 
Gersauerbecken  und  Luzernerbecken  als  Fundorte  aufzuweisen 
hat. 

Autïallend  ist,  dass  mir  im  Kiissnacherbecken,  wo  den  Bival- 
ven  so  giinstige  Verhâltnisse  sich  bieten,  keiNe  Anodonten  zu 
Gesicht  kamen,  besonders  wennman  die  so  iiberaus  zahlreichen 
Funde  von  Unio  hcUavus  in  Betracht  zielit.  Es  ist  allerdings 
nicht  ausgeschlossen,  dass  in  den  erwâhnten  unzugânglidien 
Schilfl)estânden  Anodonta  lebt  ;  doch  ist  es  innnerhin  eigentîim- 
lich,  dass  mir  an  den  grossen  Muschelweideplâtzen,  die  stellen- 
weise  formlich  mit  Unionen  geptlastert  waren,  nicht  ein  einziges 
Exemplar  des  Genus  Anodonta  begegnete.  Auch  wâre  nach  der 
Uferbeschatî'enheit  zu  erwarten  gewesen,  dass  neben  Pis.  amni- 
ciim  noch  andere  htorale  Pisidien  das  Kiissnacherbecken  bevôl- 
kern  :  ich  war  aber  beim  Sammehi  nicht  so  giilckhch,  wie  BouR- 
GUIGNAT,  welcher  aus  dem  eben  besprochenen  Seeteile  noch  Pis. 
mtidum  und  zwei  Arten  von  Sjdiœrinm  anftllirt  (16).  Uebrigens 
werde  ich  spàter  in  einem  besonderen  Abschnitte  auf  einen  Ver- 
gleich  der  citierten  Arbeit  Bourguignat's  mit  meinen  Resulta- 
ten  nâher  eingehen. 

V.  Hergiswilerbecken. 
Im  Hergiswik-rbecken  wurden  gefunden  : 


M0LLU8KENFAUNA   DES   VIERWALDSTATTERSEES.  511 

1.  Guln.  orata  var.  Jacustr'nia  Cless. 

■2.  Physa  foutinalis  L. 

o.  Tropodlsciis  carwatus  Milll. 

4.  Ai/c.  capuloides  Jan. 

5.  Cùtchiua  anfiqffa  Sowerby. 

6.  Trojjid.  depressa  Pfeiff. 

7.  Biitlimla  terdacnJ(da  var.  producta  Mke. 

8.  »  »  »    ventricosa  Mke. 

9.  Anodorda  mutahdis  var.  lacustnna  Cless. 

10.  ?"///o  hatariis  Laiii. 

11.  Unio pictorum  var.  proëdms  Bourg. 

12.  Flsidmm  aninlcum  Miill. 

13.  Fisidiiim  CJessini  ii.  sp. 

Walirend  wir  im  Kiissîiacherijecken  durchwegs  flache  Ufer 
aiitrafen,  zeigt  das  Hergiswilerbecken  in  der  Ufergestaltuiig  an 
vielen  Stellen  niehr  wieder  den  Habitus  der  oberen  Seeteile.  Be- 
sonders  zwischen  Kehrsiten  und  Stansstad  fallen  die  Westab- 
hange  des  Biirgenstockes  fast  tiberall  fiiihartig  in  den  See  ab. 
Ebenfalls  steil  und  felsig  ist  das  Ufer  zwischen  Hergiswil  und  der 
Acherbrûcke,  am  Nordabhange  des  Lopperberges.  Sehr  seicht 
ist  der  See  ani  Westufer  zwischen  Kastanienbaum  und  Spissen  - 
egg;  es  ist  hier  stellenweise  sogar  unmôglich,  wegen  der  Untie- 
fen  und  der  eingestreuten  erratischen  Blôcke  von  eineni  Schiiî- 
chen  aus  die  Ufersteine  zu  untersuchen.  AehnHch  wie  im  Kiiss- 
naclierbecken  pr;esentieren  sich  die  Uferverhaknisse  in  der  ruhi- 
gen  Horwerbucht;  besonders  an  ihrem  nordwestlichen  Ende 
trehen  wir  ausgedehnte  Schilfbestânde.  Solche  breiten  sich  auch 
"bei  der  «  Harissenbucht  »  vor  Stansstad  aus,  wo  der  Seeboden 
so  tlacli  ist,  dass  er  erst  ca.  300  m.  vom  Ufer  entfernt  eine  Tiefe 
von  7 — 10  m.  erreicht.  Leider  hinderte  das  dichte  Schilf  eine 
genaue  Untersuchung  dieser  Uferstelle. 

Die  ehizelnen  Arten  fand  ich  folgendermaasen  an  den  beiden 
Ufern  des  Hergiswilerbeckens  verteilt  : 


512  GEORG    srRBECK. 

I.  Sowolil  am  ostlichen,  als  ani  westlichen  Ufer  sam- 

iiielte  ich 8 

IL  Nur  am  westlichen  Ufer 2 

III.  Nur  am  ostliehen  Ufer 2 

IV.  In  (1er  Tiefsee , 1 

Total     13  Formen 

Unter  N"  II  fasse  ich  znsammen  Âne.  capuloides  und  AnocL 
mutabiUs;  unter  III  Tropid.  depressa  und  Unio  pict.  var.  ptraë- 
cJius.  Ans  der  Tiefsee  ist  wiederum  Fis.  Clessim  zu  verzeichnen. 
wahrend  der  Ilest  der  gefundenen  Arten  an  beiden  Ufern  in 
melir  oder  weniger  grosser  Individuenzahl  gesammelt  werden 
konnte.  Die  beiden  Unionenspecies  erhielt  ich  am  ostliehen 
Ufer  nur  von  einer  Stelle,  ans  den  Schilf  bestânden  von  Stans- 
stad. 

Als  hâufigste  Mollusken  im  Hergiswilerbecken  waren  etwa 
Gidn.  ovata  var.  lacustrwa,  Cmc.  mitiqua  und  Unio  hafavus  an- 
zufiihren.  Wahrend  noch  Phpsa  fontinalis  Vdïigs  der  gSinzen  beid- 
seitigen  Ufer,  allerdings  in  spârlicher  Zahl,  gesammelt  werden 
konnte,  waren  die  iibrigen  Arten  mehr  nur  an  bestimmten,  ftir 
Mollusken  geeigneten  Wohnorten  zu  tinden.  Beachtenswert  ist 
das  Vorkommen  von  Pis.  amnicum  in  der  Nâhe  der  wenigen,  in 
das  Hergiswilerbecken  einmiindenden  Zufliisse  ;  so  am  ostliehen 
Ufer  einerseits  bei  Kelirsiten,  andererseits  bei  Stansstad,  und 
ferner  am  gegenuberliegenden  Ufer  bei  Winkel  am  nordwest- 
lichen  Ende  der  Horwerbucht.  Der  voiu  Pilatus  konnnende  und 
bei  Hergiswil  einmûndende  Bergbach  fiihrt  so  viel  Geschiebe^ 
dass  an  ein  Einwandern  der  genannten  Muschel  aus  diesem  Ge- 
wâsser  in  den  See  nicht  zu  denken  ist. 

Besondere  Eigentiimlichkeiten  im  Verhalten  der  Mollusken- 
fauna  des  Hergiswilerbeckens  sind  keine  zu  erwahnen,  und 
es  ertibrigt  noch,  zu  zeigen,  in  wie  weit  die  hier  gefundenen 
Species  aucli  in  den  iibrigen  Absclmitten  des  Yierwaldstâtter- 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  513 

•sees  vertreten  sind.  Neben  den  fiinf  schon  melirfacli  zitierten 
Formeii,  welclie  in  allen  Seoteilen  verbreitet  sind,  finden  sich  im 
Hergiswilerbecken  sànnntliche  drei  Arten,  die  je  nur  in  eineni 
Becken  felilen,  Tmpod.  carincdus,  Ane.  capulmdes  und  Fis.  am- 
nicum.  Die  beiden  Valvaten  und  Unio  hatavus,  jeweilen  zu- 
sammen  vorkommend,  felilen  ini  Urner-  und  Alpnachersee.  Es 
bleiben  nun  noch  iibrig  Anod.  mut.  var.  lacustrina  und  Unio 
pict.  var.  proëclius;  von  diesen  beiden  Formen  ist  zu  bemerken, 
dass  sie  ausser  dem  Hergiswilerbecken  nur  noch  den  nâchsten 
:zu  betraclitenden  Seeteil,  das  Luzernerbecken,  als  Fundort  auf- 
zuweisen  haben. 


YI.  Luzernerbecken. 

Die  Molluskenfauna  des  Luzernerbeckens  setzt  sich  ans  fol- 
^■enden  Arten  zusannnen  : 

1.  Limnus  stagnalis  var.  turgida  Mke. 

2.  Gulnaria  ovata  var.  lacustrina  Cless, 

3.  Physa  fontinalis  L. 

4.  Tropodiscus  carinatus  Mlill. 

5.  Ancylastrum  capuloides  Jan. 

6.  Cincinna  antiqua  Sowerb}'. 

7.  Tropidina  depressa  Pfeiff: 

8.  Bytliinia  tentaculata  var.  prodMCta  Mke. 

9.  »  »  »     ventricosa  Mke. 

10.  Anodonta  mutahïlis  var.  kicustrimi  Cless. 

11.  Unio  hatavus  Lam. 

12.  Unio pidorum  var.  proëclius  Bourg. 

13.  Pisidium  amnicum  Miill. 

14.  Pisidium  Clessini  n.  sp. 

Mit  dieser  Artenzahl  steht  das  Luzernerbecken  zuniichst  dem 
<jersauerbecken  ;  sie  wird  nur  in  letzterin  Seeteile  tibertroffen, 


514  GEORG    SURBECK. 

walirend  die  iibrigen  Beckeii  eine  geriiigere  Formenzahl  aiif- 
weisen.  Die  oben  aufgezahlteu  Molliiskeii  sind  geiiau  dieselben, 
welcbe  die  Fauna  des  Hergiswilerbeckeiis  zusainmensetzen  ;  nur 
kommt  im  Luzernerbecken  die  var.  turgida  von  L.  stagnalis 
lieu  biiizii.  Die  aiissereii  Bediiigiuigen  sind  hier  der  ^Molkisken- 
entwicklung  sehr  gùnstig.  Zu  beiden  Seiten  haben  wir  flaclie 
Ufer  mit  iippiger  Végétation.  Links-  und  reclitsnfrig  sind  grosse 
Schilfbestîinde,  daneben  Potamogeton ,  Characeei/.  Hippnris  und 
Seerosen.  Die  Flora  zeigt  also  einen  ahnlidien  Habitus,  wie  in 
kleineren,  stehenden  Gewâssern.  Der  Seeboden  steigt  von  ca. 
100  m  Tiefe  beim  Kreuztricbter  langsam  gegen  Luzern  an  und 
biklet  in  der  untersten  Partie  des  Luzernerbeckens  eine  weite 
Flâdie,  die  nur  '2 — 3  ni  unter  deni  AVasserspiegel  liegt.  Leider 
wird  das  Sammebi  an  vielen  Stellen  erscbwert.  Einesteils  lassen 
die  Schilfbestânde  nicht  iiberall  eine  Untersucliung  des  Ufers 
zu,  andernteils  ist  der  rege  Dampfscbiffverkebr  sehr  hinderhch. 
Besonders  in  dem  wegen  seiner  geringen  Tiefe  schon  erwJihnten 
untern  Teile  des  Luzernersees  konnte  ich  des  zuletzt  genannten 
Hindernisses  halber  niclit  saniniehi.  Es  ware  intéressant  gewe- 
sen,  festzustellen,  ^vie  weit  in  deni  seichten  Seeabschnitte  die 
litoralen  Molhisken  gegen  die  Mitte  des  Wassers  vordringen, 
Immerhin  kann  ich  behaupten.  dass  liier  Unio  hatavns  von  bei- 
den Ufern  her  bis  in  die  Seemitte  vorgeriickt  ist  ;  icli  beinerkte 
nâniHch  bei  einer  Durchquerung  der  Bucht  fast  tibernll  im 
ScUainme  die  deiitlichen  Furchen  grôsserer  Bivalven.  Ueber- 
haupt  bietet  das  Luzernerbecken  hauptsâchlich  den  schlamm- 
bewohnenden  Molhisken,  den  Yalvaten  und  Bivalven,  die  gihi- 
stigsten  Bedingungen,  wie  wir  dies  schon  vom  Kûssnacherbecken 
zu  sagen  hatten.  Die  Iibrigen  Molhisken  lialten  sicli  auchimLu- 
zernersee  unter  den  Ufersteinen  auf.  Demi  wenn  schon  das  ge- 
nannte  Seebecken  einer  der  ruhigsten  ïeile  des  Vierwaldstatter- 
sees  ist,  so  sind  die  zuweilen  auftretenden  Wellen  immerhin  so 
stark,  dass  die  oben  erwâhnten  Wasserpflanzen  den  (iasteropo 


MOLLUSKENFAUNA    DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  515 

deii keinen  gimstigeii Aufeiihaltsort  ziibieteii  vermogeii.  Icli  konn- 
te  an  clen  Ptlaiizen  weiiigsteiis  keine  Sclineckeii  fiiideii,  obsclion 
y.  Martens  (78)  sclireibt,  dass  die  Uiiterseite  scliwimiiiender 
Blâtter,  z.  B.  der  Seerosen,  Lieblmgsaiifentlialtsorte  filr  Lim- 
naeen  und  Anci/Jfis  sind,  luid  dass  aiich  Valrafeu  niid  Bythinia 
hier  lebeii. 

Die  Verteilung'  der  im  Luzernerbecken  gesammelteii  Arteii  an 
den  beiden  Ufern  gestaltet  sich  folgenderniassen  ; 

I.  Links- und  rechtsufrig  f and  ich      ...  9 

II.  Nur  am  linken  Ufer 4 

III.  Niir  ani  rechten  Ufer      ......  0 

IV.  Tiefsee  (Kreuztrichter) 1 

Total  1 4  Fornien. 

Die  unter  II.  zusammengefassten  MoIIusken  sind  .• 

1.  L'un.  f;f(i(/n((lis  var.  tfayida  Mke. 

2.  Phijsa  fmtiKaVis  L. 

3.  Tropid.  depressa  Pfeiiï. 

4.  U.  pi  cf  or  H  m  var.  proëcJms  Bourg. 

Aus  der  Tiefe  des  Sees,  allerdings  nicht  in  der  eigentlichen 
Luzernerbuclit,  sondern  inisogenannten Kreuztrichter.  erliiek  ich 
wiederuni  Pis.  Clessini.  Unter  N"  I.  sind  die  iibrigen  der  ini  Lu- 
zernersee  gesammelten  Species  inbegriffen.  Dabei  ist  zu  bemer- 
ken,  dass  Byth.  tentacidida,  die  Art,  welche  sonst  mit  zu  den  ini 
Vierwakistattersee  verbreitetsten  Schnecken  geliôrt,  niir  nur  an 
zwei  Stellen  begegnete  ;  ani  rechten  Ufer  in  der  Nahe  des  Meg- 
genhorns,  liiiksseitig  nur  bei  der  Pension  Stutz  zwischen  St.  Nik- 
lausen  und  Tribschen.  In  iiberaus  grosser  Individuenzahl  sind 
aber  in  (k^ui  aus  der  Luzernerbucht  stammenden  Material  vor- 
handen  die  schlaunnbewohnenden  Arten  :  Unio  bcdavus  und 
Cinc.  ardiqua,  daneben  in  nicht  geringerem  Maasse,  unter  Ufer- 
steinen  lebend,  Gidn.  oimta  var.  lacustrina.  Die  beiden  erstge- 
nannten  Species  verhalten  sich  hier  also  àhnhch,  wie  im  Ktiss- 


516  GEORO    SURBPX'K. 

naclierbecken,  wâlireiid  icli  G.  <  >r  a  fa  dort  \\e\  spârliohervorfaïul. 
Eine  weitere  Aehiiliclikeit  luit  letzereui  Seeteile  lâsst  sich  koii- 
statiereii  in  deiii  verbreiteteii  Vorkoiiiiiieii  von  Pis.  amnicuni  an 
beiden  Ufern  der  Luzernerbiicht.  Dièse  Ersclieiniing  môchte  ich 
aiicli  hier  daraufziiriU'kfiihren,  dass  zii  beiden  Seiten  vielekleine 
Bâche  einniiinden,  aus  denen  die  erwâhnte  Species  eingewandert 
zu  sein  scheint.  Jedenfalls  lebt  sie  auch  in  dem  sumpfigen  Ter- 
rain linksiifrig  bei  Schonenbûhl  imd  im  Tribschenmoos,  rechts- 
ufrig  zu  beiden  Seiten  des  AVilrzenbaches.  Allerdings  mtinden  ja 
auch  in  die  oberen  îSeebecken,  wo  ich  Pis.  amnicum  nur  vor  dem 
Reuss-  und  Muotadelta  fand,  viele  Wasserlâufe.  Es  sind  aber 
ausschliesslich  nieln^  oder  weniger  steile  Bergbâche,  die  (bis 
Wasser  von  den  hohen,  den  Vierwaldstâttersee  einralinienden 
Bergen  herunterleiten  und  sehr  viel  Geroll  niitfûhren.  Die  ^lu- 
schel  kann  also  nicht  aus  ihnen  in  den  See  gehmgen,  indem  ihre 
Existenz  in  solchen  Gewâssern  nicht  nioglich  ist. 

An  verschiedenen  Stellen  fand  ich  einzelne  Arten,  wie  Ane. 
capuloides,  Guln.  ovata  var.  Jacustrina  und  vor  allem  Clnc.  (ui- 
tiqua  in  grosser  Menge,  Gesellschaften  bildend,  auf  kleinere 
Strecken  hjkalisiert.  Dies  traf  nieist  in  geschiitzten  Buchten  zu, 
wâhrend  an  andern  Uferstellen  die  Molhisken  in  spârlicher  An- 
zahl  lebten.  EndeNovember  1896  besuchte  ich  die  Streckezwi- 
schen  Luzern  und  Seeburg.  Das  Résultat  dieser  Exkursion  war 
insofern  iiberraschend,  als  ich  an  der  Mauer  der  Pension  Seehof 
bei  Luzern  von  einem  Verkehr  der  Limnaeen,  G.  orafa  var.  la- 
cmfrina^  niassenliaft  lebende  Exemplare  sammeln  konnte.  Die 
Temperatur  der  Wasseroberflâche  betrug  an  jenem  Tage  (25. 
Nov.)  uin  3  Uhr  nachmittags  luir  0"  C.  Der  Fund  ist  uni  so  be- 
bemerkenswerter,  als  ich  sonst  auf  den  Winterexkursionenkeine, 
oder  doch  nur  vereinzelte  Limnaeen  antraf. 

Nahe  bei  oben  bezeichneter  Steile  fand  ich  am  gleichen  Tage 
auch  viele  lebende  Exemplare  von  Ane.  cajmJoirJes  und  zwar 
iiber  dem  Niveau  des  Sees  in  Mauerritzen.  Die  Lufttemperatur 


MOLLl'SKENFAUNA   DES   ^^ERAVALD8TATTERSEES.  517 

betrug  am  Nacliiiiittag  bei  Somieiischein  -j-  ^^^  C.,  war  aber 
iiachts  schon  eiiiige  ^lale  iinter  0°  gesimken;  ebenso  war  am 
Iblgendeii  Morgeii  eiii  zieinlich  starker  Frost  eiiigetreten,  Das 
beweist,  class  dièse  Ancylideii  sehr  iiiedrige  Temperaturen  aus- 
zuhalten  iin  Stande  siiid.  Das  Yorkommen  dieser  Mollusken 
ûl)er  deni  Wasserspiegel  scheiiit  iiiir  fiir  die  geringeBeAvegungs- 
taliigkeit  von  Anct/lus  zii  sprechen.  Die  Schiiecken  waren  iiicht 
im  Stande,  deni  seit  dem  Sommer  bedeutend  zuruckweicbenden 
Seeniveau  zu  folgen.  Darin  liegt  aucb  eine  Bestiitigung  des  Sa- 
tzes,  den  Buchner  (25)  in  seiner  Abbandknig  liber  die  Asjm- 
metrie  der  Gasteropoden  aufstellt,  und  der  lautet  :  «Die  am  we- 
nigsten  asymmetrisdien  Formen  sind  ziigleich,  und  zwar  aus- 
nalnnslos,  die  am  wenigsten  beweglicben  (Ancyliden  z.  B.)  »  Weiter 
heisst  es  in  der  gleichen  Arbeit  des  genannten  Autors  :  «Wenn 
die  Tiere  sessil  werden,  ist  die  spiralige  Aufrollung  der  Schale 
unnôtig  geworden  und  es  tritt  dieselbe  in  den  Dienst  anderer 
Postulate  fiir  die  Lebensbedingungen  des  Tieres.»  Wenn  nun 
auch  Ancylus  nicbt  zu  den  sessilen  Molkisken  gehôrt,  so  ist  doch 
seine  Locomotionsfakigkeit  gegeniiber  unseren  meisten  iibrigen 
Gasteropoden  auf  ein  ^Minimum  reduziert.  Die  Sckale  bietet  un- 
sern  Ancylus  Arten  bei  Vermeidung  jeglicker  Oberflâchenver- 
grosserung  guten  Sckutz  gegen  Wellenscklag  und  aile  âusseren 
Angriffe.  Damit  bringe  icli  das  so  zaklreicke  Vorkommen  von 
Ancf/Iastnim  capuloides  im  Vierwaldstâttersee  in  Zusammen- 
liang. 

Wie  die  im  Luzernerbecken  gesammelten  Arten  in  den  iibri- 
gen Seebecken  verteilt  sind,  ist  aus  den  diesbeziiglichen  Bemer- 
kungen  bei  der  Besprechung  des  Hergiswilerbeckens  ersichtlich, 
da  die  Fauna  beider  Seeteile  gleich  zusammengesetzt  ist.  Nur 
von  L.  stafinaliH,  der  im  Luzernerbecken  dazu  konnnt,  sei  gesagt, 
dass  sicb  die  Art  ausserdem  nocli  imGersauer-undKiissnacher- 
becken  vorfand. 


518  GEORG    SURBECK. 


VIL  Alp^achersee. 


Die  weiiigen  Arten  die  icli  iiii  Alpnachersee  finden  koiiiite. 
sind: 

1.  Guh'Hiria  ovata  var.  lacustrma  Cless. 

2.  PJujsa  font'mcdis  L. 

3.  Tropodiscus  mrinatus  Miill. 

4.  BathijonipJiaïus  contortus  L, 

5.  Bi/thinia  tenfacuJata  var.  producta  Mke. 

6.  »  »  »      ventricosalslXs.^. 

7.  Pisidium  amnicum  Mtill. 

8.  Pisidium  Clessini  n.  sp. 

Der  Alpnachersee  ist  in  verscliiedener  Hinsiclit  wolil  der  ei- 
gentnmlichste  Teil  des  Vierwaldstattersees.  Er  bildet  ein  klei- 
nes,  fast  g-esondertes  Wasserbecken  fur  sich,  indem  er  durcli  den 
nacli  Osten  vorgeschobenen  Auslâufer  des  Pilatiis,  den  Lopper- 
berg,  beinahe  ganz  vom  Hergiswilerbecken  getrennt  ist.  Nur 
eine  ca.  200  m  breite  Wasserstrasse  erliâlt  die  Yerbindung  des 
Alpnacherbeckens  mit  dem  librigen  See.  Das  westliche  Ufer  ist 
hier  durch  die  Achereggbriicke  mit  Stansstad  verbunden.  Der 
Seeboden  wird  gebiklet  durch  eine  fast  das  ganze  Wasserbecken 
ausmachende  Ebene  mit  einer  ^laximakiefe  von  33  m.  Die 
Ebene  steigt  langsam  an  ehierseits  gegen  das  Deka  der  Sar- 
neraa  und  die  Bucht  von  Alpnachstad,  \vo  das  seichte  Ufer  zu 
beiden  Seiten  der  Aa  in  ein  Sumpfterrain  ndt  grossen  Schilf- 
und  Binsenbestânden  iibergeht.  Andererseits  erhebt  sich  der  See- 
grund,  ebenfalls  langsam  ansteigend,  gegen  das  Stansstaderried 
und  reicht  in  dem  schmalen  Verbindungsarm  bis  1 — 2  m.  unter 
den  Wasserspiegel  liinauf  (Siegfried  Karte,  Blatt  377.)  Zu  bei- 
den Seiten  fallen  im  Alpnachersee  die  Ufer  ziemlich  steil  bis  zur 
]\Iaximaltiefe  in  den  See.  Das  Gelande  ist  also  fiir  die  Entfaltung 
einer  Molluskenfauna  keineswegs  gîinstig.    Dazu  tritt  nun  noch 


MOLLUSKENFAUXA    DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  519 

eine  Reihe  von  physikalischeii  uiul  chemischen  Fliinentuinlich- 
keiteii,  die  ich  kurz  berilliren  moclite.  Arxet  (9)  weist  iii  seiiicr 
Arbeit  iiber  das  Gefriereii  der  ceiitralschweizerischen  Seen  auf 
die  Soiiderstellimg  des  Alpnachersees  liin.  Der  Aiitor  betoiit, 
der  See  verlialte  sicli  fast  ganz  wie  ein  isoliertes  Wasserbecken 
imd  bedeutend  anders,  als  die  tibrigen  Biicliten  uiid  Beckeii  des 
Vienvaklstattersees. 

Yor  allem  ist  fur  deii  Alpiiachersee  die  koiistante  Trid)uiig  des 
Wassers  charakteristisch,  die  allerdingsjenachdenWitterungs- 
verhâltnissen  einen  verscliiedenen  Grad  erreiclit.  Niemals  aber 
zeigt  das  Wasser  dieselbe  Klarheit  und  blaue  Fârbiing,  wie  in 
den  iibrigen  Seebecken.  Herr  Kantonscheniiker  D'"  ScHU- 
MACHER-KOPP  in  Liizern,  der  die  clieniisclie  Untersiiclning  des 
Vierwaklstattersees  tibernoninien  hat,  und  dessen  brietiiche  Mit- 
teikmgen  ick  an  dieser  Stelle  bestens  verdanke,  schreibt  mir 
dariiber,  er  vermute,  dass  die  Trûbung  eine  Folge  von  Schwefel- 
quellen  sei,  die  reicldicke  Gypsbiklung  verursacken.  Ferner  er- 
kiek  ick  von  genannteni  Herrn  iiber  den  Kalkgekak  des  Wassers 
folgende  Angaben  :  «  Den  Kalkgeliak  fànd  ick  in  allen  Becken 
bis  jetzt  fast  gleick,  nâkndick  7 — 9,4  mgr.  per  Liter,  nur  der 
Alpnackersee  kat  12—13  nigr  und  30,9  mgr.  SOa!» 

Als  eine  weitere  Ersckeinung  ini  Alpnackersee  sei  folgendes 
angefiikrt,  Arnet  (9)  sckreibt  :  «  Der  Gewâkrsmann,  Herr  Di- 
rektor  Wixkler,  erwaknte  in  seinem  Berickte  als  eigentiindick 
uncf  ckarakterisck  das  Vorkandensein  sekr  vieler  warnier  Quel- 

len,  Sumpfgasquellen,  vom  Volke  «  Kockbrunnen  »  genannt 

Dièse  Quellen  befinden  sick  vorziiglick  ani  linken  (westlicken) 
Ufer;  dock  sind  auck  einige  auf  deni  reckten  (ostlicken)  Ufer, 
sowie  in  der  Mitte  des  Sees.  » 

Ob  und  in  welckem  Grade  die  angefiikrten  Yerkaltnisse 
einen  Eintiuss  auf  die  Molluskenfauna  ausiiben  konnen,  weiss  ick 
nickt  zu  sagen.  Dariiber  kônnten  nur  speziell  darauf  gericktete, 
eingekende  pkysiologiscke  Versucke  genauen  Aufsckluss  geben. 


520  GEORG    SURIÎECK. 

Uebrigeiis  wird  ein  Urteil  aiicli  leichter  werdeii,  wenn  eininal 
die  Ergebnisse  der  physikalisclieii  luid  cliemischen  Untersucli- 
ungeii,  sowie  auch  das  Verhalteii  der  iibrigeii  Fauna  des  ganzen 
Sees  bekamif  sind.  Immerhiii  giaubte  icli,  dieerwahntenThatsa- 
cheii.  in  Aiibetracbt  der  an  Arten  iind  Individuen  so  armen  Mol- 
luskenfaiina  iiu  Alpnachersee,  nicbt  ausser  Acht  lassen  zii  diir- 
fen. 

Zu  bemerkenist  nocli,  dass  das  Wasser  des  Alpnacherbeckens 
liâufig  diirch  Winde  beimruhigt  wird,  diebetrâchtlichenWellen- 
sehlag  zu  erzeugen  im  Stande  sind.  Aucb  dieser  Umstand  iibt 
aiif  die  Entfaltung  der  Molluskenfauna  einen  nachteiligen  Ein- 
tiuss  ans.  Mit  grosserKonstanz  tritt,  soweit  meineeigenenBeob- 
achtungen  reichen,  iind  was  sich  sonst  dariiber  erfahren  liess, 
taglich  gegen  Mittag  ein  von  Nordost  konnuender  Wind  auf,  der 
mehr  oder  weniger  starke  Wellen  hervorruft. 

Folgende  Zusammenstellimg  soll  die  Yerteilung  der  einzelnen 
Fornien  an  den  beiden  Ufern  ^eranschauliclien : 

I.  An  beiden  Ufern  fand  ich 5 

II.  Nur  am  siidostlicben  Ufer 1 

III.  Nur  ani  nordwestlichen  Ufer 0 

lY.  Nur  beim  Delta  der  Sarneraa 1 

Y.  Tietsee 1 

Total  8  Fornien 

N"  II  ist  Batk.  contortus,  lY.  Pis.  amnkum  und  Y.  wiederum 
Fis.  Clessini  Unter  N°  I.  sind  die  iibrigen  Arten  und  Yarie- 
tâten  zusammengefasst. 

Der  Alpnachersee  liât  mit  dem  Urnerbecken,  ini  Gegensatz 
zu  den  andern  fiinf  Seebecken,  gemeinsam  das  P'ehlen  der  Yal- 
vaten  und  der  grosseren  Bivalven,  wie  Anodonta  und  Uniù.  Da- 
gegen  tritt  Bath.  contortus,  eine  Art,  der  wir  seit  deniGersauer- 
becken  niclit  mehr  begegneten,  wieder  auf,  allerdings  in  sehr 
spârlicher  Individuenzahl  am  siidostlichen  Ufer  des  Alpnacher- 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALD8TÂTTERSEE8.         521 

sees.  Beachtenswert  ist  (las  Fehlen  von  Ancyl.  capuloides;  dièse 
Species  konnte  icli  soiist  in  allen  Seebecken.  nnd  zwar  meistens  in 
grosser  Menge,  sannneln. 

Dass  die  Molluskenfanna  des  Alpnachersees  nicht  mir  an  Ar- 
ten,  sondern  auch  an  Individuen  arni  ist,  kann  man  ausser  mit 
den  oben  angefiihrten  Eigenschaften  des  Wassers  aucli  mit  dem 
Mangel  an  geeigneten  Wohnplàtzen  iiberliaiipt  in  Zusannnen- 
liang  bringen.  Denn  an  beiden  Ufern  wird  fortwâhrend  frisches 
(Tcrull  und  Geschiebe  aufgelagert,  und  haiiptsâchlich  am  ostli- 
cben  Ufer  konnte  ich  viele  récente  Schiittliaklen  bemerken,  an 
denen  sich  weder  Algen,  noch  irgend  welche  Tiere  ange- 
siedelt  hatten.  Dabei  darf  ich  einer  Erscheiimng  nicht  vergessen, 
die  ich  bei  den  Schilf-  und  Seerosenbestânden  zwischcn  Rotz- 
loch  und  Stansstad  beobachtete.  Der  Boden  ist  dort  ii])era]l  so 
liart,  dass  es  mir  nicht  moglich  war,  Schlannnproben  heraufzu- 
liolen,  uni  dieselben  auf  MoUusken  zu  durchsuchen.  Die  Erklâ- 
rung  dafïir  hatte  ich  bakl  gefunden.  Der  von  der  Cementfabrik 
in  Rotzloch  stammende  Cementstaub  bedeckt  auf  weite  Strecken 
hin,  besonders  in  der  Richtung  gegen  Stansstad,  das  Wasser; 
die  Schichten  sinken  dann  fortwâhrend  zu  Boden,  und  so  wird 
derselbe  forndich  auscementiert.  HerrD'"  Schumacher bestâtigt 
mir  die  Richtigkeit  dieser  Erklârung.  Es  darf  mit  Sicherheit  an- 
genommen  werden,  dass  an  jenen  Stellen  schlammbewohnende 
Molhisken  nicht  existieren  konnen;  auch  am  Schilf  und  den 
Bhittern  der  Seerosen  fand  ich  keine  Spur  von  Schnecken. 

Neben  den  fiinf  in  allen  Seebecken  vorkommenden  Formen 
treffen  wir  im  Alpnachersee  noch  zwei  Species,  welche  je  nur  in 
einem  Abschnitte  des  ganzen  Sees  fehlen,  Pliysa  fontinalk  und 
Pis.  amnicum.  Es  bleibt  nun  noch  Bath.  contortus  tibrig,  eine 
Art,  die  ausserdem  nur  noch  im  Urner-  und  Gersauerbecken  ge- 
funden wurde.  Die  im  Alpnachersee  gesammelten  Arten  und  Va- 
rietâten  sind  also  fast  ausschliesslich  solche,  die  im  Vierwald- 
stâttersee  tiberhaupt  die  weiteste  Verbreitung  aufweisen,  sich 


522  GEORG    SURBEC'K. 

denniach  am  besten  den  Yerhaltnisseii  angepasst  liaben,  die 
ihiien  das  iintersuchte  Wasserbecken  bietet.  Mari  darf  daher 
aiich  aiinehineii,  dass  dièse  Formen  am  meisten  befâliigt  siiid, 
gegen  die  ungunstigen  Bediiiguiigen  im  Alpnachersee  anzukâm- 
pfeii. 

VERGLEICHENDER  TEIL. 

Die  Aufgabe,  die  mir  voii  der  liiniiologischeii  Commission  ge- 
stellt  wurde,  habe  ich  im  specielleii  luid  im  allgemeinen  ïeil  nach 
Moglichkeit  gelost.  In  dem  nun  folgenden  Abschnitte  mochte  ich 
zunâchst  die  Resultate,  die  BourCtUIGNAt  in  seiner  «  Malacologie 
du  lac  (les  Quatre-Cantons  »  (16)  niedergelegt  bat,  mit  meinen 
Sannnelergebnissen  ans  dem  Yierwaldstâttersee  vergleicben. 
Hieraiif  werde  ich,  miter  besonderer  Berûcksichtigung  der 
schweizerischen  Gewâsser,  die  mir  zugângUche  Litteratur  liber 
WassermoUusken  zmn  Yergleiche  beiziehen,  Letzteren  werde  ich 
folgendermassen  durchfuhren  :  es  sollen  mir  die  von  mir  im  Vier- 
waklstâttersee  gefundenen  Arten  iind  Varietâten  in  Betracht 
faHen,  iind  es  soll  die  Verbreitung  derselben  in  andern  Gewàs- 
sern,  soweit  es  mir  môghch  ist,  festgestellt  werden.  AUerdings 
diirfen  dabei  nahe  verwandte  Formen  nicht  ausser  Acht  gelassen 
werden.  Ebenso  muss  ich  beim  Geiiiis  Anodorda  weitere  Gren- 
zen  ziehen,  da  ich  mit  Clessin  (32)  die  Anodonten  der  grôsseren, 
nordlich  der  Alpen  gelegenen  Seen  unter  A.  uudabilis  var.  lacu- 
strifia  zusammenfasse.  Ich  werde  bei  jeder  Art  in  zwei  Rubriken 
jeweilen  den  Autor  iind  den  Fundort  anfiihren  ;  in  einer  dritten 
Rubrik  fiige  ich  allfâlHge  Bemerkiingen  bei.  Gesondert  und  in 
tabellarischer  Form  behandle  icli  die  oberbayerischen  Seen 
(Clessin  33  und  34),  denBodensee  (nach  verschiedenen  Autoren) 
mid  die  Plônerseen  (Brockmeier  1 7). 

Im  folgenden  stelle  ich  das  Sainmelergebnis  Bourguignat's 
(16)  demmeinigen  parallel  gegeniiber.  Dabei  mochte  ich  zuvor 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTATTERSEES. 


523 


ausdiiicklich  betoiien,  dass  icli  ans  der  citierteii  Arbeit  nur  die- 
jeiiigeii  Formen  beriicksiclitige,  welcbe  der  Autor  aus  dem  Yier- 
waldstâttersee  selbst  anfulirt  ;  die  Species,  die  Bourguignat  aus 
der  Umgebung  dièses  Wasserbeckens  aufzâlilt,  fallen  hier  ausser 
Betracht.  Auf  dièse  Weise  ergibt  sich  folgendes  : 


ViERWALDSTÀTÏERSEE. 


Bourguignat  (16). 

Pinnorhis  contai  tus. 
»        carinatus. 
Limnacit  jx'n'fira. 


A  ne  y  In  s  Jani . 
Bi/thinia  tentaculato . 

var.  ventricosa. 

var.  prodiicta. 
Valrata  contortd. 
P is ici iiim  amiiicum. 
Pisidinni  nitidnm. 
Unio  bat  a  vus. 
Unio  proecims. 


Plaiioibls  coiuplanatus. 

»         lotundatus. 
'  Limnaea  elophila. 

n        auricuUu'ia  v.  canalis. 
»        palustris. 
A  ncylas  riparius. 
Valvata  cristata. 
'  Sphaerium  corneum. 

»       lacustre. 
P  is  id  ium  caser  tanum . 
n         pusillnm. 


mihi. 


Bdthtpympk.  contorlus  L. 
Tropodiscus  carinatus  MuU. 
Gnlnaria  pereyra  Miill. 

var.  elongata  Cless. 

var.  cîirta  Cless. 
Ancijl.  capuloides  Jan.  (Syn.) 
Bijthinia  ientaculata  L. 

var.  ventricosa  Mke. 

var.  prodncta  Mke. 
Ciucinna  antiqua  Sow.  (Syn.) 
Pisidinm  amnicnni  Miill. 
Pisidinni  nilidnni  Jenyns. 
Unio  batavns  Lam. 
U.  pictornin  var.  proi'chus  Bourg. 


zu  Ane.  capuloides. 


524 


(tEORG  surbeck. 


Unio  Sanderi. 

»    actephilns. 
Anodonta  ohloiu/a. 
»  anatina. 

»  Rayi. 

»  psammila. 

»  idrina. 

»  rostrata. 


fûhrt  6  verscli .  Species  v.  ^  nodonta 
an. 


zii  t'.  l/ahivns  (s.  Clessix  39). 
zii  fy.  piclorum  var.  proëclms. 


vereinipt  unter 
Anodonta  miitdhiUs  Cless. 


Amphihina  Pfeifjeri  Rossm. 
Lucena  oblouf/a  Drap. 
Lininus  staf/naïis  L. 

var.   turgida  Mke. 

var.  producta  Colb. , 
6'«7«.  ourtYa  var.  lacustrina  Cless. 
Limnophjjsa  iruncatnla  MLill.j 
PAy.^fl  fontinalis  L. 

K  a—eu-,--*.  AMJcita        ,-         w-  ••^ ^T'^l 

Gjjrfpilns  deformis  Hartm. 
Tropidina  depressa  Pfeiff. 
Anodonta  mutab/'lis  Cless. 

Pisidium  Clessini  n.  sp. 


Das  Sammelresultat  Bourguignat's  stimmt  also  imr  in  11 
Arteii  iiiid  Varietaten  mit  dem  meinigen  iiberein.  19  Forraen, 
welclie  der  genannte  Autor  anliihrt,  liabe  icli  demnach  einer 
kritisclien  Betraclitung  zu  iiiiterwerfen.  Davon  fasse  icli  die  6 
Anodontenspecies  zusammen  imter  Anodonta  mutabllis  Cless., 
Unio  Sanderi  zielie  icli  zu  Unio  hafavus,  U.  actepliihis  zu 
U.  pidorumysLY.  proëcJiHS  imd  Ane.  liparius  7A\  A.  capidoides, 
Feriier  ist  zu  den  6  mit  '^  bezeichneten  Arten  zu  beuierken,  dass 
BouEGUiGNAï  dieselben  im  angeschwemmten  Détritus  des  Sees, 
zum  Teil  in  der  Nâhe  von  Bachmiiiidungen,  gefunden  hat.  Nun 
habe  ich  schon  friiher  gelegentlich  die  Ansicht  ausgesproclien, 
dass  es  kaum  berechtigt  sei,  auf  Grund  derartiger  Funde  die 
betreffenden  Species  als  eigentlicbe  Bewobner  des  Sees  zu  be- 
trachten.    Denn  angesiclits  der  vielen  Zufliisse  des  Vierwald- 


M0LLU8KENFAUNA    DES   VIERWALDSTATTERSEES.  525 

stiittersees  ist  es  leiclit  begreifiicli,  dass  im  Seeauswurfe  sicli 
Gehâiise  iinden,  die  ans  deii  eiiniiiiiidendeii  Bâclieii  iiud  Fliissen 
stainmeii;  liâufig  werden  ja  auch  Sclialeii  von  Landscliiieckeii  im 
Détritus  am  Ufer  des  Sees  gefunden.  Auch  die  von  Bourguignat 
citierten  Sphaerien  môchte  ich  nicht  als  wirkliche  Bewohnerdes 
Sees  bezeiclmen,  selbst  wenn  sie  in  deni  angrenzenden  sunipfigen 
Terrain  leben  sollten.  Es  bleiben  nun  nocli  4  Arten  iibrig,  die  ich 
im  untersuchten  Wasserbecken  nicht  antraf,  obwohl  sie  Bour- 
guignat aus  dem  See  selbst  citiert.  Als  Fundort  ftir  Limnaea 
auricularia  var.  canalis  gibt  der  genannte  Autor  nur  Kiissnach 
und  Pvain  an,  fiir  L.  palustris  nur  Kiissnach.  Fis.  casertanum 
sannnelte  er  nur  bei  Fltielen,  Pis.  pusiUum  nur  bei  Stansstad. 
Es  sind  also  ailes  Formen,  die  jedenfalls,  wenn  sie  auch  ini  Vier- 
waldstattersee  vorkommen,  nicht  hâutig  sind. 

Dem  gegenuber  habe  ich,  Anodonta  mutahilis  ausgenommen, 
zehn  Formen  zu  verzeichnen,  welche  Bourguignat  in  seiner 
Arbeit  entweder  gar  nicht  oder  wenigstens  nicht  aus  dem  See 
selbst  anfilhrt.  Schon  Martens  (79)  macht  darauf  aufmerksam, 
dass  Lhnn.  sfagnaUs  und  7%7/s«/b«^iw«/y's  wider  Erwarten  fehlen. 
Beide  Arten,  die  erstere  in  zwei  Varietâten,  habe  in  nun  an  ver- 
schiedenen  Fundorten  lebend  im  See  angetrofien.  Eigentlimlich 
ist,  dass  Bourguignat  Giih.  ovata  var.  lacusfrina  nicht  fand, 
obschon  dièse  Form  im  untersuchten  Wasserbecken  seJtr  hâufig 
ist.  Allerdings  nennt  er  Lhnn.  Hniosa  Moq.-Tand.  (synonym  mit 
L.  ovata  Drap.)  aus  verschiedenenZutiiissen  des  Vierwaldstâtter- 
sees.  Ebenfalls  in  der  Umgebung  desselben  sammelte  der  er- 
wâhnte  Autor  Amphihina  Pfeiff'eri,  Luc.  oUonf/a  und  Limn. 
truncatula.  Auf  die  Stellung  dieser  drei  Formen  zu  der  Gesamt- 
molluskenfauna  des  Sees  habe  ich  im  speciellen  Telle  hingewiesen. 
Ganz  fehlen  endlich  noch  bei  Bourguignat  Tropndina  depressa, 
Gyr.  deformis  und  selbst verstandlich  auch  Pis.  Clessir/i,  da  der 
Forscher  in  der  Tiefsee  iiberhaupt  nicht  sammelte. 

Rev.  Sdisse  de  Zool.  T.  6.  1899.  35 


526  GEORG   SURBECK. 


Oberbayerische  Seen. 

Clessin  besclireibt  in  seiiier  ausfûhrlichen  Arbeit  liber  die 
oberbayerischen  Seen  (34)  die  Molluskenfauna  von  25  Wasser- 
becken.  Davon  werde  ich  den  Bbdensee  nachher  gesondert  be- 
handeln.  Dafûrftige  ich  in  den  mm  folgenden  Tabellen  den  Starn- 
bei'gersee  bei,  dessen  Molluskenfamia  Clessin  an  anderer  Stelle 
(o3)  bearbeitet  bat. 


Mollusken  des  Vierwald- 
stàttersees. 


.-=:         &,o      ts 


Amplilbina  Pfeijfcri  Rossm. 
Lucpua  oblonçia  Drap. 

Limnus  slagnalis  L.  — — 

Gu/n.  orala  v.  lacnstrina  Cless.  —  — 

Gi'Inarla  ])eref/ni  Miill.  ( — ) 

Liinn.  truncatidn  Miill.  —  — 

Pki/sa  fontinalis  L.  — 

Tropodiacns  carinatns  Miill.  —        —     —  —     — 

Baihijompk.  contortus  Miill.  —       —  — 

Gyraidns  deformis  Hartm.         (P!.albiis)(Pl.arQiis')—     (Pl.albys)(Fl.;iil)us)-(Pl.albus) 
Ane.  capn/oiilcs  .lan. 

Ciitc.  aniiqiia  Sow.  —  —        —     — 

Tiopid.  di'prrssa  Pfeill". 

Dijthinia  fcnlar.nhita  ii.  —  —         ?        ?      — 

Anodonta  ■  —  —        —     — 

Uitio  batavHS  L. 

Unio  pictornm  L.  —  

Pisidium.  amniciim  Miill.  —  —  —     — 

Pis.  nitidiim  Jenvns.  — 


MOLLUSKENFAUNA   DES    VIERWALDSTATTERSEES. 


527 


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528 


«EORG   SURBECK. 


Ampbil)ina  Pfeilïeri  Rossm. 
Ltieena  oblonga  Drap. 
Limniis  stagiialis  L. 
Guln.ovata  v.  lacustrinaCless. 
Gulnaria  peregra  Miill. 
Linin.  truncatula  Mull. 
Physa  fontinalis  L. 
Tropod.  carinatus  Miill. 
Bathyonipliakis  contortus  L. 
Gyraulus  delormis  Hartni. 
Ane.  capuloides  Jan. 
Cincinna  antiqua  Sow. 
Tropid.  depressa  Pfeitî. 
Bythinia  tentaculata  L. 
Anodonta 

Unio  bâta  vus  Lani. 
Unio  pictoruni  L. 
Pis.  amnicum  Miill. 
Pis.  nitidum  Jen. 

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■ 

MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  529 

Aiischliessend  an  die  vorliegeiiden  Tabellen  ist  Folgendes  zu 
bemerkeii  : 

Bei  Limn.  stuf/Nalis  iiiid  Uniopictorum  habe  icli  iiicht  iiurdie 
von  niir  gefundenen  Varietâten,  sondern  sâmmtliche  Yarietâten 
<ler  beiden  Arten  ûberhaupt  beriicksichtigt,  von  Anodonta  aile 
von  Clessin  angefiilirten  Vertreter  dièses  Genus.  Bei  Gyraulus 
■deformis  ist  auch  FI.  aihus  in  Betraclit  gezogen  worden,  da  sicli 
-erstere  Species  von  letzterer  abgezweigt  hat.  Die  Fragezeichen 
bei  Bijth.  tentacidata  unter  tSpitzingsee  und  Tegernsee  bedeuten, 
dass  Clessin  die  genannte  Art  zwar  nicht  gefimden  hat,  ihr  Vor- 
komnien  aber  doch  fiir  wahrscheinlich  hait.  Éin  Teil  des  Alpsees 
beilmmenstadt  ist  durch  einen  Bahndamm  vom  tibrigen  Wasser- 
becken  abgeschlossen  und  allmahlig  versunipft;  die  in  diesem 
Absclmitte  gesammelten  Formen,  welche  im  See  selbst  nicht  ge- 
funden  wurden,  sind  in  der  Tabelle  emgeklammert.  Darunter 
beiindet  sicli  auch  Planorbis  albus.  Im  Starnbergersee  selbst  ist 
Unio  hatavus  nicht  vorhanden,  wohl  aber  im  Abflusse  desselben, 
in  der  Wiirm.  Ebenso  ist  in  der  Umgebung  des  gleichen  Sees 
Limnophysa  truncatula,  wie  auch  Guln.  pereym,  hâufig; 
beide  Arten  jedoch  fehlen  nach  Clessin  im  Starnbergersee  selbst. 
Ueberhaupt  istbemerkenswert,  dasser  Guln.peregnt  aus  keinem 
<der  25  Wasserbecken  citiert.  Nur  im  Tegernsee  fand  Clessin 
die  genannte  Species,  bemerkt  aber  dazu,  dass  dieselbe  sicher 
zugeschwemmt  worden  sei  (deshalb  in  meiner  Tabelle  eingeklam- 
meit).  AffcijL  capuloides  gibt  der  Autor  in  seiner  Arbeit  uberdie 
oberbayerischen  Seen  ebenfalls  nicht  an.  An  anderer  Stelle  aber 
(37  und  38)  erwâlmt  Clessin  das  Vorkommen  der  betreftenden 
Art  im  Starnberger-  und  Chiemsee. 

Die  grôsste  Verbreitung  in  den  oberbajerischen  Seen  weïst 
Bytlnnia  tentacuJata  auf  ;  die  Art  lebt  in  1 6  von  25  Wasserbecken. 
Es  folgen  Tropod.  carinatiis,  Cindmia  antiqua  und  das  Genus 
Anodonta  mit  je  12,  Linrnus  stagnalis  mit  11  Seen.  Von  den 
MoUusken  des  Yierwaldstâttersees  fehlen  in  den  von  Clessin 


530  GE0R6   SURBECK. 

(33,  34)  untersuchten  Gewasseni  :  Lucena  ohlonga,  Ane.  capic- 
laides  (sielie  oben),  GtiJfi.  peref/ra,  Tropidifia  depressa  luid  Vnio 
hatavus.  Dem  gegeniiber  ist  die  letzgeiiaiiiite  Fonii  in  unserem 
See  in  sehr  grosser  Individiienzahl  vorlianden. 

Dei"  Chiemseeenthâlt  1 1  Artenvon  Molliisken  (neben  anderen), 
die  aiich  im  Yierwaldstâttersee  leben  iind  stebt  mit  dieser  Zahl 
an  der  Spitze  der  tibrigen  Seen  Oberba3'erns.  Ibm  zunâchst 
komnit  dann  der  Annnersee  mit  9  solcher  Species.  Der  Badersee- 
iind  der  Wagenbrecbsee  dagegen  baben  keine  P'orm  aiifzuweisen, 
die  ziigleich  das  von  mir  initersiicbte  Wasserbecken  bewobnt. 
Im  erstgenannten  See  fandCLESSiN  liberhaupt  nur  eine  Varietât 
von  Limn.  mucronafa.  Der  sebr  kleine  Wagenbrecbsee  ^vurde 
nur  oberflâchlicli  imtersucht,  und  Clessin  citiert  ans  demselben 
nur  Pis.  fossarinnm.  Schbessbcli  ist  nocb  zu  bemerken,  dass  der 
genannte  Autor  den  Tbumsee  nicbt  selbst  untersucbt  bat  ;  die 
angefubrten  Anodonten  aus  demselben  fand  er  in  der  Held' 
schen  Sammbuig  vor. 


BODENSEE. 

Die  Angaben  in  der  nâcbsten  Tabelle  sind  folgenden  Autoreu 
entnommen:  Clessin  (34),  Gredler  (nacb  Clessin  34),  AA\  Hart- 
mann (61),  G.  L.  Hartmann  (58)  und  Miller  (84). 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÀTTEllSEES.  531 


Mollusken  des  Vierwald-  ^  ts  s  |  ^ 

stàttersees.  =  i^^J  ;g  M  ^ 

s?  ^     °^  "~"  _3  -2^ 

Aiiipliibina  PfeilTeri  Rnssin.  — 

l>ucena  oblon^a  Drap. 

Limntis  stagnalis  L.  —  —  — 

(juin,  ovata  v.  lacustrina  Cless. 

Gulnaria  peregra  Miill.  —  — 

Limn.  truncatula  Miill.  — 

Physa  fontinalis  L.  — 

Tropod.  carinatus  Miill.  —  —  — 

Bathyomph.  concortus  L.  — 

PI.  teoellus.  Stud.- 
GyraulusdefonnisHarlm.  -     G.  deform.  llart.     ^ 

Ane.  capuloides  .Jan. 

Cincinna  antiqua  Sow.  —  — 

Tropid.  depressa  PfeilT. 

Hyth.  tentaculata  L.  —  • —  — 

Anodonta.  —        —  —  — 

Llnio  bâta  vus  Lam.  — ? 

Unio  pictorum  L. 

Pis.  amnicum  Miill.  —  ■ —  — 

Pis.  nitiduni  Jeu. 

Nacli  den  Angaben  aller  in  der  Tabelle  aiifgefiilirten  Aiitoren 
ziisammen  hâtte  also  der  Bodensee  13  Species  von  Mollusken 
mit  deni  Vierwaldstâttersee  gemeinsam.  Fraglich  ist  das  Vor- 
konnnen  liauptsâclilicli  von  zwei  Arten.  Soverneint  Clessin(34) 
dasjenige  von  Guln.  peregra^  obschon  Gredler  dièse  Form  in 
seiner  «Faima  Vorarlbergs»  ans  dem Bodensee  citiert.  Ichmochte 
meinerseits  niclit  bezweifeln,  dass  G.  peregra  dort  lebt,  beson- 
ders  da  aiicli  Miller  (84)  die  Sclinecke  ans  dem  betreffenden 
Wasserbecken  anfûhrt.  Von  Unio  batavtis  bat  Clessix  niir  an- 
gescbwemmte  Schalen  gefimden  ;  der  Autor  bezweifelt,  dass  die 
Muscbel  ini  Bodensee  lebend  vorhanden  sei.  Auch  Kreglinger 


532  GEORG   8URBECK. 

(74)  betoiit  das  Fehlen  von  Unio  batavus  in  genanntem  See.  An 
anderer  Stelle  (39)  spriclit  Clessin  ferner  die  Vermutung-  aus, 
dass  aucli  Guln.  ovata  var.  lacustrina  Cless.  im  Bodensee  lebe. 


Seen  der  Plônergegend. 

Die  Angal)en  liber  Mollusken  der  Seen  von  Pion  entnehme  icli 
einer  Arbeit  vonBROCKMEiER  (17).  Danachhâtten  dièse  Wasser- 
becken  folgende  Molluskenspecies  mit  dem  Vierwaldstâttersee 
gemeinsam  : 

Limnus  stagnalis  L. 
LimnopJiysa  truncatula  Miill. 
l'injsa  font'malis  L. 
Tropodiscus  carinatus  Miill. 
Batliyomplialus  contortus  L, 
BytMnia  tentaculata  L. 
Fisidium  amnicum  Mtill. 

Ferner  sind  als  Formen,  die  nahe  verwandt  sind  mit  solchen 
aus  dem  Vierwaldstâttersee  zu  erwâhnen  : 

Gidnaria  ovata  Drap.  ij^. 
Gijraulus  albus  Miill. 
Anodonta  cellensis  und  piscinalis. 
Uniopictormn  L.  tj-p. 

Im  Folgenden  gehe  icli  dazu  iiber,  die  Angaben  liber  die  Ver- 
breitung  der  einzelnen  von  mir  im  Vierwaldstâttersee  gefun- 
denen  Mollusken  nach  der  mir  zugânglicli  gewesenen  Litteratur 
zusammenzustellen.  Die  mit  *  versehenen  Angaben  betreffen 
einige  auslândische,  aile  tibrigen  scliweizerische  Gewâsser.  Ich 
beginne  mit 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTATTERSEES. 


583 


Amphibina  Pfeifferi  Rossm. 


Au' 

roR 

FUNDORT 

Amstein 

(2) 

bel  Malans.  Zizers. 

-  (o) 

Quellabtliiss  bei  Serneus 

-  (6) 

Kanton  (iraiibiinden 

-    (7) 

See  auf  Stels  bei  Schiers, 

Blazka 

(1-5) 

Elbe-Tiimpel 

HoKER  (122)  Kanton  Aargau. 

Jeffreys  (67)         Lac  de  Bret 
Regelsberger  (92)  Thunersee. 
Slwik  (101)  Bohmen 


Westerlund  (124)  Arktisches  Europa. 
SuTER  (123)  Ufer  des  Ziirichsees 


Bemerkungen 


Naherer  Fundort?  Im  Wasser 
an  Holzstiicken. 

Oft  an  Wasserpflanzen,  bis  1  m 
unter  der  Wasseroberflâche. 

Ampibisch. 

An  Wasserpflanzen.    An  der 
Oberflache  von  Teichen 
schwimmend. 

hâufig'. 


Lucena  oblonga  Drap. 

AuTOR  Fundort  Bemerkungen 

Daday  (43)  Balaton. 

JuRiNE  (73)  um  Genf. 

RoFFiAEN  (93)        beiKussnach(Vierwstsee.)  Selten. 
'Slavik  (101)  Bohmen  Nur    an    einer    Fundstelle, 

Selten. 
HoFER  (122)  Aargau  :  Egelsee,  Quell- 

bache  etc. 
SuTER  (123)  Zurichberg,  Uetliberg.        Auf  totem  Laub. 


Limnus  stagnalis  L. 

Autor  Fundort 

Am  Stein  (2)  Trinsersee. 

—  (4)  Trinsersee,  Caumasee. 

Seenv.  Tarasp.  Schwarzsee. 


Bemerkungen 


534 


GEORG    SURBECK. 


AUÏOR 


FUNDORT 


—  (6)  Laaxersee. 

FoREL  (47)  Léman. 

AV.  Haiîtmann  (61)  Ziirichseebei  Schmerikon. 
Halhvylersee. 

HoFER  (122)  Hallwyler-,  Egelsee. 

Jmhof  (12o)  Murtensee. 

Pfyffkr  (88)  Rotsee  boi  Luzern. 

Regelsberger  (92)  Thunersee. 
RoFFiAEN  (93)         bel  Fliielen,   hei  Genf 

am  Seeufer. 
Steck  (103)  Moosseedorfsee. 

Westerlund  (124)  Arktisches  Europa. 
ZscHOKKE  (119)       Jouxsee 

Lac  des  Brenets 
SuTER  (123)  Ziirichsee,  Katzensee. 


Bemerkungen 


In  beiden  Seen  die  var.  tur- 
gida  (im  Halhvylersee  Flei- 
scher  leg'it). 


Bei  Genf  die  var.  lacustrina 
Stud. 


var.  angulosa  Cless. 
var.  vulgaris  WesterL 


Gulnaria  ovata  Drap. 


AUTOR 

Am  Stein  (7) 
"Daday  (43) 
Heer  (64) 


Hofer  (122) 

Martens  (80) 

Regelsberger  (92) 
Roffiaen  (93) 
Slavik  (101) 

Steck  (103) 

SUTER(110)(123) 

Zschokke  (119) 


FUNDORT 

Graubiniden 

Balaton. 

In  Alpenseen  des  Kanton 

Glarus,    Berglisee    6750' 

il.  M. 

Kanton  Aargau,  in  Wasser- 

graben  und  Weihern. 

Kant.    Appenzell   und 

St.  Gallen. 

Thuner-,  Brienzersee. 

Brienzersee. 

Bohmen,  in  stehenden  Ge- 

wâssern. 

Moosseedorfsee. 

Pfâffikersee  (Kt.  Ziirich). 

Lac  des  Brenets 


Bemerkungen 
var.  obtusa  Kobelt. 


Bodensee  ausgeschlossen. 


var.  lacustrina  Cless. 
var.  lacustrina  Cless. 


MOLLUSKENFAUNA    DES    VIERWALDSTA  PTERSEES. 


535 


Gulmirla  perc(/ra  ^liill. 


AUTOR  FUNDORT 

Am  Stein  (4)  See  aul'  der  Lenzerheide. 

Gross-See  1).  Davos.  Lai 
da  Vons,  ïrinsersee,  Silva- 
planersee,  Puschlaversee. 

—  (o)  QiiellabHuss  bei  Serneus. 

—  (6)  Schwarzsee  l)ei  Tarasp. 

—  (7)  ScliwarzseeiinUnter-Laret. 
Christ  (28)  Schwarzsee  am  Matterhorn 

2500  m  il.  M. 
Craven  (41)  Lotschthal,  ca.  2800 m u.M. 

W.  HARTiMANN(61)  Ziirichsee  bei  Zurich   und 

Wiedikon. 
Heer  (64)  Kt.  Glarus 

HoFER  (122)  KantonAargau,in  Wasser- 

grâben,  bei  Melllngen. 

Jeffreys  (67)  S("h\varzsee 

J URINE  (73)  bei  Genf. 

Regelsberger  (92)  Egehnosli  bei  Bern. 


Bemerkungen 

G.peregra  ist  deram  meisten 
verbreitete  Verlreter  d.  Lim- 
iiaeen  im  Kl.  Graubiinden. 


Mousson  leg. 

var.  excerpta. 

Bei  Mellingen  die  var.  elon- 

gata. 

var.  Blauneri. 

Bodensee  ausffenommen. 


M.ARTENs  (80)  Kt.  Appenzellu.  St.Gallen. 

Studer  (105)  Schweiz,  ohne  lùihere  An- 

gaben. 
SuTER  (110)  Durch  die  ganze   Schweiz 

verbreitet. 
'  Westerlund  (124)  Ariitisches  Europa. 
SuTER  (123)  Zollii\oner  Weiher.  InTei-    var.  elongata. 

chen. 

Steck  (103)  fiihrt  die  vorliegende,  soiist  so  verbreitete  Art 
ans  dem  Moosseedorfsee  nicht  an.  Ebenso  betont  Forel  (47) 
das  Fehleii  von  Guln.  peregm  im  Genfersee.  Beaclitenswert  ist, 
dass  die  genannte  Schnecke  bis  in  die  hochalpine  Région  liinauf- 
steigt,  wie  ans  den  Funden  von  Christ  (28)  und  Craven  (41) 
ersichtlich  ist. 


536 


GEORG   SURBECK. 


Limnopliysa  truncatula  Mtill. 


AUTOR 


FUNDORT 


Am  Stëin  (4) 

See  bei  Tarasp. 

-(6) 

Kanton  (iraubiinden 

-(7) 

Alpenseeii  von  Partnun  u. 

Garschina. 

Craven  (41) 

Lortschthal  ca.  2300  m  ii.M. 

FOREL    (47) 

Genfersee. 

-  (49) 

Schweizerseen. 

FUHRMANN  (50) 

Seeii  voiiRitom,  Toni  iind 

Cadajjno. 

Heer  (64) 

Kt.  Glarus,  in  Bàchen  und 

Pfiitzen. 

Heuscher  (66) 

Wangselsee,    Weldenber- 

gersee  (K.  St.  Gallen.) 

HOFER    (122) 

Kt.  Aargau,  AUwasser  der 

Reuss. 

Jeffreys  (67) 

Léman  bei  Lausanne.  Lac 

des  Rrenets. 

IMHOF    (69) 

Silsersee  (Graubiinden). 

-   (126) 

Piz  Corvatsch 

J URINE    (73) 

bei  Genf. 

Martens  (80) 

Seealpsee  1 142  m  ii.  M. 

Regelsberger  (92) 

1  Neben  anderen  ijernischen 

Fundorten  auch  Faulensee 

und  Thunersee. 

ROFFIAEN    (93) 

bei  Altdorf 

Slavik  (101) 

in  stehenden  und  tliessen- 

Bemerkungen 


var.  ohlonga  und  var.  'ininnr 


«Grossie  Hôhe,  die  von  Was- 
sermollusken  erreicht  wird, 
ist  2S20-2610  m  ii.  M.» 


var.  venlricosa  und  var.  sub- 
angulata. 


den  Gevvâssern  Bohmens. 


L.  truncatula  ist  wohl  èine  der  verbreitesten  Schnecken  iiber- 
haupt  ;  auch  dièse  Species  steigt,  wie  aus  obiger  Zusammenstel- 
lung  zu  ersehen  ist,  in  den  Alpen  bis  in  betrâchtliche  Hôhe  hin- 


MOLLUSKENFAITNA  DES  VIERWALDSTÂTTER8EES. 


537 


auf,  AVeiin  aber  Imhof  (12G)  sagt,  dass  die  Wassermollusken 
iiiclit  liolier  gehen  als  2()0()iii.,  so  ist  dies  insofern  imrichtig,  als 
Crayen  (-41)  iioch  in  2(S00  m.  ii.  M.  Exemplare  von  Guln.pere- 
f/ra  sammeln  konnte. 


Phi/sa  fontinalis  L. 

AUTOR  FUNDORT 

HoFER  (122j  Stille  Reuss  bei  Fischbach 

(Kt.  Aargau). 
Jeffreys  (67)  bei  Yverdon,  Orbe. 

J  URINE  (73)  Il  m  Genl'. 

Pfyffer  (88)  Rotsee  bei  Luzern. 

Regelsberger  (92)  Egelmôsli  bei  Bern. 
Slavik  (101) 


BeMERKUNGEN 


Weit  verbreitel,  aber  nicht 
haufig  aiizutreden. 


Fliessende    und   steheiide 

Gewasser  Bohmens. 
Steck  (103)  Moosseedorfsee. 

Suter(HO)  Zïirichsee. 

—  (123)  Ziirich-,  Katzensee,Limmat. 

In  der  Ostschweiz  scheint  Ph/safontinalis  nicht  sehr  verbreitet 
zu  sein.  Demi  einerseits  citiert  Martens  (80)  die  Art  nicht  aus 
den  Kantonen  St.  Gallen  und  Appenzell  ;  allerdings  bemerkt  der 
Aiitor,  sie  dilrfte  an  passenden  Orten  nicht  fehlen.  Andernteils 
fiihrt  Am  Stein  in  seinen  Arbeiten  liber  die  Molhisken  Grau- 
biindens  Phy sa  fontinalis  nirgends  an.  Auch  Forel  (47)  macht 
darauf  aiifmerksam,  dass  ini  Genfersee  Physa  zu  fehlen  scheine. 


Tropodiscus  carinatus  Mull. 

AUTOR  FUNDORT  BEMERKUNGEN 

Am  Stein  (4)  Laaxersee. 

'Clessin  (30)  Siidbayern. 

\Y.  Hartmann  (61)  Katzensee    (Kt.     Ziirich). 

Lagomaggioreb.  Locarno.  Bei  Locarno Charpentier leg. 


538 


GEORG    SURBECK. 


FUNDORT 


Bemerkungen 


AUTOR 

HoFEU  (l'2'i)  Nebnn vei's(iiiefl(MiPnOrten 

im  Kl.  Aargau  auch  Eyelsee. 
Jeffreys  (67)  Genfersee,  LacdesBrenets. 

JuRiNE  (73)  bei  Genf. 

Regelsberger  (92)  Thiiner-  iind  Brienzersee. 
RoFFiAEN  (93)         Brienzersee. 
Slaviic  (101)  Inst.  Gewiissern  Biilimens. 

Steck  (103)  Moosseedoi'fsee. 

Suter  (110)  Durch  die  ganze  Scliweiz    In  der  Schweiz  hâutiger  als 

verbreitet.  PI.  marginatm. 

Suter  (123)  Ziirich-.Katzensee,  Roi)en-    var.  «^^«èminiKatzensee,  bei 

hausen.  Wangen.  Robenbausen  etc. 


Durcbvvegs  kleinc  Fornien. 


Xacli  FOREL  (47)  sclieint  (las  Genus  Planorhis  im  Léman  zu 
felilen.  Daday  (43) i.'il)t  ans  demBalaton  Trop,  carinatus niç\\t  an. 

Baf]i_)/oi)ij)]/((Jus  confortus  L. 


AUTOR 

Am  Stein  (3) 

—  (4  und  6) 

VandenBroeck(21] 

'Clessin  (30) 
HoFEU  (122) 
Jeffreys  (67) 

JuRlNE  (73) 

Martens  (80) 

Pfyffer  (88) 
Regelsberger  (92~ 
*Slavik  (101) 

Steck  (103) 


Fhndort 

See  von  Tarasp. 

Kanton  Graui)iinden,  ver- 

schiedene  Fuiidorte. 

Am  Aiisgang  des  Glacier 

des  Bois. 

Siulbayerii. 

Badener  SladUveiber. 

Miirtensee.  Bei  Lausanne. 

Lac  des  Brenots. 

Bei  Genf. 

Kantone    Appenzell    und 

St.  (ialleii. 

Kant.  Liizerii. 

Tliniier-.  Brienzersee. 

Bidimen. 

Moosseedorfsee. 


Bemerkungen 


Bodensee  ausereschlossen. 


Nur  an  zvvei  Lolvalitaten  ge- 
fiinden. 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  589 

AUTOR  FUNDORT  BeMERKUNGEN 

Studeu  (106)  Schweiz  ohne  nahere  An- 

gal)eii. 
SuTER  (110)  Katzensee(Kt.  Ziinch),Un- 

tersee. 
SuTER  (123)  Katzensee.  Rohenliauseii. 


Gynudus  deformi.s  Hrtiii. 

(uiul  Giji-.  alhus  Miill.) 


AUTOR 
'Clessin  i'M)) 


FUNDORT 
SiUlbavern 


W.  Hartmann  (61)  Muptner-  Bielersee.  Bo- 
densee,  Nebenkanale  des 
Rheines  b.  Rheinek.  Zii- 
richsee  bei  Scbnierikon. 


HOFER  (122) 

Jeffrey,?  (67) 
Imhof  (12o) 
Jurine  (73) 
Martens  (80) 


Rolirdorfermoos 

Lac  des  Brenets 

Murtensee 

Bei  Genf 

Kt.  Appenzell  u.  St.  Gallen 


Regelsberger  (92)  Thunersee 
Slavik  (101)  Biilimen 

Steck  (103)  Moosseedorfsee 

Studer  (  1  Oo)  Schweiz  ohne  nahere  An- 

eraben. 


SLTER(liO) 

—       (123) 


Ziirichsee,  Untersee. 

Ziirich-Pfiiffikersee. 

Ziiriclisee. 


BEMERKUNGEN 

PL  hispidiis  Drap,  {alhiis 
Mûll.)  und  G.  deformis  Hrtm. 
Ans  den  beiden  ersten  Seen 
PL  tenellus  Stud.  (nach  Cles- 
sin 38=:  G.  deformis  Hrtm.) 
Uebrige  Orte  PL  deformis 
Hartmann. 
PL  nlhus. 

PL  kispidns  Drap.(P/.  albus). 
G.  tenellus  (G.  deformis). 
PL  hispidiis  [PL  albus). 
PL   (dhiis.    Bodensee  ausge- 
schlossen. 
PL   alhas. 
PL  albus. 
PL  albus. 

.  PL  corneus  Stud.  (nach  Cles- 
sin 3i  synomym  mit  G.  de- 
formis Hofer.) 
G.  deformis. 
G.  albus. 
G.  deformis. 


Am  Steix  fillirt  in  seiiien  Arbeiten  liber  die  ^lolhiskeiifuuiia 
des  Kantons  Graubiliideii  weder  Gi/r.  albus  ^liill.  noch  G.  de- 


540 


GEORG   SURBECK. 


fonnis  Hrtm.  an.  Nachtraglich  muss  ich  nocli  bemerken,  dass 
Jeffreys  (67)  [ans  dem  Lac  des  Brenets?]  PL  subcarinatus 
Charp.  citiert,  der  nach  Hartmann  (61)  synonymist  mit  seinem 
Gyr.  deformis. 


Ancylastrum  capuloides  Jan. 


AUTOR 
BOURGUIGNAT 


FUNDORT 
Luganersee. 


Bemerkungen 

In  der  Genfersammlung  Bour- 
guignat's. 


Clessin  (37)  Ziirichsee. 

—  -         (38)  Comersee. 

In  den  grossen  Schweizer- 

seen. 
*  —  (39)  Gardasee.  leg.  Gredler. 

Ziirichsee.  leg.  Glessin. 

PoRRo(i.  CLESsiN,37)Comersee. 
SuTER  (HO)  Zurich-,  Luganersee. 

SuTER  (123)  Ziirichsee  bei  Riesbach. 

Im  Genfersee  lebt  nach  Forel  (47),  und  im  Brienzersee 
nach  Begelsberger  (92)  Ane.  fluviatUis.  Ebenso  fûhrt  Slavik 
(101)  ans  Bôhmen  nur  die  ebengenannte  Art  als  Vertreter  der 
Ancyliden  an. 

Cincinna  antiqua  Sowerby. 


Autor 

FuNDORT                   Bemerkungen 

AsPER  (H) 

Genfer-,  Ziirich-,PfafflIver- 

see. 

HOFFIAEN  (93) 

Brienzersee.                        Voir.  Colbeaui  RolT.  =  Valc. 

contorta.    =  Cinc.    ontiqua 

(«variété  subscalari forme  »). 

SUTER  (HO) 

Zurich-,   Kalzen-,    Unter-, 

Neuenburgersee 

-        (123) 

Ziirich-,  K?tzensee. 

MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÀTTERSEES. 


541 


ZsCHOKKE  (119)  giebt  aus  deii  Juraseen  keine  Valvaten  aii^ 
wâhrend  Jeffef.ys  (67)  V.  pJanorhls  ans  dem  Lac  des  Brenets, 
sowie  ans  dem  Murtensee  citiert.  Nacli  Daday  (43)  lebtiinBala- 
toii  als  eiiiziger  Vertreter  der  Valvaten  F.  fliivkdUis  Colbeaii. 
Forel(49)  envaliiit  aus  dem  Léman  F.  jjisma/isMull.InGrau- 
biinden  sdieint  die  vorliegende  Art  zu  fehlen,  wenigstens  fiihrt 
sie  Am  SteDs^  unter  den  Mollusken  dièses  Kantons  nirgends  an. 


Tropidina  depressa  Pfeiifer. 


AUTOR 
Studer  (108) 


SUTER  (110) 


FUNDORT 

Miinchenbuchseemoos 
(Kt.  Bern) 

Untersee. 


Bemerkungen 

Valv.  jjidchella  Stud.  nach 
Clessin  (38)  synonym  mit 
Trop,  depressa. 


Trop,  depressa  gehort  zu  den  seltneren  Arten.  Die  obigen 
Angaben  sind  die  einzigen,  die  mir  iiber  das  Vorkommen  der 
Schnecke  in  der  Schweiz  zu  Gesicht  kamen.  Auch  der  Vierwald- 
stâttersee  ist  als  Fundort  fiir  die  vorliegende  Species  neu. 


Imhoi' 


Bijtldma  tenfaculata  L. 


Bemerkungen 
Paludina  impura  (synon.) 


AUTOR  FU^'D0RT 

Am  Stein  (1)  Kt.  Graiibiinden 

—  (t))  Sumpr  iin  Misox. 

AsPER  (11)  Ziiricli-,  Greifensee. 

FoREL  (i9)  Schweizerseen. 

Heer  (64)  Kt.  Glarus,  in  Grâben  des     Pal.  impura  (synonym). 

Unterlandes. 
HoFER  (122)  Kt.  Aargau,  steh.  u.  fliess. 

Gewâsser.  Egelsee. 
■Q)  Gardasee,  in.  60  m.  Tiefe. 


Rev.  Suisse  de  Zool.,  ï.  6.  1899. 


36 


542 


AUTOR 


GEORG   SURBECK. 
FUNDORT 


HEGELSBEur.ER  (92)  Thuiiersee. 
RoFFiAEM  (93)  Schvveiz. 


BeMERKUNGEN 
Ohne  lùiliere  Anffaben. 


Steck  (103)  Moosseedoi'fsee. 

Studer  (106)  Schweiz,  premein  inunsern 

Wassergraben.  Pa/uil.  iacnlator  (synonym). 

SuTER  (110)  In  den  meisten  Gevvassern 

der  Schweiz. 
SuTER  (123)  Ziit'ich-,  Katzensee.  Haulig. 

ZscHOKKB  (119)       Jouxsee.  Lac  des  Brenets.  B.  ventricosa  Gray  (?). 

Maetens  (80)  erwâliiit  die  vorliegende  Art  iiicht  speciell  aus 
den  Kantonen  Appeiizell  und  St.  Galleii;  die  weit  verbreitete 
Schnecke  dûrfte  aber  dort  ebenfalls  iiicht  fehleii.  Auch  Jurine 
(73)  citiert  B.  tent.  iiicht  aus  der  Uiiigebuiig  von  Genf. 


Anodonta. 


AUTOR 

Am  Stein  (3) 

-  (V) 
Brot  (22) 

Dad\y  (43) 


FOREL    (47) 

-(49) 
Godet  (33) 
Heer  (64) 
Heusgher  (66) 
HOFER   (122) 


FuNDORT 
Flimsersee 

Kt.  Graubiiiiden. 
Léman 

Balaton. 


Léman. 

Schweizerseen. 

Neuenburgersee. 

Walensee. 

Kt.St.  Gallen,  einigeTeiche 

Stehende   Gewasser     des 

Aargau.   Egel-  und  Hall- 

wylersee. 


Bemerkungen 

An.   anatina,  fraglich,  weil 
ganz  JLinge  MuscheL 
A.  anatina. 

Verschiedene  Varietiiten  von 
Anod.  cygnea,  cellensis,  pis- 
cinalis  und  Pictetiana. 
A.  niutabilis  var.  pisc. 
A.  platienica  Serv.   und 
A.  balatonica  Serv. 
A.  anatina,  A.  Pictetiana. 
Diverse  Species  von  Anod. 

»  ))         ))        )> 

A.  anatina. 
A .  Cj/gnea . 
A.  ce//i'iisis. 
A.    d'il.    var.   Cliarpentieri. 


MOLLUSKENFAUNA    DES    V^ERWALDSTATTERSEES. 


543 


AUTOR 
Imhof  (12o) 

JURINE    (73) 

Meyer    von    Kno- 

NAU  (83) 

-Mvsr  (86) 

Pl'VFKEU    ^88) 

Razoumowsky(91) 
Regelsberger  (92) 

'  schliciiter  (96) 
'Slavik  (101) 

Stegk  (103) 

Studer  (105) 

-  (108) 

Suter  (110) 


-SUTER  (110) 


"ZSCHOKKE  (119) 
SUTER  (123) 


FUNDORT 

Murtensee 
Bei  Genf. 

Kt.  Schwvz. 

Kt.  Freiburg. 

Rotsee  hei  Luzerii. 

Jorat  und  iTingebung. 

Faulensee. 

Thunersee. 

Federsee. 

Bohmen. 

Moosseedorfsee. 

Schweiz. 


Schweiz,  weit  verbreitet. 
Ziircher-,  Unter-,  Lovver 
zer-,  Neuenburgersee. 
Villeneuve. 
Neuenburgersee. 
Stein  am  Rhein. 
Ziircber-,  Neuenburgersee 

Lugano. 

Untersee. 

Lac  des  Brenets. 

Katzensee. 

Ausfluss  des  Ziirichsees. 

Ziirichsee. 


Bemerkungen 

A.  anatina  u.  Pictrtiana. 
A .  (uvitina. 

Mijl.  (inalinus. 

A.  anatina  und  crlUnsis. 

A .  cijfjnea . 

Miflilns  analinns. 

A.  (/aliica  Bourg. 

il.  anatina. 

A.  mutahilis  Cless. 

Diverse  Species. 

A.  cellensis. 

A.  anatina  und  cygnea. 

A.    matahilis    var.    cygnea, 

ci'l/ensis  und  piscinalis. 

A.  mutahilis  var.  cygnea. 

»  »     cellensis. 

»  »     Pictetiana. 

»  ))     anatina. 

»  »      piscinalis. 

A.  mntabilis  var.  Charpen- 
tievi. 

A .  mntabilis  var.  rxsnlcerata. 
A.  matahilis  var.  oviformis. 
A.  cellensis. 

A .  mutahilis  var.  cygnea. 
A.  mntabilis  var.  cellensis. 
A  .  mutahilis  var.  lacustrina. 


Jeffreys  (67)  giebt  sich  nicht  mit  den  vielen  Species  von 
Aiiodonten  ab;  der  Autor  giaubt,  dass  die  in  der  Schweiz  vor- 
konimenden  Anodonten  auf  eine,  hôchstens  zwei  Arten  reduziert 
werden  konnen. 


544 


GEORG   SURBECK. 


Unio  hatavHs  Lam.  * 

FUNDORT  BeMERKUNOEN 

(Léman  ?)  Lac  de  Bret. 
Walensee  Fraglich. 

Kt.    Aargau,   in  Bachen, 
Altwassern  und  Grâben. 
Versch.  Orte  im  Grossher- 
zgt.  Baden,  aber  nicht  im 
Bodensee. 
Regelsberger  (92)    Thunersee. 

Schweiz,  ohne  niiliere  An- 

gabe 

In  fliessenden  Gewassern 

von  Bôhmen  haulig. 

Urseren  (Kt.  Bern). 

In  Fliissen  und  Seen  der 

Schweiz  nordiich  d.  Alpen. 

Lowerzersee.  Neuveville.    var.  ater  àVils. 

Ausfluss  des  Ziirichsees. 

Glatt  (Fluss  im  Kt.  Zilrich)    var.  ater  Nils. 

Umgebung  von  Schwab- 

liausen  (Oberbayern)  MiteinerReihev.Varietaten. 


AUTOR 

Brot  (22) 
Heer  (64) 
HOFER  (122) 

Kreglinger  (74) 


ROFFI^N  (93) 

*Slâvik(101) 

Studer  (108) 
SUTER  (MO) 

-        (123) 
*  Walser  (112) 


var.  crassiis  Retz. 


var.  ater  Nils. 


Zii  bemerkeii  ist  vor  Allem,  dass  Am  Stein  Unio  bafarus  aus 
Graubûnden  nicht  anfuhrt.  Ebenso  felilt  die  Artnach  Daday  (43) 
im  Balaton. 

Unio  pidorum  var.  proëchus  Bourg. 

Die  Art,  U.  }}i(ioni)n  L.  wird  ans  deii  verschiedensten  Seen 
der  Schweiz  und  des  Auslandes  citiert,  Unio  proëcJms  erw  âhnt 
SuTER,  (110)  aus  dem  Zugersee  und  fasst  die  Form  ebenfalls  nur 
als  eine  Varietiit  von  U.  pictorum  auf.  Godet  hat  in  seiner 
Sannnhnig  die  vorhegende  Art  von  demselben  Fundorte. 


^  Siehe  Xachtrag  am  Sclilusse  meiner  Arbeit. 


MOLLUSKENFAUNA  DES  VIERWALDSTATTERSEES . 


545 


Pisidium  amnicum  Mûll. 

AUTOR  FUNDORT  BEMERKUNGEN 

Brot  (23)  Untersee  in  20  m.  Tiefe. 

€lessin  (39)  Xeueiiburgersee. 

'  Gardasee. 
FoREL  (47)  Léman. 

—       (49)  Schweizerseen. 

Heer    (64)  Kt.  Glarus,  in  den  Graben 

des  Unterlandes. 
HoFER  (122)  Kt.  Aaryau,  Seitengriiben 

der  Reuss. 
Regelsberger  (92)  Thunersee. 

Studer  (lOo)  Schvveiz.  Cyclas  amnica  Drap. 

Studer  Th.  (108)    Umgebung  von  Bern. 
Slter  (MO)  Boden-,Unter-, Neuenbur- 

gersee,  Egels.  b.  Thaingen. 
Westerlund  (124)  Arktisches  Europa. 

Pis.  amnicum.  scheint  nacli  Am  Stein  in  Graubûnden,  nach 
Steck  (103)  im  Moosseedorfsee,  nach  Slavik  (101)  in  Bohmen 
und  nach  Daday  (43)  im  Balaton  zu  fehlen.  Auch  Suïer  (123) 
giebt  die  Muschel  ans  keinem  der  zûrcherischen  Gewâsser  an. 


Pisidium  nitidum  Jenyns. 

AUTOR  FUNDORT  BeMERKUNGEN 

Am  Stein  (7)  Kt.  Graubiinden.  Typusund  var. /acM.s-^reGless- 

(Zschokke  leg.) 
BouRGUiGNAT  (16)    Rotsec  bei  Luzern. 
Cless[n  (39)  In  den  meisten  Seen  des 

Unterinnthales. 
Seen  von  Ritom,  Toni  und 
Gadagno. 

Lac  des  Brenets.  Lac  de  Bret. 

Moosseedorfsee.  Einziges  Pisidium  des  Moos- 

seedorfsees. 


fuhrmann  (30) 

Jeffreys  (67) 
Steck  (103) 


.Suter  (110)  (123)  Ziirichsee. 


546  GEORG   SURBECK. 

Fis.  nitidum  sclieint  in  den  grosseren  Seen  iiicht  sehr  ver- 
breitet  zu  sein.  Auch  im  Vierwaklstattersee  fand  icli  die  Art  niir 
an  einer  Stelle  in  selir  spârliclier  Zalil. 

SCHLUSSBETRACHTUNG. 

Unter  Berticksiclitigiing  der  einzelnen,  im  Progranmi  fiir  die 
Yierwaldstatterseeiintersucliinig  aufgestellten  Piinkte  ^  fasse  ich 
das  Ergebnis  der  vorliegenden  Arbeit  kiirz  zusammen  : 

I.  Die  Molhiskenfauna  des  untersucbten  Wasserbeckens  ist 
ans  23  Art  en  bzw.  Varietaten  ziisammengesetzt  ;  davon  sind  22 
litorale  Formen,  eine  Art  gehôrt  der  Tiefenregion  an.  Dièse 
Faima  ist  bei  der  grossen  ]\Iannigfakigkeit  von  Lebensbedin- 
gungen,  die  der  See  in  seinen  einzebien  Teilen  bietet,  eine  arme 
zu  nennen. 

II.  Die  litoralen  Molkisken  des  Vierwaldstâttersees  sind  auch 
in  den  iibrigen  Scliweizerseen  mebr  oder  weniger  verbreitet. 
Eine  lokale  Fauna  bat  sich  nicht  ausgebiklet. 

III.  Ein  Vergleicb  mit  auswârtigen  Seen  ergiebt,  dass  die 
Molhiskenfauna  des  Vierwaklstàttersees  bezlighch  ihrer  Zusani- 
mensetzung  derjenigen  des  Bodensees  und  einiger  oberbaye- 
rischer  Seen  am  nachsten  steht. 

IV.  Die  Tiefenregion  ist  nur  mit  einer  Art,  Pmd'mm  Clessini 
n.  sp.,  bevôlkert;  dièse  Species  tritt  aber  in  sehr  grosser  Indivi- 
duenzahl  auf. 

V.  Variation  von  Ort  zu  Ort  làsst  sichnuringernigemMaasse- 
konstatieren.  Es  bezieht  sich  dieselbe  hauptsâchhch  auf  ver- 
schiedene  Grosse  und  Dickschahgkeit  der  einzelnen  Species. 

VI.  Sehr  verschieden  ist  die  Artenzahl  der  Molluskenfauna  in 
den  einzelnen  Seeteilen.  An  der  Spitze  steht  das  Gersauerbecken 
mit  20  Arten  bezw.  Varietaten,  wahrend  der  Alpnachersee  deren 
nur  8  aufzuweisen  bat. 

^  Siehe  Einleitunff. 


MOLLUSKENFAUNA   DES   \1ERWALDSTÂTTERSEES.  547 

VIL  In  ein  iiiid  (lemselben  Seebeckeii  sind  die  einzeliienlfer- 
streckeii  verscliiedeii  diclit  bevôlkert.  Bei  einigen  Arteii  kaim  das 
Aiiftretçn  von  individuenreiclien  Gesellschaften  an  engbegrenz- 
ten  Lokalitâten  beobachtet  werden.  Dièse  iind  andere  derartige 
Erscheinimgen  sind  ziini  grossten  Teil  ans  der  natiiiiidien  Be- 
schalï'enlieit  der  Fnndorte,  ans  den  floristisclien,  physikalischen 
und  clieniischen  Verhaltnissen  erklârt  worden. 

VIII.  Der  Gegensatz  von  felsigem  Steilufer  und  sandigeni 
Seichtufer  tritt  liauptsachlich  durcli  das  Vorkommen  oder  Feh- 
len  der  schlammbewolmenden  Schnecken  und  der  grossen  Bival- 
ven  deutlich  zu  Tage.  Beide  Tiergruppen  kommen  vor  Allem  im 
seichten  Litoral  der  unteren  Seebecken  zu  reicher  Entfaltung, 
wâlirend  die  Unioniden  und  Valvaten  im  Urnersee  ganz  fehlen 
und  im  Gersauerbecken  nur  an  wenigen  Stellen  vorhanden  sind. 


548  GEORG   8URBECK. 


NACHTRAG. 

Nach  Ahschluss  meiner  vorliegenden  Arbeit  war  es  niir  durch 
die  Giite  von  Herrn  Prof.  Dr.  Th.  Studer  in'Bern  vergônnt,  die 
grosse  Concliyliensammhing  von  Shuttleworth  ,  welche  ini 
naturhist.  Muséum  in  Bern  deponiert  ist,  zu  besiclitigen.  Es  be- 
finden  sich  dort  wenige  Exemplare  von  Unio  hafavus  Lam.  mit 
der  Anmerkung :  var.  squamosus,  Charpentier,  Genfersee.  Dièse 
Belegstûcke  wiirden  also  den  Angaben  verschiedener  Autoren, 
dass  Uniobatavus  im  Genfersee  vollstândigfehle,  widersprechen. 
Ich  vernmte  aber,  dass  es  dieselben  Exemplare  sind,  welche 
Charpentier  (27)  erwâhnt  ;  demnach  wâren  es  nicht  Bewohner 
des  eigentlichen  Sees  gewesen,  demi  letztgenannter  Autor 
schreibt  (27):  «trouvé  en  1811  dans  un  fossé  aboutissant  au 
lac  de  Genève,  près  de  Noville.  » 

Herr  Prof.  Studer  besass  ferner  die  Freundlichkeit,  mich  auf 
eine  Notiz  aufmerksam  zu  maclien,  die  mir  entgangen  war  und 
die  sich  in  den  Verhandhmgen  der  waadtlândischen  naturf.  Ge- 
sellschaft  findet  (127).  Sie  lautet  in  extenso  folgendermaassen  : 

«  M.  le  D''  ScHARDT  présente  les  coquilles  de  trois  Unio  bata- 
vus,  trouvés  vivants  dans  le  lac  Léman,  à  Villeneuve,  parmi  les 
nombreuses  Anodontes  qui  pullulent  sur  le  fond  vaseux,  entre 
l'embouchure  de  l'Eau-Froide  et  celle  du  Grand-Canal.  L' Unio 
hatavus  n'a  pas  encore  été  constaté  comme  habitant  normal  de 
notre  lac.  Dans  les  rares  citations  qui  en  ont  été  faites,  sa  pré- 
sence peut  être  attribuée  à  des  accidents  ;  tel  l'échantillon  unique 
trouvé  par  M.  Brot  devant  les  Pàquis,  à  Genève,  et  celui  cité 
par  M.  de  Mortillet  à  l'embouchure  du  Vengeron.  M.  Forel 
a  trouvé  des  coquilles  de  ce  Mollusque  sur  la  grève  du  lac,  près 
de  Morges,  et  M.  Lugeon  à  S*-Sulpice.  M.  Charbonnier,  insti- 
tuteur à  Nj^on,  a  trouvé  des  coquilles,  avec  restes  de  l'animal, 
abandonnées  par  les  Corbeaux  sur  la  grève  du  lac  près  de  Nyon. 


MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDSTÂTTERSEES.  549 

Il  n'est  pas  possible  de  dire  s'il  s'agit  d'animaux  égarés  ou 
amenés  par  les  Oiseaux  des  fossés  et  ruisseaux  des  environs,  oiî 
VUnio  abonde,  pendant  qu'il  manque  généralement  dans  le  lac. 
Les  trois  individus  de  Villeneuve  sont,  sauf  un,  en  bon  état  et 
adultes,  et  ne  peuvent  guère,  ni  être  venus  par  l'Eau-Froide,  ni 
avoir  été  transportés  par  des  Oiseaux  qui  les  auraient  perdus  au 
vol.  Ce  sont  peut-être  les  derniers  survivants  de  l'espèce  envoie 
de  s'éteindre  dans  le  lac,  car  il  est  certain  que  VUnio  hataims 
était  très  fréquent  à  une  époque  qui  n'est  pas  très  éloignée,  à  en 
juger  par  la  présence  de  ses  valves  à  l'état  subfossile  dans  les 
limons  de  certains  endroits  de  la  rive,  et  dans  les  anciens  sédi- 
ments lacustres  reposant  sur  les  dépôts  glaciaires  à  la  hauteur 
de  2  à  5  mètres  au-dessus  du  niveau  du  lac.  » 

Herrn  Prof.  Studer  in  Bern  spreche  icb  an  dieser  Stelle  fiir 
seine  Mitteilung  meinen  verbindlichsten  Dank  aus. 

Kurz  vor  Erscheinen  meiner  Arbeit  erhalte  icli  soeben  von 
Herrn  Prof.  Bedot  in  Genf  die  verdankenswerte  Mitteilung, 
dass  er  vor  einigen  Jahren  im  Genfersee  («  à  la  Bellote  près  de 
Genève,  dans  un  endroit  nonnné  la  Pointe  à  la  Bise  »)  ein  leben- 
des  Exemplar  von  Unio  batarus  gefunden  bat.  Bei  der  genannten 
Fundstelle  mundete  kein  Bach  in  den  See  ;  Anodonta  ist  in  grosser 
Zabi  vorhanden.  Trotz  mehrmaligem  Besuch  desselben  Fund- 
ortes  gelang  es  Herrn  Prof.  Bedot  seither  niclit  melir,  ein  wei- 
teres  Exemplar  von  U.  hatavus  aufzufinden. 


550  GEORG   SURBECK. 


Litteralur. 


1.  A.M  Stkin  .1.  G.  Verzeiclinis  (1er  Land-  ninl  WiisscrmoUaskcn  Grau- 
biindi'ns.  Jahreshericht  dcr  naturf.  Ges.  (iraiibuiidens.  N.  F.  III.  .lahr- 
gang  1858. 

â.  —  Nachlrag  zu  dm  MoUnskenGraubilndens.  Jahresbericht  dcr  naturf. 
(ies.  Graubiindens.  N.  F.  VII.  Jalirg:.  1862. 

3.  —  Ziveilcr  Nachtraq  zur  Mollusket\f(nina  Graubiindens.  .lahresbericht 

der  naturf.  Ges.  Graubïuidens.  N.  F.  XVII.  .Jahrg.  I87;i. 

4.  —    Verzeichnis  der  Mollusken  Graubiindens.    Beilage  zu  den  Jahres- 

i)erichten  der  naturf.  Ges.  Graubiindens.   Jahrg.  XXVII  und  XXVIII. 
1883,  1884. 

5.  —   Nitcktrafi  zu  den  hei  Sernens  beobachtelen  Binnenconchi/iien .  Bericht 

der  naturf.  Ges.  Graubiindens.  Bd.  XXX.  1886. 

6.  —  Beitrdf/e  zur  Molluskenfauna  Graubiindens,  une  solche  vom  Herbst 

1<S<^4  —  Herbst  1889  zur  Kenntnis  gelangt  sind.  Jahresbericht  der 
naturf.  Ges.  Graubiindens.  Jabrg.  XXXIII.   1889. 

7.  —  Beitrdge  zur  MoUaskenfauna  Graubiindens,  die  vom  Herbst  1889 

—  Neujalir  1892  zur  Kenntnis  gelangt  sind.  Bericht  der  naturf.  Ges. 
Graubiindens.  .lahrg.  XXXV.  1891. 

8.  André  E.  Anatomie  et  phi/siologie  des  Amgliis  lacustris  et  fluviatilis. 

Hevue  Suisse  de  zoologie.  I.  Bd.  1893. 

9.  Arnet  X.   Das  Gefrieren  der  Seen  in  der  Zentralschweiz  wdhrend  der 

Winter  1800/91  bis  1895/90.  Mitteilungen  der  naturf.  Ges.  in  Lu- 
zern.  I.  Heft  1895/96.  Luzern  1897. 

10.  AsPER  G.  Etudes  sur  la  faune  des  lacs  alpestres.  Archives  des  sciences 

physiques  et  naturelles.  III  ])ériode,  T.  IV  1880. 

11.  —    Wenig  bekannte  Gesellschaften  kleiner  Thiere  unserer  Scluveizerseen. 

Xeujahrsblatt  der  Ziircher  naturf.  Ges.  auf  das  Jahr  1881.  LXXXIIL 
1880. 

12.  —   Beitrdge  zur  Kenntnis  der  Tiefseefanna  der  Schweizerseen.  Zoolo- 

gisciier  Anzeiger.  Bd.  III.  1880. 

13.  AspER  und  Heuscuer  .1.  Zur  Naturgesrhiclite  des  Alpenseen.  Bericht  iiher 

die  Thatigkeit  der  St.  Galiischen  naturvvissensch.  Ges.  1885/87. 

14.  —  Zur  Naturgeschichte  der  Alpenseen.  Berichtiiber  die  Thatigkeit  der 

St.  Galiischen  naturvvissensch.  Ges.  1887/89. 

15.  Blazka  Fit.  DE  P.   Die  Molluskenfauna  der  Elbetiiiupel.    Zoologischer 

Anzeiger  XIX.  1896. 

16.  Bourguignat  m.  J.  R.  Malacologie  du  lac  des  Quatre-Cantons  et  de  ses 

environs.  Paris  1862. 

17.  Brock.meier  II.    Ueber  Siisswasso'molluslren  der  Gegeud  von  Pion.    For- 

scliungsberichte  aus  der  biolog.  Station  zu  Pliin.  Teil  3.  1895. 


MOLLISKENFAUNA    DES   VIERWALDSTÂÏTERSEES.  551 

18.  Brockmeieh   h.    Bfitnïf/c  zur  Biologie  tiuserer  Siissicassennolinskcn. 

Foi'schber.  der  hioloff.  Station  zti  IMon.  Teil  4.  1896. 

19.  —   Die  Lebensweise  der  Linniam  trinwatuhi.   Foi'schiuifisher.  der  bio- 

hvy.  Station  zii  Pion.   Teil  6.  Abteil^-.  II.  1898. 

20.  —  Siisswasserschnecken  nh  P/aiictonfischer.     Foi'schungsber.   aus  der 

biolog.  Station  zii  Pion.   ïeil  6.  Ableilg.  II.  1898. 

21.  Broek  Ernest  van  den.  Note  sur  une  excursion  scientifique  en  Suisse 

Août-Septembre  187  5 .  Annales  de  la  société  malacologique  de  Belgique. 
T.  X.  Bruxelles  187o. 

22.  Brot  a.    Etudes  sur  les  coquilles  de  lu  j'uniille  de's  ÎSajudes  qui  habitent 

le  Bassin  du  Léman.  Association  zoolog.  du  Léman.  Genève  1867. 
2.'}.  — ,  in  Forel.   Matériaux  pour  servir  à  l'étude  de  la  Faune  profonde 
du  lac  Léman  |  X  V  Mollusques.    Bulletin  de  la  société  vaudoise  des 
sciences  nat.  Vol.  XIII.  1874. 

24.  BucHNER  0.    Beitrage  zur  Kenntnis  des  Baues  der  e/nlieiiuischen  Pla- 

norben.  .lahresbefte  des  Vereins  fiir  vaterl.  Naturkunde  in  Wiirttem- 
berg.  Bd.  47. 

25.  —  Die  Asqnuuelrie  der  Gastropoden  in   ihren  Beziehungen  und  Wir- 

kunijen  auf  die  Lebensdusserungen  der  schalentragenden  Schnecken. 
Jahreshefte  des  Vereins  fiir  vaterlandische  Naturkunde  in  Wiirttenn- 
berg.  Bd.  48. 

26.  DE  Charpentier  J.  Ein  Schreiben  von  Jean  de  Char/ientier  von  Bern  an 

Prof.  Sluder,  Valer,  in  Bern  itber  den  .Aufsatz  in  der  neuen  Alpina  : 
Sgstem  derErd-  und  Elnssschnecken  der  Schweiz  von  W.  Hartmann. 
Neue  Alpina.  If.  Bd.  1827. 

27.  —   Catalogue  des  mollusques  terrestres  et  fluviatiles  de  la  Suisse,  for- 

mant la  seconde  partie  de  la  faune  helvétique.  Xeue  Denksehriflen 
der  allg.  schweiz.  Ges.  fiir  die  gesammten  Naturvvissenschaften. 
I.  Bd.  1837. 

28.  Crist  H.   Planzenleben  der  Schweiz.   Ziirich   1879   (Vorkommen   von 

Limn.peregra'xm  SchwarzseeamMatterliorn  2oU0  m.  I.  Bd.  pag.  316). 

29.  Clessin  s.   Die  Corrosion  der  Bivalven.  Korrespondenzblatt  des  zooL 

niineralog.  Vereins  in  Regensburg.  Jahrg.  25.   1871. 

30.  —  Die  Planorben  Sitdbagerns .  Korrespondenzblatt  deszool.-mineralog. 

Vereins  in  liegensburg.  .lahrg.  25.   1871. 

31.  —   Das  Verhalten  der  Mollusken   im  Winter.   Korrespondenzblatt  des 

zool.-minerolog.  Vereins  in  Regensburg.  .lahrg.  26.    1872. 

32.  —  Studien  iiher  die  deutschen  Species  des  Genus  Anodonta  Cuv.    Kor- 

respondenzblatt des  zool. -niineralog.  Vereins  in  Regensburg.  Jahrg. 
26.    1872. 

33.  —-  Die  Moliuskenfauna  des  Star nbergersees .  Malakozoologische  Blâtter. 

Bd.  XIX.  1872. 
;{4.  —  Beilrdge  zur  Moliuskenfauna  der  oberbagerischen  Seen.     Korres- 
pondenzblatt deszool.-mineralog.   Vereins  zu  Regensburg.   1873-75. 


552  GEORG   8URBECK. 

35.  Clessin  s.  in  F^orel.  Matérinux  pom-  servir  à  l'étude  de  la  faune  pro- 
fonde du  lac  Léman.  §  XX  Pisidimns.  Bulletin  de  la  société  vau- 
doise  des  sciences  naturelles.   Vol.  XIII.   1874. 

^56.  —  in  FoKEL.  Matériaux  pour  serrir  etc.  '^XXXV  Pisidiums.  Bull.de 
la  soc.  vaud.  des  sciences  naturelles.  Vol.  XIV.  1876. 

37.  —  Die   Anci/lus-Arten    Griechenland.s.     Malakozoologische    Blatler. 

.\.  F.  III.  1881. 

38.  —   Dentsche  Exknrsionsmolluskenfauna.   II.  Autl.  Niirnberg  1884. 

39.  —  MoUuskenfauna  von  Oesterreich-Uni/nm  und  der  Schweiz.    Niirn- 

herj;'.   1887. 

40.  CoLBE.\u  M,    Espèces  de  Mollusques  recueillis  par  M.   Elie  Gaucher 

auprès  de  Sckaffkouse  et  de  Constance.   Annales  de  la  société  nialaco- 
log'ique  de  Belgique.  Vol.  XI,  II"'«  série.  Tome  V.  187(5. 

41.  Cr.'V^ven  a.  E.   Mollusques  terrestres  et  fiuviatiles  recueillis  en  Suisse. 

Annales  de  la  société  malacologique  de  Belgiqife.  Vol.  V.  1870. 

42.  CuviER.  Mémoires  pour  servir  à  l'histoire  et  à  l'anatomie  des  Mollus- 

ques. Paris   1817. 

43.  Daday  E.  V.  Mollusken  des  Balatonsees.    Besullate  der  wissenschaft- 

liclien  Erforschung  des  Balatonsees.  II.  Bd.  I.  Teil.  Wien  1897. 

44.  Draparnaud  J.  Ph.  R.   Histoire  naturelle  des  Mollusques  terrestres  et 

fiuviatiles  de  la  France.  Paris  an  XIII.   (1804). 

45.  DuMONT  et  MoRTiLLET.  Histoire  des  Mollusques  terrestres  et  d'eau  douce 

vivants  et  fossiles  de  la  Savoie  et  du  bassin  du  Léman.  Paris  et  Genève 
18o2. 

46.  FoREL  F.  A.   Introduction  à  l'étude  de  la  faune  profonde  du  lac  Léman. 

Bulletin  de  la  société  vaudoise  des  sciences  nat.  X.  Lausanne  1869. 

47.  —  Matériaux  pour  servir  à  l'élude  de  la  faune  profonde  du  lac  Lé- 

man. Bull,  de  la  société  vaud.  des  sciences  nat.  XIII.  1874  (i^  15  von 
Clessin)  XIV  1876  (§  35  von  Clessin). 

48.  —  Faunistische  Studien  in  den  Silsswasserseen  der  Schweiz.  Zeitschrift 

fiir  wissensch.  Zoologie.  Bd.  30.   Supplément  1878. 

49.  —  La  faune  profonde  des  lacs  Suisses.  Neue  schweiz.  Denkschriften. 

Bd.  29.   1885. 

50.  FuHRMAiN'N  0.  Recherches  sur  la  faune  des  lacs  alpins  du  Tessin.  Revue 

Suisse  de  zoologie.  1896. 

51.  Gever  D.   Ueber  die  Verhreitung  der  Wassermollusken  in  Wilrttemberq. 

Wiirtt.  Jahreshefte  Bd.  50. 

52.  Godet  Paul.    Trois  espèces  de  coquilles  nouvelles  pour  le  canton  de  Neu- 

chdtel.    Bull,    de  la  soc.  des  sciences  nat.  de  Neuchàtel.  Vol.   V 
1861. 

53.  —    \ote  sur  les  Anodontes  du  lac  de  Neuchàtel.     Bull,  de  la  soc.  des 

sciences  nat.  de  Neuchàtel.  Vol.  VI  1864. 

54.  —  Les  Anodontes  du  canton  de  Neuchàtel.  Bull,  de  la  soc.  des  sciences 

nat.  de  Neuchàtel.  Vol.  IX.   1870-73. 


MOLT.USKENFAUNA    DES   ^^ERWALDSTÂTTERSEE.S.  553 

5o.  Godet  Paul.  Les  col/rctions  d'Itistoire  naturelle  (avec  dessin  de  l'Aiio- 
ddiite  aiifitine).   Rameau  de  Sapin.   Vol.  VIII  et  IX.  1874.  I87o. 

56.  Gki'be  E.   Ueber  A.  F.  Forels  Untersuchuvgen  ilber  die  phijsikali.srlic 

Beschnff'enheit  und  die  Flora  und  Faiina  der  Schweizerseen.  Jahres- 
bericlit  der  schlesisclien  Gesellsch.  fiip  vateiiând.  Kultur.  Bd.  LVI 
1879. 

57.  Hautmann  g.   L.    Verzeichnis    nieiner  inldndiscken   Conchijlienmmm- 

luïifj,  ah  ein  Beylrdg  zur  Geschichte  der  schireizerischen  Land-  und 
Wasserschnecken.  Alpina  Bd.  II.  Winterthur  1807. 

58.  —  Versuch  einer  Beschreihunff  des  Bodensees.  II.  Aud.,  St.  Gallen  1808. 

59.  HaiitmaniN  J.  D.  W.   System  der  Erd-  und  Flussschnecken  der  Schweiz 

mit  vergleichender  Aufzdhlung  aller  auch  in  benachbarten  Ldndern 
sich  vorfindenden  Artcn.  Neue  Alpina  von  .1.  H.  Steinmiiller.  I.  Bd. 
1821. 

60.  —  Bt'uierkuu(/en  zum  systeiuatischen  Verzeichniss  der  Sckweizerconchij- 

lien  von  Prof.  Studer .  Neue  Alpina  von  J.  R.  Steinmiiller.  I.  Bd. 
1821. 

61.  —  Erd-  und  Siisswassergasteropoden  der  Schweiz  mit  Zuf/abe  einif/er 

e.rolischer  Arten.  St.  Gallen  1840 — 44. 

62.  Hazay  J.  Die  Molluskenfauna  von  Budapest.  Malak.ozoologische  Blatter. 

N.  F.  III.  und  IV.  1881. 
6;î.  Heeu  Oswald.  Ueber  die  obersten  Grenzen  des  tierischen  vvd  pflanziichen 
Lebens  in   unseren   Alpen.  Neujahrsblatt  der  Zurcher  naturf.    Ges. 
XLVII.  1845. 

64.  Heer  et  Blumer  J.  J.    Der   Kanton  Glarus.   Historisch-geographiscb 

statislische  Gemalde  des  Schweiz.  St.  Gallen  und  Bern  1846. 

65.  Heuscher  J.  Zur  Naturgeschickte  der  Alpenseen.  Bericht  iiber  die  ïhatig- 

keit  der  St.  Gallischen  naturvviss.  Ges.  1887/89. 

66.  Hydrobiologische  Exkursionen  im  Kt.  St.  Gallen.  Bericht  uber  die 

ThatigRert  der  St.  Gallischen  naturwiss.  Ges.  1890/91. 

67.  Jekfreys  J.  Gwyn.   i\otes  on  Swiss  Mollusca.  Annals  and  magazine  of 

Natural  History.  2.  séries  Vol.  XV.  Loiulon  1855. 

68.  Immhof  0.  E.  Sur  la  faune  profonde  et  pélagique  de  divers  lacs  de  la 

Suisse.  Archives  des  sciences  physiques  et  naturelles.  XIV.  1885 
(Référât). 

69.  —  Studien  Uber  die  Fauna  liochalpiner  Seen,  insbesondere  des  Kantons- 

Graubiinden.  Bericbt  der  naturf.  Ges.  Graubiindens.  Bd.  XXX. 
1885/86. 

70.  —  Zoologische  Mitteilnngen.  Vierteljahrsschrift  der  Ziircher  naturf.  (ie- 

sellschaft.  Bd.  XXX.  1885. 

71.  —  Beitrdge  zur  Fauna  der  Schweiz.  (Tierweltder  stehenden  Gewasser.) 

Mitteilnngen  der  aargauischen  naturf.  Ges.  Bd.  VI.  1892. 

72.  —  Summari.icbe  Beitrdge  zur  Kenntnis  der  Aqualilia  invertebrata  der 

Schweiz.  Biologisches  Zentralblatt  XV.  1895. 


554  GEORG   SURBECK. 

73.  JuRrNE  I^.  ViTzeichnissili'i  Weiclilh're,  welche  zy  iind  nui  Gi'iif  zu  Wasser 

und  zu  Linidc  (ji'fundi'ii  wnrdcn.   Schweiz.  Alinanacli  1817. 

74.  Ku  Kl  ".LINGE  15  (_;.  Vcrzt'ichnu  dcr  Irheiidoi  Land-  und  Siisswassi'rconchylien 

des  Grosskerzof/tiiins  lindcn.  VerhandUingen  des  niiturw.  Vereins  in 
Karlsruhe.  I.  Hefl  1864. 

75.  KusTER  H.    C.    Uehcr   Lrbi'nsZfïhifih'il  dcr   HihnenwolhisLcn.   Isis   von 

Oken  1844. 
76.LâmpertK.  Das  Lrhcii  der  Binneinjewdsser.   Liel'crun^' II.   Molliisken 
Leipzig'  1897. 

77.  Lemmeum.^nn.    Bciit/'rkuufien   iiher  dds  Znsdmincnh'hi'n  von  Alfjen  nml 

Schnecken.  Forschungsberichteaiis  der  hiol.  Station  zu  Flon.  T.  I{.  189o. 

78.  Martens  E.  V.    Ueber  die   Verbreitum/  der  europdisckea   Land-  und 

Sussivasseigasteropodeii.  Jahreshefte  des  Vereins  fiir  vaterl.  Naturk. 
in  Wiirttemberg.  Bd.  XI.  1855. 

79.  —  Référât  iiber  :  Bourguignat  J.  R.,  Malacolofiie  des  Quaire-Cantons. 

Malakozool.  Blâtter  Bd.  XII.  1865. 

80.  —  Die  lebeudeii  Mollnsken  in  deii  Kantonen  AppenzeJI  und  St.  Gal/en. 

Bericht  iil)er  dieTlialigkeit  der  St.  Gallischen  naturw.  Ges.  1889/90. 

81.  Martini  et  Chemmtz.  Concliyliologisches  Kobinei.  Bd.  IX. 

82.  Meyer  V.  Knonau  Gerold.  Der  K union  Zlirich.  Historisch-geographisch 

stat.  Gemalde  der  Sclivveiz.  St.  Gallen  und  Bern  1834  (Moliusken 
pag.  59.) 

83.  —  Der  Kanton  Schivijz.   llist.-geogr.  stat.  Gemalde  der  Schweiz.  Bd. 

V.  Heft  V.  1835.  (Mollusken  pag.  83.) 

84.  Mn.LEU  K.   Die  Scballiere  des  Bodensees.  Schriften  der  Gesellschaft  zur 

Erforschung  des  Bodensees  und  seiner  Umgebung.  Lindau  1873. 

85.  Moquin-Tajndon  A.   Histoire  naliireUe  des  Mollusques  lerr.  et  fluv.  de 

la  France.  Paris  1855. 

86.  Mysi  m.  Le  canton  de  Fribourf/.  Esquisse  d'histoire  naturelle.  Schweiz. 

naturf.  Ges.  1890/91.  74  session  1892  (Mollusques  par  Godet  P.) 

87.  Pavesi  p.  Notes  phijsignes  et   biologiques  sur  3  petits  lacs  du  bassin 

tessinois.  Archives  des  sciences  physiques  et  naturelles.  III.  période, 
t.  XXll.  1889. 

88.  Pfvffer  k.    D'r   Kanton  Luzern.    Hist.-geogr.    statist.   Gemalde   der 

Schweiz.  Bd.  111.  I.  ïeil  1858  (Weichtiere  |)ag.  123). 

89.  Philifpi  R.    a.    Handhurh    der    Conchijliolofiie    und   Malakozoologie. 

Halle  1853. 

90.  Plessis-Gouret  G.  nu.  Fssai  sur  la  faune  profonde  des  lacs  de  la  Suisse. 

4""^  partie.  Embranchement  des  Mollusques.  Neue  Denkschr.  der 
allg.  schweiz.  Gesellschaft  fiir  die  ges.  Naturwissenschaften.  Bd.  29. 
1885 

91.  Razoimowsky  de.  Histoire  naturelle  du  Jorat  et  de  ses  enrirons,  et  celle 

des  trois  lacs  de  Neuchâlel.  Moral  et  Bienne.  Lausanne  1789.  (Mollus- 
ques I.  Bd.  Sect.  VI.  pag.  257  IL 


MOLLUSKENFAUNÀ   DES    VIERWALDSÏÂTTERSEES.  555 

92.  Regelsbeikikr  M.  G.   Mol/usfjiips  terrent ri's  et  d  eau  douce  aux  environs 

de  Berne  et  d'I nterlaken.  Mitt.  der  nalurf.  Gos.  in  lîern  1883. 
9;}.  UoFFiAEN  Fr.  Mollusques  terrestres  et  fluvinliles  recueillis  en  Suisse. 

Annales  de  la  sociétJ  malacologique  de  Belgique.  ï.  III.  Bruxelles 

18(58. 
94.  —  Mollusques  recueillis  en  Suisse  en  1879  (Chamonix  etChilion,  Gorge 

du  Chaudron).  Annal,  de  la  soc.  mal.  de  Belgique.   Vol.    XIV.  11""^ 

série  T.  JV.  1879. 
9o.  RossMAssLER  E.  A.   Iconof/raphie  der  Land-  und  SiissicasserwoUuskeH. 

Dresden  und  Leipzig  1835 — 1859. 

96.  ScHLicHTEU  H.  Einif/es  iiber  Anodonta  mutabilis  im  Federsee.   Jahres- 

lieFte  des  Vereins  fiir  vaterl.  Naturkunde  im  Wiirtleudjerg.  Bd.  42. 

97.  ScHMiDT  C.  Zentrale  Schweizeralpen.  Livret-guide  géologique.  1894. 

98.  Seckendorf  Graf  V.  Die  lebenden  Land- und  Siisswassermollusken  Wiirt- 

tembergs.   .lahreshefte  des  Vereins  fiir  vaterl,  Naturk.  in  Wiirttem- 
berg.  il.  Bd.  1847. 

99.  Seligo.  Hijdrobiologische  Untersuchungen.  I.  Zur  Kenntnis  der  Lehens- 

verhaltnisse  in  einigen  westpreussisclien  Seen.  Schriften  der  naturf. 
Ges.  in  Danzig.  Bd.  VII.  N.  F.  Heft  3.  1890. 

100.  SiMROTH  H.  Neuere  Arbeiten  iiber  die  geof/r.    Verbreitung  von  Gastro- 

poden.  (Zusammenfassende  Uebersicht).  Zool.  ZentralblattlV.  -lahrg. 
Nr.  13.  Juni  1897. 

101.  Slavik  a.  Monographie  der  Land- und  Siisswassermollusken  Bôhmens. 

Archiv  lur  Landesdurchforschung  von  B(3hmen.  Bd.   I.    Sect.    IV. 
Prag  1869. 

102.  Sporleder  A.    Beohacktungen  an    lebenden  Schnecken.    Malak.    Blatter 

Bd.  X.  1862. 

103.  Steck  Th.    Beitrdge   :ur  Biologie  des  grossen   Moosseedorf'sees.   Miltei- 

lungen  der  naturf.  (ies.  in  Beni  1893. 

104.  Studer  s.  Faunulakelvetica.  In  Coxe  William:  ïravelsin  Swilzerland. 

Paris  1790  (Mollusca  pag.  427). 
iOo.  —  Kurzes  Verzeichnis  der  bis  jetzt  in  unserem  Vaterlande  entdeckten 
Conchylien.  Naturw.   Anzeiger  der  allg.  Ges.  fiir  die   ges.   Natur- 
wissenschaften.  Nr.  11.  1820. 

106.  —  Sgstematisches  Verzeichnis  der  bis  jetzt  bekannl  genvrdenen  Schwei- 

zer  Conchylien.  Meisners  naturw.  Anzeiger.  III.  Bd.  III.  Jahrg.  Nr.  11 
und  12.  Bern  1820. 

107.  —  Anmerkungen  zum  Schreiben  von  H.  v.  Charpentier  iiber  W.  Hart- 

nianns  System  der  Erd-  und  Flussschnecken  etc.  Neue  Alpina  v.  Stein. 
millier.  11.  Bd.  1827. 

108.  Studer  Th.    Verzeichnis  der  in  der  Umgebung  von  Bern  corkommeuden 

Mollusken.  Mitt.  der  naturf.  (ies.  in  Bern  1883. 

109.  Suter  h.    Notizen  iiber  die  Tiefseeinollnsken  einiger   schweiz.   Seen. 

Zool.  Anzeiger  v.  Carus.  III.  Bd.  1880. 


556  GEORG   SURBECK. 

HO.  SuTER  H.  Boilrdge  zur  schiiriz.  Molluskenfanna.  Malak.  Blatter  N.  F. 
Bd.  XI.  1891. 

111.  Wap.nku  J.  .1.  Historia  natiiralis  Helrotia'curiosa  in  VII.  scctiones com- 

jjcndiosc  ilifji'sta.  Zïirich  1680. 

112.  Walsp:ii.  Die  Land-  und  Smswassermollusken   in  der  Umgehnng  von 

Schwahhauscn  in  Oberbai/ern.  Hericht  des  natiirhist.  Vereins  in  Auf,''s- 
burg.  XIII.  1860. 

113.  —  Zusàtze  und  Berichtigungtm  zu   obiger    Abhandlung.  Bericht  des 

naliirhist.  Vereins  in  Aug:sburg-.  XIV.  1861. 
H  4.  Weismann  Aug.  Das  Tierleben  des  Bodcnsees.  Schriften  des  Vereins  fiir 

Geschichte  des  Bodensees.  Heft  VII.  1876. 
lis.  ZscHOKKE  F.    Faunistiscli-biologische    Beobachtungen    an    Gebirgsseen. 

Biologisehes  Zentralblatt.  Bd.  X.  1890. 
11(3_  —  Beiirag  ziir  Kenntnis  der  Fauna  von  Gebirgsseen.  Zoolog.  Anzeiger 

v.on  Garus.  XIII.  1890. 
117.  —  Faunistische Studien  an  Gebirgsseen.  Verhandlungen  der  natiirf.  Ge- 

sellschaft  Basel.  Bd.  IX.  Heft  I.  Basel  1893. 
{\g    —  Die  zweite  zool.  Ea'kursion  an  die  Seen  des  Rhàtikon.   23.  Juli  bis 

15.  August  1890.   Verhandlungen   der  naturf.   Gesellschaft  Basel. 

IX.  Bd.  Basel  1893. 

119.  —  Oie  Tierwelt  der  Juraseen.  Revue  Suisse  de  Zoologie.  II.  Bd.  1894. 

120.  —  Die  Fauna  hochgelegener  Gebirgsseen.  Verhandlungen  der  naturf. 

Ges.  Basel.  Bd.  XI.  Heft  I.  Basel  1895. 

Nachtrag. 

121.  CLES.siiN  S.  Monographie  des  Genus  Ancglus.   Martini  und   Chemnitz, 

Conchylien-Kabinet  1882. 

122.  HoFER.  Beiirag  zur  Molluskenfanna  des  Kantons  Aargau.  Separat-Ab- 

druek  ans  den  Mitteilungen  der  aarg.  naturf.  Gesellschaft  1898. 

123.  SuTER  H.  Verzeicimis  der  Mollusken  Ziirichs  iind  Umgebung.   Revue 

Suisse  de  Zoologie.  T.  V.  fasc.  3  aofil  1898. 

124.  Westerlund  M.  Sur  la  faune  malaœlogiqne  extramarine  de  l'Europe 

arctique.  Comptes  rend,  de  l'Acad.  des  sciences  de  Paris.  1889  pag. 
1315  IL 

125.  Imhof  0.  E.  Premiers  résultats  de  recherches  sur  la  faune  des  incertêbrés 

aquatiques  du   canton  de  Fribourg.   Bull.   Soc.   Fribourgeoise  des 

sciences  nat.  Vol.  VI.  1890/93. 
126_  —  Considérations  générales  sur  la  faune  des  invertébrés  de  la  Suisse. 

Archives  des  sciences  phys.  et  nat.  III   série  XXVI.  1891. 
127.  ScHARDT  H.    Unio  batavus  dans  le  lac  léman.  Bull,  de  la  soc.  vaud.  des 

sciences  nat.  III.  série.  T.  XXIII  1888,  pag.  XXII. 


Rev.  Suisse  de  Zool.  T.  6.  -  1899. 


KUSSNACH 


0 1  ^34  j'^'"- 

LUZERN  MEGGEN      f  \SREPPeN 


KARTE  DES  VIERWALDST^TTERSEES 

MIT  DEN  IJM  TEXTE  aTIERTEN  FUNDORTEN. 
N.  B.  -  Von  den  Zutlfisgen  slad  Qur  di«  UntortA&ie  elngtlragen. 


STrRAIMZiSKOS 


SARNERAA 


FLUELEN 


G.  SURBECK.   -   MOLLUSKENFAUNA   DES   VIERWALDST^ETTERSEES 


OBSERVATIONS 

INFUSOIRES  CILIÉS  DES  ENVIRONS  DE  GENÈVE 

avec  la  doscription  de  nouvelles  espèces 

PAR 

Jean  ROUX 

avec  les  i)lanclies  lo  et  14, 


INTRODUCTION 

Les  observations  que  nous  avons  groupées  dans  ce  travail  ont 
été  faites  au  cours  de  recherches  faimistiques,  entreprises  en 
automne  1896  sur  le  conseil  de  M.  le  Professeur  YuxG. 
Nous  poursuivons  encore  actuellement  ces  études  et  espérons 
pouvoir  prochainement  en  publier  les  résultats  complets.  Nous 
nous  bornerons  à  mentionner  ici  les  formes  nouvelles,  les  Infu- 
soires  décrits  récemment  dans  des  contrées  lointaines  et  que  nous 
avons  retrouvés  en  Suisse  et  en  outre  d'autres  espèces  déjà  con- 
nues mais  sur  lesquelles  nous  avons  pu  étudier  certains  points 
spéciaux. 

Je  veux  tout  d'abord  adresser  mes  sincères  remerciements 
à  M.  le  Professeur  YuxG,  pour  les  directions  qu'il  m'a 
domiées  et  pour  l'amabilité  avec  laquelle  il  m'a  procuré  les  ou- 

Rev.  Suisse  de  Zool.  T.  6.  1899.  37 


558  JEAN    ROUX 

vrages  ({iw  j'ai  eu  à  consulter;  à  M.  le  Professeur  Bedot 
qui  a  mis  à  uia  disposition  la  bibliothèque  du  Musée  d'Histoire 
Naturelle;  et  à  MM.  les  Assistants  du  laboratoire  de  Zoo- 
logie et  d' Anatomie  comparée,  D^"  E.  André  et  D''  0.  Fuhrmann 
pour  l'intérêt  (ju'ils  n'ont  cessé  de  porter  à  mes  recherches. 

Les  Infusoires  cités  dans  ce  travail  ont  été  rangés  dans  Tordre 
systématique.  Nous  avons  ado])té  la  classification  générale  des 
Ciliés  en  5  ordres  :  HoJotr/rhrs.  Hrfrrof riches,  OVifiofrlehes,  Hypo- 
tricJies  et  FêrifricJies. 

La  division  en  familles  est  celle  de  Schewiakoff  (2)  pour  les 
Holotrklies  (Asptrof  iklia^Q\\Q\\ .)  et  deBtJTSCHLi  pour  les  autres 
ordres.  Nous  indiquerons,  dans  le  cours  du  travail,  les  modifications 
que  nous  avons  pu  y  apporter. 

Avant  de  commencer  la  description  des  Infusoires,  nous  de- 
vons indiquer  brièvement  de  quelle  façon  nous  avons  orienté  l'a- 
nimal. Nous  nommons  face  ventrale  celle  qui  porte  la  bouche  et 
face  dorsale  celle  qui  lui  est  opposée;  elles  pourront  parfois  être 
représentées  seulement  par  des  arêtes.  L'Infusoire  est  placé 
avec  la  face  ventrale  en  bas,  et  les  côtés  sont  désignés  par  hord 
f/auehe  et  hord  droit,  ou  quand  il  y  a  lieu,  par  fareJatéraJe  ganclie 
et  face  latérale  droite.  Les  dimensions  sont  indiquées  en  micro- 
millimètres (a). 

MASTIGOTRIGHES  Schew. 

Dans  le  cours  de  mes  recherches,  j'ai  rencontré  une  forme  tout 
à  fait  particulière  que  je  placerai,  en  dehors  de  la  sous-classe  des 
Ciliés,  dans  le  groupe  ambigu  des  Mastigotricha  créé  par  Sche- 
wiakoff (21)  pour  des  êtres  qui  possèdent  à  la  fois  des  carac- 
tères des  Flagellatae  et  des  Ciliatae. 

Moïumiastix  n.  g,  ciliatus  n.  sp. 
Planche  13,  tig.  1. 
Cet  étrange  animal  de  petite  taille,  possède  un  corps  très  al- 


INFUSOmES  CILIÉS  559 

longé,  dont  la  loniiueur  est  environ  5  fois  plus  grande  que  la 
largeur. 

J'ai  observé  plusieurs  individus  qui  mesuraient,  en  moyenne, 
Ib  IX.  de  longueur  et  14  f/.  de  largeur. 

La  forme  générale  est  celle  d'un  cylindre  légèrement  aplati. 
La  partie  antérieure  forme  une  pointe  émoussée,  puis  le  corps 
s'élargit  quelque  ])eu  jusqu'au  tiers  antérieur;  à  partir  de  là  et 
jusqu'à  l'extrémité  postérieure,  il  conserve  approximativement 
la  même  largeur.  Il  est  terminé  en  arrière  par  une  partie  faible- 
ment arrondie  qui  présente  en  son  milieu  une  petite  dépression. 
C'est  en  ce  point  que  se  trouvent  Tanus  et  le  pore  excréteur  de 
la  vacuole  contractile. 

Le  corps  est  flexible  et  semble  pouvoir  se  contracter  légère- 
ment dans  sa  partie  antérieure.  L'animal  contracté  ne  mesure 
plus  ([ue  ô()  a.  de  longueur,  mais  sa  largeur  s'est  accrue  quel- 
que peu. 

Le  protoplasma  est  incolore,  transparent.  La  couche  ectoplas- 
mique  périphérique  est  très  mince  et  se  dessine  connue  une  ligne 
très  line,  plus  claire  que  l'endoplasme  contenant  de  petites  granu- 
lations, des  corpuscules  graisseux  et  des  particules  alimentaires. 
Je  n'ai  pas  observé  de  couche  de  transition  entre  l'ectoplasme  et 
l'endoplasme.  On  distingue  sur  le  corps  quelques  sillons  longitu- 
dinaux peu  i)rofonds,  convergeant  vers  la  partie  antérieure,  au 
dessous  de  la  bouche,  et  à  l'extrémité  postérieure.  Dans  ces 
sillons  sont  implantés  des  cils  relativement  longs,  soyeux,  dont 
les  vibrations  semblent  se  faire  sans  ordre  et  les  mouvements  se 
produire  lentement.  Ces  cils  ne  sont  pas  serrés  les  uns  contre  les 
autres  :  ils  sont  peu  nombreux  comparativement  à  ce  que  l'on 
rencontre  chez  les  autres  Ciliés.  Ils  représentent  néanmoins 
des  appendices  bien  dittèrenciés  du  flagellum  fixé  antérieure- 
ment. 

Le  i)ôle  antérieur,  où  est  située  la  bouche,  forme  une  légère 
proéminence.  Sur  le  bord  même  de  la  bouche  s'insère  un  flagellum 


560  JEAN   ROUX 

long,  bien  distinct,  dont  la  partie  proximale  seule  est  dirigée  vers 
l'avant  et  présente  une  épaisseur  un  peu  plus  grande  (pie  le  fouet 
lui-même.  Celui-ci,  à  Fétat  de  repos,  retombe  gracieusement  sur 
le  côté  du  corps;  il  est  très  délicat,  transparent,  et  sa  longueur 
atteint  la  moitié  de  la  longueur  totale.  Il  est  analogue  à  un  fouet 
de  Mastigophore,  mais  ses  mouvements  sont  cependant  beaucouj) 
plus  lents  ;  il  exécute  des  ondulations  plutôt  que  des  rotations  et 
des  mouvements  tourbillonnaires. 

La  bouche,  très  petite,  est  située  sur  la  proéminence  antérieure. 
Immédiatement  au  dessous  on  aperçoit  quelques  longs  filaments 
(trichites)  excessivement  minces,  peu  nombreux,  assez  longs  et 
quelque  peu  arqués.  Entre  ces  trichites  j'ai  observé  un  espace 
très  restreint,  plus  clair  que  le  plasma  environnant;  c'est  peut- 
être  un  pharyiLx  qui  est  mal  défini  et  en  tout  cas  court  et  étroit. 
Comme  je  n'ai  malheureusement  pu  assister,  malgré  de  très 
longues  observations,  à  la  prise  des  aliments  et  à  leur  introduc- 
tion dans  le  corps,  je  ne  puis  trancher  la  question,  car  la  taille 
très  petite  de  l'animal  et  de  son  appareil  buccal  rendait  fort 
difficiles  des  constatations  de  ce  genre. 

lia  vésicule  contractile  est  unique,  assez  grande,  placée  dans 
le  grand  axe  du  corps,  tout  près  de  l'extrémité  postérieure. 
Pendant  sa  sj'stole,  on  peut  apercevoir  un  court  canal,  très  net, 
qui  aboutit  au  pore  excréteur  placé  dans  la  dépression  que  nous 
avons  mentionnée  précédemment.  Les  contractions  sont  très 
lentes,  elles  se  produisent  en  moyenne  toutes  les  40  secondes. 

Le  macronucleus  est  représenté  par  deux  masses  de  forme 
ovale,  situées  assez  près  l'une  de  l'autre,  dans  le  grand  axe  du 
corps  et  dans  la  région  moyenne.  Ces  masses  sont  de  grosseur 
moyenne  et  possèdent  chacune  un  micronucleus  ovale,  très 
petit,  homogène,  bien  visible  après  application  du  réactif  co- 
lorant. 

La  nourriture  paraît  consister,  d'après  ce  que  l'on  rencontre 
dans  l'intérieur  du  corps,  en  particules  très  fines  (débris  végé- 


INFUSOIRES  CILIÉS  561 

taux,  gouttelettes  de  graisse  etc.).  Il  est  probable  que  rorifice 
buccal  peut  s'élargir  au  moment  de  l'ingestion  des  aliments. 

L'animal  a  des  mouvements  lents,  il  se  traîne  et  nage  entre  les 
débris  accumulés  sur  les  plantes  submergées.  Les  cils  du  corps 
sont  toujours  en  action  et,  à  intervalles  plus  ou  moins  longs,  le 
riagelluin  entre  enjeu  et  s'étend  en  avant  du  corps;  grâce  à  ses 
ondulations,  la  progression  est  faiblement  accélérée,  A  en  juger 
par  la  lenteur  de  ses  mouvements,  il  semble  préposé  plutôt  à  une 
action  tactile  ou  directrice,  l'action  locomotrice  étant  surtout  ré- 
servée aux  cils. 

J'ai  trouvé  5  exemplaires  de  cette  forme  intéressante  dans 
l'eau  provenant  d'une  pêche  faite  au  mois  de  Février  1897,  aux 
marais  (rEtrembières.  Cette  eau  avait  déjà  séjourné  quelque 
temps  au  laboratoire,  mais  ne  contenait  encore  aucune  plante  dé- 
com])osée. 

^Dmomastir  doit  donc  être  })lacé  parmi  les  représentants  du 
grou])e  des  MasUgotrivlia  que  créa  Schewiakoff,  il  y  a  quelques 
années  pour  le  genre  Maupasia,  avec  lequel  notre  forme  ne  pré- 
sente d'ailleurs  pas  d'affinités.  Le  Hagellum  de  Mononiastlx  est 
unique  et  bien  plus  nettement  différencié  des  cils  vibratiles  que 
les  fouets  de  Maupasia.  Il  n'existe  pas  non  plus  de  Cilié  qui 
possède,  fixé  à  la  partie  antérieure  de  son  corps,  un  flagellum 
comparable  à  celui  du  genre  qui  nous  occupe,  lleonema  dispar 
Stokes  présente  bien  un  appendice  buccal,  mais  la  structure  plu- 
tôt complexe  de  cet  appareil  n'a  rien  de  commun  avec  le  flagellum 
de  Monomastix. 

M.  le  \y  0.  FuHRMANN  a  bien  voulu  contrôler  mes  ob- 
servations sur  les  points  spéciaux  qui  caractérisent  ce  genre,  en 
particulier  la  présence  du  fouet  et  son  point  de  lixation  au  pôle 
antérieur  du  corps. 

Jlonomasti.r  a  disparu  très  ra])idement  de  l'eau  où  il  avait  été 
trouvé,  ne  pouvant  probablement  pas  supporter  la  putréfaction. 
Il  se  montre  ainsi  doué  d'une  force  de  résistance  beaucoup  moins 


562  JEAN   ROUX 

grande  que  celle  d'autres  Infusoires,  contre  les  conditions  défa- 
vorables d'existence. 

Les  noms  de  genre  et  (V  espèce  ont  été  tirés  des  caractères  les 
plus  saillants  :  i)résence  simultanée  d'un  tiagellum  et  des  cils 
vibratiles,  d'où  le  nom  Mouomasti.r  '  ciliafHs. 

(\ir.  Gen.  Corps  de  forme  très  allongée,  cylindrique,  un  ])eu 
aplati,  plus  étroit  antérieurement.  Pôle  antérieur  terminé  en 
pointe  émoussée.  Partie  postérieure  légèrement  arrondie.  Bouche 
très  petite,  au  pôle  antérieur,  munie  d'un  tiagellum  dont  la  lon- 
gueur égale  la  moitié  de  celle  du  corps.  Pharynx?  indistinct,  court 
et  étroit.  Trichites,  peu  nombreuses,  assez  longues.  Cils  longs, 
soyeux,  assez  éloignés  les  uns  des  autres  et  disposés  en  rangées 
longitudinales  rares.   Mouvements  plutôt  lents. 

Car.  sp.  Taille  petite.  Dimensions  :  longueur  75  a.  largeur 
14  a.  Corps  transparent,  incolore,  flexible,  légèrement  contrac- 
tile antérieurement.  Endoplasma  granuleux.  Vésicule  contractile 
unique,  postérieure,  grande,  réunie  par  un  court  canal  au  ])ore 
excréteur.  Ce  dernier  et  Tanus  placés  au  pôle  postérieur.  Ma- 
cronucleus  formé  de  2  masses  ovales,  placées  dans  la  partie 
moyenne  du  corps.  Chaque  masse  possède  un  micronucleus  très 
petit. 

Habitat:  Marais  d'Etrembières,  Février  1897.  Eau  stagnante 
claire,  entre  les  débris  végétaux. 

CILIÉS 

V  Ordre  :  Holotriches. 

JJrotricha  glohosa  Schewiakoff. 

PI.  13,  tiix.  2. 

Cette  petite  espèce  s'est  abondannnent  umltipliée  dans  l'eau 
d'une  pêche  faite  en  Août  1898  à  l'étang  de  ^Morillon  (propriété 

'  Mononmstix:  de  ^o-jo%  un  et  (/««jrtÇ  fouet. 


INFUSOIRES   CILIÉS  ÔOH 

Du  Pan).  Cette  eau  séjournait  depuis  une  semaine  déjà  au  labora- 
toire et  contenait  quelques  végétaux  en  décomposition  lorsque  cet 
Infusoire  a  commencé  à  ])ulluler.  Il  se  tenait,  de  préférence  entre 
les  débris  accunmlés  au  fond  du  récipient, 

La  forme  du  corps  chez  ces  individus  est  légèrement  ovoïde, 
l'extrémité  postérieure  étant  un  ])eu  moins  large  que  la  partie 
antérieure.  Les  dimensions  sont  à  peu  près  identiques  à  celles  de 
l'espèce  de  Schewiakoff  (21);  la  longueur  varie  de  15  p..  àlT  u. 
et  la  largeur  de  13  u.  à  15  a. 

Les  cils  du  corps  sont  très  longs,  serrés  et  soyeux,  moins  raides 
que  ne  l'indique  Schewiakoff  (21.  PI.  2,  tig.  33);  ils  sont  le  plus 
souvent  dirigés  vers  la  bouche.  Autour  de  cette  dernière,  j'ai 
pu  apercevoir,  avec  un  fort  grossissement,  des  cils  beaucoup  plus 
courts  et  plus  fins  que  les  autres.  Le  champ  postérieur  ne 
présente  qu'une  seule  soie  longue,  placée  dans  l'axe  longitu- 
dinal et  insérée  au  pôle  même  ;  cette  soie  est  souvent  en  mouve- 
ment. 

La  bouche  et  le  pharynx  sont  identiques  à  ce  qu'a  décrit 
Schewiakoff,  de  même  que  les  autres  caractères  d'organisation. 

L'anus  et  la  vésicule  contractile  sont  situés  postérieurement 
et  le  macronucleus  est  un  corps  sphérique.  -Lai  observé  la  division 
transversale  qui  se  fait  très  rapidement  pendant  la  natation.  Les 
mouvements  de  l'animal  sont  très  rapides  et  les  changements  de 
direction  fréquents.  C'est  cette  forme  que  représente  la  figure  2 
de  la  Planche  13. 

J'ai  trouvé  en  Octobre  dernier,  dans  le  bassin  du  Jardin  Bota- 
nique, quelques  Urotricha  f/lohosa  parfaitement  sphériques.  Chez 
ces  exemplaires  les  cils  étaient  aussi  excessivement  longs,  mais  n'é- 
taient pas  tous  dirigés  en  avant,  l^es  cils  placés  en  arrière  s'ac- 
colaient le  long  de  la  partie  postérieure  nue  et  mêlaient  leurs 
mouvements  à  ceux  de  la  soie  tactile.  Ces  appendices  se  mou- 
vaient lentement,  tandis  que  les  cils  antérieurs  vibraient  très  ra- 
pidement. 


564  JEAN   ROUX 

Il  est  fort  probable  que  la  soie  et  les  cils  dirigés  en  arrière 
jouent  le  rôle  principal  dans  les  changements  de  direction.  Les 
autres  caractères  étaient  absolument  semblables  à  ce  qui  existe 
normalement. 

Lacrymaria  coronata  Claparède  et  Lachmann 

var.  aqua  (lulcis. 

PL  13.  tig.  3. 

Bien  qu'il  existe  quelques  petites  différences  entre  l'espèce  de 
Claparède  et  Lachmann  (4)  et  l'Infusoire  que  nous  décrivons, 
nous  envisageons  ce  dernier  connue  une  simple  variété  d'eau 
douce  de  la  Laci\t/maria  corcmata  Cl.  et  L.  qui  vit  dans  l'eau 
de  mer.  On  retrouve  chez  les  deux  formes  des  caractères  communs, 
et  les  dissemblances  qu'elles  présentent  ne  nous  ont  pas  paru 
assez  importantes  pour  motiver  la  formation  d'une  nouvelle 
espèce. 

La  forme  générale  du  corps  et  ses  dimensions,  variant  de  70  ^u. 
à  90  a.,  sont  assez  semblables  à  ce  que  l'on  trouve  chez  l'es- 
pèce marine  ;  mais  l'apjjendice  antérieur  est  moins  i)ointu  et  porte 
dans  sa  partie  moyenne  en  tout  cas  plus  d'une  couronne  de  grands 
cils.  J'ai  pu  apercevoir  chez  quelques  exemplaires  trois  cercles 
parallèles  placés  les  uns  près  des  autres  qui  portaient  des  cils 
longs,  soyeux,  puissants,  tantôt  étalés  en  arrière,  tantôt  rabattus 
sur  la  bouche.  La  séparation  bien  nette  chez  l'espèce  marine 
entre  la  partie  antérieure  et  le  corps  n'est  pas  marquée  distinc- 
tement chez  cette  variété. 

La  bouche  est  située  au  pôle  antérieur,  à  l'extrémité  de  l'ap- 
pendice. Le  pharynx  court  est  tubulaire  et  ne  possède  pas  d'arma- 
ture. 

La  vésicule  contractile  est  toujours  située  à  l'extrémité  pos- 
térieure; sa  grandeur  peut  varier.  Chez  quelques  individus,  je 
l'ai  trouvée  i)lutôt  petite  et  munie  de  deux  canaux  afférents  qui 


INFUSOIRES    CILIÉS  565 

forment  pendant  la  systole  deux  vésicules  secondaires  allongées. 
Chez  d'autres,  dont  la  forme  en  poire  est  plus  accentuée,  la  vési- 
cule est  plus  grande  et  ne  possède  pas  les  canaux  ;  elle  occupe  le 
tiers  postérieur  du  corps,  tout  comme  chez  Lacry maria  Colml 
Kent.,  que  les  auteurs  ont  identifié  à  l'espèce  qui  nous  occupe.  Lors- 
que la  vésicule  contractile  disparaît  chez  ces  individus,  toute  la 
partie  postérieure  du  corps  se  rétrécit  et  se  plisse,  pour  reprendre 
un  peu  plus  tard  sa  forme,  lorsque  la  vacuole  est  de  nouveau 
formée.  Le  pore  excréteur  est  placé  au  pôle  postérieur. 

Le  macronucleus  est  en  forme  de  bande  arquée,  placée  plus 
ou  moins  obliquement  dans  la  partie  moyenne  du  corps.  Sa  lon- 
gueur ])eut  varier.  Il  est  plus  court  chez  les  exemplaires  qui  pré- 
sentent une  grande  vésicule  contractile. 

Chez  tous  les  individus  observés  dans  l'eau  douce,  le  corps  est 
rempli  de  corpuscules  gris  et  noirs  que  Kent  (13)  représente 
aussi  dans  le  dessin  de  Lacrymaria  Cohni  (PI.  27,  tig.  25-27). 
Ces  corpuscules,  à  contour  plus  ou  moins  polyédrique,  sont  sem- 
blables à  ceux  que  l'on  observe  très  fréquemment  chez  Ophriiofflena 
atra  Lieberk. 

Les  stries  du  corps,  très  légèrement  obliques,  portent  des  cils 
serrés,  assez  longs,  distribués  uniformément  sur  tout  le  corps, 
sauf  sur  le  cône  buccal  où  ne  se  trouvent  que  les  cils  particuliers. 

Cette  espèce  vit  surtout  au  fond  de  l'eau,  progresse  très  rapi- 
dement entre  les  débris,  en  tournant  fréquemment  autour  de  son 
axe  longitudinal.  La  partie  antérieure  conique  présente  les 
mouvements  spéciaux  ((ue  Ton  observe  chez  toutes  les  Lacry- 
maires. 

Le  protoplasma  est  faiblement  contractile  antérieurement. 
Lorsque  l'animal  est  comprimé,  la  i)artie  antérieure  se  déforme 
ens'élargissant.  l'appendice  antérieur  fait  moins  fortement  saillie 
et  semble  i)lutôt  vouloir  s'enfoncer  dans  le  corps.  Ce  dernier  est 
légèrement  liexible  et  peut  parfois  se  rétrécir  ;  mais  les  déforma- 
tions ne  sont  jamais  très  grandes. 


506  JEAN   ROUX 

Cette  variété  s'est  trouvée  dans  l'eau  de  divers  étangs,  iiotam- 
ment  à  Bel-Air  (près  de  Chêne),  la  Petite  Grave  (près  de  Car- 
tigny).  Morillon  (propriété  Du  Pan),  Veyrier  (route  d'Etreni- 
bières)  et  marais  de  Troinex,  automne  1898. 

Askei/asia  eler/ans  Bloclimann. 
PI.  13,  tig.  4. 

Ce  charmant  Infusoire  ne  sVst  présenté  que  dans  une  seule 
pèche,  mais  en  (juantité  assez  grande  pour  que  nous  puissions 
l'étudier  d'un  peu  près.  La  forme  du  corps  est  bien  celle  que 
décrit Blochmann (2,  p.  91).  La  partie  antérieure  estlégèrement 
rétrécie  et  conique,  tandis  que  le  reste  du  corps  est  globulaire. 
L'Infusoire  est  petit,  la  taille  des  exemplaires  trouvés  n'excédait 
pas  50  ju. 

On  reconnaît  néanmoins  cette  espèce  au  premier  coup  d'o'il, 
malgré  ses  faibles  dimensions,  par  les  puissantes  membranelles 
de  la  zone  moyenne,  qui  la  distinguent  des  Infusoires  de  même 
taille  et  de  même  forme.  Le  pôle  antérieur  est  occupé  par  la 
bouche,  à  la  suite  de-  laquelle  j'ai  ])u  voir  un  espace  clair,  très 
restreint,  mal  défini,  qui  représente  lephar3iix.  Blochmann  dé- 
crit ce  dernier  connue  parfaitement  distinct,  nuiis  chez  les  ex- 
emplaires ({ue  j'ai  observés,  il  n'était  que  légèrement  accusé,  car 
immédiatement  derrière  la  bouche  sont  inq^lantées  des  trichites 
d'inégale  longueur  qui  se  recourbent  i)lus  ou  moins  en  arrière. 
A  la  base  du  cône  buccal  se  trouvent  les  cils  placés  en  groupes 
comme  chez  les  autres  Cijdodmina.  Ces  groupes  sont  assez  nom- 
breux et  les  cils  qui  les  garnissent,  extrêmement  tins,  longs  et 
soyeux.  Ceux-ci  sinmlent,  en  faisant  concorder  à  intervalles  ré- 
guliers leurs  vibrations,  des  membranelles  ondulantes  triangu- 
laires qui  forment  une  rosace  à  7  dents.  Blochmann  (2)  représente 
(PI.  5,  tig.  167  bj  une  rosace  à  12  dents,  ce  que  je  n'ai  jauiais 


INFUSOIRES   CILIÉS  567 

observé  chez  les  individus  que  j'ai  eus  sous  les  yeux.  Les  cils 
et  les  membranelles  sont  un  peu  plus  longs  (pi'il  ne  l'indique  sur 
la  ligure. 

Immédiat enient  derrière  cette  couronne  de  cils  se  trouvent  des 
membranelles,  bien  développées,  placées  en  ceinture  dans  la  par- 
tie moyenne  et  formées  de  cils  coalescents.  Elles  sont  plus  ou  moins 
déjetées  en  arrière. 

Je  les  ai  toujours  vues  immobiles  ;  elles  gardaient  cette  position 
même  dans  les  moments  de  vive  agitation  et  de  déplacement. 
Elles  sont  souvent  fortement  recourbées  en  arrière  et  presque 
accolées  au  corps,  qu'elles  semblent  garantir  ainsi  en  lui  formant 
une  sorte  de  gaine  protectrice.  Quand  j'ai  conq)rimé  l'animal, 
elles  ont  présenté  de  faibles  mouvements  lents,  et  ont  nettement 
montré  les  cils  formateurs,  longs  et  moins  lins  que  ceux  de  la 
couronne  antérieure.  Ces  membranelles  ont  une  forme  triangu- 
laire et  leur  base  est  assez  large.  Entre  elles  font  saillie  des  soies 
excessivement  fines,  placées  par  groupes  de  2  ou  o.  Ces  soies  sont 
])our  le  moins  aussi  grandes  ({ue  celles  (THaUeria  grandinella. 
Je  ne  les  ai  pas  vues  en  mouvement,  de  sorte  que  j'ignore  si 
elles  sont  simplement  tactiles  ou  si  elles  jouent  un  rôle  dans  la 
locomotion. 

La  vésicule  contractile  et  le  macronucleus  sont  bien  placés 
comme  l'indique  Blochmann.  J'ai  vu  le  micronucleus,  qui  est 
un  petit  corps  ovale  appliqué  contre  le  macronucleus. 

Le  corps  est  en  général  grisâtre  et  contient  presque  toujours  des 
corpuscules  réfringents  et  des  globules  graisseux. 

Les  mouvements  de  l'animal  sont  caractéristiques  et  sembla- 
bles à  ceux  d'HaUeria  firandiNelIa.  (0.  F.  ^lidl.).  L'Infusoire 
progresse  par  bonds  prodigieux  puis  s'arrête  tout  d'un  coup;  c'est 
alors  que  l'on  peut  apercevoir  la  rosace  de  cils  et  les  fortes  mem- 
branelles. La  progression  se  fait  aussi  par  rotations  plus  ou  moins 
conqjlètes,  avec  de  fréquents  changements  de  direction. 

J'ai  observé  le  phénomène  de  la  reproduction,  qui  se  fait  par 


568  JEAN    ROUX 

division  transversale,  pendant  la  natation  ;  on  voit  naître  alors 
une  couronne  i)ostérieure  de  cils  et  de  mendjranelles. 

Je  n'ai  pas  assisté  à  la  défécation  et  par  conséquent  n'ai  pu 
fixer  la  place  occupée  par  Tanus.  Je  n'ai  pas  davantage  observé 
la  conjugaison.  Cet  Infusoire  vit  dans  l'eau  stagnante  limpide. 
Je  l'ai  trouvé  dans  l'étang  de  VejTier  (route  d'Etrembières)  au 
mois  de  Novembre  1898.  Il  s'est  abondaunnent  undtiplié  en  com- 
pagnie de  Lemhculifm  ImUhmm  :  il  se  plaît  surtout  à  la  surface 
de  la  vase,  sur  les  feuilles  de  plantes  submergées.  Après  5  ou  6 
jours,  le  nombre  des  exemplaires  a  fortement  diminué. 

L'Infusoire  que  Eichwald  (8,  p.  510.  PI.  (>,  fig.  10)  a  décrit 
sous  de  nom  de  TricJiodina  rolrox  a  i)eut  être  quelque  parenté 
avec  le  genre  Af^henasia.  Je  n'ai  eu  malheureusement  que  le  texte 
du  travail  de  cet  auteur  et  n'ai  pu  consulter  les  planches. 

Ek'HWald  donne  la  description  de  la  couronne  de  membranel- 
les  (starrer  Strahlenkranz)  dont  les  cils  formateurs  lui  ont  paru 
immobiles,  ahisi  que  nous  l'avons  aussi  observé.  Cette  couronne 
s'étend,  dit-il,  jusqu'au  delà  du  milieu,  en  arrière  ;  cette  obser- 
vation peut  s'appliquer  parfaitement  à  Asl-enasia.  Mais  EiCH- 
AVALD  ne  dit  rien  de  la  couronne  antérieure  qui  est  cependant 
assez  visible,  ce  qui  fait  qu'on  ne  peut  admettre  le  genre  Ste- 
plimiidina  qu'il  a  voulu  former  pour  ce  nouvel  Infusoire. 

ClaparÈde  et  Lachmann  (4)  identifient  cette  Tridiodina  rol- 
rox Eichwald  à  leur  Halteria  rolrox.  J'ignore  si  le  dessin  qu'ils 
donnent  (PL  14,  fig.  10)  ressend)le  à  celui  d'EiCHWALi),  mais  la 
l)artie  antérieure  ne  correspond  i)as  à  la  structure  que  nous  avons 
trouvé  chez  Asl'enasia.  La  position  de  la  couronne  postérieure  de 
cette  Halte r la  est  à  peu  près  celle  qu'elle  occupe  chez  le  genre 
formé  par  Blochmann  ;  mais  ClaparÈde  et  Lachmann  parlent 
de  cils  recourbés  en  arrière  et  non  de  membranelles.  Ces  au- 
teurs ont  également  décrit  cette  couronne  connue  parfaitement 
innnobile.  Cette  observation  que  l'on  retrouve  dans  toutes  les 
descriptions  et  que  nous  avons  faite  aussi  semble  parler  en  faveur 


INFUSOIRES   CILIÉS  5G9 

d'un  rapprochement.  ]\rallieureusement,  les  observations  trop  in- 
complètes (les  auteurs  rendent  hasardée  toute  idée  d'identihcation 
de  ces  formes. 

AmpMleptus  carchesii  Stein. 
PI.  i;i.  ^If,^  o. 

J'ai  trouvé  beaucoup  plus  rarement  cet  Infusoire  que  l'espèce 
voisine,  V Amphlleptux  ('laparedel  Stein,  dont  il  se  distingue  par 
sa  taille  plus  grande  (longueur  160  a.)  et  par  sa  forme  plus  élan- 
cée. Comparativement  à  la  trompe  ou  partie  antérieure  rétrécie, 
le  corps  est  en  effet  moins  large;  cette  trompe  se  recourbe  légère- 
ment à  son  extrémité  sur  l'une  des  faces  latérales.  Le  corps  est 
terminé  en  arrière  par  une  partie  plus  ou  moins  acuminée.  Il  est 
aplati  et  possède  des  cils  distribués  uniformément  sur  tout  le 
corps  en  rangées  longitudinales.  Les  cils  sont  fins  et  assez  longs. 
Cette  espèce  est  caractérisée  par  la  présence  de  trichocystes.  On 
en  trouve  un  groupe  de  10  à  12  très  nets,  à  l'extrémité  distale  de  la 
trompe.  Mais  outre  ceux-ci,  j'en  ai  observé  dans  tout  le  corps,  qui 
sont  moins  visibles  que  les  autres  et  moins  réfringents  parce 
qu'ils  sont  disséminés  dans  le  plasma. 

Ils  étaient  nettement  visibles  chez  des  exemplaires  provenant 
de  différents  étangs. 

Les  mouvements  de  l'animal  sont  les  mêmes  que  ceux  de  l'es- 
pèce voisine,  mais  Amphileptus  carchesii  semble  se  plaire  exclu- 
sivement dans  l'eau  limpide,  tandis  que  AmphUeptus  Claparedei 
ne  dédaigne  pas  les  milieux  putréfiés  dans  lesquels  il  se  multiplie 
en  abondance. 

J'ai  trouvé  VA.  carchesii  dans  les  étangs  suivants  : 

Florissant  (propriété  Romieux),  Juillet  1897;  Plan-les- 
Ouates,  Octobre  1897;  S*-Julien,Novend)rel897;  il  était  accom- 
pagné deCondijIosfMnavorticeUa  (Ehrbg.)  et  de  Lioiiotiisfasciola 
Ehrbg. 


570  JEAN    ROUX 

Lionotus  vcstvulosiis  ^tokes. 
PI.  13,  tig.  6. 

Cet  Iiifusoire,  qui  a  déjà  été  trouvé  en  Amérique  et  sommaire- 
ment décrit  par  Stokes  (24,  PI.  9,  fig.  27,  p.  264),  n'a  pas  encore 
été  mentionné  dans  les  faunes  de  nos  contrées.  Comme  il  y  a 
quelques  différences  entre  la  description  du  savant  américain  et 
ce  que  j'ai  trouvé,  je  donnerai  brièvement  le  résultat  de  mes  ob- 
servations. 

Le  corps  est  très  contractile.  Lorsque  l'extension  est  complète 
sa  longueur  est  environ  20  fois  plus  grande  que  sa  largeur  et  les 
dimensions  sont  :  longueur  580  ^.,  largeur  30  ^.  L'animal  con- 
tracté ne  mesure  plus  que  300  a.  de  long,  mais  sa  largeur  aug- 
mentant quelque  peu  devient  alors  45  ^. 

Le  corps  est  donc  très  allongé,  linéaire  et  présente  la  forme 
ordinaire  des  Lionotus.  La  partie  antérieure  rétrécie  en  forme 
détrompe  est  la  plus  contractile.  Cette  trompe  très  longue,  aplatie, 
très  étroite,  présente  partout  la  même  largeur  contrairement  à  ce 
que  dit  Stokes  (p.  264)  «  its  frontal  border  slightl}^  dilated  and 
widened  ».  La  région  caudale  du  corps  est  effilée,  aplatie  égale- 
ment et,  comme  la  trompe,  parfaitement  hyaline.  Le  côté  gauche 
du  corps  est  seul  cilié  et  aplati,  la  face  droite  est  nue  et  convexe 
en  son  milieu.  Les  cils  sont  très  fins,  serrés,  assez  longs,  disposés 
en  séries  longitudinales  peu  nombreuses.  La  partie  antérieure  de 
l'arête  ventrale  possède  des  cils  plus  forts  qui  marquent  la  posi- 
tion de  la  rigole  buccale,  mais  la  crinière  qu'ils  forment  est  tout 
de  même  peu  visible.  On  l'aperçoit  nettement  lorsque  l'animal  est 
étalé  et  que  d'un  côté  de  la  tronq)e  on  voit  les  cils  du  corps  et  de 
l'autre  les  cils  particuliers. 

L'anus  est  situé  près  de  l'extrémité  postérieure,  comme  chez 
les  autres  espèces,  près  du  bord  ventral,  à  la  base  de  la  portion 
caudale. 


INFUSOIRES   CILIÉS  571 

Les  trichocystesque  possède  L.  resiciilosus  ne  f^ont  pas  disi)osôs 
en  une  rangée  continue,  mais  se  présentent  d'une  façon  analogue 
à  ceux  de  L.  diaplianus,  c'est-à-dire  sont  disséminés  dans  tout  le 
corps,  mais  plus  abondamment  dans  la  moitié  antérieure.  Je  n'ai 
jamais  observé  le  groupe  de  trichocystes  que  Stokes  a  vu  cbez  ses 
exemplaires,  à  l'extrémité  élargie  du  cou.  Chez  les  individus  que 
j'ai  étudiés,  le  cou  contenait  des  trichocystes  dispersés  dans  toute 
sa  longueur  et  non  groupés  à  son  sommet.  L'observation  de  SïO- 
KES  rappelle  le  L.  anser  (0.  F.  Mlill.)  chez  lequel  l'extrémité 
antérieure  du  cou  est  en  effet  élargie  et  i)ourvue  d'un  groupe 
de  trichocystes.  Ces  derniers,  chez  L.  vesiculosus,  sont  assez  longs 
et  fusiformes. 

Les  vésicules  contractiles  sont  excessivement  nombreuses  chez 
cet  Infusoire  ;  j'en  ai  compté  plus  de  20.  Elles  forment  un  carac- 
tère important  dont  Stokes  s'est  servi  pour  la  dénomination  de 
l'espèce. 

Le  savant  américain  ne  dit  pas,  cependant,  avoir  remarqué  une 
vésicule  contractile,  plus  grande  que  les  autres,  située  à  la  base 
de  la  partie  caudale,  et  qui  existe  sûrement  chez  les  individus  que 
j'ai  eus  sous  les  yeux.  Au  premier  abord,  je  croyais  cette  vésicule 
unique,  mais  apercevant  une  quantité  de  très  petites  vacuoles 
claires  disséminées  dans  tout  le  corps,  y  compris  le  cou  et  la  par- 
tie caudale,  je  les  examinai  attentivement  et  fus  bientôt  convain- 
cu de  leurs  contractions  alternatives.  Ces  vésicules  sont  surtout 
nombreuses  dans  la  partie  large  du  corps  et  sont  (hsposées  sans 
ordre.  Elles  différencient  d'une  façon  sûre  cet  Infusoire  des  formes 
voisines  telles  que  L.  anser  (0.  F.  Mûll.)  et  L.  f/randis  Entz. 

Le  macronucleus  est  formé  de  deux  masses  arrondies  placées 
l'une  près  de  l'autre  au  centre  du  corps.  Chaque  masse  possède 
un  micronucleus  très  petit,  sphérique. 

Le  corps,  en  général  clair,  ne  renferme  que  quelques  particules 
alimentaires  très  fines  et  quelques  gouttelettes  de  graisse  et  grains 
d'excrétion.  Les  mouvements  sont  assez  rapides  et  se  font  par 


572  JEAN   ROUX 

glissement  sur  la  face  ciliée  avec  rotations  autour  de  l'axe  longitu- 
dinal; ces  dernières  ont  lieu  principalement  quand  l'animal  est 
contracté.  Je  n'ai  pas  assisté  à  Tingestion  des  aliments  pas  plus 
qu'à  la  reproduction  ou  à  la  conjugaison.  Cet  Infusoire  est  ex- 
trêmement rare,  je  ne  Tai  trouvé  que  dans  l'étang  de  Yeyrier 
(route  (rEtreml)ières)  dans  une  pêche  faite  en  Novembre  1898. 
L'eau  était  très  claire  et  l'Infusoire  glissait  entre  de  menus  débris, 
à  la  surface  des  feuilles  submergées.  Il  a  disparu  très  rapidement, 
car  il  ne  supporte  pas  la  putréfaction.  Il  était  en  compagnie  de 
L.  fasciola  Ehrbg.  et  L.  lamella  Ehrbg. 

Cette  espèce  est  donc  parfaitement  distincte  des  espèces  dé- 
crites jusqu'ici  en  Europe.  Ses  caractères  principaux  peuvent  être 
résumés  dans  la  diagnose  suivante. 

Car.  sp.  Taille  très  grande.  Dimensions  maximum  à  l'état 
d'extension:  580 u.  longueur,  oUu.  largeur.  Corps  très  allongé,  li- 
néaire, 20  fois  plus  long  que  large  quand  il  est  étalé.  Trompe  mince, 
non  élargie  à  son  extrémité,  très  contractile.  Queue  bien  déve- 
loppée, très  effilée.  Crinière  peu  visible.  Cils  du  corps  fins  et  serrés. 
Aims  postérieur,  à  la  base  de  la  queue.  Vésicules  contractiles  très 
nombreuses  répandues  dans  tout  le  corps.  Une  vésicule  plus 
grande  près  de  la  partie  postérieure,  les  autres  très  petites.  Tri- 
chocystes  assez  longs,  dispersés  dans  le  corps,  surtout  dans  sa 
partie  antérieure.  ProtO])lasma  incolore.  Macronucleus  en  2  mas- 
ses ovales  placées  dans  lapartie  centrale.  Micronucleus  adjacents. 
Mouvements  assez  rapides. 

Habitat.  Eau  stagnante  .limpide;  se  tient  au  fond,  glisse  sur 
les  feuilles. 

Loxodes  rostnun  0.  F.  titiller, 

PI.  13,  lig.  7,  8  et  9. 

Cet  Infusoire  s'est  présenté  assez  counnunément  dans  quelques 
étangs  et  j'ai  pu  recueillir,  en  particulier  dans  l'étang  de  Moril- 


IXFUSOIRES   CILIÉS  573 

Ion  (propriété  Du  Pan)  une  quantité  de  Loxodes  de  tailles  fort 
diverses  mais  qui  présentaient  tous  la  même  ort>anisation.  J'ai 
étudié  spécialement  rai)i)areil  buccal,  très  intéressant  qui  a  été 
décrit  déjà  par  de  nombreux  auteurs.  Les  i;rands  exemplaires 
étaient  colorés  en  brun  ])lus  ou  moins  intense  et  mesuraient 
450  à  580  ^.,  tandis  que  les  plus  i)etits  étaient  parfaitement  in- 
colores ou  ne  possédaient  de  pigment  que  dans  l'appareil  buccal. 

L'orientation  de  l'animal  a  été  faite  de  deux  manières  diiïérentes 
selon  qu'on  croyait  la  bouche  placée  sur  l'une  des  arêtes  du  corps 
ou  sur  la  large  face  ciliée.  Quelques  auteurs,  parmi  lesquels  Bût- 
SCHLI  (3),  Blochmann  (2)  et  Schewiakoff  (22) décrivent  l'Infu- 
soire  comme  très  aplati  latéralement,  tandis  que  d'autres  tels  que 
Engelmann  (9),  Wrzesniowski  (27)  et  Balbiani (1)  prétendent 
que  l'aplatissement  est  dorso-ventral.  En  d'autres  termes,  les 
premiers  ap})ellent  la  face  ciliée  face  latérale  droite,  les  seconds 
la  nomment  face  ventrale. 

J'ai  pu  in'assurer,  en  constatant  la  chose  sur  un  très  grand 
nombre  d'exemplaires,  que  le  péristome  et  la  bouche  sont  situés 
entièrement  sur  la  face  ciliée,  le  bord  gauche  du  ])éristome  étant, 
il  est  vrai,  très  rapproché  du  bord  gauche  du  corps.  Nous  appel- 
lerons donc  avec  Balbiani  face  ventrale  la  large  face  cihée  et 
côté  gauche  ce  que  BtJTSCHLi  nomme  arête  ventrale, 

La  structure  du  péristome  a  donné  lieu  à  des  interprétations 
fort  diverses.  Nous  avons  fait  à  ce  sujet  de  très  nombreuses  ob- 
servations que  M,  le  D'"  0,  Fuhrmann  a  bien  voulu  contrôler. 
La  forme  générale  du  péristome  est  connue.  Le  bord  gauche  est 
plus  bas  que  le  bord  droit.  Ce  dernier  est  relevé  en  lamelle  fai- 
blement mobile  et  pigmentée  en  brun.  Le  péristome  forme  une 
sorte  de  gouttière  ou  rigole  dont  la  plus  grande  profondeur  se 
trouve  précisément  du  côté  droit.  Cette  profondeur  diminue  pro- 
gressivement jusqu'au  bord  gauche,  tandis  que  le  bord  droit  est 
abrupt. 

On  se  rend  bien  compte  de  cette  disposition  en  mettant  suc- 

Rev.  Suisse  de  Zool.  T.  6.  1899.  38 


574  JEAN    ROUX 

cessiveiiient  au  ])oiiit  les  différentes  parties  du  péristoiiie.  Le 
plancher  de  ce  dernier  présente  une  série  de  fines  stries  trans- 
versales coni])osées  de  granules  jaunes  bruns  excessivement  petits, 
et  s'arrêtant  tout  près  du  bord  droit.  Ces  stries  ont  été  envisagées 
par  ({uehiues  auteurs,  en  particulier  par  Schewiakoff  (22)  et 
Stokes  (25)  comme  des  cils  plus  longs  que  les  autres. 

Tout  près  de  la  base  du  bord  lamellaire  droit,  dans  la  région 
la  plus  profonde  du  péristome,  se  trouve  une  rangée  unique  de 
cils  extrêmement  lins  et  serrés,  plus  courts  que  ceux  de  la  surface 
du  corps.  Cette  ligne  court  parallèlement  au  bord  droit,  sur  toute 
la  longueur  du  i)éristome,  jus(iu'à  la  bouche.  Wkzesniowski  in- 
dique bien  dans  son  travail  une  ligne  ciliée,  mais  ainsi  que  Schewia- 
koff et  Stokes,  il  ne  fait  pas  la  distinction,  entre  les  cils  et 
les  stries.  CVst  pourquoi  ces  auteurs  décrivent  seulement  une 
rangée  de  cils  longs  insérés  sur  le  bord  du  péristome.  Balblvni 
ne  mentionne  pas  cette  rangée  de  cils.  J'ai  pu  constater  ces 
détails  sur  de  nombreux  exemplaires  et  à  l'aide  de  forts  gros- 
sissements. La  rangée  de  cils  lins  apparaissait  très  nette  surtout 
quand  l'animal,  un  peu  comprimé,  tournait  lentement  de  la  face 
ventrale  sur  la  face  dorsale,  en  présentant  successivement  toutes 
les  parties  de  son  péristome.  Ces  cils  présentent  parfois,  en  vi- 
brant ensend)le,  des  mouvements  ondulatoires,  mais  on  les  voit 
aussi  s'agiter  séparément.  Ces  mouvements  sont  toujours  parfaite- 
ment distincts  de  ceux  du  l)ord  lamellaire  droit. 

Lorsque  l'animal  exécute  ces  lentes  rotations,  on  se  rend  compte, 
d'une  façon  exacte,  du  point  de  fixation  de  ces  cils  particuliers. 
On  remarque  également  que  le  bord  droit  est  incliné  quelque  peu 
sur  le  péristome,  qu'il  est  crénelé  plus  ou  moins  régulièrement  à 
son  bord  libre  qui  ne  porte  pas  de  cils.  Plutôt  large  à  sa  base,  il 
s'amincit  progressivement  et  devient  lamelleux  ;  les  cils  disposés 
sur  le  corps,  en  rangées  longitudinales,  s'infléchissent  pour  le 
contourner  dans  sa  partie  basale. 

Le  bord  gauche  du  péristome,  un  peu  plus  élevé  que  la  surface 


INFUSOIRES   CILIÉS  575 

du  corps,  porte  des  cils  ((iii  ne  se  distinguent  en  rien  de  ceux  du 
reste  de  la  face  ventrale. 

Balbiani,  en  conipriniant  Loxodes  rostnim,  a  remarqué  (pi'il 
se  produit  un  espace  clair  du  côté  droit,  d\)ù  il  déduit,  à  tort 
selon  nous,  (pie  le  plancher  péristomien  est  en  réalité  une  mem- 
brane se  contractant  plus  ou  moins  vers  le  bord  gauche  et  que 
«  celle-ci  fonctionne  comme  une  lèvre  préhensile,  à  l'aide  de 
laquelle  Tanimal  saisit  sa  proie,  comme  le  font  les  appendices  ana- 
logues de  la  bouche  qu'on  observe  chez  les  autres  Ciliés,  »  (1,  p.  18). 

Cette  interprétation  n'est  pas  possible  avec  la  structure  du 
péristome  que  nous  venons  de  décrire,  et  elle  ne  concorde  pas 
non  i)lus  avec  les  observations  que  nous  avons  faites  sur  ce  point. 
Lorsque  l'animal  n'est  pas  incommodé,  mais  nage  très  lentement, 
c'est  à  peine  si  l'on  aperçoit,  entre  la  ])ase  du  l)ord  lamellaire  et 
la  rangée  interne  de  cils  marquant  la  tin  des  stries  péristomiennes, 
une  bande  très  étroite,  claire,  dans  laquelle  on  remarque  pourtant 
quelques  granules  épars.  Lorsqu'on  comprime  l'Infusoire  et  qu'on 
gêne  ainsi  ses  mouvements,  on  voit  en  eft'et  se  produire  du  côté 
droit  un  espace  clair  qui  est  d'abord  limité  à  la  partie  postérieure 
du  péristome.  mais  s'accentue  ensuite  tout  le  long  du  bord  droit, 
l)ien  que  diminuant  de  largeur.  On  remarque  en  même  temps, 
que  la  rangée  ciliaire  est  déplacée  du  côté  du  bord  gauche,  avec 
les  stries  transversales  dont  les  granules  paraissent  alors  plus 
serrés.  Deux  causes  concourent  à  la  formation  de  cette  portion 
claire:  d'une  part  l'aplatissement,  dû  à  la  compression  de  la  par- 
tie droite  du  ])éristome,  plus  profonde  (pie  le  reste  de  l'appareil 
buccal  et  d'autre  part  une  contraction  du  protoplasma  vers  le 
bord  gauche,  Xous  ne  saurions  y  voir  les  mouvements  d'une 
membrane  basale  se  décollant  et  se  recollant  au  l)ord  droit.  Les 
membranes  ondulantes  présentent  d'ailleurs  toujours  des  immve- 
ments  vibratoires;  ici,  nous  n'avons  jamais  remarqué  que  des 
mou^■ements  de  contraction  du  protoplasma,  se  faisant  dans  un 
sens  déterminé  par  l'écrasement  de  la  partie  droite  du  péristome. 


576  JEAN   ROUX 

Balbiani  fait  aussi  remarquer  que  «  le  bord  de  cette  membrane 
est  parfaitement  net  »  (Loc.  cit.  p.  18).  En  effet  la  rangée  de 
cils  fins  qui  termine  la  série  des  stries  transversales  forme  un  ligne 
continue,  mais  sur  ce  bord  nous  avons  de  nouveau  observé  les 
cils.  Comment  alors  expliquer  le  rôle  de  cette  rangée  ciliaire  bien 
nette,  portée  vers  la  gauche  par  la  compression?  On  ne  peut  ad- 
mettre qu'elle  soit  déplacée  avec  le  plasma  si  l'espace  clair  ob- 
servé indique  un  commencement  de  fosse  buccale.  Dans  ce  cas, 
elle  resterait  plutôt  accolée  au  bord  droit  et  on  la  verrait  pénétrer 
dans  l'intérieur;  mais  ceci  ne  se  produit  pas,  car  on  la  suit  dis- 
tinctement jusqu'au  point  où  se  rencontrent  les  deux  bords  péris- 
tomiens,  point  qui  marque  la  place  véritable  de  l'orifice  buccal.  Nous 
ne  pouvons  donc  pas,  après  cela,  conserver  l'idée  d'une  membrane 
ondulante  chez  le  Loxodes,  meuibrane  que  Balbiani  veut  homo- 
loguer au  point  de  vue  morphologique  à  celle  de  Frontonialeiicas 
et  des  Pleuronemina. 

Les  bords  du  péristome  viennent  renforcer  dans  l'intérieur  du 
corps  la  paroi  du  pharynx  sur  lequel  je  n'ai  rien  de  particulier  à 
indiquer.  La  face  ventrale  de  Loxodes  rostrum  est  couverte  de 
cils  assez  longs  et  fins,  placés  dans  des  stries  assez  espacées.  Les 
bords  latéraux  portent  des  soies  raides,  transparentes,  plus  lon- 
gues que  les  cils,  et  bien  séparées  les  unes  des  autres.  Les  bords 
étant  très  souvent  recourbés  sur  la  face  dorsale,  cela  explique  pour- 
quoi on  ne  les  voit  pas  toujours.  Ces  soies  sont  bien  visibles  quand 
l'animal  est  arrivé  à  un  degré  de  réplétion  assez  grand  pour  que  ses 
bords  soient  étalés;  mais  la  partie  antérieure  des  bords  latéraux 
reste  presque  toujours  recourbée,  ce  qui  fait  que  la  crinière  dont 
nous  allons  parler  ne  s'aperçoit  que  lorsque  l'animal  présente  sa 
face  dorsale.  Cette  crinière  a  été  signalée  pour  la  première  fois 
par  Balbiani  qui  dit  :  «  Outre  les  cils  de  la  face  ventrale  et  les 
soies  marginales  qui  viennent  d'être  décrites,  on  remarque  sur 
l'arête  gauche  de  la  face  dorsale  une  rangée  de  cils  plus  forts, 
assez  courts,  égaux,  insérés  régulièrement  les  uns  à  côté  des 


INFUSOIRES   CILIÉS  577 

autres,  et  affectant  au  bord  antérieur  convexe  de  ce  prolongement 
la  disposition  que  Dujardin  a  très  heureusement  comparée  à  une 
crinière  chez  quelques  espèces  de  sa  famille  des  Trichodiens.  » 
(Loc.  cit.  p.  14.) 

Nous  avons  observé  cette  crinière,  mais  n'avons  pas  vu  se 
mouvoir  les  appendices  qui  la  composent,  malgré  une  observation 
assez  prolongée  chez  plusieurs  individus.  En  l'examinant  nous 
nous  sommes  assurés  qu'elle  n'était  pas  formée  de  cils,  mais  bien 
de  soies  absolument  semblables  en  forme  et  grandeur  aux  soies 
umrginales.  La  différence  entre  ces  soies  antérieures  et  les  cils 
du  corps  s'aperçoit  très  nettement  lorsque  Tlnfusoire  se  présente 
dans  la  position  de  la  figure  9.  Ces  soies  antérieures  sont  plus 
serrées  que  sur  les  côtés  et  se  tieinient  perpendiculairement  au 
bord  sur  lequel  elles  sont  insérées;  elles  sont  la  continuation  des 
soies  marginales.  Cette  crinière  rigide  ne  saurait  être  comparée 
à  celle  qui,  sur  le  bord  ventral  de  Lmiotus  et  de  DUeptus,  est 
formée  de  cils  bien  mobiles,  plus  longs  que  ceux  du  corps.  En 
effet,  nous  ne  pouvons  comprendre  la  raison  pour  lacpielle  cette 
transformation  subite  des  soies  marginales  en  cils  longs  particu- 
liers affecterait  la  rangée  gauche  de  soies  de  la  face  dorsale  et 
non  celle  située  près  de  la  bouche.  On  ne  peut  donc  pas  trouver 
dans  cette  crinière  un  nouveau  trait  de  ressemblance  entre  le 
Loxodes  et  la  famille  des  Trachelides  comme  le  veut  Balbiani. 

Je  n'ai  pu  réussir  à  voir,  malgré  mes  nombreuses  observations, 
la  place  occupée  par  l'anus,  ni  la  vacuole  contractile.  Peut-être, 
comme  le  pense  le  savant  français,  les  vacuoles  endoplasmiques 
se  déformant  lentement,  poussent-elles  le  liquide  vers  l'anus  qui 
jouerait  en  même  temps  le  rôle  de  pore  excréteur. 

Je  n'ai,  pas  plus  que  Balbiani,  observé  les  contractions  de  la 
partie  postérieure  du  corps  dont  parlent  Claparède  etLACHMANN 
(4,  p.  340  et  341),  ni  aperçu  de  vésicule  contractile  placée  sur  le 
côté,  comme  l'a  décrit  Schewiakoff  (21)  pour  les  individus  qu'il 
a  trouvés  aux  iles  Sandwich. 


578  JEAN   ROUX 

Les  vésicules  de  Mûller  ou  vésicules  d'excrétion  sont  en 
nombre  variable,  plus  abondantes  en  général  vers  la  partie  an- 
térieure où  elles  peuvent  être  contiguës.  Elles  contiennent,  non 
un  seul  globule  réfringent,  mais  6  à  10  granules  distincts  les  uns 
des  autres,  bien  qu'enserrés  dans  une  masse  commune. 

Le  macronucleus  s'est  toujours  présenté  à  moi  sims  forme  de 
nombreux  corpuscules  arrondis,  placés  dans  des  vacuoles  claires, 
et  accompagnés  parfois  d'un  petit  micronucleus. 

Les  mouvements  de  l'animal  sont  plus  ou  moins  rapides.  Il 
glisse  sur  sa  face  ventrale  et  change  quelquefois  de  face.  La  co- 
loration brune  des  grands  exemplaires  est  due  à  des  granules 
arrondis  placés  entrés  grand  nombre  dans  l'ectoplasme.  Ils  affec- 
tent, entre  les  stries  de  la  face  ventrale,  une  disposition  parti- 
culière. Ces  granules  sont  serrés  d'un  côté  de  la  strie  et  leur 
nombre  diminue  progressivement  jusqu'à  la  strie  suivante,  de 
sorte  que  les  bandes  larges,  non  ciliées  situées  entre  les  stries 
présentent  une  teinte  dégradée,  allant  du  l)run  foncé  au  brun 
clair.  L'endoplasme  contient  parfois  d'énormes  vacuoles  qui  ne 
présentent  aucun  aliment  dans  leur  intérieur.  Il  peut  y  avoir 
des  bols  alimentaires  et  les  proies  capturées  sont  enfermées  dans 
des  vacuoles  anologues  à  celles  que  l'on  trouve  chez  les  autres 
Infusoires.  J'ai  vu  une  Euglène  fraîchement  ingérée  qui  était 
emprisonnée  dans  une  vacuole  assez  grande,  au-dessous  du 
pharynx  (iig.  8).  L'échange  entre  cette  vacuole  et  le  ])lasma 
ambiant  doit  se  faire  assez  rapidement,  car  quelque  temps  après, 
on  remarque  les  proies  enserrées  dans  les  mailles  endoplasmi- 
ques.  Lo.nxies  rostnim  semble  être  friand  de  Diatomées,  et  sur- 
tout de  Flagellés  {Eaglena,  Phacus,  etc.)  que  l'on  trouve  souvent 
en  quantité  dans  le  corps,  et  dont  la  couleur  verte  est  détruite 
petit  à  petit.  L'Infusoire  se  plaît  surtout  à  la  surface  de  la  vase, 
il  rampe  sur  les  feuilles  submergées  et  les  roseaux  ou  entre  les 
débris. 

Il  n'y  a  (prune  seule  espèce  de  Loxodes.  Toutes  les  espèces 


INFUSOIRES   CILIÉS  579 

que  Ton  a  voulu  tonner  ne  sont  que  des  variétés.  Celles  de 
Stokes  en  ])articulier  sont  basées  sur  des  caractères  qui  n'ont 
pas  de  tixité  (couleur,  noyau,  nombre  des  vésicules  de  Mûller), 

Quelle  place  faut-il  assigner  au  Loxodes  dans  la  systématique? 
BtJTSCHLi  (3),  dans  sa  classiiication,  divise  la  famille  des  Trache- 
l'ma  en  deux  sous -familles:  1''  Amphileptina,  2°  Lo.rod'nnt.  dans 
laquelle  il  place  le  genre  qui  nous  occupe.  Schewiakoff  (22), 
dans  son  dernier  ouvrage,  tout  en  conservant  la  famille  des  Tra- 
clieliens  pour  les  genres  Trachelius  et  Bileptus,  érige  en  fa- 
mille, la  sous-famille  des  AmpliUeptma  et  y  fait  entrer  le  genre 
Loxodes  à  côté  de  :  AmpliUeptus,  Llonotus  et  Lorophylluni. 

D'après  les  observations  (jue  nous  a^  ons  faites  soit  sur  la  po- 
sition de  l'appareil  buccal,  soit  sur  sa  structure  cbez  Loxodes, 
ce  dernier  gem-e  ne  doit  pas  rester  dans  cette  famille  dont  tous 
les  représentants  possèdent  une  bouche  en  fente  située  sur  l'arête 
ventrale.  Loxodes  est  un  genre  tout  à  fait  particulier,  (pii  se  sin- 
gularise par  un  assez  grand  noml)re  de  caractères  pour  former,  à 
lui  seul,  une  famille.  Cette  famille,  (jui  se  placera  près  de  celle 
des  Amphileptina,  pourra  porter  le  nom  dont  s'est  déjà  servi 
BtJTSCHLi:  Loxod'ma. 

Chilodon  derdutns  Fouquet. 
PI.  13.  li^'.  10. 

Je  ne  veux  mentionner  ici  qu'une  particularité  que  j'ai  observée 
chez  les  quelques  exemplaires  examinés  vivants. 

Cette  espèce  se  rencontre  assez  fréquemment  dans  les  eaux 
stagnantes,  mais  le  plus  souvent  à  l'état  de  cadavre,  ce  qui  mon- 
tre son  peu  de  facilité  à  s'adapter  aux  changements  qui  survien- 
nent dans  les  milieux  où  elle  se  trouve.  Quoique  mort,  ChUodon 
denUdns  présente  des  caractères  particuliers  très  nets  :  appareil 
pharyngien  courbé  en  spirale,  inacronucleus  granuleux,  sphérique, 
ressemblant  à  une  framboise.  La  forme  du  pharynx  seule  permet 


580  JEAN   ROUX 

de  le  différencier  sûrement  des  espèces  voisines.  Chez  deux  ou 
trois  individus  que  j'ai  heureusement  ohservés  en  vie,  j'ai  cons- 
taté la  présence  de  deux  vésicules  contractiles,  au  lieu  d'une 
comme  on  l'indique  généralement.  L'une  est  placée  en  avant, 
près  de  la  bouche,  l'autre  dans  la  partie  postérieure. 

L'Infusoire  craint  la  putréfaction  et  est  pour  cela  beaucoup  moins 
répandu  que  ChUodon  cucuUulus. 

Nulle  i)art  peut-être,  plus  que  dans  ce  genre,  on  peut  se  rendre 
comi)te  de  l'influence  immense  qu'a  la  faculté  d'adaptation  sur 
la  dispersion  d'une  espèce.  Nous  voj'ons  d'une  part  ChUodon  cu- 
cuUulus. qui  supporte  d'assez  grands  changements  dans  sa  nu- 
trition et  son  habitat,  répandu  à  profusion  ])our  ainsi  dire  dans 
chaque  Haque  d'eau  ;  et  d'autre  part  ChUodon  dentatus  en  nombre 
beaucoup  plus  restreint,  qui  succoml)e  aux  plus  petites  variations 
survenant  dans  les  milieux  qu'il  habite. 

TrovhUia  paJustris  IStein. 
PI.  13.  li"-.  H. 

Les  exemplaires,  peu  nombreux,  de  ce  petit  Infusoire  ont  été 
trouvés  dans  une  pêche  faite  en  Février  1898  au  Jardin  Botanique. 
Ils  présentent  quelques  petites  différences  avec  les  descriptions 
des  auteurs,  mais  qui  ne  sont  i)oint  suffisantes  pour  motiver  la  for- 
mation d'une  nouvelle  espèce. 

La  forme  et  les  dimensions  du  corps  sont  semblables  à  ce  que 
décrit  IStein  (23)  page  118.  La  partie  médiane  ciliée  de  la  face 
ventrale  porte  en  avant  un  cil  plus  long  que  les  autres,  et  en 
arrière  un  cil  développé  en  crochet  recourbé. 

Des  différences  existent  quant  à  la  direction  du  phar3'nx  et  au 
nombre  des  vésicules  contractiles.  L'appareil  pharyngien  n'est 
pas  dirigé,  comme  le  représente  Steix  (PI.  2,  iig.  28-30).  La  con- 
cavité du  pharynx  est  tournée  plutôt  du  côté  gauche,  et  non  du 
côté  droit  du  corps. 


INFUSOIRES   CILIÉS  581 

Il  y  a  deux  vésicules  contractiles,  dont  les  mouvements  ont 
lieu  alternativement  ;  l'une  est  située  en  avant  de  la  bouche,  à 
droite,  l'autre  est  placée  à  gauche  près  de  l'extrémité  du  pha- 
rynx. 

Le  macronucleus  est  de  même  forme  que  dans  les  dessins  de 
Stein. 

Bi/sferopsis  n.  g.  m'mufa  n.  sp. 
PI.  13,  tig.  12. 

Cet  Infusoire,  de  dimensions  très  petites,  s'est  présenté  en  assez 
grand  nombre  dans  une  de  mes  pêches;  c'est  une  forme  dont  je 
n'ai  vu  aucun  dessin  ni  description  dans  les  ouvrages  que  j'ai 
consultés. 

Les  dimensions  sont  :  longueur  28  ^y..,  largeur  16  a. 

Le  corps  est  parfaitement  hyalin,  sa  forme  générale  est  ovale, 
on  remarque  une  légère  dépression  dans  la  partie  antérieure 
gauche.  L'Infusoire  est  assez  fortement  comprimé  dorso-ventrale- 
ment.  La  face  dorsale  est  lisse  et  convexe,  tandis  que  la  face  ven- 
trale, plane  en  son  milieu,  présente  sur  son  pourtour  une  sorte 
de  bourrelet  marginal  très  accentué  en  arrière,  mais  qui  s'a- 
baisse en  avant  et  n'existe  plus  du  tout  dans  la  partie  antérieure 
gauche. 

La  bouche  est  située  dans  la  moitié  antérieure  et  sur  la  partie 
plane  de  la  face  ventrale.  Elle  est  ovale  et  donne  entrée  dans  un 
l)harynx  entouré  d'un  appareil  de  l)âtonnets,  conique,  dirigé  en 
arrière  et  à  gauche.  Ces  bâtonnets  sont  larges  antérieurement 
puis  diminuent  progressivement  de  largeur.  Ils  sont  très  longs 
comparativement  aux  dimensions  du  corps,  mais  en  petit  nombre 
(j'en  ai  compté  6  ou  7).  Les  cils  sont  localisés  sur  la  face  ventrale. 
Ils  sont  placés  près  du  bord  droit,  à  la  base  du  bourrelet  marginal, 
en  5  rangées  parallèles  qui  suivent  la  courbure  du  corps.  Ces  ran- 
gées commencent  en  arrière  à  quelque  distance  de  l'extrémité 


582  JEAN   ROUX 

postérieure,  en  avant  du  point  (Finsertion  d'un  crochet  très 
i;rand,  arqué  vers  la  droite,  et  peu  mobile.  Elles  se  terminent  sur 
le  bord  antérieur  gauche  dans  la  partie  qui  ne  possède  pas  le 
bourrelet  sus-mentionné.  Les  cils  sont  longs,  soyeux,  vibrant 
sans  ordre  et  paraissant  un  peu  plus  longs  et  plus  serrés  en  avant. 
Près  de  la  bouche  se  trouve  une  rangée  incomplète,  courte  dont 
les  cils  vibrent  cle  façon  à  simuler  les  mouvements  d'une  meui- 
brane  ondulante. 

Les  vésicules  contractiles  sont  au  nombre  de  deux;  Tune  est 
placée  antérieurement  à  droite  de  la  bouche,  l'autre  en  arrière 
près  du  crochet  postérieur.  Ces  vésicules  sont  petites  et  se  con- 
tractent alternativement  à  intervalles  assez  courts. 

Le  macronucleus  placé  dans  la  partie  postérieure,  près  du 
bord  gauche,  présente  deux  parties  bien  distinctes,  séparées  par 
une  fente  transversale  étroite  à  forte  réfringence,  et  qu'on  peut 
déjà  observer  sur  l'animal  vivant.  La  ])artie  postérieure,  la  plus 
grande,  est  de  forme  ovale  et  de  structure  granuleuse;  elle  pos- 
sède un  petit  micronucleus  sphérique  placé  près  de  la  fente.  La 
partie  antérieure  est  une  masse  arrondie,  réfringente  et  homo- 
gène. Cette  conformation  particulière  du  macroiuicleus  a  été  ob- 
servée chez  tous  les  Dijstcyopsis  sans  exception. 

Les  mouvements  se  font  surtout  ])ar  glissement  sur  la  face 
ciliée  et  sont  rarement  accompagnés  de  changements  de  face. 
L'Infusoire  peut  progresser  parfois  assez  rapideuient,  et  comme 
il  est  très  petit  et  de  plus,  aplati  dorso-ventralement,  il  est  ex- 
cessivement difficile  de  l'innnobiliser  ou  même  seulement  de  ra- 
lentir sa  course.  Son  corps  contient  quehpies  grains  réfringents 
et  des  particules  graisseuses  ou  de  nature  végétale.  Je  n'ai  i)as 
observé  la  défécation.  J'ai  vu  i)ar  contre  se  produire  la  reproduc- 
tion qui  se  fait  par  division  transversale.  La  disparition  de  cet 
Infusoire  a  eu  lieu  au  moment  où  Teau  commençait  à  se  i)utrétier.  Il 
aime  l'eau  limpide  et  se  plait  sur  les  feuilles  des  plantes  aqua- 
tiques :  Potamofjeton ,  Typlia  etc.  ;  je  l'ai  trouvé  aussi  dans  des 


INl-^USOIRES   CILIÉS  583 

(létritus  récoltés  sur  les  élytres iV Hi/drophilns piceus.  Avec  luise 
trouvaient  de  nombreux  Chilodon  c/tcji/hihis  Elirbi,^  et  Cineto- 
chilum  margaritaceiim  Ehrbg. 

Bysteropsis  minuta  doit  être  placé  dans  la  famille  des  Bysterina 
Cl.  et  L.,  mais  à  côté  des  genres  déjà  existants.  Des  caractères 
particuliers  importants  empêchent,  en  effet,  toute  assimilation 
avec  les  autres  formes.  Le  genre  dont  notre  Infusoire  se  rapproche 
le  plus  est  le  genre  Dj/steria  Huxley,  mais  la  forme  du  corps  et  de 
r appareil  pharyngien  est  différente. 

Le  corps  de  Dysteria  est  plus  ou  moins  semblable  à  une  co- 
quille bivalve  dont  l'entre  bâillement,  toujours  étroit,  correspond 
à  la  face  ventrale  seule  ciliée. 

Chez  Bysteropsis  la  ciliation  est  bien  réduite  au  côté  droit, 
mais  la  face  ventrale  est  large  et  bien  développée.  C'est  en 
somme  une  Byster'm  dont  on  a  enlevé  la  moitié  gauche  du  corps 
qui  était  repliée  sur  l'autre.  L'appareil  pharyngien  de  Bysterla 
est  tout  à  fait  différent  de  celui  du  genre  que  nous  décrivons. 

Bysteropsis  minuta  a  été  trouvé  à  Rouelbeau,  dans  l'eau  d'un 
fossé,  en  Octobre  1898.  L'eau  était  très  limpide. 

Nous  pouvons  donner  de  cette  nouvelle  forme  les  diagnoses 
suivantes  : 

Car.  Gen.  Corps  ovale,  aplati  dorso-ventralement.  Face  ven- 
trale plane  en  son  milieu  ;  bords  convexes  formant  un  bourrelet 
tout  autour  du  corps,  sauf  en  avant,  sur  le  côté  gauche.  Bouche 
dans  la  partie  antérieure.  Pharynx  entouré  d'un  appareil  de  bâ- 
tonnets, très  long,  conique  ;  bâtonnets  larges  et  ])eu  nombreux. 

Cils  situés  seulement  sur  la  partie  droite  et  antérieure  de  la 
face  ventrale,  en  dedans  du  bourrelet  marginal  et  disposés  sur 
chiq  lignes  parallèles,  arquées,  partant  du  ])oint  d'insertion  d'un 
crochet  postérieur  bien  développé,  arqué  à  droite.  Les  lignes  se 
contimient  jusqu'au  bord  antérieur  gauche.  Lignes  ciliées  in- 
complètes près  de  la  bouche.  Cils  longs  et  soyeux,  vibrant  sans 
ordre. 


584  JRAN    ROUX 

Mouvements  rapides  se  faisant  par  glissement  sur  la  face  ven- 
trale. Nourriture  :  dél)ris  de  végétaux.  Reproduction  par  divi- 
sion transversale. 

Car.  s/9.  Taille  très  petite,  dimensions  :  longueur  28  y..,  lar- 
geur 16  u.  Corps  hyalin,  2  vésicules  contractiles,  Tune  antérieure 
près  de  la  bouche,  l'autre  postérieure  près  du  crochet. 

Macronucleus  postérieur,  placé  près  du  bord  gauche  et  composé 
de  deux  parties  :  l'une  grande,  postérieure,  granuleuse  et  ovoïde 
avec  un  micronucleus  ;  l'autre  plus  petite,  antérieure,  arrondie, 
homogène  et  réfringente.  Ces  deux  masses  sont  séparées  par  une 
fente  transversale  bien  visible. 

Habitat:  Etang  de  Rouelbeau,  Octobre  1898,  dans  l'eau  sta- 
gnante limpide,  sur  les  plantes  aquatiques,  en  compagnie  de 
ChUodon  et  Oinetockilum. 

Trkliosplra  n.  g.  dextrorsa  n.  sp. 
PI.  13,  fig.  13. 

J'ai  trouvé  4  ou  5  exemplaires  de  ce  gracieux  Infusoire  que 
j'ai  pu  étudier  assez  complètement.  La  taille  moyenne  de  l'animal 
est  de  85  p..  à  100  ^..  pour  la  longueur  et  32  a.  à  35  |U.  pour  la 
largeur. 

Le  corps  est  incolore  ou  légèrement  grisâtre  ;  il  contient  des 
particules  nutritives  diversement  colorées.  La  forme  générale  est 
ovale  ou  faiblement  ovoïde  ;  la  largeur,  qui  est  parfois  un  peu 
plus  forte  en  arrière  qu'en  avant,  est  environ  le  tiers  de  la  lon- 
gueur. Les  deux  extrémités  sont  arrondies,  cependant  celle  qui 
est  située  en  avant  est  légèrement  tronquée  vers  la  face  ventrale. 
Le  corps  est  quelque  peu  aplati  latéralement,  de  sorte  que  les 
faces  latérales  sont  un  peu  plus  larges  que  les  autres. 

La  face  ventrale  est  moins  bombée  que  la  face  dorsale. 

La  bouche  est  située  dans  la  partie  tout  à  fait  antérieure,  oc- 
cupant la  troncature  dont  nous  avons  parlé.  Elle  est  placée  au 


IXFUSOIRES    CILIÉS  585 

fond  (lu  péristome,  fosse  peu  i)rofoiuIe  de  forme  ovale  ou  ovoïde  et 
alors  plus  large  en  avant  qu'en  arrière  ;  le  bord  gauche  de  cette 
fosse  est  plus  élevé  que  le  bord  droit. 

A  la  partie  antérieure  du  péristome  prend  naissance  une  ligne 
spiralée  légèrement  surélevée  qui  porte  des  cils  serrés,  plus  fins  et 
plus  courts  que  ceux  du  corps.  Cette  ligne  suit  le  bord  droit  de 
la  fosse  buccale  et  se  continue  en  arrière  en  décrivant  autour  du 
corps  un  tour  complet  de  spire  jusque  près  de  l'extrémité  i)OSté- 
rieure.  Cette  ligne  est  d'abord  parallèle  aux  autres  lignes  ciliées 
du  corps;  puis  la  spire  s'aplatit  considérablement  de  façon  à  si- 
nmler,  presque  à  s'y  méprendre,  une  couronne  ciliaire  autour  de 
l'extrémité  postérieure.  Une  observation  un  peu  attentive  permet 
de  corriger  cette  idée.  On  peut  suivre  avec  assez  de  facilité  la 
si)ire  qui  vient  se  terminer  sur  la  face  latérale  droite,  en  s' ar- 
quant du  coté  de  l'extrémité  postérieure.  Les  cils  terminaux  de 
cette  ligne  semblent  être  un  i)eu  plus  courts  que  ceux  qui  la  gar- 
nissent dans  le  reste  de  son  parcours.  On  ne  peut  s'assurer  de  la 
direction  et  de  la  position  exactes  de  cette  ligne  que  lorsque  l'a- 
nimal, légèrement  comprimé  entre  la  lame  et  le  couvre-objet, 
effectue  de  lentes  rotations  autour  de  son  axe  longitudinal. 

L'ectoplasma  est  formé  d'une  mince  pellicule  et  d'une  couche 
corticale  assez  épaisse,  qui  contient  des  trichocystes  fusiformes, 
minces,  espacés  les  uns  des  autres,  et  dont  la  longueur  atteint 
parfois  4  ^. 

L'endoplasma  est  granuleux,  unpeu  plus  clair  que  l'ectoplasme  ; 
il  renferme  des  corpuscules  graisseux  et  des  bols  alimentaires. 

Les  cils  du  corps  sont  rares,  longs,  soyeux,  disposés  en  ran- 
gées peu  nombreuses  arquées  et  obliques  de  droite  à  gauche. 
Ces  cils  vibrent  lentement,  et  sont  un  peu  plus  longs  à  l'extré- 
mité postérieure  où  ils  forment  en  s'étalant  une  sorte  d'éventail. 

La  vésicule  contractile  est  unique,  assez  grande,  placée  dans  la 
partie  moyenne  du  corps,  mais  plus  près  de  la  face  ventrale.  Ses 
contractions  se  font  plutôt  lentement,  et  pendant  la  systole  on  voit 


586  JEAN   ROUX 

apparaître  huit  à  dix  vésicules  secondaires  qui  se  réunissent  bien- 
tôt pour  former  la  nouvelle  vacuole.  Son  pore  excréteur  est  pro- 
bablement situé  sur  la  face  latérale  droite. 

Le  macronucleus  est  grand,  il  occupe  la  partie  moyenne  du 
c(n'ps,  mais  je  Tai  parfois  trouvé  un  peu  plus  en  avant,  près  de 
la  partie  postérieure  de  la  fosse  buccale.  Il  est  réniforme,  placé 
obliquement  par  rapport  aux  axes  du  corps.  Coloré  par  le  vert 
de  méthyle,  il  montre  une  structure  granuleuse.  Un  petit  mi- 
cronucleus  sphérique,  homogène,  est  placé  dans  la  partie  concave 
du  macronucleus.  Les  mouvements  de  l'animal  ne  sont  pas  très 
rapides,  mais  se  produisent  sans  interruption  par  rotation  au- 
tour de  Taxe  longitudinal  du  corps.  De  ce  fait,  l'Infusoire  est 
très  difficile  à  étudier  ;  le  mieux  est  de  l'emprisonner  entre  les 
débris  et  de  l'observer  ainsi,  car  si  on  le  comprime,  sa  forme  s'al- 
tère ra])idement  et  la  mort  ne  se  fait  pas  longtemps  attendre. 

L'emprisonnement  des  Infusoires  dans  un  espace  plus  ou 
moins  restreint  est  une  méthode  très  commode  pour  ceux  d'entre 
eux  qui  ne  supportent  pas  une  pression  très  forte  entre  les  lames 
de  verre.  C'est  de  cette  façon  que  j'ai  pu,  en  retirant  un  peu  d'eau, 
étudier  la  direction  de  la  Hgne  spiralée. 

Les  vacuoles  alimentaires  sont  assez  grosses,  mais  diminuent 
très  rapidement  de  volume. 

Malgré  des  observations  répétées,  je  n'ai  pas  réussi  à  voir  l'in- 
gestion des  aliments,  ni  la  défécation. 

J'ai  trouvé  cet  Infusoire  dans  de  l'eau  décomposée  provenant 
d'une  pêche  faite  en  Avril  LS98  dans  le  marais  de  liouelbeau. 
Il  était  accompagné  de  Flagifopyla  nasuta  St.  et  vivait  comme 
ce  dernier  dans  les  débris  de  la  vase  où  il  trouvait  sans  doute  sa 
nourriture.  Celle-ci  doit  se  conqioser  de  particules  végétales  et 
de  gouttelettes  de  graisse.  C'est  une  espèce  rare. 

Nous  ne  i)ouvons  établir  un  rapprochement  entre  l'Infusoire 
que  nous  décrivons  et  le  JA'rispira  stre/phosoma  Stokes  (25.  Pl.-IV 
hg.  13,  p.  150).  Il  faut  dire  d'abord  que  l'animal  étudié  parle  sa- 


INFU80IRES   CILIÉS  587 

vaut  américain  n'a  pas  les  caractères  d'un  P(?r/.s7/À>ï/.;  (Vautre  i)art 
la  description  ne  mentionne  ni  la  position  de  la  bouche,  ni  la  pré- 
sence des  tricliocYStes.  Seule,  la  direction  de  la  ligne  spiralée 
ciliée  pourrait  rapprocher  les  deux  Infusoires. 

Il  est  regrettable  que  les  descriptions  et  les  dessins  de  ce 
naturaliste  soient  si  souvent  incomplets,  car  il  est  matériellement 
impossible  d'établirdessynonymies,  voire  même  des  comparaisons. 

Tyklimpira  est  en  tout  cas  bien  diliérent  par  ses  caractères  du 
genre  Perispiia:  il  se  rapproche  du  genre  Blepharosf  orna  i^cliew. 
et  doit  être  placé  à  côté  de  ce  dernier  dans  la  famille  des  Chili- 
fcra. 

La  différence  consiste  en  ce  que,  dans  le  genre  créé  par 
SCHEWIAKOFF,  les  cils  spéciaux  existent  des  deux  côtés  de  la 
bouche,  tancUs  qu'ici  ils  ne  bordent  qu'un  seul  côté  du  péristome. 

Le  nom  Trichosplra  ^  que  nous  avons  donné  à  ce  nouveau  genre 
est  tiré  du  caractère  principal  :  la  présence  d'une  ligne  spiralée 
cihée. 

Pour  dénommer  l'espèce,  nous  avons  utilisé  la  direction  de  la 
spire  qui  va  de  droite  à  gauche,  d'où  le  nom  T.  dextrorm. 

Car.  Gen.  Corps  ovale,  cylindrique  ou  faiblement  aplati  laté- 
ralement. Extrémités  arrondies.  Partie  antérieure  tronquée  obli- 
quement sur  la  face  ventrale.  Bouche  située  au  fond  d'une  dépres- 
sion péristomienne  ovale,  ])eu  profonde,  occupant  la  troncature 
antérieure.  Bords  antérieur  et  droit  delà  fosse  munis  d'une  ligne 
garnie  de  cils  particuliers  courts  et  serrés,  ligne  qui  se  poursuit 
en  spirale  autour  du  corps  et  s'arrête  près  de  Textrémité  posté- 
rieure, sur  le  côté  latéral  droit. 

Cils  du  corps  longs,  soyeux,  rares,  plus  longs  dans  la  partie  pos- 
térieure, disposés  en  lignes  arquées,  obliques  de  droite  à  gauche. 
Mouvements  pas  très  rapides,  accompagnés  de  rotations  autour 
de  Taxe  longitudinal. 

'  do:  T(0'.;^oç,  cil,  et  spira.  spire. 


588  JEAN   ROUX 

Nourriture  :  Algues,  débris  de  végétaux,  etc. 

Habitat:  Eau  stagnante;  ne  craint  pas  la  putréfaction. 

Car.  sp.  Taille  moyenne.  Dimensions:  longueur  90  ^a.-lUO  ^u. 
largeur  35  ij..  Tricliocystes  bien  développés.  Vésicule  contrac- 
tile unique  placée  dans  la  partie  moyenne,  près  de  la  face  centrale. 
Macronucleus  central,  grand,  réniforme,  avec  un  micronucleus 
contigu. 

Plasma  hyalin,  bols  alimentaires  colorés.  Espèce  rare. 

Habitat:  Trouvé  en  Avril  1898  à  Rouelbeau,  dans  de  l'eau 
ayant  séjourné  deux  semaines  au  laboratoire. 

Plagioixunpa  miitabile  Scliewiakoff. 
PI.  i;},  tig.  14. 

Cet  Infusoire  que  Schewiakoff  (2 1)  a  trouvé  pour  la  première 
fois  en  Australie,  s'est  présenté  en  assez  grand  nombre  dans  l'eau 
de  l'étang  du  parc  de  TAriana  (Mare  aux  Canards),  dans  une 
pêche  faite  en  Octobre  1898. 

Les  dimensions  de  l'animal  sont  semblables  à  celles  que  donne 
Schewiakoff  (loc.  cit.  p.  51-52);  il  en  est  de  même  de  la  forme 
du  corps,  de  la  position  et  de  la  structure  de  la  bouche,  de  la 
vésicule  contractile  et  du  macronucleus. 

La  bouche  est  susceptible  d'un  élargissement  considérable 
quand  l'Infusoire  avale  une  proie.  Plaglocampa  est  très  vorace  et 
ingère,  tout  comme  Colejjs,  des  aliments  fort  gros  si  on  les  com- 
pare à  la  masse  du  corps.  C'est  au  moment  de  l'ingestion  de  la 
nourriture  que  la  structure  de  la  bouche  s'aperç^'oit  nettement. 
J'ai  très  souvent  vu  le  corps  rempli  de  corpuscules  de  nature 
graisseuse,  de  coloration  foncée,  qui  donnaient  à  l'animal  une 
teinte  noirâtre  à  peu  près  uniforme. 

Chez  les  individus  que  j'ai  observés,  j'ai  toujours  trouvé,  à 
l'extrémité  postérieure  du  corps,  une  soie  extrêmement  ténue, 
longue,  liexible,  dont  l'extrémité  distale  est  souvent  recourbée. 


INFUSOIRKS   CILIÉS  589 

Cette  soie  niaiique  chez  les  exemplaires  que  représente  Schewia- 
KOFF  (21.  PI.  3,  fig-.  48).  La  soie  tactile  devient  bien  visible 
quand  on  emploie  un  fort  grossissement.  On  serait  tenté  de  ra])- 
procher  cette  forme  du  genre  Flenronema  Duj.  mais  la  position 
et  la  structure  de  la  ])ouclie  ne  le  i)ermettent  pas. 

Leucophri/(J//i )i/  u.  ix.  ji/ifr/H/int  n.  sp. 
PI.  i;i.  M-,  lo. 

Cet  Infusoire  est  de  taille  moyenne  ;  les  individus  observés 
mesuraient  environ  loô  a.  de  long  et  75  a.  de  large.  Le  corps 
est  de  forme  ovoïde,  la  partie  antérieure  est  rétrécie  et  tronquée 
obliquement  du  côté  ventral  ;  la  jiartie  postérieure  est  au  con- 
traire large  et  arrondie. 

Lorsque  l'animal  nage  librement,  il  possède  une,  surface  toute 
bosselée  et  ridée.  Les  concavités  et  les  proéminences  sont  dispo- 
sées sans  ordre.  On  remarque  souvent  des  arêtes  assez  bien  accu- 
sées partant  de  la  partie  antérieure  ou  des  bords  de  la  bouche  et 
se  prolongeant  plus  ou  moins  loin  en  arrière.  Par  suite  de  ces 
déformations,  les  faces  dorsale  et  ventrale  sont  un  i)eu  plus  étroi- 
tes que  les  faces  latérales.  Si  Ton  comprime  légèrement  T animal, 
les  inégalités  de  surface  disparaissent  ;  il  en  est  de  même  lors- 
que le  corps  est  renqjli  de  bols  alimentaires  très  volumineux. 

La  troncature  antérieure  est  occupée  par  la  bouche  qui  a  la 
forme  d'une  fente  assez  étroite.  Au-dessous  de  cette  ouverture  se 
trouve  une  fosse  écrasée  qui  constitue  un  pharynx  dont  la  pro- 
fondeur augmente  vers  la  partie  postérieure.  M.  le  professeur 
YuxG  a  bien  voulu  contrôler  mes  observations  sur  la  bouche  de 
Leiicophrydium.  Il  suffit,  pour  examiner  plus  commodément  la 
bouche,  d'augmenter  légèrement  sa  largeur  en  com])rimant  fai- 
blement rinfusoire. 

L'appareil  buccal  possède  trois  membranes  ondulantes  bien 
distinctes.  Une  première  membrane,  la  plus  grande  de  toutes, 

Rev.  Suisse  de  Zooi..  T.  G.  1899.  39  ' 


5!)0  JEAN   Rorx 

est  insérée  sur  le  bord  i>uuclie  de  la  bouche.  Sa  lai'i^eur  est  iné- 
gale: très  étroite  à  la  partie  antérieure,  elle  s'élargit  progressive- 
ment en  arrière.  Quand  elle  est  complètement  étalée,  elle  couvre 
la  plus  grande  partie  de  l'ouverture  orale  ;  mais  le  plus  souvent 
elle  est  plissée  et  présente  de  petits  mouvements  de  vibration  qui 
pourraient  faire  croire  à  l'existence  de  plusieurs  petites  mendjra- 
nelles  ])arallèles,  ou  faisceaux  de  cils  coalescents.  On  aperçoit 
dans  ces  membranes,  d'une  façon  très  distincte,  lastriation  trans- 
versale. 

La  membrane  du  bord  droit  a  une  forme  i)lus  régulière,  mais 
est  moins  large  que  l'autre.  Elle  est  plus  étroite  à  ses  deux  extré- 
mités ({ue  dans  sa  partie  médiane.  La  troisième  membrane  est  une 
lamelle  étroite  insérée  dans  le  fond  du  pharynx,  sur  sa  paroi  dor- 
sale, mais  plutôt  du  côté  droit.  Elle  ne  commence  qu'à  une  cer- 
taine distance  du  bord  antérieur  et  se  poursuit  jusque  dans  la 
partie  profonde  postérieure  au  pliarynx.  On  l'observe  très  nette- 
ment lors([ue  l'animal  est  un  peu  aplati  et  les  mouvements  ondu- 
latoires des  trois  membranes  sont  absolument  distincts. 

p]n  arrière  de  la  partie  postérieure  du  pharynx  se  forme,  dans 
l'endoplasme,  la  vacuole  alimentaire  qui  a  toujours  des  proportions 
énormes.  J'ai  pu  suivre  tout  le  phénomène  de  formation  de  cette 
vacuole  et  de  l'ingestion  d'une  proie. 

A  une  petite  distance  de  la  partie  postérieure  du  pharynx,  et 
réunies  à  elle  par  un  espace  clair,  on  a|)erçoit  d'al)ord  de  lon- 
gues traînées  rayonnées,  claires  également,  formées  dans  le  plas- 
ma par  l'apport  de  l'eau  extérieure;  le  contenu  augmentant,  ces 
rayons  se  boursouflent  et,  exerçant  une  forte  pression  sur  les  par- 
ties voisines  du  corps,  se  réunissent  enfin  en  une  énorme  vacuole 
de  contour  irrégulier  d'abord,  puis  parfaitement  sphérique.  Cette 
grosse  vacuole  (Y)  i)ousse  vers  la  partie  postérieure  les  vacuoles 
l)récédentes  et  aide  ainsi  à  la  cyclose  des  aliments. 

L'Infusoire  chasse  et  capture  souvent  des  Ciliés  assez  gros,  par 
exem])le  Uroncma  ou  Glaucoma.  A  ce  moment  la  bouche  s'élar- 


INFUSOIRES   CILIES  591 

git,  les  membranos  vil)r('nt  violemment  et...  parfois  la  proie 
échappe.  Quand  elle  passe  dans  le  phaiynx,  elle  est  introduite 
immédiatement  dans  la  grosse  vacuole,  qui  occupe  souvent  à  elle 
seule  toute  la  partie  moyenne  du  cor])s.  La  vacuole  avec  son  con- 
tenu se  détache  alors  du  pharynx  et  avance  quehpie  i)eu  dans 
le  corps,  en  poussant  toujours  les  précédentes  devant  elle.  La 
quantité  d'eau  qu'elle  contient  est  assez  grande  pour  que  l'Infu- 
soire  capturé  puisse  encore  se  mouvoir  et  vivre  pendant  quel- 
ques minutes.  Cependant,  les  échanges  s'effectuent  rapidement 
entre  la  vacuole  et  le  plasma  environnant  ;  le  volume  d'eau  dimi- 
nue ])rogressivement  et  le  prisonnier  est  enserré  toujours  davan- 
tage. Ses  mouvements,  de  normaux  qu'ils  étaient  aujjaravant,  de- 
viennent désordonnés.  L'Infusoire  send)le  sentir  sa  tin  prochaine. 
Bientôt  après,  les  contractions  de  sa  vacuole  contractile  se  ralen- 
tissent, l'agitation  cesse,  et  la  proie,  complètement  déformée,  est 
mêlée  à  la  masse  protoplasmique.  Çn  ne  remarque  plus  chez  elle 
ni  mouvements,  ni  contraction,  elle  est  méconnaissable  et  trans- 
formée en  bol  alimentaire.  Cette  observation  a  duré  quinze 
minutes. 

Leucoplirfjdium  reforme  peu  ai)rès  une  nouvelle  vacuole  et 
s'apprête  ensuite  de  nouveau  à  chasser.  Il  semble  que  l'Infusoire 
attende  pour  capturer  ses  proies  que  la  grosse  vacuole  soit  entiè- 
i"ement  formée  et  prête  à  les  recevoir.  Le  corps  contient  souvent 
4  à  6  vacuoles  semblables.  C'est  au  moment  où  se  forment  les 
rayons  que  l'on  remaniue  le  mieux  les  bossellements  de  la  surface. 

L'anus  est  situé  à  l'extrémité  postérieure  du  corps,  du  côté 
ventral.  Les  cils  recouvrant  uniformément  tout  le  corps  sont  lins, 
courts,  serrés,  difficilement  visibles  sous  les  grossissements  ordi- 
naires. Ils  sont  disposés  en  rangées  longitudinales  qui  s'arrêtent 
en  avant,  autour  de  la  bouche.  Ces  rangées  sont  assez  nond)reu- 
ses. 

La  vacuole  contractile  est  unique,  placée  vers  l'extrémité  pos- 
térieure, près  de  la  face  ventrale.  î^lle  est  entourée,  dans  sa  sys- 


592  JEAN   ROUX 

tole,  (le  vésicules  secondaires  au  nombre  de  six  à  huit.  Les  con- 
tractions se  font  ra])idement,  ce  qui  se  conçoit  aisément,  car  la 
grande  quantité  d'eau  ingérée  aA^ant  chaque  proie  pour  former 
la  vacuole,  doit  ressortir  —  en  grande  partie  du  moins  —  par  la 
vésicule  contractile. 

Le  macronucleus  est  situé  dans  la  partie  médiane  du  corps;  il 
est  très  volumineux,  en  forme  de  rehi  allongé.  Il  possède  un  mi- 
cronucleus  ovale  placé  dans  la  concavité.  La  reproduction  a  lieu 
par  division  transversale,  à  Tétat  libre.  Je  n'ai  pas  vu  de  kvste. 

Le  protoplasma  présente  une  coloration  jaunâtre  très  claire. 

Leucophri/dium  est  un  carnassier  dangereux  ;  il  se  nourrit 
(Vlnfusoires  et  de  Flagellés.  Ses  mouvements  sont  très  rapides; 
il  progresse  en  tournant  autour  de  son  axe  longitudinal  ou  en 
glissant  sur  une  face  de  son  corps.  Il  se  plaît  dans  les  eaux  putré- 
fiées; j'en  ai  trouvé  une  dizaine  d'exemplaires  dans  de  l'eau  pro- 
venant d'une  infusion  de  foin  coupé  dans  la  promenade  des  Bas- 
tions. C'est  un  Infusoire  plutôt  rare. 

Ce  genre  vient  se  placer  dans  la  famille  des  ChiUfera,  à  côté 
du  genre  LeMCophrt/s  Ehrbg.,  avec  lequel  notre  Infusoire  possède 
quelque  ressemblance.  Le  nom  de  Leiicophrfjil'mm,  donné  à  ce 
genre  rappelle  cette  parenté.  Néanmoins  la  structure  de  labouche 
et  la  forme  du  macronucleus  sont  assez  différentes  pour  motiver 
la  formation  d'un  genre  nouveau.  En  effet,  chez  Leiicoplirys,  il 
n'y  a  que  deux  membranes  ondulantes,  tandis  que  Leucopliry- 
(Uum  en  possède  trois,  bien  distinctes,  dont  deux  insérées  sur  les 
bords  de  la  bouche  et  la  troisième  dans  le  pharynx.  De  plus,  la 
membrane  la  mieux  développée  est  placée  à  gauche  chez  ce  nou- 
veau genre,  et  à  droite  chez  Leucophnjs.  Le  nom  donné  à  Ves- 
i^èce  putrinum,  indique  le  milieu  dans  lequel  se  plaît  l'Infusoire. 

Car.  Gen.  Corps  de  forme  irrégulière,  ovoïde,  rétréci  et  tron- 
qué obliquement  sur  la  face  ventrale,  à  la  partie  antérieure: 
élargi  et  arrondi  en  arrière.  Surface  bosselée.  Bouche  en  forme 
de  fente,  occupant  la  troncature  antérieure  et  possédant  2  membra- 


INFU80IRES  CILIÉS  593 

lies  oiidiilaiites,  Tune  plus  large  insérée  à  gauche,  l'autre  plus 
étroite  placée  à  droite.  Une  o'"*"  membrane  fixée  à  la  face  dorsale 
du  pharynx  aplati.  Cils  du  corps  fins,  courts,  serrés,  disposés  en 
rangées  longitudinales.  Mouvements  très  rapides,  rotations  et 
fréquents  changements  de  direction.  Nourriture:  Infusoires  et 
Flagellés. 

Car.  sj).  Taille  moyenne.  Dimensions:  longueur  130  ja.,  lar- 
geur 75  a.  Couleur  jaunâtre  claire.  Vésicule  contractile  unique, 
grande,  placée  postérieurement,  du  côté  ventral^  et  entourée  de 
vésicules  secondaires.  Macronucleus  très  gros,  réniforme,  allongé 
et  central.  ^licroiiucleus  petit  et  sphérique.  Vacuoles  alimen- 
taires énormes  remplissant  l'endoplasma.  Espèce  rare. 

Hahitat:  Eau  stagnante  putréfiée.  Infusion  de  foin.  (Promenade 
des  Bastions,  26  Mai  1898.) 

Fronton ia  leucas  Ehrenberg. 
PI.  13,  tio.  16. 

Cet  Infusoire  est  extrêmement  connu  et  a  fait  déjà  l'objet  de 
recherches  spéciales.  Je  ne  m'attarderai  donc  pas  à  le  décrire  à 
nouveau  et  ne  ferai  que  mentionner  une  observation  relative  à 
l'appareil  buccal. 

Cette  espèce  s'est  fréquemment  trouvée  dans  un  grand  nom- 
bre de  pêches,  mais  présentait  des  dimensions  parfois  très  diffé- 
rentes. 

La  longueur  ordinaire  varie  entre  180  u.  et  200  ^.  Quelques 
individus,  colorés  en  vert  i)ar  des  Zoochlorelles,  avaient  de  plus 
grandes  dimensions,  ils  atteignaient  souvent  350  ^j..  ;  mais  chez 
ceux-ci  Tétude  de  la  bouche  est  rendue  difficile  par  la  présence 
des  Algues. 

Dans  l'étang  de  Chambésy  (Villa  Ile  à  Calvin),  j'ai  trouvé  des 
exemplaires  en  assez  grand  nombre,  dépourvus  de  Zoochlorelles 
et  de  taille  colossale,  ils  mesuraient  jusqu'à  453  y.. 


594  JEAN   ROUX 

Sur  ces  Fronton'm]W.  pu  in'assurer  de  la  structure  de  la  bouche 
et  du  sillon  et  y  reiuanjuer  une  particularité.  La  première  ran- 
ijjée  de  cils  (PI.  13,  tig.  1(5)  qui  borde  le  côté  droit  du  sillon  n'est 
pas  formée  connue  les  autres  d'une  ligne  droite  où  les  papilles  des 
cils  se  succèdent  régulièrement  les  unes  aux  autres.  On  remarque 
déjà,  à  un  faible  grossissement,  qu'elle  présente  des  ondulations 
dans  sa  partie  moyenne.  Avec  un  plus  fort  grossissement,  on  voit 
que  les  papilles  sur  lesquelles  se  trouvent  les  cils  et  qui  sont, 
semble-t-il,  un  peu  plus  serrées  dans  les  lignes  du  sillon  que  sur 
le  reste  du  corps,  le  sont  ici  encore  davantage.  De  plus,  ces  pa- 
pilles forment,  dans  la  région  moyenne,  une  succession  de  petites 
courbes  laissant  entre  elles  un  faible  espace  non  cilié. 

Les  papilles  sont  situées  si  près  les  unes  des  autres,  qu'elles  ar- 
rivent à  former  une  sorte  d'arête  crénelée  continue  dont  le  relief, 
augmenté  encore  par  les  courbures,  est  plus  accentué  que  celui 
des  autres  rangées. 

Les  parties  terminales  forment  une  simple  ligne  ordinaire. 

Cette  structure  n'a  pas  été  relevée  chez  les  exemplaires  de 
taille  moyenne.  Il  est  difficile  de  constater  si  elle  existe  partout, 
à  cause  de  la  taille  plus  petite  des  Frontonia  ordinaires  et  de 
leur  appareil  buccal;  ])eut-être  aussi  ne  se  présente-t-elle  pas 
chez  chaque  individu. 

Le  corps  de  ces  grosses  Frontonia  leiicas  est  généralement  de 
forme  ovale,  plus  régulière  que  chez  le  type  ordinaire  ;  mais  le 
macronucleus  et  la  vésicule  contractile  ne  montrent  aucune  diffé- 
rence. 

Ophri/ofjlena  flavkans  Ehrenberg. 
PI.  13,  n^.  17. 

L'Ophr3^oglène  dont  je  veux  dire  quelques  mots,  présente  les 
caractères  généraux  de  rOjjhrijoglena  flavkans  d'EHREXBERG, 
mais  en  diffère  cependant  en  certains  points.  La  forme  du  corps 


INFUS0IRE8   CllJÉS  595 

est  l'inverse  de  celle  que  l'on  rencontre  le  plus  fréquemment,  mais 
Claparède  et  Lachmaxx  (4)  et  FABRE-Do:\rERGUE  (10)  (luioiit 
étudié  cette  espèce,  mentionnent  la  grande  variation  de  l'orme 
(lui  peut  exister  chez  un  même  tyi)e.  L'Infusoire  que  nous  avons 
trouvé  est  lar.i'e  et  arrondi  en  arrière,  et  se  termine  en  avant 
par  une  partie  pointue,  légèrement  arcjnée  et  tournée  vers  la  gauche 
lorsque  l'animal  est  placé  sur  sa  face  ventrale. 

Les  dimensions  sont  à  i)eu  près  les  mêmes  que  celles  que  Ton 
trouve  en  moyenne  chez  cette  espèce  :  160  ^x.  de  longueur. 

Le  corps  est  absolument  rempli  de  globules  graisseux  jaunes 
doimant  une  teinte  semblable  au  ])roto})lasuux.  Autour  du  corps, 
on  peut  remarquer  une  petite  lame  plus  claire,  constituant  Tecto- 
plasme.  En  avant,  cette  couche  s'épaissit,  de  sorte  que  les  corpus- 
cules de  graisse  conteims  dans  l'endoplasma  ne  peuvent  arriver 
jusque  dans  la  portion  terminale. 

La  bouche,  de  forme  semi-lunaire,  est  bien  développée  ;  son 
pharynx  assez  long  possède  une  membrane  ondulante.  1 /organe 
en  verre  de  montre,  très  réfringent,  ressort  net  et  distinct. 

La  vésicule  contractile  est  unique,  située  de  côté  dans  la  partie 
postérieure  du  corps,  à  égale  distance  de  la  région  moyenne  et 
de  l'extrémité.  Le  macronucleus  est  une  masse  ovalaire  également 
placée  dans  la  moitié  postérieure  du  cori)s.  Le  micronucleus  con- 
tigu  est  ovale  et  très  petit. 

L'exemplaire  que  j'ai  trouvé  ne  contenait  aucun  trichocyste, 
pas  plus  quèTInfusoire  décrit  par  Fabre  Domergue  et  qui  n'est 
autre  (jue  YOjjhnjof/Iena  flavlcaus  d'EHREXBERG.  L'absence  de 
ces  appareils  n'a  rien  qui  nous  étonne,  car  on  connaît  en  effet  des 
espèces  chez  lesquelles  les  trichocystes,  présents  chez  certains 
individus,  peuvent  parfaitement  faire  défaut  chez  (Vautres. 

J'ai  observé  de  quelle  manière  les  Ophryoglènes  en  général,  et 
celle-ci  en  particulier,  opèrent  pour  introduire  les  aliments  dans 
leur  corps.  Leur  nourriture  habituelle  semble  être  les  corpuscules 
graisseux  provenant  des  petits  Crustacés  d'eau  douce  {Baplmla, 


596  JEAN   ROUX 

Ci/clops  etc.).  On  trouve  en  effet  souvent  ces  Infusoires  en  com- 
pagnie de  ('rustacés  et  même  parfois  dans  le  corps  de  Ci/clops 
morts. 

La  forme  du  corps  des  Ophri/o(/lena  est  en  relation  avec  la 
manière  dont  elles  prennent  la  nourriture,  et  la  partie  pointue 
qu'elles  présentent  presque  toutes  leur  sert  à  se  frayer  un  passage 
et  à  s'introduire  ainsi  dans  les  milieux  où  elles  trouvent  en  abon- 
dance de  quoi  se  nourrir.  Les  iiulividus  dont  la  partie  antérieure 
est  acuminée  tournent  rapidement  sur  eux-mêmes  en  s' enfonçant 
toujours  plus  avant  dans  la  masse  de  nourriture.  Une  fois  le  courant 
produit,  les  globules  de  graisse  sont  engloutis  en  si  grand  nombre, 
qu'au  bout  de  quelques  minutes  le  corps  en  est  absolument  rem- 
pli, souvent  même  il  se  déforme. 

Les  Ophryoglènes  dont  la  forme  du  corps  est  l'inverse,  se  ser- 
vent de  leur  partie  postérieure,  plus  étroite,  pour  se  frayer  un 
passage.  Aussi  les  voit-on  i)arfois  progresser  avec  leur  partie 
,  postérieure  dirigée  en  avant. 

EjKiJrisn.  g.  nitrahilisu.  sp. 
PI.  13,  lig.  18. 

Par  sa  forme  générale,  cet  Lifusoire  bizarre  rappelle  de  loin 
VAspkllsca  h/ffce?is  0.  F.  Mûll.  Le  corps  est  de  taille  très  petite, 
sa  longueur  varie  entre  32  a.  et  40  fx.  ;  sa  largeur  est  comprise 
entre  27  u.  et  30  ^. 

La  forme  générale  est  celle  d'un  triangle,  lors(pie  l'animal  est 
placé  sur  sa  face  dorsale.  Le  corps  est  aplati  dorso-ventralement. 

La  face  ventrale  présente  une  convexité  assez  marquée  dans 
sa  plus  grande  partie,  tandis  (lu'à  droite,  elle  est  creusée  d'un 
sillon  dont  nous  aurons  à  reparler.  La  face  dorsale  est  également 
convexe. 

Le  bord  gauclie  de  la  face  ventrale  est  une  arête  assez  aiguë, 
régulièrement  arquée.  Le  bord  droit,  recourbé  sur  la  face  ventrale, 


INFUSOIRES   CILIÉS  597 

au-dessus  du  sillon,  est  concave  antérieurement  et  présente  en- 
suite une  convexité  bien  accusée. 

A  la  partie  postérieure,  le  corps  est  tronqué  obliquement,  ce 
qui  a  i)our  eifet  de  raccourcir  la  face  ventrale  et  de  former  une 
surface  légèrement  concave,  de  contour  plus  ou  moins  ovale,  et 
dont  les  bords  sont  munis  de  crénelures  ou  cornes  caractéristiques, 
de  dis])()siti(»n  et  de  forme  lixes  chez  tous  les  exemplaires  trou- 
vés. 

La  bouche  est  difhcile  à  apercevoir  au  premier  abord.  Elle  se 
trouve  dans  la  partie  antérieure  gauche  de  la  face  ventrale,  au 
fond  du  sillon  péristomien.  Celui-ci  commence  à  la  partie  posté- 
rieure et  diminue  progressivement  de  largeur  en  avant.  C'est 
près  de  la  partie  rétrécie  que  se  trouve  la  bouche.  Le  sillon  est 
bordé  à  droite  par  le  bord  droit  du  corps  ;  à  gauche  il  est  limité 
par  une  ligne  bizarrement  découpée  allant  de  l'extrémité  anté- 
rieure à  la  partie  droite  ventrale  de  l'extrémité  postérieure. 

Dans  sa  i)artie  postérieure,  le  sillon  possède,  sous  le  bord  gau- 
che, une  rangée  de  cils  fins,  assez  serrés  ;  puis,  toujours  du  même 
côté,  une  série  de  membranelles  particulières,  vibrant  séparé- 
ment et  lentement,  se  soulevant  comme  des  doigts,  et  qui  amè- 
nent la  nourriture  à  la  bouche  située  dans  une  échancrure  de  ce 
même  bord  gauche.  La  bouche  est  munie  elle-même  d'une  mem- 
brane ondulante  vibrant  rapidement  et  sans  interruption.  L'ori- 
fice est  extrêmement  petit,  il  m'a  paru  orienté  transversalement 
et  la  membrane  doit  être  insérée  au  bord  postérieur  delà  bouche; 
ne  puis  cependant  garantir  la  justesse  absolue  de  cette  observa- 
tion très  difficile. 

Je  n'ai  pas  observé  de  pharynx. 

Les  cils  ne  sont  pas  disposés  d"une  manière  uniforme  sur  tout 
le  corps,  mais  sont  placés  en  certains  points  déterminés.  Sauf 
ceux  du  sillon  dont  nous  avons  déjà  parlé,  ces  cils  sont  très  longs, 
fins  et  soyeux. 

A  la  partie  antérieure  du  corps,  sur  le  côté  droit  se  trouve  un 


598  JEAN    ROUX 

i^n'oupe  fie  cils,  dirigés  à  droite,  et  (|iii  (K('ii])eiit  la  concavité  nieii- 
tiomiée  plus  haut. 

L'extrémité  de  chaque  créiielure  postéi'ieurejKtssède  un  i;r(uipe 
de  3  ou  4  cils:  enfin  la  partie  i)ostérieure  du  hoi'd  i^auche  est 
munie  d'un  i^roupe  de  cils  plus  forts  que  les  précédents.  On  trouve 
également  quelques  cils  à  l'entrée  du  sillon,  à  Textrémité  posté- 
rieure du  bord  droit. 

La  vésicule  contractile  est  placée  dans  la  partie  i)ostérieure, 
du  côté  gauche  du  péristome.  Ses  contractions  se  succèdent  avec 
rapidité. 

Le  macronucleus,  de  forme  ovalaire,  est  placé  près  du  Ixad 
gauche  du  corps. 

Je  n'ai  i)as  observé  la  i)lace  de  l'anus. 

Le  protoplasma  est  clair  et  renferme  quehpies  petites  granu- 
lations, mais  chez  tous  les  individus,  on  a])erçoit  le  long  du  bord 
gauche  un  amas  assez  dense  de  gouttelettes  très  réfringentes  (pii 
doivent  être  de  nature  graisseuse. 

Les  mouvements  de  Epal.ris  sont  très  vifs  et  ininterrompus.  Ils 
se  font  surtout  avec  les  cils  postérieurs  ;  ceux  du  sillon  buccal 
sont  aussi  continuellement  en  action.  Pour  bien  observer  Tani- 
mal,  il  faut  l'emprisonner  entre  des  débris  et  l'on  peut  alors  l'exa- 
miner facilement.  ISi  on  le  comprime,  sa  forme  s'altère  très  rapi- 
dement et  il  devient  peu  à  peu  méconnaissable. 

Sa  nourriture  paraît  consister  en  ])articules  végétales  très  fines 
et  corpuscules  graisseux. 

Cet  Infusoire  a  été  trouvé  dans  l'eau  ])rovenant  de  deux  en- 
droits bien  différents,  mais  dans  des  étangs  où  les  conditions 
d'existence  étaient  absolument  les  mêmes.  Il  est  à  remarquer 
aussi  (jue  ces  deux  pêches  ont  été  effectuées  à  Va  même  é])oque, 
bien  qu'à  une  année  d'intervalle,  l'une  en  novendjre  lcS!)7.  l'au- 
tre en  novembre  1898.  L'étang  de  Vessy  et  celui  du  Château  d(! 
Vernier,  où  ces  pêches  ont  été  faites,  contenaient  tous  deux  dans 
l'eau  une  quantité  innombrable  de  Spirostoniniii  ainhlg/mn}.  La 


INFUSOIRES   CIL1JÔ.S  599 

végétation  était  semblable  aussi  et  se  composait  sui-tout  de  Typha 
et  (le  Lemna. 

Epal.ris  mirabilh  existait  en  grand  nombre  dans  chaque 
étang,  il  se  trouvait  principalement  du  côté  de  la  lumière,  dans 
les  récipients  où  Teau  avait  été  placée,  soit  à  la  surface  de  la 
vase,  soit  au-dessus.  Il  possède  des  caractères  particuliers  dont 
le  principal  est  bien  la  présence  de  ces  crénelures  postérieures. 
Nous  nous  sommes  servis  de  ce  caractère  pour  la  dénomination 
du  genre  Epalris^  ;  l'aspect  bizarre  et  tout  spécial  de  l'espèce 
lui  a  valu  le  nom  de  E.  iiiirahiUs. 

Cet  Infusoire  doit  être  placé  parmi  les  Trichostomata  dans  la 
famille  des  Microtlioracina  Wrzesn.  avec  laquelle  notre  Infusoire 
possède  (juelques  affinités,  notaunnent  la  présence  d'un  périslome 
counnencant  à  la  partie  postérieure  et  se  poursuivant  sur  la  face 
ventrale,  mais  plus  avant  toutefois  que  chez  le  genre  Oinetochi- 
lum. 

Car.  Geii.  Corps  as}inétrique,  de  forme  triangulaire,  aplati 
dorso-ventralement.  Face  ventrale  convexe  en  son  milieu,  con- 
cave près  du  bord  droit.  Face  dorsale  convexe.  Côté  gauche 
bombé,  côté  droit  concave  antérieurement,  puis  convexe.  Partie 
postérieure  tronquée  obliquement  ;  d'où  la  face  ventrale  est  plus 
courte  que  la  face  dorsale.  Les  bords  de  la  face  postérieure  sont 
munis  de  crénelures  caractéristiques. 

Bouche  dans  la  moitié  antérieure  du  corps,  près  du  côté  droit, 
à  l'extrémité  d'un  sillon  large  qui  commençant  postérieurement, 
est  limité  à  droite  par  le  bord  du  corps  recourbé  et  à  gauche  par 
une  ligne  découpée.  Le  sillon  porte  du  côté  gauche,  d'abord  un 
rang  de  cils  postérieurs,  puis  une  série  de  membranelles  dans  sa 
partie  moyenne.  La  bouche,  située  innnédiatement  en  avant  de 
ces  dernières,  possède  une  très  petite  membrane  ondulante.  Cils 
du  corps  longs  et  soj^eux,  placés  en  des  points  particuliers  ;  un 
groupe  antérieur  sur  le  côté  droit  du  corps,  un  groupe  à  Textré- 

*  Dp  eTT(/.'/.^ii  =  créneau. 


600  JEAN    ROUX 

mité  de  chaque  créiielure  et  dans  la  partie  })()stérieiire  de  chacun 
des  côtés.  Mouvements  rapides,  se  succédant  sans  interruption, 
avec  fréquents  changements  de  face. 

Car.  sp.  Taille  petite.  Dimensions  :  longueur  o2u-40u;  lar- 
geur'27p.  à  30/^..  Vésicule  contractile  unique,  placée  postérieu- 
rement à  gauche  du  sillon  péristomien.  Macronucleus  ovale  situé 
près  du  bord  gauche  du  corps.  Nombreuses  gouttelettes  réfrin- 
gentes le  long  du  même  bord.  Espèce  rare. 

Habitat:  Eau  stagnante.  Trouvé  à  Vessy  (Novend)re  1897)  et  à 
Yernier  (Etang  du  Château.  Novembre  1898),  dans  de  l'eau 
conservée  pendant  plusieurs  jours  au  lal)oratoire. 

Fayawec'mm  pidritiunt  Claparède  et  Lachmami. 
PI.  i:i,  ti^^  19. 

Je  rapproche,  malgré  quelques  dittérences,  les  Faramecium 
que  j'ai  trouvés  dans  l'eau  putréfiée  provenant  du  Jardin  Bota- 
nique, de  l'espèce  que  décrivent  Claparède  et  Lachmann  (4), 
p.  266.  Ces  auteurs  mentionnent  la  présence  d'une  seule  vésicule 
contractile;  j'en  ai  constamment  trouvé  deux,  occupant  la  posi- 
tion ordinaire.  La  forme  du  corps  est  assez  semblable  à  celle  de 
Paranu'clum  h^rsarla  Ehrbg.,  cependant  le  pseudostome  n'est 
pas  si  large.  Les  individus  (pie  j'ai  trouvés  ne  possèdent  pas  de 
trichocystes,  ce  qui  concorde  bien  avec  la  diagnose  de  Clapa- 
rède et  Lachmann.  Le  macronucleus  pyriforme  ne  possède 
qu'un  seul  micronucleus.  Près  de  la  partie  postérieure,  une  houppe 
de  quelques  cils  plus  forts  se  trouve  implantée,  comme  chez 
Paramecium  can(latMm  Ehrbg.,  mais  plutôt  en  avant  du  pôle, 
sur  la  face  ventrale.  La  partie  postérieure  est  toujours  bourrée 
de  corpuscules  et  vacuoles  à  contenu  grisâtre  ou  noir.  De  nom- 
breux grains  d'excrétion  réfringents  sont  aussi  réunis  dans  cette 
région  et  lui  donnent  cette  coloration  foncée  que  j'ai  retrouvée 
chez  tous  les  exemplaires. 


INFUS0IRE8   CILIÉS  601 

SCHEWIAKOFF  (21)  a  décrit  aussi  comme  Panmiecmm  putrl- 
'iium  des  individus  possédant  deux  vacuoles  contractiles  et  des 
triclioc3-stes.  Il  a  également  observé  les  grains  d'excrétion,  mais 
ceux-ci  se  trouvaient  surtout  nombreux  dans  la  partie  antérieure. 

FJaqhpyla  uasiifa  Stein. 
PI.  i:{,  n^-.  20. 

J'ai  trouvé  cette  espèce  dans  plusieurs  étangs  des  environs  de 
Genève,  notamment  à  Yieussieux  et  à  Bel-Air  (près  de  Chêne)  en 
Mars  1898.  Cette  forme  a  été  déjà  décrite  par  Levaxdek  (16, 
p.  62,  PI.  3,  fig.  28  à  30)  ;  j'ai  pu  vérifier  sur  les  exemplaires 
(pie  j'ai  eus  sous  les  yeux,  les  princi])aux  caractères  qui  la  distin- 
guent :  dimensions  du  corps,  direction  du  sillon  buccal,  position 
de  la  bande  striée,  présence  de  trichocystes,  etc. 

Dans  le  sillon  buccal,  les  stries  qui  portent  les  cils  sont  tou- 
jours dirigées  vers  la  bouche;  les  cils  du  bord  supérieur,  plus 
longs  que  les  autres,  sont  toujours  recourbés  au-dessus  du  sillon, 
tandis  que  les  cils  du  bord  inférieur  se  maintieiment  constam- 
ment droits. 

La  nourriture,  consistant  en  particules  très  fines,  peut  arriver 
très  facilement  à  la  bouche,  étant  retenue  le  long  du  sillon  par 
une  sorte  de  grillage  continu  formé  par  les  cils.  Le  pharjiix  m'a 
le  plus  souvent  paru  court.  La  bande  striée  est  bien  située, 
connue  le  représente  Levaxder,  sur  le  côté  dorsal  du  corps  et 
non  sur  le  côté  ventral,  connue  le  disent  d'autres  auteurs. 

La  vésicule  contractile  postérieure  est  toujours  très  grosse  ; 
pendant  sa  systole  elle  est  entourée  de  vésicules  secondaires. 

Le  macronucleus  est  en  général  plus  allongé  que  ne  l'indique 
Levander;  arrondi  aux  deux  extrémités,  sa  partie  postérieure 
est  souvent  rétrécie,  de  sorte  que  sa  forme  générale  est  celle 
d'un  ovoïde  étiré,  placé  chez  presque  tous  les  individus  dans 
la  direction  de  l'axe  longitudinal  du  corps. 


602  .JEAN    ROUX 

De  grosses  vacuoles  alimentaires,  à  contenu  jaunâtre  formé 
de  fines  particules,  remplissent  surtout  la  partie  postérieure  du 
corps.  Les  tricliocjstes  sont  bien  développés  ;  je  les  ai  vus  déco- 
chés dans  la  partie  postérieure  chez  la  plupart  des  exemplaires 
observés. 

Les  mouvements  se  font  sans  interruption  et  assez  rapidement  ; 
ranimai  progresse  en  tournant  autour  de  son  axe  longitudinal. 

Dans  les  pêches  effectuées,  FJafi'wpyla  nasuta  était  presque 
toujours  accompagnée  de  Metopus  sifpndides  Clap.  et  Lachm., 
(^mwmorpha  medusula  Perty  et  Spirostomum  ambigtiîmi  Ehrbg. 

Ces  Infusoires  présentent  donc  au  point  de  vue  de  l'habitat  et 
de  la  nutrition  des  caractères  communs.  On  peut  les  conserver 
fort  longtemps  :  ils  vivent  de  préférence  dans  la  vase  où  ils  trou- 
vent leur  nourriture. 

Cristlf/era  n.  *j;.  ji/eHroifoiioïdes  n.  sp. 
PI.  14.  tig:.  1. 

De  nombreux  exemplaires  de  cette  intéressante  forme  ont  été 
trouvés  dans  une  pêche  faite  le  16  Septembre  1898,  dans  le  ma- 
rais de  liouelbeau  ;  l'eau  était  très  limpide  et  contenait  des  ro- 
seaux et  feuilles  mortes  en  quantité. 

Le  corps  est  de  petite  taille.  Les  dimensions  sont  :  longueur 
64/^. -70  a,  largeur  (face  ventrale)  27 //..  La  forme  générale  est 
ovoïde  ;  la  partie  antérieure  est  tronquée  transversalement  et  la 
partie  postérieure,  également  aplatie,  présente  une  petite  saillie 
l)articulière.  L'animal  est  comprimé  latéralement;  il  en  résulte 
que  les  faces  dorsale  et  ventrale  sont  plus  étroites  que  les  faces 
latérales. 

La  face  ventrale  est  très  irrégulière;  elle  est  concave  surtout 
vers  le  bord  gauche.  La  concavité  est  accentuée  encore  davan- 
tage dans  la  moitié  antérieure  qu'occupe  la  fosse  buccale.  Le 
côté  gauche  de  cette  face  forme  une  ligne  saillante,  ou  crête,  pla- 


INFUSOIRES   CILIÉS  603 

cée  i)ré('iséiiieiit  au-dessus  de  la  réiiioii  la  plus  excavée.  Cette  ligne 
présente  toujours  un  fort  relief  et  on  se  rend  compte  de  sa  posi- 
tion exacte  en  mettant  au  point  les  différentes  parties  de  la  face 
ventrale.  C'ette  arête  est  bizarrement  découpée,  mais  cliez  tous 
les  individus  étudiés,  elle  présente  la  même  disposition.  Elle  suit 
d'al)()rd  la  fosse  buccale  en  la  bordant  à  gauche  et  en  formant 
une  ])roéminence  aiguë  et  se  continue  jusqu'à  la  saillie  postérieure 
dont  nous  avons  parlé,  en  s'intiéchissant  plusieurs  fois.  Le  côté 
latéral  gauche  est  donc  un  peu  moins  large  que  le  côté  droit.  Ce 
dernier,  ainsi  (pie  la  face  dorsale,  est  légèrement  convexe. 

La  fosse  buccale  occupe  la  moitié  antérieure  de  la  face  ven- 
trale ;  comme  forme,  elle  est  analogue  à  celle  des  Phuronewa, 
mais  non  creusée  sur  le  bord  postérieur  gauche.  Elle  possède 
une  mendjrane  (mdulante  bien  développée,  insérée  le  long  du 
bord  gauche.  Cette  membrane,  étroite  en  avant,  s'élargit  pro- 
gressivement vers  la  partie  postérieure  du  péristome.  Il  m'a 
semblé  la  voir  remonter  sur  le  côté  droit,  en  formant  ainsi  une 
poche,  mais  je  ne  i)uis  garantir  l'exactitude  de  cette  observa- 
tion, car  elle  était  rendue  difhcile  par  les  vibrations  des  cils 
bordant  le  côté  droit  et  qui  se  termhiaient  dans  la  même  région. 
La  membrane  ondulante  se  déploie,  connue  chez  Pleurrmema, 
quand  l'animal  est  au  repos.  Elle  peut  également  se  plisser  et 
s'engager  entièrement  dans  le  péristome. 

Les  cils  ne  sont  pas  placés  uniformément  sur  toute  la  surface 
du  corps.  Ils  forment  deux  larges  bandes,  l'une  antérieure,  l'autre 
postérieure.  L'extrémité  antérieure  et  la  partie  médiane  sont 
totalement  dépourvues  de  cils.  Ceux-ci  sont  disposés  en  rangées 
longitudinales,  naissant  à  une  petite  distance  de  l'extrémité  an- 
térieure, cessant  dans  la  partie  médiane,  pour  reprendre  ensuite 
jusqu'au  pôle  i)ostérieur.  Ces  lignes  s'aperçoivent  sur  toute  la 
longueur  du  corps,  mais  sont  particulièrement  bien  accusées  dans 
les  régions  ciliées.  Dans  celles-ci,  les  cils  sont  placés  sur  de  pe- 
tites papilles  plus  ou  moins  rapprochées  les  unes  des  autres  et 


(i04  JEAN   ROUX 

qui  (loiment  aux  lignes  criuiplantation  un  aspect  crénelé.  Les  cils 
sont  différents  de  nombre  et  d'aspect  selon  la  région  que  l'on 
considère.  Ceux  de  la  partie  antérieure  sont  longs,  tins,  soyeux 
et  serrés;  ils  présentent  des  mouvements  moins  puissants  que  les 
cils  postérieurs.  Les  cils  qui  terminent  les  rangées  antérieure- 
ment sont  roides  et  dirigés  en  avant  ;  leur  i)oint  de  fixation  est 
net  et  l'on  se  rend  bien  compte  de  Tabsence  totale  d'appendices 
au  pôle  antérieur  même. 

Dans  la  partie  postérieure,  les  cils  sont  plus  rares,  plus  longs 
et  rigides.  A  l'extrémité  postérieure  même,  sur  la  saillie  termi- 
nale, est  implantée  une  soie  tactile  très  longue,  mesurant  40  .a. 
Les  cils  postérieurs  sont  analogues  à  ceux  de  Cydidimn  et  doi- 
vent jouer  le  principal  rôle  dans  les  mouvements  brusques;  ceux 
de  la  portion  antérieure,  plus  lins,  sont  utilisés  pour  les  petits 
déplacements. 

La  vésicule  contractile  est  unique  et  située  dans  la  moitié 
postérieure  du  corps  ;  elle  débouche  pVobablement  sur  le  côté 
latéral  droit.  Elle  est  assez  grande  et  ses  contractions  sont  ra- 
pides. 

Le  macronucleus  est  ovoïde,  un  peu  a])lati,  d'assez  grande 
dimension,  et  placé  transversalement  dans  la  moitié  anté- 
rieure du  corps  ;  il  est  accompagné  d'un  micronucleus  ovale  et 
petit. 

Le  corps  est  de  couleur  jaune-brun,  ce  qui  provient  sans  doute 
de  la  nourriture,  se  comi)osant  de  particules  végétales,  débris  de 
roseaux,  etc.  Ces  particules  sont  introduites  dans  des  bols  ali- 
mentaires qu'on  trouve  en  quantité  dans  le  corps.  La  partie  pos- 
térieure contient  souvent  quelques  granules  réfringents. 

Crisfifjera  se  meut  à  la  façon  de  Pleuroricma  et  progresse  très 
rapidement  en  tournant  autour  de  son  axe  longitudinal,  puis 
s'arrête  tout  d'un  coup,  présente  en  général  son  côté  latéral  gau- 
che, déploie  sa  membrane  ondulante  et  fait  également  vibrer  ses 
cils  antérieurs.  Il  tourne  brusquement  sur  lui-même,  exécute 


INFUSOIRES   CILIÉS  605 

qiie](iiies  sauts  de  côté  et  (V autre  et  repart  à  toute  vitesse  pour 
s'arrêter  de  nouveau  plus  loin.  Malgré  de  longues  observations, 
je  n'ai  pu  apercevoir  la  place  de  l'anus.  Il  est  probablement  situé 
près  de  l'extrémité  postérieure,  du  même  côté  (pie  la  vacuole 
contractile. 

Cet  Infusoire  vit  dans  l'eau  limpide  et  se  plaît  dans  la  vase 
où  on  le  rencontre  en  compagnie  de  LoxoplujUuni  meleafiris 
(0.  F.  Mtill.)  etde  Sfeutor  cœinh'îisF.hi'hg.  Nous  ne  T avons  trouvé 
que  dans  un  seul  étang,  en  nombre  assez  considérable,  mais  il 
a  rapidement  disparu. 

Cristigera  présente  certaines  analogies  avec  le  genre  Fleuro- 
nema  Duj.  auprès  duquel  il  vient  se  placer  dans  la  famille  des 
Plenroi/emiiia.  Il  en  diffère  cependant  par  la  manière  dont  les 
cils  sont  disposés  sur  le  corps,  par  sa  forme  générale  et  la  ligne 
en  saillie,  découpée,  du  bord  gauche  de  la  face  ventrale.  Nous 
avons  pour  cette  raison  formé  un  genre  nouveau  que  nous  avons 
appelé  Cristigera  ' . 

Le  Cydidiiim  Utomesiim  8tokes(25  p.  188  PI.  5,  fig.  10),  pré- 
sente quehpie  analogie  avec  notre  genre  pour  ce  qui  est  de  l'ar- 
rangement des  cils,  mais  nous  ne  pouvons  établir  de  rapproche- 
ment, à  cause  des  lacunes  de  la  description.  Il  faut  dire  aussi  que 
les  dimensions  sont  assez  différentes. 

Car.  Gen.  Corps  ovoïde,  tronqué  transversalement  à  l'extrémité 
antérieure,  aplati  à  la  partie  postérieure,  comprimé  légèrement 
latéralement.  Face  ventrale  concave,  surtout  vers  la  gauche.  Son 
l)ord  gauche  relevé  est  saillant  et  découpé  d'une  façon  caracté- 
ristique. Côté  droit  régulièrement  convexe.  Face  dorsale  bombée. 
Bouche  au  fond  d'un  péristome  en  forme  de  fosse,  occupant  la 
moitié  antérieure  de  la  face  ventrale.  A  son  bord  gauche,  une 
grande  membrane  ondulante,  de  forme  analogue  à  celle  de  Phu- 
nmema.  Cils  longs  et  soyeux,  mais  non  répandus  uniformément. 

'  De  crista,  crête  et  gerere,  porter. 
Rev.  Suisse  de  Zool.  T.  6.  189i).  40 


(iO()  JEAN    ROUX 

Dans  la  i)artie  antérieure,  une  lari-e  couronne  de  cils  loni;^,  fins 
et  serrés,  implantés  en  rangées  longitudinales  n'atteignant  ni 
Textréniité  antérieure,  ni  le  milieu  du  corps.  Dans  la  partie  posté- 
rieure, des  stries  régulières,  garnies  de  longs  cils  plus  forts  mais 
moins  serrés  que  ceux  delà  partie  antérieure.  Au  pôle  postérieur, 
une  soie  tactile  fort  longue.  ^louvements  très  vifs,  avec  rotations, 
sauts  et  arrêts  subits. 

Nourriture  :  Algues,  débris  végétaux. 

Car.  sp.  Taille  petite.  Dimensions  :  longueur  65  u-7()  u.  lar- 
geur du  côté  gauche  34  ^j..  (Coloration  jaune  l)run.  Lignes  ciliées 
rares;  vacuole  contractile  uni(jue  postéro-terminale.  Macronu- 
cleus  ovoïde,  placé  transversalement  dans  la  partie  antérieure. 
Micronucleus  ovale,  contigu.  Nombreux  bols  alimentaires  dans 
rendoi)lasma.  Espèce  rare. 

Hahifaf  :  Eau  stagnante  limpide;  dans  la  vase.  Trouvé  à 
Kouelbeau  (Septembre  1898.) 

2*5  ORDKE  :  HÉTÉIiOTRICHE^. 

lUepharisma  laferifia  (Ehrbg.)  var.  ni'mima  n.  var. 
PI.  14,  lig.  2. 

("est  également  dans  l'étang  de  Rouelbeau,  dans  une  pèche 
faite  en  Mars  1898,  que  j'ai  trouvé  de  petits  exemplaires  de  Ble- 
pharisma  laferifia  assez  semblables  connue  forme  à  ce  que  décrit 
Stein  (24,  page  180,  PI.  1,  lig.  11). 

Je  ne  pense  pas,  comme  ce  savant,  (pie  nous  ayons  là  des 
formes  jeunes  de  Bhpliarlsnia,  mais  bien  une  variété  de  cette 
espèce,  La  forme  du  corps  reproduit  dans  son  ensemble  celle  de 
resi)èce  normale,  mais  la  partie  postérieure  est  toujours  fortement 
acuminée.  La  longueur  du  corps  est  de  43  y.  et  la  largeur  maxinmm 
deldju,  dimensions  bien  diftérentes  de  celles  de  l'espèce  com- 


INFIJSOIRES  CILIÉS  607 

nmne.  Ces  petits  individus,  toujours  incolores,  possèdent  un  péris- 
tome  qui  occupe  toute  la  moitié  antérieure  du  corps  et  sur  le 
bord  droit  duc^uel  s'insère  une  membrane  ondulante  bien  plus 
visible  que  chez  la  grande  variété.  Les  stries  du  corps  sont  tou- 
jours très  espacées,  par  conséquent  fort  peu  nombreuses. 

Le  macronucleus  est  beaucoup  plus  gros  comparativement  et 
sa  forme  diftere  de  celle  qu'on  trouve  ordinairement.  Il  occupe 
presque  tout  le  tiers  médian  du  corps;  il  est  réniforme  et  i)ossède 
un  micronucleus  bien  distinct  dans  sa  concavité. 

La  vésicule  contractile  postérieure  est  également  bien  déve- 
loppée. Le  plasma,  incolore  ou  légèrement  grisâtre,  contient  peu 
de  granulations.  J'ai  trouvé  de  nombreux  individus  de  cette 
petite  variété,  tous  de  même  taille  et  présentant  les  mêmes  carac- 
tères, vivant  avec  iVïiutres  Blejjharisma  normaux  peu  nombreux 
et  colorés  en  rose.  Aucun  de  ces  derniers  n'a  été  surpris  en  divi- 
sion, et  les  individus  issus  de  la  reproduction  auraient  sans  doute 
été  aussi  colorés. 

Les  différences  ne  m'ont  pas  semblé  assez  importantes  pour 
motiver  la  formation  d'une  nouvelle  espèce;  mais  l'idée  qu'ils'agit 
de  forme  jeune  de  l'espèce  normale  doit  aussi  être  écartée  et  ces  pe- 
tits individus  doivent  être  considérés  comme  une  variété.  En  rai- 
son de  sa  taille  nous  la  nommerons  Bl.  laferifia  var.  minima. 

Thylalxid'myn  truncatum  Schewiakoff. 
P.  14,  li-i-.  3. 

Cet  intéressant  Infusoire,  que  Schewiakoff  (21)  a  trouvé  à 
Sidney  en  Australie  et  décrit  dans  son  ouvrage,  s'est  présenté  en 
grand  nombre  dans  l'eau  de  l'étang  de  Yeyrier  (Route  d'Etrem- 
bières)  dans  une  pêche  faite  à  la  fin  du  mois  d'Octobre  LS98. 

Cette  forme,  d'après  ce  que  j'ai  pu  voir,  n'a  pas  encore  été 
mentionnée  dans  notre  pays.  J'ai  pu  vérifier  chez  ces  individus 
tout  ce  que  SCHEWiAKOFF  indique  dans  sa  description.  Les  Infu- 


()08  JEAN    ROUX 

soires,  tous  rem])lis  de  Zooclilorelles,  se  tenaient  à  la  surface  de 
l'eau  ;  ils  formaient,  par  leur  nombre  considérable,  une  poussière 
verte  dans  laquelle  ressortaient  nettement  des  points  noirs,  nom- 
breux aussi,  et  qui  étaient  des  Stentor  nù/er  Ehrbg. 

Les  dimensions  de  cet  Infusoire  oscillent  entre  80  f/  et  110  // 
pour  lalongueur  et  45  ^ui  à  60  //  pour  la  largeur.  J'ai  cependant  ren- 
contré, des  individus  plus  allongés,  mais  rarement.  Le  péristome 
s'étend  un  peu  plus  loin  dans  le  corps  que  ne  le  dessine  Schewia- 
KOFF  (21,  PI.  3,  tig.  52)  et  ses  bords  sont  parfois  extrêmement 
rapprochés  l'un  de  l'autre  dans  la  région  moyenne,  lorsque  l'ani- 
mal nage  librement. 

Le  savant  russe  dit  n'avoir  jamais  observé  de  mouvements  de 
rotations  autour  de  l'axe  longitudinal;  j'ai  précisément  vu  le 
contraire  et  la  progression,  très  rapide,  se  fait  surtout  par  des 
rotations. 

Je  n'ai  malheureusement  pas  rencontré  de  Thylahid'mm  en 
division  ou  en  conjugaison. 

Stentor  polymorphus  Ehrbg. 
PI.  14,  tig.  4. 

Je  ne  veux  pas  décrire  en  détail  cet  Infusoire  si  connnun  par- 
tout, je  ne  parlerai  que  de  quelques  observations  relatives  aux 
soies  tactiles.  Dans  une  pêche  faite  en  Octobre  1898  dans  l'étang 
de  Chambésy  (Villa  Ile  à  Calvin)  je  trouvai  des  Stentor  poly- 
morplms  Ehrbg.  pourvus  de  nombreuses  soies  tactiles  bien  déve- 
loppées, que  j'ai  pu  étudier.  Les  soies  tactiles  des  Stentor  ont  été 
d'abord  remarquées  chez  l'espèce  dédiée  à  Roësel  ;  leur  forma- 
tion a  été  expliquée  de  plusieurs  manières  différentes.  Le  Stentor 
polymorphus  et  le  Stentor  cœruleus^vé^Qnieni  aussi  ces  soies,  plus 
ou  moins  bien  accusées. 

On  a  observé  que  ces  appendices,  visibles  pendant  quelques 
secondes  à  une  place  déterminée,  semblaient  disparaître  tout 


INFUSOIRES   CILIÉS  609 

(l'un  coup,  et  c'est  pour  cette  raison  qu'on  les  a  d'abord  décrits 
connue  organes  analogues  à  des  pseudopodes,  pouvant  à  volonté 
s'étendre  ou  se  retirer  dans  le  corps.  Johnson  (12),  dans  son 
travail  sur  le  Stetitor,  explique  autrement  cette  disparition.  Il 
décrit  connue  temporaire  la  fonction  de  ces  soies  qui  ne  seraient, 
selon  lui,  (jue  de  simples  cils  s'arrêtant  tout  à  coup  de  vibrer  et 
remplissant  alors  une  fonction  tactile.  Leur  disparition  serait  due 
à  la  reprise  régulière  du  mouvement  vibratoire,  ce  qui  fait 
qu'elles  ne  se  distingueraient  plus  en  rien  des  cils  voisins. 

Chez  les  Sfenfor  que  j'ai  observés  à  cet  effet,  j'ai  trouvé  les 
soies  tactiles  nombreuses  surtout  derrière  les  membranelles  et 
je  ne  les  ai  pas  vues  disparaître  quand  l'animal  était  comprimé 
et  ne  faisait  aucun  mouvement.  Un  point  intéressant  qui  me 
semble  militer  en  faveur  d'une  différenciation  acquise  et  durable 
des  cils  en  soies  tactiles,  c'est  que  ces  dernières  ne  sont  pas  par- 
tout également  longues.  Je  les  ai  mesurées  sur  une  même  strie 
et  elles  atteignaient,  innnédiatement  derrière  le  péristome  32  /a 
de  long,  tandis  que  plus  en  arrière,  sur  le  corps,  elles  n'avaient 
])lus  (pie  1?)  a.  En  se  différenciant,  le  cil  a  pu  s'allonger  plus  ou 
moins  fortement,  mais  cette  différence  de  longueur  ne  s'est  pas 
produite  sans  raison.  En  effet,  les  soies  placées  derrière  les  mem- 
branelles doivent,  pour  pouvoir  être  utilisées,  être  proportionnées 
à  ces  appendices  spéciaux  ;  tandis  que  sur  le  corps  une  pareille 
longueur  ne  leur  est  pas  nécessaire.  J'ai  en  outre  remarqué  que 
les  soies  sont  en  général  un  peu  plus  longues  que  les  cils  ordi- 
naires. 

Si  les  soies  tactiles  étaient  des  cils  modifiés  d'une  façon  tem- 
poraire, on  remarquerait  cette  différence  très  sensible  dans  la 
longueur  des  cils  du  corps.  Nous  pensons  donc  que  les  soies  tac- 
tiles sont  bien  des  cils  spécialisés  pour  une  fonction,  mais  qui  le 
sont  d'une  façon  définitive.  Quant  aux  points  d'implantation  des 
soies,  les  observations  que  nous  avons  faites  ne  sont  pas  concor- 
dantes et  devront  être  reprises. 


610  JEAN    ROUX 

Sur  quelques  individus,  nous  avons  remarqué,  dans  les  uiénies 
sillons  que  les  cils,  les  soies  tactiles  plus  loni>ues  et  bien  déve- 
loppées; elles  ont  une  inclinaison  souvent  différente  de  celle  des 
cils.  Lorsque  ces  derniers  vibrent  dans  le  même  plan  qu'elles,  on 
aperçoit  ensemble  les  deux  sortes  d'appendices  et  Ton  ])eut  alors 
juger  de  leurs  dimensions  respectives.  Si  les  cils  ne  vibrent  pas 
dans  le  même  plan  que  les  soies,  on  aperçoit  seulement  ces  der- 
nières, fixes  et  immobiles  par  elles-mêmes.  Leur  extrémité  dis- 
taie  très  ténue  est  souvent  inclinée,  mais  cette  inclinaison  est 
produite  par  la  force  du  courant  que  déterminent  les  vibrations 
ciliaires. 

On  trouve  des  soies  solitaires,  ou  groupées  par  4  ou  5  souvent 
de  grandeurs  diverses.  Il  nous  a  semblé  que  dans  ces  groupes  les 
soies  n'étaient  pas  situées  sur  un  même  plan.  Peut-être  sont-elles 
implantées,  en  dehors  de  ces  sillons,  sur  des  mamelons  particu- 
liers, placés,  entre  les  stries  et  particulièrement  bien  visibles 
dans  la  partie  antérieure  du  corps,  autour  du  péristome.  Ces 
mamelons,  nettement  accusés  quand  l'animal  nage  en  pleine  eau, 
disparaissent  rapidement  si  l'on  comprime  l'Infusoire.  Les  soies 
étaient  aussi  implantées,  nous  a-t-il  semblé,  sur  ces  aspérités  de 
la  surface,  mais  cette  observation  n'est  pas  absolument  sûre.  Il 
faudrait  alors  admettre  et  expliquer  la  migration  des  soies  hors 
dessillons  longitudinaux  contenant  les  cils,  desquels  elles  dérivent 
vraisemblablement. 

o*^  Ordre  :  Olig(3TRIches. 

Strombidium  riride  Stein. 
PI.  14,  lîg,  oa  et  ob. 

Stein  (24:)  donne  une  diagnose  très  succincte  de  ce  bel  Infu- 
soire  (p.  103,  note)  que  nous  avons  trouvé  dans  quelques-unes  de 
nos  pêches.  Il  frappe  tout  de  suite  par  sa  forme  particulière, 


INFUSOIRES  CILIÉS  611 

rétrécie  aux  deux  extrémités,  mais  souvent  plus  en  arrière  (|u"en 
avant.  Sa  taille  est  petite,  les  dimensions  sont  :  70  y.  à  80  a  de 
loiiiiueur  et  55  a  de  largeur.  La  i)artie  antérieure  est  souvent 
tronquée  sur  la  face  ventrale  et  les  bords  du  péristonie  un  peu 
surélevés,  surtout  du  coté  droit.  Le  cor])s  présente  un  léger 
aplatissement  dans  un  sens  (ju'on  peut  ai)peler  dorso-ventral. 

Le  péristonie  n'atteint  pas  la  moitié  de  la  longueur  de  la  face 
ventrale.  C'est  une  fosse  arrondie  en  avant,  i)lus  étroite  en  arrière, 
au  fond  de  laquelle  se  trouve  la  bouche.  Les  seuls  appendices  du 
corps  sont  les  puissantes  membranelles  insérées  autour  du  jiéris- 
tome  et  venant  le  border  à  gauche  en  se  transformant  là  en  la- 
melles courtes  qui  se  poursuivent  jusque  dans  le  pharynx  à  peine 
indiqué.  Le  bord  antérieur  ])roprement  dit  et  le  bord  droit  du 
l)éristome  sont  nus  ;  mais  la  fosse  jiéristomienne  se  creuse  à  droite, 
et  l'on  peut  se  convaincre,  i)ar  un  simple  changement  de  i)lan  à 
l'aide  de  la  vis  niicrométri(iue,  de  l'existence  de  ce  bord  interne 
droit  du  péristonie.  Il  sert  de  ])ohit  {rinsertion.  dans  sa  moitié 
postérieure,  à  une  membrane  ondulante  étroite,  mais  dont  la 
striation  est  évidente.  Lorscpie  l'animal  est  légèrement  comi)i'imé, 
les  cils  formateurs  sont  nettement  accusés.  Cette  membrane  ne 
fait  pas  saillie  hors  de  la  bouche,  puis(iu'immédiatement  au-dessus 
d'elle  se  trouve  le  bord  externe  du  péristonie  surplomliaiit  la 
cavité.  Les  membranelles  locomotrices  sont  excessivement  bien 
développées  et  c'est  grâce  à  elles  que  l'Infusoire  exécute  ses 
mouvements  si  violents.  J'ai  constamment  trouvé  dans  le  cor])s, 
des  Zooclilorelles  et  d'autres  corpuscules  ovoïdes  jaunâtres,  en 
plus  ou  moins  grande  quantité,  dans  la  partie  postérieure.  Le  nom 
d'espèce  donné  par  Stein  jn-ovient  sans  doute  de  la  ])résence  d(^ 
ces  Algues.     • 

Dans  la  partie  postérieure,  et  coiniiien(;ant  dans  la  région  la 
plus  large,  se  trouve  une  ceinture  de  longs  trichocystes  serrés, 
inclinés  parallèlement  au  corps  et  dont  les  dimensions  peuvent 
atteindre  presque  le  tiers  de  la  longueur  du  corps.  Examinés  à 


612  JEAN  Rorx 

un  fort  grossissement,  les  plus  longs  d'entr'eux  se  montrent  sous 
une  forme  de  fuseau  hyalin,  extrêmement  allongé,  et  contenant 
3  ou  4  points  réfringents  (Fig.  5b),  mais  ils  ne  semblent  pas  con- 
formés comme  de  vrais  trichocj'stes  et  paraissent  aussi  longs 
dans  le  corps  cpiau  dehors. 

L'anus  est  situé  à  la  partie  postérieure.  La  vésicule  contractile 
est  ])lut6t  petite  et  placée  dans  la  région  moyenne  du  corps,  à 
droite  ou  en  arrière  de  la  bouche.  Ses  contractions  sont  assez 
rapides.  Le  macronucleus  est  également  situé  dans  la  ])ortion 
centrale  du  corps,  ou  du  côté  gauche.  Il  montre  une  structure 
particulière  semblable  à  celui  du  ChUodon  cucuUuhiS.  Un  micro- 
nucleus  est  accolé  au  macronucleus.  La  nourriture  se  compose 
de  i)articules  végétales  très  fines  et  de  gouttelettes  de  graisse. 
Le  protoi)lasma  lui-même  est  grisâtre. 

Les  mouvements  sont  très  violents  :  l'animal  exécute  autour 
de  son  axe  longitudinal  des  rotations  incomplètes,  des  balance- 
ments, puis  il  s'arrête  un  moment  ])our  recommencer  ensuite. 
Lorsqu'on  le  comprime,  il  progresse  régulièrement,  mais  il  se  dé- 
forme vite  et  meurt  rapidement. 

On  le  trouve  à  la  surface  des  eaux  limpides  en  compagnie 
d'autres  Infusoires  chloroplnllés  tels  que:  Euplotes pateUa,  Vor- 
ficella  Nchilifera,  etc.  Il  est  plutôt  rare.  Je  n'ai  observé  ni  la 
rejtroduction,  ni  la  conjugaison. 

^I.  Zacharias  (29)  dans  ses  Famiisfische  MlttlieUungen 
(1895,  Part.  IV,  p.  75),  donne  la  description  d'un  Infusoire 
(|u'il  nounne  Vsilofrkha  fallax.  n.  sp.  et  qui  n'est  autre,  selon 
nous,  ({Ui'W  Stroinhid  ht  )ii  viride  de  Stein  ou  une  espèce  toute 
voisine. 

Ce  soit  disant  FsUofricha  appartient  sûrement  à  l'ordre  des 
Oligotriches  par  la  forme  de  son  péristome  et  la  disposition  de 
ses  membranelles.  Le  genre  Stromhidium  possède,  en  effet,  une 
échancrure  ])éristomienne  assez  prononcée  au  fond  de  laquelle 
se  trouve  la  bouche.  Les  cils  que  Zacharias  dessine  sur  le  côté 


INFUSOIRES   CILIKS  618 

gauche  de  ce  péristoiiie  sont  très  prol)ableiuent  les  petites  iiieiu- 
branelles  qui  simulent  des  niouveineiits  ciliaires.  Quant  à  ceux 
qui  sont  figurés  sur  le  côté  droit,  ils  rei)résentont,  sans  doute, 
ceux  (pii  forment  la  membrane  ondulante,  mais  leur  ])oint  de 
fixation  n'a  pas  été  indiqué  exactement. 

Ces  difiërences  proviennent  certainement  du  fait  (pie  les 
dessins  représentent  le  résultat  d'observations  faites  sur  des 
exemplaires  fixés.  C'est  probablement  pour  cela  aussi  que  le 
péristome  a  paru  })lus  long  et  (pie  Zacharias  lui  donne  de  telles 
proportions. 

De  multiples  raisons  nous  font  identifier  le  Fsilofricha  fullax 
au  StiomlndliDn  rlridc.  C'est  d'abord  la  forme  du  corps  qui  est 
absolument  semblable  à  celle  que  j"ai  trouvée  et  qui  a  été  décrite 
aussi  par  Stein;  puis  les  dimensions  et  proportions  relatives  du 
corps.  Il  doit  à  ce  proi)OS  s'être  glissé  une  erreur  dans  les  dimen- 
sions de  la  largeur  (pi'indi(iue  Zacharias,  elle  est  sans  doute  de 
50  a  à  55  p.  et  non  de  70  ^u,  à  en  juger,  du  moins,  i)ar  son  des- 
sin. Vsilofnclm  falla.r  contient,  connue  le  Sfmmhidium  riride,  des 
corpuscules  jaunes  et  des  Zoochlorelles,  de  sorte  que  la  couleur 
qu'on  observe  est  bien  celle  d'un  gros  FerUl'niium,  connue  le  dit 
Zacharias.  Ces  corpuscules  jaunes  sont  peut-être  des  Zoochlo- 
relles digérées  par  l'animal,  car  on  peut  trouver  toutes  les 
teintes  variant  du  vert  au  jaune,  chez  un  même  individu. 

Il  est  regrettable  (pie  Zacharias  n'indi(iue  pas  de  ([uelle  ma- 
nière se  faisaient  les  mouvements  ;  il  les  dit  extrêmement  rapides, 
ce  (pii  est  aussi  bien  le  cas  dans  le  genre  SfromUd'mni  (pie  chez 
Fsl/ofrlcha.  Il  ne  fait  pas  mention  de  la  présence,  dans  la  région 
moyenne,  d'une  ceinture  de  longs  bâtonnets  qui  sont  probable- 
ment des  trichocystes,  mais  il  dessine  par  contre  ce  ({ue  j'ai  ob- 
servé chez  la  plupart  des  StromUdium.  c'est  une  ligne  transver- 
sale, visible  surtout  du  côté  dorsal  et  qui  indique  la  limite*  supé- 
rieure de  la  ceinture  de  bâtonnets.  Cette  ligne  corres])ond  à  la 
partie  (pii  s'élargit  la  i)remière  lorsqu'on  comi)rime  l'animal. 


()14  JEAN   ROUX 

Zacharias  n'indique  pas  non  plus  la  position  de  la  vésicule 
contractile  puisqu'il  n'a  pu  étudier  l'Infusoire  vivant. 

Un  dernier  trait  de  ressemblance  entre  son  Infusoire  et  le 
Stromhidium  est  offert  par  le  macronucleus.  Chez  l'espèce  de 
Stein,  en  effet,  nous  avons  si.i^nalé  un  noyau  de  structure  jtar- 
ticulière.  Nous  avons  trouvé  un  i^ros  nucléole  central  entouré 
d'autres  plus  petits.  Zacharias,  dans  son  dessin  (PI.  1,  tiii'.  o  a) 
représente  le  nucléole  central  ;  mais  il  n'a  pas  dessiné  le  uii- 
cronucleus  contii.^u. 

Les  caractères  qui  rapprochent  Tlnfusoire  décrit  ])ar  Zacha- 
lllAS,  de  Stromhidium  viride  Stein  sont  autrement  ])lus  forts  (pie 
ceux  (pii  rappellent  le  genre  Psilotricha.  Nous  identitions,  par 
suite,  \e  Psilotricha  fallax  7jiic\i.  au  Styowhidlum  viride  Stein. 
Il  n'y  a  pas  de  raison,  naturellement,  ])our  chani^er  la  diag- 
nose  du  genre  Psilotricha  qu'a  indiipiée  Steix. 

Car.  sp.  Taille  petite.  Dimensions:  longueur,  65  u  -SO  «.lar- 
geur, 42  a  -  45  a. 

Corps  ovoïde,  extrémité  antérieure  rétrécie  et  souvent  tron- 
quée ;  extrémité  postérieure  amincie  et  arrondie.  Bouche  au 
fond  d'un  péristome  ovoïde,  étroit  en  arrière.  Zone  adorale 
puissante.  Pharynx  court  contenant  aussi  des  mendn'anelles. 
Bord  intérieur  droit  du  péristome  nmni  d'une  membrane  ondu- 
lante étroite  et  recouverte  par  le  bord  externe  droit.  Pas 
d'autres  cils  sur  le  corps,  que  la  zone  de  uieud)ranelles. 

Anus  postérieur.  Longs  trichocystes  minces  et  serrés,  placés 
en  ceinture  dans  la  moitié  postérieure  du  corps.  Vésicule  con- 
tractile unique,  dans  la  région  moyenne.  ^lacronucleus  ellipsoïde 
avec  gros  nucléole  interne.  Micronucleus  contigu,  ovale  et  petit. 
Zoochlorelles.  Espèce  rare. 

Habitat  :  Surface  de  l'eau  stagnante  limpide.  Trouvé  à  Pin- 
chat,  Etrembières,  Veyrier.  (Eté  et  automne  L'^^US.) 


LNFU80IRES  CILIES  615 


4^  Ordre  :  Hypotriches. 


Dlpleurostyla  ii.  g',  acaminata  ii.  sp. 
v\.  li,  tifr.  6. 

Cette  forme  curieuse  ne  s'est  présentée  qu'une  seule  fois,  dans 
Feau  provenant  d'une  pêche  faite  près  de  Vernier  (Etang  du 
Lignon),  au  mois  de  Juin  1897. 

C'est  un  Infusoire  de  petite  taille.  L'exemplaire  que  j'ai  ren- 
contré mesurait  70  a  de  longueur  et  40  a  de  largeur 
maximum.  La  forme  du  corps  est  très  singulière  et  caractérise 
l'animal.  Lorsqu'on  examine  l'Infusoire  par  la  face  ventrale,  on 
voit  que  le  corps  est  uniformément  arrondi  à  l'extrémité  anté- 
rieure qui  est  la  partie  lu  plus  large.  De  là,  le  corps  dimi- 
nue progressivement  jus(pi'à  l'extrémité  postérieure,  terminée 
en  pointe  aiguë  tournée  à  droite.  Le  bord  latéral  gauche  forme 
une  courbe  convexe  régulière,  tandis  que  le  bord  droit  s'inllé- 
chit  légèrement  dans  la  partie  qui  suit  immédiatement  l'extré- 
mité antérieure.  Il  présente  ensuite  une  petite  proéminence  assez 
aiguë  et  se  termine  à  l'extrémité  postérieure  ai)rès  avoir  subi 
de  nouveau  une  légère  inflexion.  Vu  de  profil,  Bipleurostyla 
présente  une  face  ventrale  à  peu  près  plane,  ayant  une  légère 
surélévation  postérieure  et  dont  je  reparlerai.  La  face  dorsale 
est  inégalement  bombée,  de  telle  façon  que  le  corps  est  aplati 
antérieurement,  puis  augmente  d'épaisseur  graduellement  jus- 
que dans  la  partie  moyenne  et  diminue  de  nouveau  juscju'à 
l'extrémité  postérieure  et  sur  les  côtés. 

Le  protoplasma  est  bourré  de  granulations  foncées,  grises  ou 
noires,  d'inégale  grosseur.  On  y  distingue  aussi  quelques  bols 
alimentaires  et  globules  graisseux.  Sur  les  bords,  surtout  du  côté 


610  JEAN   ROUX  • 

droit,  on  peut  apercevoir  une  zone  périphérique  étroite  et  plus 
claire.  Le  corps  a  une  forme  bien  déterminée  qui  ne  varie  pas. 

La  zone  adorale  est  très  développée.  Elle  commence  en  avant 
sur  la  face  dorsale,  puis  passe  sur  la  face  ventrale  et  y  décrit  une 
courbe  régulière  se  poursuivant  jusque  près  de  l'extrémité  posté- 
rieure. 

Les  membranelles  qui  la  composent  sont  nond)reuses  et  puis- 
santes. La  bouche  se  trouve  placée  à  l'angle  postérieur  du  péris- 
tome,  c'est-à-dire  près  de  la  partie  terminée  en  pointe.  Ostdans 
cette  région  que  la  dépression  péristomienne,  quoique  faible,  est 
le  mieux  indiquée. 

Le  bord  gauche  du  ])éristome  est  donc  constitué  par  la  zone 
adorale,  très  étendue  ;  tandis  que  le  bord  droit  ne  commence  à 
s'accuser  que  dans  le  milieu  de  la  face  ventrale  par  une  ligne  à 
double  courbure  dont  la  convexité,  tournée  d'abord  du  côté  du 
bord  droit,  est  ensuite  dirigée  vers  la  bouche.  Sur  ce  bord  s'insère 
une  membrane  ondulante  qui,  étroite  en  avant,  s'élargit  bientôt 
et  garde  la  même  dimension  jusque  vers  la  bouche.  Cette  mem- 
brane est  donc  très  visible  et  présente  des  mouvements  plutôt 
lents. 

La  face  ventrale  n'est  munie  que  d'un  nombre  réduit  d'appen- 
dices. On  y  compte  d'abord  4  cirres  frontaux  bien  dévelo})pés  et 
forts.  Sur  la  partie  antérieure  du  côté  droit  du  corps  sont  inqilan- 
tés  deux  grands  cils  épineux;  ils  sont  placés  obliquement,  l'un 
regardant  en  avant,  l'autre,  le  postérieur,  tourné  vers  l'arrière. 
Ces  deux  grandes  épines  donnent  une  physionomie  toute  particu- 
lière à  ranimai.  Dans  la  i)artie  postérieure  du  corps,  mais  plutôt 
du  côté  droit  se  trouve  une  région  surélevée  n'atteignant  pas  la 
])artie  postérieure,  et  ({lù  accentue  quelque  peu  la  dépression 
buccale.  En  cet  endroit,  en  arrière  de  la  ])ouche,  se  trouvent  4 
forts  cils  épineux,  arqués,  dirigés  vers  la  pointe  postérieure  du 
corps. 

La  vésicule  contractile  est   unique;  elle  est  placée  dans  la 


INFUSOIKES   CILIÉS  617 

partie  postérieure  droite  du  corps,  près  de  la  bouclie,  plutôt  du 
côté  dorsal.  Ses  contractions  se  succèdent  assez  rapidement. 
Elle  possède  un  canal  afférent  venant  de  la  partie  antérieure  du 
corps.  Son  pore  excréteur  est  placé  sur  la  face  dorsale. 

Le  niacronucleus  est  représenté  par  2  masses  arrondies,  de 
grosseur  moyenne,  placées  l'une  au-dessus  de  l'autre  dans  le 
milieu  du  corps.  Chaque  masse  possède  un  micronucleus  arrondi, 
bien  distinct.  Malgré  de  patientes  observations,  je  n'ai  ])u  m'as- 
surer  de  la  position  de  l'anus. 

L'animal  a  des  mouvements  très  vifs;  il  progresse  rapidement 
au  moj^en  de  sa  puissante  zone  adorale,  soit  au  moyen  de  ses 
forts  cirres.  Il  est  alors  très  difficile  à  observer,  car  il  se  meut 
sans  interruption,  tourne  autour  de  son  extrémité  postérieure, 
])uis  change  de  face  en  s' appuyant  sur  le  bord  gauche  et  l'extré- 
mité de  ses  membranelles.  Les  cirres  postérieurs  ne  m'ont  paru 
posséder  que  de  faibles  mouvements.  Ils  n'entrent  guère  en  jeu 
que  lorsque  l'Infusoire  exécute  les  rotations  violentes  autour  de 
sa  pointe  postérieure.  Les  deux  cils  épineux  latéraux  sont  sans 
doute  préposés  plutôt  à  une  action  tactile  qu'à  une  action  loco- 
motrice. La  nourriture  se  compose  de  débris  végétaux.  Cette 
espèce  semble  être  très  rare;  je  n'en  ai  observé  qu'un  exemplaire 
que  j'ai  pu  heureusement  conserver  assez  longtemps  pour  l'étu- 
dier. L'eau  dans  laquelle  il  se  trouvait  renfermait  déjà  quelques 
végétaux  en  putréfaction,  car  elle  séjournait  depuis  quelque 
temps  déjà  au  laboratoire. 

Nous  servant  des  caractères  particuliers  les  plus  frappants 
pour  cet  Infusoire,  nous  l'avons  appelé  :  Dlpleuwstyla  '  acumi- 
nata. 

Cette  forme  intéressante  présente  les  caractères  de  la  sous- 
famille  des  Psilotrichina  Biitschli  par  le  fait  de  la  réduction  des 
cirres  de  la  face  ventrale.  Les  cirres  ventraux  ])i-oi)rement  dits 

'  de  ^i;.  deux  fois,  nlsMoa.  côté,  aruXo;,  stylo  =  2  styles  marginaux. 


618  JEAN   ROUX 

ne  sont  pas  développés;  peut-être  pourrait-on  envisager  le  cirre 
frontal  situé  le  plus  en  arrière  comme  cirre  ventral.  Les  cirres 
anaux  sont  bien  représentés  par  les  4  cirres  postérieurs  arqués. 
Les  cirres  marginaux  sont  réduits  aux  deux  épines  latérales. 

Dipleurostyla  vient  donc  se  placer  à  côté  des  genres  Psih- 
tricha  Stein  et  BaUadma  Kowal.  La  forme  du  corps,  de  la  zone 
adorale  et  la  disposition  des  cirres  marginaux  sont  tout  à  fait  par- 
ticulières à  ce  genre  et  suffisamment  distinctes  des  caractères 
analogues  des  genres  voisins  pour  former  un  genre  spécial. 

Car.  Geri.  Forme  du  corps  caractéristique  :  élargi  et  arrondi 
antérieurement  ;  se  rétrécissant  progressivement  en  arrière  et  se 
terminant  en  pointe  à  l'extrémité  postérieure,  pointe  tournée 
vers  la  droite.  Face  ventrale  à  peu  près  plane.  Face  ^orsale  con- 
vexe dans  sa  partie  moyenne.  Zone  adorale  jjuissante  bordant  à 
gauche  le  péristome  et  allant  du  bord  antérieur  jusque  près  de 
r extrémité  postérieure.  Côté  droit  du  péristome  plus  court  que 
le  côté  gauche,  courbé,  portant  une  membrane  ondulante  bien 
visible.  Bouche  à  l'angle  postérieur  du  péristome.  4  cirres  fron- 
taux. 2  cils  épineux  dans  la  partie  antérieure  du  côté  droit.  4 
cils  postérieurs  en  épine  (cirres  anaux).  ^Mouvements  très  rapides, 
fréquents  changements  de  face. 

Nourriture  :  algues  monocellulaires,  débris  végétaux,  etc. 

Car.  sp.  Taille  petite.  Dimensions  :  longueur  70  u,  largeur 
maximum  40  p^.  Vésicule  contractile  unique,  placée  dans  la  partie 
postérieure  droite.  Pore  excréteur  dorsal.  Macronucleus  en  deux 
masses  arrondies  possédant  chacune  un  micronucleus. 

Hahifaf:  Eau  stagnante  avec  végétaux  décomposés. 

Balladiïia  efortf/afa  n.  sp. 

J'ai  trouvé  en  deux  endroits  différents,  notannnent  dans  l'eau 
d'une  pèche  faite  dans  l'étang  de  Yeyrier  (Route  d'Etrembières) 
au  mois  de  Novembre  1898,  quelques  exenq)laires  d'une  BaUa- 
dma différente  de  la  forme  décrite  par  Kowaleski  (14). 


INFrSOIRES   CILIÉ.S  619 

La  taille  de  riiifiisoire  est  inférieure  à  celle  de  Tespèce 
comme;  elle  n'excède  pas  32  u-?)5  u  de  lonc^  et  11  (j-V2  [j.  de 
large. 

Le  coî'ps  est  donc  de  forme  allongée,  sa  longueur  égale  3  fois 
sa  largeur.  Les  extrémités  également  larges  sont  toutes  deux 
arrondies  et  les  côtés  sont  parallèles  et  presque  rectilignes,  tan- 
dis que  chez  Tautre  espèce  ils  sont  convexes. 

Le  péristome  est  très  limité  chez  cette  espèce;  il  n'occupe  que 
le  Vs  antérieur  du  corps  et  ne  s'étend  pas  à  droite,  au  delà  de  la 
moitié  de  la  largeur  de  la  face  ventrale.  Les  membranelles  sont 
peu  nombreuses,  mais  ])lus  longues  que  chez  Balladimi parvula. 
Le  bord  droit  est  arqué  vers  la  gauche  et  porte  une  membrane 
ondulante  peu  développée.  Les  cirres  ventraux  forment  une  seule 
rangée,  mais  sont  plus  nombreux  que  chez  l'espèce  décrite  par 

KOWALESKI. 

Les  cirres  anaux,  très  grands,  sont  au  nombre  de  cinq.  Les 
cirres  marginaux  sont  également  bien  développés,  font  saillie  sur 
les  côtés  du  corps,  et  forment  une  ligne  ininterrompue  dans  la 
partie  postérieure. 

Les  soies  dorsales,  excessivement  fines,  sont  très  longues;  elles 
mesurent  10  ,a  de  long  et  sont  réparties  en  rangées  peu  nom- 
breuses au  nombre  de  4  ou  ô  seulement.  La  vésicule  contractile 
est  située  dans  la  partie  moyenne  du  corps  près  du  bord  gauche. 
Le  macronucleus  est  représenté  par  2  masses  ovales,  plutôt 
petites,  ([ui  jiossèdent  chacune  un  micronucleus  ;  je  n'ai  pas  remar- 
qué dans  leur  intérieur  une  structure  analogue  à  celle  que  l'on 
trouve  chez  l'espèce  comiue.  L'une  des  masses  est  placée  dans  la 
partie  antérieure,  l'autre  dans  la  ])artie  postérieure  du  corps. 
Les  mouvements  de  cet  Infusoire  sont  vifs  et  se  succèdent  sans 
interrui)tion.  Le  cor])s  renferme  quelques  bols  alimentaires 
colorés  et  des  corpuscules  gris  et  noirs,  nombreux  surtout  dans 
la  partie  gauche  de  l'animal.  Ces  corpuscules  ne  sont  pas  si)héri- 
ques,  mais  de  contour  in'égulirr,  ])olyédrique.  Le  protoi)lasma 


f)'20  JEAN   Rorx 

est  grisâtre,  mais  souvent  plus  clair  autour  du  péristome  et  dans 
la  partie  antérieure. 

Les  différences  observées  dans  les  dimensions  et  la  forme  du 
corps  et  du  péristome,  des  cirres  ventraux,  etc.,  m'ont  semblé 
suffisantes  pour  motiver  la  formation  d'une  nouvelle  espèce  de 
BaUadina  que  je  nonnne  elongata  à  cause  de  sa  forme  carac- 
téristique. 

Car.  sp.  Taille  très  petite.  Dimensions  :  longueur  32  ^.-35  u, 
largeur  11  'j.-l2  u.  Forme  allongée.  Extrémités  arrondies.  Côtés 
rectilignes  et  parallèles.  Péristome  très  court,  n'occupant  que  le 
'A  antérieur  du  cori)s.  ^lembranelles  de  la  zone  adorale  très 
développées,  très  longues. 


5^  Ordre  :  Péritriches. 
Sajpliidia  anioehea  Grenfell. 

PI.  iï,  fig-.  8  et  9. 

En  examinant  les  nageoires  de  (pielques  petits  Leudscus  rufl- 
his  provenant  d'une  pêche  faite  dans  un  étang  situé  sur  la  route 
de  Veyrier,  à  Etrembières,  je  les  trouvai  presque  toujours  occu- 
pées par  des  Infusoires  ciliés  et  par  ce  curieux  et  intéressant 
Trématode  :  le  Gyrodactyliis. 

Les  Infusoires  étaient  presque  tous  groupés  vers  le  bord  libre 
des  nageoires  du  Poisson  et  ne  paraissaient  nullement  inconnuodés 
par  les  mouvements  brusques  que  celles-ci  exécutaient,  —  adap- 
tation particulière  sans  doute. 

Les  Infusoires  étaient  des  Epistylis  et  des  Scyplddiu.  J'ai 
reconnu  dans  ces  dernières  l'espèce  (pie  (tREXFELL  (11)  décou- 
vrit sur  les  nageoires  de  l'Epinoche. 

Le  corps  est  de  taille  plutôt  petite  ;  sa  longueur  varie  entre 
70  u.  et  82  y.  et  sa  largeur  antérieure  est  de  25  m  à  28  a. 


INFUSOIRES   CILIÉS  621 

La  tonne  générale  est  celle  d'une  urne  allongée,  bien  ditte- 
rente  en  cela  de  la  forme  de  Se.  Umacina  et  Se.  ph(jsancm. 

Le  corps,  large  antérieurement,  se  rétrécit  d'abord  quelque 
peu,  immédiatement  au-dessus  du  péristome,  puis  s'élargit  de 
nouveau.  Il  diminue  ensuite  progressivement  jusque  près  de 
l'extrémité  postérieure  où  se  trouvé  de  nouveau  un  léger  élargis- 
sement servant  à  la  fixation.  Lorsque  l'animal  se  contracte,  le 
corps  devient  pyrilbrme,  uuiis  la  partie  postérieure  amincie  sub- 
siste toujours. 

Le  disque  ciliaire  n'est  pas  très  élevé.  Il  est  plus  ou  moins 
incliné  sur  la  partie  antérieure;  parfois  l'inclinaison  est  si  faible 
qu'elle  ne  se  voit  même  pas.  Les  bords  du  péristome  ne  sont  pas 
renversés,  mais  simplement  penchés  en  dehors.  Les  cils  anté- 
rieurs sont  très  longs,  ils  mesurent  environ  12,5  //.  Ils  sont  fins 
et  serrés  et  forment  un  ai)pareil  puissant.  Près  de  la  bouche  ils 
se  raccourcissent  passablement  et  garnissent  le  vestibule  jusque 
vers  le  pharynx  proprement  dit.  Une  membrane  ondulante  assez 
bien  développée  fait  saillie  hors  du  vestibule. 

La  surface  du  corps  présente  partout  des  fines  stries  trans- 
versales bien  visibles.  A  une  distance  d'environ  25  [x.  de  la  partie 
antérieure,  en  observant  la  surface,  on  remarque  une  ligne  trans- 
versale plus  accentuée  que  les  autres  et  qui  se  traduit,  sur  le 
profil  du  corps,  par  un  léger  épaississement  cuticulaire.  Cette 
ligne  était  visible  chez  tous  les  individus  que  j'ai  observés.  Ce 
n'est  pas  autre  chose  que  la  ligne  d'insertion  de  la  couronne  sup- 
plémentaire de  cils.  Elle  est  donc  située  plus  en  avant  que  chez 
les  autres  Péritriches.  Les  cils  qui  la  composent  sont  assez  longs, 
plus  forts  mais  moins  nombreux  cpie  ceux  de  la  partie  antérieure; 
ils  s'agitent  violemment,  mais  sans  ordre.  Le  plus  souvent  le  corps 
est  incolore  ou  grisâtre.  La  partie  antérieure  contient  ])resque  tou- 
jours de  nombreuses  vacuoles  alimentaires,  assez  grosses,  remplies 
de  particules  grisâtres  très  fines.  Outre  cela,  le  corps  contient  des 
granulations  réfringentes  (pii  sont  répandues  un  peu  partout. 

Revue  Suisse  de  Zool.  T.  H.  1899.  41 


622  JEAN    ROUX 

La  partie  postérieure  forme  un  dis(|ue  léi>èremeiit  épaissi  et 
élargi  au  moyen  duquel  l'animal  adhère  à  la  nageoire,  mais  on 
remarque  tout  autour  de  ce  pied  une  sorte  de  plaque  claire  qui 
est  formée  de  i)rotoplasma  t(uit  à  fait  hyalin,  dans  lequel  on  ne 
voit  aucune  granulation.  Cette  plaque,  destinée  sans  doute  à 
augmenter  l'adhésion  aux  corps  étrangers,  présente  des  bords 
lobés  ou  plus  ou  nu)ins  étirés.  La  forme  est  différente  chez  les 
divers  individus,  mais  la  i)laque  existe  toujours.  J'ai  fait  de  lon- 
gues et  })atientes  observations  pour  surprendre  des  mouvements, 
uuiis  je  n'ai  i)u  en  remarquer.  Souvent  l'on  trouve  deux  ou  trois 
individus  (pii  sont  placés  sur  une  plaque  transparente  commune 
résultant  très  probablement  de  la  fusion  des  plaques  particu- 
lières. Ce  mode  de  fixation  est  tout  à  fait  spécial. 

La  vésicule  contractile  est  située  près  du  vestibule  dans  la 
partie  antérieure.  Ses  contractions  se  succèdent  lentement.  J'en 
ai  compté,  chez  un  exemplaire,  deux  seulement  en  un  quart 
d'heure:  peut-être  était-ce  un  cas  pathologique. 

Le  macronucleus  n'est  pas,  conmie  le  représente  Grenfell,  un 
corps  arrondi,  mais  une  grosse  masse  pyriforme  dont  la  partie  la 
plus  large  est  tournée  vers  la  bouche  et  atteint  toujours  la  ligne 
transversale  particulière.  Les  côtés  du  noyau  sont  parallèles  aux 
(  ôtés  du  corps.  La  coloration  au  vert  de  méthyle  laisse  voir  dans 
son  intérieur  des  granules  excessivement  nombreux  et  de  gros- 
seur différente.  Je  n'ai  pas  réussi,  nuxlgré  des  observations  sur 
plusieurs  Sriiplndia,  à  apercevoir  de  micronucleus. 

L'animal  se  contracte  très  rarement  lorsqu'il  n'est  pas  placé 
dans  une  quantité  d'eau  trop  limitée.  Il  se  nourrit  de  particules 
amenées  à  la  bouche  par  ses  longs  cils  qui  vibrent  très  fortement 
(piand  le  Poisson  sur  lequel  vit  Tlnfusoire  progresse  dans  l'eau 
et  y  détermine  des  courants.  Lorsqu'on  a  coupé  la  nageoire  du 
Poisson,  rinfusoire  déploie  plus  rarement  qu'au])aravant  son 
appareil  ciliaire. 

Quand  la  couronne  supplémentaire  est  formée,  le  corps  ne 


INFUSOIRES  CILIKS  fi23 

tarde  pas  à  se  déformer  considérablement  ;  il  s'aplatit,  mais  sa 
partie  postérieure  plus  étroite  subsiste.  Je  n'ai  pas  pu  voir  Tani- 
mal  détaché,  ni  assister  à  la  reproduction  que  Grenfell  dit  être 
transversale. 

Carchesium  aselli  Engelmann. 
l'I.  l'i.  (i^.  10  il  12. 

J'ai  trouvé  sur  des  AseJlus  aquaficus  provenant  des  marais  de 
Troinex,  des  Carcheslmn  qui  diffèrent  quelque  peu  de  resi)èce 
décrite  par  Engelmann  (9)  et  des  diagnoses  qui  en  ont  été  don- 
nées postérieurement. 

Les  pattes  et  leurs  appendices  étaient  absolument  envahis 
l)ar  ces  Péritriches,  qui  se  trouvaient  surtout  nombreux  aux  ar- 
ticulations. Ces  individus  diffèrent  d'abord  de  l'espèce  type  par 
leur  taille  qui  n'excède  pas  40  [j.  au  lieu  de  1)()  [x  et  même  100  /u 
que  l'on  trouve  ordinairement.  Cependant,  comme  Engelmann 
parle  d'exemplaires  beaucoup  plus  petits,  nous  n'avons  pas  hésité 
à  envisager  cette  petite  variété  comme  le  Carchesium  aselU. 

La  longueur  est  donc  40  //,  la  largeur  maximum  19  a. 

La  forme  n'est  pas  très  allongée.  Le  péristome  modérément 
élargi  est  suivi  d'une  partie  i)lus  étroite,  à  laquelle  succède  bien- 
tôt la  i)ortion  du  corps  présentant  la  largeur  maximum.  De  là.  le 
corps  se  rétrécit  progressivement  jusqu'à  la  partie  postérieure 
qui  ne  mesure  plus  que  9  ,a.  C'est  en  avant  du  milieu  que  le  corps 
est  le  plus  large. 

Le  disque  ciliaire  est  ordinairement  placé  horizontalement  ou 
faiblement  incliné  sur  le  péristome  et  il  est  toujours  très  peu 
élevé.  Les  bords  du  péristome  ne  sont  pas  renversés,  mais  sinqile- 
meiit  épaissis  en  bourrelet.  I^e  vestibule  et  le  pharynx  sont  forts 
courts,  la  membrane  ondulante  peu  visible.  Le  corps,  contraire- 
ment aux  diagnoses  données,  a  toujours  été  trouvé  pourvu  d'un 
système  de  stries  transversales  très  fines,  mais  très  distinctes.  La 


624  JEAN  Rorx 

vésicule  contractile  est  placée  un  peu  en  arrière  du  bord  du 
péristome,  près  du  pharynx  ;  ses  contractions  sont  assez  rapides. 

Le  macronucleus  est  une  bande  arquée  placée  transversale- 
ment, au-dessus  de  la  partie  mo}  enne  du  corps.  Il  est  accompa- 
gné d'un  petit  micronucleus  ovale,  placé  sur  le  côté  convexe. 

Le  corps  est  incolore  ou  grisâtre  et  rempli  de  petites  granula- 
tions et  de  bols  alimentaires  assez  nombreux  contenant  des  par- 
ticules jaunâtres  très  fines.  La  couronne  supplémentaire  de  cils 
se  forme  un  peu  au-dessous  du  milieu  du  corps. 

Lorsque  l'animal  est  contracté,  il  présente  en  avant  une  petite 
partie  surélevée  en  bourgeon  avec  quelques  plis  faiblement  mar- 
qués. 

La  partie  tout  à  fait  postérieure  du  corps  est  cjdindrique  et 
l'on  aperçoit  dans  son  intérieur,  d'une  façon  très  nette,  les 
fibres  de  la  tige  musculaire  qui  divergent  dans  le  corps. 

Le  pédoncule  est  de  même  largeur  que  la  partie  basale  du 
corps.  Il  contient  la  tige  musculaire  qui  occupe,  comme  le  dit 
Engelmann,  toujours  la  ligne  médiane.  La  largeur  de  cette  tige 
est  d'environ  .30  fx;  elle  laisse  apercevoir  des  fibres  longitudinales 
nombreuses  de  grosseurs  inégales.  Très  fréquemment,  la  partie 
terminale  de  la  tige  musculaire  vers  la  base  des  colonies,  dimi- 
nue de  largeur  et  se  termine  plus  ou  moins  en  pointe.  Les  nou- 
velles tiges  qui  naissent  présentent  aussi  une  petite  partie  amin- 
cie, puis  elles  prennent  ensuite  leur  épaisseur  normale. 

Le  pédoncule  lui-même,  examiné  à  un  fort  grossissement  n'est 
pas  du  tout  lisse.  Il  est  au  contraire  pourvu  de  stries  transver- 
sales moins  fines  que  celles  du  corps  mais  parfaitement  nettes  et 
répandues  sur  toute  sa  longueur. 

Des  stries  beaucoup  moins  accusées,  situées  dans  la  direction 
longitudinale,  se  trouvent  autour  de  la  tige  umsculaire  dans  le 
corps  même  du  pédoncule.  Ce  dernier  présente  comme  longueur 
maximum  104  p.,  ce  qui  montre  en  même  temps  la  hauteur  ordi- 
naire des  colonies.  Ces  colonies  se  réduisent  le  plus  souvent  à 


INFl'SOIRES   CILIÉS  625 

2  ou  3  individus  ;  ce  n'est  qu'exceptionnellement  que  j'ai  compté 
4  individus.  Exgelmann  parle  de  colonies  de  12  Infusoires  mais 
indique  également  qu'elles  n'en  comptent  la  plupart  du  temps 
(pie  2  à  4.  Chez  deux  des  Asellus  examinés,  les  Carchesium  ne 
comptaient  qu'un  animal  sur  une  tige,  et  les  colonies  de  2  et  3 
individus  étaient  l'exception.  Dans  ce  dernier  cas,  l'un  des  Car- 
chesium de  la  petite  colonie,  quoiqu' ayant  un  pédoncule  fort 
court,  présentait  la  couronne  supplémentaire  de  cils,  ce  qui  indi- 
que (jue  l'Infusoire  allait  bientôt  se  détacher  pour  se  fixer  plus 
loin.  C'est  ainsi  que  j'ai  pu  m'expliquer  le  grand  nombre  de  ces 
Carclieslum,  le  plus  souvent  uniques  sur  leurs  tiges.  Sur  ces  der- 
nières j'ai  remarqué  également  des  parties  en  saillie  qui  sont  re- 
produites sur  la  figure  12  et  qui  indiquent  les  places  occupées  par 
les  Infusoires  qui  se  sont  détachés. 

Epistylis  nympliurum  Englm. 
PI.  14,  ti^^.  13. 

J'ai  trouvé  des  colonies  de  ce  hdEjnsfylis  fixées  en  grand 
nombre  sur  la  tête  d'une  larve  de  Ctikx,  dans  l'eau  provenant 
d'une  pêche  faite  aux  marais  de  Troinex  en  Novembre  1898. 

Les  observations  que  j'ai  pu  faire  modifient  quelque  peu  la 
diagnose  qu'en  donne  Engelmanx  (9,  page  390). 

Les  colonies  trouvées  ne  contenaient  qu'un  nombre  restreint 
d'individus.  L'Infusoire  lui-même  est  de  taille  moyenne,  sa  lon- 
gueur est  de  1  ()0  u.  à  120  //  et  la  largeur  dans  la  région  antérieure 
d'environ  48  p.  tandis  que  dans  la  partie  médiane  elle  est  de  40  ij. 
seulement. 

La  partie  postérieure  est  un  peu  rétrécie.  Le  corps  est  donc 
environ  3  fois  aussi  long  que  large,  et  cette  largeur  à  peu  près 
égale  en  avant  et  au  milieu.  La  surface  est  finement  striée  trans- 
versalement. 

Le  disque  ciliaire  est  le  plus  souvent  placé  obliquement,  mais 


626  JEAN  Rorx 

n'est  i)as  très  élevé.  Les  cils  sont  assez  longs  et  tins.  Les  bords 
du  péristonie  ne  sont  pas  renversés,  mais  simplement  épaissis. 
Le  vestibule  et  le  pharynx  se  prolongent  assez  loin  dans  le  corps  ; 
ils  atteignent  presque  la  moitié  de  la  longueur  de  l'animal  et 
forment  une  partie  arquée  dont  la  largeur  diminue  progressive- 
ment en  arrière.  Les  parois  du  pharynx  sont  pourvues  de  cils. 
La  membrane  ondulante  fait  saillie  au  dehors  du  vestibule. 

La  vésicule  contractile  est  située  dans  la  partie  tout  à  fait 
antérieure  du  corps,  à  côté  du  vestibule.  Ses  contractions  sont 
assez  rapides. 

Le  macronucleus  est  une  longue  bande  arquée,  placée  longitu- 
dinalement  et  s'étendant  sur  presque  toute  la  longueur  du  corps. 
Dans  sa  partie  médiane,  du  côté  concave,  se  trouve  un  petit 
micronucleus. 

Le  corps  contient  quelques  vacuoles  alimentaires  et  de  nom- 
breux granules  réfringents  de  grosseur  diverse.  Les  individus 
sont  ordinairement  fixés  deux  par  deux  sur  un  large  pédoncule 
qui  mesure  à  leur  base  2S  //  environ,  soit  le  double  de  la  largeur 
postérieure  du  corps. 

Entre  les  deux  Infusoires  on  aperçoit  très  souvent  une  légère 
échancrure.  Lorsque  la  colonie  croît,  cette  échancrure  s'accentue, 
mais  il  reste  à  chaque  point  de  division  de  la  tige,  une  ligne  trans- 
versale plus  ou  moins  bien  marquée. 

Les  tiges  sont  absolument  incolores,  hyalines  et  ne  présentent, 
à  part  les  lignes  sus-mentionnées,  aucun  système  de  stries  longi- 
tudinales ou  transversales. 

Lorsque  l'animal  se  contracte,  il  ne  le  fait  le  plus  souvent  que 
partiellement,  car  les  individus  sont  serrés  les  uns  contre  les 
autres  et  la  forme  générale  reste  la  même;  la  partie  antérieure 
présente  alors  quelques  plis  irréguliers.  Les  colonies  observées 
ne  possédaient  pas  plus  de  8  à  12  individus. 


INFUSOIRES   CILIÉS  627 

Opercnlaria  coarcfata  (Cl.  et  L.) 
l'I.  li,  liJ,^  l\  et  lo. 

Nous  rangeons  dans  le  genre  Opercularia,  Tlnfusoire  (lue 
Claparède  et  Lachmaxn  (4)  ont  décrit  sous  le  nom  (VEjnstylis 
coardata  (p.  113,  PI.  1,  fi  g.  8). 

Cette  espèce  s'est  trouvée  en  grande  abondance  dans  Teau 
d'une  infusion  faite  avec  du  foin  de  la  Promenade  des  Bastions. 

Les  dimensions  de  l'animal  sont  un  peu  supérieures  à  celles 
qu'indiquent  Claparède  et  Lachmann;  la  longueur  est  d'envi- 
ron 60  .a  à  65  |U  et  la  largeur  25  ;/  à  27  ,a.  Les  colonies,  très  peu 
nombreuses,  comptent  généralement  3  à  4  individus  et  présentent 
l'aspect  connu.  En  étudiant  cet  Infusoire,  nous  avons  constaté 
qu'il  présente  de  nombreux  traits  d'organisation  communs  avec 
le  genre  Opercularia  et  s'éloigne  passablement  du  genre  Ejyis- 
tylis.  C'est  pour  cela  que  nous  le  faisons  entrer  dans  le  ])remier 
de  ces  deux  genres. 

La  forme  générale  du  corps  est  celle  d'une  Operculaire,  les 
rétrécissements  postérieur  et  antérieur  sont  bien  accusés;  les 
bords  du  péristome  ne  sont  pas  renversés  ou  épaissis,  mais  simple- 
ment frangés  et  de  même  largeur  et  épaisseur  que  la  partie  du 
corps  qui  leur  fait  suite.  I^a  structure  de  l'appareil  ciliaire  pré- 
sente beaucoup  plus  de  caractères  de  V  Opercularia  (jue  de  ÏEpis- 
tylis.  C'est  ainsi  que  le  dis(|ue  lui-même  est  déjà  réduit  (punit  à 
ses  dimensions;  de  plus  il  est  élevé  au-dessus  du  bord  de  la  même 
façon  que  cbez  les  Operculaires.  Il  est  vrai  (pi'il  n'est  pas  aussi 
élevé  que  chez  la  plu])art  des  espèces  de  ce  dernier  genre  et 
qu'il  est  presque  toujours  porté  horizontalement. 

L'analogie  se  remarque  surtout  dans  le  vestibule  et  le  pharynx. 
On  sait  que  chez  Episti/Us  les  deux  parties  ne  sont  jamais  déve- 
loppées au  même  degré  que  chez  Opercularia.  Chez  ce  dernier 
genre  on  trouve  un  vestibule  très  large  et  de  forme  particulière 


628  JEAN   ROUX 

et  un  pharynx  assez  long  qui  lui  fait  suite.  C'est  précisément  ce 
que  nous  observons  chez  Tespèce  qui  nous  occupe.  Le  vestibule 
est  très  développé  et  porte  des  cils  localisés  ;  le  pharynx,  bien 
visible,  est  cilié  et,  se  prolongeant  en  arrière,  atteint  la  partie 
moyenne  du  corps.  La  membrane  ondulante,  elle  aussi,  est  très 
développée  ;  sa  forme  et  ses  dimensions  sont  tout  autres  que  ce 
que  l'on  trouve  généralement  chez  Epktylis. 

L'aspect  de  la  colonie  entière,  les  individus  inclinés  sur  leurs 
tiges  rappellent  aussi  le  genre  Opercularia. 

Nond)reux  sont  donc  les  caractères  qui  rapprochent  la  forme 
décrite  par  Claparède  et  Lachmanx  du  genre  créé  par  Stein. 

Le  corps  est  pourvu  de  stries  transversales  très  fines.  La  vési- 
cule contractile  se  trouve  près  du  vestibule,  dans  sa  partie 
moyenne. 

Le  macronucleus  est  une  bande  arquée  placée  transversale- 
ment dans  la  moitié  antérieure  du  corps,  dans  le  voisinage  du 
pharynx.  Le  corps  contient  souvent  un  grand  nombre  de  bols 
alimentaires  dont  le  contenu  donne  une  coloration  gris-jaunâtre 
à  rinfusoire.  On  remarque  surtout  dans  la  région  postérieure, 
une  quantité  de  granules  réfringents.  Le  pédoncule  est  lisse,  très 
étroit  et  ne  présente  jamais  une  bien  grande  longueur. 

Opercularia  ijlomerata  n.  sp. 
PI.  14,  lig.  Ifi  et  17. 

J'ai  trouvé  de  nombreuses  colonies  de  ce  bel  Infusoire  sur  les 
éljtres  de  Hijdro2)hihis  jnceus  que  j'ai  recueilli  dans  les  fossés 
du  marais  de  Rouelbeau  en  Octobre  1898. 

Bien  que  cet  Lifusoire  ait  des  traits  connnuns  avec  l'espèce 
que  Stokes  (25)  décrit  sous  le  nom  de  OpermlariaaUensi  (p.  250, 
PI.  9,  fig.  7)  il  est  d'autres  caractères  importants  qui  diffèrent 
considérablement  et  empêchent  de  le  rapporter  à  cette  espèce. 

Les  individus  que  j'ai  trouvés  mesuraient  tous  au  moins  une 


INFl'SOIRES   CIUKS  629 

loiigueiir  égale  à  4  72-5  fois  leur  largeur.  Les  dimensions  étaient  : 
longueur  450  ^a  et  largeur  145  a-15()  ^. 

Le  corps  est  donc  extrêmement  allongé  et  possède  la  forme 
ordinaire  des  Operculaires.  Les  deux  extrémités  sont  rétrécies  et 
le  corps  quelque  peu  renflé  dans  la  région  mej-enne.  Les  bords 
du  péristome  sont  très  faiblement  crénelés.  Le  corps  tout  entier 
est  couvert  de  stries  très  fines  disposées  transversalement.  Le 
disque  ciliaire  est  très  élevé  au-dessus  du  corps  et  porté  sur  un 
pédoncule  très  étroit  ;  ce  disque  est  en  tout  cas  plus  incliné  et  de 
plus  petites  dimensions  que  chez  l'espèce  de  Stokes.  La  mem- 
brane ondulante  est  aussi  plus  élancée  et  mieux  développée.  Le 
vestibule  est  connue  toujours,  largement  ouvert  et  ])ourvu  de 
groupes  de  longs  cils.  Le  pharynx  proprement  dit,  (pii  lui  fait 
suite,  est  assez  long;  on  y  distingue  aussi  des  vibrations  ciliaires. 
La  partie  terminale  du  pharynx  se  trouve  dans  la  portion  moyenne 
et  renflée  du  corps.  La  vésicule  contractile  est  située  très  en 
arrière,  presque  à  l'extrémité  du  pharynx.  Le  macronucleus  est 
une  bande  arquée  placée  transversalement  dans  la  région  pharjii- 
gienne,  et  il  possède  un  micronucleus,  petit  et  si)héri(iue. 

La  partie  postérieure  du  corps  présente  toujours  ([uchpies  plis, 
très  accentués  quand  Tlnfusoire  est  contracté,  et  faiblement  indi- 
qués quand  il  est  étalé.  Quand  la  contraction  se  produit,  le 
corps  reste  à  peu  près  de  la  même  forme  ;  la  partie  antérieure 
seule  se  rétrécit  quelque  peu  et  présente  deux  plis  principaux. 

lia  coloration  jaunâtre  du  corps  est  due  au  nombre  assez  con- 
sidérable de  bols  alimentaires  situés  surtout  dans  la  partie 
moyenne,  et  dont  le  contenu  est  formé  de  particules  jaunâtres. 
La  portion  antérieure  est  plus  claire  et  grisâtre.  Dans  la  région 
postérieure,  la  partie  terminale  est  claire,  hyalhie;  on  y  remarque 
les  fibrilles  contractiles  qui  divergent  dans  le  corps  et  les  plis 
concentriques.  Immédiatement  avant  cette  région  se  trouve  une 
partie  remplie  de  corpuscules  gris  et  noirs,  qui  sont  sans  doute 
des  grains  d'excrétion. 


680  JEAN    ROUX 

La  forme  de  la  colonie  est  très  différente  de  celle  (VOpercularia 
aUens'i  Stokes.  Ce  savant  décrit  en  effet  un  «  pedicle  profusely 
and  dicliotoniously  brancliing  »  (loc.  cit.).  Chez  notre  espèce,  au 
contraire,  quoique  les  colonies  soient  très  grandes,  les  branches 
secondaires  sont  rares  et  en  outre  ne  sont  pas  disposées  dichoto- 
niiquement. 

Les  pédoncules  présentent  une  striation  longitudinale  très  vi- 
sible, mais  nous  n'avons  jamais  remarqué  des  stries  transver- 
sales ou  anneaux  plus  ou  moins  irréguliers.  Un  caractère  que 
nous  avons  retrouvé  chez  toutes  les  colonies  est  la  coloration 
jaune  du  pédoncule  que  Stokes  n"aurait  pas  manqué  de  relever, 
comme  il  l'a  fait,  du  reste,  pour  son  02)ercuJaria  vestifa. 

La  manière  dont  les  Infusoires  sont  fixés  sur  les  tiges  est  en 
outre  complètement  différente  de  ce  que  décrit  le  savant  américain. 
On  voit,  d'après  son  dessin,  2  hulividus  placés  au  sommet  d"une 
tige  peu  épaisse,  tandis  qu'ici,  il  existe  au  sommet  des  tiges  des 
glomérules  ou  bouquets  d' Infusoires.  Les  individus  eux-mêmes 
sont  portés  sur  des  pédoncules  distincts,  très  courts,  jaunes  éga- 
lement. A  chaque  sommet  de  branche  se  trouvent  en  général 
1 0  à  1 2  animaux.  Les  individus  contractés  sont  souvent  inclinés 
faiblement  sur  leurs  pédoncules.  Les  colonies,  toujours  nombreu- 
ses, atteignent  en  moyenne  une  longueur  de  1  millimètre  à 
1,4  mill.  Elles  formaient  sur  Télytre  de  VHijfhopJ/lIus  une  sorte 
de  gelée  grisâtre. 

Nous  avons  appelé  cette  espèce  0.  glomerata  à  cause  de  la 
disposition  en  glomérules  des  Infusoires  à  l'extrémité  des  bran- 
ches. 

Car.  sp.  Taille  très  grande.  Dimensions:  longueur  450  u,  lar- 
geur, 145a-ir)()a.  Corps  très  allongé,  presque  5  fois  aussi  long 
que  large,  strié  transversalement,  pourvu  de  plis  à  la  i)artie  i)os- 
térieure.  Disque  ciliaire  très  élevé,  très  oblique.  Membrane  ondu- 
lante élancée  et  bien  développée.  Vésicule  contractile  située  en 
arrière  près  de  la  partie  postérieure  du  i)liarynx  très  long.  Ma- 


INFUSOIRES   CILIÉS  631 

croimcleus  en  bande  arquée,  placée  transversalement  dans  la  ré- 
i^ion  de  la  vésicule  contractile.  Coloration  du  protoplasma  gris- 
jaunâtre.  Pédoncules  striés  longitudinalement,  colorés  en  jaune. 
Branches  secondaires  rares,  alternantes. 

Infusoires  groupés  en  glomérules  de  10  à  12  individus  au  som- 
met des  branches.  Leurs  pédoncules  particuliers  très  courts. 

Colonies  nombreuses,  atteignant  souvent  en  hauteur  1  milli- 
mètre et  ])lus. 

Habitat:  sur  les  éhtres  ([^ Htjdroph'dns piceas. 

0})luij(lium  versatUe  (0.  F.  M.)  var.  acauUs  n.  var. 
PI.  14,  ny.  18  à:23. 

J'ai  trouvé  des  colonies  d'une  variété  iVOphrijdhim  versatile 
dans  plusieurs  étangs  et  marais  des  environs  de  Genève,  mais 
surtout  à  Pinchat,  à  Piouelbeau  et  au  Petit-Saconnex  (Asile  des 
Vieillards).  Elles  étaient  abondantes  surtout  au  printemps,  en 
Mars  et  Avril.  Ces  colonies  présentent  une  particularité  que  je 
tiens  à  signaler  ici.  Les  individus,  eux-mêmes,  sont  en  tout  sem- 
blables à  Tespèce  type.  Ils  atteignent  environ  240  a  à  260  ^,  de 
longueur  moyenne.  La  surface  de  leur  corps  est  entièrement  striée 
transversalement  et  les  Zoochlorelles  remplissent  complètement 
l'animal,  au  point  de  rendre  presrpie  invisibles  la  vacuole  con- 
tractile et  les  détails  d'organisation  du  péristome  et  de  l'appareil 
ci  li  aire. 

Très  souvent,  j'ai  trouvé  des  Opl/i-t/dljuit  isolés  et  je  n'ai  remar- 
qué alors  aucune  enveloppe  gélatineuse  quelconque  autour  d'eux. 
Ils  s'étalaient,  tixés  par  leur  partie  postérieure  sur  des  filaments 
d'Algues,  etc. 

Cette  partie  postérieure  ne  présentait  aucun  pédoncule  con- 
fonné  comme  chez  VOphri/difini  ordinaire.  Il  n'existait  qu'un 
petit  bourrelet  protoi)lasmique  hyalin  (un  peu  allongé  chez  un 
seul  exemplaire).  Ce  bourrelet  a  été  retrouvé  chez  les  individus 


C)32  .JEAN    ROUX 

réunis  en  colonies.  Ces  dernières,  de  la  grosseur  d'un  pois,  con- 
tenaient des  Infusoires  placés,  comme  Wrzesniowski  (28)  l'a 
décrit  chez  Oplnid'mm  versatile  var.  hyal'mum,  dans  de  petites 
fossettes  creusées  dans  la  masse  gélifiée.  Les  individus  étaient 
fixés  au  fond  de  ces  fossettes  par  ces  bourrelets  qui  possédaient 
de  très  fins  prolongements  (fig.  21).  Malgré  les  recherches  les 
l)lus  minutieuses,  je  n'ai  pu,  même  avec  de  forts  grossissements, 
découvrir  une  trace  quelconque  de  pédoncule.  Ce  fait  m'a  été 
confirmé  à  Genève  même,  par  M.  le  professeur  Chodat,  qui  a 
aussi  exjiminé  les  colonies  de  ces  Oplirydium  des  marais. 

J'ai  eu  l'occasion  d'observer  des  colonies  de  V0p1ii\i/(lmm 
versatile  ordinaire  (pie  ]M.  le  D'"  Penard  a  récoltées  dans  des 
pêches  faites  dans  le  lac.  Ces  colonies,  de  taille  presque  identique 
à  celle  de  la  variété  nouvelle,  avaient  des  pédoncules  nombreux, 
parfaitement  développés  et  qu'on  apercevait  facilement. 

La  variété  à'  Ophrydium  que  nous  décrivons  est  donc  dépour- 
vue de  pédoncule,  mais  le  mode  de  fixation  que  nous  avons  relevé 
est  difiérent  de  celui  que  Kexï  (L3)  indique  pour  son  Oplirydium 
sessile  (PI.  41,  fig.  20  et  21).  Chez  ce  dernier,  tous  les  individus 
sont  réunis  dans  le  centre  de  la  masse  commune,  tandis  que  nous 
avons  toujours  remarqué  des  fossettes  indépendantes,  bien  dis- 
tinctes les  unes  des  autres. 

Cette  forme  ne  peut  donc  être  assimilée  à  F  espèce  de  Kent  et 
on  ne  peut  pas  non  plus  la  considérer  comme  VCphrydium  ordi- 
naire, puisqu'elle  est  sessile. 

La  masse  gélatineuse  était  rendue  plus  apparente  par  les 
débris  et  poussières  qui  y  étaient  attachés  ;  mais  les  bords  des 
fossettes  ne  m'ont  pas  i)aru  aussi  relevés  que  Tindique  le  dessin 
de  Wrzesniowski  (28,  PI.  20,  fig.  7). 

Cette  variété  que  nous  appelons  0.  versatile  var.  acaulis  se 
trouve  en  général  à  la  surface  de  l'eau,  fixée  sur  des  roseaux  et 
feuilles  de  plantes  aquatiques.  Elle  abonde  surtout  en  hiver 
(Février  et  Mars)  et  au  commencement  du  printemps. 


INFUSOIRES   CILIÉS  638 

J'ai  d'abord  pensé  que  les  individus  trouvés  sans  pédoncule 
constituaient  une  exception  à  la  règle  générale;  mais  j'ai  trouvé 
par  la  suite,  ainsi  que  M.  le  professeur  Chodat,  de  nombreuses 
colonies,  dans  différents  marais,  et  qui  étaient  toutes  dépourvues 
de  tige.  C'est  donc  un  caractère  particulier  et  important  (pie  j'ai 
utilisé  pour  dénommer  la  nouvelle  variété,  distincte  de  l'espèce 
0.  sessile  décrite  par  Kent. 

Les  kystes  que  j'ai  rencontrés  en  assez  grand  nombre,  sont 
de  forme  ovalaire  ou  parfois  ovoïde,  La  membrane  enveloppante 
est  assez  épaisse  (fig.  23).  Le  macronucleus  forme  au  centre  une 
masse  placée  transversalement.  Dans  la  partie  inférieure  du 
kyste,  près  de  la  partie  médiane,  on  peut  remarquer  une  zone 
d'épaississement  qui  se  dessine  sur  les  faces  larges,  tandis  que 
sur  l'un  des  côtés,  on  peut  voir  une  partie  de  la  membrane  un 
peu  plus  transparente  que  le  reste. 

Les  kystes  mesurent  en  moyenne  85  u  de  longueur  et  75  ^x  de 
largeur. 


CiHA  JEAX   ROUX 


INDEX  BIBLIOGRAPHIQUE 


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n'ai  pu  consulter  que  le  compte  rendu  de  ce  travail,  dans  les  Zool. 
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1882.  (Je  n'ai  consulté  que  le  compte  rendu  de  cet  ouvrage.  Auszug 

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lo.  Lauterboi$n  R.  Uber  die  Winlerfauna  einiger  Gewdsser  der  Oberrhein- 

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INFUSOIRES   CILIES 


635 


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18.  Perty.  m.  Zur  Kmntniss  kleinstt'r  LcbrmformnK  Berii.  17  \^\.  1832. 

19.  Philipps.  ISole  a  new  Infusoria  nllml  to  Plcnronema.  Cali/ptoiriclm.  n.  g. 

Journ.  linn.  Soc.  London.  Zool.  XYI^,  p.  47()-478.  1  pi.  1882.  (.le 
n'ai  i)u  ('(iiisulter  de  ce  mémoire  que  le  compte  rendu  publié  dans  le 
Journ.  Hoy.  Micr.  Soc.  London  1882  p.  799,  et  le  Zoological  Record, 
vol.  XIX.  1882.) 

20.  ScHEWiAKoiF  \V.  Bi'itrafj  zur  Keniititis.s  IJolotrichen  Ciliaien.  Cassel  4». 

77  pages,  7  pi.  Th.  Fischer.  1889.  A.  u.  d.  T.  Biblioth.  Zool.  (Leu- 
KART  et  Chun)  S"  Heft. 

21.  ScHEWiAKOFF  W.  Ubev  die  geo(/rciphisch('   Verbreilung  der  Siissirasser- 

Protozoën.  200  pages,  4  pi.,  1  carte.  Mem.  Acad.  Imp.  de  St-Péters- 
hourg.  VIP  série  1893. 

22.  ScHEWiAKOKF  W.  Infusoria  Aspirotricha  (Hototricha  auctorumj.  Mem. 

Acad.  Imp.  Se.  St-Pétersbourg  VHP  série  (en  .langue  russe)  1896. 

23.  Steix  Fr.   Der  Orf/auismus  der  Infusionsthiercken,  nach  etijenen  Fnr- 

schungen  in  sgstem.  Reiheufolge  bearbeit.  /"  Abth.  Allgein.  Theil  rmd 
Natnrgeschichte  der  hgpotrichen  Infusionsthiere.  Leipzig  1839. 

24.  Stein  Fii.  Der  Org((ni.smî(s  der  InfKsionsthierchen,    nach  eigenen  For- 

schiiiigen  in. sgstem.  Reihenfolge  bearbeit.  Ii>  Abtheil.  Dnrsteibnig  der 
neiiensten  Forscimngsergebnisse  liber  Ban  Fortpflanzung  iinil  Enlwick- 
lung  der  Infusionsthiere.  Naturgeschichte  der  Heterotrichen  Infuso- 
rien.  Leipzig  1867. 
23.  Stokes  a.  g.  a  preliminarg  contribulioii  toward  u  hgsiorg  of  the  frisch 
irriter  Infusoria  of  the  United  States.  Journ.  of.  ïrenton  nat.  hist. 
Society  Vol.  I,  N"  3,  p.  71-344.  13  pi.  1888. 

26.  Stokes  A.  G.  Notices  of  tome  undescribed  Infusoria  fram  the  brackisch 

ivaterof  the  Eastem  U.  S.  .lourn.  Roy  M.  Soc.  London  p.  297-302. 
PI.  3,  1893. 

27.  Wrzesniowski   A.   Uber  Infusorien  aus  der   Umgebnng  ron    Warsrhtru. 

Zeisch.  r.  wiss.  Zool.  Vol.  XX  p.  467-311.  PI.  21  à  23,  1870. 

28.  Wrzesniowski  A.  Beitrage  zur  Naturgeschichte  der  Infusorien.  Zeitsch. 

f.  wiss.  Zool.  Vol.  XXIX  p.  267-323.  PI.  19  à  21,  1877. 

29.  Zacuarias  0.   Faunistische  Mittheilungen  in   Forschungsbericht.  Biol. 

Stal.  P/on.  1893.  Partie  IV.  p.  73.  PI.  1,  f.  3.  ( Psilotricha  fallax). 


TABLE  DKS  MATIERES 


Fages. 


[ntn 

1) 


3) 

4) 

5) 

6) 

7) 

8) 

9) 

10) 

11) 

12) 

13) 

14) 

15) 

16) 

17) 

18) 

19) 

20) 
21) 

22) 


13) 


25) 

26) 

27) 
28) 
29) 
30) 
31) 


Kliiction 

Mastigotriches  Sehew . . 

Mi)ii()iu'is(i.r  ci/iiitus  11.  ^.  II.  s|(. 
Ciliés 

1*^'   OkuIîE  :   HOLOTRICHES   . 

Urotricho  globosa  Sehew. 
Lacvijmarui  coronata  Cl.  et  L.  vai 
Askenasia  elegam  Blochm.   . 
Amphileptus  carchesii  St. 
Lionotus  vesicnlosus  Stokes. 
Lo.rodes  rostrum  {0.  F.  Miill.)    . 
Chilodon  dentatus  Fouqiiet    . 
Trocki/iapalnstris'^i.    . 
Dijsteropsis  minuta  n.  ^.  ii.  sp. 
Tricko-spira  dextrorm  n.  g-,  n.  sp. 
Plagiocampa  mutabUe  Schevv.    . 
Leucophrijdium  putrimim  n.  g.  n. 
Fronton  la  Ipucas  Ehrbg. 
Ophrgof/h'na  flaoicans  Elirgb. 
Epalxi s  mirabilis  n.  g.  n.  sp.     . 
Parampcimn  pntrinum  Cl.  et  L. 
Plaqiopijla  nasuta  St.      .      .      . 
Cristif/era  ph'iironemoides  w.  g.  n.  sp. 
2™«  Ordre  :  Hétérotriches    . 
Blepkarisma  lateritia  (Ehrbg.)  var 
Tliijhikidium  truncatnm  Schw.  . 
Stentor  polymorpkns  Ehrbg. 
3™^ Ordre:  Ougotriches. 
Strombidium  viride  St.    . 
i"'*' Ordre  :  HvPOTRiCHEs. 
Dip/piirosti/la  aciiniinata  n.  g.  n.  sp 
Balladina  elongata  n.  sp. 
5rae  Ordre  :  Péritriches  . 
Sct/pliidia  amoebea  (îrenfell  . 
Carr.hfsium  aselli  Englin. 
Epistglisngmpharum  Englm. 
Opercularia  coarctata(C\.  et  L.) 
Opcrcalaria  glomerata  n.  sp. 
Ophrgdiam  versatili'  (0.  F*.  M.)  var 


dulc 


n. 


acdulis.  II.  var. 


var, 


EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE  1 

Fig.   1.     Squelette  céphalique  du  Silurus  glnnis  L.,  vu  de  profil. 
Fïg.  2.  »  »  vu  d'en  haut. 


A2-\.3  apophyses  épineuses  fusionnées 
des  deuxième  et  troisième 
vertèbres. 

Ai-7  apophyses  épineuses  des  ver- 
tèbres 4  à  7 . 

ahd  orifice  de  l'alisphéiioïde  par 
lequel  le  nerf  abducteur  sort 
du  crâne. 

Ail  (voir  /),  arc  inférieur  de  la 
première  vertèbre. 

Ai2  arc  inférieur  de  la  deuxième 
vertèbre. 

Aia  (voir  M),  arc  inférieur  de  la 
troisième  vertèbre.  (L'arc  in- 
férieur de  la  quatrième  ver- 
tèbre n'est  pas  visible  dans 
les  figures,  il  sert  de  base  à 
Ais). 

Ais-e  arc  inférieur  de  la  cinquième  et 
de  la  sixième  vertèbre. 

Al        alisphénoïde. 

Ant      os  aiitorbital . 

Art      articulaire. 

Asi  (voir  (S),  arc  supérieur  de  la 
première  vertèbre. 

Ax2-\-3  arcs  supérieurs  soudés  des  deu- 
xième et  troisième  vertèbres. 

Asi-5  arc  supérieur  de  la  (|uatrième 
et  de  la  cinquième  vertèbre. 

Bm       barbillon  maxillaire. 
BSr      barre  du  supra-claviculaire,  ap- 
puyée sur  l'occipital  latéral. 

CHm  crête  de  l'os  hymnaudibulaire 
servant  à  l'origine  du  muscle 
adducteur  mandibulaire  |)ro- 
fond . 

Chy      cérato-liyal. 

Cl         claviculaire. 

eu       claustrum. 

CMk     cartilage  de  Meckel . 

Co        crête  occipitale. 

Di        os  dental. 

Elitj     épihyal. 
Et  il      ethmoide. 
Exo      oxoccipital. 


Ff       fissure  frontale. 
Fo        fissure  occipitale. 
Fj)        frontal  principal. 

gl  orifice  de  l'os  occipital  latéral 
par  lequel  le  nerf  glosso- 
pharyngien  sort  du  crâne. 

Hhy     hypohyal. 

Hm      os  hyomandibniaire. 

I(Aii)  incus  ou   arc    inférieur   de    la 

première  vertèbre. 
lop       interopercule. 

Ln  ligne  nucale  sur  le  frontal  prin- 
cipal. 

M{Ai3)inalleus  ou  arc  inférieur  de  la 

troisième  vertèbre. 
Mpt      métaptérygoïde. 
Mx       os  maxillaire  (rudimentaire). 

Nas      os  nasal. 

nWb    orifice  de    l'occipital   supérieur 

par  lequel  le  nerf  de  Wkber 

sort  du  crâne, 

oc  orifice  de  l'os  occipital  latéral 
par  lequel  le  nerf  occipital 
sort  du  crâne. 

Ocs      occifutal  supérieur. 

01        occi|iital  laléral. 

o?ft  +  îr/  orifice  de  l'alispliénoïde  par 
lequel  les  nerfs  oculo-n;oteur 
et  trochléaire  réunis  sortent 
du  crâne. 

Op        opercule. 

op  orifice  par  lequel  le  nerf  optique 
sort  du  crâne. 

Ors      orbito-sphénoïde. 


Pa 
Pe 

pariétal . 
os  pétreux. 

Pmx 

os  prémaxillaire. 

Pop 

Prf 

P.S' 

Fsf 

préopercule. 
préfronlal. 
parasphéiioïde. 
post  frontal. 

Qd 


os  carré. 


Rbi-15  rayons  braiichiostèges. 

Epi -16  rayons  de  la  nageoire  pectorale. 


S  stylo-hyal. 

S{Asi)  stapes  ou  arc   supérieur 

première  vertèbre. 
Si'        supra-claviculaire. 
So  (3)  trois  os  sous-orbitaires. 


de  la 


Sq 


os  squameux. 


F4-f5  Corps  fusionnés  des  quatrième 
et  cinquième  vertèbres. 

vg  orifice  de  l'os  occipital  latéral 
par  lequel  le  nerf  vague  sort 
du  crâne. 

X  osselet  tubuliforme  reliant  l'o- 
percule avec  l'os  s(iuameux. 


Orifice  par  lequel  le  tronc  byoïdeo-mandibulaire  parvient  à  la  face  externe 
de  l'os  hyomandibulaire  (voir  fig.  6). 

Orifice  situé  à  la  limite  entre  l'os  carré  et  le  préopercule  et  livrant  passage 
à  la  branche  mandibulaire  interne  du  tronc  hyoïdeo-mandibulaire  (voir 
fig.  5  et  6). 

Orifice  situé  à  la  limite  entre  l'os  hyo-mandibulaire  et  le  préopercule  et 
livrant  passage  au  nerf  hyoïdien  (voir  fig.  5  et  6). 


Rrv. Suisse  de  Zool.  T.O.  IS9S. 


PU. 


Xas  Ant    ftf        1-p      !'s  op  om4rl  Psi'  Hm  Sq       A.^j  01    Kxo       Se  A4.  Ai,  Ai  5      A? 


d:oqo.  nat.  juur  M.  Juge. 


Mi.Wtmerl^  WvrdtT,  Francforts/M. 


-M  .  Juge.     Silui'f 


EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE  2 

Fig.  3.  Nei'k  cévèhraiix  du  Silurus  glanis  L.,  vus  de  profiL  —  Les  nerfs 
moteurs  oculnires  ne  sont  pas  représentés  dans  celte  ligure.  A  part 
le  nerf  de  Weber  {nWb)  et  les  rameaux  ascendants  antérieurs 
(rase)  qui  sont  en  noir,  les  branches  du  trijumeau-facial  sont  en 
couleur:  les  ophtalmiques  en  jaune,  les  maxillaires  en  hleu,  le 
tronc  hyoïdeo-mandiliulaire  en  vert. 

Fig.  4.  Nerfs  cérébraux  de  la  moitié  gauche  de  la  tête,  vus  d'en  haut.  —  Lés 
figures  3  et  4  ont  été  dessinées  d'après  la  même  préparation  et  se 
complètent  l'une  l'autre.  Dans  la  figure  4,  les  nerfs  moteurs  ocu- 
laires sont  figurés  eu  rouge.  Les  branches  du  trijumeau-facial  ont 
les  mêmes  couleurs  que  dans  la  figure  3. 


abd        nerf  abducteur. 

ac  nerf  acoustique  ;  aci  i)artie  an- 

térieure, ac2  partie  posté- 
rieure. 

baTi-3  branche  antérieure  de  chacun 
des  trois  troncs  branchiaux 
du  vague,  ou  nerf  postérieur 
des  trois  premiers  arcs  bran- 
chiaux (seul  le  parcours  dor- 
sal est  représenté). 

bi  branche    intestinale    du    nerf 

vague. 

Bni  barbillon  maxillaire(seulemeut 
la  base,  en  pointillé). 

hpTi-s  branche  postéPieure  de  chacun 
des  trois  troncs  branchiaux 
du  vague,  ou  nerf  antérieur 
des  trois  derniers  arcs  bran- 
chiaux (seul  le  trajet  dorsal 
est  représenté) . 

bs  branche  superficielle  du   nerf 

latéral  du  vague. 

cav         composant   antérieur   du  nerf 

vague. 
Ce  cervelet. 

epv         composant  postérieur  du  nerf 

vague. 

/'  faisceau  communicant  entre  le 

tronc  du  trijumeau  et  le 
tronc  hyoïdeo-mandilmlairc. 

71-8  ganglions  des  trois  troncs  bran- 
chiaux du  nerf  vague. 

ggp  ganglion  du  nerf  ghtsso-pba- 
ryngien. 


90 
9P 

hmd 
hy 


Li 

LMa 

Lo 


Ls 

md 

mde 
mdi 
me 

Mep 
mi 

mxi 
mxs 


N 


nhjJV 


ganglion  du  nerf  occipital, 
nerf  glosso-pharyngien. 

tronc    hyoïdeo-  mandibulaire 

(facial) . 
branche   hyoïdienne   de   hnd 

(trajet  dorsal  et  ventral). 


lèvre  inférieure. 

lobe  de  la  moelle  allongée. 

bulbe  olfactif  (dans  la  fig. 
le    tractus    qui    le   relie 
prosencéphale  n'est  pas 
présenté). 

lèvre  supérieure. 


3, 

au 
re- 


branche mandibulaire  du  tronc 
hyoïdeo-mandibulaire. 

branche  externe  de  md. 

branche  interne  de  md. 

branche  mandibulaire  externe 
du  nerf  maxillaire  inférieur. 

moelle  épinière. 

branche  mandibulaire  interne 
du  nerf  maxillaire  inférieur. 

nerf  maxillaire  inférieur. 

nerf  maxillaire  supérieur  [)é- 
nétrant  dans  la  base  du  bar- 
billon maxillaire. 

fosse  nasale,  en  communication 
avec  les  deux  orifices  nasaux 
externes  (contour  en  poin- 
tillé). 

partie  dorsale  du  nerf  branch. 
postérieur  du  qualrième  arc 
(ce  nerf  dé|)end  de  la  branche 
pharyngienne  inférieure). 


nlv         nerf  latéral  du  vague. 

nn  nerf  des  narines   (dépend   du 

nerf  ophtalmique  superfi- 
ciel). 

nol         nerf  olfactif. 

7i]ib  nerf  postérieur  du  barbillon 
maxillaire. 

nWb  nerf  de  Webkk  (coupé  près  de 
sa  base  dans  la  fig.  4). 

0  œil. 

oc  nerf  occipital. 

om         nerf  oculo-moteur  commun. 

omds  rameau  de  om  destiné  au  muscle 
droit  supérieur. 

on  rameau     oculo-nasal     de     la 

branche  ophtalmique  su- 
perficielle. 

op  nerf  optique    (dans  la  fig.  3, 

la  partie  en  pointillé  est 
cachée  par  le  tronc  du  triju- 
meau-facial . 

opr  branche  ophtalmique  pro- 
fonde recouvrant  une  grande 
partie  du  nerf  maxillaire 
supérieur. 

os  branche    ophtalmique    super- 

licielle. 

phi  branche  pharyngienne  infé- 
rieure du  vague. 

pmx  branche  prémaxillaire  du  nerf 
maxillaire  supérieur . 

ri,  r2  premier  et  deuxième  rameau 
de  la  brandie  superticiolle 
du  nerf  latéral. 

Toi  rameau  alvéolaire  dépendant 
de  me. 


(•«2  rameau    alvéolaire   dépendant 

de  7)11. 
ram       rameau    adducteur    mandibu- 

laire. 
rap         rameau  adducteur  palatin. 
rase       rameaux  ascendants  antérieurs 

du  trijumeau -facial. 
rc  rameau  ciliaire  (dépend  de  on). 

rcd         rameau    cardiaque  du  vague. 
rdv         rameau  dorsal  du  vague. 
rhpg       rameau    hypoglosse    (dans   la 

fig.  4,  représenté  seulement 

en  partie  ;  dépend  du  nerf 

occipital  et  du  premier  nerf 

spinal), 
ri  rameau  inférieur  de  la  branche 

ophtalmique   superficielle. 
ri  rameau    labial    dépendant   du 

nerf  maxillaire  inférieur. 
rof        rameau   operculaire   du  tronc 

hyoïdeo-mandihulaire  (fac). 
rov  rameau  operculaire  du  vague. 
rrh         rameau    du    tronc    maxillaire 

destiné  au  muscle  rétracteur 

du  barbillon. 
rs  rameau  supérieur  de  la  branche 

ophtalmique  superficielle. 
rscl        rameau  supra-clavictdaire    du 

nerf  latéral. 

sp  nerf  sphéno-palatin. 


to  tractus  olfactif. 

tri         nerf    trochléaire     sortant 
l'oculo-moteur  commun. 


de 


(fig.  4),  contour  du  prolonge- 
ment antérieur  de  la  cavité 
crânienne. 


I(/-IV«     Branche  dorsale  des  quatre  premiers  nerfs  spinaux. 

Iv-Wv     Branche  ventrale  des  (juatre  premiers  nerfs  spinaux. 

i     Rameau  du   nerf  ophtalmique  superficiel  destiné  à  fenveloppe  oculaire  et 

au  tégument  situé  autour  de  l'œil. 
2     Rameau  du  nerf  oculo-nasal  ayant  même  fonction  que  1. 
:{     (fig.  4),  rameau  du  nerf  ophtalmique  profond  ayant  même  fonction  que  1  et  2. 
4     (fig.  3),  rameau  de  l'ophtalmique  profond  ayant  même  fonction  que  l,  2  et  3. 


!<n:  Suisse  <lr  Zool .    Td.  /S.9S. 


PI. 2. 


:af  nirnirtmurr,  1 


M  .  ^J  1. 1  y  e  .        S  1  1  L)  r  e 


iiii 

■  ilili 


EXPMCATIO.N  DK  I.A  PLANCHE  :\ 


Dans  celte  planche,  les  muscles  sont  en  rose,  les  tendons  et  les  ligaments  en 
bleu,  et  les  nerfs  en  jaune. 

Les  (lésitfiiations  concernant  les  nerfs  sont  en  caractères  droits,  mais  sans 
majuscule  (nerfs)  ;  les  désignations  de  muscles  sont  en  italique  et  commencent 
par  une  majuscule  (Muscles)  ;  les  autres  sont  en  caractères  droits  et  commencent 
par  une  majuscule  (Os). 

Kig.     5.  Tète  de  Silurus  glanis  L.,  vue  d'en  haut.  Du  ciUé  gauche,  on  a  seule- 
ment enlevé  la  peau;   du  côté  droit,  on  voit  les  muscles  situés  au- 
dessous  de  ceu\  représentés  à  gauche. 
Fig       (3.   Vue  dorsale  de  la  moitié  gauche  de  la  tété,  après  que  l'on  a  enlevé  le 
couvercle  crânien  et  le  muscle  élévateur  palatin.  Les  os  squameux 
(Sq),  post-frontal  (Psf),  alisphénoïde  (Al)  et  orbito-sphénoïde  (Ors) 
sont  donc  vus  en  section  horizontale. 
Fig.     7.   Partie  dorsale  de  l'appareil  branchial  du  côté  droit,  vue  d'en  haut. 
Fig.     8.   Partie  dorsale  de  l'appareil  branchial  du  côté  droit,   vue  d'en  bas.  Le 
revêtement  cutané  a  été   enlevé  jusqu'à  la  partie  libre  des  arcs. 
Fig.     9.  Moitié  gauche  de  la  tète,  face  ventrale.  La  peau  seule  est   enlevée 
afin  de  faire  voir  les  muscles  superficiels.    Les  pointillés    repré- 
sentent des  parties  situées  plus  profondément. 
Fig.   10.  Musculature  ventrale  profonde  de  la  tête,  vue  d'en  bas. 

Côté  gauche  :  on  a  enlevé  le  génio-hyoïdien,  le  hyo- hyoïdien  infé- 
rieur, la  plus  grande  partie  du  cérato-hyal  (Chy)  et  coupé  près 
de  leur  base  les  six  premiers  rayons  branchiostèges  (Rb)  ;  le  con- 
tour de  la  partie  antérieure  de  la  clavicule  est  représenté  par  le 
pointillé  noir,  afin  de  rendre  visibles  les  parties  que  cet  os 
recouvre  ventralement. 
Côté  droit  :  on  a  enlevé  la  moitié  droite  de  l'uro-byal,  le  sterno- 
hyoïdien  et  les  deux  pharyngo-claviculaires,  afin  de  montrer  la 
musculature  la  plus  profonde  des  extrémités  ventrales  des  arcs 
viscéraux. 


a  rameau  du  nerf  ma\iliair(!  in- 

férieur destiné  au  barbiIi(Mi 
maMililiuiaire  antérieui'. 

a  partie  latérale  de  Aim  . 

(Il  tendon  de  la  partie  a  de  Aiin. 

abd         nerf  abducteur. 

Ahm      adducteur  hyomandibulaire. 

Al  alisphénoïde. 

Anu  adducteur  mandibulaire,  por- 
tion superficielle  (dans  la 
fig.  9,  on  n'en  voit  que  le 
bord  inférieur). 


.1  »(2 

adducleur    mandibulaire,   por- 

tion pruloïKle  (dans  la  fig.  o, 

seulement    la    partie    anté- 

rieure). 

.4  1112  t 

tendon  de  Anu. 

A  mp 

prolongement  de    Am   s'insé- 

rant    sur     le    cartilage    de 

Mkc.kei.. 

Ant 

os  antorbital. 

Ao 

adilucteur  operculaire. 

Art 

articulaire. 

b  nuiieau    pcaucier    et    moteur 

(voir  rim)  du  nerl'  maxillaire 
intérieur. 

b  partie   uiédiale   de  l'adducteur 

maiidil)ulaire  superlieiel. 

Ba  barbillon   mandibulaire  anté- 

rieur. 

baTi-3  branche  antérieure  des  trois 
troncs  branchiaux  du  nerf 
vague,  ou  nerf  postérieur  des 
trois  premiers  arcs  bran- 
chiaux. 

bi  branche    intestinale    du    nerf 

vague. 

B|)  barbillon   mandibnlaire  posté- 

rieur. 

BpTi-3  branche  postérieure  des  trois 
troncs  branchiaux  du  nerf 
vague,  ou  nerf  antérieur  des 
trois  derniers  arcs  bran- 
chiaux. 

bi  tendon  de  la  partie  médiate  (6) 

de  A  nii . 

bt  +  dt  lame  tendineuse  formée  de  la 
réunion  de  bt  et  di,  rede- 
vient musculeuse  en  avant 
(fig.  0,  Amp). 

C  copule. 

c  rameau  du  nerf  maxillaire  in- 

férieur innervant  le  muscle 
génio-hyoïdien. 

Gbrl-IV  cérato-branchiaux  des  quatre 
arcs  (dans  les  fig.  7  et  8,  ils 
sont  coupés  horizontalement 
près  de  leur  extrémité  pos- 
térieure). 

Ceth       cartilage  médian  de  l'ethmoïde. 

Chy  eérato-hyal  (dans  la  fig.  9, 
contour  en  pointillé). 

Cl  os  claviculaire  (dans  la  fig.  10, 

contour  en  pointillé). 

Clt         claiistrum. 

CMk       cartilage  de  Mec.kel. 

ConsZ F  constricteur  du  quatrième  arc 
branchial  (dans  la  fig.  7,  il 
est  caché  par  l'épibranchial 
IV  ;  dans  la  fig.  8,  sa  partie 
latérale  est  coupée  horizon- 
talement). 

Cph  constricteur  pharyngien  (dans 
la  fig.  8,  sa  partie  latérale 
est  coupée  horizontalement 
comme  les  arcs  branchiaux). 

cpv  composant  postérieur  du  nerf 
vague. 

ct  tendon  de  la  partie  latérale  du 

muscle  adducteur  mandibu- 
laire profond. 


d  rameau  du  nerf  maxillaire  in- 

férieur destiné  au  barbillon 
mandibulaire  postérieur. 

De  nuiscle  droit  externe  de  l'œil. 

Di  muscle  tlroit  interne  de  l'œil. 

Doa  dilatateur  operculaire,  partie 
antérieure. 

Dop  dilatateur  operculaire,  partie 
postérieure. 

Dot         tendon  du  Do. 

Ds         muscle  droit  supérieur  de  l'œil. 

Dt  os  dental. 

6  rameau  peaucier  du  nerf  ma- 

xillaire inférieur. 

Ebrl-IVépibranchiaux  des  quatre  arcs. 

Ec  partie  supérieure  de  l'élévateur 

claviculaire. 

Ehy       épihyal. 

Eib  extenseur  inférieur  du  bar- 
billon maxillaire. 

Eibo       origine  de  Eib. 

Elbi-i  élévateurs  branch.  des  quatre 
arcs  (dans  la  fig.  7,  on  voit 
les  parties  supérieures  des 
quatre  muscles,  mais  déta- 
chées des  os  du  crâne  sur 
lesquels  elles  naissent  ;  dans 
la  fig.  8,  on  ne  voit  que  la 
partie  postérieure  et  infé- 
rieure des  deux  muscles  pos- 
térieurs). 

Eo         élévateur  operculaire. 

Ep         élévateur  palatin. 

Esb  extenseur  supérieur  du  bar- 
billon maxillaire. 

Esbo       origine  de  Esb. 

Eth        os  ethmoïde. 

fAnn  fascia  de  l'adducteur  mandibu- 
laire superficiel  prolongé  en 
avant. 

Fp  frontal  principal. 

Gh         muscle  génio-hyoïdien. 
gp  nerf  glosso-pharyngien. 


Hbrl-III  hypobranchiaux  des  trois  pre- 
miers arcs. 

hyo-hyoïdien  inférieur  (le  poin- 
tillé rouge  limite  la  partie 
recouverte  par  le  muscle 
génio-hyoïdien). 

tendon  de  Hhi. 

partie  de  Hhit  s'insérant  sur  le 
hypohyal  de  l'autre  côté. 

byo  hyoïdien  supérieur. 

origine  de  Hhs  à  la  face  interne 
de  l'appareil  operculaire. 


Hhi 


Hhit 

Hhit  1 

Hhs 

HhSn 


Hliy        liypoliyal  (dans  la  li;;.  U,  coii- 

loiu'  en  poinlillé). 
Hin  os  liyoïuaiuliliulaire. 
Iiiiul       Ironc     hyoïdeu- niaiidibiilaire 

(facial), 
hy  brandie    liyoïdieiine    du    linid 

(dans  la  lig.  9,  son  parcours 

dorsal  est  en  pointillé). 

////         muscle  intenuandibulaire. 
lop         interopercule. 

L  liyanient  entre  l'articulaire  et 

le  bord  île  la  mâchoire  supé- 
rieure. 

LIop  ligament  reliant  l'iuteropercule 
à  la  réijiou  angulaire  de 
rarticulaire. 

LM\  ligament  reliant  l'os  maxillaire 
au  prémaxillaire  et  à  l'eth- 
moïde . 

LUhy  ligament  reliant  l'uro-hyal  à 
l'bypohyal. 

md  branche  mandibulaire  du  tronc 
hyoïdeo-mandibulaire(hmd). 

mde  branche  externe  de  md  (dans 
la  fig.  9,  le  pointillé  indique 
le  trajet  sur  la  face  supé- 
rieure de  l'arcade  palatine). 

mdi  branche  interne  de  md  (dans 
la  fig.  9,  son  passage  sous 
le  cartilage  de  Meckel  est 
indiqué  en  pointillé). 

Mdl  muscle  dorso-latéral  (prolonge- 
ment céphalique) . 

me  branche  mandibulaire  externe 
du  nerf  maxillaire  inférieur. 

mi  branche  mandibulaire  interne 

du  nerf  maxillaire  inférieur 
(dans  la  fig.  9,  le  pointillé 
indique  le  passage  contre  la 
face  interne  de  l'os  dental). 

Mphi  muscle  reliant  les  extrémités 
postérieures  du  cérato-bran- 
chial  IV  et  de  l'os  pharyn- 
gien inférieur. 

Mpt        métaptérygoïde. 

Mvl  partie  antérieure  du  muscle 
ventro-latéral  (s'insère  sur  la 
fHce  postérieure  de  la  clavi- 
cule). 

Mx         os  maxillaire  rudimentaire. 

mxi        nerf  maxillaire  inférieur. 

mxs       nerf  maxillaire  supérieur. 

N  cavité  logeant  la  cniiule  nnsale. 

Nas        os  nasal. 


nbpiV 

Odi 

Oda 

Od„ 

Oi 

Oio 

Op 
opr 
Ors 
Os 

Pah 

Paht 
Pbrl+II 

Phrl-lV 

Pcei 


Pceo 

Pci 

Pcii 

Pciu 
Phi 


phi 

Pht 

Pop 
Pph 

I    Prf 
Psf 


Qd 


nerf  branchial  postérieur  du 
quatrième  arc  (dépend  de 
phi). 

(»blique  dorsal  inséré  sur  le 
premier  arc  branchial. 

obliques  dorsaux,  partie  anté- 
rieure. 

obliques  dorsaux,  partie  posté- 
rieure. 

muscle  oblique  inférieur  de 
Tœil. 

orifice  interne  du  canal  de 
l'optique  dans  l'alisphénoïde. 

opercule. 

branche  ophtalmique  profonde. 

orbito-spliénoïde. 

muscle  oblique  supérieur  de 
l'œil. 

muscle  pharyngo-arcuo-hyoï- 
dien. 

tendon  du  Pah. 

extrémités  médiates  des  pha- 
ryngo-branchiaux  I  et  II 
soudées  en  une  pièce  com- 
mune, 
pharyngo-branch.  des  quatre 
arcs. 

partie  médiale  de  l'insertion 
du  pharyngo-claviculaire  ex- 
terne (Pce). 

origine  du  Pce. 

pharyngo-claviculaire  interne. 

partie  postérieure  de  l'insertion 
du  Pci. 

origine  du  Pci. 

os  pharyngien  inférieur  (dans 
la  fig.  8,  coupé  horizontale- 
ment près  de  son  extrémité 
supérieure  ;  dans  la  fig.  10, 
il  est  en  grande  partie  re- 
couvert par  des  muscles). 

branche    pharyngienne    infé- . 
rieure  du  vague. 

muscle  pharyngien  transverse. 

préopercule. 

plaque  pharyngienne  (supposée 
transparente). 

préfroifctal . 

post-frontal. 

os  carré. 

rameau  alvéolaire  dépendant 
de  la  branche  externe  (me) 
du  maxillaire  inférieur. 


ra^  rameau    alvéolaire    tlé|HMi(lant 

de  la  l)raiiclie   interne   (mi) 
ilu  maxillaire  inférieur. 

rani  rameau  adducteur  mandibu- 
laire. 

Rbi-15    rayons  branchiostègos. 

Bba  rétracteur  brancliial  antérieur 
(sa  partie  postérieure  qui 
s'attache  en  arrière  sur  l'ex.- 
occipital  est  représentée  en 
pointillé,  afin  de  rendre 
visible  ce  qui  est  situé  au- 
dessous). 

rbg  rameau  branchial  du  nerf 
glosso- pharyngien  se  pro- 
longeant dans  le  pharyngo- 
arcuo-hyoïdien. 

Rbm  rétracteur  du  barbillon  maxil- 
laire . 

Bbp  rétracteur  branchial  postérieur 
(son  extrémité  postérieure 
a  été  simplement  détachée 
de  l'exoccipital  sur  lequel 
elle  prend  naissance. 

rhv  rameaux  branchiaux  du  vague 
se  prolongeant  dans  le  pha- 
ryngo-arcuo-hyoïdien. 

reib  rameau  du  tronc  hyoïdeo-man- 
dibulaire  destiné  à  l'exten- 
seur inférieur  du  barbillon. 

resb  rameau  du  tronc  hyoïdeo-man 
dibulaire  destiné  à  l'exten- 
seur supérieur  du  barbillon. 

rhpg  rameau  hypoglosse  (dépend  du 
nerf  occipital  et  du  premier 
nerf  spinal). 

ri  partie  du  rameau  inférieur  de 

la  branche  ophtalmique  su- 
perficielle. 

rim  rameau  du  nerf  maxillaire  in- 
férieur allant  au  muscle  in- 
termandibulaire. 


rof  rameau  operculaire  du  tronc 
liyoïdeo-mandibul.    (facial). 

rov  rameau  operculain'  du  nerf 
vague. 

rrb  rameau  du  tronc  maxillaire 
destiné  au  rétracteur  du  bar- 
billon. 

rrod  rameaux  des  troncs  branchiaux 
destinés  aux  obliques  dor- 
saux. 

rros  rameaux  frontaux  de  la  branche 
ophtalmique  superficielle. 

rrp  rameaux  peauciers  dépendant 
des  branches  opbtalmiques 
et  du  nerf  maxillaire  infé- 
rieur. 

rs  partie    du    rameau    supérieur 

de  la  hranche  ophtalmi(iue 
superficielle. 

rtd  rameau  du  deuxième  tronc 
branchial  destiné  au  trans- 
verse  dorsal. 

Se  supra-claviculaire. 

sp  partie  du  nerf  sphéno-palatin . 

Sq  os  squameux). 

Sth         muscle  sterno-hyoïdien. 
Stho       origine  du  Sth  sur  la  face  su- 
périeure de  la  clavicule  (Cl). 

Td         transverse  dorsal  moitié  dr.). 
tri  nerf  trochléaire. 

Tv  transverse  ventral. 

Uhy       uro  hyal  (moitié  gauche). 

X  osselet     tubuliforme  entre    le 

squameux  et  l'opercule. 

y  paroi    membraneuse  de  la  ca- 

vité branchiale. 


1  orifice  par  lequel  le  tronc  hyoïdeo-mandibulaire  [)arvient  à  la  face  externe 

de  l'os  hyomandibulaire. 

2  orifice  livrant  passage  à  la  branche  mandibulaire  interne  du  tronc  hyoïdeo- 

mandibulaire  (fig.  5,  mdi). 

3  orifice  livrant  passiage  au  nerf  hyoïdien  (fig.  o,  hy). 


/frr.  Sittsse  de  /.ool ■  To.  IK>S. 


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EXPLIC.ATKW  DE  LA  PLANCHE  1 


Fig.  l  Ecliinocarâinm  mediterraneum.  Face  dorsale.  Graiuleur  naturelle. 

Fig.  2               »                        »               Face  postérieure.  » 

Fig.  3              »                        »               Face  ventrale. 

Fig.  4               »                        »               Face  latérale.  » 

Fig.  5  jEc/'. /7rt«e.sce».s  de  petite  taille.   Face  dorsale.  » 

Fig.  6     »            »         de  grosseur  moyenne.  Face  dorsale.  » 

Fig.  7      '             »          de  grande  taille.  Face  latérale.  » 

Fig.  8     »             •                        »            Face  ventrale.  » 

Fig.  9     »             «                       "            Face  postérieure.  » 

Fig.  10     ■>             »                       »            Face  dorsale.  » 

Fig.  M     »             »          de  petite  taille.    Face  latérale.  » 

Fig.  12  Pédicellaire  gemniiforme  ù'iJch.  flavescens.  G  =  115. 

Fig.  13  Pédicellaire  tridactyle  d'i^ch.  flavescens.  G  =  o5. 

Fig.  14  Pédicellaire  geniinifornie  d'Ech.  mediterraveuiii.  G  =  75. 

Fiii.  lo  Echinocardiiini  pennntifidum.  Face  dorsale.  Grandeur  naturelle. 


Rcv. Suisse  de  Zool.  T.6.   1898. 


PL  '1-. 


util..  WtTv.eri  WùtUr,  Fran 


R  .  Koe  h  1  e  r  .  '  ^]  c  1 1  i  n  o  c  a  rd  i  u  m . 


TAFEL  5 

FKtUHE.XEKKLAUIXG. 

F\g.     1  l^ii/i/(lesiinis  hi'Iri'licns.  Copuhttiuiist'uss. 

»       2 — 4r/  »  ))         Enden  der  (lopulîitionsfiisse. 

»       o  1)  snhinleijcv,  vai' //^/m//^'r/?.  linker  Copulationsfiiss 

von  innen  geselien. 
»       6  »  truiiculu.s ,    reelUer  Copulationsfuss  von   innen 

gesehen. 
»       7  II.  7^/     Atidclosnmii  niontivaqiim,  \ai\  silratlcnin.   Vorderes  Copu- 

lationsfusspaai',Aussenteile,P^ig.7 
von  innen,  Fig.  7  a  von  aussen 
gesehen. 
»       8  ))  »  var.   sihaticti.ni,   vorderes  Paar 

der  Copulationsfiisse,   Innenteil. 
»       9  »  »  Hinteres  Paar  der  Copnlations- 

fiisse,  von  vorn. 
))      10  Airaclosonia  iiiiiiliinnii  Vcntralplatte  des  iiintern  llinges  des 

6.  Segmentes. 
»     Il  »  »  Erstes  Paar  der  Co|iiilalionstusse  von 

vorn  gesehen. 
»     12  »  »         Zwcites   Paar  der   Copulationsfiisse 

von  vorn. 
»      i;]  u.  i:}'^'  Crdspei/osona  flavescrris,  var.  kolveiicuiii.  Hinteres  Paar  der 

Copulationsfiisse. 
»     14  CAo*v/f'/f/»a  ;;^////^/»///.  EineChitinlamelledesletztenTarsalia. 

»     15  »  »         Erstes  Paar  der  Copulationsfiisse  von 

hinten. 
»     16  »  »         Zvveites  Paar  der  Copulationsfiisse  von 

vorn. 
»      17  »  »         Drittes  Paar  der  Copulationsfiisse  von 

liinten. 
»     18  »  »         VIertes  Paar  der  Copulationsfiisse  von 

vorn. 


hW.  Xias.^e  di' Zoel  76.  /S.i/S/. 


/y..: 


F^/7 


H  RctfienZ'ûAUr.  dei 


/mp  Jul£sR^~  0en^9 


H.Rothenbûhler.  Myriapoda. 


Fi- 

19 

.- 

i20 

)) 

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» 

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.) 

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29 

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30 

» 

31 

» 

32 

» 

33 

1) 

U 

» 

35 

TAFEL  6. 

FIGUREiNERKLÀRUiNG. 

Cliord.  pdllidion  var.  fiilr/on.  Ersles  C()|)iilatii)nsrusspaar. 
»  »  "  »        Zweites  » 

»  »         nioiistrositas.  Krstes  » 

»  »  »  Zweites  » 

»  »  ))  Drittes  » 

»  ')  »  Viei'tes  » 

lHiuiiuhis  flinhrialïis..     HtilFte   des   ersten    Beinpaares   dei- 
Mannehen. 
»  »  Copulationsfiisse,  vorderes  Paar. 

»  »  »  liinteres       » 

28  Juins,    londinnisis.    Halfte  der  Copulationsfiisse  von  innen 

g-eselien. 
A,  B,  C  =  Vorder-,  Mittel ■•  und  Hinter- 
ijlatt  :  F  =^  Flagelluin  ;  S  =  Samenblase  ; 
T  :=  Chitinstiitzen. 
Juins  Paiisioinm,  subsp.  miraciilns.  Halfte  des  ersten  Bein- 
paares der  Mannehen. 
»         „      »  »  Copulationsfiisse,  linke 

Halfte  von  aussen. 
»  »  »  »  Copulationsfiisse,  reehte 

Halfte  von  innen. 
Juins  nilidns.  subsp.  spinifoa.   Halfte  des  ersten  Beinpaares 

der  Mannehen. 
»  «  »  »  Pénis  mit  den  beiden  stum- 

pfen  Spitzen. 
»  »  »  »  Halfte  derCopidationsfiisse, 

von  innen. 
»  »  »  »  Ende    eines   Hinterblattes. 

starker  verffnissert. 


Rer.  Suisse  de  Zoûl  T6  /SM. 


H  6. 


H.Rothenbùhler.  Myriapoda. 


TAFEL  7. 

FIGURENERKLÀRUNG. 

Fig:.  36  Jîdus  gracilis.  Halfte  der  Copulationsnisse  von  innen. 

»     37  Juins  namis.     Halfte  des  ersten  Beinpaares  der  Mannchen 

»     38  »         »  Halfte  der  Gopulationsfiisse  von  innen. 

»     39  Juins  Bi')il,it)ii.  Obérer  Teil  eines  hintern  Klanimerliiattes. 

pr.  Ausfiihrungsgang-  der  Prostatadriise. 


Rer.  .Vimse  de  Zool  T.  û.  /S^.9. 


PI  7. 


ff.  SotAenii/Àler,  M 


frrtp  Jules  Rev.  Gertâ^ 


H.  Rothenbùhler.  Myriapoda. 


TAFEL  8. 

FIGUUKNKRKLAHUXG. 

Fig".     1.   Apkoruraminor  n.  s\).  Verteiliiiii;- der  Pseudocellen. 

Fiiss. 
Mandibel. 

Ocellen  und  Postantennalorgan. 
Postantennalorgan  starker  vergrossert. 
Fuss. 
Mucro. 

Antennalorgan,  isoliei't. 
Ende  von  Ant.  IV  mit  dem  Antennaloroan. 
Ansiclit  des  Kopfes  von  unten. 
Fuss. 

Springgabel  mit  Mucro. 
Mucro  von  oben. 
Mucro  von  der  Seite. 
Ant.  IV  mit  Antennalorgan. 
Kopf  von  oben. 
Ocellen  und  Postantennalorgan. 

»  n  » 

Fuss. 

Dens  mit  Mucro. 
Fuss. 

Augentleck  mit  der  Grul)e  fiir  das  Postan- 
tennalorgan. 

23.  »  »  Postantennalorgan  mit  den  zvvei  vordersten 

Ocellen . 

24.  »  »  Kôrpergestalt  von  oben. 

25.  Isoloma  lanuginosan.sp.  Mucro. 

26.  »  »  Fuss. 

27.  »  »  Springgabel  von  der  Seite. 

28.  »  »  Kopf  mit  den  Antennen  von  oben. 

29.  »  »  Ocellen  und  Postantennalorgan. 

30.  »  saltans.  Fuss  (nach  Schoït). 

31.  »  »  Mucro  (nach  Schott). 

32.  »  »  Springgabel  (nach  Schott). 

33.  »  Theobaldi  n.  sp.  Ocellen  und  Postantennalorgan. 

34.  »  »  Behaarung  des  Riickens. 

35.  »  »  Fuss. 

36.  »  »  Mucro. 

37.  fsotoma  alticola  n.  s|).  Krallen. 

38.  »  »  Mucro. 

39.  »  »  Kopf  mit  den  Antennen  von  oben. 

40.  »  elegansn.  sp.  Fuss. 

41.  »  »  Mucro. 

42.  »  liiibia,  Fuss. 


2. 

n 

n 

3. 

n 

» 

4. 

A( 

:hori(l('s 

S  ifi  Hiatus 

5. 

)) 

)) 

6. 

» 

)) 

7. 

» 

)) 

8. 

» 

viaticus. 

9. 

„ 

» 

10. 

» 

Schupplii. 

11. 

)) 

)) 

12. 

» 

» 

13. 

). 

)) 

14. 

)) 

» 

15. 

» 

» 

16. 

» 

» 

17. 

)) 

» 

18. 

» 

Schott  i. 

19. 

)) 

» 

20. 

SchuteUn  , 

rltàtica  n. 

21. 

)) 

)) 

22. 

» 

» 

:t  Smae  de  ZopI  T  6    IS.9S^ 


J'IJ 


ïrrfi  JiiUiSqtC'.  C 


J.  Cari.  Collembo]< 


I 


Fii 


4;{. 

44. 
45. 
46. 
47. 

48. 

49. 
50. 
51. 


5:i. 
54. 
55. 

5(i. 

57. 

58. 
59. 

60. 

'31. 
62. 
63. 
64. 


TAFEL  9. 

FIGUi\h:NEUKLÀaUNG. 

Isutoma  fimctaria.         Mucro. 

»  »  Antenno  1  iind  Postantennalorfii'an. 

»      parado.id  n.  sp.  Orelleii  und  Postantennalorji-an. 
»  »  Muci'o. 

»  »  Fuss. 

»  »  Antenne,   redits   Mass  fiir  die  Lange  des 

Kopfes. 
Orclicsi'lla  fuf'f'strns  var.  pal/iihi.  (ianz  belle  Forni. 
»  »  »  »        yewohnliehe  Forni. 

»  ))  »  0         Forni  mit  grosseren  Fleekeii  an 

den  Segmenten. 
»  »        fiiniin  jiriiicijKilis.  Kngadiner  Exemplar. 

Entoiiiohrijd  orchi'.sfl/oidi's.  Von  oben,  Bebaariing  weggelassen. 
»  »  Ocellen. 

»  »  Antenne    I  und  II. 

I  Th.  I  =  erstes  Thoracalsegnient 

11,1       .r        j        ,    .,       '  m.  =  Manubiium. 

))  ittikliHla.    \()ndel•^elte    •.  d.  =  Dens  der  Springgabel  (Fmca). 

f  me.  =  Mucro. 

»  »         Mucro. 

»  »         Fuss. 

»  »         Ocellen. 

■(  ^'  Sira  corticalis  n.  sp.  Scbupi^en. 

Sira  corticalis.  Mucro. 
-  »         ganzes  Tier  von  oben. 

»  »         Ocellen. 

»  »         bewimpertes  Keulenbaar  von  Tb.  III. 


65.  \  b.  Sira  eloncjata.  Verschiedene  Formen  von  Scbujipen. 

(   c. 

66.  Lepidocyrtus  cijaneiis.  Antenne. 

67.  »  »         Mucro. 

68.  Sminthurns   aureus.     Springgabel. 

69.  »  »  Fuss. 


Rer  Suuse  de  Zool  T  S.   iiSSS 


Pl.ff. 


//y  JuUs^'iO'XtneK 


cJ.Carl.  Collembola. 


EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE  10. 

Fig:.  1.   Canthocamptils  nnisetifier  nuv.  spec.  Patte    de  la  cinquième  paire. 

Gross.  X  700. 
»     2.  »  »  ')  Opercule  anal.   Gross.  x  700. 

»     3.  ))  »  »  Membre  de  la  furca.  Côté  dor- 

sal. Gross  X  700. 
gr.  s.  ext.  =  grande  soie  externe, 
g-r.  s.  int.  =  grande  soie  interne. 
C.  ext.  =:  côté  externe. 
S.  d.  =  soie  dorsale. 
C.  int.  =  côté  interne. 
Fig.  4.  Ci/clops  ajfmis  Sars.  exempl.  9  ''^  Huningue. 
t.  =  tube  digestif, 
s.  a.  ^  segment  antépénultième  de  l'abdomen, 
s.  p.  ^=  segment  pénultième  de  l'abdomen, 
tels.  =:  telson  on  dernier  segment  de  l'abdomen, 
op.  =  opercule  anal  (moitié  supra-anale  du  telson). 
r.  =  rétracteur  de  l'anus, 
c.  =  rangée  de  cils  anales, 
a.  =  anus, 
br.  ^  branche  de  la  furca  ou  extrémité  du  segment  pénultième 

de  l'abdomen, 
s.  8  ^  soie    8  du  rapport  de  Hiciiaud. 
s.  85  :=  soie  85  du       »        »       » 
V.  =:  vide  laissé  par  la  soie  35. 
s.  12  =  soie  12. 


R€F.  Suisse  de  Zool.  r.  e.    /S.9fi. 


PL  iO. 


(?raeier  del 


ImflJulesReiféCi'i 


A.Graetep.    Happacticides 


TAFEL  11. 
FIGURENERKLÀRUNG. 

Die  Abl)ildur)gen  beziehen  sich  aile  auf  Ihio  batavns  Lam.  ;  samtliche 
in  natiirlicher  Grosse. 
Fig.     l.Fundort:    Gersanerbecken  (Bettlerbacir).   Grossies  Exemplar  von 

diesem  Fundorte.  Lange  50  mm.  (7  .lahresringe.) 
»  2.  Gleicher  Fundort.  Lange  49  mm.  12  Jabresringe. 
»       3.       i>  »  »     35  mm.  12         » 

»       4.  Fundort:  Weggiserbecken,  linkes  Ufer.  Grossies  Exemplar  dièses 

Fundortes.  Lange  07  mm. 
»       5.  Gleiclier  Fundort.  Lange:  61  mm.  Breite  :  28  mm. 
))       6.         »  »  »        54     »         i>        31     )' 

»       7.         »  »         Exemplar  mil  abnormem  Hinterleil. 

»  8.  Fundort  :  Gersauerbecken  (Beltlerbach).  Mit  abnormem  Hinterteil. 
»  9.  »  Horwerbucbt,  nordl.  Ufer.  Liinge  60  mm.  Breite  35  mm. 
»     10.         »  ibidem  »      58     »         »      31      » 

1)     11.  »  »  »       64     »  »      33     » 

mit  concavem  Unterrande  und  hinabgezogenem  Hinterteil. 
»     12.  Fundort:  Meggenhorn.  Lange  51  mm.  Breite  31  mm. 
»     13.  1)  i>  »      51      »  i>      27      I) 


Rev.  Suisse  de  Zool.  T  6.  1899. 


PI.  11. 


G.  Surbeck,  phot 


G-.  Surbeclv.    Mollusken. 


TAFEL  12 
FIGUREiNERKLÀRUNG. 

Fig.     l.  Unio  picforuin  var.   proi'chus  Bour»'.  nat.  Gr.  Fundort  :  Luzerner- 

becken. 
»       2.  Unio  pictorumwar.  proi'chus  Bourg,  nat.  Gr.  Fundort:  beiStansstad. 
»       3.     »  »  »         »  »       »       »  aus  dem  Zugersee,  er- 

halten  von  Herrn  Prof.  P.  Godet. 
»       4.  Anodonta  mutabilis  var.  lacnstrina  Gless.  nat.  Gr.  Fundort  :  Meggen- 

horn . 
»       5.  Anodonta  mutabilis  var.  /acw^'/r/ua  Cless.  nat.  Gr.  Fundort  :  ibidem. 

Die  folgenden  Nr.  sind  sâmtlich  Âbbildungen  von  Pisidium  Clessini  n. 

sp.  (Microphotograpliien,  ausgenommen  Fig.  (5). 
»       6    Schalenschloss.  (Herr  cand.  phil.  0.  Huber  del.) 
»       7.  Typus  der  Art.  Fundort  :  Hergiswilerbecken.  80  m.  Tiefe. 
)'       8   Fundort:  Alpnachersee,  13  m.  Tiefe.  Etwas  variierend. 
»       9.         >■>         Weggiserbecken,    50  m.   Tiefe.   Variationsforni.   Etwas 

abnormer  Hinterteil. 
»     10.  Fundort:  Kiissnacherbecken,  50  m.  Tiefe.  Abnormer  Unterrand. 
»     H.         »         Urnerbecken,  95  m.  Tiefe. 

»     12.        »         Gersauerbecken,  60  m.  Tiefe.  Stark  abnormer  Hinterteil. 
»     13.         »         Urnerbecken,  160  m.  Tiefe. 
»     14.        »  »  35  m.  Tiefe. 

»     15.         »         Alpnachersee,  15  m.  Tiefe.  Abnormer  Unterrand. 


Rev.  Suisse  de  Zool.   T.  6. 


PI.  12. 


m  ^ 


^ 


10 


12 


m 


14 


15 


G.  Surbeck,  phot.      Fit>.  6,   0.    Huber,   'tel 


Gr.  Surbeck.    Moliusken. 


EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE  13. 


Explication  des  lettres. 


A. 
B. 

B.  g. 
B.  d. 
B.  l.  g. 
B.  L  d. 

B.  S. 

C.  B. 
C.  S. 
C.  V.  C. 
Ec. 
En. 

E.  d. 

F.  V. 
El. 
L.  S. 
M.  o. 
M.  o.  g. 
M.  o.  d. 


anus. 

M.  o.  i 

.  = 

membrane  ondulante  interne 

boucho. 

Ma. 

=; 

macronueleus. 

bord  gauche. 

Mi. 

=^ 

micronucleus. 

bord  droit. 

M. 

= 

membranelles. 

bord  latéral  ffauche. 
bord  latéral  droit. 

1>. 

=: 

péristome. 

P.  e. 

= 

pore  excréteur.                    • 

bande  striée. 

Ph. 

= 

pharynx. 

cils  buccaux. 

R.  c. 

^ 

raie  ciliée. 

couronne  supplément 

aire 

S.  T. 

r= 

soie  tactile. 

canal  de  la  vésicule  contr 

ictile. 

Tr. 

= 

trichocyste. 

ectoplasme. 

Tri. 

= 

trichite. 

endoplasme. 

V.  C. 

^ 

vacuole  contractile. 

face  dorsale. 

V.  A. 

^ 

vacuole  alimentaire. 

face  ventrale. 

V. 

=: 

vacuole. 

flagellum. 

V.  S. 

r= 

vacuole  secondaire. 

ligne  spiralée. 

V.  M. 

=; 

vésicule  de  MuUer. 

membrane  ondulante 

Z.  A. 

r= 

zone  adorale. 

membrane  ondulante 

gauche. 

Z. 

^ 

Zoochlorelle. 

membrane  ondulante 

droite. 

Fig.     1.  Monomastix  ciliatus  n.  g.n.  fi\).  Vu  de  côté.  Grossi  1000  fois. 

»        2.  Urotricha  globosa  Schevv.  Vu  de  côté.  Grossi  2000  fois. 

')        3.  Lacrymaria  coronata  CL   et  L.   var.   aqua-didcix  n.  var.  Vu  de 

côté.  Grossi  400  fois. 

»        4.  Askenasia  elegans  Bloclim.  Vu  de  côté.  Giossi  700  fois. 

»        o.  Amphileptus  carchesii  'èi.  Vu  de  côté.  Grossi  520  fois. 

»        6.  Lionotus  vesiculosas  Stokes.  Vu  du  côté  g-auche.   Grossi  140  fois. 

»        7.  Loxodes  rostrum  0.  F.  M.  Face  ventrale.  Bords  latéraux  en  partie 

étalés.  Grossi  200  fois. 

»        8.  Le  même.  Partie  antérieure.  Face  ventrale.  Grossi  700  fois. 

»        9.  Le  inèine.  Partie  antérieure.  Face  dorsale.  Grossi  environ  260  fois. 

10.  Chilodnn  dentatus  Fouquet.  Face  ventrale.  Grossi  1250  fois. 

"      11.  Trochilia  palustris  St.  Face  ventrale.  Grossi  1600  fois. 

»      12.  Dijsteropsis  minuta  n.  g.  n.  sp.   Face  ventrale.   Grossi  1900  fois. 

»      13.  Trichospira  de.r.trorsa  n.  g.  n.  sp.  Vu  du  côté  droit.  Grossi  800  fois. 

»       14.  Plagiocampa  mutabile  Schew.  Vu  de  côté.  Grossi  1000  fois. 

0      15.  Leucophrydium  putriniim  n.  g.  n.  sp.  Vu  de  côté.  Grossi  environ 

500  fois. 

"      16.  Frontonia  leucas  Ehrhg.  Aiipareil  buccal.  Grossi  env.  930  fois. 

17.  Ophrijoglena  flamcans  Elirbg.  Face  ventrale.  Grossi  380  fois. 

»      18.  Epalxis  mirabilis  n.g.  n.  sp.  Face  ventrale.  Grossi  env.  1800  fois. 

»      19.  Paranipcium  piitrinum  CL  et  L.  Côté  droit.  Grossi  400  fois. 

»      20.  Plaf/inpi/la  nasiita  St.  Face  dorsale.  Grossi  environ  550  fois. 


Re,'.  Suisse  de  Zool.  T.  6.  1899. 


PI.  13. 


ovu^  ad.  -i-ai,  d^\ 


•  I.K<nix.     '^it  Pii.soii'e^s 


/ 


EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE  14, 


Explication  des  lettres. 


M.  o.  i.  —  membrane  ondulante  interne. 

Ma.  =:=  macronucleus. 

Mi.  =:  micronicleus. 

M.  =^  membranalle. 

p.  z=  péristome. 

p.  e.  =  pore  excréteur. 

Ph.  =  pharynx. 

R.  c.  =  raiée  ciliée. 

S.  T.  =;  soie  tactile. 

Tr.  =  trichocyste. 

Tri.  =  trichite. 

y,  c.  =  vacuole  contractile. 

y.  A.  =  vacuole  alimentaire. 

Y.  =  vacuole. 

V.  S.  =  vacuole  secondaire. 

V.  M.  —  vésicule  de  MuUer. 

Z.  A.  =  zone  adorale, 

Z.  =  Zoochlorelle. 


A.  =   anus. 

B.  =    bouche. 
B.  g.      =   bord  çauche. 
B.  d.       =    bord  droit. 
B.  l.  g-  =   bord  latéral  gauche. 
B.  l.  d.  =  bord  latéral  droit. 

B.  .S.       =^   bande  striée. 

C.  B.      =    cils  buccaux. 
C.  .9.       :=   couronne  supplémentaire. 
C.  V.  C.  =   canal  de  la  vésicule  contractile. 
Ec.         =   ectoplasme. 
En.         =   endoplasme. 
F.  d.       =   face  dorsale. 
p.  i'.       =   face  ventrale. 
^■7.  =    flagellum. 
L.  S.       =   ligne  spix-alée. 
M.  0.      =   membrane  ondulante. 
M.o.  g.  =   membrane  ondulante  gauche. 
M.  o.  d.  =   membrane  ondulante  droite. 

Fig.     1.  Cristigera  fleuronemoUes  n.  g.  n.  sp.  Vu  de  côté.  Grossi  860  fois. 

2.  Blepharisma  lateritia  (Ehrbg.)  var.  minima  n.  var.  Côté  droit. 

Grossi  960  fois. 

3.  Thijlakidium  truncatum  Scliew.  Face  ventrale.  Grossi  600  fois. 
))        4.  Stentor  polymorpkus  Ehrbg.  Partie  antérieure.  Grossi  90  fois. 

»        3.  Strombidium  viride.  Stein. 

a)  Face  ventrale.  Grossi  environ  700  fois. 

B  =  Macronucleus.  M  =  Micronucleus. 

b)  Trichocyste  isolé.  Grossie  2000  fois  env. 

6.  Dipleurosti/la  amminata  n.  g.  n .  sp.  Face  ventrale.  Grossi  800  fois. 

7.  Balladina  elongata  n.  sp.  Face  ventrale.  Grossi  1200  fois. 

8.  Scyphidiaamoebea  Grenfell.  Etalé.  Grossi  800  fois. 
,)        9.  Le  même.  Rétracté.  Grossi  env.  600  fois. 

«      10.  Carchesium  aselll  Englm.  Colonie.  Grossi  400  fois. 
»      H.  Le  même.  Individu  isolé.  Grossi  8o0  fois. 

12.  Le  même.  Tige.  Grossi  1400  fois. 
..      13.  Epystilis   nympharum  Englm.  Partie  d'une  colonie.  Grossi  300 

fois. 
>,      14.  Opercularia  coarctata  (Cl.  et  L.).  Colonie.  Grossi  400  fois. 
»      15.  Le  même.  Individu  isolé.  Grossi  1300  fois  env. 
,,      16.   Opercularia glomerata  n.  sp.  Colonie.  Grossi  60  fois. 
))      17.  Le  même.  Individu  isolé.  Grossi  190  fois. 
,.      18.  Ophrydiim  versatile  (0.  F.  M.),  var.  amulis.  n.  var.  Individu 

isolé,  étalé.  Grossi  350  fois. 
..      19.  Le  même.  Individu  isolé,  à  demi-contracté.  Grossi  350  fois. 
»      20.  Le  même   Individu  isolé,  contracté.  Grossi  350  fois. 
»      21.  Le  même.  Extrémité  postérieure.  Grossi  1400  fois. 
»      22.  Le  même.  Fragment  de  colonie.  Grossi  env.  100  fois. 
»      23.  Le  même.  Kyste.  Grossi  430  fois. 


Rri^Saisse  de  Zool.  X  6.  1S9.9. 


PL.  Ti. 


j.r^oux. 


n  ï'\  i 


•s  on -es  . 


HEVIE  SUSSE  DE  ZOOLOGIE 

■     DE    LA 

SOCIÉTÉ    ZOOLOGIQUE    SUISSE 

ET   DU 

illUSÉE  D'HISTOIRE  NATURELLE  DE  GE^È\E 

PUBLIÉES    SOUS    LA    DIRECTION    DE  .         . 

'v 
Maurice  BEDOT 

niKKCTF.  Uli     I>U    MUSÉI-:     D 'il  I  s  T  OIRK    N  A  T  L' R  T.  I.  1.  lî 
PROFr.SSEUR   EXTRAORDINAIRE   A   l'uMVERSITÉ 

AVEC   LA   COLLABORATION   DE 

MM.  les  Professeurs  E.   Béraneck  (Neuchâtel),  H.  Bi.anc  (Lausanne), 

A.  Lang  (Zurich),  Th.  Studer  (Berne),  E.  Yung  (Genève) 

et  F.  ZscHOKKE  (Bâle) 

ET   DE 

MM.  V.  Fatio,  p.  de  Loriol,  A.  Pictet  et   H.   dk   Saussure 

Mciubri's  d(i  la  Commission  du  Musée  d'Histoire  naturelle  de  Genève. 

TOME  6 

A  V  e  c    I  4  p  1  a  n  c  h  e  s . 


GENÈVE 

IMPRIMERIE    W.    KL'XDIG    &   FILS,    RUE    DU    VIEUX-COLLÈGE,    4. 
1899 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION  ET  DE  SOUSCRIPTION 


La  Bévue  Suisse  de  Zoologie  paraît  par  fascicules  sans  nombre 
déterminé  et  sans  date  fixe,  mais  formant  autant  que  possible  un 
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Les  auteurs  reçoivent  gratuitement  50  tirages  à  part  de  leurs 
travaux.  Lorsqu'ils  en  demandent  un  plus  grand  nombre,  ils  leur 
sont  livrés  au  prix  de  revient,  à  la  condition,  cependant,  de  ne  pas 
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Le  prix  de  souscription  est  fixé  à  40  fr.  par  volume,  pour  la 
Suisse,  et  à  43  fr,  pour  les  autres  pays  de  l'union  postale. 

Les  demandes  d'abonnement  doivent  être  adressées  à  la  rédac- 
tion de  la  Bévue,  Musée  d'Histoire  naturelle,  Genève. 


La  Revue  Suisse  de  Zoologie  est  en  dépôt  che2  MM.  Friedlânder,  libraires. 
Carlstrasse  11,  Berlin  N.  W. 


REVUE  SUISSE  DE  ZOOLOGIE 


TABLE  DES  MATIÈRES 


Tome  1.  189». 

M.  Bedot.  Camille  Pictet.  Note  nécrologique.  —  C.  Pictet.  Hydraires  de  la  baie 
d'Amboine.  avec  3  pi.  —  E.  Eéraneck.  Embryogénie  et  histologie  de  l'œil  des 
Alciopides,  avec  1  pi.  —  A.  Locard.  Les  Dreissensia  du  système  européen,  avec 
3  pi.  —  C.  Emerv.  Forniicides  de  l'Archipel  Malais,  avec  1  pi.  —  M.  Bedot. 
Révision  de  la  Famille  des  Forskalidee.  —  E.  Béraneck.  Embryogénie  de  la 
glande  pinéale  des  Amphibiens,  avec  3  pi.  —  H.  de  Saussure.  Revision  de  la 
tribu  des  Hétérogamiens.  —  E.  Simon.  Arachnides  de  l'Archipel  Malais.  — 
G.  DU  Plessis.  Organisation  et  genre  de  vie  de  VEima  laeustris.  Nénierticn  des 
environs  de  Genève,  avec  1  pi.  —  P.  de  Loriol.  Echinodermes  de  la  baie  d'Amboine, 
avec  3  pi.  —  E.  André.  Anatomie  et  j)hysiologie  des  Ancylus  laeustris  et  flucia- 
tilis,  avec  1  pi.  —  E.  Béraneck.  Organe  auditif  des  Alcioi)ides,  avec  1  pi. 


Tome  Sî.  1894. 


M.  Bedot.  Hermann  Fol,  sa  vie  et  ses  travaux,  avec  1  portrait.  —  L.  Joubin. 
Céphalopodes  d'Amboine,  avec  4  pi.  —  A.  Locard.  Les  Bythinia  du  système 
européen,  avec  2  pi.  —  L.  Zehntner.  Crustacés  de  l'Archipel  Malais,  avec  3  pi. 
—  O.  Fuhrmann.  Die  Turbellarien  der  Umgebung  von  Basel.,  avec  2  pi.  — 

E.  André.    Recherches  sur   la  glande  pédieuse  des   Pulmonés,   avec  2  pi.    — 

F.  ZscHOKKE.  Die  Tierwelt  der  Juraseen,  avec  1  pi.  —  E.  Béraneck.  Quelques 
stades  larvaires  d'un  Chétoptère,  avec  1  pi.  —  H.  de  Saussure  et  L.  Zehntner. 
Notice  morphologique  sur  les  Gryllotalpiens,  avec  2  pi.  —  M.  Jaqxjet.  Recherches 
sur  la  vessie  natatoire  des  Loches  d'Europe,  avec  1  pi.  —  K.  Kampmann.  Ueber 
das  Vorkommen  von  Klappenapparaten  in  den  Excretionsorganen  der  Trematoden, 
avec  2  pi.  —  M.  Bedot.  Note  sur  une  larve  de  Vélelle,  avec  1  pi.  —  P.  de  Loriol. 
Notes  pour  servir  à  l'étude  des  Echinodermes,  avec  3  pi. 


Tome  3.  1895-96. 

H.  DE  Saussure  et  L.  Zehntner.  Revision  de  la  tribu  des  Perisphaeriens,  avec 
1  pi.  —  A.BiENZ.  Bermatemys  Mavii,  Eine  osteologiscbe  Sudie  mit  Beitràgen 
zur  Kenntnis  vom  Baue  der  Schildkrôten,  avec  2  pi.  — ■  E.  Béraneck.  Les 
Chétognathes  de  la  Baie  d'Amboine,  avec  1  pi.  —  Th.  Stingelin.  Die  Cladoceren 
der  Umgebung  von  Basel,  avec  4  pi.  —  R.  Kœhler.  Echinodermes  de  la  Baie 
d'Amboine  (Holothuries  et  Crinoides).  —  J.  Keller.  Turbellarien  der  Umge- 
bung von  Zurich.  —  H.  de  Saussure.  Revision  de  la  tribu  des  Panesthiens  et 
de  celle  des  Epilampriens.  avec  1  pi.  —  P.  de  Loriol.  Supplément  aux  Echino- 
dermes de  la  Baie  d'Amboine,  avec  2  pi.  —  M.  Bedot.  Les  Siphonophores  de  la 
Baie  d'Amboine  et  Revision  des  Agahnidse^  avec  1  pi.  —  F.  Kcenike.  Neue 
Sperchon  Arten  aus  der  Schweiz,  avec  1  pi.  —  E.  André.  Le  pigment  méianique 
des  Limnées.  —  0.  Fuhrmann.  Beitrag  zur  Kenntnis  der  Vogeltfenien,  avec 
1  pi.  —  L.  Joubin.  Note  complémentaire  sur  un  Céphalopode  d'Amboine.  — 
J.  Barrois,  Développement  des  Chelifer,  avec  3  pi.  —  K.  Bretscher.  Die  Oligo- 
chseten  von  Ziirich.  —  M.  Bedot.  Note  sur  les  cellules  urticantes,  avec  1  pi. 


Tome  4.   f  8»«  «7. 

E.  DE  RiBAUcouRT.  Etudp  SUT  lu  faillie  lombficiik'  do  la  Suisse,  avec  3  pi.  — 
0.  FuitKMANN.  Bcitras;  ziir  Koiintnis  der  Vogcltienioii,  avoc  1  ])1.  —  P.  dk  Loriol. 
Notes  sur  (luelqnos  Brachiopodcs  ciétacés,  recueillis  par  M.  Ernest  Favre  dans 
la  chaîne  centrale  du  Caucase  et  dans  le  néoconiien  de  la  Crimée,  avec  2  pi.  — 
.E.  RiGGENHACH.  Das  Genus  Ichthi/utœnia,  avec  o  pi.  —  H.  de  Sau.ssure.  Note 
supplémentaire  sur  le  genre  Hemùnerus,  avec  1  pi.  —  E.  Yung.  Observations 
sur  le  Strungylus  ref  ortie  forum,  avec  1  })1.  —  A.  Kaufmann.  Die  Schweizeri- 
schen  Cytheriden.  avec  4  pi.  —  R.  Bergh.  Eolidiens  d'Amboirie,  avec  1  jiL  — 
E.  André.  Mollusques  d'Anibc)ine.  avec  1  pi.  —  H.  de  Saussure.  Revision  du 
genre  Tridactylus.  —  E.  Topsenï.  Spongiaires  de  la  Baie  d'Aniboine.  avec  4  pi.  — 
0.  FuHRMANN.  Recherches  sur  la  faune  des  lacs  alpins  du  Tessin. 


Tome  5.   189T-98. 

L.  Hausmann.  Ueber  Trematoden  der  Siisswasserfisclie,  avec  1  pi.  —  H.  Meyer. 
Untersucliungen  ûbcr  einige  Flagellaten,  avec  2  pi.  —  E.-F.  Weber.  Notes  sur 
quelques  mâles  de  Rotateurs,  avec  1  pi.  —  E.  Simon.  Matériaux  pour  servir  à  la 
Faune  arachnologique  de  la  Suisse.  —  0.  Fuhrmann.  Sur  un  nouveau  Ténia 
d'Oiseau,  avec  1  pi.  —  G.  du  Plessis.  Turbeïlaires  des  cantons  de  Vaud  et  de 
Genève.  —  P.  de  Loriol.  Notes  pour  servir  à  l'étude  des  Echinodermes,  avec 
3  pi.  —  E.  André.  La  fossette  trtnngulaire  caudale  des  A  rions,  avec  1  fig. 
—  H.  DE  Saussure.  Analecta  entomologica.  I.  Orthopterologica,  avec  1  pi.  — 
H.  SuTER.  Verzeichnis  der  MoUusken  Ziirichs  und  Umgebung.  —  P].-F.  Weber. 
Faune  rotatorienne  du  bassiu  du  Léman,  avec  16  pi.  —  H.  de  Saussure.  Ana- 
lecta entomologica.  L  Orthopterologica.  Appendice. 


Tome  6.  1899. 


M.  Juge.  Recherches  sur  les  nerfs  cérébraux  et  la  musculature  céj)hnliqne  de  Si- 
lurns  glanis,  avec  3  pi.  —  R.  Kœhler.  Sur  les  Echinoairdium  de  la  Méditer- 
ranée et  principalement  sur  les  Ech.  flavescens  et  ineâitcrranemn,  avec  1  jil.  — 
W.  VoLz.  Statistischer  Beitrag  zur  Kenntiiiss  des  Vorkomniens  von  Nematoden 
in  Vôgeln.  —  H.  Rothenbijhler.  Ein  Beitrag  zur  Kenntnis  der  Myriajjodenfauna 
der  Schweiz,  avec  3  pi.  —  J.  Carl.  Ùber  schweizerische  Collembola,  avec  2  pi.  — 
A.  Gr.ï:teb.  Les  Harpacticides  du  Val  Piora,  avec  1  pi.  ■ —  K.  Bretsher.  Beitrng 
zur  Kenntnis  der  Oligochaeten-Fauna  der  Schweiz.  Mit  Texttiguren.  — E.  André. 
Anomalie  de  l'ap])areil  génital  mâle  chez  la  Sangsue.  —  G.  Surbeck.  Die  MoUus- 
kenfauna  des  Vierwaldstàttersees,  avec  2  pi.  —  J.  Roux.  Observations  sur  quel- 
ques Lifusoires  ciliés  des  environs  de  Genève,  avec  2  pi. 


liliili 

5   WHSE  04834